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Journal en français facile 26/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : L'heure de retrouver votre journal en français facile. Ce soir, je suis accompagné de Sylvie Berruet pour vous le présenter. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : À la Une de ce journal, « Plus jamais ça » ont scandé, ont crié, des milliers de personnes en France à Rouen et en Guinée à Conakry pour dénoncer la mort de Mamoudou Barry.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés, aujourd’hui, à l'aéroport de Hong Kong pour sensibiliser les voyageurs au mouvement de contestation qui agite Hong Kong depuis près de deux mois.

Dans ce journal aussi, nous nous intéresserons aux amabilités de Donald Trump à Emmanuel Macron. C'est le moins que l'on puisse dire, le président américain évoque la « stupidité -la bêtise- du président français », nous verrons à quel sujet dans quelques instants.

La fin des espoirs français au Tour de France, je vous parle de cyclisme. Le Colombien Egan Bernal nouveau maillot jaune, dans une étape du Tour interrompue à 19km de l'arrivée pour cause de chute de grêles.

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SB : Pour commencer ce journal, c'est peut-être une manière de sortir de la crise entre l'Iran et les États-Unis. Le secrétaire d'État américain est prêt à se rendre en Iran.

AD : Alors que la tension monte entre les deux pays depuis le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire et les sanctions économiques imposées par les États-Unis à l’Iran. Mike Pompeo, interviewé sur la télévision Bloomberg, a ajouté qu'il était prêt, également, à se rendre en Iran, mais aussi à apparaître sur la télévision iranienne.

« J'aimerais avoir la chance de m'adresser au peuple iranien. Je l’ai déjà dit précédemment. Le ministre des Affaires étrangères iranien peut venir ici. Il circule dans New York, dans la plus belle ville des États-Unis. Il parle aux médias, il parle au public américain. Il peut diffuser la propagande iranienne sur les ondes américaines. J'aimerais avoir la chance d'aller en Iran. Non pas pour faire de la propagande, mais pour dire la vérité à la population iranienne sur ce qu'ont fait leurs gouvernants et combien cela a nui à l'Iran. Je pense qu'ils ne me le permettront pas, parce qu'ils connaissent la vérité eux aussi. »

AD : Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo. Des propos traduits par Romain Lemaresquier.

SB : La taxe votée par la France sur les GAFA, les géants du numérique, ne passe pas pour Donald Trump.

AD : Et il le fait savoir ce soir sur Twitter. « Nous allons annoncer prochainement une mesure réciproque -c’est-à-dire la même mesure- importante en réponse à la stupidité d’Emmanuel Macron », a écrit le président américain. Il veut notamment augmenter la taxe américaine sur les exportations de vins français et ajoute même : « J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français. »

SB : À Hong Kong, ce samedi, un grand rassemblement est prévu pour protester contre les gangs des triades.

AD : Ce sont des mafieux qui veulent rendre justice par eux-mêmes. Ils s’opposent aux manifestants qui, eux, sont en faveur de la démocratie. Et pour cela, ils auraient violemment battu des manifestants, dimanche dernier, dans une station de métro de Hong Kong. La police hongkongaise a d'ailleurs été très critiquée pour sa lenteur à intervenir, ce n’est pas le jugement d’aujourd’hui qui va changer l'image du policier. Plusieurs d'entre eux, des policiers, condamnés pour violences envers un manifestant lors du mouvemente en 2014 ont vu leur peine de prison réduite par la justice. Christophe Paget.

À l’automne 2014, Ken Tsang, un travailleur social, est traîné, menottes aux poignets, par un groupe de policiers en civil jusqu’à un parc, où est roué de coup. Mais une télévision locale filme la scène, et sept policiers sont condamnés à deux ans de prison pour, explique le juge, « faire un exemple », afin que des policiers ne commettent plus ce genre d’actes. Les sept hommes sont libérés sous caution, en attendant le résultat de leur appel, délivré ce matin. Verdict : la condamnation de deux des policiers est annulée. Certes, ils faisaient partie de l’escadron, mais expliquent les juges, la victime n’a pas pu les reconnaître sur les photos et les vidéos. Les peines des cinq autres policiers sont réduites à 18, 16 ou 15 mois. Là encore, les juges soulignent que la victime a été piétinée et frappée pendant longtemps alors qu’elle était couchée sans défense sur le sol, ce qui a entraîné des blessures graves au visage, au cou, sur le thorax, sur le dos. Ce qui a aussi ébranlé la foi de tous envers les forces de police de Hong Kong et l’État de droit. Pour autant, estiment-ils, les peines de deux ans de prison étaient « manifestement excessives ». La victime, Ken Tsang, a estimé que ce jugement allait entraîner encore plus de mécontentement dans la population hongkongaise.

SB : En Tunisie, plusieurs centaines de personnes, hommes, femmes et enfants se sont rassemblées devant l'hôpital militaire où est mort hier le président tunisien Béji Caïd Essebsi à l’âge de 92 ans.

AD : Ils voulaient rendre hommage à celui qui a dirigé le pays pendant sa phase de transition démocratique après la révolution de 2011. Sachez qu’avant les funérailles de demain, ils s’étaient rassemblés, aujourd’hui, devant l’hôpital militaire pour demain, ces obsèques en présence de plusieurs dirigeants internationaux dont le président français Emmanuel Macron.

SB : Parlons à présent de Mamoudou Barry. Des hommages aujourd'hui en France à Rouen et en Guinée à Conakry.

AD : Il était enseignant à l'Université de Rouen, père de deux enfants. Il a été mortellement agressé, vendredi dernier, dans la soirée, près de Rouen. Une semaine après sa mort, l'émotion est toujours aussi vive en Normandie et en Guinée. « Plus jamais ça » ont scandé des centaines de personnes. À Conakry, un rassemblement a eu lieu ce matin devant l’ambassade de France. À 6 000 km de Conakry, l'épouse et le frère de Mamoudou Barry avaient organisé une marche blanche où près de 1 400 personnes y ont participé.

SB : Retour sur les conséquences de la canicule en France, hier. Le cocktail : sécheresse et fortes températures, un cocktail qui a causé de nombreux incendies.

AD : Plusieurs milliers d’hectares de culture sont partis en fumée, notamment en Normandie, dans la région Centre, en Lorraine, ou encore en Île-de-France. Aucune victime, mais des champs et des forêts brûlées, comme à La Forêt-le-Roi, c’est le nom de cette commune dans l’Essonne, à environ 60 km au sud de Paris. Où s’est rendu notre envoyé spécial, David Baché.

« - Ça noircit les pieds. Ça noircit les pieds, exactement. Donc les résidus de la paille qui ont été brûlés, on voit la terre complètement desséchée, crevassée. » Plus de trente années que l’on n’avait pas connu un tel incendie dans le secteur. 160 hectares sont partis en fumée, sur un rayon de plus de huit kilomètres. La chaleur est la cause, mais on ignore ce qui a provoqué la première étincelle. Marie-Ange Gangnebien, maire du village de la Forêt-le-Roi : « Ça va très vite. Que ce soit derrière un engin agricole ou un morceau de verre… - Un morceau de verre qui fait loupe ? Voilà. Et en plus, il y avait beaucoup de vent, du coup ça s’est propagé très facilement. » 80 pompiers, 17 véhicules ont été mobilisés pendant près de huit heures pour venir à bout des flammes. Les agriculteurs eux-mêmes ont participé à l’effort. Car sur les 160 hectares brûlés, il y a des zones boisées, il y a surtout 120 hectares de cultures. Mais le pire a été évité à quelques jours près : « Heureusement, la moisson avait été faite sur ces champs. Ce n’est que les chaumes qui ont brûlé, on va dire, ce qui restait après la récolte. - Les craintes sont davantage pour les champs qui n’ont pas encore étaient récoltés ? C’est ça. Il y a encore quelques champs de colza qui restent encore debout, mais c’est bientôt terminé. - Il faut juste espérer qu’il n’y ait pas de nouveau départ de feu d’ici là. Et qu’il y ait moins de vent pour clore cet incendie qui fume encore à certains endroits, notamment dans les bois. » La zone est toujours sous étroite surveillance, pour éviter tout nouvel incendie. David Baché, La Forêt-le-Roi, RFI.

SB : La fin des espoirs français au Tour de France. Le Colombien Egan Bernal est le nouveau maillot jaune.

AD : Ça s’est passé dans la montagne, aujourd’hui, les Alpes, l’étape du jour interrompue à 19 km de l'arrivée, un manteau blanc a recouvert la route, en fait c’est de la grêle qui est tombée sur les Alpes. Du coup, ils ont dû annuler l’étape, du moins pour la fin de la journée. Ce qui n’a pas réussi à Julian Alaphilippe puisqu’il a perdu le maillot jaune dans l’ascension de ce col de l’Iseran. Il est, ce soir, deuxième au classement à 48 secondes du Colombien. L’autre espoir français, Thibault Pinot, a abandonné pour cause de blessures à la cuisse. Il n’y a donc plus d’espoir français avant l’arrivée après-demain à Paris. Enfin, nous venons d'apprendre que les organisateurs écourtent l'étape de demain, ils réduisent son parcours pour cause de mauvais temps. 59 kilomètres entre Albertville et Val Thorens au lieu des 130 kilomètres prévus initialement.



Voir le flux - 26/07/2019 20:30:08

Où en est la lutte contre le SIDA ?

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 26/07/2019 11:40:01

Vigilance - Les mots de l'actualité du 26/07/2019

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Il fait bien chaud en France, et on parle de vigilance, et même parfois d’alerte. Avec des couleurs pour en distinguer les niveaux. Le vert indique une situation où rien, a priori, n’est inquiétant ; puis vient le jaune, qui déjà met en garde. La vigilance orange doit bien plus encore susciter notre prudence - des phénomènes qui peuvent être dangereux sont attendus - et quand la vigilance est rouge, c’est-à-dire une météo exceptionnellement menaçante qu’on a affaire.

Alors bien souvent, on nous somme de rester « vigilants », c’est-à-dire de garder notre attention en éveil, et d’exercer une surveillance active. C’est un appel à regarder autour de soi, à être conscient de ce qui nous entoure, à être en alerte comme lorsqu’on se trouve dans un environnement où quelque danger est, non pas probable, mais simplement possible.

Alors, on nous enjoint aussi parfois d’être attentifs ensemble, notamment quand on craint des risques de terrorisme et d’attentats : c’est la formule des messages diffusés dans le métro parisien. On sollicite des voyageurs une attention calme, sans hystérie et sans excès, mais qui ne se relâche jamais tout à fait. C’est le principe même de la veilleuse, petite lumière, peu intense, mais jamais totalement éteinte.

Et, le nom vigilance comme l’adjectif attentif ont été choisis avec soin. On oscille entre le désir d’alerter et celui de rassurer, deux idées presque contradictoires et qu’on manie donc avec prudence, car il ne faut pas déclencher de peur irraisonnée de tout et de tout le monde, qui serait pire que tout. En même temps, il faut rendre le public conscient qu’un danger peut survenir.

On doit donc conserver cet état de veille : on y retrouve la famille du mot vigilance, dont la racine se rencontre aussi par exemple dans le nom du plan Vigipirate.

Cette situation transforme chacun en un guetteur possible, un vigile. Au premier sens, c’est un garde de nuit, dont les yeux restent ouverts quand toute la ville dort. Le mot, sans son « e » final, existait déjà dans ce sens en latin, et le français ne l’a repris qu’au 19e siècle. On le retrouve, sous la forme vigie, pour désigner soit le garde-côte qui guette les bateaux, soit le marin perché en haut du mat, qui scrute l’horizon.

Aujourd’hui, le vigile, qui est bien au masculin, contrairement à la vigie, est chargé de la sécurité de lieux en général privés, mais ouverts au public : cinémas, magasins, stades, salles de concert. C’est un agent de surveillance qui n’appartient pas à la police officielle, mais qui s’en rapproche, par sa mission et son apparence. Il porte le plus souvent un uniforme qui signale sa fonction et lui confère un genre d’autorité symbolique. Mais, son service ne se limite pas à la nuit : pendant les heures d’ouverture, il assure un service de maintien de l’ordre et de lutte contre le vol. Mais auparavant, le vigile avait un sens bien différent : c’était un petit cierge qu’on plaçait à côté du cercueil durant les veillées funèbres, pour qu’il brûle toute la nuit. Encore une image de la veille, qui nous rappelle l’origine ancienne du mot : veiller, ne pas dormir, ne pas se laisser gagner par le sommeil, ou l’inconscience.

Et au féminin, la vigile désigne aussi, dans le vocabulaire catholique, l’office qu’on célèbre la veille d’une fête importante. La veille ? C’est-à-dire le soir qui précède, où l’on décide de ne pas dormir et de passer la nuit en prières.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 26/07/2019 09:30:11

Journal en français facile 25/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous et bienvenue dans votre journal en français facile. J'ai le plaisir d'être accompagnée ce soir par Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Marie, bonsoir à toutes et à tous.

MC : À la Une de l'actualité, la mort du président de Tunisie. Béji Caïd Essebsi. Il avait 92 ans et avait des problèmes de santé. Le chef du Parlement va occuper le pouvoir en attendant des élections en septembre.

SB : Les Espagnols pourraient voter à nouveau aussi. Le chef du gouvernement n'a pas obtenu la confiance du Parlement. Il lui reste une chance de réussir dans quelques semaines.

MC : À la Une de l'actualité également ce soir, la vague de chaleur qui fait transpirer une grande partie du nord de l'Europe. La fermeture de la maison de couture française Sonia Rykiel. Ou encore une victoire colombienne dans les Alpes sur le Tour de France.

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SB : Les Tunisiens iront voter le 15 septembre pour choisir un nouveau président.

MC : Béji Caïd Essebsi est mort ce jeudi. Il avait 92 ans. Il avait déjà été emmené à l'hôpital en juin, après un grave malaise. Pour les Tunisiens, il restera le premier président démocratiquement élu de l'histoire de son pays. Son portrait avec Marie-Pierre Olphand.

Vétéran de la politique, Béji Caïd Essebsi a traversé toute l'histoire de la Tunisie indépendante. Plusieurs fois ministre sous Bourguiba, dès 1965, il intègre aussi le gouvernement de Ben Ali et préside le Parlement sous son régime. Plusieurs années s'écoulent ensuite sans qu'il ne fasse parler de lui. Ce n'est qu'après la révolution de 2011 qu'il fait son grand retour, il est alors nommé Premier ministre de la Transition. Une fonction qu'il occupe plusieurs mois avant de revenir en 2014, année de la présidentielle qu'il remporte au second tour face à Moncef Marzouki. Si ses détracteurs l'accusent d'avoir recyclé les anciens du régime Ben Ali autour de lui, Béji Caïd Essebsi a lui sans cesse rappelé qu'il était le président de tous les Tunisiens, allant même jusqu'à faire alliance, lui le moderniste, avec le leader du parti islamiste Rached Ghannouchi. Ce rapprochement contre nature se soldera finalement par un divorce l'année dernière, auquel il faut ajouter l'effritement de son propre parti Nidaa Tounes. Ces derniers temps n'auront pas été de tout repos pour le vieux président qui entretenait pourtant, il y a quelques mois encore, le flou sur une possible candidature aux élections de 2019.

MC : Les funérailles de Béji Caïd Essebsi auront lieu samedi. Mohamed Ennaceur, le président du Parlement tunisien, occupe désormais l'intérim. Il occupera le pouvoir jusqu'à l'élection du prochain chef de l'État.

SB : Plus d'une centaine de personnes sont portées disparues en mer Méditerranée.

MC : Leur bateau a fait naufrage au large de Libye, selon l'Organisation internationale pour les migrations. Plus d'une centaine d'autres passagers ont pu être sauvés par les gardes-côtes libyens et ramenés sur la côte. C'est leur témoignage qui fait craindre le pire. Mais pour l'association Médecin sans frontières, plusieurs bateaux ont pris la mer ce soir-là. Trois embarcations qui étaient attachées les unes aux autres. Le bilan pourrait donc être encore plus lourd.

SB : Aux États-Unis, la peine de mort sera à nouveau appliquée au niveau fédéral. Elle pourra donc concerner les personnes condamnées par des tribunaux fédéraux.

MC : La dernière exécution à ce niveau remonte à 16 ans. Mais Donald Trump réclamé régulièrement que la peine de mort soit davantage utilisée. Le ministère de la Justice a déjà programmé cinq exécutions, qui auront lieu dans une prison de l'Indiana.

SB : L'Espagne va peut-être devoir organiser de nouvelles élections législatives, les quatrièmes en quatre ans.

MC : Le chef du gouvernement n'a pas réussi à obtenir la confiance de la Chambre des députés pour rester au pouvoir. Pedro Sanchez n'est pas arrivé à trouver un accord pour une alliance avec la gauche radicale du parti Podemos. L'historien Benoît Pellistrandi nous explique pourquoi.

[Transcription manquante]

L'historien Benoît Pellistrandi avec Vincent Souriau. Un nouveau vote du Parlement doit avoir lieu le 23 septembre, si Pedro Sanchez échoue, l'Espagne devra organiser de nouvelles élections législatives.

SB : Les services d'enquête de 14 pays ont travaillé ensemble pour arrêter un trafic de drogue international.

MC : Après un an et demi de travail, plus d'une tonne de cocaïne a été saisie à Hong Kong et en Suisse, ainsi que deux millions d'euros en billets et l'équivalent d'un million d'euros en produits de luxe. 16 personnes ont été arrêtées.

SB : La tension remonte entre la Russie et l'Ukraine.

MC : L'Ukraine a arrêté un bateau transportant du pétrole dans l'un de ses ports. Elle le soupçonne d'être lié à un accident naval en 2018. Il y a huit mois, Moscou avait saisi des bateaux de guerre ukrainiens au large de la Crimée et capturé 24 marins. Le pétrolier, arrêté aujourd'hui, aurait participé à cette opération. Son équipage, en revanche, devrait être renvoyé en Russie.

SB : L’ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a annulé une visite en Suisse.

MC : Il devait se rendre la semaine dernière à Zurich. Mais la Suisse a annoncé qu'il pourrait être poursuivi par la justice pour « crimes de guerre », une fois sur le territoire suisse. Les précisions de Michel Paul à Jérusalem.

C’est sur recommandation des ministères israéliens des Affaires étrangères et de la Justice que l’ancien Premier ministre israélien a annulé sa visite en Suisse. En amont du déplacement d’Ehud Olmert, les autorités helvétiques ont mis en garde Israël sur une possible interpellation de l’ancien Premier ministre en cas d’entrée sur le territoire suisse. Le motif : le rôle d’Olmert pendant l’opération Plomb durci, entre 2008 et 2009 à Gaza. Il occupait alors les fonctions de chef du gouvernement. La campagne militaire israélienne avait fait 1 166 morts côté palestinien en l’espace de trois semaines. L’ancien homme politique, qui a passé un an et demi en prison pour corruption, comptait initialement maintenir son déplacement vers la Suisse, mais des conseillers juridiques et sécuritaires israéliens l’en ont dissuadé de façon à éviter un embarras diplomatique en cas d’arrestation. Ce n’est pas la première fois qu’un homme politique israélien fait face à des menaces d’arrestation en Europe : la ministre de la Justice Tsipi Livni avait été mise en garde par les autorités belges en 2017 et avait fait face à un mandat d’arrêt britannique pour crimes de guerre en 2011. En 2002, une procédure similaire avait compliqué les déplacements du Premier ministre Ariel Sharon en Belgique. Michel Paul, Jérusalem, RFI.

SB : La France et plusieurs autres pays du nord de l'Europe n'avaient jamais eu aussi chaud.

MC : De nouveaux records de chaleur ont été battus en Allemagne ou encore en Belgique. En France, ce nouvel épisode de très forte chaleur touche une partie nord du pays. La température a dépassé les 42°C à Paris. Une première.

SB : La styliste Sonia Rykiel s'est rendue célèbre par ses vêtements colorés à rayures. Mais ils ne plaisent manifestement plus autant qu'avant.

MC : La maison de couture a été liquidée, il y a quelques heures, par le tribunal de commerce de Paris. Cela veut dire qu'elle va devoir fermer, car personne n'a souhaité la racheter. 131 salariés vont être licenciés. Claire Leys.
Avec Rykiel, la règle, c’est qu’il n’y en avait pas. Des rayures de toutes les couleurs, de la maille mélangée à de la soie, pourquoi pas ! Les femmes sont libres de s’exprimer, et la manière de s’habiller en fait partie. Fondée en 1968, la maison Sonia Rykiel propose des pull-overs moulants, des vêtements sans ourlets, un style déluré, à contre-courant des tendances de l'époque. Pas question d’être étiquetée pour la créatrice. Oui, elle fait de la haute couture, mais, en 1977, elle crée aussi une ligne pour le catalogue de vente Les 3 Suisses. C’était ça la force de Rykiel, habiller Françoise Hardy et Audrey Hepburn, mais aussi toutes les autres femmes. Une couturière libre, qui n’avait qu’une angoisse : perdre cette indépendance. Mais face aux grands groupes du monde de la mode, la marque n’a pas résisté. En 2012, la maison est vendue à une famille hongkongaise. Le chiffre d’affaires continue de baisser dangereusement. En 2018, la société a perdu 30 millions d'euros. Ces derniers mois, quelques repreneurs avaient manifesté leur intérêt, mais tous ont finalement renoncé, laissant l'impression que Sonia Rykiel sans Sonia Rykiel, ça ne pouvait pas marcher.

MC : C’est la fin de ce journal en français facile pour que vous pourrez retrouver en ligne sur notre site savoirs.rfi.fr. Merci Sylvie Berruet

SB : Merci à vous Marie Casadebaig.



Voir le flux - 25/07/2019 20:45:03

PMA

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 25/07/2019 09:30:12

Journal en français facile 24/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous et bienvenue dans ce journal en français facile. J'ai le plaisir de le présenter ce soir en compagnie de Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie

Sylvie Berruet : Bonsoir Marie, bonsoir à toutes et à tous.

MC : À la Une de l'actualité, les premières nominations de Boris Johnson. Le tout nouveau Premier ministre britannique compose son gouvernement. Il y a plus de changements que prévu.

SB : Du changement aussi au sein du gouvernement des États-Unis. Mark Esper est nommé à la Défense, après sept mois de vacances au ministère. Personne n'avait remplacé Jim Mattis après sa démission.

MC : Et puis une partie de l'Europe transpire à grosses gouttes. Le nord de la France, mais aussi la Belgique et les Pays-Bas battent des records de chaleur.

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SB : Passage obligé pour tous les nouveaux Premiers ministres britanniques, Buckingham Palace. Boris Johnson a été officiellement investi par la reine Elizabeth II.

MC : Tout aussi traditionnel en Grande-Bretagne, la prise de parole devant le 10 Downing Street, la résidence des Premiers ministres. Boris Johnson a répété que son pays quitterait l'Union européenne, quoiqu'il arrive, le 31 octobre prochain. Cela se fera même sans accord, a-t-il précisé. Juliette Gheerbrant, le nouveau Premier ministre a aussi commencé à former son gouvernement. On attendait un remaniement, donc quelques changements, c'est en fait bien plus que cela.

En effet, presque tous les principaux ministres de Theresa May ont démissionné ou bien ont été renvoyés par Boris Johnson. Sans surprise, le nouveau Premier ministre a construit une équipe très eurosceptique. À l'image de Dominic Raab, nommé ministre des Affaires étrangères. Cette étoile montante du parti conservateur a été secrétaire d'État au Brexit dans l'équipe de Theresa May. Il jouera un rôle de premier plan, car il est aussi nommé Premier secrétaire d'État, ce qui est en quelque sorte un poste de Premier ministre délégué. Le ministère de l'Intérieur revient à une personnalité controversée, Priti Patel. Ancienne secrétaire d'État de Theresa May, elle avait été contrainte à la démission après avoir mené des discussions avec de hauts responsables israéliens sans en avertir la Première ministre et en lui cachant ensuite certaines informations. Très conservatrice, elle a publiquement défendu la peine capitale avant de se rétracter. Elle remplace à l'Intérieur Sajid Javid, Brexiter convaincu, qui devient ministre des Finances. Plus surprenant, d'autres Brexiters convaincus ont été renvoyés comme Liam Fox. Parmi ceux qui restent, Steven Barclay conserve le poste clé de secrétaire d'État au Brexit. Il y aura une continuité de forme dans les relations avec Bruxelles ce qui ne peut qu'être utile : Boris Johnson a réaffirmé que son pays quitterait l'Union européenne coûte que coûte, avec ou sans accord, le 31 octobre.

MC : Merci Juliette Gheerbrant.

SB : Un attentat à Mogadiscio en Somalie.

MC : Il a visé la mairie de la capitale. Au moins six personnes ont été tuées, dont deux adjoints au maire et trois directeurs de service. Le groupe jihadiste des shebabs a revendiqué l'attaque. Son porte-parole a précisé qu'elle avait pour cible le représentant spécial des Nations unies en Somalie, qui rendait visite au maire de Mogadiscio. Il n'était plus sur place au moment du drame.

SB : Aux États-Unis, Robert Mueller a dû répondre aux questions des membres du Congrès. Il s'agit de l'ancien procureur spécial qui a mené une enquête sur les soupçons d'influence de la Russie sur l'élection présidentielle américaine de 2016.

MC : Robert Mueller a répété que son rapport, rendu public en mai dernier, ne disculpait pas totalement Donald Trump. Il ne peut donc pas considérer que le président américain est complètement innocent. Il a renvoyé le Congrès à la lecture de ce rapport de 400 pages.

SB : Toujours aux États-Unis, un nouveau ministre de la Défense.

MC : Le poste était vacant depuis sept mois. Personne ne l'occupait, depuis la démission de Jim Mattis. Le Sénat américain a finalement confirmé la nomination de Mark Esper. Cet ancien militaire de 55 ans a profité d'une large majorité, 90 voix contre 8, malgré l'opposition de l'aile gauche du parti démocrate qui lui reproche son passé professionnel. Les explications d'Éric de Salve.

Mark Esper, ancien lobbyiste dans l’industrie de l’armement, un passé incompatible avec sa fonction de ministre de la Défense disent plusieurs candidats démocrates à la présidentielle comme la sénatrice Elisabeth Warren. Aucune inquiétude cependant pour Mark Esper, largement confirmé par le Sénat ce mardi. Pour la grande majorité des élus, il s’agit surtout de clore la plus longue période de vacance à la tête de la première armée du monde. Son prédécesseur, Jim Mattis, avait en effet démissionné avec fracas en décembre, sur fond de désaccord avec le retrait des troupes de Syrie décidé par Donald Trump. Et six mois plus tard, celui qui devait lui succéder avait dû se retirer en raison d’une affaire de mœurs. Le CV Esper, lui, présente de nombreux atouts. Il ne manque pas de rappeler son statut de vétéran dans une prestigieuse unité, « j’ai fait la guerre pour ce pays dans le Golfe en 91 », lance-t-il à ses critiques. Par ailleurs, Mark Esper a déjà été conseillé militaire dans l’administration de George W. Bush et c’est un proche du chef de la diplomatie, Mike Pompeo, lui-même proche de Donald Trump. En 1986, les deux hommes ont été diplômés dans la même promotion de l’école de guerre de West Point. Principaux défis : remettre de l’ordre dans un Pentagone en crise où de nombreux postes de direction vacants, au moment où les États-Unis sont engagés militairement sur deux fronts, en Syrie et en Afghanistan, alors que Washington est en plein bras de fer avec l’Iran.

MC : Le constructeur d'avion américain Boeing enregistre 3 milliards de dollars de perte en un trimestre. Il subit les effets de ce qu'on appelle un accident industriel avec le 737 Max, un nouveau modèle d'avion qui n'a pas le droit de voler après deux drames. 346 personnes ont trouvé la mort dans l'accident de deux avions de ce type. Le groupe pourrait cesser de produire temporairement le 737 Max.

SB : Facebook va devoir payer une amende de 5 milliards de dollars.

MC : Le patron du réseau social, Mark Zuckerberg, et les autorités fédérales américaines se sont mis d'accord sur cette somme. Il est reproché à Facebook de ne pas protéger suffisamment les données personnelles de leurs clients.

SB : En France, la SNCF, la Société française des chemins de fer, demande à ses clients de reporter leurs voyages d'ici la fin de cette période de forte chaleur.

MC : La société a peur que les températures très élevées provoquent des pannes sur son réseau, surtout dans les départements situés autour et au nord de Paris. Le plus dur est annoncé pour demain jeudi avec 42 à 43° Celsius dans une partie nord de la France. Même chose pour d'autres régions, chez nos voisins européens. Précisions, Laura Martel.

Si l'Italie a placé demain une douzaine de villes en alerte rouge – alerte qui correspond à une menace sur la santé des personnes bien portantes, et pas seulement des groupes à risque- ce sont surtout nos voisins à l'est et au nord qui souffrent de la même vague de chaleur. La Grande-Bretagne pourrait battre demain son record absolu, établi à 38,5°C. Alors que les moindres plans d'eau, comme les bassins de Hyde Park à Londres, sont déjà pris d'assaut, la police a annoncé aujourd'hui être à la recherche de trois personnes disparues après s'être baignées dans la Tamise. Peu habitué aux fortes chaleurs, le Benelux n'est pas épargné. La Belgique a déclenché pour la toute première fois son code rouge canicule, avec des températures qui frôleront les 40 au nord-est du pays. À Bruxelles, la ville a décidé d'interrompre le travail de ses agents en extérieur à 13h. Mêmes températures attendues au Luxembourg, lui aussi en alerte rouge, tandis qu'aux Pays-Bas, le record absolu de 38,6°C datant de 1944 pourrait aussi être dépassé. Des records historiques sont aussi annoncés pour le nord-est de l'Allemagne. Enfin en Suisse, le service météo met notamment en garde contre un dégel important en haute montagne. Aujourd'hui, avec des pics attendus à 38, il faudrait grimper à 4 800 mètres pour retomber à 0°C, soit 200 mètres plus haut que le point culminant du pays.

MC : Dans un an exactement commenceront les Jeux olympiques d'été de Tokyo au Japon. On peut déjà avoir une idée des chances des athlètes français, Bruno Duval.

À un an de l'échéance, l'effervescence est déjà palpable dans la capitale japonaise. Comme chez ces deux trentenaires : « Je suis fan de foot, de baseball et de golf. Je suis certain que je vais garder un souvenir inoubliable de ces Jeux ! » « Moi, c'est le foot, le baseball et le tennis. J'attends tous ces matchs avec impatience ! » Plusieurs millions de Tokyoïtes ont tenté leur chance à la loterie qui vient d'attribuer les précieux billets d'entrée aux compétitions. Mais beaucoup l'ont fait en vain, donc sont dépités. À l'image de ce jeune homme : « Je voulais assister aux épreuves de gym, de basket, d'athlétisme, de foot et natation. J'avais prévu un budget équivalant à 2 500 euros, mais je n'ai pas été tiré au sort. Je suis super déçu. » Les chanceux, eux, se réjouissent, mais quand ils habitent en province, comme cette dame, ils déchantent : « Je ne m'attendais pas à gagner à cette loterie, j'étais donc ravie. Mais, depuis, j'ai bien appelé une quinzaine d'hôtels à Tokyo ou en banlieue pour réserver une chambre. Et bien, chaque fois, j'ai eu la même réponse : désolé, on est complet. » En effet, les 300 000 chambres d'hôtel disponibles ont déjà été réservées pour toute la durée des Jeux. Dès lors, pour se rendre aux compétitions, les spectateurs qui n'habitent pas à Tokyo vont devoir passer des heures dans des transports publics ou sur des routes qui seront encore plus saturées que d'habitude, vu l'affluence. Bruno Duval, Tokyo, RFI.

MC : C’est la fin de ce journal en français facile. Merci Sylvie Berruet.

SB : Merci, c’était un plaisir.

MC : Journal à retrouver en ligne sur notre site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 24/07/2019 20:15:03

Alan Turing sur les billets anglais

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 24/07/2019 14:44:48

Débouler

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

L’imprévisible « Boris » déboule à Downing Street. Titre de RFI pour annoncer l’arrivée de Boris Johnson à la fonction de Premier ministre britannique. Un titre qui n’est pas neutre, et veut donner la couleur particulière de cette prise de fonction, liée à la personnalité du nouvel arrivant. La phrase est donc un peu familière comme sait l’être Boris Johnson, connu pour bouleverser les protocoles et ne pas adopter bien souvent le langage habituel dans les milieux policés de la politique.

Alors on nous dit qu’il est imprévisible, on l’appelle Boris, prénom relativement peu courant, en français comme en anglais, et qui a gardé une marque sensible de son origine slave. Mais surtout, on nous dit qu’il déboule à Downing Street. Le lieu indiqué renforce l’incongruité de l’action : Downing Street, c’est l’adresse des bureaux du Premier ministre, comme Matignon en France. L’adresse représente bien souvent le pouvoir lui-même. Et la réputation de flegme des Britanniques est toujours plus ou moins d’actualité. Donc a priori, Downing Street n’est pas un endroit où l’on « déboule » !

Débouler, c’est-à-dire d’abord arriver de façon brusque : c’est la première nuance qui s’attache au mot. Et par conséquent, lorsqu’on déboule quelque part, on en perturbe l’ordre et l’atmosphère : on a bien l’idée qu’on chamboule un peu tout ! On entend bien que le mot est construit à partir de boule. L’un des premiers sens évoque donc celle qui roule, et arrive là où ça n’était pas prévu. L’image qui vient aussitôt à l’esprit, c’est celle du jeu de quilles. Une boule lancée avec adresse vient toutes les faire tomber ! Mais il faut qu’elle soit lancée assez fort : la violence n’est pas absente de l’expression. Désordre et impétuosité donc. Mais aussi bien souvent surprise : on ne s’y attendait pas ! Ce qui n’est pas vraiment le cas pour l’accession au pouvoir de Boris Johnson !

C’est que l’image de la boule est souvent liée au mouvement qu’elle peut suivre : elle roule sur elle-même, peut dévaler une pente. Souvent le verbe débouler n’est pas bien loin de celui, familier aussi, de dégringoler. Et un éboulement, sans aucune nuance familière cette fois-ci, est une chute de pierres, qui s’éparpillent pour former un éboulis.

Quel autre verbe aurait-on pu attendre ? Débarquer ! L’image de départ n’est pas la même, mais les échos sont proches. Au départ, on débarque d’un bateau (d’une barque…) et on aborde la terre ferme. Mais c’est souvent un équivalent d’arriver sans prévenir, avec parfois l’idée qu’on s’impose. Et d’ailleurs, il arrive souvent qu’on en rajoute un peu en précisant « débarquer à l’improviste ». Pléonasme ? Peut-être… Mais comme la formule appartient à la langue parlée, et très légèrement débraillée, on ne s’en offusque pas, et c’est à peine si on le remarque !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 24/07/2019 09:45:06

Journal en français facile 23/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir et bienvenue dans votre journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter avec Zéphyrin Kouadio ce soir. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Marie, bonsoir à toutes et à tous.

MC : À la Une de l'actualité, un nouveau Premier ministre en Grande-Bretagne. Boris Johnson pourra prendre ses fonctions demain. L'ancien maire de Londres a été élu aujourd'hui à la tête du parti conservateur britannique.

ZK : Quatorze pays européens sont d'accord pour mettre en place un système de répartition des migrants secourus en mer Méditerranée. Ils pourraient l'officialiser en septembre lors d'une réunion sur l'île de Malte.

MC : Les homosexuels et les travailleurs du sexe restent les personnes les plus touchées par le virus du Sida, notamment à cause de leur exclusion de la société. C'est la conclusion de scientifiques réunis à Mexico pour parler de la maladie.

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ZK : En Grande-Bretagne, Boris Johnson promet de faire ce que Theresa May n'a pas fait, sortir le pays de l'Union européenne.

MC: Il pourra se mettre à travailler dès demain, puisqu'il deviendra le nouveau Premier ministre britannique. Boris Johnson a été largement élu à la tête du parti conservateur, ce mardi, en battant Jeremy Hunt, l'actuel ministre des Affaires étrangères, avec 66 % des voix. Son portrait avec Béatrice Leveillé, l'envoyé spécial de RFI à Londres.

Né à New York en 1964, Alexander Boris de Pfeffel Johnson fait partie de l’élite britannique. Il a vécu à Bruxelles où son père était diplomate, fait ses études à Oxford et bâtit sa carrière sur des excentricités et des mensonges. Jeune journaliste, il est viré par le Times pour avoir inventé une citation avant de devenir correspondant du Daily Telegraph à Bruxelles où il fait de ceux qu’il appelle des eurocrates sa cible préférée. Quand il quitte le journalisme pour se lancer en politique, il met son talent au service des europhobes influençant les électeurs du parti conservateur. Élu maire de Londres en 2008 puis en 2012. Il devient en 2016 un des leaders de la campagne en faveur du Brexit en promettant de donner les 350 millions de livres que coûte l’Union européenne au Royaume-Uni au NHS, le système de santé britannique. Tout est faux y compris le chiffre de 350 millions de livres. Il le reconnait dès le lendemain de la victoire. Nommé malgré tout ministre des Affaires étrangères par Theresa May, il claque rapidement la porte du gouvernement. Présenté au cours de la campagne comme le seul conservateur capable de terrasser Jeremy Corbyn, le leader travailliste, son discours enthousiasme les militants les plus radicaux. Il va lui falloir désormais affronter la réalité, c’est-à-dire la Chambre des communes et l’opinion publique qui lui sont hostiles. Béatrice Leveillé

ZK : En France, l'Assemblée nationale a ratifié le traité de libre-échange, appelé Ceta. C'est-à-dire qu'elle a donné son accord à son application.

MC : Ce traité doit supprimer les taxes de douanes sur la grande majorité des produits échangés entre l'Union européenne et le Canada. Jamais un texte n'avait autant divisé la majorité présidentielle en France. Des élus pensent que cet accord va à l'encontre de la lutte contre le réchauffement climatique et met en danger les agriculteurs français.

ZK : Une première étape vers un accord européen sur la répartition des migrants secourus en Méditerranée.

MC : Les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur d'une quinzaine de pays européens étaient réunis hier à Paris. Ils se sont mis d'accord sur un projet franco-allemand, sur la base du volontariat. L'Italie était absente. L'objectif, c'est la conclusion d'un accord formel en septembre prochain à Malte. Les précisions de Juliette Gheerbrant.

Quatorze pays ont pays donné un accord de principe au mécanisme proposé par la France et l’Allemagne, et huit d'entre eux ont acté une participation « active » selon l'Élysée. Ce sont, outre les initiateurs du projet, le Portugal, le Luxembourg, la Finlande, la Lituanie, la Croatie et l’Irlande. La France cherche depuis des mois une solution pour éviter les crises récurrentes de migrants laissés des jours et des jours en mer. Le principe est de demander à Malte et l'Italie l'ouverture de leurs ports en échange d'une répartition rapide des migrants - du moins ceux qui sont susceptibles d'avoir droit au statut de réfugié. Pour les autres, Paris préconise l'accélération des retours, volontaires ou contraints. L'Élysée rappelait par ailleurs, il y a quelques semaines, que les débarquements doivent se faire « au plus proche » des lieux de sauvetage, excluant d'accueillir des navires sur les côtes françaises. Matteo Salvini avait décliné l'invitation à la réunion, il l'a qualifiée de « flop ». Le ministre italien estime que malgré cet accord l’Italie va continuer à être le camp de réfugiés de l'Europe. Emmanuel Macron espère finaliser un accord à Malte au mois de septembre. Pendant ce temps, les discussions continuent. Le Haut-commissaire de l'ONU aux réfugiés a salué une avancée, mais il a redit son inquiétude face à la diminution des capacités de sauvetage en Méditerranée.

ZK : En Chine, l'ancien Premier ministre Li Peng est mort. Il avait 90 ans.

MC : Il s'est rendu tristement célèbre en donnant l'ordre de réprimer le printemps de Pékin et donc en autorisant les forces de l'ordre à intervenir sur la place Tiananmen où des milliers de personnes manifestaient en 1989. Il y a eu de nombreux morts, mais le bilan exact reste inconnu.

ZK : En Irak, des manifestations sont à nouveau organisées pour exiger l'accès à des services de base.

MC : Avec la chaleur de cette saison, l'électricité se fait rare et l'eau propage, elle répand, de nombreuses maladies. L'association Human Rights Watch vient de publier un rapport sur ses craintes d'une nouvelle épidémie dans la région de Bassora, dans le sud du pays. Elle appelle les autorités à mettre fin à des décennies de mauvaise gestion. Oriane Verdier.

Rappelez-vous l'été dernier, les rues de Bassora s'enflammaient. Des milliers d'hommes et de femmes réclamaient la fin de la corruption et l'accès à de l'eau propre et l'électricité. Leur colère était en partie nourrie par une épidémie d'envergure qui a avait causé des dizaines d'hospitalisations. À l'automne, un nouveau gouvernement était constitué sur la base de promesses de changement, mais selon le rapport de Belkis Wille de Human Rights Watch rien n'a été fait : « Le ministère de la Santé n'a jamais précisé les raisons de l'hospitalisation des 118 personnes l'année dernière. Ils n'ont pas non plus essayé d'isoler les canalisations dans les quartiers avec la plus grande population affectée pour empêcher la propagation de la maladie. Les autorités ne sont pas arrivées à assurer qualité satisfaisante de l'eau, ce qui met les habitants de la région en danger. Parmi les polluants que nous avons identifiés, il y avait des fuites de pétrole. C'est certainement pour cela que les personnes interviewées nous ont dit que l'eau de leur robinet sentait le pétrole et qu'ils pouvaient y mettre feu. » La pollution et la toxicité de l'eau ont poussé des milliers de familles à partir. Nombre d'entre elles vivaient de l'agriculture. Les terres cultivables ont diminué de moitié en l'espace de dix ans. La région de Bassora est très riche en pétrole. De l'or noir détourné par la corruption des autorités.

ZK : François de Rugy, l'ancien ministre français de l'Écologie, estime avoir été innocenté par les enquêtes menées par le gouvernement et l'Assemblée nationale.

MC : Il était l'invité du journal télévisé de la chaîne publique France 2 ce soir. Pour lui, ces enquêtes montrent qu'il n'a pas réalisé des travaux trop importants dans son logement au ministère ni organisé des dîners privés aux frais de l'État.

ZK : 5 000 chercheurs et scientifiques sont à Mexico cette semaine pour parler du VIH/SIDA.

MC : Ils sont réunis pour le plus gros congrès sur le sujet. Ils font un point sur les avancées de la recherche et présentent les nouvelles découvertes. Le contexte est bien particulier. La lutte contre la maladie avance, mais bien trop lentement pour espérer la voir disparaître. Ceux qu'on appelle les populations clés restent toujours aussi frappés par le virus; les homosexuels ou encore les prostitués. Sur place, Simon Rozé.

Pour la première fois, l’an dernier, les populations clés ont représenté la majorité des nouvelles contaminations par le VIH. Victimes de discriminations, elles sont en effet trop souvent laissées à la marge des programmes de soin. Shannon Hader de l’ONUSIDA : « Il y a des pays qui criminalisent le VIH, qui criminalisent les travailleurs du sexe, les usagers de drogue, les personnes LGBTQ. Ça n’aide en rien. Dans notre combat contre la stigmatisation, nous devons absolument dénoncer ces législations qui font beaucoup de mal. » C’est en effet un domaine où la science ne peut pas grand-chose. Exemple, aux États-Unis avec Anthony Fauci, le directeur de l’Institut des maladies infectieuses : « 13 % de la population des États-Unis est afro-américaine. Mais 43 % des nouvelles infections sont dans cette communauté, et 60 % d’entre elles sont parmi les homosexuels. Ces personnes vivent principalement dans des endroits où règne une stigmatisation très importante contre les Noirs, les gays et les séropositifs. Quand nous voulons toucher ces communautés avec nos programmes, la structure sociale rend cela très compliqué. Donc, même si on a tous les outils médicaux, la difficulté est là. » La situation est d’ailleurs particulièrement grave en Europe de l’Est, la seule région du monde où l’épidémie progresse, les populations clés y représentent 95 % des nouvelles infections. Simon Rozé, Mexico, RFI.

ZK : Greta Thunberg a rencontré aujourd'hui des parlementaires français.

MC : La jeune militante écologiste suédoise était invitée par des députés pour débattre sur le climat. Mais des élus ont refusé de participer à la rencontre, car ils pensent qu'elle est sous influence. Greta Thunberg a insisté sur l'existence de rapports scientifiques qui montrent qu'il y a urgence à agir contre le réchauffement climatique.

C’est la fin de ce journal en français facile. Merci Zéphyrin Kouadio.

ZK : Merci à vous Marie.

MC : Et rendez-vous sur notre site savoirs.rfi.fr pour réécouter ce journal.



Voir le flux - 23/07/2019 20:45:04

Égérie

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

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Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 23/07/2019 10:30:10