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Le rôle des océans (niveau B1 intermédiaire)

Comment les océans régulent-ils le climat ?  Réaliser une carte géographique numérique pour présenter le rôle essentiel des océans sur le climat.   
Sciences en français (Enseignement bilingue)

Voir le flux - 06/11/2017 13:30:23

Expression à deviner n° 242

Indice : Faiblir. Réponse n° ?241 : Des grosses ficelles. A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


Voir le flux - 06/11/2017 09:49:11

Journal en français facile 05/11/2017 20h00 GMT

Transcription

Pierre Pillet : Il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris. Bonjour et bienvenue, voici votre journal en français facile en compagnie d'Edouard Hervé du Penhoat.

Edouard Hervé du Penhoat : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : Le Hezbollah contre-attaque après la démission du Premier ministre libanais. Une démission dictée par l'Arabie saoudite selon le chef de ce mouvement, Hassan Nasrallah. Nous irons à Beyrouth.

EHP : Au Sud du Yémen, les forces de sécurité frappées par le groupe Etat islamique. Au moins 15 morts. Un acte perpétré par une trentaine de djihadistes.

PP : Trois ans de prison et la privation de ses droits politiques. C'est ce qu'on risque désormais en Chine si on manque de respect à l'hymne national. Mais les habitants de la région spéciale de Hong Kong ne veulent pas voir cette loi mise en place.

EHP : Et en fin de journal, « sans accroc » ce sera l'expression de la semaine d'Yvan Amar.

PP : Avant de développer ces titres, une fusillade a fait plusieurs morts aux Etats-Unis, dans une église du Texas, une cinquantaine de kilomètres au sud-est de San Antonio. L'auteur des coups de feu a été abattu, information de la police. On n'en sait pas plus pour le moment.

EHP : La réponse du Hezbollah après la démission du Premier ministre libanais.

PP : Le chef de ce mouvement chiite accuse l'Arabie saoudite d'avoir poussé Saad Hariri à quitter son poste. « Une décision saoudienne imposée » ce sont les mots d’Hassan Nasrallah.

EHP : Le Hezbollah, membre du gouvernement au Liban, exerce une influence trop importante. C'est ce qu'a déclaré Saad HAriri pour justifier son départ. Il dit par ailleurs craindre pour sa vie. On sait que le Hezbollah, soutenu par l'Iran, est considéré comme terroriste par l'Arabie saoudite.

PP : Et une question, désormais : le Liban va-t-il plonger dans l'instabilité ? A Beyrouth, les explications de Paul Khalifeh :

"Chaos généralisé, plan de déstabilisation, guerre civile : les scénarios les plus catastrophistes sont évoqués par des hommes politiques, des experts ou des citoyens ordinaires. Le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a affirmé dimanche que son service n'était pas au courant d'une tentative d'assassinat visant Saad Hariri. La veille, les forces de sécurité intérieure -la police nationale- dirigées par un proche du premier ministre démissionnaire, ont publié un communiqué allant dans le même sens. Des sources proches de l'armée libanaise ont aussi affirmé ne pas disposer d'informations sur cette affaire. Le départ de Saad Hariri intervient à un moment où son gouvernement s'apprêtait à lancer d'importants dossiers, comme par exemple la signature du premier contrat d'exploitation du gaz offshore. Ou encore la préparation d'une conférence internationale de soutien au Liban à Paris, comme il l'a dit lui-même dans un discours vendredi. Certains milieux politiques insinuent que Saad Hariri, qui se trouve en Arabie saoudite, n'est pas réellement libre de ses mouvements. Un ancien ministre Wi'am Wahhab, proche du Hezbollah, a appelé ce dimanche le président Michel Aoun à convoquer les ambassadeurs des grandes puissances pour assurer, je cite, «l'exfiltration» du chef du gouvernement vers un lieu sûr, dans un pays européen. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI."

EHP : La rivalité entre l'Iran et l'Arabie saoudite domine dans cette affaire. L'Arabie saoudite, justement, qui mène une série d'arrestations sans précédent.

PP : Onze princes, quatre ministres actuels, des dizaines d'anciens, des hommes d'affaires également. Un motif : corruption ; un objectif pour le prince héritier Mohammed, 32 ans : renforcer son autorité.

EHP : Fils du roi saoudien Salmane, 81 ans, il veut améliorer l'image du pays. C'est pour ça qu'il a pris la tête d'une commission anticorruption.

PP : Le Sud du Yémen frappé par le groupe Etat islamique, une première depuis 2016. Attentat à la voiture-piégée et prise d'otage à Aden, contrôlée par les forces loyales. Les forces de sécurités prises pour cible, Anastasia Becchio :

"Les attaques se sont produites aux abords des batiments des forces de sécurité à Khormaksar, un quartier de ministères où se trouvent également des camps militaires et l’aéroport. Selon les services de sécurité yéménites, un attentat à la voiture piégée a d’abord visé le chef de la police d'Aden, le colonel Chalal Chae, à l'entrée de son QG. L’un de ses gardes a été tué. Ce sont ensuite les bureaux de la brigade criminelle toute proche qui ont été visés. Dans cette attaque visiblement bien organisée, une trentaine de jihadistes a pris d'assaut le complexe de sécurité de tous les côtés. 4 kamikazes se sont fait exploser. Au moins 9 des assaillants ont été abattus, mais d’autres ont réussi à prendre des otages. Ils ont tué deux policières, et ont par ailleurs libéré une cinquantaine de personnes détenues dans les locaux de la brigade criminelle. Selon un responsable des services de sécurité, les assaillants auraient remis des armes aux personnes qui leur exprimaient de la sympathie. Quatre policiers, dont un colonel, ont fini par être libérés en fin d'après-midi. Dans un premier temps, les responsable yéménites locaux avaient suspecté Al Qaida d’être derrière ces attaques bien coordonnées. Elles ont finalement été revendiquées par le groupe Etat islamique, dans un communiqué publié en ligne."

EHP : Les précisions d'Anastasia Becchio. Rappelons que dans le pays, les forces loyales au pouvoir combattent les rebelles chiites Houthis avec l'aide de l'Arabie saoudite.

PP : Ils se sont rendus à la police belge, maintenant quel sort pour le président destitué de Catalogne, Carles Puigdemont et ses quatre anciens ministres ?

EHP : Détention provisoire ou pas, décision d'un juge d'ici lundi matin. Ensuite, la Belgique décidera d'appliquer ou non le mandat d'arrêt émis par l'Espagne. Les cinq hommes sont poursuivis par la justice espagnole, notamment pour rébellion et sédition. En cause : le référendum et la déclaration d'indépendance de leur région, la Catalogne.

PP : Une rencontre entre les présidents américain et nord-coréen est-elle possible ? En tout cas de n'est pas exclu selon Donald Trump mais impossible de l'envisager maintenant. Des propos à retrouver dans l'émission Full Measure.

EHP : Il veut convaincre Kim Jong-un de renoncer à ses ambitions nucléaires. La Corée du Nord multiplie les essais de missile. Un sujet au coeur du déplacement de Donald Trump en Asie.

PP : « Aucun dictateur, aucun régime, aucune nation » ne devrait sous-estimer les Etats-Unis déclare-t-il depuis le Japon. Allusion à peine masquée, donc, à la Corée du Nord.

EHP : Il est 4 H 6 à Pékin. En Chine, manquer de respect à l'hymne national est désormais passible de peines allant jusqu'à trois ans de prison et privation de droits politiques.

PP : Et elle va aussi concerner Hong Kong, région administrative chinoise qui dispose d'un statut spécial. Sur place, on dénonce une nouvelle incursion de Pékin dans les libertés. À Hong Kong, la correspondance de Florence de Changy :

"Il arrive assez souvent à Hong Kong, surtout récemment que lorsque retentit "La marche des volontaires", l'hymne national chinois,  avant un match de football, il soit hué. Il arrive aussi que les fans de l'équipe de foot de Hong Kong  tournent le dos, lèvent les bras en croix ou tiennent des panneaux disant « BOO », une manière de montrer leur hostilité à la Chine. Suite à l'annonce faite samedi par l'agence officielle Xinhua à Pékin, qu'une nouvelle loi allait être imposée à Hong Kong en la matière, l'opposition a demandé qu'une consultation publique ait lieu. Pour le moment, la confusion règne quant à l'application de cette loi. Certains affirment qu'il va falloir se lever dès lors que l'on entendra l'hymne dans un poste de radio ou de télévision, d'autres qu'il faudra s'arrêter de marcher. Le gouvernement a promis de rédiger au plus vite un projet de loi locale, qui prendra en compte la loi qui existe déjà à Hong Kong sur le respect du drapeau. La nouvelle loi sur l'hymne nationale sera soumise au Legco, le parlement local où depuis l'éviction de six candidats de l'opposition, le camp pro-Pékin a toutefois la majorité. Florence de Changy Hong Kong RFI."

EHP : Après les Panama Papers l'année dernière, les Paradise Papers ! Une nouvelle enquête mondiale menée par près de 400 journalistes.

PP : Des pratiques de dissimulation d’argent dans des paradis fiscaux par des multinationales, des personnalités. Parmi les noms cités : Wilbur Ross, secrétaire au commerce des Etats-Unis. Il aurait des liens d'affaires avec l'entourage de Vladimir Poutine, le président russe.

EHP : Comme chaque dimanche, Yvan Amar vous propose l'expression de la semaine.

PP : Et celle qui attire son attention, c'est « sans accroc » :

"La première opération du G5 Sahel s’est déroulée sans accroc, on l'apprend sur RFI et c'est une bonne nouvelle : cela veut dire que tout ça ne s’est pas si mal passé. Sans accroc, sans anicroche, c’est exactement la même image : rien n’a donc accroché. On voit que la racine, l’origine ce ces deux mots, anicroche et accroc, est la même. On pourrait dire aussi bien sans accrochage, mais l’expression est moins courante, elle existe pourtant et son sens se comprend facilement. Un accroc c’est un incident, une difficulté, pas très grave, mais quand même qui va tout ralentir, qui va empêcher le bon déroulement de ce qui est prévu. Et cette image au départ elle est plutôt textile, c'est-à-dire que un accroc c’est une petite déchirure dans un tissu et notamment dans un vêtement. C’est une maille qui est endommagée, qui est abimée, il y a un fil qui s'est cassé, qui s'est rompu donc il y a un trou. Mais ce tissu peut servir à autre chose qu’à s’habiller : le premier accroc coûte deux cents francs ! C’est le titre d’un roman d’Elsa Triolet et ce premier accroc concerne le tapis d’une table de billard. Et de façon plus générale, un accroc c’est un problème de relation entre deux personnes, c'est-à-dire un désaccord, on peut dire aussi un différend, une altercation, c'est-à-dire souvent une dispute, qui apparait comme un obstacle et on dit qu'un obstacle se dresse. Et justement, on va essayer d'aplanir cet obstacle, de le rendre plat alors qu’on n’aplanit pas un accroc."

PP : Sans accroc, l'expression de la semaine signée Yvan Amar. C'est la fin de ce journal en français facile. Il est 20h10 en temps universel, 21h10 à Paris.



Voir le flux - 05/11/2017 20:45:05

Expression à deviner n° 241

Indice : Grossièrement. Réponse n° ?240 : Faire bon ménage. A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


Voir le flux - 05/11/2017 07:53:42

Journal en français facile 04/11/2017 20h00 GMT

Transcription

Pierre Pillet : Il est 20 heures en temps universel, 22 heures à Beyrouth. Bonsoir et bienvenue, voici votre journal en français facile en compagnie d'Alexis Guilleux.

Alexis Guilleux : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : A la Une : la démission inattendue du Premier ministre au Liban.

AG : Saad Hariri dénonce l'influence du Hezbollah, ce mouvement armé qui fait partie du gouvernement. Il exprime aussi des craintes pour sa sécurité. Un retrait sur fond de rivalité régionale entre l'Iran et l'Arabie saoudite.

PP : Unité ou pas des indépendantistes en Catalogne pour les élections régionales de décembre ? C'est en tout cas l'appel lancé par le président de destitué de la région, Carles Puigdemont.

AG : Dans ce journal également, les résultats d'une étude sur les noirs marrons, les descendants d'esclaves africains.

PP : En fin d’édition, décryptage d'APPEL, c'est le mot de la semaine d'Yvan Amar.

AG : Il sera resté à peine un an en poste : le Premier ministre libanais démissionne.

PP : Saad Hariri dénonce la mainmise, c'est-à-dire l'influence du Hezbollah, mouvement armé qui fait partie du gouvernement. Il affirme qu'il ne se sent pas en sécurité. Une annonce faite depuis l'Arabie saoudite.

AG : Derrière ce retrait, les fortes tensions entre les deux grands rivaux de la région : d'un côté l'Arabie saoudite, soutien de Saad Hariri ; de l'autre, l'Iran, allié du Hezbollah. A Beyrouth, les expplications de Paul Khalifeh :

"L'annonce de la démission de Saad Hariri a surpris l'ensemble de la classe politique libanaise, y compris son propre camp. Dans des déclarations rapportées par la presse, le chef du gouvernement a affirmé que l'ambiance actuelle au Liban ressemble à celle qui prévalait à la veille de l'assassinat de son père Rafic Hariri, en février 2005. Selon des propos reproduits par la chaine panarabe Al-Mayadeen, Saad Hariri aurait accusé l'Iran d'essayer d'imposer un fait accompli au Liban. Cette démission intervient au lendemain d'une rencontre à Beyrouth entre le Premier ministre libanais et le conseiller du guide suprême iranien, Ali Akbar Wilayati. Ce dernier a exprimé son soutien, je cite « au gouvernement présidé par Saad Hariri. » Le départ surprise du Premier ministre survient moins d'une semaine après une visite à Riyad, au cours de laquelle il a été reçu par le prince héritier Mohammad Ben Salman. Après la rencontre, Hariri avait assuré que le royaume était soucieux de préserver la stabilité du Liban. Mais depuis plusieurs semaines, un ministre saoudien proche de Ben Salman multiplie les virulentes critiques et les menaces sur Twitter contre le Hezbollah, qu'il qualifie de milice terroriste à la solde de l'Iran. Thamer Al-Sabhane a sommé à plusieurs reprise le gouvernement libanais de prendre des mesures contre le parti chiite et a prévenu que de graves développements allaient se produire à l'avenir. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI."

PP : Téhéran rejette « les accusations sans fondement » du désormais ex Premier ministre libanais. « Cette démission est un nouveau scénario pour créer des tensions au Liban et dans la région. » Voilà pour la réaction du ministre iranien des affaires étrangères.

AG : Des combats intenses et le groupe Etat islamique est maintenant retranché dans une petite ville de l'est syrien. 

PP : Boukamal, sur les rives du fleuve Euphrate, près de la frontière avec l'Irak. Les défaites majeures se multiplient pour les djihadistes  Derniers exemples : la perte de Deir Ezzor, jeudi en Syrie et d'Al-Qaim, sur le sol irakien vendredi.

AG : RFI 21 H 4 à Barcelone et à Bruxelles. Carles Puigdemont semble avoir du mal à se faire entendre depuis la Belgique. C'est là où il se trouve en ce moment pour échapper à la justice espagnole après la déclaration d'indépendance de la Catalogne.

PP : Le président destitué de cette région appelle les indépendantistes catalans à l'unité. En d'autres termes, à créer un front commun pour les élections régionales de décembre. Mais pour certains, pas question de participer. Sur place, tous les partis s'organisent en vue du scrutin dans cette ambiance tendue. Les socialistes, favorables au maintien de la Catalogne dans l'Espagne, critiquent ouvertement le gouvernement démis de ses fonctions de Carles Puigdemont, mais aussi le pouvoir central. Ecoutez le secrétaire général du Parti socialiste, Miquel Iceta :

"Si nous en sommes là, ce n'est pas seulement à cause du gouvernement sortant. Il y a une responsabilité du gouvernement de l'Espagne, qui depuis 2011, n'a proposé aucun dialogue et aucune proposition politique pour résoudre le problème. Le gouvernement central a abandonné ces deux options pour privilégier la seule option judiciaire. Mais nous n'aurons de cesse de le diré : la responsabilité principale, c'est celle de ceux qui ont décidé de s'engager unilatéralement et illégalement vers l'indépendance. Tout en étant conscients qu'ils ne disposaient pas d'un soutien citoyen ou parlementaire suffisant. Deux millions de personnes ne peuvent pas imposer leur volonté à trois millions."

AG : Miquel Iceta, secrétaire général du Parti socialiste catalan. Propos recueillis par notre envoyée spéciale Aabla Jounaidi.

PP : En bref, Donald Trump arrive au Japon dans quelques heures. Première étape de la tournée du président américain en Asie dominée par un sujet : la Corée du Nord et ses tirs de missiles.

AG : L'ambassade des Etats-Unis en Somalie ordonne de son côté le départ d'une partie de son personnel. En cause : une menace précise. Hier, pour la première fois, l'armée américaine a bombardé le groupe Etat islamique dans ce pays.

PP : Dans l'actualité, on en sait plus sur les noirs marrons, c'est-à-dire les descendants des sept millions d'esclaves africains emmenés en Amérique du Sud. Une équipe de chercheurs publie une étude dans l'American journal of human genetics et Simon Rozé, on constate d'importantes disparités :

"Pour connaître l'histoire des noirs marrons, les chercheurs se sont appuyés sur des communautés vivant en Colombie, au Brésil, au Surinam et en Guyane française. Le matériel génétique de 230 personnes a été analysé pour déterminer leur ascendance et il a été comparé à des habitants d'Afrique de l'Ouest. Cette étude révèle ainsi de grandes différences entre les communautés. Par exemple, en Guyane Française et au Surinam, la composante africaine du code génétique des noirs marrons est de 98 %. En clair, cela veut dire que leurs ancêtres ont vécu pendant 400 ans dans des communautés relativement fermées, sans métissage. A l'inverse, pour les afro-descendants de Colombie et du Brésil, on observe un métissage bien plus important, notamment dans la lignée paternelle, qui a une composante européenne non négligeable. Un phénomène que les chercheurs expliquent historiquement par l'arrivée des colons dans ces pays. L'étude publiée va plus loin, elle a permis de déterminer de quelle région en Afrique venaient les ancêtres des noirs marrons. La population Afro-Colombienne a ainsi des liens avec le Ghana, le Bénin et le Nigéria occidental. Les Afro-Brésiliens sont eux plus proches des Angolais. Il s'agit là d'une confirmation des données historiques qui nous permettent d'en savoir plus sur le passé de ces esclaves africains."

AG : Les explications de Simon Rozé.

PP : Deux mois après le passage de l'ouragan Irma, le Premier ministre français se rend dans les Antilles. Actuellement en Martinique, Édouard Philippe ira à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, deux îles ravagées. L’Etat promet de mener une reconstruction exemplaire.

AG : Comme chaque samedi, Yvan Amar vous propose son mot de la semaine. Et au coeur de l'actualité ces derniers jours : le mot « appel » :

"Des appels en rafale ! Ce qui veut dire qu'il y en a eu beaucoup dont a parlé sur RFI depuis hier. Par exemple, dans le procès d’Abdelkader Merah, le parquet général déclare vouloir faire appel de la décision qui condamne ce prévenu, coupable de complicité d’association de malfaiteurs terroriste, mais il n'a pas été reconnu de complicité d’assassinat. Et il n’a pas été condamné à la réclusion perpétuelle, donc le parquet déclare qu'il veut faire appel. Par ailleurs, Fettah Malki, dans le même procès, Fettah Malki qui a procuré des armes à Mohamed Merah voudrait lui aussi faire appel. Et enfin la justice sud-africaine voudrait faire appel de la condamnation prononcée contre Oscar Pistorius, qui a tué sa compagne. Alors qu'est-ce que c'est qu'un appel dans le langage de la justice ? C’est une demande de révision, de réforme, de changement d’un verdict et le verdict, c'est la décision rendue dans un procès. Alors le condamné peut faire appel s’il pense qu'il a été jugé trop sévèrement. Faire appel, c’est l’expression la plus courante : on fait appel de ceci, on fait de cela, d’une décision, d’un jugement. Et dans une langue plus technique on dira qu’on va interjeter appel. Mais attention il y a un risque : la peine peut être confirmée ou parfois alourdie. Et là, il n’y a plus rien à faire. Mais il y a certaines décisions qui ne peuvent pas être changées, que ce soit dans un tribunal ou ailleurs. Par exemple, un arbitre, lors d’un match, décide qu’un pénalty est nécessaire, que tel joueur aura un carton rouge. On dit que sa décision est sans appel, c’est-à-dire qu'elle est définitive, qu'on ne peut rien y changer. Et au figuré, on dira également qu’une victoire est sans appel quand elle est nette, incontestable et qu’il n’y a aucun doute."

PP : Le mot de la semaine. Demain nous retroverons Yvan Amar pour l'expression de la semaine. En football, première place confortée au classement par le Paris-Saint-Germain : victoire 5-0 à Angers dans la douzième journée du championnat de France. A retenir, les doublés d’Edinson Cavani et Kylian Mbappé.

AG : Et l’AS Monaco suite le rythme du PSG, les Monégasques mènent actuellement 4-0 face à Guingamp. C’est la fin de ce journal en français facile, il est 21h10 à Paris. 



Voir le flux - 04/11/2017 20:45:15

Expression à deviner n° 240

Indice : De bonne heure. Réponse n° ?239 : Se faire son cinéma. A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


Voir le flux - 04/11/2017 08:51:25

Journal en français facile 03/11/2017 20h00 GMT

Transcription

Pierre Pillet : Il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris et Barcelone. Bonsoir à tous et bienvenue, c'est l'heure de votre journal en français facile et pour nous accompagner : Alexis Guilleux.

Alexis Guilleux : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : Va-t-il être extradé vers l'Espagne ? Le président catalan destitué, actuellement sur le sol belge, désormais visé par un mandat d'arrêt européen.

AG : Mandat émis par la justice espagnole pour la déclaration d'indépendance de la Catalogne. Carles Puigdemont, lui, affirme qu'il sera bel et bien candidat aux élections régionales de décembre.

PP : Deir-Ezzor en Syrie et une localité dans l'ouest de l'Irak : les défaites majeures s'enchaînent pour les terroristes du groupe Etat islamique.

AG : Nous vous parlerons aussi de la découverte d'une nouvelle espèce d'orang-outan : le tapanuli.   

PP : En fin d'édition, direction le tournoi de tennis de Paris Bercy. Quarts de finale : le numéro un mondial Rafael Nadal forfait et nous verrons si la belle aventure du Français Julien Benneteau continue.

AG : Il ne veut pas échapper à la justice et il va se présenter aux élections régionales de Catalogne : Carles Puigdemont prend la parole ce soir.

PP : Déclaration depuis le sol belge du président catalan destitué, démis de ses fonctions. « Je vais aller à la justice, mais la vraie justice » : une nuance importante car selon lui l'Etat espagnol entame un procès politique. D'ailleurs, c'est officiel : il est visé par un mandat d'arrêt européen que la Belgique va étudier. En cause : la déclaration d'indépendance de sa région il y a une semaine. Plus de la moitié des membres du gouvernement de Catalogne, démis de leurs fonctions, ont été arrêtés. Réaction sur place : blocages et manifestations côté indépendantistes et l'appel à la raison chez les partisans de l'unité de l'Espagne. A Barcelone, reportage de notre correspondante Laeticia Farine :

A la maison, dans la rue, au parc, ou à la terrasse d’une brasserie, aux quatre coins de Barcelone aujourd’hui les conversations tournent autour du même sujet : la détention provisoire des neuf membres du gouvernement catalan. Il y a les indépendantistes qui s’en indignent et qui comptent manifester ce soir à 19 heures devant la mairie et puis il y a ceux qu’on entend moins, les partisans du mouvement pro-unité. S’ils sont beaucoup à se dire satisfaits de la décision de la justice aujourd’hui, ils restent nombreux à être inquiets pour l’avenir de la Catalogne. C’est le cas d’Isabel Sanchez Lopez, 58 ans : « C’est évident que quand certains se croient au-dessus des lois pendant plus de deux ans, la justice et les hommes politiques doivent faire quelque chose. C’était prévisible mais je suis tout de même très triste que nous en soyons arrivés là. Même si des élections sont prévues le 21 décembre, la situation va être compliquée, elle va être beaucoup plus tendue que prévue. Je ne veux pas être pessimiste mais je ne vois pas les choses d’un bon œil. » Pour Magdalena Madgnalena, fonctionnaire de 49 ans et sympathisante pro-unité, il est déjà trop tard car les indépendantistes ont divisé la société. « Pendant de nombreuses années, nous avons vécu plutôt bien, mais la question indépendantiste a provoqué une fracture sociale vraiment grande. Certains ne veulent pas le reconnaître mais c’est flagrant. On ne peut plus parler de politique de nos jours parce qu’il y a seulement deux camps possibles et ils sont adverses. » Alors que les mouvements sécessionnistes ont déjà prévu plusieurs rassemblements ainsi qu’une grève générale dans les prochains jours, ceux qui s’opposent à l’indépendance de la Catalogne attendent encore les consignes de l’association Société civile catalane, leader du mouvement pro-unité. Leticia Farine, Barcelone RFI.

AG : Et cette crise catalane a des conséquences sur l'économie de la Catalogne selon le gouvernement espagnol. Les touristes fréquentent moins les hôtels que l'année dernière à cette époque. Le tourisme, c'est 12% du produit intérieur brut de la région.

PP : Un deuxième procès Merah en vue. L'appel du parquet général, c’est-à-dire càd du ministère public après le verdict, jeudi, de la cour d'assises de Paris.

AG : Vingt ans de prison pour Abdelkader Merah pour association de malfaiteurs terroriste. Mais elle ne le juge pas complice des sept assassinats commis par son frère Mohamed, ce qui pourrait lui valoir la perpétuité.

PP : L'appel concerne aussi Fettah Malki, condamné à quatorze ans de prison. C'est lui qui a vendu l'arme et le gilet pare-balles à Mohamed Merah pour tuer des militaires, des enfants et un enseignant juifs en 2012. Il était au courant de sa radicalisation.

AG : Direction à présent le Proche-Orient. Deux défaites majeures en à peine 24 h pour le groupe Etat islamique. Dernière en date : Al-Qaïm, dans l'ouest de l'Irak, reprise par l'armée.

PP : Et jeudi Deir-Ezzor en Syrie, dernière grande ville sous contrôle des djihadistes. On fait le point avec Murielle Paradon :  

Deir-Ezzor a donc été reprise par l'armée syrienne, au terme d'intenses combats et avec l'aide de l'aviation russe, alliée du régime de Damas. C'est un nouveau coup dur pour l'organisation Etat islamique, qui après Raqqa, perd sa dernière grande ville en Syrie. Les djihadistes s'étaient emparés de Deir-Ezzor et de sa province riche en pétrole, en 2014. Les derniers combattants sont aujourd'hui vraisemblablement retranchés un peu plus au Sud, autour d'Aboukamal, à la frontière irakienne. Ce sera le prochain objectif de l'armée syrienne : les déloger de cette zone quasi-désertique où ils demeurent encore. De l'autre côté de la frontière, en Irak, les djihadistes ne contrôlent pratiquement plus aucun territoire. L'armée irakienne a pénétré dans le bourg d'Al Qaïm ce vendredi et a repris le poste-frontière qui mène en Syrie. Les combattants de l'organisation Etat islamique sont donc pris en étau. Mais si leur défaite territoriale est quasiment actée, cela ne signifie pas forcément leur disparition. Beaucoup prédisent un retour à la clandestinité pour le mouvement djihadiste, des actions de guerilla et une poursuite des attentats un peu partout dans le monde.

PP : Les explications de Murielle Paradon.

AG : Justement, le groupe Etat islamique affirme être derrière l'attentat de New York. Il paiera « le prix fort » lance Donald Trump. Réaction immédiate : des bombardements intensifs sur les zones où sévissent les djihadistes.

PP : Et ce soir, on apprend que les Etats-Unis frappent aussi cette organisation terroriste en Somalie. Plusieurs morts selon le Pentagone, le ministère de la Défense américain.

AG : En parlant de Donald Trump, voilà une information qui fait grand bruit : son compte Twitter désactivé brièvement jeudi.

PP : « Désolé, cette page n'existe pas » c'est ce qu'on a pu lire pendant onze minutes. Manipulation volontaire d'un employé pour son dernier jour de travail. « Un voyou » selon le président, qui twitte beaucoup. Même réaction de certains internautes. « Un héros » affirment au contraire d'autres utilisateurs. Twitter prend des mesures pour éviter que cela ne se reproduise.

AG : Dans l'actualité africaine, Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale, fait appel dans l'affaire dite des « bien mal acquis. »

PP : Trois ans de prison et trente millions d’euros d'amende, deux peines avec sursis prononcées il y a une semaine à Paris. La justice lui reproche de s'être constitué un patrimoine de façon frauduleuse en France. Son hôtel particulier a notamment été saisi. 

AG : Les Libériens iront-ils voter mardi pour le second tour de l'élection présidentielle ? Eh bien ils ne le sauront que lundi. Décision attendue de la Cour suprême alors que des partis d'opposition dénoncent des fraudes au premier tour. Cela semble compliqué de tenir les délais car il faut acheminer les bulletins de vote et les urnes.

PP : RFI 3H et 7 minutes à Sumatra, en Indonésie, où une nouvelle espèce d'orang-outan a été découverte. Le tapanuli, huit cents membres et troisième espèce de grand singe seulement. Présentation avec William de Lesseux :

Ce sont les caractéristiques physiques de l'espèce qui expliquent que cette découverte est tardive. Ce n'est pas évident à l'oeil nu ! Il faut pousser les observations assez loin pour constater les différences. Qui sont bien réelles. Le crâne, d'abord. Sur un mâle mort en 2013, les chercheurs trouvent un crâne plus petit. Sa dentition aussi est différente. Encore plus dissimulé, c'est bien sûr l'ADN. L'analyse du génome de plusieurs individus a permis de valider toutes les différences physiques observées. Mais encore mieux, de découvrir la date d'apparition de l'espèce. Les Tapanuli constituent la plus ancienne lignée des orangs-outans. Ils se sont différenciés de la lignée principale il y a trois millions d'années. Les Tapanuli sont en danger. Les chercheurs insistent beaucoup là-dessus. Il faut des mesures rapides pour les protéger de la déforestation ou encore du braconnage. Entre 1985 et 2007, la superficie des forêts a fondu à Sumatra. 60% de l'habitat des orangs-outans a disparu.

AG : Explications William de Lesseux. Direction le tournoi de tennis de Paris Bercy, le Rolex Masters.

PP : On retrouve notre envoyé spécial, Eric Mamruth. Alors Eric, la belle aventure du Français Julien Benneteau, 35 ans a l’air bien partie pour continuer :

DIRECT TENNIS ERIC MAMRUTH

PP : C’est la fin de ce journal, 21h10 à Paris. 



Voir le flux - 03/11/2017 20:45:03

Expression à deviner n° 239

Indice : Rêver. Réponse n° 238 : En fil indienne. ?A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


Voir le flux - 03/11/2017 15:21:50

Goscinny : au-delà du rire (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Découvrez René Goscinny, l’un des grands noms de la bande dessinée française. Reconstituer une courte biographie (A2), rédiger un article (B1), donner son avis (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale)

Voir le flux - 03/11/2017 14:00:00

Apprentissage : la recette suisse (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

En Suisse, l'apprentissage rencontre un vif succès chez les jeunes. L’État y voit une solution au chômage.    Créer et jouer un dialogue (A2), faire une publicité radio (B1), participer à un débat (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale), Français des relations internationales (Diplomates, journalistes...)

Voir le flux - 03/11/2017 14:00:00