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Journal en français facile 06/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : la visite de John Bolton en Israël. Le conseiller à la sécurité nationale du président américain cherchait à rassurer ses interlocuteurs israéliens. Après l’annonce du retrait des troupes américaines de Syrie.

ZK : La RDC et la suite du feuilleton de la présidentielle. La commission électorale n’annonce ce soir aucune nouvelle date pour la publication des résultats provisoires de l’élection.

LB : Dans l’actualité également, la coupe de France de football. Compétition qui réserve parfois des surprises comme l’élimination de Marseille aujourd’hui par Andrezieu, une équipe de 4e division.

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ZK : C’est la première visite en Israël d’un responsable américain depuis que la Maison-Blanche a annoncé son plan de retrait de Syrie.

LB : Il s’agit de la visite de John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump qui a cherché à rassurer ses interlocuteurs israéliens. De son côté le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a affirmé que son pays continuerait à lutter contre la présence de l’Iran en Syrie. Les détails, avec Michel Paul.

D’entrée de jeu le conseiller à la sécurité nationale américain a provoqué la colère des Palestiniens en se rendant au mur des Lamentations. Le lieu saint pour les juifs est situé à Jérusalem-Est et est généralement évité par les responsables officiels en visite à Jérusalem. John Bolton a également tenu à rassurer ses hôtes israéliens en affirmant que le retrait des forces américaines de Syrie n’interviendrait qu’après avoir obtenu de la Turquie que la sécurité des Kurdes soit garantie. Et puis l’ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman qui accompagnait M. Bolton a déclaré que le très attendu plan de paix américain de Donald Trump sur le conflit israélo-palestinien serait reporté de « plusieurs mois ». Les deux hommes n’ont donné aucune autre précision. À l’ordre du jour de la double rencontre dans la soirée entre le Premier ministre israélien et le conseiller américain la présence iranienne en Syrie et également le rôle joué par la Russie dans la région. Les Américains s’inquiètent également de la recrudescence d’investissements chinois dans des entreprises technologiques et stratégiques israéliennes. Immédiatement après ses rencontres en Israël le responsable américain se rendra en Turquie pour parler de la situation en Syrie.

LB : Toujours concernant les États-Unis, la question du shutdown toujours pas réglée. Pas plus que celle du mur, que Donald Trump veut installer à la frontière mexicaine. Le président américain a répété ce soir sa volonté de construire ce mur. L’opposition démocrate y est fermement opposée, ce qui a pour effet de bloquer les négociations sur le budget, et de mettre à l’arrêt un quart de l’administration. Donald Trump insiste sur le fait qu’il dispose d’un « énorme soutien » au sein du parti républicain, « Nous devons construire le mur », a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison-Blanche. « Il s’agit de la sécurité de notre pays (...) Nous n’avons pas le choix », a-t-il ajouté.

ZK : On reste aux États-Unis où une jeune élue (la plus jeune d’ailleurs) du nouveau Congrès américain a réussi à se faire rapidement une place dans l’arène politique dominée par les hommes.

LB : Son nom : Alexandria Ocasio-Cortez, née d’une mère portoricaine et d’un père américain, elle fait une entrée remarquée dans le milieu répondant avec humour aux attaques sexistes dont elle est la cible, mais aussi avec ses propositions politiques, comme celle de taxes très élevées pour les plus riches. Heike Schmidt.

Si ses adversaires comptaient lui couper les ailes, avec la diffusion de cette vieille vidéo, c’est raté, car la danse endiablée d’Alexandria Ocasio-Cortez a eu l’effet inverse : la plus jeune élue du Congrès est aujourd’hui aussi la plus connue. D’autant que la New-Yorkaise de 29 ans répond avec humour aux nombreuses attaques. Celle qui porte le surnom « AOC » a publié une nouvelle vidéo d’elle-même, où on l’a voit danser devant son bureau, accompagnée de ce commentaire : « J’entends dire que le parti républicain pense que les femmes qui dansent sont scandaleuses. Attendez qu’ils découvrent que les femmes parlementaires dansent aussi. » Alexandria Ocasio-Cortez ne compte pas s’arrêter là : son idée d’une taxe touchant les plus riches à hauteur de 60 voire 70 % a immédiatement trouvé un large écho. « Plus vous grimpez vers le haut de l’échelle, plus vous devez contribuer », a-t-elle lancé et même le prix Nobel de l’économie Paul Krugman s’en félicite, regrettant les tentatives de dépeindre la jeune élue « comme écervelée et ignorante ».

ZK : Dans le reste de l’actualité, la République Démocratique du Congo, où la Commission électorale nationale indépendante n’a annoncé aucune nouvelle date pour la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle.

LB : Ils devaient être rendus publics ce dimanche. Mais, Corneille Nangaa, le président de la CENI, a réuni la presse cet après-midi à Kinshasa pour l’annoncer, expliquant que seulement 53 % des bulletins avaient été traités.

ZK : En France, les gilets jaunes de nouveau dans la rue au lendemain d’une mobilisation qui aura rassemblé au moins 50 000 personnes dans toute la France.

LB : Mobilisation entachée de violences à Paris comme en province. Ce dimanche, elle prenait une forme nouvelle : celle d’une manifestation féminine. Plusieurs centaines de femmes s’étaient rassemblées dans plusieurs villes de France. Leur but : donner une image pacifique du mouvement après les débordements de la veille.

ZK : 21h à Rome. On s’intéresse à présent aux exportations des produits agro-alimentaires italiens. Elles ont atteint un nouveau record en 2018.

LB : Elles dépassent les 40 milliards d’euros. Un montant qui devrait être plus élevé, car l’agro piraterie qui utilise le made in Italie se chiffre à des dizaines milliards d’euros. Altin Lazaj.

L’Italie a exporté pour 42 milliards d’euros de produits agro-alimentaires l’an dernier soit une hausse de 3 % par rapport au 2017. C’est ce qu’a indiqué Coldiretti, le principal syndicat agricole du pays. L’Union européenne reste le principal client, elle absorbe les deux tiers de ces exportations, suivi des États-Unis. Comme en 2017, le vin est le produit le plus exporté avec en vedette le prosecco, un vin pétillant très apprécié à l’étranger. Le syndicat italien tire en revanche la sonnette d’alarme sur les effets de l’agro piraterie international qui utilise « ’le made in Italie »’, un commerce qu’il estime à 100 milliards d’euros. Exemple ; le fameux parmesan, fabriqué dans une zone délimitée de l’Émilie-Romagne en Italie est l’un des produits le plus copiés au monde. Coldiretti s’inquiète également pour 2019 des conséquences du Brexit ou des mesures protectionnistes éventuelles prises aux États-Unis.

LB : On referme ce journal avec le football et les 32es de finale de la Coupe de France. Une compétition que quitte l’Olympique de Marseille. L’OM s’est fait surprendre 2 à 0 par Andrézieux, club de 4e division. Fin de ce journal, on retrouve tout de suite Yvan Amar.

Le 6 janvier, traditionnellement, pour cette fête qu’on appelle l’Épiphanie, on tire les Rois ! Alors bien sûr la fête est chrétienne, et elle commémore l’arrivée des Rois mages à Bethléem, qui guidés par une mystérieuse étoile, vont rendre hommage au divin enfant, Jésus, qui vient de naître. Voilà pour l’imagerie chrétienne, très souvent représentée, par exemple en peinture, avec des toiles dont le titre est « l’Adoration des Mages ». Mais cette fête, un peu comme Noël d’ailleurs, a largement débordé la pratique religieuse. En France par exemple, qu’on soit chrétien ou pas, bien souvent on achète une galette et on tire les rois : c’est bien le rituel, l’habitude de cette fête. Et la galette en question renferme, contient une fève. Au départ il s’agissait d’une vraie fève, c’est-à-dire un gros haricot. Aujourd’hui c’est un petit personnage, ou une représentation d’un objet quelconque. On partage la galette en plusieurs parts, autant qu’il y a de convives, de gens qui la partagent. Et l’un d’entre eux seulement aura la fève. Et il sera désigné comme le roi, ou la reine. Royauté pour rire évidemment, avec une couronne de carton. Mais l’étonnant c’est l’expression tirer les rois. Souvenir avec ce pluriel des trois rois de la légende chrétienne, Gaspard, Melchior et Balthazar. Mais on ne désigne qu’un seul roi ou qu’une seule reine. On devrait donc dire tirer le roi… Et pourquoi tirer ? Souvenir de l’expression tirer au sort lorsqu’on choisit, à l’aveuglette, quelque chose sans savoir sur quoi on va tomber. Pour une tombola, ou une loterie par exemple, on tire au sort le gagnant, on choisit par exemple un nom dans un chapeau. Et on parle aussi de tirer le bon numéro. On se souvient en effet que pendant longtemps, c’était comme ça qu’on recrutait les soldats. Tout le monde ne devait pas faire de service militaire – ce qui signifiait souvent qu’on partait à la guerre : on tirait au sort ceux qui devraient y aller. Et si l’on était de bonne famille, qu’on avait du bien, on pouvait toujours s’acheter un homme comme on disait, c’est-à-dire payer quelqu’un pour qu’il aille se battre à votre place. Mais si l’on était pauvre, il fallait risquer sa vie pour le roi.



Voir le flux - 06/01/2019 20:30:08

Journal en français facile 05/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : le mouvement des gilets jaunes qui se poursuit en France. Pour la 8e semaine consécutive, des manifestations étaient organisées sur tout le territoire.

ZK : L’annonce des résultats de la présidentielle en RDC repoussés à la semaine prochaine, c’est ce qu’indique la commission électorale. Ils devaient être rendus publics demain dimanche.

LB : Et puis les mauvais résultats de la zone euro où l’activité économique se dégrade avec comme conséquence, un possible ralentissement de la croissance pour 2019.

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ZK : Pour la 8e semaine de suite, les gilets jaunes ont donc défilé dans les rues de plusieurs villes de France.

LB : En tout au moins 50 000 personnes s’étaient mobilisées. Selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur soit pratiquement 20 000 de plus que samedi dernier. Des manifestations émaillées de violences, en fin de parcours notamment à Paris, où des véhicules ont été brûlés boulevard St-Germain. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveau, a par ailleurs dû évacuer ses bureaux de la rue de Grenelle, lesquels ont été visés par des individus conduisant un engin de chantier. À « ceux qui attaquent, ceux qui brûlent, en veulent à nos institutions, je veux dire de façon extrêmement claire que nos institutions sont solides » et « que notre détermination est totale » répond ce soir le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. À l’instant, Emmanuel Macron dénonce sur Twitter « une extrême violence » venue « attaquer la république ». 

ZK : À la une également, la RDC et la présidentielle dont le verdict ne sera finalement pas connu demain.

LB : La publication des résultats provisoires est reportée à la semaine prochaine annonce ce soir la commission électorale. La CENI qui promet de faire le point ce dimanche sur les travaux de compilation des résultats à l’issue d’une réunion de son assemblée plénière. Le président de la CENI avait dit jeudi dernier connaître des difficultés dans l’acheminement des plis des bulletins et PV de résultats. Cet après-midi, ces travaux de compilation n’avaient toujours pas atteint les 50 %, selon des sources internes à la commission électorale.

ZK : 15h à Washington, l’actualité aux États-Unis et toujours cette impasse concernant le budget. Le pays est entré dans sa troisième semaine de « shutdown ».

LB : Le shutdown, c’est la paralysie d’une partie de l’administration américaine qui entraîne l’arrêt de l’activité d’un quart des agents des services publics. C’est la conséquence du désaccord sur le budget du pays : Donald Trump veut absolument qu’il prenne en compte un financement de plus de 5 milliards et demi de dollars pour construire un mur à la frontière avec le Mexique, l’opposition démocrate refuse de signer une telle mesure. Les démocrates se sont entretenus aujourd’hui avec le vice-président Mike Pence sans que cette réunion n’aboutisse à un accord.

ZK : L’administration Trump encore qui ne communique plus, en revanche avec les rapporteurs spéciaux des Nations Unies en charge principalement de la défense des droits humains et de la liberté d’expression.

LB : Depuis le mois de mai, le département d’État n’a pas donné suite aux requêtes de ces enquêteurs indépendants de l’organisation et qui voulaient se rendre aux États-Unis. Des enquêteurs qui regrettent un mauvais message envoyé aux pays conservateurs. Marie Bourreau.

Tout a commencé par un rapport sur l’extrême pauvreté aux États-Unis. Philip Alston, son rapporteur spécial publie en juin dernier un document accablant. 40 millions de pauvres aux États-Unis, dont près de 18 millions dans une situation d’extrême pauvreté sans parler de l’espérance de vie similaire à celle du Costa Rica et des défaillances du système de santé. Le rapporteur estime dans une ultime critique de l’administration Trump que « la pauvreté est un choix politique ». C’en est trop pour Washington qui décide de ne plus donner suite aux requêtes des autres rapporteurs spéciaux, notamment celui sur le droit des migrants qui réclame la possibilité de se rendre dans les centres d’accueil entre les États-Unis et le Mexique. Pour les défenseurs des droits de l’homme, cette attitude américaine est un signal dramatique envoyé aux dirigeants qui assument et revendiquent leur dédain pour les droits humains. En refusant de recevoir les rapporteurs spéciaux, les États-Unis adoptent finalement la même attitude que les régimes qu’ils condamnent comme la Corée du Nord et l’Iran.

ZK : Au Brésil, le nouveau président doit faire face à sa première crise sécuritaire quatre jours après sa prise de fonction.

LB : Depuis plusieurs jours, des gangs criminels sèment le chaos dans l’État de Ceara, dans le nord-est du Brésil. Face à une situation chaque jour moins tenable, le nouveau gouvernement s’est finalement vu obligé d’envoyer 300 soldats sur le terrain. Alors que Jair Bolsonaro avait justement fait de la lutte contre l’insécurité l’une de ses principales promesses de campagne, Stefanie Schüler.

Flambée de violences dans la ville de Fortaleza et dans une vingtaine de localités des alentours : autobus et stations-service incendiés, bâtiments publics saccagés. Un viaduc a même été partiellement détruit à l’aide d’explosifs. Dans l’État de Ceara, les gangs criminels sont mécontents et ils le font savoir. La cause de leur colère : le durcissement des conditions de détention qui les empêchera de contrôler des trafics de tout genre depuis la prison. Lors des violences de ces derniers jours, une personne est morte et au moins deux autres ont été blessés. Cette situation a poussé le gouverneur de Ceara, l’homme politique de gauche et membre du parti des Travailleurs, Carmilo Santana, à réclamer à Brasilia l’envoi de soldats afin de contrer les attaques. Pour Jair Bolsonaro c’est une première occasion de tenir une promesse électorale et de se poser en sauveur : l’envoi des troupes répond à « un besoin du peuple de Ceara ». Cet envoi ne tient en revanche pas compte du fait que le gouverneur de l’État soit l’un de « nos opposants radicaux », a souligné le nouveau président d’extrême droite. 

ZK : L’actualité économique et les nuages s’accumulent sur la zone euro.

LB : Comprendre que l’activité économique s’est dégradée le mois dernier, ce qui pourrait entraîner un ralentissement de la croissance pour cette année. En France, l’économie a été particulièrement affectée par le mouvement des gilets jaunes. Que l’on évoquait en début de journal, Altin Lazaj.

L’activité économique dans l’ensemble de la zone euro est au plus bas depuis 5 ans et demi. C’est ce qui ressort d’une enquête d’IHS Markit, une entreprise d’information économique. Cette contraction s’explique par le contexte économique international ; la guerre commerciale entre les états unis et la chine, l’incertitude liée au Brexit, la volatilité des marchés financiers, l’instabilité politique et le ralentissement économique mondiale. Pour la France, le cabinet Markit pointe surtout l’impact des gilets jaunes. L’activité du secteur privé s’est contractée le mois dernier pour la première fois depuis plus de deux ans, le mouvement des gilets jaunes a surtout affecté le secteur des services. À ce panorama s’ajoute une inflation faible dans la zone euro. Elle a ralenti à 1,6 % en décembre, loin de l’objectif de 2 % fixé par la banque centrale européenne. Ce qui laisse présager un ralentissement de la croissance en 2019.

LB : Fin de ce journal. Tout de suite on retrouve Yvan Amar pour le mot de la semaine.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 05/01/2019 20:30:06

Journal en français facile 04/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Zéphyrin Kouadio est à mes côtés pour vous présenter cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : la situation en RDC. À deux jours -en principe- de la proclamation des résultats de la présidentielle, l’accès internet est toujours bloqué. Le signal de RFI coupé. L’ONU met en garde contre la censure des médias dans le pays.

ZK : Une nouvelle réunion à la Maison-Blanche pour sortit du shutdown. Depuis 2 semaines, l’administration américaine est partiellement bloquée. En cause : le financement du mur à la frontière mexicaine voulu par Donald Trump.

LB : Et puis en France, la question des gilets jaunes, toujours à la une alors que plusieurs groupes appellent à un nouveau samedi de manifestations à Paris et en province.

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ZK : La situation en RDC tout d’abord. À deux jours, en principe, de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle, toujours pas d’internet ni de fréquence RFI dans le pays.

LB : C’est le cas depuis le 31 décembre au lendemain du scrutin. Plus d’internet, plus d’accès aux réseaux sociaux, le signal de RFI reste coupé. L’accréditation de notre correspondante Florence Morice a également été retirée. Une situation qui inquiète l’ONU qui met en garde aujourd’hui contre la censure des médias en RDC. Ravina Shamdasani est la porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme.

[Transcription manquante]

LB : Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme micro Sonia Rolley. J’ajoute que la majorité pro-Kabila dénonce ce soir, je cite : « L’attitude partisane de l’Église catholique ». Laquelle affirme connaître le vainqueur de l’élection présidentielle -je rappelle que les résultats doivent -en principe- être proclamés ce dimanche.

ZK : L’actualité sur le continent africain encore avec le Burkina Faso où au moins quarante-six personnes ont été tuées entre mardi et mercredi dans des affrontements intercommunautaires consécutifs à une attaque terroriste à Yirgou.

LB : C’est un village de la commune de Barsalogo, à deux cents kilomètres au nord de Ouagadougou la capitale, les victimes sont essentiellement des peulhs. Le premier janvier dernier, des hommes armés avaient fait irruption dans ce même village et avaient assassiné le chef et six autres personnes. En représailles, les villageois s’étaient attaqués aux éleveurs peulhs de la région.

ZK : À la une également, cette nouvelle réunion à Washington pour tenter de sortir du « shutdown ».

LB : Le shutdown, c’est la paralysie d’une partie de l’administration américaine concrètement, un quart des agents des services publics ne sont plus payés. C’est la conséquence du désaccord sur le budget du pays : Donald Trump veut absolument qu’il prenne en compte un financement de plus de 5 milliards et demi de dollars pour construire un mur à la frontière avec le Mexique, l’opposition refuse de signer une telle mesure. Une nouvelle réunion s’est tenue, vous le disiez, ce vendredi à la Maison-Blanche, mais elle n’a toujours pas permis de trouver un accord. Le shutdown dure depuis le 22 décembre. À l’instant, Donald Trump affirme qu’il se dit prêt à ce qu’il dure deux mois.

ZK : 5h à Tokyo, au Japon où l’ancien président de Nissan va comparaître mardi après sa demande d’une audience publique pour connaître les motifs de sa détention.

LB : Les avocats de Carlos Ghosn veulent obliger le procureur a clarifier publiquement le motif de sa détention prolongée. Il est placé en garde à vue depuis le 19 novembre dernier pour des soupçons d’abus de confiance. Les explications de notre correspondant Frédéric Charles.

[Transcription manquante]

ZK : L’actualité en France et le dossier des gilets jaunes toujours à la une alors que certains appellent à de nouvelles manifestations demain samedi à Paris comme en province.

LB : C’est le cas notamment du groupe « La France en colère » dont font partie Éric Drouet et Priscilla Ludosky. Groupe qui publiait hier sur les réseaux sociaux une lettre ouverte à Emmanuel Macron, lui demandant de les recevoir à l’Élysée. Anna Piekarec.

Ils ont bien l’intention de continuer leur mouvement, voire de le durcir… Dans leur lettre de quatre pages datée du 3 décembre, le collectif « La France en colère », très suivi sur Facebook, fait part de ses revendications tout en critiquant la gestion de la crise des « gilets jaunes » par le Président de la République. Le ton est virulent. Les auteurs de la lettre somment Emmanuel Macron de changer d’attitude, car sinon, préviennent-ils « leur colère va se transformer en haine ». lls dénoncent la répression policière dont sont victimes, selon eux, les gilets jaunes lors des manifestations et fustigent la grande consultation nationale proposée par l’exécutif pour désamorcer la crise. Considérant qu’il s’agit d’un piège politique pour noyer leur principale revendication : la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne, ils demandent à être reçus par le président autour d’une table pour discuter. Leur lettre ouverte sera lue demain devant l’Hôtel de Ville à Paris lors d’un rassemblement qui devrait être suivi d’une marche des gilets jaunes jusqu’à l’Assemblée nationale.

ZK : On fait un détour du côté de l’actualité littéraire, avant de refermer ce journal, avec l’événement de ce début d’année 2019 : la sortie en librairie du nouveau roman de Michel Houellebecq.

LB : 4 ans après le succès de son précédent livre Soumission, vendu à 800 000 exemplaires, l’auteur français connu entre autres pour ne plus donner aucune interview à la presse, publie son 7e roman sous le titre Sérotonine aux éditions Flammarion. Agathe Novak-Lechevalier professeur Littérature moderne à l’Université de Nanterre et spécialiste de son travail. Agathe Novak-Lechevalier au micro de JB Marot.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 04/01/2019 20:45:03

Cinéma : les succès 2018 en France

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 04/01/2019 10:51:52

Alunir

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Un engin chinois vient donc d’alunir sur la face cachée de notre satellite. Et tous les commentaires sont d’accord : il s’agit bien d’un alunissage, et non d’un atterrissage sur la lune ! Le mot a maintenant une existence attestée et assez ancienne : on ne le remet plus en question. Cela n’a pas toujours été le cas : à la fin des années 60, quand les premiers modules atteignaient en douceur la lune, la question s’était posée, et elle avait ému les académiciens et ceux qui se préoccupaient autant ou plus de correction de langue que de progrès technique : fallait-il parler d’un atterrissage sur la lune ou d’un alunissage ? Et les arguments ne manquaient pas de bon sens : la conquête de l’espace enivrait les esprits le système solaire semblait tendre les bras aux conquérants. Mais parlerait-on avec la même facilité d’amarsissage quand on arriverait sur Mars, d’avénusissage, d’asaturnissage, d’amercurissage, d’ajupeterissage quand on atteindrait tous ces sols qui ne paraissaient plus si lointains ? Pourquoi réserver un traitement si privilégié à un  objet céleste – un satellite, pas même une planète ! – au seul motif qu’il était plus près que les autres ? Une égalité de traitement n’était-elle  donc pas envisageable ? On pouvait aussi bien atterrir sur Mars, Vénus ou Saturne que sur la Lune. La terre n’est pas seulement une sphère : c’est aussi un sol, quel qu’il soit !  Mais la poétique du langage ne s’embarrasse pas toujours de ces principes ! Et d’abord, l’alunissage existait bien avant qu’on puisse se poser sur notre lune : l’idée en était si ancienne, si familière que le mot était apparu en 1923 : il précédait la chose et accompagnait le rêve ! Quant à la lune, elle nous est si proche, et depuis si longtemps : à portée de main, croissant et décroissant chaque mois, réglant nos marées ! Évidemment qu’elle méritait un mot spécial. D’autant qu’elle nous en avait déjà donné pas mal ! Une lunaison pour les vingt-huit jours de son cycle. Une lunule pour la base de l’ongle, dont la forme et la couleur rappelle la lune et son croissant. Lunatique, pour celui qui change d’idée constamment, celui dont les humeurs sont imprévisibles, comme si la lune influençait son psychisme. Et ses habitants alors ? On nous dira qu’ils n’existent pas. Certes ! Mais ce n’est pas une raison pour ne pas les nommer, même s’ils ne vivent dans notre imagination ! Les luniens ? Les lunards ? Les lunais ? Pas du tout : ce sont les sélénites et le mot est formé à partir du grec Séléné, qui sert parfois, de façon rêveuse à désigner notre sœur lumineuse. 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 04/01/2019 09:30:08

Journal en français facile 03/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un nouveau Congrès aux États-Unis. Les députés et sénateurs élus lors des élections de mi-mandat font leur rentrée. La grande nouveauté c’est que la Chambre des Représentants est désormais dominée par les démocrates, avec à sa tête Nancy Pelosi.

SB : Malte se dit prête à accueillir une cinquantaine de migrants récupérés par des bateaux d’ONG en fin de semaine dernière. Mais Malte prévient qu’il s’agit d’un accueil temporaire. La Commission européenne appelle à davantage de solidarité.

RA : Et puis à fin de cette édition, nous évoquerons une découverte surprenante au Mexique. Un temple datant d’avant la conquête des Aztèques.

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SB : On suit la rentrée parlementaire aux États-Unis.

RA : Les députés et sénateurs élus à l’issue des élections de mi-mandat aux États-Unis qui se sont déroulées en novembre dernier. En tout, 535 parlementaires. Et désormais les démocrates qui contrôlent la Chambre des représentants, c’est le principal changement. Car le Sénat lui reste républicain. Christophe Paget cette ouverture du nouveau Congrès américain est sur le point de se terminer.

Christophe Paget : Oui, et ce sont les nouveaux sénateurs qui avaient ouvert le bal à midi heure locale, il y a trois heures, en prêtant serment sur la Bible, par petits groupes de huit. De son côté la Chambre des représentants à majorité désormais démocrate devait se choisir un nouveau speaker, et comme prévu, par 219 voix contre 192, Nancy Pelosi, 78 ans, retrouve le perchoir qu’elle occupait entre 2007 et 2011. « Mais Nancy Pelosi ne fait que commencer », a plaisanté le député démocrate qui présentait sa candidature.

RA : Cette rentrée parlementaire se fait dans un contexte délicat Christophe, le Shutdown.

CP : Oui, l’administration américaine tourne au ralenti depuis presque deux semaines. Dans son discours devant la Chambre des représentants, juste avant de prêter serment, Nancy Pelosi a confirmé que la nouvelle majorité démocrate à la chambre allait proposer dès aujourd’hui des mesures budgétaires temporaires pour débloquer les administrations. Des mesures que la Maison-Blanche a déjà rejetées parce qu’elles n’incluent pas le financement du mur anti-immigration de Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Et comme le chef de la majorité républicaine au Sénat a dit qu’il ne mettrait au vote qu’une solution qui serait signée par Donald Trump, la situation va rester bloquée…

SB : Et dans la politique américaine, à l’étranger : la vive réaction du Venezuela après les déclarations de Mike Pompeo.

RA : Mike Pompeo le Secrétaire d’État américain, hier mercredi il était en Colombie pour rencontre le président Ivan Duque. À l’issue de leur entretien, les deux hommes se sont mis d’accord pour unir leurs efforts afin d’isoler diplomatiquement le Venezuela et de rétablir la démocratie dans le pays. De quoi effectivement provoquer la réaction, rapide de Caracas. Correspondance de Benjamin Delille.

C’est le ministère des Affaires étrangères vénézuélien qui a réagi ce jeudi matin à la rencontre entre Ivan Duque et Mike Pompeo. Dans un communiqué, les gouvernements colombiens et américains sont accusés, je cite, « de prétendre soumettre et enfreindre la souveraineté et l’autodétermination du peuple vénézuélien ». Selon Caracas, la rhétorique anti-vénézuélienne des deux pays est un moyen de « détourner l’attention de l’opinion publique de l’échec de leur politique anti-drogue » en Colombie. À une semaine du début officiel du second mandat de Nicolas Maduro, les États-Unis et leurs alliés latino-américains entendent resserrer la pression sur le président vénézuélien. Sa réélection, le 20 mai 2018, n’a pas été reconnue par une grande partie de la communauté internationale. De son côté, Nicolas Maduro dit être le bouc-émissaire de l’impérialisme américain auxquels ses voisins seraient soumis. Début décembre, il accusait son homologue colombien et le nouveau président brésilien Jaïr Bolsonaro de soutenir un plan des États-Unis visant à le renverser et l’assassiner. Benjamin Delille, Caracas, RFI.

RA : Le Brésil qui était évoqué à l’instant, alors que le gouvernement de Jaïr Bolsonaro prend ses fonctions. Sachez que ce jeudi le premier Conseil des ministres s’est tenu à Brasilia. Et une décision de poids a été prise : l’épuration des contractuels de l’administration publique. Épuration cela veut dire nettoyage, le nouvel exécutif veut donc supprimer de nombreux postes au sein de la fonction publique brésilienne.

SB : Dans l’actualité également, la première journée du procès autour de l’affaire Jamal Khashoggi.

RA : Ce journaliste saoudien assassiné en octobre dernier alors qu’il se trouvait dans le consulat saoudien d’Istanbul en Turquie. Depuis ce matin 11 personnes sont jugées devant une Cour pénale de Riyad, et déjà le procureur général qui requiert la peine de mort à l’encontre de 5 d’entre elles, cela veut dire qu’il demande que la peine de mort leur soit appliquée. Les avocats de ces suspects demandent plus de temps pour préparer la défense de leurs clients.

SB : Une triste réalité qui continue, concernant la situation des migrants.

RA : Le Haut-commissariat aux réfugiés a publié les chiffres de l’année 2018. Ils sont moins alarmants que l’année précédente, mais ils montrent les dangers que continue de représenter la traversée de la Méditerranée : 2260 personnes ont trouvé la mort l’an dernier en tentant une telle traversée. Et les départs de migrants continuent en ce début d’année, notamment en direction de l’Espagne, le pays qui est devenu la première destination des embarcations. On fait le point avec Juliette Gheerbrant.

En deux jours les garde-côtes espagnols ont enchaîné les interventions au large des côtes andalouses et porté secours à déjà 401 personnes. Et le 28 décembre, c’est en Andalousie aussi que 300 migrants secourus cette fois au large de la Libye accostaient à bord du navire humanitaire Pro activa Open arms. Avec plus de 57.000 entrées en 2018, l’Espagne est devenue le premier pays européen d’arrivée par la mer. Et avec l’augmentation des traversées sur cette route migratoire le nombre de morts a triplé en un an. Malgré la fermeture des ports italiens par le gouvernement national-populiste, et les accords conclus avec la Libye, les départs continuent aussi depuis les côtes libyennes. Hier mercredi, deux navires humanitaires, le Sea-eye et le Sea-watch 3, ont été autorisés à accoster à Malte. Ils avaient secouru 49 migrants, au large de la Libye donc les 22 et 29 décembre, et attendaient depuis une autorisation d’accoster. Malte, qui a comme l’Italie fermé ses ports aux ONG, dit avoir agi exceptionnellement, en raison de la détérioration des conditions de vie à bord. L’Allemagne et les Pays-Bas se sont dits prêts à accueillir une partie des 49 rescapés, si un autre pays en faisait autant. Des décisions d’accueil qui restent prises au cas par cas et dans l’urgence, en l’absence d’accord entre pays européens.

RA : Et face à ce problème qui persiste, la Commission européenne a appelé aujourd’hui à « plus de solidarité ».

SB : Au Sénégal, l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall voit la présidentielle s’éloigner.

RA : La Cour suprême rejette son recours alors que Khalifa Sall contestait sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie. Mais Khalifa Sall n’entend pas abdiquer, l’un des principaux opposants au président Macky Sall maintient sa candidature à la présidentielle de février prochain. Et sa défense annonce ce soir son intention d’introduire un ultime recours.

SB : Et puis une découverte surprenante au Mexique.

RA : Un temple qui appartenait à un dieu très important de l’époque pré hispanique, on parle d’époque pré hispanique au Mexique pour évoquer tout ce qui s’est passé dans le pays avant la colonisation espagnole au 16e siècle. Cette découverte s’est produite dans l’État de Puebla dans le centre du pays, et Margot Turgy nous raconte comment cela s’est déroulé.

Le temple était là, juste sous leurs pieds, à l’ouest du site de fouilles archéologiques de la ville de Tehuacán. Les archéologues ont pu authentifier le sanctuaire grâce à trois statues, deux crânes et un corps, sculptés dans la pierre. Hautes de soixante-dix centimètres, elles représentent le dieu Xipe Tótec. Les deux têtes, avec leurs yeux ronds et leurs rangées de dents carrées qui leur barrent le visage, font penser aux masques de la traditionnelle fête des Morts mexicaine. Le corps, au nombril creusé et habillé d’une jupe, est amputé de sa tête. Une troisième main a été sculptée sur son flanc, allégorie d’une victime humaine sacrifiée. Le nom de Xipe Tótec signifie « notre seigneur écorché ». Ce dieu majeur de la période pré-hispanique est connu pour son habit de peau humaine, qui symbolise le renouveau de la terre au printemps. Pour honorer ce dieu de la fertilité, les prêtres eux-mêmes portaient sur eux la peau d’êtres humains sacrifiés. Les archéologues estiment que le temple, long de douze mètres et haut de 3 mètres et demi, a été actif de 1000 à 1260 après notre ère, jusqu’à la conquête des Aztèques.

SB : Enfin en sport il y a un match-choc de la Premier League ce soir.

RA : La Premier League c’est le championnat de football en Grande-Bretagne. Et depuis quelques minutes Manchester City, troisième au classement, accueille le premier Liverpool. Avec dans les rangs de Liverpool l’Égyptien Mohamed Salah. Et puis en tennis Novak Djokovic s’est qualifié pour les ½ finales du tournoi de Doha. En ¼ de finale il a dominé le Géorgien Basilashvili et il affrontera l’Espagnol Bautista.



Voir le flux - 03/01/2019 20:30:06

Journal en français facile 03/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un nouveau Congrès aux États-Unis. Les députés et sénateurs élus lors des élections de mi-mandat font leur rentrée. La grande nouveauté c’est que la Chambre des Représentants est désormais dominée par les démocrates, avec à sa tête Nancy Pelosi.

SB : Malte se dit prête à accueillir une cinquantaine de migrants récupérés par des bateaux d’ONG en fin de semaine dernière. Mais Malte prévient qu’il s’agit d’un accueil temporaire. La Commission européenne appelle à davantage de solidarité.

RA : Et puis à fin de cette édition, nous évoquerons une découverte surprenante au Mexique. Un temple datant d’avant la conquête des Aztèques.

------

SB : On suit la rentrée parlementaire aux États-Unis.

RA : Les députés et sénateurs élus à l’issue des élections de mi-mandat aux États-Unis qui se sont déroulées en novembre dernier. En tout, 535 parlementaires. Et désormais les démocrates qui contrôlent la Chambre des représentants, c’est le principal changement. Car le Sénat lui reste républicain. Christophe Paget cette ouverture du nouveau Congrès américain est sur le point de se terminer.

Christophe Paget : Oui, et ce sont les nouveaux sénateurs qui avaient ouvert le bal à midi heure locale, il y a trois heures, en prêtant serment sur la Bible, par petits groupes de huit. De son côté la Chambre des représentants à majorité désormais démocrate devait se choisir un nouveau speaker, et comme prévu, par 219 voix contre 192, Nancy Pelosi, 78 ans, retrouve le perchoir qu’elle occupait entre 2007 et 2011. « Mais Nancy Pelosi ne fait que commencer », a plaisanté le député démocrate qui présentait sa candidature.

RA : Cette rentrée parlementaire se fait dans un contexte délicat Christophe, le Shutdown.

CP : Oui, l’administration américaine tourne au ralenti depuis presque deux semaines. Dans son discours devant la Chambre des représentants, juste avant de prêter serment, Nancy Pelosi a confirmé que la nouvelle majorité démocrate à la chambre allait proposer dès aujourd’hui des mesures budgétaires temporaires pour débloquer les administrations. Des mesures que la Maison-Blanche a déjà rejetées parce qu’elles n’incluent pas le financement du mur anti-immigration de Donald Trump à la frontière avec le Mexique. Et comme le chef de la majorité républicaine au Sénat a dit qu’il ne mettrait au vote qu’une solution qui serait signée par Donald Trump, la situation va rester bloquée…

SB : Et dans la politique américaine, à l’étranger : la vive réaction du Venezuela après les déclarations de Mike Pompeo.

RA : Mike Pompeo le Secrétaire d’État américain, hier mercredi il était en Colombie pour rencontre le président Ivan Duque. À l’issue de leur entretien, les deux hommes se sont mis d’accord pour unir leurs efforts afin d’isoler diplomatiquement le Venezuela et de rétablir la démocratie dans le pays. De quoi effectivement provoquer la réaction, rapide de Caracas. Correspondance de Benjamin Delille.

C’est le ministère des Affaires étrangères vénézuélien qui a réagi ce jeudi matin à la rencontre entre Ivan Duque et Mike Pompeo. Dans un communiqué, les gouvernements colombiens et américains sont accusés, je cite, « de prétendre soumettre et enfreindre la souveraineté et l’autodétermination du peuple vénézuélien ». Selon Caracas, la rhétorique anti-vénézuélienne des deux pays est un moyen de « détourner l’attention de l’opinion publique de l’échec de leur politique anti-drogue » en Colombie. À une semaine du début officiel du second mandat de Nicolas Maduro, les États-Unis et leurs alliés latino-américains entendent resserrer la pression sur le président vénézuélien. Sa réélection, le 20 mai 2018, n’a pas été reconnue par une grande partie de la communauté internationale. De son côté, Nicolas Maduro dit être le bouc-émissaire de l’impérialisme américain auxquels ses voisins seraient soumis. Début décembre, il accusait son homologue colombien et le nouveau président brésilien Jaïr Bolsonaro de soutenir un plan des États-Unis visant à le renverser et l’assassiner. Benjamin Delille, Caracas, RFI.

RA : Le Brésil qui était évoqué à l’instant, alors que le gouvernement de Jaïr Bolsonaro prend ses fonctions. Sachez que ce jeudi le premier Conseil des ministres s’est tenu à Brasilia. Et une décision de poids a été prise : l’épuration des contractuels de l’administration publique. Épuration cela veut dire nettoyage, le nouvel exécutif veut donc supprimer de nombreux postes au sein de la fonction publique brésilienne.

SB : Dans l’actualité également, la première journée du procès autour de l’affaire Jamal Khashoggi.

RA : Ce journaliste saoudien assassiné en octobre dernier alors qu’il se trouvait dans le consulat saoudien d’Istanbul en Turquie. Depuis ce matin 11 personnes sont jugées devant une Cour pénale de Riyad, et déjà le procureur général qui requiert la peine de mort à l’encontre de 5 d’entre elles, cela veut dire qu’il demande que la peine de mort leur soit appliquée. Les avocats de ces suspects demandent plus de temps pour préparer la défense de leurs clients.

SB : Une triste réalité qui continue, concernant la situation des migrants.

RA : Le Haut-commissariat aux réfugiés a publié les chiffres de l’année 2018. Ils sont moins alarmants que l’année précédente, mais ils montrent les dangers que continue de représenter la traversée de la Méditerranée : 2260 personnes ont trouvé la mort l’an dernier en tentant une telle traversée. Et les départs de migrants continuent en ce début d’année, notamment en direction de l’Espagne, le pays qui est devenu la première destination des embarcations. On fait le point avec Juliette Gheerbrant.

En deux jours les garde-côtes espagnols ont enchaîné les interventions au large des côtes andalouses et porté secours à déjà 401 personnes. Et le 28 décembre, c’est en Andalousie aussi que 300 migrants secourus cette fois au large de la Libye accostaient à bord du navire humanitaire Pro activa Open arms. Avec plus de 57.000 entrées en 2018, l’Espagne est devenue le premier pays européen d’arrivée par la mer. Et avec l’augmentation des traversées sur cette route migratoire le nombre de morts a triplé en un an. Malgré la fermeture des ports italiens par le gouvernement national-populiste, et les accords conclus avec la Libye, les départs continuent aussi depuis les côtes libyennes. Hier mercredi, deux navires humanitaires, le Sea-eye et le Sea-watch 3, ont été autorisés à accoster à Malte. Ils avaient secouru 49 migrants, au large de la Libye donc les 22 et 29 décembre, et attendaient depuis une autorisation d’accoster. Malte, qui a comme l’Italie fermé ses ports aux ONG, dit avoir agi exceptionnellement, en raison de la détérioration des conditions de vie à bord. L’Allemagne et les Pays-Bas se sont dits prêts à accueillir une partie des 49 rescapés, si un autre pays en faisait autant. Des décisions d’accueil qui restent prises au cas par cas et dans l’urgence, en l’absence d’accord entre pays européens.

RA : Et face à ce problème qui persiste, la Commission européenne a appelé aujourd’hui à « plus de solidarité ».

SB : Au Sénégal, l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall voit la présidentielle s’éloigner.

RA : La Cour suprême rejette son recours alors que Khalifa Sall contestait sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie. Mais Khalifa Sall n’entend pas abdiquer, l’un des principaux opposants au président Macky Sall maintient sa candidature à la présidentielle de février prochain. Et sa défense annonce ce soir son intention d’introduire un ultime recours.

SB : Et puis une découverte surprenante au Mexique.

RA : Un temple qui appartenait à un dieu très important de l’époque pré hispanique, on parle d’époque pré hispanique au Mexique pour évoquer tout ce qui s’est passé dans le pays avant la colonisation espagnole au 16e siècle. Cette découverte s’est produite dans l’État de Puebla dans le centre du pays, et Margot Turgy nous raconte comment cela s’est déroulé.

Le temple était là, juste sous leurs pieds, à l’ouest du site de fouilles archéologiques de la ville de Tehuacán. Les archéologues ont pu authentifier le sanctuaire grâce à trois statues, deux crânes et un corps, sculptés dans la pierre. Hautes de soixante-dix centimètres, elles représentent le dieu Xipe Tótec. Les deux têtes, avec leurs yeux ronds et leurs rangées de dents carrées qui leur barrent le visage, font penser aux masques de la traditionnelle fête des Morts mexicaine. Le corps, au nombril creusé et habillé d’une jupe, est amputé de sa tête. Une troisième main a été sculptée sur son flanc, allégorie d’une victime humaine sacrifiée. Le nom de Xipe Tótec signifie « notre seigneur écorché ». Ce dieu majeur de la période pré-hispanique est connu pour son habit de peau humaine, qui symbolise le renouveau de la terre au printemps. Pour honorer ce dieu de la fertilité, les prêtres eux-mêmes portaient sur eux la peau d’êtres humains sacrifiés. Les archéologues estiment que le temple, long de douze mètres et haut de 3 mètres et demi, a été actif de 1000 à 1260 après notre ère, jusqu’à la conquête des Aztèques.

SB : Enfin en sport il y a un match-choc de la Premier League ce soir.

RA : La Premier League c’est le championnat de football en Grande-Bretagne. Et depuis quelques minutes Manchester City, troisième au classement, accueille le premier Liverpool. Avec dans les rangs de Liverpool l’Égyptien Mohamed Salah. Et puis en tennis Novak Djokovic s’est qualifié pour les ½ finales du tournoi de Doha. En ¼ de finale il a dominé le Géorgien Basilashvili et il affrontera l’Espagnol Bautista.



Voir le flux - 03/01/2019 20:30:06

Fin d'une tradition du Nouvel an ?

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 03/01/2019 13:35:45

Accréditation

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le déroulement des élections est souvent une bonne façon de mesurer le degré de démocratie dans un certain pays. Il y a quelques jours, dans le mot de l’actualité, nous avions relayé ces paroles du président Kabila qui disait que la RDC était non seulement une république, mais aussi une démocratie. Et cette déclaration est aujourd’hui mise à l’épreuve des conditions du scrutin. Ou en tout cas de ce qu’on peut en savoir, puisque le travail des journalistes, qui consiste notamment à aller chercher des informations, les vérifier, les analyser, les transmettre, est souvent rendu difficile, ou impossible. En particulier pour RFI puisque notre collège Florence Morice s’est vu retirer son accréditation. Florence Morice ne pourra donc plus travailler comme journaliste en RDC, et elle devra même très probablement quitter le pays où elle exerçait son métier en tant que journaliste accréditée. Que veut donc dire qu’on lui retire son accréditation ? Ce qu’on appelle l’accréditation d’un journaliste est le dispositif par lequel ce journaliste est reconnu officiellement par les autorités du pays. Il représente son média, et exerce son métier. Il doit bien sûr respecter de nombreuses règles, mais il est amené à couvrir comme on dit les événements : il se renseigne, interroge les uns et les autres, recoupe les informations qu’il a recueillies. Et cette accréditation peut lui faciliter le travail lorsqu’il veut s’entretenir avec des personnalités politiques, se rendre dans des zones troublées ou dans des enceintes officielles. Quand on l’accrédite, c’est d’une certaine façon qu’on lui fait confiance en tant que journaliste. Et qu’on accepte le regard d’un média, qu’il soit étranger ou pas d’ailleurs. En revanche, lui retirer cette accréditation est bien sûr un geste hostile, qui met en cause sont travail ou son éthique, sa morale, sa déontologie professionnelle. Mais retirer l’accréditation d’un journaliste peut aussi bien sûr être interprété comme une peur qu’un certain nombre de choses soient révélées au public : on entrave le travail de la presse quand on a des choses à cacher.

Mais il n’y a pas que dans les pays étrangers qu’un journaliste se fait accréditer : c’est le cas par exemple dans des manifestations officielles : un journaliste se fait accréditer par exemple à l’Élysée : tous les journalistes d’un même média ne vont pas s’y rendre, s’il y a par exemple une Conférence de presse du président de la République. L’un ou l’une d’entre eux s’y rendra après avoir été accrédité, c’est-à-dire agréé, accepté par la présidence. Et c’est la même chose par exemple pour les Jeux olympiques, ou le Salon du livre. Ce qui veut dire qu’il est invité et qu’on ne s’opposera pas à ce qu’il fasse son travail.

Comment comprendre la formation du mot ? Évidemment, il est construit à partir du mot crédit, qui lui-même est de la même famille que le verbe croire. Et le premier sens du mot crédit est proche de celui de confiance : on fait crédit à quelqu’un quand on ne met pas en doute ce qu’il dit, ce qu’il affirme ou ce qu’il promet. C’est à partir de là qu’on peut comprendre le sens financier du mot : je te fais crédit signifie que je ne te demande pas de me payer tout de suite ce que tu me dois : j’ai confiance en toi, et donc je pense que tu me paieras, plus tard, quand tu le pourras.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 03/01/2019 09:30:05

Journal en français facile 02/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Bonsoir Sylvie Berruet et bonne année puisque vous faites votre retour à l’antenne ce soir.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonne année !

RA : A la une de l’actualité : J-1 avant la mise en place du nouveau congrès américain. C’est ce jeudi que les députés et sénateurs élus à l’issue des élections de mi-mandat vont prendre leurs fonctions. Dans un instant notre expert nous expliquera que les blocages politiques vont se poursuivre.

SB : Au Brésil la nouvelle équipe autour de Jair Bolsonaro. Les ministres prennent leurs fonctions, au lendemain de l’investiture du nouveau Président brésilien, premier chef d’extrême droite à la tête du Brésil.

RA : Et puis dans le sud de l’Inde, deux femmes sont pour la première fois entrées dans l’un des temples les plus sacrés de l’hindouisme. Elles en ont le droit depuis une décision de justice en fin d’année dernière. Mais cela a provoqué la colère des traditionalistes.

------

SB : Les Américains vont donc découvrir un nouveau congrès demain jeudi.

RA : Avec l’entrée en fonctions des députés et des sénateurs qui ont été élus lors des élections de mi-mandat en novembre dernier. La grande nouveauté, c’est que désormais la Chambre des Représentants va être contrôlée par les Démocrates. Ce qui ouvre une période de cohabitation, car le Sénat reste entre les mains des Républicains. Mais cela ne devrait pas changer grand-chose, c’est l’avis de Françoise Coste, professeur d’études américaines à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès : elle estime que les blocages politiques vont se poursuivre.

[Transcription manquante]

RA : Françoise Coste, professeur d’études américaines à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès, elle répondait aux questions de Marie Normand. Vous avez peut-être entendu le mot « shutdown », en français cela veut dire fermeture ou blocage. Et aux États-Unis on parle de shutdown quand Républicains et Démocrates ne parviennent pas à s’entendre sur la question du budget. C’est le cas depuis la fin du mois de décembre. Pour tenter de débloquer la situation, Donald Trump reçoit ce soir les élus du Congrès des deux camps. Avant cette réunion, le Président a prévenu que le « shutdown » pourrait durer longtemps.

SB : Au Brésil hier soir on évoquait l’investiture du Président Jair Bolsonaro. Aujourd’hui les ministres débutent leur travail.

RA : Et les questions sont nombreuses avec l’arrivée d’un chef d’extrême droite, car la plupart de ces ministres n’ont pas d’expérience politique. Pour nombre d’entre eux, ce sont d’anciens militaires. Présentation de la nouvelle équipe autour de Jair Bolsonaro, avec Oriane Verdier.

Sur les 22 ministres nommés par le président 7 sont d’anciens militaires. Parmi eux Augusto Heleno aux renseignements. Le général stratège de Bolsonaro commandait la mission de la paix des Nations Unies en Haïti où l’armée a commis diverses exactions. Autre homme fort du gouvernement, Paulo Guedes qui hérite du nouveau superministère cumulant l’économie, les finances, la planification de l’industrie et le commerce extérieur. Il est aujourd’hui considéré comme un « président bis », mais devra affronter les réticences des militaires pour mener à bien la privatisation à outrance annoncée. Il sera également très attendu sur les réformes des retraites et de l’impôt. Au ministère des Affaires étrangères, Ernesto Araujo, pour qui le changement climatique est un « complot gauchiste ». Ce maître à penser de l’extrême droite brésilienne propose un « pacte chrétien » avec les États-Unis et la Russie. Au-delà de l’hétérogénéité intra gouvernementale, l’équipe de Jair Bolsonaro devra tenter de séduire au cas par cas le plus de parlementaires possibles. Son parti n’occupe que 10 % des sièges du Parlement où sont représentés une trentaine de partis. Une fragmentation inédite dans l’histoire du Brésil.

RA : À noter les nouvelles réactions des États-Unis. Hier après l’investiture de Jai Bolsonaro, le Président américain Donald Trump saluait le premier discours de son homologue. Et ce mercredi c’est le Secrétaire d’Etat Mike Pompéo, qui se trouve à Brasilia, qui appelle à une relation transformée entre les États-Unis et le Brésil.

SB : En RDC, la quasi-totalité des émetteurs RFI toujours coupée dans le pays.

RA : Et notamment dans la capitale Kinshasa. Le pays vit dans l’attente de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle qui devrait intervenir ce dimanche. RFI dit par ailleurs regretter l’annonce du retrait par les autorités congolaises de l’accréditation de notre correspondante. « Elle n’a fait que son travail de journaliste professionnelle », écrit la direction.

SB : En Inde, la colère des traditionalistes.

RA : Manifestation ce mercredi devant le siège du Parlement de l’État du Kerala qui est situé dans le sud du pays. Il y a eu des heurts avec la police. Pourquoi cette colère ? Car quelques heures plus tôt et pour la première fois, deux femmes sont entrées dans l’un des sanctuaires les plus sacrés de l’hindouisme, le temple de Sabarimala. Des femmes qui n’y avaient pas accès jusqu’à une décision de justice en septembre 2018. Correspondance en Inde de Sébastien Farcis.

Il est 3 et demi du matin ce mercredi. Les deux femmes sont habillées en noir, la tête recouverte d’un foulard, et avancent d’un pas rapide vers le cœur de ce temple. C’est ainsi, tels des intrus, que ces deux femmes ont créé l’histoire : ce sont les premières âgées entre 10 et 50 ans à avoir pu prier dans le temple de Sabarimala, au Kerala. Les femmes en âge de procréer y étaient interdites jusqu’à récemment, sous prétexte qu’elles étaient impures ou pouvaient déranger le dieu Ayappa. En septembre, la Cour suprême a jugé cette discrimination illégale, mais rien n’y fait : depuis trois mois, face à la résistance des dévots, aucune femme n’a pu y pénétrer. La colère des hindouistes ne s’est pas fait attendre. Le parti nationaliste hindou du BJP, au pouvoir au niveau fédéral, mais en minorité dans cet État méridional, a commencé à manifester devant le siège du gouvernement régional. Et il soutient un appel à la grève générale lancé par un mouvement hindouiste pour la journée de jeudi. Les deux femmes en question, elles, ont fui de leur maison par peur de représailles et la police assure qu’elle les protégera.

SB : Également dans l’actualité en Asie, des combats qui continuent dans le sud-ouest de la Birmanie.

RA : Combats entre les forces de l’ordre et une guérilla bouddhiste. Elle est appelée la guérilla de l’armée d’Arakan, du nom de l’État où ont lieu ces combats. Un État qui a déjà été agité l’an dernier par la répression contre les Rohingyas. Christophe Paget les civils fuient par centaines.

Pas de répit pour l’État de l’Arakan. Depuis début décembre, selon l’ONU, 2 500 personnes avaient déjà dû fuir leurs maisons après la reprise des combats entre l’armée birmane et l’AA ; l’armée d’Arakan, un groupe autonomiste qui se veut le porte-parole des bouddhistes, majoritaires dans la région. Et selon le journal d’Etat New Light of Myanmar, hier la police des frontières a été attaquée par une trentaine de personnes armées. Les rebelles reconnaissent qu’il y a eu des heurts, mais affirment ne pas en être à l’origine. Ils nient également toute implication dans l’opération menée hier soir contre le convoi du ministre en chef de l’État de l’Arakan - des mines ont été déclenchées à distance lors de son passage, il n’y aurait pas de blessés. Le mois dernier l’armée birmane avait annoncé qu’elle suspendait pour quatre mois « toutes ses opérations militaires » contre les insurgés dans le nord et l’est du pays, manifestement pour amener les groupes rebelles qui n’y participaient pas encore à la table des négociations, lancées par la dirigeante Aung San Suu Kyi. Mais ce cessez-le-feu ne concerne pas l’État de l’Arakan, où selon les rebelles les combats continuent donc aujourd’hui.

SB : En Russie le bilan continue de s’alourdir deux jours après l’effondrement d’un immeuble dans l’Oural.

RA : Il est désormais de 26 morts et c’est un bilan toujours provisoire, car on est sans nouvelles d’une dizaine de personnes. Lundi 31 décembre une partie d’un immeuble de 9 étages s’est effondré, très vraisemblablement en raison d’une explosion due au gaz. Les recherches sont rendues compliquées par un froid glacial, il faut savoir que dans cette région qui est située à 1700 kilomètres de Moscou il peut faire jusqu’à -27 degrés.

SB : Et puis en tennis, inquiétude pour le numéro 2 mondial Rafael Nadal.

RA : L’Espagnol vient de déclarer forfait pour le tournoi de Brisbane, cela veut dire qu’il ne participera pas à ce tournoi. Nadal affirme qu’il est blessé à la cuisse gauche. Et cela suscite des interrogations, car dans moins de deux semaines débute le premier tournoi du Grand Chelem de la saison, l’Open d’Australie.



Voir le flux - 02/01/2019 20:45:02