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Mexique : une découverte surprenante

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 09/01/2019 11:05:47

Anticasseur

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Une nouvelle loi est envisagée par le gouvernement, pour mieux encadrer les manifestations, un nouveau projet de loi anticasseurs, entend-on. Il s’agit donc en principe, d’éviter les débordements et surtout les mouvements violents et les dégradations, les vitrines cassées, les voitures brûlées, tout ce qui, à la faveur d’un mouvement de revendication, détruit ou abîme des propriétés privées ou des symboles de l’ordre public. On essaie donc de renforcer l’arsenal juridique, les textes de loi prévus pour se protéger des casseurs. Et ce mot a donc ce sens assez précis : il est toujours péjoratif et sous-entend souvent qu’on va distinguer entre des manifestants qui expriment un mécontentement, et qu’on peut respecter, voire comprendre, et ceux qui d’une certaine façon usurpent cette qualité pour donner libre cours à leur violence.

Quant à anticasseur, c’est un mot inventé dans les années 70 : il est né avec cette loi du 8 juin 1970, abrogée en 1981, et directement issue des événements de mai 68 et de l’agitation étudiante endémique qui avait suivi durant quelques années. Ce nom, officieux bien sûr, mais largement popularisé à l’époque, avait beaucoup fait pour établir dans l’usage le mot de casseur, qui lui existait déjà avant. Ces termes sont marqués par le pouvoir de l’époque, et on se rappelle les slogans tels que « les casseurs seront les payeurs ! » Et on parle souvent d’anticasseur quand on veut casser du casseur : on utilise une sorte d’effet boomerang, d’effet symétrique, qui préfigurent déjà la fameuse formule de Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur quelques années plus tard : « Nous allons terroriser les terroristes… »

L’image du mot casse est assez différente de celle du mot casseur. Ce mot, un peu familier, est toujours vague : il évoque une dégradation consécutive à une certaine violence… des dégâts quoi ! Mais souvent des dégâts inévitables ou en tout cas qu’il faut accepter : gare à la casse ! Ou après une opération voire une bataille : il n’y a pas eu trop de casse : c’est à dire « on n’a pas à déplorer trop de pertes… »

Quant au verbe casser, lui, il a presque toujours, au sens figuré, un sens vraiment violent : c’est détruire de façon définitive. Non pas neutraliser, mais anéantir : casser un mouvement de grève, et non négocier. Ou l’expression figée, un peu langue de bois « casser le service public », formule très syndicale qui évoque les appétits supposés de l’industrie privée de démolir les patients acquis du secteur public (poste, SNCF, école publique, etc.)

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 09/01/2019 10:15:03

Journal en français facile 08/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : en Turquie le revers de Recep Tayyip Erdo?an à John Bolton. Le Président turc a refusé de recevoir le conseiller américain à la Sécurité nationale. Il lui reproche son soutien aux miliciens kurdes dans le nord de la Syrie.

ZK : La visite de Kim Jong Un à Pékin. Le dirigeant nord-coréen effectue une visite surprise chez son allié chinois où il a été reçu par son homologue Xi Jinping.

LB : Et puis du football dans ce journal avec l’annonce du pays hôte de la CAN 2019. C’est l’Égypte qui accueillera les matches en remplacement du Cameroun.

-----

ZK : C’est l’Égypte qui organisera la prochaine Coupe d’Afrique des nations de football. La CAN 2019 qui a été retirée au Cameroun jugé trop en retard dans ses préparatifs.

LB : La Confédération africaine, la CAF, a pris sa décision ce matin à Dakar. Les Égyptiens l’emportent aux dépens des Sud-africains. À Dakar, les précisions de Christophe Jousset.

[Transcription manquante]

ZK : L’actualité internationale de ce mardi et la visite de John Bolton en Turquie.

LB : Le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale qui a quitté le pays sans avoir été reçu par le Président Recep Tayyip Erdo?an. Au centre du désaccord : les milices kurdes du YPG, partenaires de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique. Des soldats considérés par Ankara comme des « terroristes ». John Bolton, qui s’est entretenu avec le porte-parole de Recep Tayyip Erdo?an a rappelé le soutien des États-Unis aux YPG en exigeant des garanties sur leur protection après le retrait des 2 000 soldats américains de Syrie. Une demande que le Président turc qualifie de « lourde erreur ».

ZK : Lui est arrivé à Pékin ce matin, Kim Jong Un effectue une visite surprise chez son allié chinois.

LB : Quatre jours plus tôt, le dirigeant nord-coréen évoquait un changement d’attitude envers les États-Unis si ces derniers maintiennent leurs sanctions. Il a justement été reçu par son homologue Xi Jinping lors de ce déplacement en forme de visite de routine. Stéphane Lagarde.

Les voitures noires, les bus aux vitres fumées et les motos de la police chinoise… le cortège de la délégation nord-coréenne sur l’avenue de la gare Centrale de Pékin ce mardi matin avait presque un côté ordinaire... une visite d’État presque comme les autres… et en tous cas annoncée pour une fois à l’avance par les médias nord-coréens et chinois… Preuve que le régime de Pyongyang a beaucoup évolué dans sa communication ces derniers mois, preuve aussi que Pékin garde la main sur son voisin et allié. Est-ce un cadeau de Kim Jong-un ? Le dirigeant nord-coréen a choisi sa date anniversaire pour répondre à l’invitation de Xi Jinping. Il vient en Chine avant une éventuelle nouvelle rencontre avec Donald Trump à la fin du mois (comme le laissait entendre dimanche la Maison-Blanche)… Le président chinois, avant le président américain comme c’était déjà le cas pour le sommet de Singapour au printemps dernier. Selon le Global Times, Kim Jong Un pourrait profiter de ces deux jours à Pékin pour faire avancer le dossier de la dénucléarisation de la péninsule. Une visite qui coïncide aussi, et ce n’est pas forcément le hasard, avec le premier round des négociations commerciales sino-américaines dans la capitale chinoise. Pour les internautes en chine, cette visite est aussi une manière pour le « troisième des Kim » (comme il est surnommé sur les réseaux sociaux ici), de monnayer son soutien au grand frère chinois. 

ZK : En bref, ce nouveau coup dur pour Theresa May, la Première ministre britannique, concernant le Brexit.

LB : Les députés de la Chambre des Communes, hostiles au retrait de l’Union européenne, ont fait adopter une mesure prévoyant que le gouvernement devra obtenir un feu vert explicite du parlement pour le cas d’un Brexit sans accord, avant de pouvoir réformer et adapter sa législation fiscale. Une disposition qui affaiblit encore un peu la Première ministre.

ZK : Toujours au Royaume-Uni, le trafic à l’aéroport d’Heatrow brièvement perturbé ce mardi à cause du signalement d’un drone.

LB : Les vols avaient été suspendus en fin de journée. Par précaution, ils ont pu reprendre vers 18h30 TU. Il y a trois semaines, c’est également un signalement de drone qui avait contraint d’annuler ou de détourner un millier de vols à l’aéroport de Gatwick. Heathrow est le premier aéroport d’Europe en termes de passagers.

ZK : 5h à Tokyo. Le Japon où Carlos Ghosn avait rendez-vous avec la justice ce mardi.

LB : l’ex-patron de Nissan qui était entendu à sa demande apparaissait pour la première fois depuis son arrestation au mois de novembre. La justice nippone lui reproche des malversations financières. Carlos Ghosn entendait ainsi contraindre les juges à lui signifier publiquement ce qu’ils lui reprochent, près de 2 mois après son incarcération. Bruno Faure.

Quelques mots prononcés par un homme au visage aminci par des semaines de prison, dans des conditions spartiates. Un costume sombre, au pide, des sandales vertes en plastique, menotté, attaché par une corde autour de la taille, escorté par deux gardes. Impassible, il écoute le président du tribunal lire les accusations retenues contre lui avant de lire une déclaration écrite en anglais. J’ai toujours agi avec honneur, légalement, en accord avec les dirigeants de Nissan. D’une voix forte et claire, sans émotion, Carlos Ghosn clame son innocence. J’ai été injustement accusé, placé en détention sur la base d’accusations sans fondement. Je n’ai jamais reçu de rémunération de la part de Nissan qui n’ait pas été divulguée. Carlos Ghosn rappelle avoir dédié deux décennies de sa vie à relever Nissan et bâtir l’Alliance. Il termine : « un capitaine n’abandonne pas le navire au milieu de la tempête ». Pas de quoi convaincre dans un premier temps le juge qui justifie son maintien en détention. Carlos Ghosn risque de fuir à l’étranger où il a des bases. Il pourrait aussi dissimuler des preuves, affirme le magistrat. Aux alentours de midi 30, heure locale, Carlos Ghosn repart, sous bonne garde, vers sa prison de Kosuge, au nord de Tokyo.

ZK : Justice toujours, mais en France avec le 2e jour du procès du Cardinal Barbarin à Lyon.

LB : Il est accusé avec 5 autres anciens membres du diocèse de Lyon de non dénonciation d’agression sexuelle sur mineur. 5 autres co-accusés qui comme Philippe Barbarin se sont retranchés derrière leur hiérarchie.

ZK : Le dossier des gilets jaunes et celui du grand débat national qui perd la responsable de son organisation.

LB : Alors qu’il doit s’ouvrir dans une semaine, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé ce soir son retrait du « grand débat national » destiné à sortir de la crise des « gilets jaunes », après la polémique suscitée par son salaire, évalué à un peu moins de 14 700 euros bruts par mois. Les « conditions de sérénité nécessaires pour ce débat » n’étaient pas assurées, explique-t-elle. Chantal Jouanno conserve toutefois la présidence de la CNDP.

ZK : On referme ce journal comme on l’avait commencé avec du sport. Après le football, on parle sport automobile avec le rallye drakkar.

LB : Déjà double vainqueur du rallye Paris-Dakar, le Qatari Nasser al-Attiyah a remporté la première étape de l’édition 2019 entre Lima et Pisco. Le bivouac de la course s’est installé à 25 kilomètres de Pisco. Cette petite ville est encore marquée par le tremblement de terre du 15 août 2007 qui avait provoqué la mort de près de 600 personnes, mais la reconstruction a bien avancé. Le reportage de notre correspondant au Pérou, Eric Samson.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 08/01/2019 20:30:09

Journal en français facile 08/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : en Turquie le revers de Recep Tayyip Erdo?an à John Bolton. Le Président turc a refusé de recevoir le conseiller américain à la Sécurité nationale. Il lui reproche son soutien aux miliciens kurdes dans le nord de la Syrie.

ZK : La visite de Kim Jong Un à Pékin. Le dirigeant nord-coréen effectue une visite surprise chez son allié chinois où il a été reçu par son homologue Xi Jinping.

LB : Et puis du football dans ce journal avec l’annonce du pays hôte de la CAN 2019. C’est l’Égypte qui accueillera les matches en remplacement du Cameroun.

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ZK : C’est l’Égypte qui organisera la prochaine Coupe d’Afrique des nations de football. La CAN 2019 qui a été retirée au Cameroun jugé trop en retard dans ses préparatifs.

LB : La Confédération africaine, la CAF, a pris sa décision ce matin à Dakar. Les Égyptiens l’emportent aux dépens des Sud-africains. À Dakar, les précisions de Christophe Jousset.

[Transcription manquante]

ZK : L’actualité internationale de ce mardi et la visite de John Bolton en Turquie.

LB : Le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale qui a quitté le pays sans avoir été reçu par le Président Recep Tayyip Erdo?an. Au centre du désaccord : les milices kurdes du YPG, partenaires de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique. Des soldats considérés par Ankara comme des « terroristes ». John Bolton, qui s’est entretenu avec le porte-parole de Recep Tayyip Erdo?an a rappelé le soutien des États-Unis aux YPG en exigeant des garanties sur leur protection après le retrait des 2 000 soldats américains de Syrie. Une demande que le Président turc qualifie de « lourde erreur ».

ZK : Lui est arrivé à Pékin ce matin, Kim Jong Un effectue une visite surprise chez son allié chinois.

LB : Quatre jours plus tôt, le dirigeant nord-coréen évoquait un changement d’attitude envers les États-Unis si ces derniers maintiennent leurs sanctions. Il a justement été reçu par son homologue Xi Jinping lors de ce déplacement en forme de visite de routine. Stéphane Lagarde.

Les voitures noires, les bus aux vitres fumées et les motos de la police chinoise… le cortège de la délégation nord-coréenne sur l’avenue de la gare Centrale de Pékin ce mardi matin avait presque un côté ordinaire... une visite d’État presque comme les autres… et en tous cas annoncée pour une fois à l’avance par les médias nord-coréens et chinois… Preuve que le régime de Pyongyang a beaucoup évolué dans sa communication ces derniers mois, preuve aussi que Pékin garde la main sur son voisin et allié. Est-ce un cadeau de Kim Jong-un ? Le dirigeant nord-coréen a choisi sa date anniversaire pour répondre à l’invitation de Xi Jinping. Il vient en Chine avant une éventuelle nouvelle rencontre avec Donald Trump à la fin du mois (comme le laissait entendre dimanche la Maison-Blanche)… Le président chinois, avant le président américain comme c’était déjà le cas pour le sommet de Singapour au printemps dernier. Selon le Global Times, Kim Jong Un pourrait profiter de ces deux jours à Pékin pour faire avancer le dossier de la dénucléarisation de la péninsule. Une visite qui coïncide aussi, et ce n’est pas forcément le hasard, avec le premier round des négociations commerciales sino-américaines dans la capitale chinoise. Pour les internautes en chine, cette visite est aussi une manière pour le « troisième des Kim » (comme il est surnommé sur les réseaux sociaux ici), de monnayer son soutien au grand frère chinois. 

ZK : En bref, ce nouveau coup dur pour Theresa May, la Première ministre britannique, concernant le Brexit.

LB : Les députés de la Chambre des Communes, hostiles au retrait de l’Union européenne, ont fait adopter une mesure prévoyant que le gouvernement devra obtenir un feu vert explicite du parlement pour le cas d’un Brexit sans accord, avant de pouvoir réformer et adapter sa législation fiscale. Une disposition qui affaiblit encore un peu la Première ministre.

ZK : Toujours au Royaume-Uni, le trafic à l’aéroport d’Heatrow brièvement perturbé ce mardi à cause du signalement d’un drone.

LB : Les vols avaient été suspendus en fin de journée. Par précaution, ils ont pu reprendre vers 18h30 TU. Il y a trois semaines, c’est également un signalement de drone qui avait contraint d’annuler ou de détourner un millier de vols à l’aéroport de Gatwick. Heathrow est le premier aéroport d’Europe en termes de passagers.

ZK : 5h à Tokyo. Le Japon où Carlos Ghosn avait rendez-vous avec la justice ce mardi.

LB : l’ex-patron de Nissan qui était entendu à sa demande apparaissait pour la première fois depuis son arrestation au mois de novembre. La justice nippone lui reproche des malversations financières. Carlos Ghosn entendait ainsi contraindre les juges à lui signifier publiquement ce qu’ils lui reprochent, près de 2 mois après son incarcération. Bruno Faure.

Quelques mots prononcés par un homme au visage aminci par des semaines de prison, dans des conditions spartiates. Un costume sombre, au pide, des sandales vertes en plastique, menotté, attaché par une corde autour de la taille, escorté par deux gardes. Impassible, il écoute le président du tribunal lire les accusations retenues contre lui avant de lire une déclaration écrite en anglais. J’ai toujours agi avec honneur, légalement, en accord avec les dirigeants de Nissan. D’une voix forte et claire, sans émotion, Carlos Ghosn clame son innocence. J’ai été injustement accusé, placé en détention sur la base d’accusations sans fondement. Je n’ai jamais reçu de rémunération de la part de Nissan qui n’ait pas été divulguée. Carlos Ghosn rappelle avoir dédié deux décennies de sa vie à relever Nissan et bâtir l’Alliance. Il termine : « un capitaine n’abandonne pas le navire au milieu de la tempête ». Pas de quoi convaincre dans un premier temps le juge qui justifie son maintien en détention. Carlos Ghosn risque de fuir à l’étranger où il a des bases. Il pourrait aussi dissimuler des preuves, affirme le magistrat. Aux alentours de midi 30, heure locale, Carlos Ghosn repart, sous bonne garde, vers sa prison de Kosuge, au nord de Tokyo.

ZK : Justice toujours, mais en France avec le 2e jour du procès du Cardinal Barbarin à Lyon.

LB : Il est accusé avec 5 autres anciens membres du diocèse de Lyon de non dénonciation d’agression sexuelle sur mineur. 5 autres co-accusés qui comme Philippe Barbarin se sont retranchés derrière leur hiérarchie.

ZK : Le dossier des gilets jaunes et celui du grand débat national qui perd la responsable de son organisation.

LB : Alors qu’il doit s’ouvrir dans une semaine, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé ce soir son retrait du « grand débat national » destiné à sortir de la crise des « gilets jaunes », après la polémique suscitée par son salaire, évalué à un peu moins de 14 700 euros bruts par mois. Les « conditions de sérénité nécessaires pour ce débat » n’étaient pas assurées, explique-t-elle. Chantal Jouanno conserve toutefois la présidence de la CNDP.

ZK : On referme ce journal comme on l’avait commencé avec du sport. Après le football, on parle sport automobile avec le rallye drakkar.

LB : Déjà double vainqueur du rallye Paris-Dakar, le Qatari Nasser al-Attiyah a remporté la première étape de l’édition 2019 entre Lima et Pisco. Le bivouac de la course s’est installé à 25 kilomètres de Pisco. Cette petite ville est encore marquée par le tremblement de terre du 15 août 2007 qui avait provoqué la mort de près de 600 personnes, mais la reconstruction a bien avancé. Le reportage de notre correspondant au Pérou, Eric Samson.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 08/01/2019 20:30:09

Vœux de la rédaction

Cet article Vœux de la rédaction est apparu en premier sur FDLM : Le français dans le monde.



Voir le flux - 08/01/2019 10:46:38

Telegramme

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Télégram ! C’est le nom d’une messagerie russe, accessible sur Internet, et qui reste opérationnelle et légale, bien qu’elle ne soit pas très bien vue par le pouvoir. Et pourtant, elle a été utilisée par de nombreuses personnalités russes qui souvent sont proches du gouvernement ou même qui en font partie. Mais c’est son nom qui nous intéresse : Télégram ! Un mot qui existe en russe comme en français et qu’on peut trouver fort bien choisi pour dénommer un réseau de communication : c’est bien à cela que ça fait penser. Alors s’agit-il de faire du neuf avec du vieux ? Pas vraiment : le mot d’adapte très bien, en tant que marque déposée, aux technologies les plus modernes. Et pourtant, il renvoie à des temps bien anciens et à l’aube de la télécommunication moderne. Et en France, le service des télégrammes a cessé de fonctionner assez récemment, le 30 avril dernier, trop concurrencé les avancées technologiques. Son mode d’acheminement s’était pourtant modernisé : il était systématiquement lu à son destinataire, au téléphone par un employé du service, puis envoyé un peu plus tard. Mais bien sûr on se souvient de l’apparence historique du télégramme : une petite feuille en forme de rectangle surmontée d’un petit trapèze, comme un chapeau. Tout ça d’un joli bleu clair, ce qui fait qu’on appelait souvent les télégrammes les petits bleus. Et pendant longtemps, surtout quand le téléphone était moins développé qu’aujourd’hui, c’était le moyen de communication le plus rapide : une transmission électrique qui permet, par impulsions, de faire passer des mots, lettre par lettre. Et tout ça d’un bureau de poste à l’autre. En quelques dizaines de secondes, le message est passé. On le transcrit sur ce fameux « petit bleu » et un jeune télégraphiste (on s’est toujours représenté les télégraphistes comme de tout jeunes gens…) va le porter au domicile de son destinataire. Mais bien sûr, on ne peut pas écrire grand-chose : quelques mots tout au plus. On évitera donc tous ceux qu’on peut supprimer sans rendre la phrase incompréhensible : mère malade, voyage annulé, lettre suit. Ou ce petit bijou, ce modèle moqueur du télégramme hypocrite qu’on trouve chez Marcel Proust, inventé par le Duc de Guermantes : « Impossible venir. Mensonge suit. » Avec ce fameux « stop » qui est là pour faire office de ponctuation : « J’arrive par l’express 15 h. Stop. Je t’aime. » Mais on comprend bien pourquoi on parle de style télégraphique : une manière abrupte, abrégée, elliptique de s’exprimer.

Bien sûr, on se souvient des télégrammes diplomatiques, utilisés pour donner rapidement des instructions, notamment d’un gouvernement à son ambassadeur. Mais dans son usage privé, le télégramme a souvent servi à envoyer des messages précipités, et souvent annonciateurs de mauvaises nouvelles.

Tout cela bien sûr grâce au télégraphe. Qui commence à faire parler de lui sérieusement à la fin du 18e siècle avec le système de Chappe : un alphabet visuel, avec des bras articulés dont la position représente des lettres, et qu’on peut voir d’un sommet à un autre, d’une colline à une autre. On inventait donc des chemins qui allaient de crête à crête pour faire passer l’information.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 08/01/2019 09:45:03

Journal en français facile 07/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : la tentative de coup d’État manqué au Gabon en l’absence de son Président, hospitalisé au Maroc. Des militaires ont tenté, sans succès, de prendre le pouvoir.

ZK : Le retrait des troupes américaines en Syrie. Il pourrait prendre plus de temps que prévu. C’est ce que laisse entendre Donald Trump, ce lundi sur Twitter.

LB : Et puis en France, une nouvelle loi contre les casseurs, c’est ce qu’annonce Edouard Philippe, après les dernières manifestations de gilets jaunes ce week-end.

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ZK : Tout d’abord ce coup d’État manqué au Gabon condamné ce soir par le secrétaire général des Nations Unies.

LB : Antonio Guterres qui rappelle son opposition aux « changements de pouvoir non constitutionnels, surtout par la force ». Ce matin, un groupe de militaires est apparu à la radiotélévision nationale à Libreville appelant à un soulèvement. La tentative de coup d’État a échoué et le chef du commando été arrêté. Deux autres membres du commando ont été tués. Les putschistes ont justifié leur acte par l’état de santé d’Ali Bongo, victime d’un AVC en octobre dernier et toujours en convalescence au Maroc...

ZK : À la une également, le flou qui plane toujours sur le retrait des troupes américaines de Syrie.

LB : Dans un de ses habituels tweets du matin, le président évoque un rythme « adapté » et une approche prudente de la question. 3 semaines plus tôt, il avait pourtant annoncé le retour des soldats américains et l’avait présenté comme imminent, ce qui avait entraîné la démission du secrétaire à la défense. Aujourd’hui, même s’il s’en défend, Donald Trump semble avoir reculé sur le calendrier du retrait. RFI Washington, Anne Corpet.

Donald Trump n’a jamais donné de date précise pour ce retrait, mais il l’évoque ce matin de manière beaucoup plus circonspecte que le mois dernier. « Nous quitterons la Syrie à un rythme adapté tout en continuant à combattre l’État islamique et à faire preuve de prudence » écrit-il sur Twitter.. Donald Trump s’en prend au New York Times qu’il accuse de propager de fausses nouvelles. Ce matin le quotidien explique que John Bolton a reculé sur la question du retrait rapide de Syrie. Le conseiller à la sécurité nationale de la maison blanche a en effet déclaré hier en Israël que le retrait se ferait de manière à protéger les alliés et uniquement lorsque l’État islamique sera défait. Donald Trump se défend d’avoir modifié son discours, mais le 19 décembre il avait déclaré dans une vidéo sur Twitter « Nous avons gagné contre l’État islamique il est temps de rentrer, nos soldats rentrent maintenant », ce qui avait logiquement laissé penser à un retour imminent des troupes. Cette annonce avait d’ailleurs suscité de vives réactions et vous l’avez dit, la démission de James Mattis, ulcéré de voir Washington abandonner ses alliés kurdes. Début janvier, le président avait semblé déjà reculer sur le calendrier. Après une rencontre avec un sénateur républicain hostile au retrait des troupes, il avait déclaré que le retour des 2000 soldats américains déployés en Syrie prendrait, je cite, un certain temps.

ZK : On reste sur le continent américain, direction le Venezuela, à 3 jours du début d’un second mandat de 6 ans de Nicolas Maduro.

LB : C’est le moment qu’a choisi un magistrat du tribunal suprême de Justice pour s’exiler aux États-Unis avec sa femme et sa fille pour, « il ne veut pas, dit-il, avoir à valider la prestation de serment du président. » Il dit maintenant vouloir coopérer avec les autorités américaines. Ce n’est pas la première défection au sein du pouvoir judiciaire, Marie Normand.

Non effectivement. Plusieurs magistrats ont fait défection depuis 3 ans. La plus célèbre : Luisa Ortega, l’ancienne procureure générale du Venezuela, qui vit aujourd’hui en exil en Colombie. Comme elle, Christian Zerpa dit craindre pour sa vie. Sur une chaîne de télévision américaine, le juge a déclaré que Nicolas Maduro ne méritait pas un deuxième mandat, car le scrutin présidentiel l’année dernière n’était pas une élection libre. Il soutient donc avoir fui pour ne pas avoir à valider la prestation de serment du président. Normalement c’est un rôle dévolu à l’Assemblée nationale, mais l’un des principaux responsables du régime bolivarien a modifié le scénario ce week-end. L’Assemblée nationale, contrôlée par l’opposition, avait annoncé qu’elle ne reconnaîtrait pas la légitimité de Nicolas Maduro. Le tribunal suprême de justice a été considéré comme plus loyal. Le juge en fuite le présente même comme une extension de l’exécutif. Un TSJ, qui immédiatement après l’annonce de la défection, a contre-attaqué. Christian Zerpa est accusé de fuir des accusations de harcèlement sexuel contre des fonctionnaires de son bureau. Une enquête, ouverte depuis fin novembre selon le TSJ, mais qui n’avait pas été rendue publique auparavant.

ZK : 3h à Bangkok, en Thaïlande, une jeune saoudienne est désormais sous la protection des Nations Unies pour éviter d’être rapatriée de force en Arabie Saoudite.

LB : La jeune femme a pris d’assaut le réseau social Twitter pour, dit-elle, échapper à la mort. Elle affirme avoir subi des violences physiques et psychologiques de la part de sa famille. Correspondance à Bangkok Carol Isoux.

Ils vont me tuer si je rentre c’est avec ces mots que rahaf al qunun a enflammé les réseaux sociaux. Barricadée dans une chambre d’hôtel à l’intérieur de l’aéroport de Bangkok depuis très tôt ce matin, la jeune femme de 18 ans diffuse des images en direct à des dizaines de milliers d’abonnés twitter et explique qu’elle est traitée par sa famille comme une prisonnière, « ils m’ont enfermée dans une chambre pendant 6 mois à cause d’une coupe de cheveux » dit-elle avant d’ajouter que plusieurs membres de sa famille menacent de la massacrer. Rahaf avait soigneusement planifié sa fuite, elle a profité d’un voyage en famille au Koweït, où les femmes sont autorisées à voyager seules, contrairement à l’Arabie Saoudite. Elle est en possession d’un visa de trois mois pour l’Australie, où elle comptait demander le statut de réfugiée politique. D’abord déterminées ce matin à la renvoyer pour satisfaire à la demande de sa famille, les autorités thaïlandaises ont fait volte-face et autorisé une rencontre avec des représentants des hauts-commissariats aux réfugiés des Nations unies. Ils ont quitté ensemble l’aéroport pour une destination tenue secrète, l’institution devrait statuer sur son cas dans les prochains jours. Carol Isoux, Bangkok, RFI.

ZK : Retour en France, c’est une conséquence directe des violences qui ont accompagné les manifestations des gilets jaunes ce week-end : le gouvernement pourrait prendre de nouvelles dispositions pour éviter les débordements.

LB : C’est ce qu’a dit le Premier ministre ce soir après vous le disiez, ces images de violences, largement relayées dans les médias et les réseaux sociaux. Celles notamment d’un champion de boxe frappant un gendarme, l’homme est ce soir en garde à vue. Pour répondre à de tels actes, Edouard Philippe veut faire évoluer la loi. Écoutez le Premier ministre.

[Transcription manquante]

ZK : On referme cette édition avec ce record en provenance du Japon, celui du tweet le plus partagé au monde.

LB : Un record qui doit faire rêver Donald Trump ! Il est signé Yusaku Maezawa, un milliardaire japonais Yusaku Maezawa qui a fait fortune dans la vente en ligne de vêtements. Sa recette ? Il a promis d’offrir au total 800 000 euros a 100 personnes choisies parmi ses followers. Tokyo, Frédéric Charles.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 07/01/2019 20:45:03

Journal en français facile 07/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : la tentative de coup d’État manqué au Gabon en l’absence de son Président, hospitalisé au Maroc. Des militaires ont tenté, sans succès, de prendre le pouvoir.

ZK : Le retrait des troupes américaines en Syrie. Il pourrait prendre plus de temps que prévu. C’est ce que laisse entendre Donald Trump, ce lundi sur Twitter.

LB : Et puis en France, une nouvelle loi contre les casseurs, c’est ce qu’annonce Edouard Philippe, après les dernières manifestations de gilets jaunes ce week-end.

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ZK : Tout d’abord ce coup d’État manqué au Gabon condamné ce soir par le secrétaire général des Nations Unies.

LB : Antonio Guterres qui rappelle son opposition aux « changements de pouvoir non constitutionnels, surtout par la force ». Ce matin, un groupe de militaires est apparu à la radiotélévision nationale à Libreville appelant à un soulèvement. La tentative de coup d’État a échoué et le chef du commando été arrêté. Deux autres membres du commando ont été tués. Les putschistes ont justifié leur acte par l’état de santé d’Ali Bongo, victime d’un AVC en octobre dernier et toujours en convalescence au Maroc...

ZK : À la une également, le flou qui plane toujours sur le retrait des troupes américaines de Syrie.

LB : Dans un de ses habituels tweets du matin, le président évoque un rythme « adapté » et une approche prudente de la question. 3 semaines plus tôt, il avait pourtant annoncé le retour des soldats américains et l’avait présenté comme imminent, ce qui avait entraîné la démission du secrétaire à la défense. Aujourd’hui, même s’il s’en défend, Donald Trump semble avoir reculé sur le calendrier du retrait. RFI Washington, Anne Corpet.

Donald Trump n’a jamais donné de date précise pour ce retrait, mais il l’évoque ce matin de manière beaucoup plus circonspecte que le mois dernier. « Nous quitterons la Syrie à un rythme adapté tout en continuant à combattre l’État islamique et à faire preuve de prudence » écrit-il sur Twitter.. Donald Trump s’en prend au New York Times qu’il accuse de propager de fausses nouvelles. Ce matin le quotidien explique que John Bolton a reculé sur la question du retrait rapide de Syrie. Le conseiller à la sécurité nationale de la maison blanche a en effet déclaré hier en Israël que le retrait se ferait de manière à protéger les alliés et uniquement lorsque l’État islamique sera défait. Donald Trump se défend d’avoir modifié son discours, mais le 19 décembre il avait déclaré dans une vidéo sur Twitter « Nous avons gagné contre l’État islamique il est temps de rentrer, nos soldats rentrent maintenant », ce qui avait logiquement laissé penser à un retour imminent des troupes. Cette annonce avait d’ailleurs suscité de vives réactions et vous l’avez dit, la démission de James Mattis, ulcéré de voir Washington abandonner ses alliés kurdes. Début janvier, le président avait semblé déjà reculer sur le calendrier. Après une rencontre avec un sénateur républicain hostile au retrait des troupes, il avait déclaré que le retour des 2000 soldats américains déployés en Syrie prendrait, je cite, un certain temps.

ZK : On reste sur le continent américain, direction le Venezuela, à 3 jours du début d’un second mandat de 6 ans de Nicolas Maduro.

LB : C’est le moment qu’a choisi un magistrat du tribunal suprême de Justice pour s’exiler aux États-Unis avec sa femme et sa fille pour, « il ne veut pas, dit-il, avoir à valider la prestation de serment du président. » Il dit maintenant vouloir coopérer avec les autorités américaines. Ce n’est pas la première défection au sein du pouvoir judiciaire, Marie Normand.

Non effectivement. Plusieurs magistrats ont fait défection depuis 3 ans. La plus célèbre : Luisa Ortega, l’ancienne procureure générale du Venezuela, qui vit aujourd’hui en exil en Colombie. Comme elle, Christian Zerpa dit craindre pour sa vie. Sur une chaîne de télévision américaine, le juge a déclaré que Nicolas Maduro ne méritait pas un deuxième mandat, car le scrutin présidentiel l’année dernière n’était pas une élection libre. Il soutient donc avoir fui pour ne pas avoir à valider la prestation de serment du président. Normalement c’est un rôle dévolu à l’Assemblée nationale, mais l’un des principaux responsables du régime bolivarien a modifié le scénario ce week-end. L’Assemblée nationale, contrôlée par l’opposition, avait annoncé qu’elle ne reconnaîtrait pas la légitimité de Nicolas Maduro. Le tribunal suprême de justice a été considéré comme plus loyal. Le juge en fuite le présente même comme une extension de l’exécutif. Un TSJ, qui immédiatement après l’annonce de la défection, a contre-attaqué. Christian Zerpa est accusé de fuir des accusations de harcèlement sexuel contre des fonctionnaires de son bureau. Une enquête, ouverte depuis fin novembre selon le TSJ, mais qui n’avait pas été rendue publique auparavant.

ZK : 3h à Bangkok, en Thaïlande, une jeune saoudienne est désormais sous la protection des Nations Unies pour éviter d’être rapatriée de force en Arabie Saoudite.

LB : La jeune femme a pris d’assaut le réseau social Twitter pour, dit-elle, échapper à la mort. Elle affirme avoir subi des violences physiques et psychologiques de la part de sa famille. Correspondance à Bangkok Carol Isoux.

Ils vont me tuer si je rentre c’est avec ces mots que rahaf al qunun a enflammé les réseaux sociaux. Barricadée dans une chambre d’hôtel à l’intérieur de l’aéroport de Bangkok depuis très tôt ce matin, la jeune femme de 18 ans diffuse des images en direct à des dizaines de milliers d’abonnés twitter et explique qu’elle est traitée par sa famille comme une prisonnière, « ils m’ont enfermée dans une chambre pendant 6 mois à cause d’une coupe de cheveux » dit-elle avant d’ajouter que plusieurs membres de sa famille menacent de la massacrer. Rahaf avait soigneusement planifié sa fuite, elle a profité d’un voyage en famille au Koweït, où les femmes sont autorisées à voyager seules, contrairement à l’Arabie Saoudite. Elle est en possession d’un visa de trois mois pour l’Australie, où elle comptait demander le statut de réfugiée politique. D’abord déterminées ce matin à la renvoyer pour satisfaire à la demande de sa famille, les autorités thaïlandaises ont fait volte-face et autorisé une rencontre avec des représentants des hauts-commissariats aux réfugiés des Nations unies. Ils ont quitté ensemble l’aéroport pour une destination tenue secrète, l’institution devrait statuer sur son cas dans les prochains jours. Carol Isoux, Bangkok, RFI.

ZK : Retour en France, c’est une conséquence directe des violences qui ont accompagné les manifestations des gilets jaunes ce week-end : le gouvernement pourrait prendre de nouvelles dispositions pour éviter les débordements.

LB : C’est ce qu’a dit le Premier ministre ce soir après vous le disiez, ces images de violences, largement relayées dans les médias et les réseaux sociaux. Celles notamment d’un champion de boxe frappant un gendarme, l’homme est ce soir en garde à vue. Pour répondre à de tels actes, Edouard Philippe veut faire évoluer la loi. Écoutez le Premier ministre.

[Transcription manquante]

ZK : On referme cette édition avec ce record en provenance du Japon, celui du tweet le plus partagé au monde.

LB : Un record qui doit faire rêver Donald Trump ! Il est signé Yusaku Maezawa, un milliardaire japonais Yusaku Maezawa qui a fait fortune dans la vente en ligne de vêtements. Sa recette ? Il a promis d’offrir au total 800 000 euros a 100 personnes choisies parmi ses followers. Tokyo, Frédéric Charles.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 07/01/2019 20:45:03

Ouvrir et fermer

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La prison de la Santé, à Paris, rouvre ses portes, après rénovation. Voilà une information bien étonnante, en tout cas d’un point de vue linguistique. On peut se réjouir de ce qu’on apprend : la prison est rénovée, les cellules seront plus grandes, les conditions de détention meilleures. Les détenus seront privés de liberté : c’est le sort de ceux qui sont emprisonnés ! Mais on peut espérer qu’ils ne seront condamnés qu’à cette privation, et qu’ils pourront mieux organiser leur réinsertion dans la société, après leur libération. Pourquoi donc cette perplexité devant ce titre ? Parce qu’on apprend qu’une prison rouvre ses portes, après les travaux. Elle rouvre ses portes, c’est-à-dire qu’elle reprend du service, qu’elle va de nouveau fonctionner comme un lieu d’enfermement. Elle rouvre ses portes, c’est donc qu’elle va à nouveau les refermer sur ceux qui sont condamnés à y vivre. Alors il est facile de jouer sur les mots. On l’a déjà vu lorsqu’on se demandait s’il fallait rouvrir des lieux d’éducation fermés. La proposition de rouvrir un lieu fermé fait sourire, de même qu’on souriait à l’évocation de la possible réouverture des maisons closes.

Et le même paradoxe, mais dans l’autre sens cette fois s’est retrouvé quand l’administration Obama, aux États-Unis, il y a quelque temps, se demandait s’il fallait fermer Guantanamo, et comment ? « Fermer Guantanamo » signifiait en faire sortir ceux qui y étaient incarcérés, donc d’une certaine façon, ouvrir les portes.

Et bien sûr, dans tous ces cas, on peut jour sur les mots : on dit qu’on ouvre un lieu lorsqu’on le met en marche : on ouvre un hôtel, un restaurant, un cinéma. Ou un magasin, parfois une société. L’image est très courante, et on la poursuit souvent en disant que telle activité ouvre ses portes : l’expression est très visuelle. Et on a bien sûr la formule inverse : une compagnie ou un lieu public ferme ses portes lorsque son exercice cesse. Mais parfois ces fermetures sont provisoires, notamment quand on fait des travaux. La rénovation terminée, on rouvre. Et on peut remarquer qu’on parle de réouverture, mais de manière un peu illogique – et la langue n’est pas logique ! – on ne dit pas réouvrir un lieu : on doit dire le rouvrir. Mais la faute est si fréquente qu’elle est presque passée dans l’usage et que peu de gens s’en formalisent aujourd’hui : les dictionnaires n’accueillent pas ce verbe « réouvrir », l’Académie en condamne l’usage, et on peut s’efforcer de l’éviter. Mais on l’entend très régulièrement !  

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 07/01/2019 09:15:03

Journal en français facile 06/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : la visite de John Bolton en Israël. Le conseiller à la sécurité nationale du président américain cherchait à rassurer ses interlocuteurs israéliens. Après l’annonce du retrait des troupes américaines de Syrie.

ZK : La RDC et la suite du feuilleton de la présidentielle. La commission électorale n’annonce ce soir aucune nouvelle date pour la publication des résultats provisoires de l’élection.

LB : Dans l’actualité également, la coupe de France de football. Compétition qui réserve parfois des surprises comme l’élimination de Marseille aujourd’hui par Andrezieu, une équipe de 4e division.

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ZK : C’est la première visite en Israël d’un responsable américain depuis que la Maison-Blanche a annoncé son plan de retrait de Syrie.

LB : Il s’agit de la visite de John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump qui a cherché à rassurer ses interlocuteurs israéliens. De son côté le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu a affirmé que son pays continuerait à lutter contre la présence de l’Iran en Syrie. Les détails, avec Michel Paul.

D’entrée de jeu le conseiller à la sécurité nationale américain a provoqué la colère des Palestiniens en se rendant au mur des Lamentations. Le lieu saint pour les juifs est situé à Jérusalem-Est et est généralement évité par les responsables officiels en visite à Jérusalem. John Bolton a également tenu à rassurer ses hôtes israéliens en affirmant que le retrait des forces américaines de Syrie n’interviendrait qu’après avoir obtenu de la Turquie que la sécurité des Kurdes soit garantie. Et puis l’ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman qui accompagnait M. Bolton a déclaré que le très attendu plan de paix américain de Donald Trump sur le conflit israélo-palestinien serait reporté de « plusieurs mois ». Les deux hommes n’ont donné aucune autre précision. À l’ordre du jour de la double rencontre dans la soirée entre le Premier ministre israélien et le conseiller américain la présence iranienne en Syrie et également le rôle joué par la Russie dans la région. Les Américains s’inquiètent également de la recrudescence d’investissements chinois dans des entreprises technologiques et stratégiques israéliennes. Immédiatement après ses rencontres en Israël le responsable américain se rendra en Turquie pour parler de la situation en Syrie.

LB : Toujours concernant les États-Unis, la question du shutdown toujours pas réglée. Pas plus que celle du mur, que Donald Trump veut installer à la frontière mexicaine. Le président américain a répété ce soir sa volonté de construire ce mur. L’opposition démocrate y est fermement opposée, ce qui a pour effet de bloquer les négociations sur le budget, et de mettre à l’arrêt un quart de l’administration. Donald Trump insiste sur le fait qu’il dispose d’un « énorme soutien » au sein du parti républicain, « Nous devons construire le mur », a-t-il déclaré depuis les jardins de la Maison-Blanche. « Il s’agit de la sécurité de notre pays (...) Nous n’avons pas le choix », a-t-il ajouté.

ZK : On reste aux États-Unis où une jeune élue (la plus jeune d’ailleurs) du nouveau Congrès américain a réussi à se faire rapidement une place dans l’arène politique dominée par les hommes.

LB : Son nom : Alexandria Ocasio-Cortez, née d’une mère portoricaine et d’un père américain, elle fait une entrée remarquée dans le milieu répondant avec humour aux attaques sexistes dont elle est la cible, mais aussi avec ses propositions politiques, comme celle de taxes très élevées pour les plus riches. Heike Schmidt.

Si ses adversaires comptaient lui couper les ailes, avec la diffusion de cette vieille vidéo, c’est raté, car la danse endiablée d’Alexandria Ocasio-Cortez a eu l’effet inverse : la plus jeune élue du Congrès est aujourd’hui aussi la plus connue. D’autant que la New-Yorkaise de 29 ans répond avec humour aux nombreuses attaques. Celle qui porte le surnom « AOC » a publié une nouvelle vidéo d’elle-même, où on l’a voit danser devant son bureau, accompagnée de ce commentaire : « J’entends dire que le parti républicain pense que les femmes qui dansent sont scandaleuses. Attendez qu’ils découvrent que les femmes parlementaires dansent aussi. » Alexandria Ocasio-Cortez ne compte pas s’arrêter là : son idée d’une taxe touchant les plus riches à hauteur de 60 voire 70 % a immédiatement trouvé un large écho. « Plus vous grimpez vers le haut de l’échelle, plus vous devez contribuer », a-t-elle lancé et même le prix Nobel de l’économie Paul Krugman s’en félicite, regrettant les tentatives de dépeindre la jeune élue « comme écervelée et ignorante ».

ZK : Dans le reste de l’actualité, la République Démocratique du Congo, où la Commission électorale nationale indépendante n’a annoncé aucune nouvelle date pour la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle.

LB : Ils devaient être rendus publics ce dimanche. Mais, Corneille Nangaa, le président de la CENI, a réuni la presse cet après-midi à Kinshasa pour l’annoncer, expliquant que seulement 53 % des bulletins avaient été traités.

ZK : En France, les gilets jaunes de nouveau dans la rue au lendemain d’une mobilisation qui aura rassemblé au moins 50 000 personnes dans toute la France.

LB : Mobilisation entachée de violences à Paris comme en province. Ce dimanche, elle prenait une forme nouvelle : celle d’une manifestation féminine. Plusieurs centaines de femmes s’étaient rassemblées dans plusieurs villes de France. Leur but : donner une image pacifique du mouvement après les débordements de la veille.

ZK : 21h à Rome. On s’intéresse à présent aux exportations des produits agro-alimentaires italiens. Elles ont atteint un nouveau record en 2018.

LB : Elles dépassent les 40 milliards d’euros. Un montant qui devrait être plus élevé, car l’agro piraterie qui utilise le made in Italie se chiffre à des dizaines milliards d’euros. Altin Lazaj.

L’Italie a exporté pour 42 milliards d’euros de produits agro-alimentaires l’an dernier soit une hausse de 3 % par rapport au 2017. C’est ce qu’a indiqué Coldiretti, le principal syndicat agricole du pays. L’Union européenne reste le principal client, elle absorbe les deux tiers de ces exportations, suivi des États-Unis. Comme en 2017, le vin est le produit le plus exporté avec en vedette le prosecco, un vin pétillant très apprécié à l’étranger. Le syndicat italien tire en revanche la sonnette d’alarme sur les effets de l’agro piraterie international qui utilise « ’le made in Italie »’, un commerce qu’il estime à 100 milliards d’euros. Exemple ; le fameux parmesan, fabriqué dans une zone délimitée de l’Émilie-Romagne en Italie est l’un des produits le plus copiés au monde. Coldiretti s’inquiète également pour 2019 des conséquences du Brexit ou des mesures protectionnistes éventuelles prises aux États-Unis.

LB : On referme ce journal avec le football et les 32es de finale de la Coupe de France. Une compétition que quitte l’Olympique de Marseille. L’OM s’est fait surprendre 2 à 0 par Andrézieux, club de 4e division. Fin de ce journal, on retrouve tout de suite Yvan Amar.

Le 6 janvier, traditionnellement, pour cette fête qu’on appelle l’Épiphanie, on tire les Rois ! Alors bien sûr la fête est chrétienne, et elle commémore l’arrivée des Rois mages à Bethléem, qui guidés par une mystérieuse étoile, vont rendre hommage au divin enfant, Jésus, qui vient de naître. Voilà pour l’imagerie chrétienne, très souvent représentée, par exemple en peinture, avec des toiles dont le titre est « l’Adoration des Mages ». Mais cette fête, un peu comme Noël d’ailleurs, a largement débordé la pratique religieuse. En France par exemple, qu’on soit chrétien ou pas, bien souvent on achète une galette et on tire les rois : c’est bien le rituel, l’habitude de cette fête. Et la galette en question renferme, contient une fève. Au départ il s’agissait d’une vraie fève, c’est-à-dire un gros haricot. Aujourd’hui c’est un petit personnage, ou une représentation d’un objet quelconque. On partage la galette en plusieurs parts, autant qu’il y a de convives, de gens qui la partagent. Et l’un d’entre eux seulement aura la fève. Et il sera désigné comme le roi, ou la reine. Royauté pour rire évidemment, avec une couronne de carton. Mais l’étonnant c’est l’expression tirer les rois. Souvenir avec ce pluriel des trois rois de la légende chrétienne, Gaspard, Melchior et Balthazar. Mais on ne désigne qu’un seul roi ou qu’une seule reine. On devrait donc dire tirer le roi… Et pourquoi tirer ? Souvenir de l’expression tirer au sort lorsqu’on choisit, à l’aveuglette, quelque chose sans savoir sur quoi on va tomber. Pour une tombola, ou une loterie par exemple, on tire au sort le gagnant, on choisit par exemple un nom dans un chapeau. Et on parle aussi de tirer le bon numéro. On se souvient en effet que pendant longtemps, c’était comme ça qu’on recrutait les soldats. Tout le monde ne devait pas faire de service militaire – ce qui signifiait souvent qu’on partait à la guerre : on tirait au sort ceux qui devraient y aller. Et si l’on était de bonne famille, qu’on avait du bien, on pouvait toujours s’acheter un homme comme on disait, c’est-à-dire payer quelqu’un pour qu’il aille se battre à votre place. Mais si l’on était pauvre, il fallait risquer sa vie pour le roi.



Voir le flux - 06/01/2019 20:30:08