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Journal en français facile 22/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : A la une : la présidentielle en Mauritanie. Premier scrutin de l’alternance en plus de 10 ans. Nous irons à Nouakchott dans ce journal.

ZK : Une autre élection, municipale, celle-ci. Les habitants d’Istanbul ont de nouveau rendez-vous dans les urnes demain dimanche. 3 mois après un scrutin annulé pour cause d’irrégularités.

LB : Nous irons en Allemagne également dans ce journal où des militants écologistes partent en guerre contre le charbon.

-----

ZK : En Turquie, 3 mois après les élections municipales, les dix millions d’électeurs d’Istanbul sont de nouveau appelés aux urnes.

LB : Le 31 mars dernier, le parti républicain du peuple l’avait emporté, mais le résultat avait été invalidé pour irrégularités, d’où ce nouveau vote, organisé dans la plus grande ville du pays. Un vote pour lequel le candidat du CHP, Erkrem Imamo?lu, pense une fois encore pouvoir s’imposer. Les sondages lui donnent raison. Anissa El Jabri.

Il l’avait emporté il y a 3 mois d’un cheveu, 13 000 voix dans une ville de 10 millions d’inscrits. Cette fois-ci l’affront à Erdo?an s’annonce plus tranché, sondage après sondage en un peu plus de 2 mois d’une deuxième campagne. Le candidat de l’opposition a grignoté de l’avance. En cause essentiellement, l’effritement de la base électorale de l AKP. Erdo?an avait choisi de s’effacer pour cette deuxième bataille politique, il est revenu sur la scène dans la dernière ligne droite, mais au fonds, peu importe, une partie de l’électorat conservateur lui en veut d’avoir annulé cette élection, regrette la personnalisation du pouvoir, la polarisation du pays.10% de la base AKP ça peut suffire pour faire basculer un scrutin. Erdo?an peut-il accepter le message des électeurs ? Difficile à imaginer tant Istanbul est pour lui une ville fondamentale, tremplin de sa carrière, vitrine politique de ses ambitions. Anissa El Jabri, Istanbul, RFI.

ZK : En Mauritanie, on votait également pour désigner le successeur de Mohamed ould Abdel Aziz arrivé par la force en 2008, puis élu président en 2009 et 2014.

LB : Avant même la fermeture des bureaux de vote, les 4 candidats de l’opposition, Sidi Mohamed Ould Boubacar, Biram Dah Abeid, Mohamed Ould Maouloud et Kane Hamidou Baba, ont dénoncé dans un point de presse de nombreux cas de fraude dans le pays notamment à Barkeol, dans l’Assaba, région du candidat du pouvoir. Les opposants ont aussi affirmé que leurs représentants ont été empêchés de scruter le déroulement des opérations de vote. Pas encore de réaction de la commission électorale, mais à la mi-journée, le président de la CENI déclarait qu’il n’y avait pas d’incidents majeurs à signaler. Je rappelle qu’un second tour sera organisé le mois prochain si aucun des candidats ne recueille plus de 50 % des suffrages.

ZK : Aux États-Unis, la Maison-Blanche a désigné hier Mark Esper au poste de ministre de la Défense, il remplace Patrick Shanahan en tant que ministre par intérim.

LB : L’exécutif américain ne comptait plus de ministre de la Défense titulaire depuis la démission de Jim Mattis en décembre 2018, sur fond de profonds désaccords avec Donald Trump. Donald Trump qui annonce par ailleurs de nouvelles sanctions majeures contre l’Iran. Deux jours après la destruction d’un drone américain par Téhéran près du Détroit d’Ormuz. Peu avant, il avait déclaré devant la presse que si les Iraniens renonçaient à leur programme nucléaire, il deviendrait leur « meilleur ami ».

ZK : On reste aux États-Unis où la Cour suprême a annulé la condamnation à mort d’un homme jugé six fois pour le même crime dont il se dit innocent.

LB : Les juges ne se sont pas prononcés sur la culpabilité de ce détenu afro-Américain. Ils ont simplement annulé le dernier verdict prononcé contre lui. Les noirs avaient systématiquement été écartés lors de la sélection du jury. Correspondance à Washington Anne Corpet.

L’affaire se déroule dans le Mississippi, un État marqué par son passé esclavagiste et la ségrégation raciale. Curtis Flowers, qui a toujours nié être l’auteur du quadruple meurtre qu’on lui reproche, a été jugé à six reprises pour ces faits. Les trois premiers jurys l’ont reconnu coupable, mais les procès ont été annulés pour vice de procédure. Les deux procès suivants n’ont pas abouti faute de consensus parmi les jurés. Et c’est finalement au cours de son sixième passage devant la justice qu’il a été condamné à la peine capitale. Mais en raison d’un biais racial dans la sélection des jurés, la plus haute instance judiciaire du pays vient d’annuler ce verdict : au cours des six procès combinés, l’État du Mississippi a écarté 41 des 42 Afro-Américains qui devaient statuer sur le sort de Curtis Flowers. La Cour suprême souligne également que lors du dernier procès, 145 questions ont été posées aux Afro-Américains écartés, contre 12 aux blancs sélectionnés. Aux États-Unis les juges et les procureurs sont désignés par les habitants, et c’est le même magistrat qui représente l’État dans cette affaire depuis le début : malgré ses défaillances pointées par la Cour suprême ce procureur pourrait très bien décider de convoquer Curtis Flowers pour le juger une septième fois.

ZK : On part en Allemagne où des milliers de manifestants avaient rendez-vous aujourd’hui dans l’ouest du pays.

LB : Pour protester contre la politique climatique du gouvernement. Les mines de charbon sont particulièrement visées. Les opérations ont en fait commencé dès hier. Les précisions de Nathalie Versieux.

Angela Merkel l’ancienne ministre de l’Environnement d’Helmut Kohl, s’était à ses débuts taillé une réputation de chancelière de l’environnement pour avoir notamment décidé la sortie du nucléaire suite à l’accident de Fukushima. Mais par quoi remplacer l’uranium pour produire en quantité de l’électricité bon marché ? La sortie programmée du nucléaire s’est accompagnée en République fédérale d’un regain de l’exploitation du charbon et du lignite, tous deux très polluants. Et si l’Allemagne figure parmi les champions des énergies renouvelables cela ne change guère la donne : pour maintenir la stabilité sur les réseaux d’électricité, le pays ne peut se passer pour l’heure des centrales à charbon et à gaz, qui prennent le relai lorsque le vent et le soleil ne sont pas au RV. C’est à cause du charbon, et parce que le gouvernement n’a pas cherché à contrarier le puissant lobby automobile que l’Allemagne ne tiendra pas les objectifs climatiques que le pays s’était fixés à l’horizon 2030. Face au dynamisme du mouvement fridays for future et face aux résultats des Verts aux élections européennes, Angela Merkel a décidé de reprendre sa casquette climatique. Avec de nouveaux et ambitieux objectifs climatiques pour 2050.

LB : Fin de ce journal tout de suite on retrouve Yvan Amar pour son mot de la semaine.

Un nouveau chef pour le Pentagone ? Ça tarde et beaucoup s’impatientent, sauf Donald Trump qui avoue qu’il aime les ministres intérimaires, ou même les ministères sans ministre qui lui laissent plus de flexibilité dans sa politique. Il faut dire qu’il y avait des désaccords importants entre l’ancien titulaire du poste, James Mattis, et lui. Mais pourquoi parle-t-on du Pentagone ? Il est situé non pas à Washington, mais juste à côté, à Arlington, donc dans un état distinct : ce n’est pas le District de Columbia, mais déjà la Virginie. Et c’est le nom d’un bâtiment immense qui abrite les services du ministère de la Défense. Pentagone, d’après sas forme bien sûr, c’est-à-dire que son plan a cinq côtés. Ce qui est bien indiqué par son nom, dérivé du grec : Penta signifie cinq. Et gone ? Un côté ? Non, c’est un angle, mais on sait bien que les formes géométriques délimitées par ont autant de côté que d’angles, et que bien souvent, pour les désigner, on indique leur nombre avant de mettre un gone qui indique le nombre d’angles donc de côté. Est-ce qu’on commence comme ça avec la figure de départ ? Il faut trois côtés. Et on a… un triangle ! Même processus, mais un mot dérivé du latin. Et ensuite ? Carré ! Pareil ! Le mot dérive de la racine de quadri. On parle bien peu d’un tétragone. Mais ensuite on se rattrape : pentagone, hexagone, heptagone (bien rare) octogone… Et on a au moins un mot qui, comme le Pentagone, a un sens figuré particulier : c’est l’hexagone, qui désigne la France. En gros, le pays a la forme d’un polygone à six côtés, et c’est comme ça qu’on l’appelle, ou qu’on l’appelait, de manière très administrative, ou pour éviter les répétitions… Mais cet usage, qui fait très années 60, tend à se raréfier dangereusement ! L’hexagone est gaullien !



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Journal en français facile 22/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : A la une : la présidentielle en Mauritanie. Premier scrutin de l’alternance en plus de 10 ans. Nous irons à Nouakchott dans ce journal.

ZK : Une autre élection, municipale, celle-ci. Les habitants d’Istanbul ont de nouveau rendez-vous dans les urnes demain dimanche. 3 mois après un scrutin annulé pour cause d’irrégularités.

LB : Nous irons en Allemagne également dans ce journal où des militants écologistes partent en guerre contre le charbon.

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ZK : En Turquie, 3 mois après les élections municipales, les dix millions d’électeurs d’Istanbul sont de nouveau appelés aux urnes.

LB : Le 31 mars dernier, le parti républicain du peuple l’avait emporté, mais le résultat avait été invalidé pour irrégularités, d’où ce nouveau vote, organisé dans la plus grande ville du pays. Un vote pour lequel le candidat du CHP, Erkrem Imamo?lu, pense une fois encore pouvoir s’imposer. Les sondages lui donnent raison. Anissa El Jabri.

Il l’avait emporté il y a 3 mois d’un cheveu, 13 000 voix dans une ville de 10 millions d’inscrits. Cette fois-ci l’affront à Erdo?an s’annonce plus tranché, sondage après sondage en un peu plus de 2 mois d’une deuxième campagne. Le candidat de l’opposition a grignoté de l’avance. En cause essentiellement, l’effritement de la base électorale de l AKP. Erdo?an avait choisi de s’effacer pour cette deuxième bataille politique, il est revenu sur la scène dans la dernière ligne droite, mais au fonds, peu importe, une partie de l’électorat conservateur lui en veut d’avoir annulé cette élection, regrette la personnalisation du pouvoir, la polarisation du pays.10% de la base AKP ça peut suffire pour faire basculer un scrutin. Erdo?an peut-il accepter le message des électeurs ? Difficile à imaginer tant Istanbul est pour lui une ville fondamentale, tremplin de sa carrière, vitrine politique de ses ambitions. Anissa El Jabri, Istanbul, RFI.

ZK : En Mauritanie, on votait également pour désigner le successeur de Mohamed ould Abdel Aziz arrivé par la force en 2008, puis élu président en 2009 et 2014.

LB : Avant même la fermeture des bureaux de vote, les 4 candidats de l’opposition, Sidi Mohamed Ould Boubacar, Biram Dah Abeid, Mohamed Ould Maouloud et Kane Hamidou Baba, ont dénoncé dans un point de presse de nombreux cas de fraude dans le pays notamment à Barkeol, dans l’Assaba, région du candidat du pouvoir. Les opposants ont aussi affirmé que leurs représentants ont été empêchés de scruter le déroulement des opérations de vote. Pas encore de réaction de la commission électorale, mais à la mi-journée, le président de la CENI déclarait qu’il n’y avait pas d’incidents majeurs à signaler. Je rappelle qu’un second tour sera organisé le mois prochain si aucun des candidats ne recueille plus de 50 % des suffrages.

ZK : Aux États-Unis, la Maison-Blanche a désigné hier Mark Esper au poste de ministre de la Défense, il remplace Patrick Shanahan en tant que ministre par intérim.

LB : L’exécutif américain ne comptait plus de ministre de la Défense titulaire depuis la démission de Jim Mattis en décembre 2018, sur fond de profonds désaccords avec Donald Trump. Donald Trump qui annonce par ailleurs de nouvelles sanctions majeures contre l’Iran. Deux jours après la destruction d’un drone américain par Téhéran près du Détroit d’Ormuz. Peu avant, il avait déclaré devant la presse que si les Iraniens renonçaient à leur programme nucléaire, il deviendrait leur « meilleur ami ».

ZK : On reste aux États-Unis où la Cour suprême a annulé la condamnation à mort d’un homme jugé six fois pour le même crime dont il se dit innocent.

LB : Les juges ne se sont pas prononcés sur la culpabilité de ce détenu afro-Américain. Ils ont simplement annulé le dernier verdict prononcé contre lui. Les noirs avaient systématiquement été écartés lors de la sélection du jury. Correspondance à Washington Anne Corpet.

L’affaire se déroule dans le Mississippi, un État marqué par son passé esclavagiste et la ségrégation raciale. Curtis Flowers, qui a toujours nié être l’auteur du quadruple meurtre qu’on lui reproche, a été jugé à six reprises pour ces faits. Les trois premiers jurys l’ont reconnu coupable, mais les procès ont été annulés pour vice de procédure. Les deux procès suivants n’ont pas abouti faute de consensus parmi les jurés. Et c’est finalement au cours de son sixième passage devant la justice qu’il a été condamné à la peine capitale. Mais en raison d’un biais racial dans la sélection des jurés, la plus haute instance judiciaire du pays vient d’annuler ce verdict : au cours des six procès combinés, l’État du Mississippi a écarté 41 des 42 Afro-Américains qui devaient statuer sur le sort de Curtis Flowers. La Cour suprême souligne également que lors du dernier procès, 145 questions ont été posées aux Afro-Américains écartés, contre 12 aux blancs sélectionnés. Aux États-Unis les juges et les procureurs sont désignés par les habitants, et c’est le même magistrat qui représente l’État dans cette affaire depuis le début : malgré ses défaillances pointées par la Cour suprême ce procureur pourrait très bien décider de convoquer Curtis Flowers pour le juger une septième fois.

ZK : On part en Allemagne où des milliers de manifestants avaient rendez-vous aujourd’hui dans l’ouest du pays.

LB : Pour protester contre la politique climatique du gouvernement. Les mines de charbon sont particulièrement visées. Les opérations ont en fait commencé dès hier. Les précisions de Nathalie Versieux.

Angela Merkel l’ancienne ministre de l’Environnement d’Helmut Kohl, s’était à ses débuts taillé une réputation de chancelière de l’environnement pour avoir notamment décidé la sortie du nucléaire suite à l’accident de Fukushima. Mais par quoi remplacer l’uranium pour produire en quantité de l’électricité bon marché ? La sortie programmée du nucléaire s’est accompagnée en République fédérale d’un regain de l’exploitation du charbon et du lignite, tous deux très polluants. Et si l’Allemagne figure parmi les champions des énergies renouvelables cela ne change guère la donne : pour maintenir la stabilité sur les réseaux d’électricité, le pays ne peut se passer pour l’heure des centrales à charbon et à gaz, qui prennent le relai lorsque le vent et le soleil ne sont pas au RV. C’est à cause du charbon, et parce que le gouvernement n’a pas cherché à contrarier le puissant lobby automobile que l’Allemagne ne tiendra pas les objectifs climatiques que le pays s’était fixés à l’horizon 2030. Face au dynamisme du mouvement fridays for future et face aux résultats des Verts aux élections européennes, Angela Merkel a décidé de reprendre sa casquette climatique. Avec de nouveaux et ambitieux objectifs climatiques pour 2050.

LB : Fin de ce journal tout de suite on retrouve Yvan Amar pour son mot de la semaine.

Un nouveau chef pour le Pentagone ? Ça tarde et beaucoup s’impatientent, sauf Donald Trump qui avoue qu’il aime les ministres intérimaires, ou même les ministères sans ministre qui lui laissent plus de flexibilité dans sa politique. Il faut dire qu’il y avait des désaccords importants entre l’ancien titulaire du poste, James Mattis, et lui. Mais pourquoi parle-t-on du Pentagone ? Il est situé non pas à Washington, mais juste à côté, à Arlington, donc dans un état distinct : ce n’est pas le District de Columbia, mais déjà la Virginie. Et c’est le nom d’un bâtiment immense qui abrite les services du ministère de la Défense. Pentagone, d’après sas forme bien sûr, c’est-à-dire que son plan a cinq côtés. Ce qui est bien indiqué par son nom, dérivé du grec : Penta signifie cinq. Et gone ? Un côté ? Non, c’est un angle, mais on sait bien que les formes géométriques délimitées par ont autant de côté que d’angles, et que bien souvent, pour les désigner, on indique leur nombre avant de mettre un gone qui indique le nombre d’angles donc de côté. Est-ce qu’on commence comme ça avec la figure de départ ? Il faut trois côtés. Et on a… un triangle ! Même processus, mais un mot dérivé du latin. Et ensuite ? Carré ! Pareil ! Le mot dérive de la racine de quadri. On parle bien peu d’un tétragone. Mais ensuite on se rattrape : pentagone, hexagone, heptagone (bien rare) octogone… Et on a au moins un mot qui, comme le Pentagone, a un sens figuré particulier : c’est l’hexagone, qui désigne la France. En gros, le pays a la forme d’un polygone à six côtés, et c’est comme ça qu’on l’appelle, ou qu’on l’appelait, de manière très administrative, ou pour éviter les répétitions… Mais cet usage, qui fait très années 60, tend à se raréfier dangereusement ! L’hexagone est gaullien !



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Journal en français facile 21/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile. Zéphyrin Kouadyo à mes côtés au micro. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : le ton qui monte encore d’un cran entre Téhéran et Washington. Un drone américain a été abattu par l’Iran. Les États-Unis ont engagé une réponse armée avant de se raviser au dernier moment. Les explications dans ce journal.

ZK : La Commission européenne qui se cherche un président. Les 28 n’arrivent pas à s’accorder sur le nom du successeur de JC Juncker. Ils ont l’obligation y parvenir d’ici la fin du mois.

LB : Et puis nous irons en Inde dans ce journal pour un évènement organisé dans le monde entier : la journée internationale du yoga.

------

ZK : Des frappes américaines contre l’Iran annulées à la dernière minute hier soir. L’information a été révélée dans un premier temps par le New York Times.

LB : Le président américain l’a confirmé ce matin dans une série de tweets. Les avions et les bateaux de l’armée américaine étaient déjà positionnés pour leur mission lorsque Donald Trump l’a finalement interrompue. Correspondance à Washington Anne Corpet.

« Nous étions prêts à riposter quand j’ai demandé combien de personnes allaient mourir » écrit Donald Trump et il poursuit « 150 personnes, monsieur, m’a répondu un général. 10 minutes avant la frappe, je l’ai stoppée, c’était disproportionné par rapport à une attaque contre un drone ». Ce revirement de dernière minute surprend : la question des pertes humaines infligées lors d’une frappe est normalement évoquée avant qu’elle soit décidée, et l’annonce de ce raid interrompu ajoute à la confusion. Les démocrates dénoncent une forme d’amateurisme. Les responsables du parti invitent à la retenue et exigent que le congrès soit consulté avant toute opération militaire. Au sein du camp présidentiel, les faucons commencent à donner de la voix. Liz Cheney, la fille de l’ex vice président qui dirige la minorité républicaine à la chambre a déclaré ce matin que l’absence de réaction à la destruction du drone était une erreur très sérieuse. D’autres craignent qu’une attaque contre l’Iran ne dégénère inévitablement en conflit ouvert. Aucune option n’est définitivement écartée. Une seule certitude : cet épisode ne fait que confirmer l’imprévisibilité du président américain.

LB : Justement, on apprend ce soir que Donald Trump se dit « prêt à parler à l’Ayatollah Khamenei ou à Hassan Rohani sans condition préalable... » C’est ce qu’il affirme dans un entretien accordé à la chaîne NBC. Le Président américain qui a par ailleurs évoqué la « menace » iranienne avec le Prince Héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salman, selon la Maison-Blanche.

ZK : L’autre grand titre de ce journal, c’est le flou à Bruxelles concernant la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne.

LB : Aucun des trois candidats à présidence de la Commission n’a obtenu la majorité parmi les chefs d’État et de gouvernement des 28. Une nouvelle réunion est donc prévue le 30 juin, où il faudra absolument un résultat, car la présidence de la Commission doit être validée par les députés européens dont la session inaugurale commence le 2 juillet. Pierre Benazet.

La seule certitude à l’issue de ce sommet c’est que la procédure des Spitzenkandidaten a du plomb dans l’aile, c’est-à-dire l’idée que les chefs de file des partis vainqueurs des élections seraient les candidats les plus légitimes pour les postes européens. Aucun des chefs de file des trois partis principaux n’a déclenché un consensus, qu’il s’agisse de la centriste-libérale Margrete Vestager, du travailliste Frans Timmermans ou de Manfred Weber, du PPE, le Parti populaire européen. Certains chefs d’État croient d’ailleurs pouvoir enterrer la candidature de Manfred Weber pour la présidence de la Commission européenne. C’est le cas par exemple d’Emmanuel Macron, mais il faut tout de même dire que la chancelière allemande Angela Merkel n’a pas du tout été aussi définitive. Ceci remettrait en tout cas les projecteurs sur le nom de Michel Barnier qui a la triple qualité d’être soutenu par la France et l’Europe centrale et d’appartenir au PPE d’Angela Merkel. Mais s’il faut rebattre les cartes, il faudra aussi trouver des femmes et des responsables politiques venant d’Europe centrale ou orientale ; on évoque ici pour le conseil européen le nom du Premier ministre belge et ceux de la présidente lituanienne ou de son homologue croate pour la Commission européenne. Il reste aux 28 à peine plus d’une semaine pour s’entendre.

ZK : À la une également, le bilan revu à la hausse en Géorgie, 240 blessés après les échauffourées qui ont émaillé la manifestation des opposants au gouvernement devant le parlement.

LB : Hier soir, des milliers de personnes en colère se sont rassemblées pour protester contre la prise de parole devant l’Assemblée géorgienne du député russe Sergueï Gavrilov et plus généralement contre l’influence russe qui gagne le gouvernement. La police a répondu avec des gaz lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc. De nouveaux rassemblements étaient organisés ce soir. Comme le demandaient les manifestants, le président du Parlement géorgien a remis sa démission. Les représentants du gouvernement tentent de calmer le jeu. Anastasia Becchio.

En renonçant à son poste, Irakli Kobakhidze a fait preuve de responsabilité envers le peuple, a commenté le secrétaire général du parti au pouvoir « Rêve géorgien ». Pas question en revanche de parler de concession aux demandes des partis de l’opposition qu’il qualifie « d’irresponsables ». Autre démission : celle du député Zakaria Kutsnashvili, organisateur de la réunion internationale sur l’orthodoxie, où un député russe a pris la parole de la tribune, ce qui a provoqué le mouvement de contestation et les échauffourées. L’opposition ne décolère pas et demande la démission du ministre de l’Intérieur et des élections législatives anticipées. De son côté, le milliardaire Bidzina Ivanichvili, à la tête du parti au pouvoir et souvent désigné comme le véritable homme fort du pays, tente de jouer l’apaisement. Dans un communiqué il assure « partager pleinement l’indignation sincère des citoyens géorgiens » et dénonce une erreur de protocole. « Il est inacceptable que le représentant du pays occupant préside une rencontre au Parlement géorgien », a écrit l’oligarque que ses opposants soupçonnent toutefois d’entretenir des liens étroits avec Moscou. Le chef de la fraction du Mouvement national uni au Parlement, un mouvement créé par Mikheil Saakachvili estime que le milliardaire Ivanichvili doit endosser l’entière responsabilité des événements. L’ancien président en exil qui a pu récemment retourner en Ukraine appelle ses partisans à descendre dans la rue.

ZK : En Algérie, les manifestants étaient justement dans la rue pour le 18e vendredi consécutif.

LB : Pour un changement du système politique malgré plusieurs arrestations avant le début de la manifestation. Malgré surtout les déclarations du nouvel homme fort du pays cette semaine, le général Ahmed Gaid Salah qui a une fois encore écarté toute période de transition.

ZK : À Hong Kong également, la mobilisation continue pour le retrait définitif de la très controversée loi sur les extraditions vers la Chine.

LB : Le texte est pour le moment suspendu. Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées notamment devant le QG de la police ce vendredi pour exiger la démission de la cheffe du Gouvernement, Carrie Lam et la libération des manifestants arrêtés ces derniers jours.

ZK : Nous sommes aujourd’hui le 21 juin, date qui marque le début de l’été dans l’hémisphère nord et la fête de la musique dans de nombreux pays.

LB : Dont la France, où l’évènement est né en 1982. De nombreux concerts gratuits sont organisés un peu partout dans l’Hexagone ce soir. Pour tout savoir, rendez-vous sur musique.rfi.fr.

ZK : Autre évènement, mondial celui-là, la 5e journée internationale du yoga.

LB : On se rend en Inde, pays d’où est originaire cette pratique datant de plus de 2000 ans, des événements ont été organisés dans plusieurs villes du pays. Le Premier ministre indien Narendra Modi, grand architecte de cette campagne pour la reconnaissance du yoga par l’ONU, était au cœur des festivités. RFI New Delhi, Antoine Guinard.

« Faire du yoga une partie intégrante de la vie des plus démunis ». C’est l’objectif que s’est donné Narendra Modi, devant une foule de 30 000 personnes a Ranchi, la capitale de l’État du Jharkhand dans l’est de l’Inde ce vendredi. Le Premier ministre indien a ensuite invite son audience a effectuer avec lui des « asanas », des mouvements et méditations de yoga. Ailleurs en Inde, les ministres indiens de la Défense et de l’Intérieur ainsi que plusieurs autres ministres et députés du BJP, le parti nationaliste hindou de Narendra Modi ont également participe a des événements pour célébrer cette cinquième journée mondiale du Yoga. 300 séances de yoga ont été organisées par le BJP a New Delhi, auxquelles devraient participer plus d’un million de personnes. Cette journée est avant tout une victoire diplomatique et politique pour Narendra Modi. Peu après son arrivée au pouvoir en mai 2014, il avait lancé cette initiative avec succès a l’assemblée générale de l’ONU. La première journée mondiale du yoga a eu lieu dès l’année suivante. Pour ses détracteurs, c’est un moyen pour M. Modi et son parti de promouvoir subtilement l’hindouisation de la société indienne, un des piliers idéologiques de sa famille politique.

LB : Le football avec le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations. Égypte/Zimbabwe, c’est l’affiche du match d’ouverture qui vient de débuter. Rencontre à suivre sur nos antennes Afrique et FM Paris avec nos envoyés spéciaux au Caire Christophe Jousset et Antoine Grognet.



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Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile. Zéphyrin Kouadyo à mes côtés au micro. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : le ton qui monte encore d’un cran entre Téhéran et Washington. Un drone américain a été abattu par l’Iran. Les États-Unis ont engagé une réponse armée avant de se raviser au dernier moment. Les explications dans ce journal.

ZK : La Commission européenne qui se cherche un président. Les 28 n’arrivent pas à s’accorder sur le nom du successeur de JC Juncker. Ils ont l’obligation y parvenir d’ici la fin du mois.

LB : Et puis nous irons en Inde dans ce journal pour un évènement organisé dans le monde entier : la journée internationale du yoga.

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ZK : Des frappes américaines contre l’Iran annulées à la dernière minute hier soir. L’information a été révélée dans un premier temps par le New York Times.

LB : Le président américain l’a confirmé ce matin dans une série de tweets. Les avions et les bateaux de l’armée américaine étaient déjà positionnés pour leur mission lorsque Donald Trump l’a finalement interrompue. Correspondance à Washington Anne Corpet.

« Nous étions prêts à riposter quand j’ai demandé combien de personnes allaient mourir » écrit Donald Trump et il poursuit « 150 personnes, monsieur, m’a répondu un général. 10 minutes avant la frappe, je l’ai stoppée, c’était disproportionné par rapport à une attaque contre un drone ». Ce revirement de dernière minute surprend : la question des pertes humaines infligées lors d’une frappe est normalement évoquée avant qu’elle soit décidée, et l’annonce de ce raid interrompu ajoute à la confusion. Les démocrates dénoncent une forme d’amateurisme. Les responsables du parti invitent à la retenue et exigent que le congrès soit consulté avant toute opération militaire. Au sein du camp présidentiel, les faucons commencent à donner de la voix. Liz Cheney, la fille de l’ex vice président qui dirige la minorité républicaine à la chambre a déclaré ce matin que l’absence de réaction à la destruction du drone était une erreur très sérieuse. D’autres craignent qu’une attaque contre l’Iran ne dégénère inévitablement en conflit ouvert. Aucune option n’est définitivement écartée. Une seule certitude : cet épisode ne fait que confirmer l’imprévisibilité du président américain.

LB : Justement, on apprend ce soir que Donald Trump se dit « prêt à parler à l’Ayatollah Khamenei ou à Hassan Rohani sans condition préalable... » C’est ce qu’il affirme dans un entretien accordé à la chaîne NBC. Le Président américain qui a par ailleurs évoqué la « menace » iranienne avec le Prince Héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salman, selon la Maison-Blanche.

ZK : L’autre grand titre de ce journal, c’est le flou à Bruxelles concernant la succession de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne.

LB : Aucun des trois candidats à présidence de la Commission n’a obtenu la majorité parmi les chefs d’État et de gouvernement des 28. Une nouvelle réunion est donc prévue le 30 juin, où il faudra absolument un résultat, car la présidence de la Commission doit être validée par les députés européens dont la session inaugurale commence le 2 juillet. Pierre Benazet.

La seule certitude à l’issue de ce sommet c’est que la procédure des Spitzenkandidaten a du plomb dans l’aile, c’est-à-dire l’idée que les chefs de file des partis vainqueurs des élections seraient les candidats les plus légitimes pour les postes européens. Aucun des chefs de file des trois partis principaux n’a déclenché un consensus, qu’il s’agisse de la centriste-libérale Margrete Vestager, du travailliste Frans Timmermans ou de Manfred Weber, du PPE, le Parti populaire européen. Certains chefs d’État croient d’ailleurs pouvoir enterrer la candidature de Manfred Weber pour la présidence de la Commission européenne. C’est le cas par exemple d’Emmanuel Macron, mais il faut tout de même dire que la chancelière allemande Angela Merkel n’a pas du tout été aussi définitive. Ceci remettrait en tout cas les projecteurs sur le nom de Michel Barnier qui a la triple qualité d’être soutenu par la France et l’Europe centrale et d’appartenir au PPE d’Angela Merkel. Mais s’il faut rebattre les cartes, il faudra aussi trouver des femmes et des responsables politiques venant d’Europe centrale ou orientale ; on évoque ici pour le conseil européen le nom du Premier ministre belge et ceux de la présidente lituanienne ou de son homologue croate pour la Commission européenne. Il reste aux 28 à peine plus d’une semaine pour s’entendre.

ZK : À la une également, le bilan revu à la hausse en Géorgie, 240 blessés après les échauffourées qui ont émaillé la manifestation des opposants au gouvernement devant le parlement.

LB : Hier soir, des milliers de personnes en colère se sont rassemblées pour protester contre la prise de parole devant l’Assemblée géorgienne du député russe Sergueï Gavrilov et plus généralement contre l’influence russe qui gagne le gouvernement. La police a répondu avec des gaz lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc. De nouveaux rassemblements étaient organisés ce soir. Comme le demandaient les manifestants, le président du Parlement géorgien a remis sa démission. Les représentants du gouvernement tentent de calmer le jeu. Anastasia Becchio.

En renonçant à son poste, Irakli Kobakhidze a fait preuve de responsabilité envers le peuple, a commenté le secrétaire général du parti au pouvoir « Rêve géorgien ». Pas question en revanche de parler de concession aux demandes des partis de l’opposition qu’il qualifie « d’irresponsables ». Autre démission : celle du député Zakaria Kutsnashvili, organisateur de la réunion internationale sur l’orthodoxie, où un député russe a pris la parole de la tribune, ce qui a provoqué le mouvement de contestation et les échauffourées. L’opposition ne décolère pas et demande la démission du ministre de l’Intérieur et des élections législatives anticipées. De son côté, le milliardaire Bidzina Ivanichvili, à la tête du parti au pouvoir et souvent désigné comme le véritable homme fort du pays, tente de jouer l’apaisement. Dans un communiqué il assure « partager pleinement l’indignation sincère des citoyens géorgiens » et dénonce une erreur de protocole. « Il est inacceptable que le représentant du pays occupant préside une rencontre au Parlement géorgien », a écrit l’oligarque que ses opposants soupçonnent toutefois d’entretenir des liens étroits avec Moscou. Le chef de la fraction du Mouvement national uni au Parlement, un mouvement créé par Mikheil Saakachvili estime que le milliardaire Ivanichvili doit endosser l’entière responsabilité des événements. L’ancien président en exil qui a pu récemment retourner en Ukraine appelle ses partisans à descendre dans la rue.

ZK : En Algérie, les manifestants étaient justement dans la rue pour le 18e vendredi consécutif.

LB : Pour un changement du système politique malgré plusieurs arrestations avant le début de la manifestation. Malgré surtout les déclarations du nouvel homme fort du pays cette semaine, le général Ahmed Gaid Salah qui a une fois encore écarté toute période de transition.

ZK : À Hong Kong également, la mobilisation continue pour le retrait définitif de la très controversée loi sur les extraditions vers la Chine.

LB : Le texte est pour le moment suspendu. Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées notamment devant le QG de la police ce vendredi pour exiger la démission de la cheffe du Gouvernement, Carrie Lam et la libération des manifestants arrêtés ces derniers jours.

ZK : Nous sommes aujourd’hui le 21 juin, date qui marque le début de l’été dans l’hémisphère nord et la fête de la musique dans de nombreux pays.

LB : Dont la France, où l’évènement est né en 1982. De nombreux concerts gratuits sont organisés un peu partout dans l’Hexagone ce soir. Pour tout savoir, rendez-vous sur musique.rfi.fr.

ZK : Autre évènement, mondial celui-là, la 5e journée internationale du yoga.

LB : On se rend en Inde, pays d’où est originaire cette pratique datant de plus de 2000 ans, des événements ont été organisés dans plusieurs villes du pays. Le Premier ministre indien Narendra Modi, grand architecte de cette campagne pour la reconnaissance du yoga par l’ONU, était au cœur des festivités. RFI New Delhi, Antoine Guinard.

« Faire du yoga une partie intégrante de la vie des plus démunis ». C’est l’objectif que s’est donné Narendra Modi, devant une foule de 30 000 personnes a Ranchi, la capitale de l’État du Jharkhand dans l’est de l’Inde ce vendredi. Le Premier ministre indien a ensuite invite son audience a effectuer avec lui des « asanas », des mouvements et méditations de yoga. Ailleurs en Inde, les ministres indiens de la Défense et de l’Intérieur ainsi que plusieurs autres ministres et députés du BJP, le parti nationaliste hindou de Narendra Modi ont également participe a des événements pour célébrer cette cinquième journée mondiale du Yoga. 300 séances de yoga ont été organisées par le BJP a New Delhi, auxquelles devraient participer plus d’un million de personnes. Cette journée est avant tout une victoire diplomatique et politique pour Narendra Modi. Peu après son arrivée au pouvoir en mai 2014, il avait lancé cette initiative avec succès a l’assemblée générale de l’ONU. La première journée mondiale du yoga a eu lieu dès l’année suivante. Pour ses détracteurs, c’est un moyen pour M. Modi et son parti de promouvoir subtilement l’hindouisation de la société indienne, un des piliers idéologiques de sa famille politique.

LB : Le football avec le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations. Égypte/Zimbabwe, c’est l’affiche du match d’ouverture qui vient de débuter. Rencontre à suivre sur nos antennes Afrique et FM Paris avec nos envoyés spéciaux au Caire Christophe Jousset et Antoine Grognet.



Voir le flux - 21/06/2019 20:45:03

Préparation au Diplôme de français professionnel Relations internationales

Préparez-vous à l’épreuve d’interaction orale du Diplôme de français professionnel Relations internationales.


Voir le flux - 21/06/2019 13:46:37

Mondial au Qatar : soupçons de corruption

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 21/06/2019 11:31:11

Ritournelle

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Au Salon de l’Aéronautique du Bourget, les industriels attendent les commandes. Certains d’entre eux repartiront avec quelques promesses d’achat et aussi sans doute des projets de « compensations industrielles ». De plus en plus souvent, en effet, les États-clients qui achètent des équipements aux industriels, exigent d’eux qu’ils implantent des usines, forment du personnel sur place pour étoffer le tissu productif local. Voilà ce qu’on apprend en écoutant Rfi, et la radio parle même de cette ritournelle des compensations. On sent l’ironie de la formule ! Mais elle donne en même temps une signification spéciale à l’information, en pointant le côté habituel, voire inévitable, de ce genre de contrats. On parle d’ironie, on pourrait aussi bien parler d’un certain agacement devant cette constatation. Comme si on soupirait en murmurant, « encore une fois… !

Bien sûr le terme est d’origine à la fois musicale et italienne : ça va souvent ensemble. La source, on l’entend bien : ce vient de ritorno, ce qui revient. Et la ritornella est présente dans les chansons comme un petit motif qui réapparaît régulièrement. Le refrain ? C’est à peu près le même sens, de manière littérale comme de manière figurée. Mais la ritournelle a un côté plus enfantin et plus dansant. On emploie le mot pour souligner un discours, une opinion, une réaction prévisible, qui revient systématiquement : toujours le même refrain dit-on aussi. La comparaison musicale emporte les mots dans un mouvement plus large encore, puisqu’on dit couramment “C’est toujours la même chanson” : La chanson revient, se reconnaît charme et lasse par sa répétition !

Et toute la culture musicale va s’en mêler, puisqu’on a la même signification avec le leitmotiv. Plus chic, moins courant, il a pourtant le même sens, avec une origine différente : on passe de la musique populaire à la savante, on remonte vers le nord et on pioche dans l’allemand.
Le mot de leitmotiv apparaît vers 1850, mais c’est le succès de la musique wagnérienne qui ancrera le mot en français. On parlera de leitmotiv à propos d’un court thème musical qui apparaît juste avant un personnage, pour le présenter, et d’une certaine façon le légender : on le reconnaît à son pas musical, alors qu’il avance et qu’on l’a encore à peine vu. 

Et ce procédé, qui devient comme une figure de style musical, peut être repris dans des genres bien différents. C’est par exemple exactement ce qui se passe dans M le Maudit, merveilleux film de Fritz Lang sur un tueur en série. Chaque fois qu’il est sur le point d’apparaître, il est précédé d’une phrase musicale, qui finit par faire frissonner : quand on l’entend, il va y avoir un meurtre ! Et c’est le meurtrier lui-même qui le sifflote juste avant de tuer, ce qui le rend bien plus terrifiant. Comme si la légèreté accompagnait l’assassinat ! Et pourtant, il s’agit au départ d’une guirlande musicale bien innocente au départ, tirée de la suite de Peer Gynt de Greig.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 21/06/2019 08:45:09

Journal en français facile 20/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Donald Trump dénonce « l’énorme erreur de l’Iran ». L’Iran qui tôt ce matin a abattu un drone américain qui se trouvait selon Téhéran dans son espace aérien.

SB : Vladimir Poutine face aux téléspectateurs de son pays pendant plus de 4 heures. Le Président russe s’est plié à l’exercice de l’émission « Ligne directe », une tradition pour les chefs d’État chaque année en Russie.

RA : Et puis on se quittera en musique après la mort à l’âge de 52 ans de Philippe Zdar, membre du duo Cassius, qui a tant apporté à la musique électronique en France.

------

SB : On commence donc par cette information qui a de quoi inquiéter dans le contexte des tensions entre les États-Unis et l’Iran.

RA : Tôt ce matin Téhéran a abattu un drone (avion sans pilote) qui se trouvait, selon l’Iran, dans son espace aérien. La violation des frontières iraniennes c’est une ligne rouge à ne pas franchir a déclarer Téhéran après cet incident. Téhéran qui affirme que le drone avait décollé quelques heures plus tôt d’une base américaine située dans le Golfe persique, et qu’il a été abattu au retour de sa mission, dans le sud de l’Iran. Évidemment cela a fait réagir les États-Unis, et en premier lieu le Président Donald Trump qui a dit que l’Iran avait commis une « énorme erreur », sans toutefois accuser directement les autorités. Correspondance à Washington d’Anne Corpet.

Donald Trump semble écarter une décision délibérée des autorités iraniennes : « L’Iran a fait une énorme erreur » a-t-il déclaré, mais il a précisé « j’ai l’impression qu’il s’agit d’une erreur faite par un général ou quelqu’un d’autre, j’ai du mal à croire que c’était volontaire ». Interrogé sur une éventuelle riposte, le président a répondu « vous le saurez bientôt » Lindsey Graham, un sénateur républicain proche de Donald Trump a pour sa part commenté : « Le président ne veut pas la guerre, mais il défendra les intérêts américains » avant d’ajouter « Nous sommes plus proches d’une action militaire qu’hier, s’il y a la guerre, l’Iran la perdra. ». Le commandant des forces américaines dans la région a assuré que le drone abattu se trouvait au-dessus des eaux internationales dans le détroit d’Ormuz lorsqu’il a été frappé par Téhéran. Le général Joseph Guastella a précisé que l’appareil se trouvait à 34 kilomètres des côtes iraniennes et a parlé de dangereuse attaque et d’escalade. La maison blanche doit informer dans l’après-midi les responsables du congrès sur la situation. Donald Trump a aussi décidé d’envoyer son conseiller à la sécurité nationale, en Israël pour des rencontres centrées sur la « sécurité régionale. » John Bolton rencontrera dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu puis ses homologues israélien et russe. Anne Corpet Washington RFI.

RA : Et j’ajoute que le Président russe Vladimir Poutine a réagi à cet incident : il met en garde contre un éventuel recours des États-Unis à la force contre l’Iran. Ce serait « une catastrophe » pour la région.

SB : Cela nous amène à évoquer l’actualité en Russie. Marquée aujourd’hui par une tradition de la vie politique.

RA : Chaque année depuis 17 ans a lieu l’émission Ligne directe, c’est une émission où le grand invité est le Président russe. Vladimir Poutine s’est donc prêté au jeu, un véritable marathon cela a duré plus de quatre heures. Et les règles sont bien établies : le Président se pose en défenseur des simples gens face à des gouverneurs ou des fonctionnaires incompétents. Compte rendu à Moscou de Daniel Vallot.

« Bonjour Vladimir Vladimirovich. Ici à Solnetchi les écoles sont surpeuplées… je vous en prie, aidez-nous à obtenir une école, une crèche et un parc, pour notre quartier… » Sur le plateau, Vladimir Poutine prend un air courroucé, et se tourne vers un écran où apparaît aussitôt le gouverneur de la région concernée…   « Excusez-moi, mais je vous demande de retourner dans ce quartier et de parler aux gens… Je suis sûr que vous pourrez régler ce problème. Et de toute façon, vous me rendrez des comptes une fois que ce sera fait ! » Avec cette émission, c’est une sorte d’immense loterie nationale qui est organisée, une loterie dont le gros lot est une intervention directe du président russe. La formule est éculée, mais pas question d’y renoncer. Vladimir Poutine a perdu des points dans les sondages : en cause la réforme des retraites, et la chute du niveau de vie. Le président russe veut donc apparaître comme étant proche de ses électeurs, et capable de s’occuper de leurs problèmes. Daniel Vallot Moscou RFI.

RA : Et à noter qu’au cours de cette émission Vladimir Poutine a reconnu que le niveau de vie des Russes s’était dégradé ces dernières années, et il a promis d’y remédier, c’est-à-dire d’améliorer la situation.

SB : Au Honduras nouvelle manifestation de plusieurs milliers de personnes ce jeudi.

RA : Elles exigent le départ du Président Juan Orlando Hernandez. Des routes importantes sont bloquées dans plusieurs villes, dont la capitale. Le mouvement dure depuis plus d’un mois et demi. Les raisons de la colère avec Marie Normand.

C’est la perspective de privatisations dans les secteurs de la Santé et de l’Éducation qui a déclenché les premières manifestations. Mais le mouvement a continué même après le retrait de deux décrets gouvernementaux controversés. Les manifestants exigent désormais le départ du président, accusé de corruption et dont le frère est poursuivi aux États-Unis pour trafic de cocaïne à grande échelle. L’opposition reproche également à Juan Orlando Hernandez d’avoir été réélu pour un second mandat à travers une série de fraudes. Dans plusieurs grandes villes du pays, dont la capitale Tegucigalpa, des pneus et des pierres ont été placés au travers des routes. De nombreux commerces ont été vandalisés et incendiés. Par mesure de précaution plusieurs universités ont décidé de suspendre les cours jusqu’à nouvel ordre. Pendant plusieurs jours, les chauffeurs routiers ont aussi bloqué les voies d’accès à la capitale. Mais ils ont repris le travail, ce jeudi, après avoir trouvé un accord avec le gouvernement. Plus préoccupant pour les autorités : les forces spéciales anti-émeutes se sont elles aussi mises en retrait depuis mercredi. Ces policiers déclarent qu’ils refuseront de maintenir l’ordre tant qu’ils n’auront pas obtenu des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail.

SB : En France le débat est relancé : faut-il légaliser le cannabis ?

RA : Oui affirme un rapport d’économistes rattachés au Premier ministre, il s’agit du Conseil d’analyse économique qui a donc publié un document expliquant en quoi la légalisation du cannabis serait bénéfique. Cela permettrait de lutter contre le crime organisé et de développer un secteur économique, est-il ainsi écrit. Détail de ce rapport, Pauline Gleize.

Avec la légalisation, le cannabis deviendrait un produit presque comme un autre, l’État y imposerait donc des taxes. Le montant est difficile à estimer. Mais, avec un prix à 9 euros le gramme, le Conseil d’Analyse économique table sur 2 à 2,8 milliards d’euros de recettes fiscales par an... et c’est sans compter sur les bénéfices de la création d’une filière. Aux vues des expériences en Californie et dans le Colorado, entre 27 000 et 80 000 emplois pourraient être créés. Avec à la clef plusieurs centaines de millions d’euros de cotisations sociales. Or, actuellement, la lutte contre le cannabis coûte pour faire simple 500 millions d’euros. Cela ne veut pas dire que ces coûts vont disparaître, en tous cas pas tous et pas tout de suite. Car dans un premier temps, la lutte contre les trafics devra être associée à la vente légale pour assécher le marché au noir. Un marché qui peut donc être juteux pour l’État. Il peut être d’autant plus intéressant pour l’économie française, explique le rapport, que le commerce international de cannabis est encore interdit. La filière hexagonale pourrait se développer sans craindre la concurrence.

RA : La question maintenant est de savoir si l’exécutif français va suivre ces recommandations. C’est loin d’être sûr, car sur ce sujet il a toujours affiché une politique de répression.

SB : Et puis forte émotion dans le monde de la musique électronique en France.

RA : Avec la mort accidentelle de Philippe Zdar, c’était l’un des deux membres de Cassius. Un groupe qui a eu un rôle très important dans le développement de la musique électronique en France ces 20 dernières années. Il était âgé de 52 ans, il a chuté de la fenêtre d’un immeuble parisien. L’hommage de la profession est unanime. Avant de se quitter, on écoute un extrait du premier album de Cassius intitulé 1999.



Voir le flux - 20/06/2019 20:30:12

Journal en français facile 20/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Donald Trump dénonce « l’énorme erreur de l’Iran ». L’Iran qui tôt ce matin a abattu un drone américain qui se trouvait selon Téhéran dans son espace aérien.

SB : Vladimir Poutine face aux téléspectateurs de son pays pendant plus de 4 heures. Le Président russe s’est plié à l’exercice de l’émission « Ligne directe », une tradition pour les chefs d’État chaque année en Russie.

RA : Et puis on se quittera en musique après la mort à l’âge de 52 ans de Philippe Zdar, membre du duo Cassius, qui a tant apporté à la musique électronique en France.

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SB : On commence donc par cette information qui a de quoi inquiéter dans le contexte des tensions entre les États-Unis et l’Iran.

RA : Tôt ce matin Téhéran a abattu un drone (avion sans pilote) qui se trouvait, selon l’Iran, dans son espace aérien. La violation des frontières iraniennes c’est une ligne rouge à ne pas franchir a déclarer Téhéran après cet incident. Téhéran qui affirme que le drone avait décollé quelques heures plus tôt d’une base américaine située dans le Golfe persique, et qu’il a été abattu au retour de sa mission, dans le sud de l’Iran. Évidemment cela a fait réagir les États-Unis, et en premier lieu le Président Donald Trump qui a dit que l’Iran avait commis une « énorme erreur », sans toutefois accuser directement les autorités. Correspondance à Washington d’Anne Corpet.

Donald Trump semble écarter une décision délibérée des autorités iraniennes : « L’Iran a fait une énorme erreur » a-t-il déclaré, mais il a précisé « j’ai l’impression qu’il s’agit d’une erreur faite par un général ou quelqu’un d’autre, j’ai du mal à croire que c’était volontaire ». Interrogé sur une éventuelle riposte, le président a répondu « vous le saurez bientôt » Lindsey Graham, un sénateur républicain proche de Donald Trump a pour sa part commenté : « Le président ne veut pas la guerre, mais il défendra les intérêts américains » avant d’ajouter « Nous sommes plus proches d’une action militaire qu’hier, s’il y a la guerre, l’Iran la perdra. ». Le commandant des forces américaines dans la région a assuré que le drone abattu se trouvait au-dessus des eaux internationales dans le détroit d’Ormuz lorsqu’il a été frappé par Téhéran. Le général Joseph Guastella a précisé que l’appareil se trouvait à 34 kilomètres des côtes iraniennes et a parlé de dangereuse attaque et d’escalade. La maison blanche doit informer dans l’après-midi les responsables du congrès sur la situation. Donald Trump a aussi décidé d’envoyer son conseiller à la sécurité nationale, en Israël pour des rencontres centrées sur la « sécurité régionale. » John Bolton rencontrera dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu puis ses homologues israélien et russe. Anne Corpet Washington RFI.

RA : Et j’ajoute que le Président russe Vladimir Poutine a réagi à cet incident : il met en garde contre un éventuel recours des États-Unis à la force contre l’Iran. Ce serait « une catastrophe » pour la région.

SB : Cela nous amène à évoquer l’actualité en Russie. Marquée aujourd’hui par une tradition de la vie politique.

RA : Chaque année depuis 17 ans a lieu l’émission Ligne directe, c’est une émission où le grand invité est le Président russe. Vladimir Poutine s’est donc prêté au jeu, un véritable marathon cela a duré plus de quatre heures. Et les règles sont bien établies : le Président se pose en défenseur des simples gens face à des gouverneurs ou des fonctionnaires incompétents. Compte rendu à Moscou de Daniel Vallot.

« Bonjour Vladimir Vladimirovich. Ici à Solnetchi les écoles sont surpeuplées… je vous en prie, aidez-nous à obtenir une école, une crèche et un parc, pour notre quartier… » Sur le plateau, Vladimir Poutine prend un air courroucé, et se tourne vers un écran où apparaît aussitôt le gouverneur de la région concernée…   « Excusez-moi, mais je vous demande de retourner dans ce quartier et de parler aux gens… Je suis sûr que vous pourrez régler ce problème. Et de toute façon, vous me rendrez des comptes une fois que ce sera fait ! » Avec cette émission, c’est une sorte d’immense loterie nationale qui est organisée, une loterie dont le gros lot est une intervention directe du président russe. La formule est éculée, mais pas question d’y renoncer. Vladimir Poutine a perdu des points dans les sondages : en cause la réforme des retraites, et la chute du niveau de vie. Le président russe veut donc apparaître comme étant proche de ses électeurs, et capable de s’occuper de leurs problèmes. Daniel Vallot Moscou RFI.

RA : Et à noter qu’au cours de cette émission Vladimir Poutine a reconnu que le niveau de vie des Russes s’était dégradé ces dernières années, et il a promis d’y remédier, c’est-à-dire d’améliorer la situation.

SB : Au Honduras nouvelle manifestation de plusieurs milliers de personnes ce jeudi.

RA : Elles exigent le départ du Président Juan Orlando Hernandez. Des routes importantes sont bloquées dans plusieurs villes, dont la capitale. Le mouvement dure depuis plus d’un mois et demi. Les raisons de la colère avec Marie Normand.

C’est la perspective de privatisations dans les secteurs de la Santé et de l’Éducation qui a déclenché les premières manifestations. Mais le mouvement a continué même après le retrait de deux décrets gouvernementaux controversés. Les manifestants exigent désormais le départ du président, accusé de corruption et dont le frère est poursuivi aux États-Unis pour trafic de cocaïne à grande échelle. L’opposition reproche également à Juan Orlando Hernandez d’avoir été réélu pour un second mandat à travers une série de fraudes. Dans plusieurs grandes villes du pays, dont la capitale Tegucigalpa, des pneus et des pierres ont été placés au travers des routes. De nombreux commerces ont été vandalisés et incendiés. Par mesure de précaution plusieurs universités ont décidé de suspendre les cours jusqu’à nouvel ordre. Pendant plusieurs jours, les chauffeurs routiers ont aussi bloqué les voies d’accès à la capitale. Mais ils ont repris le travail, ce jeudi, après avoir trouvé un accord avec le gouvernement. Plus préoccupant pour les autorités : les forces spéciales anti-émeutes se sont elles aussi mises en retrait depuis mercredi. Ces policiers déclarent qu’ils refuseront de maintenir l’ordre tant qu’ils n’auront pas obtenu des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail.

SB : En France le débat est relancé : faut-il légaliser le cannabis ?

RA : Oui affirme un rapport d’économistes rattachés au Premier ministre, il s’agit du Conseil d’analyse économique qui a donc publié un document expliquant en quoi la légalisation du cannabis serait bénéfique. Cela permettrait de lutter contre le crime organisé et de développer un secteur économique, est-il ainsi écrit. Détail de ce rapport, Pauline Gleize.

Avec la légalisation, le cannabis deviendrait un produit presque comme un autre, l’État y imposerait donc des taxes. Le montant est difficile à estimer. Mais, avec un prix à 9 euros le gramme, le Conseil d’Analyse économique table sur 2 à 2,8 milliards d’euros de recettes fiscales par an... et c’est sans compter sur les bénéfices de la création d’une filière. Aux vues des expériences en Californie et dans le Colorado, entre 27 000 et 80 000 emplois pourraient être créés. Avec à la clef plusieurs centaines de millions d’euros de cotisations sociales. Or, actuellement, la lutte contre le cannabis coûte pour faire simple 500 millions d’euros. Cela ne veut pas dire que ces coûts vont disparaître, en tous cas pas tous et pas tout de suite. Car dans un premier temps, la lutte contre les trafics devra être associée à la vente légale pour assécher le marché au noir. Un marché qui peut donc être juteux pour l’État. Il peut être d’autant plus intéressant pour l’économie française, explique le rapport, que le commerce international de cannabis est encore interdit. La filière hexagonale pourrait se développer sans craindre la concurrence.

RA : La question maintenant est de savoir si l’exécutif français va suivre ces recommandations. C’est loin d’être sûr, car sur ce sujet il a toujours affiché une politique de répression.

SB : Et puis forte émotion dans le monde de la musique électronique en France.

RA : Avec la mort accidentelle de Philippe Zdar, c’était l’un des deux membres de Cassius. Un groupe qui a eu un rôle très important dans le développement de la musique électronique en France ces 20 dernières années. Il était âgé de 52 ans, il a chuté de la fenêtre d’un immeuble parisien. L’hommage de la profession est unanime. Avant de se quitter, on écoute un extrait du premier album de Cassius intitulé 1999.



Voir le flux - 20/06/2019 20:30:12

Magali Lafourcade: «Que sais-je?» sur les droits de l'homme

Magali Lafourcade, magistrate, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, auteur d’un « Que sais-je ? » sur les droits de l’homme (PUF).

48'30" - Première diffusion le 15/12/2018



Voir le flux - 20/06/2019 11:30:47