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Journal en français facile 03/03/2019 20h00 GMT

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Adrien Delgrange : À la une de cette édition du 3 mars : l’Algérie ! La candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel a été déposée cet après-midi. Près de 300 Syriens qui étaient détenus par les djihadistes du groupe État islamique ont été libérés par les Kurdes hier soir. Dans l’actualité européenne, en Hongrie des affiches qui se moquent du président de la Commission européenne JC junker vont bientôt être retirées. Enfin Yvan Amar revient ce soir sur le mot « étalon » a l’occasion de l’étalon d’or. Un prix décerné hier au festival de cinéma le Fespaco à Ouagadougou. Voilà pour les titres bienvenus à tous.

-----

Zéphyrin Kouadio : À quelques heures de la clôture des candidatures en Algérie, le dossier officiel d’Abdelaziz Bouteflika a été déposé par son directeur de campagne.

AD : Alors que de nombreux manifestants lui demandent de ne pas se présenter à un cinquième mandat présidentiel, Abdelaziz Bouteflika explique dans une lettre avoir pourtant « entendu le cri du cœur des manifestants ». Dans cette même lettre, le président sortant s’engage, s’il était élu le 18 avril, à se retirer d’ici 1 an pour organiser une nouvelle élection présidentielle sans lui.

ZK : Et puis un plus tôt dans la journée, le leader du principal parti islamiste, Abderrezak Makri, a annoncé qu’il ne se présenterait pas aux élections. Ali Benflis, l’ancien premier ministre et candidat malheureux à l’élection en 2004 et en 2014, a annoncé lui aussi cet après-midi qu’il renonçait à être candidat à l’élection présidentielle. 

AD : Ali Benflis, estime que les conditions d’une élection honnête ne sont pas réunies. Enfin après Lyon hier en France de nouvelles manifestations ont eu lieu contre un 5e mandat d’Abel Aziz Bouteflika, à Paris, Nantes, Toulouse.

ZK : La situation en Syrie à présent, 300 personnes accusées d’appartenir au groupe terroriste État islamique ont été libérées.

AD : C’est la première libération d’un nombre aussi important de prisonniers. Des hommes, des femmes et des enfants relâchés à la demande de chefs tribaux. Oriane Verdier.

L’administration kurde au pouvoir dans la région semi-autonome du Nord-Est syrien l’affirme : les personnes relâchées n’avaient pas de sang sur les mains. Appartenir à l’organisation État islamique peut vouloir dire beaucoup de choses : certains ont combattu, d’autres ont par exemple accepté d’effectuer des livraisons d’armes ou de nourriture en échange d’argent pour survivre et nourrir leur famille. Aujourd’hui la question se pose en Syrie comme en Irak : quel est le chemin à suivre entre réconciliation et justice ? Sur quelle preuve condamner chaque accusé ? Avec quels moyens offrir un procès juste à chaque détenu ? En Irak voisin, au lendemain de la victoire de l’armée irakienne contre l’organisation État islamique à Mossoul, des centaines d’hommes et adolescents ont exécuté sommairement sans l’ombre d’un procès. Ils étaient soupçonnés d’appartenance à l’organisation État islamique. En 2014 le groupe terroriste s’est justement appuyé sur le sentiment d’injustice vécu par certaines communautés arabes sunnites pour installer son autorité dans la région. Les organisations de défense des droits de l’Homme telles que Human Rights tentent d’alerter les autorités irakiennes et kurdes : les règlements de compte et une justice expéditive ne feront qu’ouvrir une nouvelle porte vers la violence et la guerre.

AD : Pendant ce temps-là, dans le nord-est de la Syrie, les forces arabo-kurdes se battent contre des djihadistes dans le village de baghouz.

ZK : L’eau est montée à toute vitesse en Afghanistan. Le sud du pays en proie à de graves inondations dans la province de Kandahar.

AD : Au moins 20 personnes sont mortes, des dégâts matériels importants aussi : 2 000 maisons endommagées au moins, des voitures englouties. La région n’avait pas connu de telles crues depuis 7 ans.

ZK : Les élections européennes vues de Hongrie, à quelques semaines du scrutin, le gouvernement du Pm hongrois Victor Orban a décidé de s’attaquer au président de la Commission européenne Jean Claude Juncker avec une campagne d’affichage.

AD : Depuis maintenant 2 semaines dans les rues de Budapest, on peut voir des affiches avec le Visage de Jc Junker et le milliardaire d’origine hongroise Georges Soros et une explication comme pour dire que ces deux hommes favorisent l’immigration illégale dans l’UE. Les affiches seront enlevées le 15 mars prochain. Lucas Martin.

Jean Claude Juncker et Georges Soros continueront de ricaner une dizaine de jours sur les murs de Budapest et dans toute la Hongrie. Pas question pour le gouvernement nationaliste et conservateur d’écourter sa campagne d’affichage anti-migrant selon le porte-parole du gouvernement. La réaction ressemble à une nouvelle provocation de la part du Premier ministre Viktor Orban. Son petit jeu ne passe plus auprès des alliés du Hongrois. Pour la première fois, la famille des droites européennes regroupées au sein du Parti Populaire Européen envisage d’exclure le Fidesz, la formation de Viktor Orban. Ces menaces ne semblent pas inquiéter le Premier ministre. À l’approche des élections européennes, il continue d’orienter les débats sur le seul thème migratoire. Viktor Orban a d’ailleurs prévenu qu’une nouvelle campagne d’affichage était prévue. Georges Soros, véritable bouc émissaire du pouvoir sera toujours présent. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sera lui remplacé par son vice-président Frans Timmermans. La procédure d’exclusion de la formation de Viktor Orban devrait être à l’ordre du jour de l’assemblée politique du Parti Populaire Européen, le 20 mars prochain.

ZK : Place au mot de l’actu.

AD : Yvan Amar, vous revenez sur le mot étalon d’or prononcé de nombreuses fois sur RFI.

Le Fespaco, le grand festival de cinéma d’Afrique a donc décerné sa plus grande récompense, l’étalon d’or au rwandais Joël Karekezi : The Mercy of jungle est primé ! Il fallait bien un nom pour ce prix, qui rivalise avec la palme d’or, le lion d’or, l’ours d’or des festivals européens. Pourquoi l’étalon, c’est-à-dire le cheval sauvage ? D’abord parce que c’est un beau symbole, de force, de liberté, de beauté. Ensuite parce que cet étalon a une histoire particulière au Burkina Faso. Pour être complet, on aurait dû parler de l’étalon d’or de Yennenga. Et cette Yennenga, Poko Yennenga, Poko la svelte, est une héroïne légendaire de l’un des mythes fondateurs du peuple Mossi. Princesse héritière, adorée par un père un peu trop possessif, qui refuse sous mille prétextes, qu’elle se marie, et appartienne à un autre qu’à lui, comme dans de nombreux contes traditionnels, elle s’enfuit sur son cheval préféré, et rencontre bien entendu le prince charmant. Et leur premier-né aura donc le nom du cheval qui a permis leur rencontre, étalon, Ouédraogo en mossi, qui est devenu pratiquement le plus courant des patronymes, des noms de famille du pays. L’histoire selon la plupart de ses versions, qui sont nombreuses, selon ceux qui la racontent, puisque la légende est transmise par tradition orale, se termine bien. Le jeune Ouédraogo, devenu le beau jeune homme qu’on attendait, revient se présenter à son grand-père, Nédéga, qui pardonne à tout le monde, lie son royaume à celui de son gendre et de sa fille, et organise de grandes fêtes. Un beau scénario, qui permet de couronner des films dont l’intrigue se sépare de cette histoire ancienne.



Voir le flux - 03/03/2019 20:30:12

Journal en français facile 03/03/2019 20h00 GMT

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Adrien Delgrange : À la une de cette édition du 3 mars : l’Algérie ! La candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel a été déposée cet après-midi. Près de 300 Syriens qui étaient détenus par les djihadistes du groupe État islamique ont été libérés par les Kurdes hier soir. Dans l’actualité européenne, en Hongrie des affiches qui se moquent du président de la Commission européenne JC junker vont bientôt être retirées. Enfin Yvan Amar revient ce soir sur le mot « étalon » a l’occasion de l’étalon d’or. Un prix décerné hier au festival de cinéma le Fespaco à Ouagadougou. Voilà pour les titres bienvenus à tous.

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Zéphyrin Kouadio : À quelques heures de la clôture des candidatures en Algérie, le dossier officiel d’Abdelaziz Bouteflika a été déposé par son directeur de campagne.

AD : Alors que de nombreux manifestants lui demandent de ne pas se présenter à un cinquième mandat présidentiel, Abdelaziz Bouteflika explique dans une lettre avoir pourtant « entendu le cri du cœur des manifestants ». Dans cette même lettre, le président sortant s’engage, s’il était élu le 18 avril, à se retirer d’ici 1 an pour organiser une nouvelle élection présidentielle sans lui.

ZK : Et puis un plus tôt dans la journée, le leader du principal parti islamiste, Abderrezak Makri, a annoncé qu’il ne se présenterait pas aux élections. Ali Benflis, l’ancien premier ministre et candidat malheureux à l’élection en 2004 et en 2014, a annoncé lui aussi cet après-midi qu’il renonçait à être candidat à l’élection présidentielle. 

AD : Ali Benflis, estime que les conditions d’une élection honnête ne sont pas réunies. Enfin après Lyon hier en France de nouvelles manifestations ont eu lieu contre un 5e mandat d’Abel Aziz Bouteflika, à Paris, Nantes, Toulouse.

ZK : La situation en Syrie à présent, 300 personnes accusées d’appartenir au groupe terroriste État islamique ont été libérées.

AD : C’est la première libération d’un nombre aussi important de prisonniers. Des hommes, des femmes et des enfants relâchés à la demande de chefs tribaux. Oriane Verdier.

L’administration kurde au pouvoir dans la région semi-autonome du Nord-Est syrien l’affirme : les personnes relâchées n’avaient pas de sang sur les mains. Appartenir à l’organisation État islamique peut vouloir dire beaucoup de choses : certains ont combattu, d’autres ont par exemple accepté d’effectuer des livraisons d’armes ou de nourriture en échange d’argent pour survivre et nourrir leur famille. Aujourd’hui la question se pose en Syrie comme en Irak : quel est le chemin à suivre entre réconciliation et justice ? Sur quelle preuve condamner chaque accusé ? Avec quels moyens offrir un procès juste à chaque détenu ? En Irak voisin, au lendemain de la victoire de l’armée irakienne contre l’organisation État islamique à Mossoul, des centaines d’hommes et adolescents ont exécuté sommairement sans l’ombre d’un procès. Ils étaient soupçonnés d’appartenance à l’organisation État islamique. En 2014 le groupe terroriste s’est justement appuyé sur le sentiment d’injustice vécu par certaines communautés arabes sunnites pour installer son autorité dans la région. Les organisations de défense des droits de l’Homme telles que Human Rights tentent d’alerter les autorités irakiennes et kurdes : les règlements de compte et une justice expéditive ne feront qu’ouvrir une nouvelle porte vers la violence et la guerre.

AD : Pendant ce temps-là, dans le nord-est de la Syrie, les forces arabo-kurdes se battent contre des djihadistes dans le village de baghouz.

ZK : L’eau est montée à toute vitesse en Afghanistan. Le sud du pays en proie à de graves inondations dans la province de Kandahar.

AD : Au moins 20 personnes sont mortes, des dégâts matériels importants aussi : 2 000 maisons endommagées au moins, des voitures englouties. La région n’avait pas connu de telles crues depuis 7 ans.

ZK : Les élections européennes vues de Hongrie, à quelques semaines du scrutin, le gouvernement du Pm hongrois Victor Orban a décidé de s’attaquer au président de la Commission européenne Jean Claude Juncker avec une campagne d’affichage.

AD : Depuis maintenant 2 semaines dans les rues de Budapest, on peut voir des affiches avec le Visage de Jc Junker et le milliardaire d’origine hongroise Georges Soros et une explication comme pour dire que ces deux hommes favorisent l’immigration illégale dans l’UE. Les affiches seront enlevées le 15 mars prochain. Lucas Martin.

Jean Claude Juncker et Georges Soros continueront de ricaner une dizaine de jours sur les murs de Budapest et dans toute la Hongrie. Pas question pour le gouvernement nationaliste et conservateur d’écourter sa campagne d’affichage anti-migrant selon le porte-parole du gouvernement. La réaction ressemble à une nouvelle provocation de la part du Premier ministre Viktor Orban. Son petit jeu ne passe plus auprès des alliés du Hongrois. Pour la première fois, la famille des droites européennes regroupées au sein du Parti Populaire Européen envisage d’exclure le Fidesz, la formation de Viktor Orban. Ces menaces ne semblent pas inquiéter le Premier ministre. À l’approche des élections européennes, il continue d’orienter les débats sur le seul thème migratoire. Viktor Orban a d’ailleurs prévenu qu’une nouvelle campagne d’affichage était prévue. Georges Soros, véritable bouc émissaire du pouvoir sera toujours présent. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sera lui remplacé par son vice-président Frans Timmermans. La procédure d’exclusion de la formation de Viktor Orban devrait être à l’ordre du jour de l’assemblée politique du Parti Populaire Européen, le 20 mars prochain.

ZK : Place au mot de l’actu.

AD : Yvan Amar, vous revenez sur le mot étalon d’or prononcé de nombreuses fois sur RFI.

Le Fespaco, le grand festival de cinéma d’Afrique a donc décerné sa plus grande récompense, l’étalon d’or au rwandais Joël Karekezi : The Mercy of jungle est primé ! Il fallait bien un nom pour ce prix, qui rivalise avec la palme d’or, le lion d’or, l’ours d’or des festivals européens. Pourquoi l’étalon, c’est-à-dire le cheval sauvage ? D’abord parce que c’est un beau symbole, de force, de liberté, de beauté. Ensuite parce que cet étalon a une histoire particulière au Burkina Faso. Pour être complet, on aurait dû parler de l’étalon d’or de Yennenga. Et cette Yennenga, Poko Yennenga, Poko la svelte, est une héroïne légendaire de l’un des mythes fondateurs du peuple Mossi. Princesse héritière, adorée par un père un peu trop possessif, qui refuse sous mille prétextes, qu’elle se marie, et appartienne à un autre qu’à lui, comme dans de nombreux contes traditionnels, elle s’enfuit sur son cheval préféré, et rencontre bien entendu le prince charmant. Et leur premier-né aura donc le nom du cheval qui a permis leur rencontre, étalon, Ouédraogo en mossi, qui est devenu pratiquement le plus courant des patronymes, des noms de famille du pays. L’histoire selon la plupart de ses versions, qui sont nombreuses, selon ceux qui la racontent, puisque la légende est transmise par tradition orale, se termine bien. Le jeune Ouédraogo, devenu le beau jeune homme qu’on attendait, revient se présenter à son grand-père, Nédéga, qui pardonne à tout le monde, lie son royaume à celui de son gendre et de sa fille, et organise de grandes fêtes. Un beau scénario, qui permet de couronner des films dont l’intrigue se sépare de cette histoire ancienne.



Voir le flux - 03/03/2019 20:30:12

Journal en français facile 02/03/2019 20h00 GMT

Transcription

 

Adrien Delgrange : RFI 21h à Paris, l’heure quotidienne de retrouver votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Au sommaire de cette édition du samedi 2 mars : contre la dernière poche de combattant djihadiste en Syrie, les Forces démocratiques syriennes espèrent gagner la bataille. L’attaque finale contre le groupe État islamique a commencé. En France, un nouvel acte probablement contre la communauté juive découverte à Strasbourg, et puis en ce samedi la mobilisation des gilets jaunes est en baisse. Enfin un mot de sport, du tennis, Roger Federer vient de franchir un nouveau cap dans son palmarès déjà impressionnant. Voilà pour les titres, bienvenues à tous.

------

SD : En Syrie, l’offensive, l’attaque des Forces Démocratiques syriennes a repris dans l’est du pays.

AD : La milice arabo-kurde soutenue par la coalition internationale tente de déloger, de chasser les derniers Combattants du groupe État islamique. Les djihadistes sont retranchés dans le village de Baghouz, une localité d’un kilomètre carré dans la province de Deir Ezzor où nous retrouvons notre envoyé spécial. Sami Boukhelifa, cette reprise des combats pourrait cette fois-ci marquer la fin du « califat » territorial. 

En tout cas rien ne semble plus barrer la route aux forces démocratiques syriennes. Jusque là impossible pour l’alliance arabo-kurde de pénétrer dans ce dernier bastion djihadiste. À Baghouz, les combattants de l’EI, repliés derrière une muraille de civils, retenaient également en otage des membres des FDS, capturés durant les combats. Ces otages sont désormais libérés, les civils évacués et cela ouvrent donc la voie à cet ultime assaut. L’opération a été déclenchée hier soir vendredi à la tombée de la nuit. Les FDS progressent avec la couverture aérienne de la coalition internationale. Les survols sont permanents. Au sol, entre 1000 et 1500 djihadistes, les plus radicaux, les plus déterminés se trouvent à Baghouz. Autres difficultés ce village est un véritable champ de mines truffé aussi de tranchées et de tunnels. Combien de temps pour cette dernière opération ? Difficile à dire confie un commandant FDS. La bataille risque de durer encore plusieurs jours. Mais il n’y aura qu’une seule issue la disparition du territoire du califat autoproclamé du groupe État islamique.

SD : Le doute subsistait, il y a un peu moins d’un an, dans la ville syrienne de Douma, des vidéos montraient 43 morts : des hommes et des femmes victimes d’une attaque probablement chimique. Cette fois-ci c’est sûr ! Leur mort a été causée par un gaz : le chlore.

AD : C’est ce qu’affirme du moins l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques qui a rendu son rapport final hier. En revanche le rapport ne désigne pas de responsable, mais les ministres des affaires étrangères britanniques et français ont ouvertement demandé hier au régime syrien de mettre fin à son programme d’armes chimiques. 

Comme pour montrer que c’est toujours lui qui tient les rênes du pouvoir, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, se sépare de son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, et le remplace par l’actuel ministre des Transports, Abdelghani Zaalene.

SD : Et puis la contestation algérienne vécue également en France après les grandes manifestations d’hier en Algérie pour protester contre l’éventualité d’un cinquième mandat du président sortant environ 200 personnes ont manifesté ce samedi après-midi près du consulat d’Algérie à Lyon.

AD : L’actualité en France. Pour le 16e week-end consécutif, les gilets jaunes ont organisé des manifestations à paris et en province. Les autorités font état d’une mobilisation en baisse, avec 39 000 manifestants dans le pays. Le groupe Facebook « Le nombre jaune » a lui donné une estimation à 18h de plus de 92 000 manifestants dans 150 localités. Tour d’horizon des différentes manifestations en France. Laura Martel. 

À Paris, la mobilisation s’est déroulée dans le calme, avec toujours les mêmes slogans comme « on lâche rien », « macron démission » ou « oui au référendum d’initiative citoyenne ». Sur les Champs Élysées, les commerces sont restés ouverts et la circulation n’a pas été interrompue, malgré l’utilisation de canon à eau contre des agitateurs arrivés en fin de mobilisation. Plusieurs rassemblements ont également eu lieu en province. Dans des villes comme Lyon, Toulouse, Bordeaux et Alès, la situation s’est tendue en fin d’après-midi, avec des jets de projectiles côté manifestants et l’utilisation de gaz lacrymogènes et de canons à eau par les forces de l’ordre. À Nantes en revanche, des heurts ont débuté dès le début de la mobilisation. Selon l’AFP, des bouteilles de verre, des pétards, voir même des bouteilles d’acide ont été lancées vers les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de tireur de balles de défense. Trois ou quatre personnes ont été légèrement blessées selon la préfecture. Certains gilets jaunes parisiens ont reconnu qu’il y avait moins de monde pour cet acte 16, tout en contestant les chiffres officiels. « Mais l’important, c’est de maintenir la pression jusqu’à la manifestation du 16 mars, où l’on sera tous dans la rue pour marquer les 4 mois du mouvement et la fin du grand débat, ou plutôt de la grande mascarade » a souligné ce groupe de gilets jaunes.

AD : Et puis nous venons d’apprendre qu’un homme a été blessé au visage aujourd’hui à Paris, lors de la manifestation des « gilets jaunes », victime « probablement » par un tir de LBD, lanceur de balle de défense, selon plusieurs personnes sur place le parquet de Paris annonce ce soir l’ouverture d’une enquête judiciaire. 

SD : Du tennis, à présent, avec une nouvelle victoire de Roger Federer, une victoire à la saveur particulière.

AD : Bonsoir Eric Mamruth. 

Le mythique joueur de tennis suisse a ce samedi a franchi la barre symbolique des 100 tournois remportés. C’était en finale du tournoi de Dubai avec une victoire 64-64 sur le jeune joueur grec Stefanos Tsitsipas. Les 20 ans de Stephanos Tsitsipas n’ont rien pu faire face à l’inoxydable Federer. C’est bien lui le Suisse de 37 ans et demi qui s’est montré le plus vif et le plus percutant lors de cette finale à Dubaï. Son jeu cristallin sans effort apparent a encore fait merveille. Un style inimitable qui lui permet de traverser le temps en restant toujours au sommet. L’histoire a commencé en 2001 avec un 1er titre décroché à Milan, Roger Federer avait alors 19 ans, portait le catogan et était à l’aube d’un règne incontesté. Entre 2004 et 2008, il n’allait ainsi laisser que des miettes à la concurrence avec une moyenne de 10 tournois remportés par an. Titré sur les 4 surfaces, numéro 1 mondial durant 310 semaines, vainqueur de 20 tournois du grand Chelem, Roger Federer a déjà battu un nombre incalculable de records. Avec 100 trophées soulevés, il est le joueur contemporain le plus titré devant les 80 de l’Espagnol Rafael Nadal et les 73 du Serbe Novak Djokovic. Mais c’est en fait avec les gloires passées que Federer est maintenant en concurrence. Ivan Lendl et ses 94 titres depuis longtemps dépassés, c’est à l’Américain Jimmy Connors, le recordman absolu avec 109 couronnes, que le Suisse va maintenant s’attaquer. 10 tournois de plus à gagner d’ici une retraite qui approche à grands pas... même si le Suisse vient de révéler qu’il ira au moins défendre son titre l’an prochain à Dubai.

SD : Place tout de suite au mot de l’actu qui retenu l’attention d’Yvan Amar.

AD : Yvan c’est le mot Désescalade que vous décortique.

Désescalade entre New Delhi et Islamabad, entre l’Inde et le Pakistan : la libération du pilote indien abattu stoppe net la montée de l’hostilité entre les deux pays. Momentanément du moins. Mais si le pilote avait été maintenu en détention, puis jugé au Pakistan, on aurait pu craindre une réponse indienne, un geste d’agressivité envers l’autre pays. Et cet autre pays aurait pu à son tour répondre. À ce jeu-là, on peut en arriver à un vrai conflit armé. Donc le geste pakistanais fait redescendre la pression, évite qu’elle ne monte davantage en tout cas. On n’escalade plus, et avec un peu de chance, c’est la désescalade. Le mot est intéressant, car il est construit sur escalade. Ce n’est pas le mot inverse (redescente), mais on sent bien qu’il s’agit d’un coup d’arrêt et même d’un recul par rapport à un enchaînement logique et dangereux. C’est donc un retour en arrière et non la conclusion d’une ascension : on ne redescend pas après être arrivé au sommet ! Et ces termes ont toute une histoire qui nous fait remonter à la guerre du Vietnam. En 1965 les Vietcong, les partisans communistes du Vietnam du Sud, attaquent une base américaine, détruisent des hélicoptères, tuent quelques soldats américains. Les Américains ripostent, et le Vietcong, soutenu par la République du Nord Vietnam ripostera à cette riposte. C’est bien ça qu’on appelle l’escalade : chaque geste de guerre entraîne une réponse guerrière de la part de l’ennemi, plus forte que la précédente.

 



Voir le flux - 02/03/2019 20:45:03

Journal en français facile 02/03/2019 20h00 GMT

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Adrien Delgrange : RFI 21h à Paris, l’heure quotidienne de retrouver votre Journal en français facile présenté ce soir en compagnie de Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Au sommaire de cette édition du samedi 2 mars : contre la dernière poche de combattant djihadiste en Syrie, les Forces démocratiques syriennes espèrent gagner la bataille. L’attaque finale contre le groupe État islamique a commencé. En France, un nouvel acte probablement contre la communauté juive découverte à Strasbourg, et puis en ce samedi la mobilisation des gilets jaunes est en baisse. Enfin un mot de sport, du tennis, Roger Federer vient de franchir un nouveau cap dans son palmarès déjà impressionnant. Voilà pour les titres, bienvenues à tous.

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SD : En Syrie, l’offensive, l’attaque des Forces Démocratiques syriennes a repris dans l’est du pays.

AD : La milice arabo-kurde soutenue par la coalition internationale tente de déloger, de chasser les derniers Combattants du groupe État islamique. Les djihadistes sont retranchés dans le village de Baghouz, une localité d’un kilomètre carré dans la province de Deir Ezzor où nous retrouvons notre envoyé spécial. Sami Boukhelifa, cette reprise des combats pourrait cette fois-ci marquer la fin du « califat » territorial. 

En tout cas rien ne semble plus barrer la route aux forces démocratiques syriennes. Jusque là impossible pour l’alliance arabo-kurde de pénétrer dans ce dernier bastion djihadiste. À Baghouz, les combattants de l’EI, repliés derrière une muraille de civils, retenaient également en otage des membres des FDS, capturés durant les combats. Ces otages sont désormais libérés, les civils évacués et cela ouvrent donc la voie à cet ultime assaut. L’opération a été déclenchée hier soir vendredi à la tombée de la nuit. Les FDS progressent avec la couverture aérienne de la coalition internationale. Les survols sont permanents. Au sol, entre 1000 et 1500 djihadistes, les plus radicaux, les plus déterminés se trouvent à Baghouz. Autres difficultés ce village est un véritable champ de mines truffé aussi de tranchées et de tunnels. Combien de temps pour cette dernière opération ? Difficile à dire confie un commandant FDS. La bataille risque de durer encore plusieurs jours. Mais il n’y aura qu’une seule issue la disparition du territoire du califat autoproclamé du groupe État islamique.

SD : Le doute subsistait, il y a un peu moins d’un an, dans la ville syrienne de Douma, des vidéos montraient 43 morts : des hommes et des femmes victimes d’une attaque probablement chimique. Cette fois-ci c’est sûr ! Leur mort a été causée par un gaz : le chlore.

AD : C’est ce qu’affirme du moins l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques qui a rendu son rapport final hier. En revanche le rapport ne désigne pas de responsable, mais les ministres des affaires étrangères britanniques et français ont ouvertement demandé hier au régime syrien de mettre fin à son programme d’armes chimiques. 

Comme pour montrer que c’est toujours lui qui tient les rênes du pouvoir, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, se sépare de son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, et le remplace par l’actuel ministre des Transports, Abdelghani Zaalene.

SD : Et puis la contestation algérienne vécue également en France après les grandes manifestations d’hier en Algérie pour protester contre l’éventualité d’un cinquième mandat du président sortant environ 200 personnes ont manifesté ce samedi après-midi près du consulat d’Algérie à Lyon.

AD : L’actualité en France. Pour le 16e week-end consécutif, les gilets jaunes ont organisé des manifestations à paris et en province. Les autorités font état d’une mobilisation en baisse, avec 39 000 manifestants dans le pays. Le groupe Facebook « Le nombre jaune » a lui donné une estimation à 18h de plus de 92 000 manifestants dans 150 localités. Tour d’horizon des différentes manifestations en France. Laura Martel. 

À Paris, la mobilisation s’est déroulée dans le calme, avec toujours les mêmes slogans comme « on lâche rien », « macron démission » ou « oui au référendum d’initiative citoyenne ». Sur les Champs Élysées, les commerces sont restés ouverts et la circulation n’a pas été interrompue, malgré l’utilisation de canon à eau contre des agitateurs arrivés en fin de mobilisation. Plusieurs rassemblements ont également eu lieu en province. Dans des villes comme Lyon, Toulouse, Bordeaux et Alès, la situation s’est tendue en fin d’après-midi, avec des jets de projectiles côté manifestants et l’utilisation de gaz lacrymogènes et de canons à eau par les forces de l’ordre. À Nantes en revanche, des heurts ont débuté dès le début de la mobilisation. Selon l’AFP, des bouteilles de verre, des pétards, voir même des bouteilles d’acide ont été lancées vers les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de tireur de balles de défense. Trois ou quatre personnes ont été légèrement blessées selon la préfecture. Certains gilets jaunes parisiens ont reconnu qu’il y avait moins de monde pour cet acte 16, tout en contestant les chiffres officiels. « Mais l’important, c’est de maintenir la pression jusqu’à la manifestation du 16 mars, où l’on sera tous dans la rue pour marquer les 4 mois du mouvement et la fin du grand débat, ou plutôt de la grande mascarade » a souligné ce groupe de gilets jaunes.

AD : Et puis nous venons d’apprendre qu’un homme a été blessé au visage aujourd’hui à Paris, lors de la manifestation des « gilets jaunes », victime « probablement » par un tir de LBD, lanceur de balle de défense, selon plusieurs personnes sur place le parquet de Paris annonce ce soir l’ouverture d’une enquête judiciaire. 

SD : Du tennis, à présent, avec une nouvelle victoire de Roger Federer, une victoire à la saveur particulière.

AD : Bonsoir Eric Mamruth. 

Le mythique joueur de tennis suisse a ce samedi a franchi la barre symbolique des 100 tournois remportés. C’était en finale du tournoi de Dubai avec une victoire 64-64 sur le jeune joueur grec Stefanos Tsitsipas. Les 20 ans de Stephanos Tsitsipas n’ont rien pu faire face à l’inoxydable Federer. C’est bien lui le Suisse de 37 ans et demi qui s’est montré le plus vif et le plus percutant lors de cette finale à Dubaï. Son jeu cristallin sans effort apparent a encore fait merveille. Un style inimitable qui lui permet de traverser le temps en restant toujours au sommet. L’histoire a commencé en 2001 avec un 1er titre décroché à Milan, Roger Federer avait alors 19 ans, portait le catogan et était à l’aube d’un règne incontesté. Entre 2004 et 2008, il n’allait ainsi laisser que des miettes à la concurrence avec une moyenne de 10 tournois remportés par an. Titré sur les 4 surfaces, numéro 1 mondial durant 310 semaines, vainqueur de 20 tournois du grand Chelem, Roger Federer a déjà battu un nombre incalculable de records. Avec 100 trophées soulevés, il est le joueur contemporain le plus titré devant les 80 de l’Espagnol Rafael Nadal et les 73 du Serbe Novak Djokovic. Mais c’est en fait avec les gloires passées que Federer est maintenant en concurrence. Ivan Lendl et ses 94 titres depuis longtemps dépassés, c’est à l’Américain Jimmy Connors, le recordman absolu avec 109 couronnes, que le Suisse va maintenant s’attaquer. 10 tournois de plus à gagner d’ici une retraite qui approche à grands pas... même si le Suisse vient de révéler qu’il ira au moins défendre son titre l’an prochain à Dubai.

SD : Place tout de suite au mot de l’actu qui retenu l’attention d’Yvan Amar.

AD : Yvan c’est le mot Désescalade que vous décortique.

Désescalade entre New Delhi et Islamabad, entre l’Inde et le Pakistan : la libération du pilote indien abattu stoppe net la montée de l’hostilité entre les deux pays. Momentanément du moins. Mais si le pilote avait été maintenu en détention, puis jugé au Pakistan, on aurait pu craindre une réponse indienne, un geste d’agressivité envers l’autre pays. Et cet autre pays aurait pu à son tour répondre. À ce jeu-là, on peut en arriver à un vrai conflit armé. Donc le geste pakistanais fait redescendre la pression, évite qu’elle ne monte davantage en tout cas. On n’escalade plus, et avec un peu de chance, c’est la désescalade. Le mot est intéressant, car il est construit sur escalade. Ce n’est pas le mot inverse (redescente), mais on sent bien qu’il s’agit d’un coup d’arrêt et même d’un recul par rapport à un enchaînement logique et dangereux. C’est donc un retour en arrière et non la conclusion d’une ascension : on ne redescend pas après être arrivé au sommet ! Et ces termes ont toute une histoire qui nous fait remonter à la guerre du Vietnam. En 1965 les Vietcong, les partisans communistes du Vietnam du Sud, attaquent une base américaine, détruisent des hélicoptères, tuent quelques soldats américains. Les Américains ripostent, et le Vietcong, soutenu par la République du Nord Vietnam ripostera à cette riposte. C’est bien ça qu’on appelle l’escalade : chaque geste de guerre entraîne une réponse guerrière de la part de l’ennemi, plus forte que la précédente.

 



Voir le flux - 02/03/2019 20:45:03

Journal en français facile 01/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien. 

Sébastien Duhamel : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : la libération d’un pilote indien capturé cette semaine par le Pakistan. Les relations entre les deux pays semblent s’apaiser après une semaine de tension autour du Cachemire. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui dans plusieurs villes d’Algérie contre un nouveau mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Des heurts ont éclaté dans la capitale.

SD : Nous nous intéresserons également à l’aide humanitaire au Venezuela. La Russie, alliée de Nicolas Maduro, assure que son soutien est légitime, à l’inverse de celui des États-Unis.

FB : Et puis en Israël, la campagne pour les élections législatives prend un nouvel aspect avec la possible inculpation de Benjamin Netanyahu pour corruption, mais l’électorat du Premier ministre semble soudé/

-----

SD : Après plusieurs jours de forte tension avec l’Inde, le Pakistan fait un geste d’apaisement. Il a libéré il y a quelques heures le pilote capturé au Cachemire.

FB : Ce pilote de l’aviation indienne avait été arrêté mercredi après que son avion a été abattu par l’aviation pakistanaise. Des milliers d’Indiens l’attendaient à la frontière. Les précisions de Christophe Paget.

Dès vendredi matin des milliers d’Indiens s’étaient massés au point de passage de Wagah, à la frontière avec le Pakistan pour accueillir Abhinandan Varthaman, en agitant des drapeaux et en chantant des chants patriotiques. Le pilote est devenu un héros en Inde : si son chasseur a été abattu par les Pakistanais c’est après, affirme New Delhi, avoir lui-même abattu un appareil pakistanais (ce qu’Islamabad dément). Le pilote devait être libéré en milieu d’après-midi, mais ce n’est qu’après 21h heure locale qu’il est arrivé au point de passage, et il a traversé la frontière au moment où tous les Indiens étaient devant leur télévision, ce qui était peut-être l’objectif d’Islamabad. En annonçant sa libération, le Premier ministre pakistanais Imran Khan avait souligné que le désir de désescalade du Pakistan « ne devrait pas être interprété comme une preuve de faiblesse », mais comme un geste de paix et un premier pas pour ouvrir des négociations après deux semaines de graves tensions. Reste avoir comment cette main tendue du Pakistan va être interprété par Narendra Modi, le Premier ministre nationaliste indien, qui ce jeudi dénonçait « un ennemi qui essaye de déstabiliser l’Inde ». Narendra Modi en pleine campagne électorale, il briguera un nouveau mandat à la tête de l’Inde dans quelques semaines.

SD : L’autre principale actualité de ce vendredi c’est la nouvelle journée de manifestation en Algérie.

FB : Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre la perspective d’un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Des rassemblements étaient organisés à Oran, Tizi-Ouzou, Bouira et Sétif. Et bien sûr, dans la capitale Alger. Des affrontements ont éclaté entre des jeunes et des forces de l’ordre. Au moins une dizaine de personnes ont été blessées. La police a également largement fait usage de gaz lacrymogènes.

SD : Dans la capitale somalienne, à Mogadiscio. Les forces de sécurité ont mis fin à leur opération contre un commando d’islamistes shebab.

FB : Le siège a duré près de 22 heures. Tous les terroristes ont été tués. Ces affrontements faisaient suite à une attaque à la voiture piégée hier soir contre un grand hôtel de la capitale. Au moins 19 personnes ont été tuées et 112 blessées.

SD : Une attaque également en Afghanistan, une attaque contre un camp militaire.

FB : Une base américano-afghane du sud-ouest du pays. Au moins 25 personnes ont été tuées. L’attaque a été revendiquée par les talibans.

SD : RFI il est 23h à Moscou, où il a été question aujourd’hui de l’aide humanitaire au Venezuela.

FB : La Russie a renouvelé son soutien au président Nicolas Maduro. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, recevait la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez. Moscou a promis de poursuivre son aide humanitaire dans le ce pays. Correspondance d’Étienne Bouche.

Sergueï Lavrov a clairement fait la distinction : Washington instrumentalise la question de l’aide humanitaire tandis que celle apportée par Moscou est légitime. En accord avec Caracas, la Russie poursuivra donc son soutien matériel. « Nous avons récemment envoyé un premier lot de 7,5 tonnes de médicaments. Nous venons de recevoir une liste supplémentaire de médicaments que l’État vénézuélien souhaiterait obtenir. Par ailleurs, je pense que les livraisons massives de blé russe contribuent à la normalisation de la situation et aident grandement le gouvernement vénézuélien à relever les défis actuels. » Le chef de la diplomatie russe appelle à un dialogue national et dénonce l’attitude « néocoloniale » des pays ayant apporté leur soutien au chef de l’opposition Juan Guaido. « Le gouvernement légitime du Venezuela est prêt à discuter, ce qui montre combien le président Nicolas Maduro se comporte de manière constructive et combien est destructive la position de la personne qui a été désignée chef de l’État en violation de toutes les normes et principes de la charte de l’ONU ».    La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a quant à elle souhaité un renforcement de la coopération économique entre Moscou et Caracas. Elle a annoncé la fermeture du bureau à Lisbonne du groupe public PDVSA, poids lourd de l’économie vénézuélienne. Un bureau qui va être transféré à Moscou. Etienne Bouche, Moscou, RFI.

SD : Les forces antijihadistes ont lancé aujourd’hui leur assaut final contre le groupe État islamique en Syrie.

FB : Le dernier bastion des jihadistes est situé dans l’est du pays. Les Forces démocratiques syriennes ont lancé leurs opérations en septembre, mais avaient dû les suspendre pour épargner les civils. Par ailleurs, en Syrie toujours, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques fait savoir aujourd’hui que de la chlorine a été utilisée contre la ville de Douma en avril 2018. Selon des médecins cités dans le rapport, l’attaque a fait une quarantaine de morts. Les Occidentaux avaient accusé le régime syrien d’avoir mené l’attaque. 

SD : De nouveaux affrontements aujourd’hui à la frontière entre la bande de Gaza et Israël.

FB : Dix-sept Palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats israéliens. Israël où le procureur général a lancé hier une procédure de mise en examen de Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre a réagi aujourd’hui sur Twitter. Pour lui, la gauche tente de le renverser après dix années consécutives à la tête du gouvernement. Il affirme que les élections législatives du 9 avril vont se jouer entre « une droite forte » et une « gauche faible alliée aux partis arabes ». Malgré ces accusations de corruption, son électorat semble soudé. Écoutez l’analyse d’Anshel Pfeffer. Il est journaliste et auteur d’une biographie de Benyamin Netanyahu.

Ceux qui, à droite, aiment Benjamin Netanyahu et croient en son message, ou même ceux qui ne l’aiment pas particulièrement, mais qui se définissent de droite ne veulent pas voir une situation similaire à celle créée par le gouvernement Sharon. Il s’agissait certes aussi d’un gouvernement de droite, mais il s’est retiré de la bande de Gaza. Et ces électeurs sont inquiets qu’une telle situation puisse se reproduire. Eux iront de toute façon avec Bibi Netanyahu, car ils ne prendront pas le risque d’un désengagement supplémentaire, d’un retrait de certains endroits de Cisjordanie. Mais il y a des gens qui ne vont pas considérer que le risque d’un retrait est très sérieux. Benny Gantz est un militaire, il n’est pas un gauchiste. La question est de savoir combien ils seront.

FB : Des propos recueillis par notre correspondant Guilhem Delteil.

SD : En France, Emmanuel Macron appelle les gilets jaunes à un retour au calme.

FB : Le président s’est exprimé depuis Bordeaux. À la veille de l’acte 16 du mouvement, le chef de l’État a qualifié « d’intolérables » les violences qui émaillent les manifestations, et ont notamment touché les commerces du centre de Bordeaux. Le président était au côté d’Alain Juppé qui a remis sa démission à la mairie de la ville pour pouvoir prêter serment au Conseil constitutionnel le 11 mars.

SD : La ministre française des Affaires européennes, Nathalie Loiseau demande au Vatican de prendre ses responsabilités

FB : Elle a réagi ce matin aux accusations d’attouchements sexuels portées contre son représentant en France Monseigneur Luigi Ventura. Il fait l’objet de plusieurs plaintes. Des enquêtes sont en cours... Les précisions de Stéphane Geneste.

Dans une tribune publiée jeudi dans le quotidien français Libération, les trois hommes qui accusent le nonce apostolique en France d’agressions sexuelles réclament la levée de l’immunité diplomatique de Luigi Ventura. Deux d’entre eux ont d’ailleurs porté plainte. Le prélat aurait, je cite « laissé traîner à plusieurs reprises, une main baladeuse » sur des employés de la ville de Paris lors de réceptions. Luigi Ventura, 74 ans, assure depuis 2009 le lien entre le Vatican et l’Etat français, ainsi qu’entre le pape et les évêques du pays. Avant d’être nommé en France, le prélat était en poste au Canada. Il fait d’ailleurs l’objet d’une plainte déposée la semaine dernière à la nonciature d’Ottawa, pour des faits présumés d’attouchements sexuels. Des faits qui se seraient produits il y a 11 ans. Luigi Ventura aurait touché les fesses d’un homme âgé de 32 ans à au moins deux reprises. À ce stade, Luigi Ventura bénéficie d’une immunité diplomatique, et comme la Convention de Vienne le prévoit, la France peut demander au Vatican sa levée.

FB : Merci beaucoup Sébastien Duhamel de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à tous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute. Je vous rappelle que ce journal est à retrouver sur notre site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 01/03/2019 20:30:11

Journal en français facile 01/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien. 

Sébastien Duhamel : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : la libération d’un pilote indien capturé cette semaine par le Pakistan. Les relations entre les deux pays semblent s’apaiser après une semaine de tension autour du Cachemire. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui dans plusieurs villes d’Algérie contre un nouveau mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Des heurts ont éclaté dans la capitale.

SD : Nous nous intéresserons également à l’aide humanitaire au Venezuela. La Russie, alliée de Nicolas Maduro, assure que son soutien est légitime, à l’inverse de celui des États-Unis.

FB : Et puis en Israël, la campagne pour les élections législatives prend un nouvel aspect avec la possible inculpation de Benjamin Netanyahu pour corruption, mais l’électorat du Premier ministre semble soudé/

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SD : Après plusieurs jours de forte tension avec l’Inde, le Pakistan fait un geste d’apaisement. Il a libéré il y a quelques heures le pilote capturé au Cachemire.

FB : Ce pilote de l’aviation indienne avait été arrêté mercredi après que son avion a été abattu par l’aviation pakistanaise. Des milliers d’Indiens l’attendaient à la frontière. Les précisions de Christophe Paget.

Dès vendredi matin des milliers d’Indiens s’étaient massés au point de passage de Wagah, à la frontière avec le Pakistan pour accueillir Abhinandan Varthaman, en agitant des drapeaux et en chantant des chants patriotiques. Le pilote est devenu un héros en Inde : si son chasseur a été abattu par les Pakistanais c’est après, affirme New Delhi, avoir lui-même abattu un appareil pakistanais (ce qu’Islamabad dément). Le pilote devait être libéré en milieu d’après-midi, mais ce n’est qu’après 21h heure locale qu’il est arrivé au point de passage, et il a traversé la frontière au moment où tous les Indiens étaient devant leur télévision, ce qui était peut-être l’objectif d’Islamabad. En annonçant sa libération, le Premier ministre pakistanais Imran Khan avait souligné que le désir de désescalade du Pakistan « ne devrait pas être interprété comme une preuve de faiblesse », mais comme un geste de paix et un premier pas pour ouvrir des négociations après deux semaines de graves tensions. Reste avoir comment cette main tendue du Pakistan va être interprété par Narendra Modi, le Premier ministre nationaliste indien, qui ce jeudi dénonçait « un ennemi qui essaye de déstabiliser l’Inde ». Narendra Modi en pleine campagne électorale, il briguera un nouveau mandat à la tête de l’Inde dans quelques semaines.

SD : L’autre principale actualité de ce vendredi c’est la nouvelle journée de manifestation en Algérie.

FB : Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre la perspective d’un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Des rassemblements étaient organisés à Oran, Tizi-Ouzou, Bouira et Sétif. Et bien sûr, dans la capitale Alger. Des affrontements ont éclaté entre des jeunes et des forces de l’ordre. Au moins une dizaine de personnes ont été blessées. La police a également largement fait usage de gaz lacrymogènes.

SD : Dans la capitale somalienne, à Mogadiscio. Les forces de sécurité ont mis fin à leur opération contre un commando d’islamistes shebab.

FB : Le siège a duré près de 22 heures. Tous les terroristes ont été tués. Ces affrontements faisaient suite à une attaque à la voiture piégée hier soir contre un grand hôtel de la capitale. Au moins 19 personnes ont été tuées et 112 blessées.

SD : Une attaque également en Afghanistan, une attaque contre un camp militaire.

FB : Une base américano-afghane du sud-ouest du pays. Au moins 25 personnes ont été tuées. L’attaque a été revendiquée par les talibans.

SD : RFI il est 23h à Moscou, où il a été question aujourd’hui de l’aide humanitaire au Venezuela.

FB : La Russie a renouvelé son soutien au président Nicolas Maduro. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, recevait la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez. Moscou a promis de poursuivre son aide humanitaire dans le ce pays. Correspondance d’Étienne Bouche.

Sergueï Lavrov a clairement fait la distinction : Washington instrumentalise la question de l’aide humanitaire tandis que celle apportée par Moscou est légitime. En accord avec Caracas, la Russie poursuivra donc son soutien matériel. « Nous avons récemment envoyé un premier lot de 7,5 tonnes de médicaments. Nous venons de recevoir une liste supplémentaire de médicaments que l’État vénézuélien souhaiterait obtenir. Par ailleurs, je pense que les livraisons massives de blé russe contribuent à la normalisation de la situation et aident grandement le gouvernement vénézuélien à relever les défis actuels. » Le chef de la diplomatie russe appelle à un dialogue national et dénonce l’attitude « néocoloniale » des pays ayant apporté leur soutien au chef de l’opposition Juan Guaido. « Le gouvernement légitime du Venezuela est prêt à discuter, ce qui montre combien le président Nicolas Maduro se comporte de manière constructive et combien est destructive la position de la personne qui a été désignée chef de l’État en violation de toutes les normes et principes de la charte de l’ONU ».    La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, a quant à elle souhaité un renforcement de la coopération économique entre Moscou et Caracas. Elle a annoncé la fermeture du bureau à Lisbonne du groupe public PDVSA, poids lourd de l’économie vénézuélienne. Un bureau qui va être transféré à Moscou. Etienne Bouche, Moscou, RFI.

SD : Les forces antijihadistes ont lancé aujourd’hui leur assaut final contre le groupe État islamique en Syrie.

FB : Le dernier bastion des jihadistes est situé dans l’est du pays. Les Forces démocratiques syriennes ont lancé leurs opérations en septembre, mais avaient dû les suspendre pour épargner les civils. Par ailleurs, en Syrie toujours, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques fait savoir aujourd’hui que de la chlorine a été utilisée contre la ville de Douma en avril 2018. Selon des médecins cités dans le rapport, l’attaque a fait une quarantaine de morts. Les Occidentaux avaient accusé le régime syrien d’avoir mené l’attaque. 

SD : De nouveaux affrontements aujourd’hui à la frontière entre la bande de Gaza et Israël.

FB : Dix-sept Palestiniens ont été blessés par des tirs de soldats israéliens. Israël où le procureur général a lancé hier une procédure de mise en examen de Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre a réagi aujourd’hui sur Twitter. Pour lui, la gauche tente de le renverser après dix années consécutives à la tête du gouvernement. Il affirme que les élections législatives du 9 avril vont se jouer entre « une droite forte » et une « gauche faible alliée aux partis arabes ». Malgré ces accusations de corruption, son électorat semble soudé. Écoutez l’analyse d’Anshel Pfeffer. Il est journaliste et auteur d’une biographie de Benyamin Netanyahu.

Ceux qui, à droite, aiment Benjamin Netanyahu et croient en son message, ou même ceux qui ne l’aiment pas particulièrement, mais qui se définissent de droite ne veulent pas voir une situation similaire à celle créée par le gouvernement Sharon. Il s’agissait certes aussi d’un gouvernement de droite, mais il s’est retiré de la bande de Gaza. Et ces électeurs sont inquiets qu’une telle situation puisse se reproduire. Eux iront de toute façon avec Bibi Netanyahu, car ils ne prendront pas le risque d’un désengagement supplémentaire, d’un retrait de certains endroits de Cisjordanie. Mais il y a des gens qui ne vont pas considérer que le risque d’un retrait est très sérieux. Benny Gantz est un militaire, il n’est pas un gauchiste. La question est de savoir combien ils seront.

FB : Des propos recueillis par notre correspondant Guilhem Delteil.

SD : En France, Emmanuel Macron appelle les gilets jaunes à un retour au calme.

FB : Le président s’est exprimé depuis Bordeaux. À la veille de l’acte 16 du mouvement, le chef de l’État a qualifié « d’intolérables » les violences qui émaillent les manifestations, et ont notamment touché les commerces du centre de Bordeaux. Le président était au côté d’Alain Juppé qui a remis sa démission à la mairie de la ville pour pouvoir prêter serment au Conseil constitutionnel le 11 mars.

SD : La ministre française des Affaires européennes, Nathalie Loiseau demande au Vatican de prendre ses responsabilités

FB : Elle a réagi ce matin aux accusations d’attouchements sexuels portées contre son représentant en France Monseigneur Luigi Ventura. Il fait l’objet de plusieurs plaintes. Des enquêtes sont en cours... Les précisions de Stéphane Geneste.

Dans une tribune publiée jeudi dans le quotidien français Libération, les trois hommes qui accusent le nonce apostolique en France d’agressions sexuelles réclament la levée de l’immunité diplomatique de Luigi Ventura. Deux d’entre eux ont d’ailleurs porté plainte. Le prélat aurait, je cite « laissé traîner à plusieurs reprises, une main baladeuse » sur des employés de la ville de Paris lors de réceptions. Luigi Ventura, 74 ans, assure depuis 2009 le lien entre le Vatican et l’Etat français, ainsi qu’entre le pape et les évêques du pays. Avant d’être nommé en France, le prélat était en poste au Canada. Il fait d’ailleurs l’objet d’une plainte déposée la semaine dernière à la nonciature d’Ottawa, pour des faits présumés d’attouchements sexuels. Des faits qui se seraient produits il y a 11 ans. Luigi Ventura aurait touché les fesses d’un homme âgé de 32 ans à au moins deux reprises. À ce stade, Luigi Ventura bénéficie d’une immunité diplomatique, et comme la Convention de Vienne le prévoit, la France peut demander au Vatican sa levée.

FB : Merci beaucoup Sébastien Duhamel de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à tous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute. Je vous rappelle que ce journal est à retrouver sur notre site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 01/03/2019 20:30:11

Festival de Cannes 2019 : Alejandro Iñárritu, président du jury

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 01/03/2019 16:44:49

Journal en français facile 28/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel.
Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en Français facile. Pour m'accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Macky Sall réélu président du Sénégal avec 58,27% des suffrages. Ce sont des résultats provisoires annoncés en début d'après-midi. Nous reviendrons sur le parcours de Macky Sall.
SB : L'échec du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un : le président américain est reparti de Hanoï sans aucun accord signé avec le dirigeant nord-coréen. C'est aussi un coup dur pour Moon Jae-in, le président sud-coréen qui s'était beaucoup investi pour la paix.
JZ : Et on parlera football féminin avec le match amical entre l'équipe de France et l'Allemagne qui vient de commencer. Nous serons en direct du stade de Laval avec notre envoyé spécial.

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SB : Au Sénégal, Macky sall a réussi son pari.

JZ : Le président sénégal sortant a été réélu dès le premier tour avec 58,27 % des suffrages - des voix exprimées - lors du scrutin du 24 février. Ce sont des résultats provisoires proclamés par la Commission nationale de rescensement des votes. Au pouvoir depuis 2012, Macky Sall a devancé - il est passé devant - l'ancien premier ministre Idrissa Seck qui a obtenu 20,5 % des voix. Viennent ensuite le député Ousmane Sonko avec 15,67 % des voix. Et puis Issa Sall avec 4,07 % et Madické Nian avec 1,48 %. Ces 4 candidats malheureux de l'opposition ont contesté ces résultats. Ils ont trois jours pour déposer un recours devant le conseil constitutionnel, mais ils ont décidé de ne pas le faire. Mais revenons sur le parcours  du préseident réélu Macky Sall avec William Delesseux à Dakar.

Macky Sall 57 ans, président depuis 7 ans emporte la majorité absolue des suffrages exprimés. C’est maintenant officiel ce jeudi il a réussi son coup KO : emporter la majorité absolue des suffrages des citoyens. le résultat d’une campagne mené tambour battant. Le président candidat n’a rien laissé au hasard. Il a sillonné le pays, et mené un meeting par jour. Le résultat du chef de l’Etat est aussi dû à un jeu d’alliances mené depuis les législatives. Sa coalition Benno Bokk Yaakaar a emporté le plus vieux parti du pays, le Parti socialiste dans cette alliance. Mais de l’avis de certains opposants comme de certains observateurs, Macky Sall, a tout fait pour assurer sa réélection. Une réélection aussi en l’absence de deux candidats que sont Karim Wade et Khalifa Sall. Macky Sall ancien ministre d’Abdoulaye Wade né à Fatick sera donc au pouvoir de nouveau pendant 5 ans. Il compte mettre en place la deuxième phase de son plan Senegal émergent. Son plan d’investissements publics dans le pays, de construction d’infrastructures. Autre défi du président restaurer le dialogue politique Restaurer le consensus Sénégalais Un dialogue devenu quasi impossible ont relevé certains observateurs. William Delesseux au QG de Macky Sall, Dakar, RFI.

SB : Le Pakistan va libérer demain le pilote indien d'avion de chasse.

JZ : C'est un "geste de paix", a annoncé Imran Khan, le Premier ministre pakistanais. L'avion du lieutenant-colonel indien avait été abattu hier au-dessus du Cachemire indien lors d'une confrontation aérienne inédite entre les deux puissances nucléaires de l'Asie du Sud. Des tirs ont été échangés brièvement ce matin entre soldats indiens et pakistanais le long de la ligne de démarcation au Cachemire.. Les États-Unis, la Chine et d'autres puissances mondiales ont appelé à la retenue les deux puissances nucléaires du sous-continent indien.

SB : L'échec du sommet de Hanoï entre Donald Trump et Kim Jong-un

JZ : Aucun accord n'a été signé sur la dénucléarisation ou sur la paix entre le président américain et le dirigeant de la Corée du Nord. Pour Donald Trump, Kim Jong-un a trop demandé : à savoir une levée totale des sanctions avant de commencer le désarmement nucléaire. Mais c'est peut-être plus compliqué : on a appris il y a quelques heures que la délégation nord-coréenne avait proposé de fermer le très important complexe nucléaire de Yongbyon en échange d'une levée partielle des sanctions. En tout cas, c'est un coup dur pour Donald Trump mais aussi pour les Sud-Coréens, très déçus. Ils espéraient un compromis et surtout de meilleures relations avec leur voisin nord-coréen. À Séoul, Frédéric Ojardias.

L’échec de Hanoi a anéanti les espoirs de Séoul de poursuivre sa stratégie de rapprochement économique avec la Corée du Nord. Le gouvernement a exprimé ses regrets. Mais dans les rues de la capitale, qui prépare les cérémonies du centenaire du mouvement de la libération du 1er mars, on veut garder espoir. « Ce sommet était un effort totalement vain. Pour que Kim et Trump trouvent un accord, cela prendra beaucoup de temps. » « C'est une très mauvaise nouvelle. Je ne sais pas si Trump est remonté dans son avion ? Si non, ce serait bien qu'ils se rencontrent de nouveau. Je pense que de toute façon y aura un autre sommet, plus tard. » « Je pense que Kim et Trump trouveront un accord dans le futur. Kim Jong-un prendra la décision appropriée. Parce que son économie va mal. » La présidence sud-coréenne aussi veut croire à un futur sommet. Selon son porte-parole, Donald Trump et Kim Jong-un sont tout de même parvenus « aux avancées les plus significatives jamais obtenues »... Ce qui n’empêchera pas le président Moon Jae-in de réécrire son discours prévu pour les célébrations de demain.  Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

SB : En Libye, un accord a été obtenu sur la nécessité d'élections générales.

JZ : Accord entre les deux autorités rivales qui se partagent le pays. D'un côté Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d'union nationale  et de l'autre, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays. Ils se sont entendus pour mettre fin à la période de transition à travers ces élections. Après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011... la Libye a plongé dans le chaos, déchirée par les luttes d'influence entre les nombreuses milices.

SB : Coup dur pour Benyamin Netanyahou à moins de deux mois des élections en Israël.

JZ : La décision était attendue dans le pays. Le procureur général israélien veut mettre en examen le premier ministre. Benyamin Netanyahou doit être convoqué à une audition en vue de son inculpation. Il est accusé de « fraude et abus de confiance » dans trois affaires mais aussi de « corruption » dans l’une d’entre elles. Le premier parle d'une chasse au sorcière destinée à le renverser. Les explications de Guillaume Delteil.

Pour le procureur général, c’est dans le dossier dit « 4000 » que les faits reprochés à Benyamin Netanyahu sont les plus lourds. Dans cette affaire, le Premier ministre est soupçonné d’avoir tenté de négocier une couverture favorable de la part d’un influent site d’information, Walla, en contrepartie de faveurs gouvernementales accordées au propriétaire de ce site, le géant des Télécommunications Bezeq. C’est dans ce dossier qu’Avichaï Mandelblit veut mettre en examen Benyamin Netanyahu pour « corruption, fraude et abus de confiance ». Dans les deux autres affaires arrivées sur son bureau, il n’a pas retenu l’ensemble des charges recommandées par la police. Le chef d’accusation de corruption ne figure pas dans les enquêtes sur les cadeaux offerts par de riches hommes d’affaires ni dans celle sur une tentative d’accord avec le propriétaire d’un grand journal, Yediot Aharonoth. Dans la lettre accompagnant sa décision, le procureur général attaque sévèrement le Premier ministre. « Vous avez abusez de votre autorité en prenant en compte d’autres considérations liées à vos intérêts personnels et à ceux de votre famille » écrit-il. Avichaï Mandelblit précise toutefois que sa décision n'est pas "finale". Avant qu’elle ne le devienne, Benyamin Netanyahu sera convoqué à une audition au cours de laquelle il pourra répondre aux chefs d’accusation. Celle-ci ne devrait pas avoir lieu avant les élections. Guillaume Delteil, Jérusalem, RFI.

JZ : On se quitte avec du football féminin. La France rencontre l'Allemagne en match amical. Eric Chaurin vous êtes au stade à Laval en direct avec nous.

[Direct : transcription manquante]

JZ : Merci Eric Chaurin, vous étiez en direct de Laval et merci à tous d'avoir écouté ce Journal en français facile. Merrci à vous Sylvie Berruet.

SB : Merci Joris.



Voir le flux - 28/02/2019 20:45:03

Journal en français facile 28/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel.
Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en Français facile. Pour m'accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Macky Sall réélu président du Sénégal avec 58,27% des suffrages. Ce sont des résultats provisoires annoncés en début d'après-midi. Nous reviendrons sur le parcours de Macky Sall.
SB : L'échec du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un : le président américain est reparti de Hanoï sans aucun accord signé avec le dirigeant nord-coréen. C'est aussi un coup dur pour Moon Jae-in, le président sud-coréen qui s'était beaucoup investi pour la paix.
JZ : Et on parlera football féminin avec le match amical entre l'équipe de France et l'Allemagne qui vient de commencer. Nous serons en direct du stade de Laval avec notre envoyé spécial.

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SB : Au Sénégal, Macky sall a réussi son pari.

JZ : Le président sénégal sortant a été réélu dès le premier tour avec 58,27 % des suffrages - des voix exprimées - lors du scrutin du 24 février. Ce sont des résultats provisoires proclamés par la Commission nationale de rescensement des votes. Au pouvoir depuis 2012, Macky Sall a devancé - il est passé devant - l'ancien premier ministre Idrissa Seck qui a obtenu 20,5 % des voix. Viennent ensuite le député Ousmane Sonko avec 15,67 % des voix. Et puis Issa Sall avec 4,07 % et Madické Nian avec 1,48 %. Ces 4 candidats malheureux de l'opposition ont contesté ces résultats. Ils ont trois jours pour déposer un recours devant le conseil constitutionnel, mais ils ont décidé de ne pas le faire. Mais revenons sur le parcours  du préseident réélu Macky Sall avec William Delesseux à Dakar.

Macky Sall 57 ans, président depuis 7 ans emporte la majorité absolue des suffrages exprimés. C’est maintenant officiel ce jeudi il a réussi son coup KO : emporter la majorité absolue des suffrages des citoyens. le résultat d’une campagne mené tambour battant. Le président candidat n’a rien laissé au hasard. Il a sillonné le pays, et mené un meeting par jour. Le résultat du chef de l’Etat est aussi dû à un jeu d’alliances mené depuis les législatives. Sa coalition Benno Bokk Yaakaar a emporté le plus vieux parti du pays, le Parti socialiste dans cette alliance. Mais de l’avis de certains opposants comme de certains observateurs, Macky Sall, a tout fait pour assurer sa réélection. Une réélection aussi en l’absence de deux candidats que sont Karim Wade et Khalifa Sall. Macky Sall ancien ministre d’Abdoulaye Wade né à Fatick sera donc au pouvoir de nouveau pendant 5 ans. Il compte mettre en place la deuxième phase de son plan Senegal émergent. Son plan d’investissements publics dans le pays, de construction d’infrastructures. Autre défi du président restaurer le dialogue politique Restaurer le consensus Sénégalais Un dialogue devenu quasi impossible ont relevé certains observateurs. William Delesseux au QG de Macky Sall, Dakar, RFI.

SB : Le Pakistan va libérer demain le pilote indien d'avion de chasse.

JZ : C'est un "geste de paix", a annoncé Imran Khan, le Premier ministre pakistanais. L'avion du lieutenant-colonel indien avait été abattu hier au-dessus du Cachemire indien lors d'une confrontation aérienne inédite entre les deux puissances nucléaires de l'Asie du Sud. Des tirs ont été échangés brièvement ce matin entre soldats indiens et pakistanais le long de la ligne de démarcation au Cachemire.. Les États-Unis, la Chine et d'autres puissances mondiales ont appelé à la retenue les deux puissances nucléaires du sous-continent indien.

SB : L'échec du sommet de Hanoï entre Donald Trump et Kim Jong-un

JZ : Aucun accord n'a été signé sur la dénucléarisation ou sur la paix entre le président américain et le dirigeant de la Corée du Nord. Pour Donald Trump, Kim Jong-un a trop demandé : à savoir une levée totale des sanctions avant de commencer le désarmement nucléaire. Mais c'est peut-être plus compliqué : on a appris il y a quelques heures que la délégation nord-coréenne avait proposé de fermer le très important complexe nucléaire de Yongbyon en échange d'une levée partielle des sanctions. En tout cas, c'est un coup dur pour Donald Trump mais aussi pour les Sud-Coréens, très déçus. Ils espéraient un compromis et surtout de meilleures relations avec leur voisin nord-coréen. À Séoul, Frédéric Ojardias.

L’échec de Hanoi a anéanti les espoirs de Séoul de poursuivre sa stratégie de rapprochement économique avec la Corée du Nord. Le gouvernement a exprimé ses regrets. Mais dans les rues de la capitale, qui prépare les cérémonies du centenaire du mouvement de la libération du 1er mars, on veut garder espoir. « Ce sommet était un effort totalement vain. Pour que Kim et Trump trouvent un accord, cela prendra beaucoup de temps. » « C'est une très mauvaise nouvelle. Je ne sais pas si Trump est remonté dans son avion ? Si non, ce serait bien qu'ils se rencontrent de nouveau. Je pense que de toute façon y aura un autre sommet, plus tard. » « Je pense que Kim et Trump trouveront un accord dans le futur. Kim Jong-un prendra la décision appropriée. Parce que son économie va mal. » La présidence sud-coréenne aussi veut croire à un futur sommet. Selon son porte-parole, Donald Trump et Kim Jong-un sont tout de même parvenus « aux avancées les plus significatives jamais obtenues »... Ce qui n’empêchera pas le président Moon Jae-in de réécrire son discours prévu pour les célébrations de demain.  Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

SB : En Libye, un accord a été obtenu sur la nécessité d'élections générales.

JZ : Accord entre les deux autorités rivales qui se partagent le pays. D'un côté Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d'union nationale  et de l'autre, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays. Ils se sont entendus pour mettre fin à la période de transition à travers ces élections. Après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011... la Libye a plongé dans le chaos, déchirée par les luttes d'influence entre les nombreuses milices.

SB : Coup dur pour Benyamin Netanyahou à moins de deux mois des élections en Israël.

JZ : La décision était attendue dans le pays. Le procureur général israélien veut mettre en examen le premier ministre. Benyamin Netanyahou doit être convoqué à une audition en vue de son inculpation. Il est accusé de « fraude et abus de confiance » dans trois affaires mais aussi de « corruption » dans l’une d’entre elles. Le premier parle d'une chasse au sorcière destinée à le renverser. Les explications de Guillaume Delteil.

Pour le procureur général, c’est dans le dossier dit « 4000 » que les faits reprochés à Benyamin Netanyahu sont les plus lourds. Dans cette affaire, le Premier ministre est soupçonné d’avoir tenté de négocier une couverture favorable de la part d’un influent site d’information, Walla, en contrepartie de faveurs gouvernementales accordées au propriétaire de ce site, le géant des Télécommunications Bezeq. C’est dans ce dossier qu’Avichaï Mandelblit veut mettre en examen Benyamin Netanyahu pour « corruption, fraude et abus de confiance ». Dans les deux autres affaires arrivées sur son bureau, il n’a pas retenu l’ensemble des charges recommandées par la police. Le chef d’accusation de corruption ne figure pas dans les enquêtes sur les cadeaux offerts par de riches hommes d’affaires ni dans celle sur une tentative d’accord avec le propriétaire d’un grand journal, Yediot Aharonoth. Dans la lettre accompagnant sa décision, le procureur général attaque sévèrement le Premier ministre. « Vous avez abusez de votre autorité en prenant en compte d’autres considérations liées à vos intérêts personnels et à ceux de votre famille » écrit-il. Avichaï Mandelblit précise toutefois que sa décision n'est pas "finale". Avant qu’elle ne le devienne, Benyamin Netanyahu sera convoqué à une audition au cours de laquelle il pourra répondre aux chefs d’accusation. Celle-ci ne devrait pas avoir lieu avant les élections. Guillaume Delteil, Jérusalem, RFI.

JZ : On se quitte avec du football féminin. La France rencontre l'Allemagne en match amical. Eric Chaurin vous êtes au stade à Laval en direct avec nous.

[Direct : transcription manquante]

JZ : Merci Eric Chaurin, vous étiez en direct de Laval et merci à tous d'avoir écouté ce Journal en français facile. Merrci à vous Sylvie Berruet.

SB : Merci Joris.



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Taureaumachie

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Donald Trump a des soucis avec l’institution politique américaine : il a déclaré une « Urgence nationale » pour construire son mur. Mais la majorité des élus américains semble ne pas être d’accord : la Chambre des représentants a voté une résolution contre cette Urgence. Et c’est maintenant au Sénat de donner sa décision. La Chambre des représentants a planté une banderille ? Le Sénat va-t-il donner l’estocade ? C’est par cette image que les informations de RFI présentaient la situation. La banderille d’abord donc, et l’estocade ensuite ? La banderille étant une première attaque, mais pas décisive, et l’estocade terminant le travail, et achevant l’agression en portant un coup définitif ? Oui c’est un peu ça. Mais ces deux expressions ne sont pas toujours utilisées en corrélation : on peut planter des banderilles sans aller jusqu’à l’estocade ; on peut parler d’estocade sans que les banderilles aient été évoquées !

Des deux mots, comme tous ceux de la tauromachie d’ailleurs, sont empruntés à l’espagnol. Et ce qu’on appelle la tauromachie, c’est la culture et la pratique des courses de taureaux, spectacles rituels et cruels, qui se déroulent dans une arène dans laquelle un taureau affronte ceux qui vont le tuer au bout d’un genre de danse de mort, d’attaques et de parades très réglées, mais dont le résultat n’est pas donné à l’avance ! Le taureau ne s’en sortira pas vivant (sauf très rares exceptions, lorsqu’il est gracié !), mais les hommes prennent des risques. Et je dis des hommes, car cette pratique est essentiellement masculine !

Alors les banderilles, dans le début du combat, sont des genres de fléchettes lancées sur le taureau. Elles ne sont certainement pas dangereuses pour sa vie, mais elles montrent qu’il est une cible, elles l’aiguillonnent, le surexcitent. Et elles se voient bien et font partie du spectacle : aux flèches sont attachées des rubans multicolores qui flottent au vent. Comme de petits drapeaux, de petites bannières. Et c’est bien le sens d’origine du mot. Le mot est donc souvent utilisé au figuré lorsqu’on attaque, de loin, sans prendre trop de risques, et souvent par la parole, par quelques phrases bien senties, perfides, empoisonnées une personnalité… Et dans cet usage figuré, on garde le verbe qui évoque la tauromachie : on plante des banderilles.

L’estocade est bien différente : elle est mortelle. Le mot est de la même famille qu’estoc, vieux terme français qui désigne la pointe d’une épée. Et quand on parle de donner l’estocade, on imagine un dernier coup, qui achève l’adversaire, de manière nette et précise, mais qui est la passe finale d’un long affrontement.

Mais l’univers de ces courses de taureaux pour reprendre une expression française courante est riche et mots qu’on utilise en français. Quitte d’ailleurs à leur donner une vie très française : c’est le cas pour le toréador, un mot qui sonne très espagnol, mais que cette langue a pratiquement abandonné depuis très longtemps. En revanche il est courant en français, pour nommer l’acteur principal de cette tauromachie, celui qui précisément porte l’estocade. Si l’on veut être plus en accord avec les spécialistes, ceux qu’on appelle les aficionados, qui s’y connaissent, on parlera de torero ! Mais il faut aussi se rappeler Carmen, l’opéra célèbre de Bizet, dont le livret a beaucoup fait pour la popularité du toréador : Toréador, ton cœur n’est pas en or…

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



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