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Journal en français facile 02/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Bonsoir Sylvie Berruet et bonne année puisque vous faites votre retour à l’antenne ce soir.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonne année !

RA : A la une de l’actualité : J-1 avant la mise en place du nouveau congrès américain. C’est ce jeudi que les députés et sénateurs élus à l’issue des élections de mi-mandat vont prendre leurs fonctions. Dans un instant notre expert nous expliquera que les blocages politiques vont se poursuivre.

SB : Au Brésil la nouvelle équipe autour de Jair Bolsonaro. Les ministres prennent leurs fonctions, au lendemain de l’investiture du nouveau Président brésilien, premier chef d’extrême droite à la tête du Brésil.

RA : Et puis dans le sud de l’Inde, deux femmes sont pour la première fois entrées dans l’un des temples les plus sacrés de l’hindouisme. Elles en ont le droit depuis une décision de justice en fin d’année dernière. Mais cela a provoqué la colère des traditionalistes.

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SB : Les Américains vont donc découvrir un nouveau congrès demain jeudi.

RA : Avec l’entrée en fonctions des députés et des sénateurs qui ont été élus lors des élections de mi-mandat en novembre dernier. La grande nouveauté, c’est que désormais la Chambre des Représentants va être contrôlée par les Démocrates. Ce qui ouvre une période de cohabitation, car le Sénat reste entre les mains des Républicains. Mais cela ne devrait pas changer grand-chose, c’est l’avis de Françoise Coste, professeur d’études américaines à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès : elle estime que les blocages politiques vont se poursuivre.

[Transcription manquante]

RA : Françoise Coste, professeur d’études américaines à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès, elle répondait aux questions de Marie Normand. Vous avez peut-être entendu le mot « shutdown », en français cela veut dire fermeture ou blocage. Et aux États-Unis on parle de shutdown quand Républicains et Démocrates ne parviennent pas à s’entendre sur la question du budget. C’est le cas depuis la fin du mois de décembre. Pour tenter de débloquer la situation, Donald Trump reçoit ce soir les élus du Congrès des deux camps. Avant cette réunion, le Président a prévenu que le « shutdown » pourrait durer longtemps.

SB : Au Brésil hier soir on évoquait l’investiture du Président Jair Bolsonaro. Aujourd’hui les ministres débutent leur travail.

RA : Et les questions sont nombreuses avec l’arrivée d’un chef d’extrême droite, car la plupart de ces ministres n’ont pas d’expérience politique. Pour nombre d’entre eux, ce sont d’anciens militaires. Présentation de la nouvelle équipe autour de Jair Bolsonaro, avec Oriane Verdier.

Sur les 22 ministres nommés par le président 7 sont d’anciens militaires. Parmi eux Augusto Heleno aux renseignements. Le général stratège de Bolsonaro commandait la mission de la paix des Nations Unies en Haïti où l’armée a commis diverses exactions. Autre homme fort du gouvernement, Paulo Guedes qui hérite du nouveau superministère cumulant l’économie, les finances, la planification de l’industrie et le commerce extérieur. Il est aujourd’hui considéré comme un « président bis », mais devra affronter les réticences des militaires pour mener à bien la privatisation à outrance annoncée. Il sera également très attendu sur les réformes des retraites et de l’impôt. Au ministère des Affaires étrangères, Ernesto Araujo, pour qui le changement climatique est un « complot gauchiste ». Ce maître à penser de l’extrême droite brésilienne propose un « pacte chrétien » avec les États-Unis et la Russie. Au-delà de l’hétérogénéité intra gouvernementale, l’équipe de Jair Bolsonaro devra tenter de séduire au cas par cas le plus de parlementaires possibles. Son parti n’occupe que 10 % des sièges du Parlement où sont représentés une trentaine de partis. Une fragmentation inédite dans l’histoire du Brésil.

RA : À noter les nouvelles réactions des États-Unis. Hier après l’investiture de Jai Bolsonaro, le Président américain Donald Trump saluait le premier discours de son homologue. Et ce mercredi c’est le Secrétaire d’Etat Mike Pompéo, qui se trouve à Brasilia, qui appelle à une relation transformée entre les États-Unis et le Brésil.

SB : En RDC, la quasi-totalité des émetteurs RFI toujours coupée dans le pays.

RA : Et notamment dans la capitale Kinshasa. Le pays vit dans l’attente de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle qui devrait intervenir ce dimanche. RFI dit par ailleurs regretter l’annonce du retrait par les autorités congolaises de l’accréditation de notre correspondante. « Elle n’a fait que son travail de journaliste professionnelle », écrit la direction.

SB : En Inde, la colère des traditionalistes.

RA : Manifestation ce mercredi devant le siège du Parlement de l’État du Kerala qui est situé dans le sud du pays. Il y a eu des heurts avec la police. Pourquoi cette colère ? Car quelques heures plus tôt et pour la première fois, deux femmes sont entrées dans l’un des sanctuaires les plus sacrés de l’hindouisme, le temple de Sabarimala. Des femmes qui n’y avaient pas accès jusqu’à une décision de justice en septembre 2018. Correspondance en Inde de Sébastien Farcis.

Il est 3 et demi du matin ce mercredi. Les deux femmes sont habillées en noir, la tête recouverte d’un foulard, et avancent d’un pas rapide vers le cœur de ce temple. C’est ainsi, tels des intrus, que ces deux femmes ont créé l’histoire : ce sont les premières âgées entre 10 et 50 ans à avoir pu prier dans le temple de Sabarimala, au Kerala. Les femmes en âge de procréer y étaient interdites jusqu’à récemment, sous prétexte qu’elles étaient impures ou pouvaient déranger le dieu Ayappa. En septembre, la Cour suprême a jugé cette discrimination illégale, mais rien n’y fait : depuis trois mois, face à la résistance des dévots, aucune femme n’a pu y pénétrer. La colère des hindouistes ne s’est pas fait attendre. Le parti nationaliste hindou du BJP, au pouvoir au niveau fédéral, mais en minorité dans cet État méridional, a commencé à manifester devant le siège du gouvernement régional. Et il soutient un appel à la grève générale lancé par un mouvement hindouiste pour la journée de jeudi. Les deux femmes en question, elles, ont fui de leur maison par peur de représailles et la police assure qu’elle les protégera.

SB : Également dans l’actualité en Asie, des combats qui continuent dans le sud-ouest de la Birmanie.

RA : Combats entre les forces de l’ordre et une guérilla bouddhiste. Elle est appelée la guérilla de l’armée d’Arakan, du nom de l’État où ont lieu ces combats. Un État qui a déjà été agité l’an dernier par la répression contre les Rohingyas. Christophe Paget les civils fuient par centaines.

Pas de répit pour l’État de l’Arakan. Depuis début décembre, selon l’ONU, 2 500 personnes avaient déjà dû fuir leurs maisons après la reprise des combats entre l’armée birmane et l’AA ; l’armée d’Arakan, un groupe autonomiste qui se veut le porte-parole des bouddhistes, majoritaires dans la région. Et selon le journal d’Etat New Light of Myanmar, hier la police des frontières a été attaquée par une trentaine de personnes armées. Les rebelles reconnaissent qu’il y a eu des heurts, mais affirment ne pas en être à l’origine. Ils nient également toute implication dans l’opération menée hier soir contre le convoi du ministre en chef de l’État de l’Arakan - des mines ont été déclenchées à distance lors de son passage, il n’y aurait pas de blessés. Le mois dernier l’armée birmane avait annoncé qu’elle suspendait pour quatre mois « toutes ses opérations militaires » contre les insurgés dans le nord et l’est du pays, manifestement pour amener les groupes rebelles qui n’y participaient pas encore à la table des négociations, lancées par la dirigeante Aung San Suu Kyi. Mais ce cessez-le-feu ne concerne pas l’État de l’Arakan, où selon les rebelles les combats continuent donc aujourd’hui.

SB : En Russie le bilan continue de s’alourdir deux jours après l’effondrement d’un immeuble dans l’Oural.

RA : Il est désormais de 26 morts et c’est un bilan toujours provisoire, car on est sans nouvelles d’une dizaine de personnes. Lundi 31 décembre une partie d’un immeuble de 9 étages s’est effondré, très vraisemblablement en raison d’une explosion due au gaz. Les recherches sont rendues compliquées par un froid glacial, il faut savoir que dans cette région qui est située à 1700 kilomètres de Moscou il peut faire jusqu’à -27 degrés.

SB : Et puis en tennis, inquiétude pour le numéro 2 mondial Rafael Nadal.

RA : L’Espagnol vient de déclarer forfait pour le tournoi de Brisbane, cela veut dire qu’il ne participera pas à ce tournoi. Nadal affirme qu’il est blessé à la cuisse gauche. Et cela suscite des interrogations, car dans moins de deux semaines débute le premier tournoi du Grand Chelem de la saison, l’Open d’Australie.



Voir le flux - 02/01/2019 20:45:02

Visionnaire

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Elon Musk est-il un patron visionnaire et tapageur ? C’est comme ça en tout cas qu’il est présenté par les informations de RFI, avec une phrase un peu ambiguë, mais dans l’ensemble tout à fait admirative. Pourtant ce patron américain, ce chef d’entreprise plein de témérité est souvent regardé avec une certaine suspicion. C’est peut-être son côté tapageur qui en est à l’origine : provocant, il ne ressemble pas aux autres se fait remarquer, et fait parler de lui : l’annonce par ce patron, décrit comme « hors-norme » par ce même article de RFI, de retirer la marque de voitures Tesla de la bourse lui avait valu des ennuis. En même temps, on le dit visionnaire ! Qu’est-ce que cela signifie ? Le mot est aujourd’hui très positif : le visionnaire est celui qui voit plus loin que les autres ! C’est celui qui se projette dans le futur, qui anticipe, qui comprend à l’avance ce que sera la réalité dans quelques dizaines d’années. Et cette qualité particulière s’accompagne d’une certaine intrépidité : le visionnaire n’a pas peur. Pas peur de bousculer les idées reçues, d’avoir une pensée totalement novatrice, en imaginant ce que les autres n’osent pas même penser. Et pas peur non plus de prendre des risques, de parier sur ces idées nouvelles. Pas peur donc de passer pour un rêveur, mais un rêveur actif qui se démène, pour que ses rêves deviennent réalité. Même si son projet peut sembler extravagant et utopique. Il rêve donc de construire un tunnel géant qui permettrait de relier les villes de Chicago et Los Angeles à la vitesse de 240 km/h.

Elon Musk a-t-il donc des visions ? Car l’adjectif visionnaire vient bien de là. Et une vision n’est pas une vue, même si les deux mots sont la même origine, et font partie de la famille du verbe voir. Avoir une vision, ce serait voir dans les choses plus que les choses, ce qu’on dit parfois des écrivains et des poètes. Et ce mot fait souvent référence au surnaturel : Avoir une vision, c’est voir ce que les autres ne voient pas, voir des apparitions, qui se révèlent à vous, se manifestent depuis l’au-delà. On a ainsi souvent parlé des visions qu’avaient des personnes particulièrement pieuses, à qui apparaissaient, et parfois parlaient des personnages morts, ou dont on pense qu’ils vivent dans une autre sphère. Notamment dans la religion catholique : on voit la Vierge, un saint, ou même le Christ.

Mais le mot a encore un sens bien plus concret et ordinaire, pour désigner une certaine compréhension globale d’une situation : plus qu’une simple vue, c’est une façon globale, avec un certain recul d’appréhender, de saisir, de comprendre la réalité, de la mettre en perspective, en incluant tous les tenants et les aboutissants.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 02/01/2019 10:00:05

Journal en français facile 01/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, et tout d’abord bonne année, pour ce premier Journal en français facile de l’année 2019. Bonne année, Sébastien Duhamel.

Sébastien Duhamel : Meilleurs vœux à tous.

RA : Dans l’actualité de ce 1er janvier : Jair Bolsonaro officiellement Président du Brésil. Le leader d’extrême droite a été investi ce mardi devant le Parlement. Dans son premier discours, il appelle à un pacte national pour libérer le Brésil de la corruption. Nous retrouverons en direct de Brasilia notre envoyé spécial dans un instant.

SD : Paul Whelan se rendait simplement à un mariage à Moscou, la famille de cet homme tient aujourd’hui à le défendre. Paul Whelan est un Américain, il a été interpellé en fin de semaine dernière en Russie, car accusé d’espionnage.

RA : Et puis nous ferons le bilan du cinéma en 2018. Un peu moins d’entrées enregistrées par rapport à 2017 dans le monde, mais le cinéma français qui affiche une très bonne santé.

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SD : Au Brésil ce 1er jour de l’année marque donc un changement majeur : Jair Bolsonaro est officiellement le nouveau président.

RA : Il a été investi, cela veut dire qu’il prend ses fonctions de président du Brésil. La cérémonie s’est déroulée devant le Parlement. Jair Bolsonaro est âgé de 63 ans et son élection pose de nombreuses questions, c’est la première fois qu’un leader d’extrême droite se trouve à la tête du Brésil. Dans son premier discours, il a appelé à un « pacte national » pour lutter contre la corruption et la criminalité au Brésil. Martin Bernard, vous êtes l’envoyé spécial de RFI à Brasilia : et Jair Bolsonaro s’exprime à nouveau ?

[Transcription manquante]

RA : Martin Bernard en direct de Brasilia pour RFI. Et à noter la réaction du Président américain Donald Trump au premier discours de Jai Bolsonaro en tant que Président du Brésil. « Un grand discours », a salué Donald Trump sur Twitter. « Les États-Unis sont avec vous », écrit-il. Malgré ces louanges le Président américain n’est pas présent à Brasilia ce soir, rares sont les dirigeants étrangers qui assistent à cette cérémonie d’investiture. Citons le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont Brasilia souhaite se rapprocher.

SD : Également en Amérique du Sud : ce rebondissement dans le scandale Odebrecht.

RA : Odebrecht est une entreprise brésilienne, mais les affaires de corruption qui sont liées touchent plusieurs pays d’Amérique du Sud. C’est le cas du Pérou. La preuve, deux procureurs qui enquêtaient sur ces affaires ont été destituées, c’est-à-dire qu’ils ont été écartés. La décision a été prise par le procureur général du Pérou. Et elle a entraîné les protestations de plusieurs collectifs de défense des droits de l’homme. Marie Normand.

Fuera Chavarry... Fuera Chavarry. « Dehors Chavarry ». Des milliers de personnes ont défilé le soir de la Saint Sylvestre dans les rues de Lima pour exiger la démission du procureur général du Pérou. Ce dernier a demandé une protection rapprochée pour lui et sa famille en raison de menaces qu’il dit subir sur les réseaux sociaux. Des manifestations déclenchées par la décision de Pedro Chavarry lundi soir de destituer deux procureurs. Ces derniers enquêtaient depuis 6 mois sur une tentaculaire affaire de corruption. L’affaire Odebrecht, nom d’une société de BTP brésilienne, qui a généreusement arrosé la classe politique pendant des années, au Pérou, mais aussi dans plusieurs pays voisins. Pedro Chavarry explique ne plus avoir confiance dans l’impartialité de ces deux enquêteurs. Sauf que l’un d’entre eux l’avait mis en cause la semaine dernière. Il l’avait accusé de dissimulation et d’obstruction dans l’enquête contre le groupe Odebrecht et contre la cheffe de l’opposition, Keiko Fujimori. Quatre anciens chefs d’États péruviens sont également visés par des enquêtes. Le nouveau président Martin Vizcarra promet de poursuivre sa lutte contre la corruption et l’impunité en déplacement au Brésil, il a annoncé qu’il rentrait précipitamment pour se joindre à la protestation.

SD : L’actualité sur le continent africain : la tension monte en RDC, à 5 jours de la proclamation provisoire des résultats de l’élection présidentielle.

RA : Il est impossible d’envoyer des SMS, internet est coupé. La fréquence de RFI à Kinshasa est également coupée. Les opérations de dépouillement se poursuivent, mais déjà l’opposition et la société civile dénoncent des cas de fraude. Les résultats provisoires de la présidentielle en RDC doivent être rendus publics ce dimanche.

SD : Un Américain arrêté en Russie pour des soupçons d’espionnage. C’était vendredi dernier à Moscou. Aujourd’hui la famille de cet homme tient à le défendre.

RA : Il s’appelle Paul Whelan et sa famille affirme qu’il est tout sauf un espion. Il se rendait simplement à un mariage à Moscou, déclare-t-elle, quand il a été interpellé. Son arrestation montre en tout cas que même en cette période de fête les tensions restent fortes entre les États-Unis et la Russie. Correspondance à Moscou de Jean-Didier Revoin.

Les membres de la famille de Paul Whelan ont fait savoir sur CNN qu’il était innocent des crimes dont on l’accuse. Le son de cloche est sensiblement différent du côté des services russes de renseignement. Le FSB a annoncé l’avoir arrêté vendredi alors qu’il était en train de commettre un acte d’espionnage. D’après l’agence Tass, une procédure pénale a également été ouverte contre cet américain qui risque, s’il est reconnu coupable, une peine de 10 à 20 ans de prison en vertu de l’article 276 du Code pénal. Cela permet également d’en déduire qu’il est accusé d’avoir transféré, collecté, stocké des informations constituant un secret d’État dans le but de les transmettre à un état étranger ou une organisation internationale. Ici en Russie, il est difficile de ne pas faire de lien avec l’arrestation aux États-Unis en juillet dernier de Maria Boutina, une citoyenne russe accusée d’avoir infiltré des organisations politiques en vue de promouvoir les intérêts de la Fédération de Russie. Risquant 30 ans de prison, elle a décidé de plaider coupable pour alléger sa peine alors que le Kremlin a toujours qualifié d’infondées les accusations portées contre elle. Cette nouvelle affaire d’espionnage opposant Moscou à Washington démontre la dégradation des relations entre les deux pays et illustre les tensions auxquelles ils font face. Jean-Didier Revoin, Moscou, RFI.

SD : Et puis même si l’année 2019 vient de débuter, c’est encore l’heure des bilans de 2018. Concernant le cinéma, il y a matière à se réjouir.

RA : Il y a eu un peu moins d’entrées l’année dernière qu’en 2017 : 200 millions contre 209 millions. Mais le cinéma français affiche malgré tout le sourire. Avec des films qui ont réalisé de belles performances, et la meilleure part de marché depuis 5 ans. Retour sur les films français qui ont le mieux marché en 2018, avec Sophie Trolottin.

Sans surprise, c’est un film américain qui a attiré le plus de spectateurs l’an dernier : Les indestructibles 2, avec 5 millions 800 000 entrées. Mais c’est une comédie française qui le talonne de près. Les Tuche 3, suivie d’une autre comédie avec des personnages nordistes : La Ch'tite famille. Au total, 3 films français figurent dans les 5 meilleures performances de l’année : avec plus de 4 millions d’entrées, Le grand bain, de Gilles Lellouche surfe sur la vague du cinéma qui fait du bien et crée la surprise. La tendance devrait se poursuivre en ce début d’année 2019... Dans trois semaines sort en effet la suite très attendue de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu, la comédie familiale qui se joue des clichés racistes. Le cinéma français grand public compte aussi beaucoup sur deux autres suites : celle de Tanguy d’Étienne Chatilliez, et puis celle des petits mouchoirs de Guillaume Canet. Sans oublier les locomotives hollywoodiennes à venir : La grande aventure Lego 2, le Roi Lion en prises de vue réelle et puis le 9e épisode de la saga Star Wars le 19 décembre prochain.

RA : Autant de films dont on parlera cette année dans le Journal en français facile.

SD : Et puis la tête dans les étoiles : cette première réussie dans l’histoire spatiale.

RA : Une sonde de la NASA a survolé l’objet le plus éloigné de notre planète, un bout de caillou de 7kilomètres qui est situé tenez-vous bien, à plus de 6 milliards de kilomètres de la terre. Cela s’est déroulé cet après-midi. Et l’objectif de cette opération est d’en savoir plus sur la formation des planètes.



Voir le flux - 01/01/2019 20:30:06

Journal en français facile 31/12/2018 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : les vœux d’Emmanuel Macron aux Français. Ce soir le Chef de l’État a formulé trois vœux : « vérité, dignité et espoir ». Il s’exprimait à l’issue d’une année marquée par la crise des gilets jaunes. Emmanuel Macron promet d’assurer l’ordre républicain.

SD : C’est la magie des différents fuseaux horaires : certains sont déjà en 2019, tandis qu’une grande partie de la population mondiale s’apprête à y entrer. Nous ferons le point sur le dispositif sur les Champs-Élysées à Paris, dans quelques instants.

RA : Et puis aux États-Unis elle sera peut-être la candidate démocrate qui affrontera Donald Trump à la Présidentielle de 2020. La sénatrice Elizabeth Warren a annoncé ce lundi le lancement d’un comité de soutien, devenant la première personnalité démocrate à officialiser ses ambitions.

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SD : Vous l’avez suivi en direct sur RFI, Emmanuel Macron s’est donc exprimé pendant près de 20 minutes ce soir.

RA : Le discours traditionnel du Président français comme chaque 31 décembre, on appelle cela une allocution, car c’est un discours relativement court. Emmanuel Macron a prononcé ses vœux, il a souhaité bonne année aux Français. Et il est revenu sur les crises qu’il a dû affronter au cours de cette année, notamment celle des gilets jaunes. Une colère qui a dit une chose, a déclaré Emmanuel Macron : « nous ne sommes pas résignés ». Une colère qui a entraîné des violences ces dernières semaines en France. Des violences auxquelles le Président français entend répondre, je vous propose d’écouter un extrait de son allocution ce soir.

[Transcription manquante]

RA : Emmanuel Macron ce soir lors de l’allocution du Chef de l’État. À retenir également : le Président français promet d’écrire aux Français dans quelques jours, pour lancer, comme il s’y était engagé, un débat national en réponse à la crise des gilets jaunes.

SD : Et dans ce contexte déjà difficile pour l’exécutif, les gilets jaunes devraient à nouveau faire parler d’eux ce soir.

RA : Ils étaient appelés à se rassembler sur les Champs-Élysées à partir de 20h heure française. Un appel qualifié de festif et de non violent. Malgré tout, les forces de l’ordre sont très mobilisées ce soir sur la plus belle avenue du monde : 12 mille policiers et 6000 gendarmes, pompiers et secouristes, pour s’assurer que le passage en 2019 se fasse en toute sécurité, on fait le point avec Ayoub Bel-Hyad.

Malgré la présence quasi certaine de gilets jaunes, le spectacle son et lumière est maintenu aux Champs-Élysées. L’an dernier près de 400 000 personnes s’étaient réunies au pied de l’Arc de Triomphe pour célébrer la nouvelle année. Depuis 16h, un périmètre de protection est installé dans cette zone et la circulation est interdite. La préfecture de police de Paris invite donc les curieux à se déplacer en transports en commun. Les forces de l’ordre procéderont à des fouilles et des palpations aux différents points de contrôle. Impossible donc d’accéder à la plus belle avenue du monde avec des pétards, des bouteilles en verre ou encore de l’alcool. En cette soirée de la Saint-Sylvestre sous haute sécurité, 148 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés à travers la France et le dispositif Vigipirate sera activé sur tout le territoire.

SD : Aux États-Unis, un premier pas vers la Maison-Blanche dans le camp démocrate.

RA : Elle s’appelle Elizabeth Warren, elle est sénatrice, et elle sera peut-être celle qui affrontera Donald Trump à la présidentielle de 2020. Ce lundi lundi Elizabeth Warren a annoncé le lancement d’un comité de soutien, devenant la première personnalité démocrate à officialiser ses ambitions. Âgée de 69 ans, elle est connue pour être une critique féroce du Président Donald Trump. À Washington pour RFI Anne Corpet.

Donald Trump l’a surnommée Pocahontas pour moquer les origines indiennes qu’elle revendique et en a fait une de ses cibles favorites.. Ancrée à la gauche du parti démocrate, la sénatrice du Massachusetts riposte régulièrement au président. Dans la vidéo qui annonce le lancement de son comité de soutien, elle vise directement le public qui a porté Donald Trump à la maison blanche : une classe moyenne attaquée selon elle par la politique menée depuis deux ans. Elizabeth Warren. « Nous pouvons faire fonctionner notre économie pour le bénéfice de tous, nous pouvons reconstruire la classe moyenne américaine, mais cette fois, nous devons le faire pour tout le monde. Quel que soit le lieu où vous vivez aux États-Unis, et, quel que soit l’endroit dans le monde d’où vient votre famille, vous méritez nos meilleures opportunités et c’est pourquoi je lance aujourd’hui un comité exploratoire pour la présidence. » Élisabeth Warren est la première démocrate à préparer officiellement sa candidature à la Maison-Blanche, mais elle ne sera pas la seule en lice : plus de trente sénateurs, gouverneurs, maires ou même chefs d’entreprises ont fait savoir qu’ils envisageaient de se lancer dans la course au nom de l’opposition. Anne Corpet Washington RFI.

SD : Et puis en Russie le Président Vladimir Poutine s’est rendu dans l’Oural ce lundi, après l’effondrement d’un immeuble.

RA : Le bilan pour le moment est de 4 morts, mais il y a plusieurs dizaines de disparus. Selon les premiers éléments, c’est une explosion due au gaz qui serait à l’origine du drame tôt ce matin. Cela s’est produit à 17mille kilomètres à l’est de Moscou, dans une région où il fait un froid glacial. Et cela complique les recherches. On fait le point avec Anastasia Becchio.

Les secouristes s’affairent dans des conditions très délicates : le thermomètre pourrait descendre à -28 degrés dans les prochaines heures. Autre difficulté : le risque d’effondrement d’une autre partie de l’immeuble a été évoqué. Il s’agit d’une longue barre d’immeubles construite dans les années 1970, dont une partie, située au-dessus d’une arche, a été soufflée par l’explosion. À la lumière des projecteurs, les secouristes poursuivent leurs recherches au milieu des blocs de béton et des gravats. Des équipes spécialisées et des brigades cynophiles sont venues de Moscou à 1 700 km de là. Arrivé en avion de Sotchi, Vladimir Poutine s’est rendu à l’hôpital de Magnitogorsk : la télévision l’a montré au chevet d’un garçon de 13 ans qui a pu être retiré des décombres, près d’une heure après l’accident. Le Président russe a tenu une réunion d’urgence au poste de commandement installé dans une tente à quelques mètres du bâtiment effondré. L’occasion d’exprimer ses condoléances aux familles des victimes et d’appeler tous ses compatriotes à se souvenir, en cette nuit du Nouvel An, des personnes qui ont péri dans cette catastrophe. Alors que Vladimir Poutine prononçait ces mots, à quelque 7 000 km de là, les télévisions de l’Extrême Orient russe diffusaient son traditionnel message avant les 12 coups de minuit. Un message qui n’a pas pu être réenregistré après l’annonce de la catastrophe de Magnitogorsk. Vladimir y appelle les Russes à l’unité pour œuvrer à améliorer la qualité de vie pour chacun.

SD : Et puis on a évoqué dans ce journal le réveillon sur les Champs-Élysées à Paris. En Allemagne ce sont les pétards qui devraient se faire entendre à minuit.

RA : C’est une tradition dans le pas, et une tradition qui n’est pas sans risque, car il y a souvent des accidents. Cela relance le débat sur la nécessité ou non d’interdire ces pétards. On en parle avec Nathalie Versieux à Berlin.

Trois jours par an, les trois jours précédant la St Sylvestre, les feux d’artifice sont en vente libre en Allemagne. Avec succès les Allemands ont acheté l’an passé pour 137 millions d’euros de pétards et fusées colorées en tout genre. Seuls les très gros calibres importés illégalement de Pologne sont en principe interdits. Les touristes qui ont passé le 1er janvier à Berlin se souviennent sans doute du crépitement ininterrompu des feux d’artifice dans les rues de la ville de la tombée de la nuit au petit matin. Bruit, tonnes de déchets à même le pavé, particules fines ultras polluantes, et surtout des dizaines de doigts, de mains ou d’yeux perdus chaque année... Le prix de la passion des Allemands pour les feux d’artifice est élevé. Quelques municipalités comme Hanovre, Düsseldorf ou Stuttgart tentent l’interdiction ou l’instauration de zones sans feux d’artifice. Même Berlin envisage d’interdire les feux d’artifice sauvages. Au grand dam de la police, qui ne voit pas comment faire respecter une telle restriction. Nathalie Versieux Berlin RFI.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 31/12/2018 20:45:03

Journal en français facile 31/12/2018 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : les vœux d’Emmanuel Macron aux Français. Ce soir le Chef de l’État a formulé trois vœux : « vérité, dignité et espoir ». Il s’exprimait à l’issue d’une année marquée par la crise des gilets jaunes. Emmanuel Macron promet d’assurer l’ordre républicain.

SD : C’est la magie des différents fuseaux horaires : certains sont déjà en 2019, tandis qu’une grande partie de la population mondiale s’apprête à y entrer. Nous ferons le point sur le dispositif sur les Champs-Élysées à Paris, dans quelques instants.

RA : Et puis aux États-Unis elle sera peut-être la candidate démocrate qui affrontera Donald Trump à la Présidentielle de 2020. La sénatrice Elizabeth Warren a annoncé ce lundi le lancement d’un comité de soutien, devenant la première personnalité démocrate à officialiser ses ambitions.

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SD : Vous l’avez suivi en direct sur RFI, Emmanuel Macron s’est donc exprimé pendant près de 20 minutes ce soir.

RA : Le discours traditionnel du Président français comme chaque 31 décembre, on appelle cela une allocution, car c’est un discours relativement court. Emmanuel Macron a prononcé ses vœux, il a souhaité bonne année aux Français. Et il est revenu sur les crises qu’il a dû affronter au cours de cette année, notamment celle des gilets jaunes. Une colère qui a dit une chose, a déclaré Emmanuel Macron : « nous ne sommes pas résignés ». Une colère qui a entraîné des violences ces dernières semaines en France. Des violences auxquelles le Président français entend répondre, je vous propose d’écouter un extrait de son allocution ce soir.

[Transcription manquante]

RA : Emmanuel Macron ce soir lors de l’allocution du Chef de l’État. À retenir également : le Président français promet d’écrire aux Français dans quelques jours, pour lancer, comme il s’y était engagé, un débat national en réponse à la crise des gilets jaunes.

SD : Et dans ce contexte déjà difficile pour l’exécutif, les gilets jaunes devraient à nouveau faire parler d’eux ce soir.

RA : Ils étaient appelés à se rassembler sur les Champs-Élysées à partir de 20h heure française. Un appel qualifié de festif et de non violent. Malgré tout, les forces de l’ordre sont très mobilisées ce soir sur la plus belle avenue du monde : 12 mille policiers et 6000 gendarmes, pompiers et secouristes, pour s’assurer que le passage en 2019 se fasse en toute sécurité, on fait le point avec Ayoub Bel-Hyad.

Malgré la présence quasi certaine de gilets jaunes, le spectacle son et lumière est maintenu aux Champs-Élysées. L’an dernier près de 400 000 personnes s’étaient réunies au pied de l’Arc de Triomphe pour célébrer la nouvelle année. Depuis 16h, un périmètre de protection est installé dans cette zone et la circulation est interdite. La préfecture de police de Paris invite donc les curieux à se déplacer en transports en commun. Les forces de l’ordre procéderont à des fouilles et des palpations aux différents points de contrôle. Impossible donc d’accéder à la plus belle avenue du monde avec des pétards, des bouteilles en verre ou encore de l’alcool. En cette soirée de la Saint-Sylvestre sous haute sécurité, 148 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés à travers la France et le dispositif Vigipirate sera activé sur tout le territoire.

SD : Aux États-Unis, un premier pas vers la Maison-Blanche dans le camp démocrate.

RA : Elle s’appelle Elizabeth Warren, elle est sénatrice, et elle sera peut-être celle qui affrontera Donald Trump à la présidentielle de 2020. Ce lundi lundi Elizabeth Warren a annoncé le lancement d’un comité de soutien, devenant la première personnalité démocrate à officialiser ses ambitions. Âgée de 69 ans, elle est connue pour être une critique féroce du Président Donald Trump. À Washington pour RFI Anne Corpet.

Donald Trump l’a surnommée Pocahontas pour moquer les origines indiennes qu’elle revendique et en a fait une de ses cibles favorites.. Ancrée à la gauche du parti démocrate, la sénatrice du Massachusetts riposte régulièrement au président. Dans la vidéo qui annonce le lancement de son comité de soutien, elle vise directement le public qui a porté Donald Trump à la maison blanche : une classe moyenne attaquée selon elle par la politique menée depuis deux ans. Elizabeth Warren. « Nous pouvons faire fonctionner notre économie pour le bénéfice de tous, nous pouvons reconstruire la classe moyenne américaine, mais cette fois, nous devons le faire pour tout le monde. Quel que soit le lieu où vous vivez aux États-Unis, et, quel que soit l’endroit dans le monde d’où vient votre famille, vous méritez nos meilleures opportunités et c’est pourquoi je lance aujourd’hui un comité exploratoire pour la présidence. » Élisabeth Warren est la première démocrate à préparer officiellement sa candidature à la Maison-Blanche, mais elle ne sera pas la seule en lice : plus de trente sénateurs, gouverneurs, maires ou même chefs d’entreprises ont fait savoir qu’ils envisageaient de se lancer dans la course au nom de l’opposition. Anne Corpet Washington RFI.

SD : Et puis en Russie le Président Vladimir Poutine s’est rendu dans l’Oural ce lundi, après l’effondrement d’un immeuble.

RA : Le bilan pour le moment est de 4 morts, mais il y a plusieurs dizaines de disparus. Selon les premiers éléments, c’est une explosion due au gaz qui serait à l’origine du drame tôt ce matin. Cela s’est produit à 17mille kilomètres à l’est de Moscou, dans une région où il fait un froid glacial. Et cela complique les recherches. On fait le point avec Anastasia Becchio.

Les secouristes s’affairent dans des conditions très délicates : le thermomètre pourrait descendre à -28 degrés dans les prochaines heures. Autre difficulté : le risque d’effondrement d’une autre partie de l’immeuble a été évoqué. Il s’agit d’une longue barre d’immeubles construite dans les années 1970, dont une partie, située au-dessus d’une arche, a été soufflée par l’explosion. À la lumière des projecteurs, les secouristes poursuivent leurs recherches au milieu des blocs de béton et des gravats. Des équipes spécialisées et des brigades cynophiles sont venues de Moscou à 1 700 km de là. Arrivé en avion de Sotchi, Vladimir Poutine s’est rendu à l’hôpital de Magnitogorsk : la télévision l’a montré au chevet d’un garçon de 13 ans qui a pu être retiré des décombres, près d’une heure après l’accident. Le Président russe a tenu une réunion d’urgence au poste de commandement installé dans une tente à quelques mètres du bâtiment effondré. L’occasion d’exprimer ses condoléances aux familles des victimes et d’appeler tous ses compatriotes à se souvenir, en cette nuit du Nouvel An, des personnes qui ont péri dans cette catastrophe. Alors que Vladimir Poutine prononçait ces mots, à quelque 7 000 km de là, les télévisions de l’Extrême Orient russe diffusaient son traditionnel message avant les 12 coups de minuit. Un message qui n’a pas pu être réenregistré après l’annonce de la catastrophe de Magnitogorsk. Vladimir y appelle les Russes à l’unité pour œuvrer à améliorer la qualité de vie pour chacun.

SD : Et puis on a évoqué dans ce journal le réveillon sur les Champs-Élysées à Paris. En Allemagne ce sont les pétards qui devraient se faire entendre à minuit.

RA : C’est une tradition dans le pas, et une tradition qui n’est pas sans risque, car il y a souvent des accidents. Cela relance le débat sur la nécessité ou non d’interdire ces pétards. On en parle avec Nathalie Versieux à Berlin.

Trois jours par an, les trois jours précédant la St Sylvestre, les feux d’artifice sont en vente libre en Allemagne. Avec succès les Allemands ont acheté l’an passé pour 137 millions d’euros de pétards et fusées colorées en tout genre. Seuls les très gros calibres importés illégalement de Pologne sont en principe interdits. Les touristes qui ont passé le 1er janvier à Berlin se souviennent sans doute du crépitement ininterrompu des feux d’artifice dans les rues de la ville de la tombée de la nuit au petit matin. Bruit, tonnes de déchets à même le pavé, particules fines ultras polluantes, et surtout des dizaines de doigts, de mains ou d’yeux perdus chaque année... Le prix de la passion des Allemands pour les feux d’artifice est élevé. Quelques municipalités comme Hanovre, Düsseldorf ou Stuttgart tentent l’interdiction ou l’instauration de zones sans feux d’artifice. Même Berlin envisage d’interdire les feux d’artifice sauvages. Au grand dam de la police, qui ne voit pas comment faire respecter une telle restriction. Nathalie Versieux Berlin RFI.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 31/12/2018 20:45:03

S'en donner à cœur joie !

Pour la nouvelle année, la puce s’en donne à cœur joie et reçoit l’ami Daniel Lacotte qui a récemment fait paraître « Métaphores je vous aime » aux éditions First. Les enfants de la classe de Delphine Pereira Souza de l’école élémentaire saint Ouen à Paris sont aussi de la fête !

Une chronique de De vives voix.



Voir le flux - 31/12/2018 12:09:45

République et démocratie

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 31/12/2018 09:15:03

Journal en français facile 30/12/2018 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : 20h en temps universel, 21h à Paris et Kinshasa. Merci d’écouter de Rfi, l’heure quotidienne pour écouter le Journal en français facile présenté ce soir avec Jacques Alix. Bonsoir Jacques.

Jacques Alix : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Nous sommes le 30 décembre. Au sommaire de ce journal.

ZK : Jour d’élection en RDC ! Beaucoup de Congolais se sont déplacés pour élire un nouveau président aujourd’hui en République démocratique du Congo.

AD : Des élections également Bangladesh. La Première ministre Hasina aurait remporté les législatives un résultat rejeté par l’opposition qui dénonce des fraudes.

ZK : En France, un détenu s’évade cet après-midi de la prison de Fresnes.

AD : Et puis toujours en France, la femme du djihadiste présumé, Peter Cherif, a été arrêté aujourd’hui dès son arrivée à l’aéroport de Roissy.

ZK : Enfin l’expression de la semaine : « Passe d’armes ». Passe d’armes cette semaine entre Alexandre Benalla et l’Élysée au sujet des passeports diplomatiques.

AD : Voilà pour les titres, soyez les bienvenus.

-----

ZK : Une journée cruciale, importante aujourd’hui pour les Congolais.

AD : Près de 40 millions d’électeurs congolais appelés ce 30 décembre pour des élections provinciales, législatives et présidentielle, et cette question : qui pour succéder (venir après) Joseph Kabila, à la tête de la RDC depuis 17 ans. Une chose est sûre les électeurs sont nombreux à se mobiliser pour désigner leur nouveau président. Anne Cantener, les votes se poursuivent d’ailleurs à l’heure actuelle dans certaines villes du pays.

Dans plusieurs villes de République démocratique du Congo, on a observé des retards à l’ouverture des bureaux de vote. À Kinshasa, la capitale, le vote a commencé il y a deux heures seulement, selon des observateurs. Pour compenser ces retards, les opérations de vote se poursuivent dans certains bureaux à Kinshasa et à Goma, par exemple, mais ailleurs le dépouillement des bulletins a commencé. Les noms qui reviennent le plus sont ceux du candidat de la majorité, Emmanuel Ramazani Shadary, et des deux opposants Félix Tshisekedi et Martin Fayulu. Les retards ne sont pas les seuls problèmes observés. Parfois, les bureaux de vote ont fermé alors qu’il restait des électeurs dans la file d’attente. Dans plusieurs bureaux, les électeurs ont eu des difficultés à trouver leur nom sur les listes. Autre problème : les observateurs dépêchés par l’Église catholique ont relevé plus de 500 dysfonctionnements des machines utilisées pour le vote. On a aussi recensé des incidents avec les témoins, c’est-à-dire les représentants des partis censés surveiller les opérations. Certains disent qu’ils n’ont pas pu accéder aux bureaux, c’est le cas à Goma par exemple, dans l’est. Un peu plus au nord, à Bunia, des témoins disent qu’ils n’ont pas pu assister au dépouillement des bulletins.

AD : Merci Anne Cantener.

ZK : La rédaction de Rfi mobilisée pour vous informer sur ces élections en RDC édition spéciale demain matin de 6h 30 à 8h sur RFI (heure de Kinshasa et Paris).

AD : Et suivez également l’actualité en temps réel sur la RDC via notre site rfi.fr. Il est 2h03 à Dacca.

ZK : La capitale du Bangladesh où les résultats des élections légalistes continuent d’arriver au fur et à mesure. Yéléna Tomic.

La Première ministre du Bangladesh - Sheikh HAsina - est en passe de remporter une large victoire aux législatives qui se sont tenues aujourd’hui. Au vu des derniers résultats, toujours provisoires, il ne fait aucun doute que l’actuelle PM Sheikh Hasina va remporter un 3e mandat consécutif et son parti la majorité absolue au Parlement. Mais le déroulement de ces élections et son résultat suscitent de nombreuses critiques. En premier lieu de l’opposition qui dénonce une farce, des fraudes et la compétition inéquitable durant toute la campagne où ses candidats et militants ont été la cible de harcèlement et d’attaques physiques qui ont entraîné la mort d’une dizaine de personnes rien que pour la journée du scrutin. Des médias ont également fait état de nombreuses irrégularités dans des bureaux de vote dans les zones rurales notamment, où des électeurs n’ont pas pu déposer un bulletin dans l’urne, car quelqu’un avait déjà voté à leur place. Ou encore de l’absence d’observateurs indépendante pour contrôler le bon déroulement du scrutin. Dans certains bureaux, le parti au pouvoir a remporté plus de 700 votes contre 2 pour l’opposition une alliance d’une vingtaine de partis : du jamais vu d’après un spécialiste que nous avons contacté et qui soupçonne des fraudes massives. Sur les réseaux sociaux, les sympathisants de l’opposition n’en finissent pas de dénoncer une élection anti-démocratique qui n’augure rien de bon pour leur pays. Les résultats officiels devraient être connus d’ici demain, mais selon une télévision locale Channel, la coalition de Sheikh Hasina a d’ores et déjà obtenu plus des 151 sièges requis pour avoir la majorité absolue au Parlement. Une élection contestée par l’opposition qui dénonce des fraudes et demande de nouvelles élections.

ZK : 3 mois de plus, c’est le report annoncé de l’élection présidentielle en Afghanistan.

AD : Prévue initialement le 20 avril prochain, elle a été reportée au 20 juillet 2019, indique aujourd’hui le chef de la Commission électorale indépendante.

ZK : Cette arrestation aujourd’hui de l’épouse, la compagne de Peter Chérif.

AD : Peter Chérif, djihadiste présumé déjà en prison, c’est sa femme qui a été expulsée cette nuit de Djibouti, puis arrêtée dès son arrivée à l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris. Léa Boutin-Rivière.

L’épouse de Peter Chérif est aux mains de la police française. Placée en garde à vue, cette femme a été expulsée dans la nuit de samedi à dimanche de Djibouti vers la France. Là, la direction générale du renseignement supérieur l’attendait, un procédé qui a évité de passer par l’extradition. Pour l’instant, la conjointe de Peter Chérif n’a pas été mise en examen. Ses deux enfants l’accompagnaient, ils ont été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, compétente pour les enfants mineurs de personnes suspectées de djihadisme. L’homme, lui, est bien sous le coup d’une mise en examen. Le motif : association de malfaiteurs terroriste criminelle en récidive. Au Yémen, où il a fui en 2011, il était en effet cadre d’Aqpa, Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Il avait lui-même été expulsé de Djibouti il y a un peu plus d’une semaine. Peter Chérif était aussi un proche des frères Kouachi, ceux qui avaient perpétré l’attentat contre le journal Charlie Hebdo en janvier 2015... Il était resté en contact avec eux après sa fuite. Lorsque Peter Chérif et sa famille ont été retrouvés, ils planifiaient vraisemblablement de partir pour l’Algérie, le pays d’origine de sa femme. Ils avaient rejoint Djibouti après avoir fui le Yémen pour une raison encore inconnue.

ZK : Il s’est fait la belle.

AD : Ce dimanche après-midi, un détenu s’est évadé de la prison de Fresnes malgré les tirs d’un surveillant qui a tenté de l’empêcher de s’enfuir, l’homme a réussi à s’échapper en escaladant le mur d’enceinte, il était en prison pour des vols avec effraction, indiquent les autorités pénitentiaires.

ZK : L’heure de retrouver, comme tous les dimanches, dans le Journal en français facile : l’expression de la semaine.

AD : Yvan Amar ce qui retenu votre attention, c’est l’expression : Passe D’armes.

Passe d’armes entre Alexandre Benala et l’Élysée ! Les incertitudes sur les passeports diplomatiques détenus par l’ancien collaborateur du président de la République ont amené à des déclarations croisées, souvent contradictoires et souvent agressives, qui émanaient de Bénala lui-même ou des services de l’Élysée : chacun voulait montrer que dans cette affaire il n’avait rien à se reprocher, et que s’il y avait des fautes, elles venaient de l’autre. On a donc eu des échanges de petites phrases : non pas de longs discours, mais des accusations, des mises au point, des précisions, qui tenaient chaque fois en quelques mots. Et tout ça peut être comparé à un duel d’escrimeurs : on attaque, on pare, c’est-à-dire qu’on se protège, qu’on neutralise, on arrête l’attaque de l’adversaire. Et lorsqu’on parle d’une passe d’armes, on a bien cette idée de rapidité. Alors certes c’est agressif, mais ce n’est pas très dangereux : une passe d’armes, a priori, ne se termine pas par un coup mortel ; c’est plus une série de piques échangées. Ce qui est curieux c’est que cette expression « passe d’armes » n’appartient pas au vocabulaire technique de l’escrime : on y parle de passe-avant, de passe arrière, lorsqu’on avance sur l’adversaire, ou qu’on rompt, qu’on recule. On parle même de phrase d’armes pour désigner un enchaînement d’attaque, de repli, et de contre-attaque. Mais la passe d’armes ne s’utilise que de manière figurée, à propos d’un duel symbolique.

AD : Merci Yvan Amar. L’ancien proche collaborateur du président français, Alexandre Benalla, critiqué pour avoir conservé et utilisé des passeports diplomatiques lors de récents voyages eu Tcahed et en Isarel reconnaît aujourd’hui dans Journal du Dimanche. S’en être servi « par confort personnel », et compte les rendre « dans les jours qui viennent ». C’est la fin de ce Journal en français facile co-présenté avec Jacques Alix, merci Jacques.



Voir le flux - 30/12/2018 20:45:03

Journal en français facile 30/12/2018 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : 20h en temps universel, 21h à Paris et Kinshasa. Merci d’écouter de Rfi, l’heure quotidienne pour écouter le Journal en français facile présenté ce soir avec Jacques Alix. Bonsoir Jacques.

Jacques Alix : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Nous sommes le 30 décembre. Au sommaire de ce journal.

ZK : Jour d’élection en RDC ! Beaucoup de Congolais se sont déplacés pour élire un nouveau président aujourd’hui en République démocratique du Congo.

AD : Des élections également Bangladesh. La Première ministre Hasina aurait remporté les législatives un résultat rejeté par l’opposition qui dénonce des fraudes.

ZK : En France, un détenu s’évade cet après-midi de la prison de Fresnes.

AD : Et puis toujours en France, la femme du djihadiste présumé, Peter Cherif, a été arrêté aujourd’hui dès son arrivée à l’aéroport de Roissy.

ZK : Enfin l’expression de la semaine : « Passe d’armes ». Passe d’armes cette semaine entre Alexandre Benalla et l’Élysée au sujet des passeports diplomatiques.

AD : Voilà pour les titres, soyez les bienvenus.

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ZK : Une journée cruciale, importante aujourd’hui pour les Congolais.

AD : Près de 40 millions d’électeurs congolais appelés ce 30 décembre pour des élections provinciales, législatives et présidentielle, et cette question : qui pour succéder (venir après) Joseph Kabila, à la tête de la RDC depuis 17 ans. Une chose est sûre les électeurs sont nombreux à se mobiliser pour désigner leur nouveau président. Anne Cantener, les votes se poursuivent d’ailleurs à l’heure actuelle dans certaines villes du pays.

Dans plusieurs villes de République démocratique du Congo, on a observé des retards à l’ouverture des bureaux de vote. À Kinshasa, la capitale, le vote a commencé il y a deux heures seulement, selon des observateurs. Pour compenser ces retards, les opérations de vote se poursuivent dans certains bureaux à Kinshasa et à Goma, par exemple, mais ailleurs le dépouillement des bulletins a commencé. Les noms qui reviennent le plus sont ceux du candidat de la majorité, Emmanuel Ramazani Shadary, et des deux opposants Félix Tshisekedi et Martin Fayulu. Les retards ne sont pas les seuls problèmes observés. Parfois, les bureaux de vote ont fermé alors qu’il restait des électeurs dans la file d’attente. Dans plusieurs bureaux, les électeurs ont eu des difficultés à trouver leur nom sur les listes. Autre problème : les observateurs dépêchés par l’Église catholique ont relevé plus de 500 dysfonctionnements des machines utilisées pour le vote. On a aussi recensé des incidents avec les témoins, c’est-à-dire les représentants des partis censés surveiller les opérations. Certains disent qu’ils n’ont pas pu accéder aux bureaux, c’est le cas à Goma par exemple, dans l’est. Un peu plus au nord, à Bunia, des témoins disent qu’ils n’ont pas pu assister au dépouillement des bulletins.

AD : Merci Anne Cantener.

ZK : La rédaction de Rfi mobilisée pour vous informer sur ces élections en RDC édition spéciale demain matin de 6h 30 à 8h sur RFI (heure de Kinshasa et Paris).

AD : Et suivez également l’actualité en temps réel sur la RDC via notre site rfi.fr. Il est 2h03 à Dacca.

ZK : La capitale du Bangladesh où les résultats des élections légalistes continuent d’arriver au fur et à mesure. Yéléna Tomic.

La Première ministre du Bangladesh - Sheikh HAsina - est en passe de remporter une large victoire aux législatives qui se sont tenues aujourd’hui. Au vu des derniers résultats, toujours provisoires, il ne fait aucun doute que l’actuelle PM Sheikh Hasina va remporter un 3e mandat consécutif et son parti la majorité absolue au Parlement. Mais le déroulement de ces élections et son résultat suscitent de nombreuses critiques. En premier lieu de l’opposition qui dénonce une farce, des fraudes et la compétition inéquitable durant toute la campagne où ses candidats et militants ont été la cible de harcèlement et d’attaques physiques qui ont entraîné la mort d’une dizaine de personnes rien que pour la journée du scrutin. Des médias ont également fait état de nombreuses irrégularités dans des bureaux de vote dans les zones rurales notamment, où des électeurs n’ont pas pu déposer un bulletin dans l’urne, car quelqu’un avait déjà voté à leur place. Ou encore de l’absence d’observateurs indépendante pour contrôler le bon déroulement du scrutin. Dans certains bureaux, le parti au pouvoir a remporté plus de 700 votes contre 2 pour l’opposition une alliance d’une vingtaine de partis : du jamais vu d’après un spécialiste que nous avons contacté et qui soupçonne des fraudes massives. Sur les réseaux sociaux, les sympathisants de l’opposition n’en finissent pas de dénoncer une élection anti-démocratique qui n’augure rien de bon pour leur pays. Les résultats officiels devraient être connus d’ici demain, mais selon une télévision locale Channel, la coalition de Sheikh Hasina a d’ores et déjà obtenu plus des 151 sièges requis pour avoir la majorité absolue au Parlement. Une élection contestée par l’opposition qui dénonce des fraudes et demande de nouvelles élections.

ZK : 3 mois de plus, c’est le report annoncé de l’élection présidentielle en Afghanistan.

AD : Prévue initialement le 20 avril prochain, elle a été reportée au 20 juillet 2019, indique aujourd’hui le chef de la Commission électorale indépendante.

ZK : Cette arrestation aujourd’hui de l’épouse, la compagne de Peter Chérif.

AD : Peter Chérif, djihadiste présumé déjà en prison, c’est sa femme qui a été expulsée cette nuit de Djibouti, puis arrêtée dès son arrivée à l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris. Léa Boutin-Rivière.

L’épouse de Peter Chérif est aux mains de la police française. Placée en garde à vue, cette femme a été expulsée dans la nuit de samedi à dimanche de Djibouti vers la France. Là, la direction générale du renseignement supérieur l’attendait, un procédé qui a évité de passer par l’extradition. Pour l’instant, la conjointe de Peter Chérif n’a pas été mise en examen. Ses deux enfants l’accompagnaient, ils ont été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, compétente pour les enfants mineurs de personnes suspectées de djihadisme. L’homme, lui, est bien sous le coup d’une mise en examen. Le motif : association de malfaiteurs terroriste criminelle en récidive. Au Yémen, où il a fui en 2011, il était en effet cadre d’Aqpa, Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Il avait lui-même été expulsé de Djibouti il y a un peu plus d’une semaine. Peter Chérif était aussi un proche des frères Kouachi, ceux qui avaient perpétré l’attentat contre le journal Charlie Hebdo en janvier 2015... Il était resté en contact avec eux après sa fuite. Lorsque Peter Chérif et sa famille ont été retrouvés, ils planifiaient vraisemblablement de partir pour l’Algérie, le pays d’origine de sa femme. Ils avaient rejoint Djibouti après avoir fui le Yémen pour une raison encore inconnue.

ZK : Il s’est fait la belle.

AD : Ce dimanche après-midi, un détenu s’est évadé de la prison de Fresnes malgré les tirs d’un surveillant qui a tenté de l’empêcher de s’enfuir, l’homme a réussi à s’échapper en escaladant le mur d’enceinte, il était en prison pour des vols avec effraction, indiquent les autorités pénitentiaires.

ZK : L’heure de retrouver, comme tous les dimanches, dans le Journal en français facile : l’expression de la semaine.

AD : Yvan Amar ce qui retenu votre attention, c’est l’expression : Passe D’armes.

Passe d’armes entre Alexandre Benala et l’Élysée ! Les incertitudes sur les passeports diplomatiques détenus par l’ancien collaborateur du président de la République ont amené à des déclarations croisées, souvent contradictoires et souvent agressives, qui émanaient de Bénala lui-même ou des services de l’Élysée : chacun voulait montrer que dans cette affaire il n’avait rien à se reprocher, et que s’il y avait des fautes, elles venaient de l’autre. On a donc eu des échanges de petites phrases : non pas de longs discours, mais des accusations, des mises au point, des précisions, qui tenaient chaque fois en quelques mots. Et tout ça peut être comparé à un duel d’escrimeurs : on attaque, on pare, c’est-à-dire qu’on se protège, qu’on neutralise, on arrête l’attaque de l’adversaire. Et lorsqu’on parle d’une passe d’armes, on a bien cette idée de rapidité. Alors certes c’est agressif, mais ce n’est pas très dangereux : une passe d’armes, a priori, ne se termine pas par un coup mortel ; c’est plus une série de piques échangées. Ce qui est curieux c’est que cette expression « passe d’armes » n’appartient pas au vocabulaire technique de l’escrime : on y parle de passe-avant, de passe arrière, lorsqu’on avance sur l’adversaire, ou qu’on rompt, qu’on recule. On parle même de phrase d’armes pour désigner un enchaînement d’attaque, de repli, et de contre-attaque. Mais la passe d’armes ne s’utilise que de manière figurée, à propos d’un duel symbolique.

AD : Merci Yvan Amar. L’ancien proche collaborateur du président français, Alexandre Benalla, critiqué pour avoir conservé et utilisé des passeports diplomatiques lors de récents voyages eu Tcahed et en Isarel reconnaît aujourd’hui dans Journal du Dimanche. S’en être servi « par confort personnel », et compte les rendre « dans les jours qui viennent ». C’est la fin de ce Journal en français facile co-présenté avec Jacques Alix, merci Jacques.



Voir le flux - 30/12/2018 20:45:03

Journal en français facile 29/12/2018 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : RFI, 20h en temps universel, l’heure de votre Journal en français facile. 21h à Paris. Bonsoir à tous et bonsoir Sébastien Duhamel.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Adrien.

AD : Nous sommes le 29 décembre. Au sommaire de ce journal international.

SB : Comme un effet mécanique. L’attentat d’hier contre un bus de touristes vietnamiens en Égypte impacte à nouveau le cœur de l’économie du pays : le tourisme ! 

AD : En France : le 7e week-end de rassemblement des gilets jaunes un peu partout dans le pays. Tour d’horizon de la mobilisation et des actions menées dans un instant. Toujours en France...

SB : Dans l’affaire des Passeports diplomatiques d’Alexandre Benalla : la justice ouvre une enquête. Quant au mot de l’actu qui a retenu l’attention d’Yvan Amar le mot thérapeutique allusion à l’utilisation thérapeutique que l’on peut faire du cannabis.

AD : Voilà pour les titres bienvenus à tous ! 

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SB : L’Égypte pour commencer ce journal, l’attentat d’hier contre un bus de touristes vietnamien, touche à nouveau le cœur de l’économie du pays : le tourisme.

AD : Le secteur commençait à peine à se remettre, un an et demi après les dernières attaques meurtrières contre des touristes. Alors que l’attentat n’a pas été revendiqué. Nous ne connaissons pas les auteurs de l’attaque, les forces de sécurités égyptiennes annoncent avoir tué aujourd’hui une quarantaine de djihadistes présumés. Alexandre Buccianti pour RFI nous appelle du Caire.

Le communiqué laisse entendre que c’est l’attentat vendredi contre les touristes vietnamiens qui a accéléré les opérations. Utilisant les informations dont ils disposaient sur plusieurs groupes de terroristes préparant des opérations contre des touristes, des militaires, des policiers et des églises, les forces de l’ordre ont lancé trois opérations simultanées. Deux à Guizeh, à quelques dizaines de kilomètres du lieu de l’attentat contre les touristes vietnamiens. Trente hommes armes de kalachnikov ont été tues selon le ministère de l’Intérieur qui publie des photos de cadavres armes de fusil d’assaut. Opération similaire dans le nord Sinaï avec 10 terroristes tues. Selon des analystes il s’agit d’opérations préventives, mais aussi, sans doute vindicatives, contre des groupes extrémistes musulmans déjà surveilles par la police.

AD : Le Yémen, c’est l’une des conséquences de l’accord de paix signé en Suède au début du mois de décembre. Les rebelles Houtis ont commencé à se retirer du port de Hodeïda, ville importante du Yémen située au bord de la mer rouge. Information confirmée par les rebelles eux-mêmes à l’agence de presse Saba.

SB : La police marocaine annonce avoir arrêté un suspect suite au meurtre de deux jeunes randonneuses scandinave.

AD : C’est un homme, un Suisse installé au Maroc qui a été arrêté samedi à Marrakech. L’enquête révèle son « adhésion à des opérations de recrutement de citoyens marocains et subsahariens pour exécuter des plans terroristes au Maroc », a précisé l’unité en charge de la lutte antiterroriste dans le royaume. L’actualité européenne a présent.

SB : Et cette question : Pourquoi le gouvernement britannique investit beaucoup d’argent pour augmenter le nombre de bateaux commerciaux entre la France et l’Angleterre ? 

AD : 100 millions de livres sterling (110 millions d’euros) pour affréter des ferries supplémentaires entre les deux pays. C’est une manière de prévoir les conséquences éventuelles du Brexit le divorce entre le Royaume-Uni et le l’UE. Béatrice Leveillé.

Les entreprises britanniques sont loin d’être prêtes pour une sortie brutale de l’Union européenne qui provoquerait entre autres des ruptures de stock. Le rétablissement des contrôles douaniers pourrait considérablement ralentir le trafic des16.000 camions qui transitent quotidiennement entre Douvres et Calais. Le gouvernement britannique qui tente d’anticiper de monstrueux embouteillages a passé des contrats avec trois entreprises pour augmenter le nombre de liaisons maritimes entre les ports du sud de l’Angleterre et le continent. Trois contrats ont été signés avec la société française Brittany Ferries, la danoise DFDS et la Britannique Seaborne Freight. Les trois marchés ont été attribués sans appel d’offre, ce que le ministère des Transports a justifié en parlant d’une « situation d’extrême urgence ». Pour Vince Cable, chef de file du Parti libéral démocrate, farouche opposant au Brexit c’est une « pure folie ». « Au lieu d’empêcher une sortie sans accord, le gouvernement dépense des millions pour des contrats de dernière minute ». 

SB : Le trafic aérien de l’aéroport de Hanovre, dans le nord de l’Allemagne, a repris ce samedi soir.

AD : Les avions ne décollaient plus après l’intrusion dans l’après-midi d’un véhicule sur le tarmac, rapidement interpellé par les forces de l’ordre, le conducteur, un Européen âgé d’une vingtaine d’années et toujours en garde à vue, « était drogué » : des tests à la cocaïne et aux amphétamines se sont révélés positifs, a expliqué la police.

SB : 7e samedi consécutif de mobilisation des gilets jaunes.

AD : Avec moins de manifestants que les précédents week-ends des rassemblements plus calmes. À Paris d’abord, les champs Élysée n’ont cette fois-ci pas été un lieu de rendez-vous. Simon Rozé.

Les manifestants ont préféré cibler dans le sud de la capitale certaines chaînes de télévision. Un point de rendez-vous donné à la dernière minute pour tromper les forces de l’ordre et c’est finalement devant les locaux de la télévision BFM que se sont réunis un millier de gilets jaunes. Une manifestation pour une fois déclarée en préfecture qui devait faire le tour des médias nationaux implantés à Paris pour dénoncer une couverture du mouvement jugée partiale. Devait faire le tour, car elle a tourné court devant les locaux de France Télévisions où les forces de l’ordre ont bloqué la progression. S’en est suivi un face à face d’une heure dans le calme avant que le cordon de gendarmes mobile ne soit brisé et qu’une manifestation sauvage ne parte dans les rues du 15e arrondissement se désagrégeant au gré des charges policières en queue de cortège. En fin d’après-midi, quelques groupes de gilets jaunes se sont rendus sur les champs Élysée où la circulation n’a pas été interrompue. Peu d’incidents donc à Paris comme dans le reste du pays. De nombreux autres rassemblements ont eu lieu dans d’autres villes Marseille, Rouen, Toulouse, Nice, Nantes et c’est une nouvelle fois Bordeaux qui a réuni le plus de monde, 2 400 personnes selon la préfecture. Une manifestation un peu plus agitée puisque quelques incidents ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre. À Paris aux cris de « journalistes collabos », certains gilets jaunes ont brûlé plusieurs voitures ce soir devant le siège du journal le Parisien, dans le XVe arrondissement de Paris.

AD : Et puis l’affaire des Passeports diplomatiques d’Alexandre Benalla : la justice annonce aujourd’hui ouvrir une enquête pour abus de confiance. L’ancien chargé de mission de l’Élysée aurait utilisé des passeports diplomatiques pour aller au Tchad et en Israël alors qu’il n’avait pas le droit d’utiliser ces documents pour voyager.

SB : Et comme tous les samedis dans le Journal en français facile. Place tout de suite au mot de l’actu. 

AD : Yvan Amar, vous avez retenu le mot thérapeutique.

On le sait maintenant, le cannabis thérapeutique sera expérimenté en France à partir de 2019. Mais qu’est-ce qu’on veut dire exactement lorsqu’on parle de thérapeutique ? Un produit qui aide dans la maladie. Qui aide à guérir ? Qui soigne ? Peut-être, mais pas forcément ! Mais en tout cas qui lutte contre la maladie, et qui soulage le malade. Notamment pour diminuer la douleur. Ce qui se rapproche du sens du mot therapeutikos en grec : ce qui prend soin de. Le mot est donc un adjectif : on parle du cannabis thérapeutique comme on parle d’une pratique, d’une méthode thérapeutique. Mais le mot est également un nom : une bonne thérapeutique. Alors est-ce que le thérapeute set un médecin ? Pas exactement, pas techniquement. Le mot existe, mais désigne quelqu’un soigne sans être docteur en médecine. Attention, il ne s’agit pas du tout d’un exercice illégal de la médecine, mais de pratiques parallèles, qui viennent s’ajouter à la médecine proprement dite. On parle ainsi de kinésithérapeute pour les spécialistes d’une rééducation des articulations, de la lutte contre l’arthrose ou l’inflammation des vertèbres. Et lorsqu’on parle d’un thérapeute sans rien préciser d’autre, on pense souvent à une aide psychologique, à ceux qui font des psychothérapies, ou des psychanalyses. Une thérapie d’ailleurs désigne souvent ce type de traitement.

AD : C’était la belle affiche en footballistique de la soirée. Dans le Championnat d’Angleterre Liverpool - Arsenal. Liverpool a écrasé Arsenal 5-1.

 


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