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Journal en français facile 22/01/2018 20h00 GMT

Transcription

 

 21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau : Bonsoir à toutes et tous, et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir ! 

Dans l'actualité : 

La fin du Shutdown aux Etats-Unis. Un accord est intervenu au Sénat pour mettre fin à la fermeture partielle des institutions fédérales. Les sénateurs démocrates ont reçu des assurances sur un accord global comprenant le sort des "Dreamers", ces immigrés arrivés clandestinement. Explications dans un instant.

SB : L'armée turque poursuit ses opérations contre une milice kurde dans le nord de la Syrie. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit ce soir à la demande de la France.

GM: La future ambassade américaine en Israël sera installée à Jérusalem avant la fin 2019. Le vice-président Mike Pence l'a annoncé aujourd'hui à la Knesset, le parlement israélien.

SB : Au Libéria, George Weah a officiellement pris ses fonctions de chef de l'Etat. Il a placé son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption.

 

 

SB : Aux Etats-Unis, un accord est intervenu entre Républicains et Démocrates pour mettre fin au Shutdown, la fermeture partielle des institutions fédérales intervenue samedi dernier.

GM : Les sénateurs démocrates ont accepté un compromis sur le budget. Accord temporaire, valable jusqu'au 8 février. En contrepartie, ils ont reçu l'engagement qu'un accord global serait négocié avec les Républicains sur l'immigration, le point qui pose problème entre les deux camps, en particulier, Romain Lemaresquier,  les "Dreamers" : ces centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis :

« Nous allons voter aujourd’hui pour rouvrir le gouvernement et continuer à négocier un accord global ». C’est avec ces mots que le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a annoncé qu’un accord entre les deux partis avait été trouvé. Un accord qui va donc permettre aux administrations fédérales de rouvrir dès mardi matin. Mais pour l’instant leur ouverture n’est garantie que jusqu’au 8 février. Passé cette date, si aucune avancée n’a été faite sur la question des « Dreamers », ces immigrants entrés illégalement aux Etats-Unis alors qu’ils étaient mineurs, le « shutdown », la fermeture partielle de l’administration fédérale, pourrait être de nouveau d’actualité. Selon Chuk Schumer, les Républicains seraient prêts à trouver une solution pérenne pour ces personnes, c’est-à-dire leur fournir un statut légal. Si les sénateurs démocrates ont accepté de voter en faveur de cet accord, c’est qu’ils ont obtenu des garanties solides, croit savoir la presse américaine. Une issue qui risque de ne pas satisfaire une partie des élus démocrate, surtout l'aile gauche du parti qui refusait tout compromis sans contreparties fermes de la part des Républicains sur l'immigration. »

GM : Ajoutons que l'accord intervenu aujourd’hui au Sénat doit encore être voté par la chambre des Représentants,  avant d’être signé par le président Trump et d’entrer en vigueur.

SB : Le vice-président américain Mike Pence poursuit sa visite en Israël, dernière étape de sa tournée au Proche-orient.

GM : Reçu dans un climat très amical en Israël, il a pris la parole à la Knesset ( le parlement ) pour confirmer le prochain déménagement à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis. Ce déménagement sera terminé à la fin de l'année prochaine (l'année 2019)  Mike Pence a déclenché un tonnerre d'applaudissements, mais dans un climat houleux. Des députés arabes qui voulaient manifester leur désaccord  ayant été expulsés.

 

SB : Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit ce soir à la demande de la France pour évoquer l'escalade des violences en Syrie.

GM : Paris a demandé cette réunion alors que de violents combats opposent actuellement l'armée turque aux combattants kurdes, dans le nord de la Syrie. L'armée turque est intervenue pour chasser la milice des YPG ( Unités de protection du peuple ) de la localité d'Afrine. Malgré les critiques de la communauté internationale, le régime d'Ankara parait très déterminé. "Il n'y aura pas de marche arrière à Afrine", a dit le président Erdogan.

Dans l'autre camp, celui des Kurdes de Syrie, Nicolas Falez a recueilli le témoignage de Khaled Issa,  représentant en France de la principale organisation kurde de Syrie :

«  Des victimes certes. Parfois il y a des pénétrations de terroristes soutenus par l’armée turque mais nos combattants et combattantes contrôlent actuellement la totalité du territoire qu’ils contrôlaient avant le début des opérations.  Par contre, les victimes, oui… L’aviation turque a bombardé 140 positions, il y a beaucoup de dégâts parmi les civils. Les combattants défendent leurs valeurs, leurs familles, leurs territoires. Nous allons défendre jusqu’au bout. L’Etat turc n’a pas atteint ses objectifs pour déstabiliser cette zone qui est la plus stable, la plus paisible… Nous n’avons jamais fait de problèmes à un Etat voisin, par contre l’Etat turc veut contrôler ce territoire pour qu’il puisse encore maintenir la puissance de nuisance pour l’Europe et faciliter le passage des terroristes. »

 

SB : Au Libéria, George Weah a officiellement pris ses fonctions de chef de l'Etat.

GM : L'ancienne gloire du football a prêté serment dans un stade de Montrovia devant des milliers de partisans (mais pour inscrire des buts cette fois...) Vêtu d'une tunique blanche, Weah  a placé son mandat sous le signe de la lutte contre la corruption et d’une gestion plus transparente de l'Etat.

 

SB : Le Venezuela annonce l'arrestation d'un pédophile colombien,  suspecté d'avoir violé des centaines d'enfants.

GM : Les autorités de Caracas ont précisé qu'au terme de plusieurs mois de recherches,  l'homme avait été arrêté au mois de décembre, et qu'il est en attente d'une extradition vers Bogota.

Juliette Gheerbrant :                         

« Après cinq années d'enquête et de coopération entre plusieurs pays de la région, Juan Carlos Sanchez est finalement tombé grâce à la police mexicaine. Cette dernière a interpellé un homme qui revendait à un réseau pédophile les vidéos dans lesquelles celui qui se présentait comme « le grand méchant loup » mettait en scène ses viols d'enfants. Et touchait entre 100 et 400 dollars par film vendu. La police a recensé 276 cas de viols, mais le pédophile colombien aurait fait près de cinq cents victimes au total ces dernières années. L'homme approchait les enfants dans des centres commerciaux et des salles de jeux vidéos des quartiers défavorisés de la région de Baranquilla au nord de la Colombie. Il les invitait à venir jouer à des jeux vidéos, puis leur proposait de l'argent pour poser nus. Les documents montrent qu'il les intimidait à l'arme blanche et les menaçait d'assassiner leurs proches. Le criminel avait échappé à la justice en 2008. Arrêté et inculpé après le viol d'un enfant de 14 ans, il avait été remis en liberté pour délai de jugement excessif alors que 50 viols lui avaient déjà été attribués depuis 2005. Juan Carlos Sanchez est actuellement détenu à Caracas et devrait être extradé prochainement vers la Colombie. »

GM  : En France, dans le conflit des gardiens de prison, les syndicats ont appelé à poursuivre demain les blocages des établissements pénitentiaires partout en France. Aujourd'hui, ces syndicats ont été pour la première fois reçus par la ministre de la justice Nicole Belloubet pour parler sécurité, emploi et salaires.

SB : Un mois et demi après leur large victoire aux élections territoriales, les dirigeants nationalistes corses ont été reçus aujourd'hui à Matignon par le premier ministre Edouard Philippe.

GM : Parmi eux, Gilles Simeoni, dirigeant d'un mouvement autonomiste. Il préside le conseil exécutif de la nouvelle collectivité territoriale de Corse. A sa sortie de Matignon, Gilles Simeoni a confié ses impressions à Julien Chavanne :

( non disponible)

GM : Emmanuel Macron se rendra en Corse, le 6 février, à l'occasion du vingtième anniversaire de l'assassinat du préfet Claude Erignac.

 

SB : Emmanuel Macron qui lance une opération séduction auprès des grands dirigeants de l'économie mondiale.

GM : Pas moins de 140 patrons de multinationales sont reçus ce soir au château de Versailles pour un sommet baptisé "Choose France"  (Choisissez la France).

 

SB : Tennis, aux Internationaux d'Australie, la vedette du jour s'appelle Chung Hyeon.

GM : Un nom auquel il va falloir s'habituer, car à 21 ans le joueur Sud-coréen fait partie de la génération montante du tennis mondial, sans doute l'un des futurs grands joueurs. Aujourd'hui Chung Hyeon a fait sensation en éliminant en 8 èmes de finale Novak Djokovic, 5 fois vainqueur à Melbourne, de retour à la compétition, il est vrai, après une blessure au coude. Vainqueur du Sud Coréen en 3 sets 7-6 , 7-5, 7-6.Pour le reste, à retenir aussi l'élimination de Dominic Thiem, n° 5 mondial, et celle de Caroline Garcia battue très sèchement par Madison Keys. Elle était la dernière représentante française à Melbourne.

C’est la fin du journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs.

Bonsoir à tous  !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 22/01/2018 20:45:03

DELF B2 – Session 4 – L’impact de l’édition française

TOUT PUBLIC : Entraînez-vous à l'épreuve de compréhension orale du DELF B2 avec l'exercice long. Il correspond à l'exercice 1 de l'épreuve du CIEP. Lisez d'abord les questions en faisant défiler les pages. Puis, écoutez une première fois l'enregistrement. Répondez ensuite aux questions. Écoutez une seconde fois l'enregistrement et prenez 5 minutes pour compléter vos réponses.


Voir le flux - 22/01/2018 14:55:46

DELF B2 – Session 4 – Le boom du vélo électrique

TOUT PUBLIC : Entraînez-vous à l'épreuve de compréhension orale du DELF B2 avec l'exercice court. Il correspond à l'exercice 2 de l'épreuve du CIEP. Lisez d'abord les questions en faisant défiler les pages. Puis, écoutez une seule fois l'enregistrement sonore. Répondez ensuite aux questions.


Voir le flux - 22/01/2018 14:10:09

Graal

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

« La grande question est donc de savoir si Mars a été habitée. C’est un peu le Graal après lequel courent toutes les missions martiennes ». C’est ce qui ressort des déclarations de Jean-Yves Le Gall, président du CNES, le Centre national d’études spatiales. Le Graal, c’est-à-dire ce qu’on recherche par-dessus tout. Et le mot s’auréole d’un prestige certain : ce qu’on aimerait posséder, mais qui est si lointain, si difficile à atteindre, à approcher. Car le Graal justifie une quête, et on comprend bien qu’il exerce une fascination sur beaucoup de gens, surtout ceux dont le nom rime de si près avec lui : c’est le cas du président du CNES, Jean-Yves le Gall.

On pourrait facilement prêter une origine bretonne à ce mot ancien. Et pourtant il n’en est rien. Il passe en français par l’intermédiaire de l’occitan, qui le tenait du latin : gradalis signifie creux. Le Graal désigne donc un récipient. Comme un plat creux ! Et cette expression, facilement compréhensible renvoie à une contradiction assez savoureuse de la langue : un objet peut être plat ; il peut être creux ; comment expliquer qu’il ait les deux qualités à la fois ? C’est que les mots s’échappent facilement de leur sens d’origine : un plat est d’abord une grande assiette. Son nom s’explique par sa forme. Mais si on veut faire tenir plus de choses de dedans, on va la creuser, sans lui ôter son nom. On a donc un plat creux, plus apte à contenir des liquides. Et là, on n’est pas loin du Graal.

Pourquoi spontanément voir ce nom comme breton ? Parce qu’il doit sa renommée aux légendes bretonnes qui ont donné tant de matière à la littérature du moyen-âge. En particulier ce qu’on appelle le cycle arthurien : toutes les histoires des chevaliers de la Table-Ronde, regroupés autour du roi Arthur : Perceval, Lancelot, Yvain, Tristan… Et pour ces chevaliers, l’aventure par excellence, c’est la quête du Graal. Et ce Graal d’ailleurs n’est pas exactement un plat, mais plutôt une coupe, un grand verre, ce qu’on a appelé également un calice. Et d’après la légende, il s’agit du calice que Jésus a utilisé pour boire lors de la Cène le dernier repas pris en compagnie de ses disciples. Et ce serait ce même calice dans lequel son sang a été recueilli, lors de la crucifixion. Joseph d’Arimathi l’aurait sauvegardé, et l’aurait fait voyager jusqu’aux lointaines terres bretonnes. Mais où ? On ne le sait pas trop, d’où cette recherche qu’on associe à une quête spirituelle. Le Graal représente donc le salut, la grâce pour celui qui peut y boire. Et sa quête, sa recherche est un chemin vers la vie éternelle. Mais le mot est utilisé dans une langue recherchée, mais malgré tout d’un usage fréquent pour désigner ce qui est très désiré, mais toujours hors d’atteinte.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr  



Voir le flux - 22/01/2018 08:45:03

Journal en français facile 21/01/2018 20h00 GMT

transcription

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau  : Bonsoir à toutes et tous, et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Dans l'actualité :

La suite de l'intervention militaire turque dans le nord de la Syrie. Intervention critiquée par la communauté internationale. En Turquie, le président Erdogan a mis en garde ceux qui tenteraient de s'opposer à cette opération. Explications de notre correspondant, dans un instant.

SB : En Allemagne, le parti social-démocrate a dit oui, mais de justesse, à l'ouverture de pourparlers avec les conservateurs en vue de former un gouvernement de coalition. Les deux camps doivent maintenant s'entendre sur un programme détaillé.

GM : Le bilan des violences de la journée en RDC s'élève à 6 morts et des dizaines de blessés, selon l’ONU. Des violences inervenues lors de la dispersion des marches contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila.

SB : A la fin de ce journal, l'expression de la semaine, avec Yvan Amar : "Chef étoilé".

 

SB : Malgré les critiques de la communauté internationale, la Turquie poursuit son offensive militaire dans le nord de la Syrie.

GM : Offensive dirigée contre une milice kurde ( les Unités de protection du peuple) considérée comme  terroriste par le gouvernement turc. Au deuxième jour de l'opération "Rameau d'olivier", l'armée turque est entrée dans la région d'Afrin, contrôlée par cette milice. Elle affirme avoir détruit une quarantaine de cibles. Recep Teyip Erdogan, le président turc, assure que l'opération sera menée « rapidement ». Il a aussi mis en garde ceux qui s'y opposeraient en Turquie : ils en paieront le prix, a-t-il menacé.

Nous retrouvons à Istanbul Alexandre Billette :

« C'est une mise en garde, pour ne pas dire une menace, à l'adresse de ceux qui en Turquie voudraient publiquement s'opposer à l'opération en cours : « Vous allez payer un prix très élevé » a dit Erdogan, et si vous sortez dans la rue, vous aurez à faire à notre force de police ». La menace s'adressait directement au parti de la gauche pro-kurde HDP, déjà dans le viseur des autorités depuis deux ans, et qui s'oppose à cette opération. Mais elle va bien plus loin et indique que le pouvoir turc ne tolèrera aucune dissidence sur ce sujet, l'opération à Afrin est une « lutte nationale », a encore dit le président turc. Lutte nationale, ou encore « deuxième guerre de libération nationale », comme l'a écrit un éditorialiste vedette d'un quotidien pro-gouvernemental cette semaine. Dans ce contexte, les rares manifestations pour la paix qui avaient été organisées ce soir ont été annulées. A Istanbul au moins cinq personnes ont été arrêtées lors d'un petit rassemblement, quelques dizaines de personnes rapidement encerclées par les policiers. »

GM : L’opération de l'armée turque en Syrie n'est pas condamnée mais critiquée par les Etats Unis qui appellent la Turquie à "faire preuve de retenue". En  ce qui concerne l'ONU, le conseil de sécurité tiendra demain des consultations sur la situation en Syrie.

GM : Le vice-président américain Mike Pence est arrivé en Israël,  dernière étape de sa tournée au Proche-Orient. Avec les dirigeants de  l'Etat hébreu le climat est amical. A l'inverse, côté palestinien aucune rencontre n'est prévue, fait exceptionnel pour une telle visite.

SB : En RDC, le bilan des violences de la journée s'élève à 6 morts, tous à Kinshasa, et près de 50 blessés.

GM : Ce bilan provisoire émane de la Mission des Nations unies au Congo (la Monusco) alors que la police annonce seulement deux décès. Les violences ont été provoquées par la dispersion des manifestations de catholiques contre le maintien au pouvoir du président Kabila. Selon la Monusco, les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes mais aussi des balles réelles.

 

SB : En Allemagne, une étape a été franchie vers un gouvernement de coalition.

GM : Un gouvernement de coalition gauche-droite dont le principe a été soumis aujourd'hui au vote des délégués du Parti social-démocrate. Le oui l'a emporté avec 362 voix, contre 279 et une abstention. Ce n'est pas une victoire massive pour le chef du SPD Martin Schultz. Mais elle va permettre d'engager des négociations avec les conservateurs d'Angela Merkel.

Les précisions d'Achim Lippold :

« Un grand sourire s'affichait au visage barbu de Martin Schulz qui suivait le comptage du vote avec une mine crispée. 56 % des 632 délégués ont finalement dit « oui » à l'ouverture des négociations avec la CDU d'Angela Merkel, qui elle aussi doit être soulagée ce soir. Car si le SPD avait refusé de renouveler l'alliance avec les conservateurs, le destin politique de la chancelière aurait été très incertain. Fragilisée par un premier échec de négociations avec les libéraux et les verts,  Angela Merkel doit sa survie politique à présent à son grand rival de la campagne électorale, celui qui avait exclu le soir même de l'élection en septembre dernier une participation au gouvernement. Mais Martin Schulz a su habilement transformer son rejet initial en une volonté de réformer l'Allemagne et l'Europe grâce au profil social-démocrate de son parti. Un projet qui n'était pourtant pas gagné d'avance. Beaucoup de délégués qui sont exprimés ce dimanche ont fustigé une nouvelle participation au gouvernement. Martin Schulz aura la lourde tâche non seulement de mener les négociations en vue de former une grande coalition, mais aussi de rassembler un parti profondément divisé et dont la popularité ne cesse de baisser. »

GM : Ajoutons que le projet de gouvernement avec Angela Merkel va être soumis aux militants du SPD. L'issue de ce vote s'annonce elle aussi incertaine.

 

SB : En France, l'actualité sociale est dominée par le conflit des gardiens de prisons.

GM : Après avoir rejeté ce week-end end les propositions sur l'emploi et la sécurité, les syndicats se préparent à reprendre l'épreuve de force avec le gouvernement. lls ont appelé à un nouveau "blocage total" des prisons, dès lundi matin.

SB : Un an après, la marche pour les femmes a fait son grand retour.

GM : A Paris, ils étaient une centaine place du Trocadéro. A l'origine mise en place contre Donald Trump,  cette marche a pris cette année une dimension plus globale, dans un contexte de libération de la parole des femmes, victimes de sexisme et même de violences.

Reportage de Mathilde Bénézet :

"Défendez les droits des femmes", "La femme c'est le peuple"... Place du Trocadéro, à Paris, les pancartes donnent le ton. La marche des femmes anti-trump se veut résolument féministe. Florence Moreno, bonnet rose sur la tête, dénonce le sexisme du président américain :« Ce mec a osé dire qu’il prenait les femmes par la ch… alors nous portons des chapeaux en forme de ch… pour montrer que nous sommes fiers d’être des femmes,   et que nous en avons assez des machos, fûssent-ils présidents ». Elles en ont assez et le font entendre.

Portée par le hastag Me Too dénonçant les violences faites aux femmes leur lutte est devenue mondiale. Preuve de cette unité : Nicolette Bundie et Françoise Morvan, américaine et française, manifestent aujourd'hui côte à côte : «  C’est devenu un mouvement plus général pour la solidarité avec les femmes notre force c’est d’être toutes ensemble, c’est que ce soit un mouvement mondial, contre le patriarcat. Si elles n'étaient qu'une centaine aujourd'hui à Paris,  millions de femmes ont quant à elles manifesté aux Etats-Unis. »

 

SB : Yvan Amar nous a rejoint pour nous présenter « l’expression de la semaine » :

« Paul Bocuse est mort : le plus connu de chefs étoilés français vient de disparaitre ! Mais qu’est-ce que c’est donc qu’un chef étoilé ? Un chef qui a des étoiles. Oui d’une certaine façon, et pourtant ce n’était pas lui à proprement parler qui avait des étoiles, mais ses restaurants, et en particulier, celui qu’on a pu appeler son navire-amiral : le plus connu, le premier celui qui était le centre de son empire – son restaurant du Pont de Collonges, près de Lyon. Un restaurant qui avait ses trois étoiles depuis 1965 : plus de 50 ans avec ces galons prestigieux, décernés par le guide Michelin. On parle de galons, ces marques, ces signes d’un certain prestige et d’un certain pouvoir parfois. En effet, ils marquent où l’on en est sur une échelle  de distinctions : on n’a pas trois étoles tout de suite – on commence par une, puis deux, puis pour les plus méritants ou les plus chanceux, trois ! Et chaque année, ce guide Michelin, une publication bien connue, décide de renouveler, ou pas, cet honneur. Mais le maximum d’étoiles, c’est trois. Et l’expression « trois étoiles » est passée dans la langue pour désigner ce qu’il y a de mieux. Alors que dans d’autres domaines, on peut aller jusqu’à cinq : le confort des hôtels par exemple, se mesure sur cinq degrés. Et même le pouvoir des généraux, qui va jusqu’à cinq étoiles pour le général d’armée. Mais symboliquement ce sont les trois étoiles qui restent la marque de l’excellence. »

GM : Merci Yvan Amar. C’est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI savoirs.

Bonsoir à tous !

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 21/01/2018 22:00:05

Journal en français facile 20/01/2018 20h00 GMT

Transcription

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau : Bonsoir à toutes et tous. Sylvie Berruet et moi même sommes heureux de présenter votre Journal en français facile. Bonsoir Sylvie !

Dans l'actualité

Le déclenchement d'une offensive militaire turque dans la région d'Afrin, en Syrie. Attaque terrestre et aérienne contre une milice kurde.

SB : Les autorités de Kinshasa ont interdit la "marche pacifique" prévue demain à l'appel d'un collectif catholique. Ce collectif appelle le président Joseph Kabila à quitter le pouvoir.

GM : La disparition d 'un grand nom de la cuisine française : Paul Bocuse, décédé à l'âge de 91 ans. Son talent avait très largement dépassé les frontières françaises.

SB : A la fin de ce journal, le mot de la semaine avec Yvan Amar, le mot "Shutdown".

 

 

SB : "Rameau d'olivier" : c’est le nom donné à l'opération militaire menée dans le nord de la Syrie par la Turquie.

GM: Cette offensive aérienne et terrestre a été lancée dans la région d'Afrin, près de la frontière turque, contre  une milice kurde : les " Unités de protection du peuple" considérée comme un groupe terroriste par les autorités turques.

Signe de son importance pour la Turquie, l'intervention terrestre a été annoncée par le chef de l'Etat.

Correspondance à Istanbul d'Alexandre Billette :

« C'est lors d'un discours dans une ville de province que Recep Tayip Erdgan l'a annoncé : oui, l'opération terrestre a bien commencé, et après Afrin les forces turques prendront la direction de Manbij, une autre ville syrienne, sous contrôle des forces kurdes. Dimanche dernier il avait affirmé que l'Opération Afrin commencerait « d'ici une semaine », parole tenue, semble ainsi dire le président turc alors que depuis deux jours l'armée turque prépare cette offensive en bombardant à l'artillerie des positions en Syrie depuis sa frontière. Mais plusieurs questions demeurent sur cette opération terrestre, une opération qui n'a pas été officiellement soutenue par la Russie malgré la visite à Moscou du chef d'Etat-major et du chef des renseignements turcs.Or au moins 300 personnels militaires russes sont toujours déployés dans cette région d'Afrin, une présence qui complique l'intervention de l'armée turque. Difficile donc de savoir si la déclaration d’Erdogan annonce bien le début des opérations terrestres, ou si le président turc veut plutôt tester la réaction de ses alliés, maintenant que l'armée turque est prête à lancer l'offensive. »

GM : Une attaque a lieu actuellement contre l'hôtel Intercontinental de Kaboul, en Afghanistan. Un commando de 4 hommes au moins a pris d'assaut cet hôtel, en tirant sur les clients. Des échanges de tir ont éclaté entre assaillants et forces de sécurité. Aucune information n'a filtré (ne nous est parvenue) sur d'éventuelles victimes.

 

SB : Les Etats-Unis à l'heure du shutdown, conséquence de l'échec des Républicains au Sénat.

GM : Les Républicains n'ont pas recueilli le nombre de voix nécessaires pour prolonger de 4 semaines le budget fédéral. Ce shutdown pourrait entrainer la mise au chômage de plus de 850.000 fonctionnaires considérés comme "non essentiels" au fonctionnement de l'administration. Mais rien n'est définitif. Les discussions ont repris dans la journée au Congrès. (Nous reviendrons sur le mot shutdown dans quelques minutes avec Yvan Amar.)

 SB : Les autorités de Kinshasa ont interdit la "marche pacifique" prévue demain dimanche à l'appel d'un collectif catholique.

GM : Ce collectif appelle le président Joseph Kabila à quitter le pouvoir. De son côté, la police a installé cet après-midi des barrages sur les grandes artères de Kinshasa. A la veille de cette marche, l'organisation Human Rights Watch publie un rapport sur les événements du 31 décembre dernier, lors d'une première marche. L’ONG, qui a recensé au moins 8 morts et des dizaines de blessés,  dénonce « un usage excessif de la force" de la part des autorités.

A Kinshasa, les précisions de Florence MORICE :

« Pour Human Rights Watch « les forces de sécurité congolaises ont battu je cite « un triste record », le 31 décembre en tirant des gaz lacrymogène à l’intérieur même de 3 églises parfois en pleine messe. Et en usant de « balles en caoutchouc » et dans certains cas de « balles réelles » à l’extérieur de plusieurs paroisses pour « empêcher des processions pacifiques ». L’Ong qui dit avoir mené des entretiens avec 86 personnes victimes, témoins, religieux et politiques, dénonce également les « intimidations musclées » dont ont été victimes des Congolais qui tentaient de se rendre à l’église, bloqués à des barrages, alors qu’ils n’avaient parfois que bibles et rameaux à la main. En plus des 8 morts qu’elle a recensés, l’Ong dit avoir reçu des « informations crédibles » sur au moins « 20 autres personnes » dont les corps auraient été « emmenés par les forces de sécurité » et resteraient introuvables. L’Ong promet donc de poursuivre son enquête. A la veille de la marche de dimanche, Ida Saywer, directrice pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch demande aux « partenaires internationaux » du Congo d’envisager « de nouvelles sanctions » contre ceux qui « violent la liberté de culte et de réunion pacifique » afin je cite de montrer au président Kabila « que de nouveaux abus ne sauront être tolérés ».

SB : Une étoile de la cuisine française s'est éteinte !

GM : Paul Bocuse est décédé à l'âge de 91 ans dans sa célèbre auberge de Collonges-au-Mont-d'Or, près de Lyon... Etablissement qui détient 3 étoiles au Guide Michelin. C’est là que Paul Bocuse, immense cuisinier et ambassadeur de la cuisine française, avait vu le jour en 1926. "Aujourd'hui la gastronomie française perd une figure mythique qui l'aura profondément transformée", a déploré Emmanuel Macron dans un communiqué. C’est l'une des très nombreuses réactions à la mort de Paul Bocuse

Autre réaction, celle d'un autre chef, Jean-Michel Lorain, de " La Côte St Jacques " à Joigny, dans l'Yonne, il aimait le côté malicieux de l’homme :

« Oui on le représente avec son col bleu-blanc-rouge, sa grande toque et toujours le sourire, toujours cet œil d’enfant, je dirais cet œil malicieux caractéristique de l’homme. Qu’est ce qui caractérisait sa cuisine ? C’est une cuisine de cœur, une cuisine généreuse, qu’on partage entre amis… Quel était votre plat préféré ? Pour la petite histoire on a fait un dîner pour nos clients il y a une dizaine de jours et on a reconstitué des plats servis à  l’Elysée pour de grandes occasions. On a refait cette fameuse « soupe VGE », cette soupe de truffes qu’ il avait imaginé lorsque on lui avait remis la Légion d’honneur et que Valéry Giscard d’Estaing l’avait reçu à l’Elysée, et pour moi c’est vraiment le plat de référence… Est-ce que Paul Bocuse était une référence à l’étranger ? C’est une référence mondiale, c’est le premier qui a voyagé et qui a exporté la cuisine française. Il est connu dans le monde entier, de Tokyo jusqu’à New York en passant par Miami, c’est le chef, je pense, le plus connu au monde. »

GM : le chef Jean-Michel Lorain interrogé par Laurence Théault.

Il est temps de retrouver Yvan Amar pour le mot de la semaine. Aujourd'hui ce n'est pas un mot français : 

« Le mot de la semaine est anglais, ou plutôt américain : shutdown ! Les sénateurs américains ne sont pas parvenus à un compromis, et la loi de financement n’a pas été votée. En conséquence, une bonne partie de l’administration est paralysée. De nombreux fonctionnaires sont au chômage technique, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent travailler, et pour le moment du moins, ils ne sont pas payés. Le shutdown, c’est-à-dire la fermeture en français. Mais comme cette situation est bien particulière à la vie politique américaine, on garde le mot anglais pour l’exprimer. Ce qui peut se comprendre : on n’a pas l’équivalent dans d’autres pays. Mais bien sûr, comme l’anglais a une place importante dans notre langue française, c’est plus facile, ça passe mieux.  On n’utiliserait peut-être pas un mot persan ou russe si l’information venait d’Iran ou de Russie ! Mais comme beaucoup de francophones ont de petites notions d’anglais, l’image passe elle aussi par ce mot étranger : shut down ! C’est-à-dire « on ferme ! » Car le verbe to shut signifie bien fermer. Et l’on sait aussi que le petit mot down signifie en bas, vers le bas. On pourrait donc traduire l’image par « on baisse le rideau ! », ce qu’on dit en français à propos d’une entreprise qui ferme. Et l’image est vraiment la même en anglais : comme si l’on abaissait le rideau de fer d’un magasin : on en entend presque le bruit retentissant qui signale qu’on ferme la boutique ! »

GM : Merci Yvan Amar et à demain pour l'Expression de la semaine.

C’est la fin de votre J en français facile, à retrouver sur notre site. Bonsoir à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 20/01/2018 20:45:03

Journal en français facile 19/01/2018 20h00 GMT

Transcription

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir !

Dans l'actualité :

L'attente aux Etats Unis. Les sénateurs n'ont plus que quelques heures pour se mettre d'accord sur le texte du budget fédéral. Faute de quoi ce sera le "shutdown" : l’arrêt des activités gouvernementales et de pratiquement toutes les institutions fédérales.

SB : Suspense aussi en Allemagne, à l'approche du vote des militants socio-démocrates, dimanche. Ce vote confirmera ou non le projet d'accord conclu entre le parti et la chancelière Angela Merkel qui était à Paris aujourd'hui. A suivre dans un instant.

GM : Autre titre dans l'actualité : l’appel du pape à protéger la forêt amazonienne. En visite aujourd'hui dans le sud du Pérou. François a dénoncé les atteintes portées à l'environnement et aux peuples d'Amazonie.

 

SB : L’Allemagne, pour commencer...   L'Allemagne où près de 4 mois après les dernières élections législatives, Angela Merkel n’a toujours pas réussi à former une coalition.

GM : Un projet d'accord a été conclu entre les conservateurs et le parti social-démocrate. Mais pour être appliqué, il doit être approuvé dimanche par la base du SPD (les militants du parti). Or tout montre qu'un vote négatif pourrait l'emporter. Dans ce contexte, Angela Merkel a été reçue ce soir à Paris par Emmanuel Macron. La chancelière a évoqué la nécessité d'un gouvernement stable en Allemagne pour faire avancer la construction européenne

Murielle Paradon :

« Angela Merkel est fragilisée, elle  n'a toujours pas de coalition gouvernementale depuis les élections de septembre dernier. Il y a eu un accord le 12 janvier pour former une alliance avec les sociaux-démocrates du SPD mais la base du parti doit se réunir dimanche pour donner son feu vert ou non à une coalition avec le parti de la chancelière, la CDU-CSU. L'avenir d'Angela Merkel est suspendu à cette réunion de dimanche et il y a beaucoup d'incertitudes quant à son issue. La question a été posée en conférence de presse à Angela Merkel qui s'est dite confiante et qui a formé le voeu que cette coalition se fasse car, a-t-elle dit, "l'engagement européen exige un gouvernement stable en Allemagne". Emmanuel Macron, de son coté, a souligné que "l'ambition européenne" de la France ne pouvait "advenir seule" et qu'elle avait "besoin de se conjuguer avec l'ambition allemande". Le couple franco-allemand doit rester fort pour faire avancer un certain nombre de sujets : comme la gestion de l'afflux de migrants en Europe ou la réforme de la zone euro. »

SB : Autre titre dans l'actualité : la première visite du pape en Amazonie, dans le cadre de son voyage en Amérique du sud.

GM : Le pape François était aujourd'hui à Puerto Maldonado, ville du sud-est du Pérou au coeur de la jungle amazonienne. En présence d'un public d'indigènes,  il a pris la défense de l'Amazonie et de ses habitants, confrontés  à de multiples menaces : la pollution, la déforestation, l’exploitation illégale d'or. François a lancé un cri d'alarme en estimant que ces peuples  n'avaient  jamais été autant menacés.

SB : Signe de l'inquiétude qui règne actuellement à Washington : Donald Trump a renoncé à se rendre ce vendredi dans sa résidence de Floride, où le président passe la plupart de ces week-ends.

GM : En effet un blocage au Congrès pourrait entraîner un "shutdown", une fermeture partielle des administrations fédérales. Hier,  la Chambre des représetants a voté un texte provisoire visant à prolonger le financement du gouvernement jusqu'au 16 février.  Au Sénat maintenant de se prononcer avant ce soir minuit,  sous peine de "Shutdown".

Explications à San Francisco  d'Eric de Salves :    

« Le dernier shutdown remonte à 2013, il avait duré 16 jours,16 jours de paralysie. Quand le congrès américain ne parvient pas à voter la loi de financement du gouvernement c’est tout le pays qui patine et ce sont d’abord des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux qui se retrouvent en congés sans solde. En 2013, 850 000 ont été réduits au chômage technique. Au Pentagone, plus gros employeurs public, cela concerne la moitié des 750 000 employés civils. Les militaires ne s’arrêtent pas et sont payés en retard. 368 parcs et musées nationaux fermeraient. Difficile aussi en période de shutdown de faire son passeport ou son visa. Les centres de recherche médicale fermeraient également de même que la plupart des agences administratives fédérales comme les impôts. Le shutdown serait particulièrement difficile pour Washington. La capitale fédérale est financée directement par le Congrès : en clair plus de ramassage des ordures, même si transports et écoles fonctionneraient toujours. Car le shutdown a aussi ses exemptés : Maison Blanche, police, poste et transports aériens. Coût total de ce blocage des Etats Unis en 2013 : entre 2 et 6 milliards de dollars. »

SB : Direction la Chine où un avocat qui avait appelé à l'élection libre du président de la république a été arrêté.

GM :  Yu Wensheng, avocat réputé, venait d'adresser une lettre ouverte à des journalistes dans laquelle il demandait une réforme du système politique chinois. Ce n'est pas la première fois qu'il est inquiété pour ses prises de position en faveur de la démocratie.

Ecoutons XU Yan, son épouse jointe par RFI :

« Yu Wensheng a été arrêté ce matin, en amenant son enfant à l’école, la famille n’a reçu aucun document officiel jusqu’à maintenant. Il a écrit une lettre ouverte la veille proposant une réforme de la constitution, il a été contacté par la police le soir-même et il a été arrêté le lendemain. Yu Wensheng a déjà été arrêté en octobre 2014 pour avoir défendu les citoyens de Pékin qui soutenaient le mouvement d’occupation de Hongkong. Il a passé 99 jours en prison, dont 61 jours avec les condamnés à mort. Pendant son séjour en prison, il a été torturé et à sa sortie il a dû subir une opération chirurgicale. En 2015, il a été en garde en vue pour avoir dénoncé les arrestations arbitraires des avocats et des militants du 9 juillet. Depuis trois ans, Yu Wensheng est en première ligne pour défendre les droits des citoyens, et c’est pour cette raison que cette fois les autorités chinoises ont d’abord suspendu sa licence, et l'ont ensuite arrêté. »

GM : Propos recueillis par Juehua YANG de la rédaction de RFI en mandarin.

SB : En France, le Défenseur des droits Jacques Toubon demande au gouvernement le "retrait" de la circulaire organisant un recensement des migrants dans les centres d'hébergement d'urgence.

GM : Circulaire du ministre de l'Intérieur très critiquée par les associations, de même que par la gauche et parmi les intellectuels. Jacques Toubon met en avant un risque d'"atteinte aux libertés et à la dignité des plus démunis".

 

SB : Des agriculteurs ont manifesté aujourd'hui devant l'usine Lactalis de Craon, dans l'ouest de la France.

GM : Une centaine de producteurs de lait  "exigeant la transparence sur la crise sanitaire qui touche des nourrissons" et demandant des garanties sur le prix du lait. La production de poudre de lait pour bébés est arrêtée dans cette usine depuis la découverte d'une contamination à la salmonelle.

SB : Economie toujours : la politique d'emploi du groupe automobile PSA a été officiellement validée par cinq syndicats sur six.

GM : Cette politique comprend cette année une rupture conventionnelle collective pour 1.300 salariés et autant d'embauches.
Les précisions d'Ariane Gaffuri :

« La marque de vêtements féminin Pimkie avait échoué, PSA, lui, y parvient.  C'est en effet la première fois que les ruptures conventionnelles collectives seront appliquées. Ce nouveau dispositif remplace le plan social et permet à une entreprise de supprimer des emplois, sur la base du volontariat, sans avoir à justifier de difficultés économiques. Mais pour être mis en oeuvre, il faut le feu vert d'au moins la moitié des syndicats. Ils ont donné leur accord avec 78 % des voix. Seule la CGT s'y est opposée.Le constructeur prévoit donc 1 300 ruptures conventionnelles dont 1 250 mobilités externes. C'est à dire des congés de reclassement ou de création d'entreprise. De plus, un plan de départs volontaires de 900 seniors a été reconduit. Ces personnes pourront cesser le travail deux ou trois ans avant leur retraite, tout en bénéficiant de 70 % de leur salaire brut. S'il se sépare d'un total de 2 200 employés, le groupe prévoit de recruter 1 300 personnes et d'accueillir 2 500 emplois jeunes. »

SB : L’écrivain britannique Peter Mayle est décédé.

GM : Cet écrivain francophile est notamment l'auteur du best-seller "Une année en Provence" vendu dans le monde à plus de 6 millions d'exemplaires. Peter Mayle disparait à l'âge de 78 ans.

SB : Tennis, aux Internationaux d'Australie c’est déjà fini pour Jo-Wilfried Tsonga.

GM : Quart de finaliste l'an dernier, le Français a été sorti en 4 sets par l'Asutralien Nick Kyrgios. Défaite aussi de la Française Alizé Cornet. Chez les favoris, Rafael Nadal a rejoint tranquillement les huitièmes de finale tout comme Marin Cilic, Grigor Dimitrov et Caroline Wozniacki.

C’est la fin du Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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