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Journal en français facile 26/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue si vous nous rejoignez, le Journal en français facile, tout de suite sur la radio du monde et je vous le présente avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À la une de ce mercredi, le premier débat entre candidats démocrates aux États-Unis. Un débat divisé en deux vu le nombre record de prétendants. Tous n’attendent qu’une chose, faire la différence. En Syrie, les bombardements continuent à Idlib dans le nord-ouest du pays. En deux mois une vingtaine de centres médicaux ont été attaqués dans cette zone. La fin de l’enquête préliminaire sur l’incendie de Notre-Dame. La piste criminelle a été écartée par le parquet.

-----

SB : Un premier débat pour la primaire démocrate a lieu aujourd’hui aux États-Unis, plus précisément en Floride, à Miami. 20 des 24 candidats à être dans la course vont débattre entre ce soir et demain.

AM : La primaire démocrate va déterminer qui sera celui, ou celle, qui va affronter, l’actuel président Donald Trump lors des présidentielles de l’année prochaine. Ils sont 10 à s’affronter ce soir. Ils seront 10 demain. Parmi eux, certains ont déjà de l’avance dans les sondages. Mais tous ont un objectif aujourd’hui : se démarquer. Explications de notre envoyée spéciale Anne Corpet.

Oui jusqu’à présent les candidats ont évité de s’affronter mutuellement. Seul Joe Biden qui fait la course en tête a été critiqué par ses rivaux après une remarque sur les relations courtoises qu’il a entretenues avec des élus ségrégationnistes. Mais jusqu’ici le ton est resté très policé, et la majorité des prétendants se sont contentés de présenter leur programme, de collecter des fonds et surtout de conspuer Donald Trump. Ce soir, et pour la première fois, ils devront tenter de tirer leur épingle du jeu face à leurs concurrents. Il y a en tout 23 candidats à l’investiture démocrate, seule 20 d’entre eux ont été sélectionnés pour ces débats, en fonction de leur place dans les sondages et des sommes qu’ils ont réussi à lever pour leur campagne vous l’avez dit, ils ont été séparés en deux groupes. Ce soir c’est Élisabeth Warren qui occupera le devant de la scène. La sénatrice du Massachusetts, troisième dans les sondages, sera notamment entourée Cory Booker élu afro-Américain du New Jersey et de Beto O Rourke qui a échoué à reprendre un siège de sénateur aux Républicains dans le Texas, mais a fait sensation pendant la campagne des mid terms. Ces candidats sont relativement connus du grand public, ils chercheront à se démarquer, à créer l’événement. Pour les autres participants au débat, il s’agit surtout de capter la lumière, de susciter un intérêt suffisant pour pouvoir rester dans la course. Cela ne sera pas facile, chaque candidat n’aura en tout qu’environ huit minutes pour s’exprimer. Mais ce débat marque dans le camp démocrate la véritable entrée dans la campagne : les 20 prétendants ont encore un an pour se démarquer.

AM : Donald Trump, le président américain, s’est exprimé lui sur un autre sujet ce mercredi. S’il devait y avoir une guerre contre l’Iran, « elle ne durerait pas très longtemps » a-t-il déclaré « et je ne parle pas des troupes au sol » a ajouté le dirigeant tout en précisant ne pas espérer un tel conflit. D’après lui les dirigeants iraniens seraient, je le cite, « stupides » et « égoïstes » de ne pas chercher un accord. De son côté le président iranien Hassan Rohani a déclaré « que son pays ne cherchait la guerre avec personne, pas même les États-Unis ». Les tensions, toujours très présentes entre les deux pays, notamment concernant l’accord sur le nucléaire, que les États-Unis ont quitté en mai 2018.

SB : En Syrie les bombardements continuent sur la région d’Idlib, où sont retranchés les derniers groupes jihadistes de Tahrir al Sham, liés à Al Quaida.

AM : Selon une ONG la dernière attaque en date a entraîné la mort de deux secouristes et de sept civils. La population civile est aussi touchée. L’ONU dénonce notamment le bombardement des hôpitaux par la Russie, alliée au régime syrien. Hier soir au Conseil de sécurité des Nations Unies, le sujet a provoqué de vifs échanges entre les représentants de différents pays réunis. Murielle Paradon.

En deux mois une vingtaine de centres médicaux a été attaquée dans la région d’Idlib. Pourtant, ces structures donnent leur localisation précise aux acteurs du conflit pour être épargnées. Alors à quoi servent ces informations ? L’ONU pose la question. Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires. « La grande question est de savoir ce que les gens qui reçoivent les données de localisation des infrastructures médicales en font. J’ai écrit aux Russes pour leur demander comment ils utilisent ces informations ». En vidéo-conférence de Damas, Alexey Bakin, chef du Centre russe pour la réconciliation des belligérants, réagit vivement. « Nous démentons catégoriquement toutes ces supputations qui affirment que les forces gouvernementales mèneraient des frappes aveugles sur Idlib. Nous regrettons que les ONG anti-syriennes répandant de fausses informations, trompant ainsi la communauté internationale et protégeant de fait les terroristes de Hayat Tahrir al Sham ». La Syrie et son allié russe ne seraient donc pas responsables des frappes sur les CIVILS à Idlib ? L’ambassadeur de France à l’ONU François Delattre met en garde contre ces propos d’Alexey Bakin, chef du centre russe pour la réconciliation. « Le centre russe pour la réconciliation n’est ni un acteur humanitaire ni une agence onusienne. C’est une émanation du ministère russe de la Défense qui est une partie active au conflit et les informations qu’il donne doivent être prises comme telles ». La France critique envers la Russie, tout comme le Royaume-Uni. Les États-Unis eux appellent Moscou à faire davantage pour protéger les civils à Idlib.

SB : On parlait de Donald Trump qui s’est exprimé à propos de l’Iran aujourd’hui. Le président américain a aussi réagi à la photo d’un père et de sa fille, tous deux migrants, morts en tentant de rejoindre la rive américaine.

AM : « Cela me fait horreur », a réagi le président américain. Le migrant salvadorien et sa fille, décédés dans le Rio Grande au Mexique. Le cliché circule depuis quelques jours dans les médias et sur les réseaux sociaux. Donald Trump en a profité pour tacler ses adversaires démocrates qui veulent selon lui des frontières ouvertes, et cela veut dire des gens qui se noient, fin de citation.

AM : Au Venezuela, le gouvernement accuse la Colombie, le Chili et les États-Unis d’être responsables de ce qu’il appelle une tentative de coup d’État militaire ce mercredi. Un coup d’État qui prévoyait l’assassinat du président Nicolas Maduro, selon le ministre vénézuélien de la Communication, qui a ajouté que celle-ci avait été déjouée.

SB : Sur la méditerranée, 42 migrants qui eux sont bloqués à bord du navire humanitaire affrété par l’ONG allemande Sea Watch.

AM : Le bateau, qui se dirige vers le port italien de Lampedusa. Pourtant, mardi la Cour européenne des droits de l’homme avait refusé d’intervenir en urgence en Italie. L’Italie qui refuse de voir le navire accoster dans l’un de ses ports. « Je sais ce que je risque » a écrit la capitaine allemande du navire sur twitter, ajoutant « je les emmène en lieu sûr »Ruben Neugebauer est le porte parle de l’organisation Sea Watch. Il nous raconte l’entrée du Sea Watch sur les eaux italiennes. 

[Transcription manquante]

AM : Des propos recueillis par Camille Montagu.

SB : Deux mois après l’incendie de la cathédrale Notre- Dame de Paris, le parquet de Paris a clôt l’enquête préliminaire qu’il avait confiée à la brigade criminelle.

AM : Les images des flammes qui rongeaient le toit de Notre-Dame avaient fait le tour du monde et avaient suscité l’émotion, partout. Selon le rapport dévoilé aujourd’hui : ce serait bien, un accident qui a entraîné cet incendie. Plusieurs pistes sont évoquées comme celle d’un mauvais fonctionnement du système électrique ou d’une cigarette mal éteinte. La suite de l’enquête est maintenant entre les mains de trois magistrats instructeurs. Franck Alexandre.

Depuis le sinistre d’immenses tentes occupent le parvis de Natre Dame. Poutres noircies, fils électriques et même bouts de mégots extraits de la cathédrale ravagée par les flammes y sont minutieusement répertoriés. Parallèlement les enquêteurs de la Brigade Criminelle ont mené une centaine audition de témoins, notamment des ouvriers, des vigiles et des responsables des entreprises intervenant sur le chantier de rénovation qui était en cours sur l’édifice. Plus de 1000 feuillets de procédures, 96 scellés sont déjà venus étoffer le dossier et jusqu’ici dit le parquet, aucun élément ne permet d’accréditer l’hypothèse d’une origine criminelle de l’incendie. Néanmoins le procureur de Paris Rémi Heitz indique que des défaillances ont été mises en évidence. Ainsi, certains ouvriers œuvrant sur l’échafaudage surplombant le toit ont reconnu avoir fumé malgré l’interdiction. Par ailleurs, alors qu’ils étaient formellement proscrits, l’existence de dispositifs électriques a été mise en évidence sous les combles. L’information judiciaire prend désormais le relais de l’enquête préliminaire. Trois juges d’instruction ont désormais la lourde tâche de découvrir l’origine exacte de l’incendie, les investigations techniques, forcément complexes, pourraient durer des mois.

AM : RFI il est 22 heures 10 à Paris, deux heures de moins en temps universel.



Voir le flux - 26/06/2019 20:15:07

Le foot féminin sous les projecteurs

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 26/06/2019 11:46:21

Pléthorique

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La délégation pléthorique de RDC suscite une vive polémique. D’autant que les Léopards ont perdu. Auraient-ils gagné, l’affaire eut été différente ? Mais quand on ne peut se raccrocher à une victoire, que faire de tout ce monde ? En effet il semble que 173 personnes aient été invitées au Caire. En plus des joueurs et de l’équipe technique que les encadrent. Qui sont ces 173 ? Essentiellement des journalistes, des personnalités, des invités privés de la présidence de la République, de ceux qu’on retrouve dans les réunions mondaines et qui sont toujours invités partout ! Et ces 173, il faut les loger. Et pas n’importe où ! Et les nourrir. Et pas n’importe comment ! L’ardoise menace donc d’être lourde, et on parle donc avec animosité d’une délégation pléthorique.

L’adjectif n’est pas si fréquent. Il appartient à une langue surveillée, plutôt écrite, ou alors lue : de l’écrit qu’on lit, qu’on oralise comme on dit. Comme à la radio.

Le sens, on le connaît bien : ça veut dire en grand nombre, en très grand nombre, et même en trop grand nombre ! On a toujours cette nuance d’excès quand on emploie le mot. Non seulement ça, mais il y a le plus souvent une critique implicite : on souligne et on condamne légèrement. Pas plus que ça d’ailleurs : il ne s’agit pas d’une grande envolée pleine d’indignation. Mais on sent un peu de blâme et de réprobation, la plupart du temps.

Cet excès désigné par le mot pléthore ne s’applique qu’aux éléments qui se comptent. L’adjectif est souvent au singulier, avec un sens pluriel : un effectif pléthorique ! Ça veut bien dire qu’il y a trop de monde dans une équipe, un groupe. Mais si l’idée d’excès concerne un ensemble, on n’utilisera pas ce mot. On ne parle jamais par exemple de prix pléthorique ni de somme pléthorique, même si c’est bien trop élevé ! Car on n’a pas l’idée d’un dénombrement précis quand on parle d’une somme. Au contraire, c’est comme si on considérait la bourse qui contient les pièces d’or : on voit la globalité, et non les euros, les roubles ou les dollars.

Alors il y a bien sûr bien d’autres mots qui remplissent cet office et précise par exemple qu’une demande est inacceptable, car trop chère : un prix peut être abusif (on abuse !), exagéré. D’autres adjectifs en rajoutent sur l’idée sur superlatif : c’est exorbitant ! Est-ce que ça veut dire qu’au seul énoncé du prix, vos yeux vont sortir de leurs orbites, sous l’effet de la stupeur comme on le voit dans les dessins animés ? Non, ce n’est pas sûr. À l’origine, exorbité signifie bien qui sort de son orbite, mais c’est à comprendre comme si cette exigence sortait de l’ordinaire, du chemin tracé. Et on parle aussi, entre autres mots, d’un prix prohibitif. Et là l’image est différente : prohiber veut dire à l’origine interdire. Un prix prohibitif évoque que l’achat serait si onéreux qu’iol en est de fait interdit : il décourage l’acheteur éventuel !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 26/06/2019 08:30:11

Journal en français facile 25/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : le bras de fer qui n’en finit pas entre l’Iran et les États-Unis. Téhéran annonce vouloir se retirer partiellement des accords de Vienne sur le nucléaire quand Donald Trump menace de répondre par la force.

ZK : Les États-Unis qui n’ont pas abandonné les Palestiniens. Déclaration ce soir de Jared Kushner, conseiller et gendre du Président américain. Il s’exprimait à Bahreïn où Washington présente le volet économique de son plan de paix pour le Proche-Orient.

LB : Et puis nous irons à Kinshasa dans ce journal où un document alimente la polémique autour de la construction du palais présidentiel. Les explications dans un instant.

------

ZK : La conférence économique sur le conflit israélo-palestinien. Elle s’est ouverte ce soir au Bahreïn en l’absence des principaux intéressés.

LB : Puisque les responsables palestiniens ont rompu tout contact avec l’administration américaine depuis la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël. Ils estiment que le plan économique proposé aujourd’hui est un moyen de les acheter pour qu’ils renoncent à la création d’un état. À Manama, Jared Kushner, conseiller et gendre de Donald Trump a lui tenté de défendre le plan qu’il propose.

La croissance économique et la prospérité ne sont pas possibles sans une solution politique durable et juste du conflit, qui garantisse la sécurité d’Israël et respecte la dignité des Palestiniens. Mais aujourd’hui la question n’est pas politique, nous nous en occuperons en tant voulu. Le but de cette conférence est de commencer à penser à ces défis d’une manière nouvelle. Le président Trump a créé la meilleure économie que les États-Unis aient vue depuis très longtemps. La prospérité est quelque chose qui se mérite grâce à une planification intelligente, à de la détermination et de la force morale. Les Palestiniens ont ces qualités. Mon message direct aux Palestiniens est le suivant : contrairement à ce que vous disent ceux qui vous ont déçus dans le passé, Donald Trump et les États-Unis ne vous ont pas abandonnés. Certaines personnes se sont moquées de cet effort en l’appelant le deal du siècle. Mais le but n’est pas uniquement de passer un accord. En réalité, cet effort serait mieux nommé : « l’occasion du siècle ».

ZK : L’actualité de ce mardi c’est aussi la guerre des nerfs et des déclarations qui continue entre Washington et Téhéran.

LB : Dernière en date celle de Donald Trump qui prévient que les États-Unis riposteront avec une « force considérable et destructrice » à toute attaque iranienne. Des Iraniens qui annonçaient plus tôt leur intention de renoncer à certains de leurs engagements prévus par l’accord nucléaire de 2015. « La diplomatie française, allemande et britannique sont entièrement mobilisées pour faire comprendre à l’Iran que ce ne serait pas son intérêt » juge aujourd’hui le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Ce soir, l’Élysée fait savoir qu’Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec son homologue Hassan Rohani. 

Au Royaume-Uni, on saura le 23 juillet le nom du prochain Premier ministre c’est ce que fait savoir le Parti conservateur aujourd’hui, d’ici là aura lieu un vote par correspondance auquel sont invités à participer ses 160 000 adhérents. Deux candidats se disputent le poste : Boris Johnson et Jeremy Hunt.

ZK : En Turquie, Recep Tayyip Erdo?an est sorti de son silence. Deux jours après la défaite de son parti à l’élection municipale d’Istanbul.

LB : Le président turc a pris la parole devant les députés de son parti, l’AKP. Un discours pour reconnaître son échec à conserver la Mairie de la plus grande ville du pays dans le giron de la majorité. Mais Recep Tayyip Erdo?an a surtout tenu à rappeler que sa formation continuerait de dominer les instances municipales. À Istanbul, les précisions d’Anne Andlauer.

À l’exception d’un laconique message de félicitations au nouveau maire d’Istanbul sur son compte Twitter, c’était la première fois que Recep Tayyip Erdogan s’exprimait depuis la défaite de son parti à l’élection municipale de dimanche. Le chef de l’État turc est entré tout de suite dans le vif du sujet, félicitant une nouvelle fois Ekrem Imamo?lu et disant « s’incliner » devant la décision du « peuple d’Istanbul » : « Dans notre conception de la politique, il est hors de question d’en vouloir à la nation ou de rejeter la faute sur elle. Nous allons examiner les raisons pour lesquelles le 31 mars et le 23 juin, nous n’avons pas réussi à convaincre notre nation. Nous ne pouvons nous offrir le luxe de faire comme si de rien n’était et de ne pas voir le message qu’a envoyé notre nation. » Sur ce « message » des électeurs, le président n’en a pas dit plus. Car Recep Tayyip Erdo?an s’est surtout évertué à démontrer que son parti, l’AKP, et son allié ultranationaliste, le MHP, étaient en fait les vainqueurs des municipales du 31 mars, forts de leur large avance au niveau national. Il a aussi rappelé que sa formation détenait la majorité au conseil municipal d’Istanbul et contrôlait la présidence de toutes les commissions. Façon de dire au nouveau maire qu’il n’aura pas les coudées franches pour gérer sa ville. Pendant la campagne, Recep Tayyip Erdo?an avait été plus explicite… Il avait prévenu Ekrem Imamo?lu qu’il ne serait qu’un « canard boiteux » et « une décoration de vitrine » s’il gagnait l’élection. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

ZK : Venons-en à cette affaire qui fait grand bruit en République Démocratique du Congo.

LB : Il s’agit d’un document attribué à la présidence circule sur les réseaux sociaux. Document qui concernerait le processus de passation de marché et le montant de la construction du palais présidentiel six mois environ après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Précision à Kinshasa, Patient Ligodi.

Cette supposée correspondance aurait été signée le 13 juin par Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, directeur adjoint de cabinet de Félix Tshisekedi. D’après le document, il aurait sollicité auprès de la Direction générale du Contrôle des Marchés Publics, l’autorisation spéciale de recourir à la procédure d’entente directe en vue de la construction et la réhabilitation des bâtiments abritant la résidence et les bureaux du président de la République à la cité de l’Union africaine et au Palais de la nation. Toujours selon le document, le marché devrait être accordé à la Société Democractic Congo High Tech Construction Compagny et les travaux coûteraient 180 000 000 euros, une entreprise qui n’a qu’environ un mois d’existence, selon le site du guichet unique de création d’entreprises. C’est document est un faux, rétorque le directeur adjoint de cabinet de Félix Tshisekedi. « C’est un torchon. C’est fait par des gens qui souhaitent nous salir ». Fin de citation. Certains acteurs de la société civile soutiennent que le document est bel et bien authentique. Au niveau de la présidence de la république, on confirme cependant l’existence du projet de construction d’un palais présidentiel. Depuis 2013, cette ligne apparaît dans le budget de l’État sans jamais être décaissée. Patient Ligodi, Kinshasa, RFI.

ZK : La canicule avec de nouvelles mesures annoncées demain et limitant la circulation en Île de France.

LB : La circulation différenciée va être mise en place. Concrètement, cela signifie que seuls les véhicules les moins polluants auront le droit de rouler sur les routes de Paris et de la petite couronne. 65 départements sont placés en vigilance orange. Les températures devraient atteindre les 39 demain dans certaines régions.

ZK : Et puis le football avec la suite de la CAN et 2 rencontres à l’affiche ce soir.

LB : Ghana- Bénin, à Ismaïla, la rencontre vient de commencer. Toute à l’heure, le Cameroun a battu la Guinée Bissau 2-0. 

ZK : On part aux États-Unis pour refermer ce journal. Les États-Unis où l’on pourra bien porter des tee-shirts de la marque FUCT.

LB : C’est en tous cas ce qu’a décidé la Cour suprême, FUCT, c’était un mot trop proche de « fuck » pour les autorités qui refusaient d’inscrire au registre des marques ce qui ressemblait à un juron en anglais. Un premier jugement leur avait donné tort, l’administration Trump avait fait appel. Elle vient d’échouer à faire interdire la marque. Correspondance à Washington Anne Corpet.

« À une époque où la liberté d’expression est attaquée, il est particulièrement important pour la cour de rester ferme sur ses principes. Il y a beaucoup d’idées scandaleuses dans le monde, et le premier amendement les couvre toutes ». La réponse de la Cour suprême à demande de l’administration est sans équivoque. Quoi qu’on pense de son idée, le créateur des vêtements FUCT peut donc légalement déposer sa marque. Le mot FUCK, écrit légèrement différemment, est un juron couramment employé par les Américains, mais toujours couvert d’un BIP sonore lorsqu’il est par exemple prononcé à la télévision. En raison de la vulgarité de son homonyme, l’administration américaine avait donc dans un premier temps refusé d’enregistrer la marque sur ses registres. Le styliste avait porté plainte et gagné en première instance, mais le gouvernement avait fait appel et demandé à la plus haute instance judiciaire du pays de valider une loi qui permet de rejeter les demandes jugées scandaleuses. « La Cour suprême a dit au gouvernement fédéral de rester en dehors des questions de moralité », a commenté l’avocat du créateur. Qui pourra donc décliner à loisir le nom de sa marque FUCT et qui grâce à cette affaire a bénéficié d’un beau coup publicitaire. Anne Corpet, Washington, RFI.



Voir le flux - 25/06/2019 20:30:07

Journal en français facile 25/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : le bras de fer qui n’en finit pas entre l’Iran et les États-Unis. Téhéran annonce vouloir se retirer partiellement des accords de Vienne sur le nucléaire quand Donald Trump menace de répondre par la force.

ZK : Les États-Unis qui n’ont pas abandonné les Palestiniens. Déclaration ce soir de Jared Kushner, conseiller et gendre du Président américain. Il s’exprimait à Bahreïn où Washington présente le volet économique de son plan de paix pour le Proche-Orient.

LB : Et puis nous irons à Kinshasa dans ce journal où un document alimente la polémique autour de la construction du palais présidentiel. Les explications dans un instant.

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ZK : La conférence économique sur le conflit israélo-palestinien. Elle s’est ouverte ce soir au Bahreïn en l’absence des principaux intéressés.

LB : Puisque les responsables palestiniens ont rompu tout contact avec l’administration américaine depuis la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d’Israël. Ils estiment que le plan économique proposé aujourd’hui est un moyen de les acheter pour qu’ils renoncent à la création d’un état. À Manama, Jared Kushner, conseiller et gendre de Donald Trump a lui tenté de défendre le plan qu’il propose.

La croissance économique et la prospérité ne sont pas possibles sans une solution politique durable et juste du conflit, qui garantisse la sécurité d’Israël et respecte la dignité des Palestiniens. Mais aujourd’hui la question n’est pas politique, nous nous en occuperons en tant voulu. Le but de cette conférence est de commencer à penser à ces défis d’une manière nouvelle. Le président Trump a créé la meilleure économie que les États-Unis aient vue depuis très longtemps. La prospérité est quelque chose qui se mérite grâce à une planification intelligente, à de la détermination et de la force morale. Les Palestiniens ont ces qualités. Mon message direct aux Palestiniens est le suivant : contrairement à ce que vous disent ceux qui vous ont déçus dans le passé, Donald Trump et les États-Unis ne vous ont pas abandonnés. Certaines personnes se sont moquées de cet effort en l’appelant le deal du siècle. Mais le but n’est pas uniquement de passer un accord. En réalité, cet effort serait mieux nommé : « l’occasion du siècle ».

ZK : L’actualité de ce mardi c’est aussi la guerre des nerfs et des déclarations qui continue entre Washington et Téhéran.

LB : Dernière en date celle de Donald Trump qui prévient que les États-Unis riposteront avec une « force considérable et destructrice » à toute attaque iranienne. Des Iraniens qui annonçaient plus tôt leur intention de renoncer à certains de leurs engagements prévus par l’accord nucléaire de 2015. « La diplomatie française, allemande et britannique sont entièrement mobilisées pour faire comprendre à l’Iran que ce ne serait pas son intérêt » juge aujourd’hui le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. Ce soir, l’Élysée fait savoir qu’Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec son homologue Hassan Rohani. 

Au Royaume-Uni, on saura le 23 juillet le nom du prochain Premier ministre c’est ce que fait savoir le Parti conservateur aujourd’hui, d’ici là aura lieu un vote par correspondance auquel sont invités à participer ses 160 000 adhérents. Deux candidats se disputent le poste : Boris Johnson et Jeremy Hunt.

ZK : En Turquie, Recep Tayyip Erdo?an est sorti de son silence. Deux jours après la défaite de son parti à l’élection municipale d’Istanbul.

LB : Le président turc a pris la parole devant les députés de son parti, l’AKP. Un discours pour reconnaître son échec à conserver la Mairie de la plus grande ville du pays dans le giron de la majorité. Mais Recep Tayyip Erdo?an a surtout tenu à rappeler que sa formation continuerait de dominer les instances municipales. À Istanbul, les précisions d’Anne Andlauer.

À l’exception d’un laconique message de félicitations au nouveau maire d’Istanbul sur son compte Twitter, c’était la première fois que Recep Tayyip Erdogan s’exprimait depuis la défaite de son parti à l’élection municipale de dimanche. Le chef de l’État turc est entré tout de suite dans le vif du sujet, félicitant une nouvelle fois Ekrem Imamo?lu et disant « s’incliner » devant la décision du « peuple d’Istanbul » : « Dans notre conception de la politique, il est hors de question d’en vouloir à la nation ou de rejeter la faute sur elle. Nous allons examiner les raisons pour lesquelles le 31 mars et le 23 juin, nous n’avons pas réussi à convaincre notre nation. Nous ne pouvons nous offrir le luxe de faire comme si de rien n’était et de ne pas voir le message qu’a envoyé notre nation. » Sur ce « message » des électeurs, le président n’en a pas dit plus. Car Recep Tayyip Erdo?an s’est surtout évertué à démontrer que son parti, l’AKP, et son allié ultranationaliste, le MHP, étaient en fait les vainqueurs des municipales du 31 mars, forts de leur large avance au niveau national. Il a aussi rappelé que sa formation détenait la majorité au conseil municipal d’Istanbul et contrôlait la présidence de toutes les commissions. Façon de dire au nouveau maire qu’il n’aura pas les coudées franches pour gérer sa ville. Pendant la campagne, Recep Tayyip Erdo?an avait été plus explicite… Il avait prévenu Ekrem Imamo?lu qu’il ne serait qu’un « canard boiteux » et « une décoration de vitrine » s’il gagnait l’élection. Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

ZK : Venons-en à cette affaire qui fait grand bruit en République Démocratique du Congo.

LB : Il s’agit d’un document attribué à la présidence circule sur les réseaux sociaux. Document qui concernerait le processus de passation de marché et le montant de la construction du palais présidentiel six mois environ après l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi. Précision à Kinshasa, Patient Ligodi.

Cette supposée correspondance aurait été signée le 13 juin par Désiré-Cashmir Kolongele Eberande, directeur adjoint de cabinet de Félix Tshisekedi. D’après le document, il aurait sollicité auprès de la Direction générale du Contrôle des Marchés Publics, l’autorisation spéciale de recourir à la procédure d’entente directe en vue de la construction et la réhabilitation des bâtiments abritant la résidence et les bureaux du président de la République à la cité de l’Union africaine et au Palais de la nation. Toujours selon le document, le marché devrait être accordé à la Société Democractic Congo High Tech Construction Compagny et les travaux coûteraient 180 000 000 euros, une entreprise qui n’a qu’environ un mois d’existence, selon le site du guichet unique de création d’entreprises. C’est document est un faux, rétorque le directeur adjoint de cabinet de Félix Tshisekedi. « C’est un torchon. C’est fait par des gens qui souhaitent nous salir ». Fin de citation. Certains acteurs de la société civile soutiennent que le document est bel et bien authentique. Au niveau de la présidence de la république, on confirme cependant l’existence du projet de construction d’un palais présidentiel. Depuis 2013, cette ligne apparaît dans le budget de l’État sans jamais être décaissée. Patient Ligodi, Kinshasa, RFI.

ZK : La canicule avec de nouvelles mesures annoncées demain et limitant la circulation en Île de France.

LB : La circulation différenciée va être mise en place. Concrètement, cela signifie que seuls les véhicules les moins polluants auront le droit de rouler sur les routes de Paris et de la petite couronne. 65 départements sont placés en vigilance orange. Les températures devraient atteindre les 39 demain dans certaines régions.

ZK : Et puis le football avec la suite de la CAN et 2 rencontres à l’affiche ce soir.

LB : Ghana- Bénin, à Ismaïla, la rencontre vient de commencer. Toute à l’heure, le Cameroun a battu la Guinée Bissau 2-0. 

ZK : On part aux États-Unis pour refermer ce journal. Les États-Unis où l’on pourra bien porter des tee-shirts de la marque FUCT.

LB : C’est en tous cas ce qu’a décidé la Cour suprême, FUCT, c’était un mot trop proche de « fuck » pour les autorités qui refusaient d’inscrire au registre des marques ce qui ressemblait à un juron en anglais. Un premier jugement leur avait donné tort, l’administration Trump avait fait appel. Elle vient d’échouer à faire interdire la marque. Correspondance à Washington Anne Corpet.

« À une époque où la liberté d’expression est attaquée, il est particulièrement important pour la cour de rester ferme sur ses principes. Il y a beaucoup d’idées scandaleuses dans le monde, et le premier amendement les couvre toutes ». La réponse de la Cour suprême à demande de l’administration est sans équivoque. Quoi qu’on pense de son idée, le créateur des vêtements FUCT peut donc légalement déposer sa marque. Le mot FUCK, écrit légèrement différemment, est un juron couramment employé par les Américains, mais toujours couvert d’un BIP sonore lorsqu’il est par exemple prononcé à la télévision. En raison de la vulgarité de son homonyme, l’administration américaine avait donc dans un premier temps refusé d’enregistrer la marque sur ses registres. Le styliste avait porté plainte et gagné en première instance, mais le gouvernement avait fait appel et demandé à la plus haute instance judiciaire du pays de valider une loi qui permet de rejeter les demandes jugées scandaleuses. « La Cour suprême a dit au gouvernement fédéral de rester en dehors des questions de moralité », a commenté l’avocat du créateur. Qui pourra donc décliner à loisir le nom de sa marque FUCT et qui grâce à cette affaire a bénéficié d’un beau coup publicitaire. Anne Corpet, Washington, RFI.



Voir le flux - 25/06/2019 20:30:07

Deux rives

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le Sommet des Deux Rives s’est achevé hier en demi-teinte, mais il a quand même bien fait parler de lui : rencontre politique, voulue par Emmanuel Macron, plus resserré que l’Union de la Méditerranée de Sarkozy, ne concernant que dix pays situés de part et d’autre de cette mer, du côté occidental. Mais on voit tout de suite que ces deux rives sont des images politiques, plus que des réalités géographiques : le Portugal et la Mauritanie participent à cette rencontre alors que ces deux pays n’ont évidemment pas de façade méditerranéenne. 

Quand on parle de deux rives, on voit bien qu’on a dans l’esprit les pays qui sont de part et d’autre de l’eau : la rive en plus grand que le rivage, désigne la portion de terre qui s’étend de part et d’autre. À condition que l’eau ne soit pas trop large : on ne parle pas, ou fort peu des deux rives atlantiques, d’un côté l’Amérique, de l’autre l’Afrique et l’Europe. Et c’est la même chose pour l’océan Pacifique. La Méditerranée, elle, est plus étroite : elle se prête à la rive.

Mais lorsqu’on emploie le mot, c’est le plus souvent pour évoquer les deux berges d’un fleuve. Et en premier lieu la Seine, associée depuis longtemps à cette image. Au début du 20e siècle, Apollinaire se présente comme le flâneur des deux rives, lui qui arpente Paris dans tous les sens. Et c’est encore par rapport à cette Seine qu’on parle de rive droite et de rive gauche, par rapport au sens du courant bien sûr ! Mais les expressions sont tellement entrées dans la langue courante qu’elles évoquent bien plus qu’une situation. La rive gauche notamment, a tout un prestige : elle évoque le Paris des Arts et des intellectuels. Au départ probablement parce que c’est sur cette rive, et tout près du fleuve que s’est construit la Sorbonne. Le Quartier latin est donc rive gauche (on ne dit même pas « sur la rive gauche »). La bohème intellectuelle, derrière les vrais penseurs, s’est emparée du voisinage et de l’expression. Et la locution « intellectuel de gauche » a vraisemblablement rejailli sur la formule : on se souvient de Jean-Paul Sartre allant écrire et travailler Aux Deux Magots ou au Café de Flore, deux grands cafés du Boulevard Saint-Germain. Il aimait probablement se concentrer en faisant abstraction du bruit de la foule. Mais l’idée de s’y montrer, d’y être un peu en représentation, aux yeux de tous dans cette cage de verre, en société avec ses verres de bière et ses cigarettes maïs n’était pas totalement absente non plus.

Mais les fleuves sont nombreux, et les rives aussi. Si l’on se souvient plus d’Henri Lopes que de Sartre, on pensera immanquablement au Congo des deux rives qu’il aime évoquer, celui de sa jeunesse, où bien sûr les deux villes de Brazzaville et Léopoldville pour lui donner le nom colonial qu’elle avait à l’époque se faisaient face, mais lorsqu’il était courant et facile de passer de l’une à l’autre.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 25/06/2019 09:00:14

Journal en français facile 24/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : de nouvelles sanctions US pour Téhéran. Elles visent notamment l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est le dernier épisode en date du bras de fer qui oppose les deux pays sur fond de brouille sur le dossier nucléaire.

ZK : Le jour d’après à Istanbul pour le camp de Recepp Tayipp Erdo?an. L’AKP perd la Mairie de la plus grande ville de Turquie tandis que l’opposition marque des points.

LB : Et puis nous reviendrons sur cette mésaventure vécue par une passagère d’un vol Québec-Toronto qui s’est retrouvée seule, après une sieste prolongée, dans un avion d’Air Canada.

------

ZK : Donald Trump l’avait annoncé : de nouvelles sanctions vont viser l’Iran. C’est la réponse de Washington après la destruction par la République islamique d’un drone américain qui serait entré dans son espace aérien.

LB : Les États-Unis qui imposent déjà des mesures mettant en difficultés l’économie de l’Iran ont choisi cette fois-ci de punir le guide suprême et plusieurs autres responsables à Téhéran. Sami Boukhelifa.

Le décret est signé ce lundi par Donald Trump. Dans le viseur du président américain le guide suprême iranien : l’ayatollah Ali Khamenei, la plus haute autorité de la République islamique. Les sanctions visent également huit officiers des Gardiens de la révolution, armée d’élite du régime. La Maison-Blanche a donc choisi cette fois-ci de s’attaquer aux personnes et non pas au pays, déjà étouffé par des sanctions économiques qui ciblent ses secteurs pétroliers et financiers. Washington ne révèle pas le détail de ces nouvelles sanctions.   Mais Donald Trump l’assure : elles empêcheront les hauts responsables iraniens d’accéder à leurs ressources financières. Les Américains promettent également des sanctions contre Mohamad Javad zarif, le chef de la diplomatie de la République islamique. Elles interviendront plus tard dans la semaine. L’objectif est donc de geler des « milliards de dollars » d’actifs iraniens supplémentaires, promet le secrétaire d’État américain au Trésor. Donald Trump se dit par ailleurs prêt à discuter à tout moment avec les Iraniens. Tout assurant « l’Iran n’aura jamais accès aux armes nucléaires ».

LB : Réaction de Téhéran, ce soir : « L’armée américaine n’a rien à faire dans le golfe persique ». C’est ce qu’écrit le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, sur Twitter. Et puis cette autre déclaration de l’ambassadeur iranien à l’ONU pour qui je cite « le climat n’est pas propice » à des discussions avec Washington et qui demande aux Américains d’arrêter leur « guerre économique contre son peuple ».

ZK : En Mauritanie, Biram Ould Dah Ould Abeid, un des candidats de l’opposition contestant la victoire de Mohammed Ould Ghazouani, dauphin du président sortant, appelle ses partisans au calme.

LB : Il dénonce dans le même temps des « provocations » du pouvoir. Les quatre opposants candidats à la présidentielle de samedi rejettent les résultats provisoires. Ils ont annoncé leur intention de les contester par tous les moyens légaux et de manifester pacifiquement pour obtenir satisfaction. Selon la CENI, la commission nationale électorale, Mohammed Ould Ghazouani est arrivé en tête avec 52 % des voix.

ZK : En Éthiopie, la mort du militaire considéré comme responsable des assassinats politiques présentés comme une tentative de coup d’État en fin de semaine dernière.

LB : Le chef de la sécurité éthiopienne de la région Amhara, le général Asaminew, était en fuite depuis. Il a été tué par balle selon une chaîne de télévision du pouvoir.

ZK : On se rend au Vatican où l’on reparle de Monseigneur Barbarin.

LB : Puisque le Pape a nommé aujourd’hui un administrateur apostolique pour le diocèse de Lyon. En l’occurrence Mgr Michel Dubost, l’ancien évêque d’Évry, qui récupère les charges du cardinal Barbarin, condamné pour non dénonciation d’abus sexuels commis par un prêtre et dont le procès en appel aura lieu à la fin de l’année. Les précisions de notre correspondant au Vatican, Eric Sénanque.

En nommant l’ancien évêque d’Évry à la tête du diocèse, le Pape François a choisi un homme d’expérience, réputé pour ses qualités d’écoute et de gestion de crises. Avant sa charge pastorale en banlieue parisienne, Mgr Dubost a été onze ans évêque aux Armées. L’affaire Barbarin, condamné en mars à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’abus sexuels commis sur mineurs aura profondément divisé le diocèse de Lyon. Mgr Dubost a donc été chargé par Rome de reconstruire l’unité d’une communauté catholique profondément fragilisée. Cette nomination montre surtout que le Pape François reprend la main dans le dossier, lui qui avait refusé la démission du Primat des Gaules. Le poste d’administrateur apostolique dépend en effet directement du Saint-Siège et Mgr Dubost hérite de toutes les responsabilités du cardinal, même si celui-ci pour l’instant reste archevêque de la ville. En annonçant sa « mise à l’écart » du diocèse, le cardinal avait confié à l’un de ses adjoints, le père Baumgarten la charge de gérer le diocèse, mais le cardinal était encore soupçonné de tirer de nombreuses ficelles. Dans un communiqué le Saint-Siège a d’ailleurs précisé que le cardinal Barbarin devait tout faire pour collaborer « à l’accomplissement complet, libre et serein du mandat de l’administrateur apostolique ».

ZK : Le football avec la Coupe d’Afrique des Nations, premiers matches du groupe E, Mali/Mauritanie. Un peu plus tôt, la Tunisie et l’Angola ont fait match nul 1-1. Dans le groupe D, la Côte d’Ivoire a battu l’Afrique du Sud 2-1.

LB : Le football encore avec la Coupe du Monde féminine. On connaît ce soir le prochain adversaire de la France, ce sera les États-Unis, tenant du titre. Les Américaines, favorites de la compétition, ont disposé de l’Espagne pour se hisser en quarts de finale. France - États-Unis se sera vendredi au parc des Princes. Autre affiche du jour, qualificative également pour les quarts : Suède-Canada.

ZK : On se rend au Canada pour refermer ce journal avec cette drôle d’histoire, qu’a vécue une passagère d’un vol Québec-Toronto.

LB : Les faits remontent au début du mois : ne passagère qui avait profité d’une rangée de sièges vides pour s’endormir pendant le vol a eu la mauvaise surprise à son réveil de retrouver seule et abandonnée dans l’avion d’Air Canada. La cause : personne ne l’avait vu alors que l’avion s’était posé et que tous les voyageurs et le personnel de cabine avaient quitté l’appareil. Romain Lemaresquier.

Non, il ne s’agit pas d’une histoire à dormir debout ! L’aventure de Tiffany Adams, jeune femme canadienne a bien été confirmée par la compagnie Air Canada qui lui a présenté ses excuses. Cette jeune femme s’est réveillée seule, abandonnée de tous, alors qu’elle s’était endormie lors d’un vol Québec-Toronto début juin. Paniquée, elle tente de joindre une amie pour lui raconter ce qui lui arrive, mais son téléphone n’a plus de batterie. Tiffany tente alors de le recharger, mais l’électricité de l’avion a été coupée. Elle trouve finalement une lampe de poche et tente d’envoyer des SOS depuis un hublot. Sans succès. Finalement Tiffany parvient à ouvrir l’une des portes de l’avion. À l’aide de la lampe de poche qu’elle a trouvée, elle réussit à alerter un membre du personnel au sol qui découvre cette passagère au niveau de la porte ouverte de l’appareil, les jambes dans le vide. « Il est choqué, raconte Tiffany, et me demande comment diable ils ont pu me laisser dans l’avion ». « Je me pose la même question », explique-t-elle. Depuis Tiffany dit souffrir de terreurs nocturnes récurrentes et attend des réponses de la part d’Air Canada qui dit mener son enquête, sans vouloir entrer dans les détails.



Voir le flux - 24/06/2019 20:15:03

Journal en français facile 24/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une : de nouvelles sanctions US pour Téhéran. Elles visent notamment l’Ayatollah Ali Khamenei. C’est le dernier épisode en date du bras de fer qui oppose les deux pays sur fond de brouille sur le dossier nucléaire.

ZK : Le jour d’après à Istanbul pour le camp de Recepp Tayipp Erdo?an. L’AKP perd la Mairie de la plus grande ville de Turquie tandis que l’opposition marque des points.

LB : Et puis nous reviendrons sur cette mésaventure vécue par une passagère d’un vol Québec-Toronto qui s’est retrouvée seule, après une sieste prolongée, dans un avion d’Air Canada.

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ZK : Donald Trump l’avait annoncé : de nouvelles sanctions vont viser l’Iran. C’est la réponse de Washington après la destruction par la République islamique d’un drone américain qui serait entré dans son espace aérien.

LB : Les États-Unis qui imposent déjà des mesures mettant en difficultés l’économie de l’Iran ont choisi cette fois-ci de punir le guide suprême et plusieurs autres responsables à Téhéran. Sami Boukhelifa.

Le décret est signé ce lundi par Donald Trump. Dans le viseur du président américain le guide suprême iranien : l’ayatollah Ali Khamenei, la plus haute autorité de la République islamique. Les sanctions visent également huit officiers des Gardiens de la révolution, armée d’élite du régime. La Maison-Blanche a donc choisi cette fois-ci de s’attaquer aux personnes et non pas au pays, déjà étouffé par des sanctions économiques qui ciblent ses secteurs pétroliers et financiers. Washington ne révèle pas le détail de ces nouvelles sanctions.   Mais Donald Trump l’assure : elles empêcheront les hauts responsables iraniens d’accéder à leurs ressources financières. Les Américains promettent également des sanctions contre Mohamad Javad zarif, le chef de la diplomatie de la République islamique. Elles interviendront plus tard dans la semaine. L’objectif est donc de geler des « milliards de dollars » d’actifs iraniens supplémentaires, promet le secrétaire d’État américain au Trésor. Donald Trump se dit par ailleurs prêt à discuter à tout moment avec les Iraniens. Tout assurant « l’Iran n’aura jamais accès aux armes nucléaires ».

LB : Réaction de Téhéran, ce soir : « L’armée américaine n’a rien à faire dans le golfe persique ». C’est ce qu’écrit le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif, sur Twitter. Et puis cette autre déclaration de l’ambassadeur iranien à l’ONU pour qui je cite « le climat n’est pas propice » à des discussions avec Washington et qui demande aux Américains d’arrêter leur « guerre économique contre son peuple ».

ZK : En Mauritanie, Biram Ould Dah Ould Abeid, un des candidats de l’opposition contestant la victoire de Mohammed Ould Ghazouani, dauphin du président sortant, appelle ses partisans au calme.

LB : Il dénonce dans le même temps des « provocations » du pouvoir. Les quatre opposants candidats à la présidentielle de samedi rejettent les résultats provisoires. Ils ont annoncé leur intention de les contester par tous les moyens légaux et de manifester pacifiquement pour obtenir satisfaction. Selon la CENI, la commission nationale électorale, Mohammed Ould Ghazouani est arrivé en tête avec 52 % des voix.

ZK : En Éthiopie, la mort du militaire considéré comme responsable des assassinats politiques présentés comme une tentative de coup d’État en fin de semaine dernière.

LB : Le chef de la sécurité éthiopienne de la région Amhara, le général Asaminew, était en fuite depuis. Il a été tué par balle selon une chaîne de télévision du pouvoir.

ZK : On se rend au Vatican où l’on reparle de Monseigneur Barbarin.

LB : Puisque le Pape a nommé aujourd’hui un administrateur apostolique pour le diocèse de Lyon. En l’occurrence Mgr Michel Dubost, l’ancien évêque d’Évry, qui récupère les charges du cardinal Barbarin, condamné pour non dénonciation d’abus sexuels commis par un prêtre et dont le procès en appel aura lieu à la fin de l’année. Les précisions de notre correspondant au Vatican, Eric Sénanque.

En nommant l’ancien évêque d’Évry à la tête du diocèse, le Pape François a choisi un homme d’expérience, réputé pour ses qualités d’écoute et de gestion de crises. Avant sa charge pastorale en banlieue parisienne, Mgr Dubost a été onze ans évêque aux Armées. L’affaire Barbarin, condamné en mars à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’abus sexuels commis sur mineurs aura profondément divisé le diocèse de Lyon. Mgr Dubost a donc été chargé par Rome de reconstruire l’unité d’une communauté catholique profondément fragilisée. Cette nomination montre surtout que le Pape François reprend la main dans le dossier, lui qui avait refusé la démission du Primat des Gaules. Le poste d’administrateur apostolique dépend en effet directement du Saint-Siège et Mgr Dubost hérite de toutes les responsabilités du cardinal, même si celui-ci pour l’instant reste archevêque de la ville. En annonçant sa « mise à l’écart » du diocèse, le cardinal avait confié à l’un de ses adjoints, le père Baumgarten la charge de gérer le diocèse, mais le cardinal était encore soupçonné de tirer de nombreuses ficelles. Dans un communiqué le Saint-Siège a d’ailleurs précisé que le cardinal Barbarin devait tout faire pour collaborer « à l’accomplissement complet, libre et serein du mandat de l’administrateur apostolique ».

ZK : Le football avec la Coupe d’Afrique des Nations, premiers matches du groupe E, Mali/Mauritanie. Un peu plus tôt, la Tunisie et l’Angola ont fait match nul 1-1. Dans le groupe D, la Côte d’Ivoire a battu l’Afrique du Sud 2-1.

LB : Le football encore avec la Coupe du Monde féminine. On connaît ce soir le prochain adversaire de la France, ce sera les États-Unis, tenant du titre. Les Américaines, favorites de la compétition, ont disposé de l’Espagne pour se hisser en quarts de finale. France - États-Unis se sera vendredi au parc des Princes. Autre affiche du jour, qualificative également pour les quarts : Suède-Canada.

ZK : On se rend au Canada pour refermer ce journal avec cette drôle d’histoire, qu’a vécue une passagère d’un vol Québec-Toronto.

LB : Les faits remontent au début du mois : ne passagère qui avait profité d’une rangée de sièges vides pour s’endormir pendant le vol a eu la mauvaise surprise à son réveil de retrouver seule et abandonnée dans l’avion d’Air Canada. La cause : personne ne l’avait vu alors que l’avion s’était posé et que tous les voyageurs et le personnel de cabine avaient quitté l’appareil. Romain Lemaresquier.

Non, il ne s’agit pas d’une histoire à dormir debout ! L’aventure de Tiffany Adams, jeune femme canadienne a bien été confirmée par la compagnie Air Canada qui lui a présenté ses excuses. Cette jeune femme s’est réveillée seule, abandonnée de tous, alors qu’elle s’était endormie lors d’un vol Québec-Toronto début juin. Paniquée, elle tente de joindre une amie pour lui raconter ce qui lui arrive, mais son téléphone n’a plus de batterie. Tiffany tente alors de le recharger, mais l’électricité de l’avion a été coupée. Elle trouve finalement une lampe de poche et tente d’envoyer des SOS depuis un hublot. Sans succès. Finalement Tiffany parvient à ouvrir l’une des portes de l’avion. À l’aide de la lampe de poche qu’elle a trouvée, elle réussit à alerter un membre du personnel au sol qui découvre cette passagère au niveau de la porte ouverte de l’appareil, les jambes dans le vide. « Il est choqué, raconte Tiffany, et me demande comment diable ils ont pu me laisser dans l’avion ». « Je me pose la même question », explique-t-elle. Depuis Tiffany dit souffrir de terreurs nocturnes récurrentes et attend des réponses de la part d’Air Canada qui dit mener son enquête, sans vouloir entrer dans les détails.



Voir le flux - 24/06/2019 20:15:03

Drone

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 24/06/2019 08:30:10

Journal en français facile 23/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel (TU). Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile.

À la une : la victoire d’Ekrem Imamo?lu à Istanbul. Le candidat de l’opposition remporte la mairie de la plus grande ville de Turquie. Une victoire symbolique, et un revers pour le pouvoir de Recep Tayyip Erdo?an.
Le bras de fer entre l’Iran et les États-Unis sur fond de brouille sur le dossier nucléaire. Washington doit mettre en place de nouvelles sanctions contre Téhéran, dès demain.
Et puis l’actualité c’est aussi le football. La France affronte le Brésil en ce moment, au Havre, en 8e de finale de la Coupe du Monde féminine.

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LB : On part pour la Turquie pour débuter ce Journal en français facile. Direction Istanbul, la plus grande ville du pays où l’opposition s’installe à la mairie. Ekrem Imamo?lu l’emporte pour la deuxième fois. La première, c’était il y a trois mois : mais le résultat du vote avait été annulé pour cause d’irrégularité. Cette fois, le candidat du CHP, le parti républicain peuple, tient sa victoire dans les urnes. Celui de l’AKP, Binali Y?ld?r?m, a reconnu son échec. Envoyée spéciale à Istanbul, Anissa El Jabri.

Et il a fait cela très tôt dans la soirée, il n’y avait encore aucun résultat officiel, seulement les premiers chiffres de l’opposition avec une avance, c’est vrai, très nette de son candidat sur la moitié des bulletins dépouillés. Binali Y?ld?r?m s’est présenté, visiblement fatigué les traits tirés face à la presse. Une courte allocution moins de 3 minutes, le fidèle compagnon de route d’Erdo?an n’a pas prononcé le mot défaite, « Selon les résultats, mon rival Ekrem Imamo?lu mène la course a-t-il dit. Je le félicite et je lui souhaite bonne chance. J’espère qu’il servira bien Istanbul » fin de citation. C’était il y a une heure et demie et l’écart était déjà énorme, 8 points. Le QG de l’AKP avec une immense photo d’Erdo?an sur à peu près chaque mur, était déjà peu rempli, il s’est vidé quasiment dans l’instant, à peine quelques militants derrière une barrière pour crier leur colère, laissaient couler quelques larmes. L’AKP ce soir a certes perdu des voix, 200 000 par rapport au 31 mars dernier, mais c’est surtout le candidat de l’opposition qui en a gagné plus de 500 000.

LB : Et dans la foulée, le président turc Recep Tayyip Erdo?an a félicité le candidat de l’opposition élu à la mairie d’Istanbul, signalant qu’il acceptait le résultat de l’élection après avoir obtenu l’annulation du premier scrutin du mois de mars. Selon les derniers décomptes, Ekrem Imamo?lu l’emporterait par 53,6 % des voix.

À la une également, le bras de fer, qui continue, entre Washington et Téhéran après la destruction cette semaine d’un drone américain par l’armée iranienne dans la région du détroit d’Ormouz. Illustration avec cet avertissement signé du conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton : « Il ne faut pas confondre prudence et faiblesse ». Dernier épisode du conflit qui s’intensifie : les attaques informatiques lancées par le Pentagone contre plusieurs installations iraniennes, Vincent Souriau.

Deux cibles principales : d’abord, une entité liée aux services de renseignements. Elle aurait, selon les sources anonymes citées dans la presse américaine, soutenu le sabotage de plusieurs navires dans le détroit d’Ormouz ces dernières semaines. L’autre objectif de ces cyberattaques : un système d’armement. Dont le piratage visait à perturber les tirs de missiles du régime iranien. D’après le Washington Post, le président Trump en personne a donné son feu vert à cette opération. A-t-elle réussi ? C’est impossible à vérifier, mais tous les experts sont d’accord : ce genre d’intrusion informatique est forcément temporaire. Même si les serveurs iraniens ont bel et bien été affectés, ils pourront être remis en service à court ou moyen terme. Pour Washington, ce qui compte, c’est le message. Nous avons les moyens de vous causer du tort. C’est aussi une réponse à l’intensification des menaces numériques signalées depuis le mois d’avril aux États-Unis. Des hackers liés au régime iranien sont soupçonnés d’avoir ciblé dernièrement plusieurs agences gouvernementales américaines, ainsi que des entreprises du secteur financier et pétrolier.

LB : De son côté, Donald Trump assure qu’il ne cherchait pas une guerre contre l’Iran, à la veille de nouvelles sanctions américaines contre Téhéran. J’ajoute que le secrétaire d’État américain Mike Pompeo se rendra cette semaine en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis pour évoquer la crise avec l’Iran, « Nous allons parler de la manière de nous assurer que nous sommes tous sur la même ligne ainsi que de la manière de mettre en place une coalition mondiale » sur l’Iran » déclare-t-il ce dimanche. 

Dans le reste de l’actualité, le chef d’état-major de l’armée éthiopienne et un dirigeant régional tués dans une tentative de renversement du gouvernement d’un grand État du nord-ouest. Le président de l’État d’Amhara et un proche conseiller ont été tués par balles hier soir selon les services du Premier ministre éthiopien. Au même moment, au cours d’une attaque à Addis-Abeba le chef d’état-major des forces armées a été abattu à son domicile. L’auteur de ces assassinats est un de ses gardes du corps.

En Mauritanie, les quatre candidats de l’opposition à l’élection présidentielle rejettent les résultats des urnes, et ce avant même la proclamation des résultats. Ils qualifient de « nouveau coup d’État » la déclaration de victoire du candidat du pouvoir, Mohamed Cheikh El-Ghazouani.

Et puis en République tchèque, une imposante manifestation a réuni dimanche à Prague quelque 250 000 personnes selon les organisateurs et les médias. Des manifestants qui appellent à la démission du Premier ministre Andrej Babis soupçonné de fraude aux subventions européennes.

Le football, avec la suite de la Coupe du Monde féminine, France-Brésil, c’est en ce moment au Havre. Le vainqueur de la rencontre se qualifiera pour les quarts de finale. Un peu plus tôt, l’Angleterre a validé son billet en battant le Cameroun 3-0. Cette Coupe du Monde féminine, en tous cas, est un succès, depuis les premiers matches. Le public est au rendez-vous, dans les stades et pour les retransmissions à la TV comme pour les équipes masculines. Il reste toutefois une différence, de taille, entre les footballeuses et leurs homologues masculins : le salaire. Laura Martel.

En cas de victoire finale, les Françaises toucheront une prime de 40 000 euros chacune : c’est dix fois moins que les Français champions du monde en 2018. Et encore, la dotation de la FIFA pour cette coupe du monde féminine a été doublée par rapport à l’édition 2015. Pas de quoi pourtant choquer la Française Gaëtane Thiney qui, en début de mondial, reprenait un argument économique connu : « Les garçons rapportent beaucoup plus que nous, ils gagnent plus que nous, c’est normal » soulignait l’attaquante. Mais d’autres joueuses réclament bien une égalité de traitement. Symboliquement, la star Brésilienne Marta a ainsi célébré son but contre l’Australie en montrant le signe « égal » brodé sur sa chaussure : l’attaquante n’a en effet pas de sponsor, car elle refuse d’être rémunérée moins qu’un homme. Aux États-Unis, où les féminines, triples championnes du monde, sont bien meilleures que l’équipe masculine, 28 joueuses, dont plusieurs cadres de l’équipe actuelle ont porté plainte en mars contre leur fédération pour discrimination. Elles pointent notamment que leurs primes de match sont deux à 3trois fois plus basses que celles des hommes. Face au coup de projecteur jeté par le mondial en cours sur cette action judiciaire, l’instance américaine se serait dite prête à négocier. Car sous la pression, certaines fédérations évoluent. En juillet 2017, Ada Hegerberg, aujourd’hui ballon d’or, avait annoncé qu’elle refusait de jouer pour la Norvège, faute de moyens dédiés au foot féminin. Cinq mois plus tard, la fédération alignait les salaires femmes-hommes.

LB : « Se proclamer » c’est l’expression de la semaine de Yvan Amar.

Un général qui se proclame vainqueur des élections, est-ce une information tout à fait neutre ? Certainement pas. Et c’est bien ce qu’on apprenait ce matin après le scrutin en Mauritanie. Mais de dire que l’un des candidats se proclame vainqueur, c’est déjà jeter un doute sur cette affirmation : il n’est pas vainqueur, il se proclame vainqueur. Et il n’a pas été proclamé vainqueur par la Commission électorale officielle ni pas une institution indépendante : c’est lui qui le dit. Donc comme le précise Rfi c’est une déclaration qui jette le trouble, qui sème la confusion. En effet s’il y a un processus électoral, une élection, c’est pour éviter que quelqu’un ne prenne le pouvoir de son propre chef, de sa propre autorité. Et là, c’est peut-être ce qui se passe. Comme si on parlait d’un président autoproclamé. Le mot a été beaucoup utilisé il y a quelques mois à propos de la situation vénézuélienne. Un président autoproclamé est celui qui se proclame lui-même, qui n’attend pas que les urnes l’aient légitimé : il se proclame. En revanche, il est inutile de parler d’un président qui s’est autoproclamé : on dit deux fois la même chose : ce qui s’appelle un pléonasme. Mais on effet on proclame bien un président. On a bien l’idée d’une déclaration officielle, mais solennelle : on le crie devant tout le monde : c’est le sens de clamer (crier) et de pro (devant). La proclamation est donc la célébration du résultat. Comme un rituel qui établit le vainqueur dans ses fonctions.



Voir le flux - 23/06/2019 20:30:08