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Journal en français facile 02/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : la situation au Venezuela : le président Nicolas Maduro appelle l’armée à combattre tous les putschistes. Les Cubains qui ont été privés de leurs biens en 1959 vont pouvoir demander réparation à la justice américaine. La loi Helms-Burton est entrée en vigueur aujourd’hui aux États-Unis

JZ : Les actes antisémites sont à la hausse dans le monde, c’est ce que révèle une étude publiée ce jeudi, jour de commémoration des victimes de la Shoah en Israël

FB : Que s’est-il passé hier à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, en marge des manifestations ? Alors que le gouvernement condamne l’intrusion de manifestants dans l’enceinte du bâtiment, des témoignages viennent appuyer le scénario de personnes qui fuyaient la police et n’étaient pas agressives.

--------

JZ : La situation est tendue au Venezuela depuis le soulèvement de quelques militaires aux côtés de Juan Guaidó mardi.

FB : Quatre personnes sont mortes ces deux derniers jours lors de manifestations contre Nicolas Maduro, le président qui assure que l’armée est toujours de son côté. Ce matin il s’est exprimé devant elle. Un moyen de montrer qu’il en est toujours le chef, mais aussi d’envoyer un message à tous ceux qui seraient tentés de passer du côté de l’opposition. Notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille revient sur ce discours.

Nicolas Maduro appelle l’armée, je cite, à « combattre tous les putschistes ». Selon lui, le soulèvement du 30 avril est une tentative de coup d’État dirigé par Juan Guaidó et l’opposant Leopoldo Lopez. Il assure qu’elle a lamentablement échoué et qu’il n’hésitera pas à punir tous les « traîtres » impliqués dans l’opération. D’où l’intérêt de s’exprimer devant des milliers de soldats : envoyer le message à son pays et au monde entier que l’armée est toujours avec lui. Il était entouré du ministre de la Défense, Vladimir Padrino, et de tout le haut commandement militaire qui lui a une nouvelle fois réitéré son soutien. Le président vénézuélien a appelé les soldats à se tenir prêts à toute éventualité. En particulier « aux menaces interventionnistes de l’empire américain » selon ses mots. Car d’après lui, il est évident que derrière Juan Guaidó, ce sont les États-Unis qui sont à l’œuvre pour déstabiliser le pays et justifier une intervention militaire. De son côté Juan Guaidó continue de revendiquer un soutien massif au sein des forces armées. Pourtant on ne sait toujours pas combien de militaires l’ont rejoint mardi. Et s’il ne s’agit que de simples soldats, cela ne devrait pas suffire à inquiéter Nicolas Maduro. Benjamin Delille, Caracas, RFI.

FB : Donald Trump a réagi après ce discours, il parle de « répression brutale » au Venezuela.

JZ : Cela va permettre à certains Cubains de saisir la justice américaine, le chapitre trois de la loi Helms-Burton est entré en vigueur aux États-Unis aujourd’hui.

FB : Et elle donne le droit aux Cubains exilés après 1959 et dont les biens ont été nationalisés de faire des demandes de compensation. Dès ce matin une première plainte a été déposée dans un tribunal de Floride par un médecin d’origine cubaine. Javier García-Bengochea réclame des dommages et intérêts au croisiériste Carnival qui utilise des sites qui appartenaient auparavant à sa famille. C’est ce qu’explique Nicolas Gutierrez, ancien avocat et désormais conseiller auprès de ces familles.

[Transcription manquante]

FB : Propos recueillis par Lucile Gimberg.

JZ : Une nouvelle journée de manifestation au Soudan, une immense foule est réunie devant le quartier général de l’armée, à Khartoum.

FB : Les manifestants entendent maintenir la pression sur les militaires. Ils sont à la tête du pays depuis que le président Omar el-Béchir a été destitué en avril, suite à une mobilisation populaire inédite. À ce jour les négociations entre l’armée et les représentants du mouvement de la contestation pour la constitution d’un gouvernement civil sont au point mort, elles n’avancent pas. Aujourd’hui l’un des chefs de la contestation a demandé à ce que des groupes rebelles armés soient également intégrés dans la future administration. On apprend par ailleurs ce soir que selon un média d’État, le président Omar el-Béchir va être interrogé par la justice soudanaise pour « financement du terrorisme ».

JZ : Au moins deux morts au Bénin, à Cotonou, après l’intervention de l’armée dans le quartier de Cadjéhoun.

FB : C’est là que réside l’ancien président Boni Yayi. Aujourd’hui l’armée béninoise et la police ont fait usage d’armes automatiques pour chasser les centaines de manifestants qui se trouvaient à proximité de son habitation pour lui témoigner leur soutien. La situation est tendue depuis les élections législatives de dimanche. Le scrutin a été marqué par près de 80 % d’abstention et par une absence de l’opposition, qui n’avait pas été autorisée à présenter de candidats.

JZ : Ce jeudi est un jour particulier en Israël, le pays rend hommage aujourd’hui aux victimes de la Shoah...

FB : Le massacre de près de 6 millions de juifs durant la Seconde Guerre mondiale. 73 ans plus tard, les attaques contre des personnes juives sont toujours d’actualité, elles sont même en augmentation selon une étude de l’université de Tel-Aviv qui publie chaque année à l’occasion de cette commémoration un rapport sur l’antisémitisme dans le monde. En 2018 les attaques ont augmenté 13 %. Les précisions de notre correspondant Guilhem Delteil.

C’est aux États-Unis que l’attaque la plus violente menée contre des Juifs a eu lieu l’an dernier : le 27 octobre, 13 personnes ont été tuées alors qu’elles étaient en train de prier dans une synagogue de Pittsburgh en Pennsylvanie. Plus d’un quart des attaques violentes ont eu lieu aux États-Unis, relève cette étude. Mais selon les chercheurs israéliens, la hausse de l’antisémitisme est encore plus marquée en Europe. Les attaques contre des juifs ont augmenté de 73 % en France, de 70 % en Allemagne. « L’antisémitisme a progressé au point de remettre en question le maintien de communautés juives dans de nombreuses parties du monde », déplore Moshe Kantor, président du Congrès juif européen, une organisation représentant les juifs du continent. Selon les auteurs de ce rapport, l’antisémitisme est promu activement par des dirigeants sur trois continents : l’Amérique, l’Asie et l’Europe. Ils visent spécifiquement des responsables vénézuéliens, turcs, polonais et ukrainiens. « Les forces politiques où l’antisémitisme ou le racisme font partie de leurs propos, de leur héritage ou de leur idéologie ne pourront jamais être nos alliés » a déclaré le président israélien Reuven Rivlin lors d’une cérémonie officielle mercredi soir. Un rappel destiné au Premier ministre tout juste réélu : Benyamin Netanyahu, accusé de fermer les yeux sur des dérives antisémites de gouvernements alliés. GD, Jérusalem, RFI.

JZ : Le gouvernement français fait l’objet de vives critiques après que des manifestants sont entrés hier dans l’enceinte de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris, en marge des manifestations du 1er mai.

FB : Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner avait parlé d’« attaque ». Mais depuis, la vidéo d’un des soignants du service de réanimation est venue contredire ce scénario et appuyer celui d’un mouvement de panique avancée par plusieurs témoins. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

JZ : Ils peuvent désormais être rassurés. Les 270 salariés d’Ascoval, une usine qui produit de l’acier dans le nord de la France est rachetée par le groupe britannique British Steel.

FB : Les précisions de David Baché.

Avec le rachat d’Ascoval, British Steel confirme son statut de nouveau poids lourd européen de la métallurgie. Le groupe spécialisé dans l’industrie ferroviaire -la SNCF est l’un de ses principaux clients- , a été monté de toutes pièces par un fonds d’investissement, Greybull Capital... qui a d’abord racheté des usines européennes à l’indien Tata Steel, puis au Néerlandais FN Steel, pour constituer en l’espace de seulement trois ans un groupe de plus de 5000 salariés. Dont une partie dans l’est et, avec le rachat d’Ascoval, dans le nord de la France. Dans le même temps, le milliardaire anglo-indien Sanjeev Gupta est lui aussi parti à la conquête de l’acier européen. En rachetant l’année dernière sept usines métallurgiques dans six pays européens. Il y a deux ans, le groupe s’était déjà offert deux sites français, dont l’historique fonderie d’aluminium de Dunkerque. Des opérations de grande ampleur, initiées avant puis malgré les menaces liées aux taxes américaines sur l’acier européen, brandies par Donald Trump, ou surtout au Brexit. La reprise d’usines situées sur le continent pourrait justement permettre aux groupes britanniques de contourner certaines difficultés de circulation, de douane ou encore de change.

FB : Merci beaucoup Joris Zylberman de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à vous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute.



Voir le flux - 02/05/2019 20:30:13

Journal en français facile 02/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : la situation au Venezuela : le président Nicolas Maduro appelle l’armée à combattre tous les putschistes. Les Cubains qui ont été privés de leurs biens en 1959 vont pouvoir demander réparation à la justice américaine. La loi Helms-Burton est entrée en vigueur aujourd’hui aux États-Unis

JZ : Les actes antisémites sont à la hausse dans le monde, c’est ce que révèle une étude publiée ce jeudi, jour de commémoration des victimes de la Shoah en Israël

FB : Que s’est-il passé hier à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, en marge des manifestations ? Alors que le gouvernement condamne l’intrusion de manifestants dans l’enceinte du bâtiment, des témoignages viennent appuyer le scénario de personnes qui fuyaient la police et n’étaient pas agressives.

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JZ : La situation est tendue au Venezuela depuis le soulèvement de quelques militaires aux côtés de Juan Guaidó mardi.

FB : Quatre personnes sont mortes ces deux derniers jours lors de manifestations contre Nicolas Maduro, le président qui assure que l’armée est toujours de son côté. Ce matin il s’est exprimé devant elle. Un moyen de montrer qu’il en est toujours le chef, mais aussi d’envoyer un message à tous ceux qui seraient tentés de passer du côté de l’opposition. Notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille revient sur ce discours.

Nicolas Maduro appelle l’armée, je cite, à « combattre tous les putschistes ». Selon lui, le soulèvement du 30 avril est une tentative de coup d’État dirigé par Juan Guaidó et l’opposant Leopoldo Lopez. Il assure qu’elle a lamentablement échoué et qu’il n’hésitera pas à punir tous les « traîtres » impliqués dans l’opération. D’où l’intérêt de s’exprimer devant des milliers de soldats : envoyer le message à son pays et au monde entier que l’armée est toujours avec lui. Il était entouré du ministre de la Défense, Vladimir Padrino, et de tout le haut commandement militaire qui lui a une nouvelle fois réitéré son soutien. Le président vénézuélien a appelé les soldats à se tenir prêts à toute éventualité. En particulier « aux menaces interventionnistes de l’empire américain » selon ses mots. Car d’après lui, il est évident que derrière Juan Guaidó, ce sont les États-Unis qui sont à l’œuvre pour déstabiliser le pays et justifier une intervention militaire. De son côté Juan Guaidó continue de revendiquer un soutien massif au sein des forces armées. Pourtant on ne sait toujours pas combien de militaires l’ont rejoint mardi. Et s’il ne s’agit que de simples soldats, cela ne devrait pas suffire à inquiéter Nicolas Maduro. Benjamin Delille, Caracas, RFI.

FB : Donald Trump a réagi après ce discours, il parle de « répression brutale » au Venezuela.

JZ : Cela va permettre à certains Cubains de saisir la justice américaine, le chapitre trois de la loi Helms-Burton est entré en vigueur aux États-Unis aujourd’hui.

FB : Et elle donne le droit aux Cubains exilés après 1959 et dont les biens ont été nationalisés de faire des demandes de compensation. Dès ce matin une première plainte a été déposée dans un tribunal de Floride par un médecin d’origine cubaine. Javier García-Bengochea réclame des dommages et intérêts au croisiériste Carnival qui utilise des sites qui appartenaient auparavant à sa famille. C’est ce qu’explique Nicolas Gutierrez, ancien avocat et désormais conseiller auprès de ces familles.

[Transcription manquante]

FB : Propos recueillis par Lucile Gimberg.

JZ : Une nouvelle journée de manifestation au Soudan, une immense foule est réunie devant le quartier général de l’armée, à Khartoum.

FB : Les manifestants entendent maintenir la pression sur les militaires. Ils sont à la tête du pays depuis que le président Omar el-Béchir a été destitué en avril, suite à une mobilisation populaire inédite. À ce jour les négociations entre l’armée et les représentants du mouvement de la contestation pour la constitution d’un gouvernement civil sont au point mort, elles n’avancent pas. Aujourd’hui l’un des chefs de la contestation a demandé à ce que des groupes rebelles armés soient également intégrés dans la future administration. On apprend par ailleurs ce soir que selon un média d’État, le président Omar el-Béchir va être interrogé par la justice soudanaise pour « financement du terrorisme ».

JZ : Au moins deux morts au Bénin, à Cotonou, après l’intervention de l’armée dans le quartier de Cadjéhoun.

FB : C’est là que réside l’ancien président Boni Yayi. Aujourd’hui l’armée béninoise et la police ont fait usage d’armes automatiques pour chasser les centaines de manifestants qui se trouvaient à proximité de son habitation pour lui témoigner leur soutien. La situation est tendue depuis les élections législatives de dimanche. Le scrutin a été marqué par près de 80 % d’abstention et par une absence de l’opposition, qui n’avait pas été autorisée à présenter de candidats.

JZ : Ce jeudi est un jour particulier en Israël, le pays rend hommage aujourd’hui aux victimes de la Shoah...

FB : Le massacre de près de 6 millions de juifs durant la Seconde Guerre mondiale. 73 ans plus tard, les attaques contre des personnes juives sont toujours d’actualité, elles sont même en augmentation selon une étude de l’université de Tel-Aviv qui publie chaque année à l’occasion de cette commémoration un rapport sur l’antisémitisme dans le monde. En 2018 les attaques ont augmenté 13 %. Les précisions de notre correspondant Guilhem Delteil.

C’est aux États-Unis que l’attaque la plus violente menée contre des Juifs a eu lieu l’an dernier : le 27 octobre, 13 personnes ont été tuées alors qu’elles étaient en train de prier dans une synagogue de Pittsburgh en Pennsylvanie. Plus d’un quart des attaques violentes ont eu lieu aux États-Unis, relève cette étude. Mais selon les chercheurs israéliens, la hausse de l’antisémitisme est encore plus marquée en Europe. Les attaques contre des juifs ont augmenté de 73 % en France, de 70 % en Allemagne. « L’antisémitisme a progressé au point de remettre en question le maintien de communautés juives dans de nombreuses parties du monde », déplore Moshe Kantor, président du Congrès juif européen, une organisation représentant les juifs du continent. Selon les auteurs de ce rapport, l’antisémitisme est promu activement par des dirigeants sur trois continents : l’Amérique, l’Asie et l’Europe. Ils visent spécifiquement des responsables vénézuéliens, turcs, polonais et ukrainiens. « Les forces politiques où l’antisémitisme ou le racisme font partie de leurs propos, de leur héritage ou de leur idéologie ne pourront jamais être nos alliés » a déclaré le président israélien Reuven Rivlin lors d’une cérémonie officielle mercredi soir. Un rappel destiné au Premier ministre tout juste réélu : Benyamin Netanyahu, accusé de fermer les yeux sur des dérives antisémites de gouvernements alliés. GD, Jérusalem, RFI.

JZ : Le gouvernement français fait l’objet de vives critiques après que des manifestants sont entrés hier dans l’enceinte de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris, en marge des manifestations du 1er mai.

FB : Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner avait parlé d’« attaque ». Mais depuis, la vidéo d’un des soignants du service de réanimation est venue contredire ce scénario et appuyer celui d’un mouvement de panique avancée par plusieurs témoins. Le parquet de Paris a ouvert une enquête.

JZ : Ils peuvent désormais être rassurés. Les 270 salariés d’Ascoval, une usine qui produit de l’acier dans le nord de la France est rachetée par le groupe britannique British Steel.

FB : Les précisions de David Baché.

Avec le rachat d’Ascoval, British Steel confirme son statut de nouveau poids lourd européen de la métallurgie. Le groupe spécialisé dans l’industrie ferroviaire -la SNCF est l’un de ses principaux clients- , a été monté de toutes pièces par un fonds d’investissement, Greybull Capital... qui a d’abord racheté des usines européennes à l’indien Tata Steel, puis au Néerlandais FN Steel, pour constituer en l’espace de seulement trois ans un groupe de plus de 5000 salariés. Dont une partie dans l’est et, avec le rachat d’Ascoval, dans le nord de la France. Dans le même temps, le milliardaire anglo-indien Sanjeev Gupta est lui aussi parti à la conquête de l’acier européen. En rachetant l’année dernière sept usines métallurgiques dans six pays européens. Il y a deux ans, le groupe s’était déjà offert deux sites français, dont l’historique fonderie d’aluminium de Dunkerque. Des opérations de grande ampleur, initiées avant puis malgré les menaces liées aux taxes américaines sur l’acier européen, brandies par Donald Trump, ou surtout au Brexit. La reprise d’usines situées sur le continent pourrait justement permettre aux groupes britanniques de contourner certaines difficultés de circulation, de douane ou encore de change.

FB : Merci beaucoup Joris Zylberman de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à vous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute.



Voir le flux - 02/05/2019 20:30:13

Spoliation

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 02/05/2019 08:15:04

Le français dans le monde n°423 : Le français bien dans son assiette !

Au sommaire du Français dans le monde n°423 : – Dossier : Le français bien dans son assiette ! – Métier : Luxembourg, Belgique, France et Allemagne : un cours hybride pour faciliter les échanges dans la Grande Région / L’interférence entre les langues, difficulté majeure des apprenants en Jordanie – Langue : Une étonnante avocate francophone au... Lire la suite

Cet article Le français dans le monde n°423 : Le français bien dans son assiette ! est apparu en premier sur FDLM : Le français dans le monde.



Voir le flux - 02/05/2019 08:13:31

Journal en français facile 01/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : de nouveaux affrontements au Venezuela. L’opposition avait appelé à une grande journée de manifestation, au lendemain du soulèvement d’un groupe de militaires en soutien à Juan Guaido. On fait le point sur la situation dans un instant.

JZ : Naruhito est officiellement le nouvel empereur du Japon. La cérémonie de succession à son père, qui a abdiqué, a eu lieu aujourd’hui. Verra-t-on un jour une femme empereur dans le pays ? Notre reporter a posé la question aux Japonais.

RA : Et puis les bébés nourris au sein ont moins de risque de devenir obèses. C’est ce qui ressort d’une étude de l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé.

------

JZ : Nouvelle journée tendue au Venezuela.

RA : La pression de l’opposition toujours plus forte. Hier un groupe de militaire s’était soulevé en soutien à Juan Guaido, le chef de l’opposition qui est reconnu Président par intérim par plusieurs dizaines de pays. Et l’opposition qui appelait aujourd’hui à une nouvelle journée de manifestations à Caracas la capitale. Et déjà des heurts signalés, Sami Boukhelifa, entre partisans de Juan Guaido et partisans du Président Nicolas Maduro.

Deux camps qui s’affrontent inlassablement. Aux tirs des militaires fidèles au président Nicolas Maduro, les manifestants répondent par des jets de pierres. Ce mercredi 1er mai doit rester dans l’histoire. Une mobilisation populaire sans précédent pour renverser le pouvoir en place. C’est le souhait de l’opposant Juan Guaido, chef d’État autoproclamé. Son appel est entendu, les Vénézuéliens sont dans la rue par milliers. Mais Juan Guaido espère surtout le ralliement des militaires. Dans cette crise, le soutien de l’armée est déterminant. Mardi, une partie de la garde républicaine et le chef des renseignements se sont rangés à ses côtés, mais cela reste encore insuffisant. Pas de défection parmi les hauts gradés de l’armée, ils sont toujours loyaux au président Nicolas Maduro, qui n’a pas d’ailleurs manqué de féliciter son État-major devant les caméras de télévision. Le président vénézuélien a également condamné la tentative de putsch. En attendant, la situation semble bloquée au Venezuela, l’opposition souhaite jouer une autre carte. Si la mobilisation populaire ne suffit pas, elle envisage d’organiser une grève générale.

RA : Et puis le Venezuela qui se trouve au cœur d’un bras de fer entre les États-Unis et la Russie. Les États-Unis soutiens de Juan Guaido tandis que La Russie est l’alliée de Nicolas Maduro. Ce mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a évoqué « l’influence destructrice des États-Unis ». Réponse du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo, il affirme que la Russie « déstabilise » le Venezuela.

JZ : Et puis d’autres manifestations, cette fois en France.

RA : Comme chaque année les traditionnels défilés du 1er mai. Mais cette année était particulière en raison du mouvement des gilets jaunes, et d’ailleurs de nombreux gilets jaunes ont participé aux manifestations. Au total selon les autorités plus de 164 mille personnes ont manifesté dans tout le pays, près du double selon les syndicats. Et puis à noter quelques dégradations, mais moins que ce qui était caint en raison de la participation dans les cortèges d’éléments radicaux. Plus de 200 personnes ont été placées en garde à vue à Paris.

JZ : Le chef d’un groupe terroriste au Pakistan vient d’être placé sur une liste noire de l’ONU.

RA : Liste noire en général veut dire méfiance. On parle par exemple de liste noire de compagnies aériennes. Sur la liste dont on parle figurent notamment des dirigeants du groupe État islamique et d’Al Quaida. À leur encontre des sanctions internationales sont prévues. L’ONU vient donc de décider d’ajouter un chef islamiste pakistanais, du nom de Masood Azhar, fondateur du groupe Jaish-e-Mohammad. C’est ce groupe notamment qui était l’auteur de l’attentat au Cachemire au mois de février qui avait tué une quarantaine de paramilitaires indiens. La décision de son inscription sur la liste noire de l’ONU était réclamée depuis plusieurs années par les pays occidentaux, mais jusque-là la Chine refusait. Cette fois Pékin a accepté. Correspondance de Grégoire Pourtier.

Pékin a protégé Masood Azhar pendant plusieurs années. Pas forcément pour soutenir le leader du Jaish-e-Mohammed, mais en solidarité avec le Pakistan dont il est ressortissant. Masood Azhar est actif depuis 25 ans, son propre groupe est dénoncé par l’ONU depuis 2001, mais l’attentat sanglant de février, qui a relancé les tensions au Cachemire, avait rendu la situation intenable pour la diplomatie chinoise. Après des échecs en 2016 et 2017, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont donc revenus à la charge ces derniers mois, et le leader terroriste a finalement été placé sous régime de sanction cette semaine. Pour faire pression, les pays occidentaux ont envisagé fin mars de déposer une résolution. La Chine aurait pu y mettre son veto, mais aurait alors été exposée publiquement. Alors comme la question n’est absolument pas vitale pour ses propres intérêts, elle a préféré céder plus discrètement. Elle dit avoir obtenu les éclaircissements qu’elle réclamait pour s’aligner sur les autres membres du Comité des Sanctions, où les décisions doivent être prises l’unanimité. Et elle a réitéré son soutien au Pakistan, qu’elle considère comme un partenaire majeur dans la lutte contre le terrorisme, et qui n’a aujourd’hui pas d’autres choix que de faire profil bas. Grégoire Pourtier, New York, RFI.

JZ : Au Japon le prince héritier Naruhito est officiellement devenu empereur aujourd’hui.

RA : C’est une conséquence de la décision de son père Akihito d’abdiquer. Abdiquer cela veut dire laisser sa place sur le trône. C’est une première en plus de 200 ans au Japon, car habituellement la succession se fait quand l’empereur meurt. Aujourd’hui donc Naruhito âgé de 59 ans a reçu les objets symboliques qui font de lui le nouvel empereur : une épée, un bijou et un miroir. Et au cours de cette cérémonie, il a promis d’être toujours au côté du peuple. Cette succession pose une question : pourquoi pas, un jour, une femme empereur ? Le Premier ministre Shinzo Abe est contre. Mais le sujet divise la société. C’est un reportage à Tokyo de Bruno Duval.

Selon les sondages, 8 Japonais sur 10 prônent une réforme. C’est le cas de ce retraité. « Un homme ou une femme sur le trône, moi, ça m’est égal. Mais je me dis qu’une femme, ce serait bien, en termes de symbole. Et cela ferait certainement beaucoup progresser la cause des femmes, dans ce pays... » Mais les électeurs ultra-conservateurs, comme cet employé de bureau, ne veulent rien entendre. « Je n’y suis pas favorable. Cela me paraît important de garder absolument intacte une institution impériale qui est vieille de plus de 2600 ans ». Un tel sexisme institutionnalisé, cela agace ces deux femmes au foyer. « La société japonaise est encore assez patriarcale. Donc qu’une réforme favorable aux femmes n’aboutisse pas, cela n’a rien d’étonnant, malheureusement... » « Dans beaucoup de pays étrangers, des femmes sont bien chefs d’État ou de gouvernement. Donc pourquoi, au Japon, ne pourraient-elles pas monter sur le trône ? Je n’ai jamais compris comment on pouvait défendre un système pareil... » Un système qui, en plus, met en péril l’avenir de l’institution impériale. Car aujourd’hui, un seul et unique homme peut prétendre au trône pour la prochaine génération : le jeune prince Hisahito, qui est âgé de 12 ans. Donc s’il meurt sans avoir eu d’enfant mâle, plus aucun homme ne pourra monter sur le trône... et la plus vieille dynastie du monde disparaîtra. Bruno Duval, Tokyo, RFI.

JZ : Cette étude maintenant : les bébés nourris au sein ont moins de risque de devenir obèses.

RA : C’est une grande enquête qu’a réalisé l’Organisation mondiale de la Santé, concernant 30mille enfants âgés entre 6 et 9 ans dans 16 pays européens. Et effectivement elle démontre les bienfaits de l’allaitement donc le fait de nourrir au sein, face au lait en poudre. Le détail de cette étude, Lucie Bouteloup.

Les résultats de l’étude sont sans équivoque et établissent bien le lien entre la durée de l’allaitement des bébés et son caractère protecteur contre l’obésité. Ainsi, le risque d’être obèse augmente de 12 % pour un bébé ayant été allaité moins de 6 mois, et jusqu’à 22 % pour un nourrisson n’ayant jamais bu de lait maternel. Des chiffres qui devraient inciter les autorités de santé à « encourager l’allaitement », alors même que de nombreux pays européens peinent à lutter contre l’obésité infantile en dépit des politiques de prévention. Une meilleure formation des professionnels de santé, un encadrement plus strict du marketing des fabricants de lait en poudre- et une législation plus protectrice pour les mères allaitantes sont autant de pistes à suivre selon les auteurs de l’étude pour encourager cette pratique. Une pratique qui ne concerne que 26,4 % des femmes en France et seulement 22,6 % en Irlande, en prenant en compte l’allaitement exclusif et l’allaitement mixte. L’organisme international s’est fixé pour objectif d’atteindre au moins 50 % d’enfants en allaitement exclusif les 6 premiers mois d’ici 2025.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 01/05/2019 20:30:11

Journal en français facile 01/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : de nouveaux affrontements au Venezuela. L’opposition avait appelé à une grande journée de manifestation, au lendemain du soulèvement d’un groupe de militaires en soutien à Juan Guaido. On fait le point sur la situation dans un instant.

JZ : Naruhito est officiellement le nouvel empereur du Japon. La cérémonie de succession à son père, qui a abdiqué, a eu lieu aujourd’hui. Verra-t-on un jour une femme empereur dans le pays ? Notre reporter a posé la question aux Japonais.

RA : Et puis les bébés nourris au sein ont moins de risque de devenir obèses. C’est ce qui ressort d’une étude de l’OMS, l’Organisation mondiale de la Santé.

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JZ : Nouvelle journée tendue au Venezuela.

RA : La pression de l’opposition toujours plus forte. Hier un groupe de militaire s’était soulevé en soutien à Juan Guaido, le chef de l’opposition qui est reconnu Président par intérim par plusieurs dizaines de pays. Et l’opposition qui appelait aujourd’hui à une nouvelle journée de manifestations à Caracas la capitale. Et déjà des heurts signalés, Sami Boukhelifa, entre partisans de Juan Guaido et partisans du Président Nicolas Maduro.

Deux camps qui s’affrontent inlassablement. Aux tirs des militaires fidèles au président Nicolas Maduro, les manifestants répondent par des jets de pierres. Ce mercredi 1er mai doit rester dans l’histoire. Une mobilisation populaire sans précédent pour renverser le pouvoir en place. C’est le souhait de l’opposant Juan Guaido, chef d’État autoproclamé. Son appel est entendu, les Vénézuéliens sont dans la rue par milliers. Mais Juan Guaido espère surtout le ralliement des militaires. Dans cette crise, le soutien de l’armée est déterminant. Mardi, une partie de la garde républicaine et le chef des renseignements se sont rangés à ses côtés, mais cela reste encore insuffisant. Pas de défection parmi les hauts gradés de l’armée, ils sont toujours loyaux au président Nicolas Maduro, qui n’a pas d’ailleurs manqué de féliciter son État-major devant les caméras de télévision. Le président vénézuélien a également condamné la tentative de putsch. En attendant, la situation semble bloquée au Venezuela, l’opposition souhaite jouer une autre carte. Si la mobilisation populaire ne suffit pas, elle envisage d’organiser une grève générale.

RA : Et puis le Venezuela qui se trouve au cœur d’un bras de fer entre les États-Unis et la Russie. Les États-Unis soutiens de Juan Guaido tandis que La Russie est l’alliée de Nicolas Maduro. Ce mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a évoqué « l’influence destructrice des États-Unis ». Réponse du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo, il affirme que la Russie « déstabilise » le Venezuela.

JZ : Et puis d’autres manifestations, cette fois en France.

RA : Comme chaque année les traditionnels défilés du 1er mai. Mais cette année était particulière en raison du mouvement des gilets jaunes, et d’ailleurs de nombreux gilets jaunes ont participé aux manifestations. Au total selon les autorités plus de 164 mille personnes ont manifesté dans tout le pays, près du double selon les syndicats. Et puis à noter quelques dégradations, mais moins que ce qui était caint en raison de la participation dans les cortèges d’éléments radicaux. Plus de 200 personnes ont été placées en garde à vue à Paris.

JZ : Le chef d’un groupe terroriste au Pakistan vient d’être placé sur une liste noire de l’ONU.

RA : Liste noire en général veut dire méfiance. On parle par exemple de liste noire de compagnies aériennes. Sur la liste dont on parle figurent notamment des dirigeants du groupe État islamique et d’Al Quaida. À leur encontre des sanctions internationales sont prévues. L’ONU vient donc de décider d’ajouter un chef islamiste pakistanais, du nom de Masood Azhar, fondateur du groupe Jaish-e-Mohammad. C’est ce groupe notamment qui était l’auteur de l’attentat au Cachemire au mois de février qui avait tué une quarantaine de paramilitaires indiens. La décision de son inscription sur la liste noire de l’ONU était réclamée depuis plusieurs années par les pays occidentaux, mais jusque-là la Chine refusait. Cette fois Pékin a accepté. Correspondance de Grégoire Pourtier.

Pékin a protégé Masood Azhar pendant plusieurs années. Pas forcément pour soutenir le leader du Jaish-e-Mohammed, mais en solidarité avec le Pakistan dont il est ressortissant. Masood Azhar est actif depuis 25 ans, son propre groupe est dénoncé par l’ONU depuis 2001, mais l’attentat sanglant de février, qui a relancé les tensions au Cachemire, avait rendu la situation intenable pour la diplomatie chinoise. Après des échecs en 2016 et 2017, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont donc revenus à la charge ces derniers mois, et le leader terroriste a finalement été placé sous régime de sanction cette semaine. Pour faire pression, les pays occidentaux ont envisagé fin mars de déposer une résolution. La Chine aurait pu y mettre son veto, mais aurait alors été exposée publiquement. Alors comme la question n’est absolument pas vitale pour ses propres intérêts, elle a préféré céder plus discrètement. Elle dit avoir obtenu les éclaircissements qu’elle réclamait pour s’aligner sur les autres membres du Comité des Sanctions, où les décisions doivent être prises l’unanimité. Et elle a réitéré son soutien au Pakistan, qu’elle considère comme un partenaire majeur dans la lutte contre le terrorisme, et qui n’a aujourd’hui pas d’autres choix que de faire profil bas. Grégoire Pourtier, New York, RFI.

JZ : Au Japon le prince héritier Naruhito est officiellement devenu empereur aujourd’hui.

RA : C’est une conséquence de la décision de son père Akihito d’abdiquer. Abdiquer cela veut dire laisser sa place sur le trône. C’est une première en plus de 200 ans au Japon, car habituellement la succession se fait quand l’empereur meurt. Aujourd’hui donc Naruhito âgé de 59 ans a reçu les objets symboliques qui font de lui le nouvel empereur : une épée, un bijou et un miroir. Et au cours de cette cérémonie, il a promis d’être toujours au côté du peuple. Cette succession pose une question : pourquoi pas, un jour, une femme empereur ? Le Premier ministre Shinzo Abe est contre. Mais le sujet divise la société. C’est un reportage à Tokyo de Bruno Duval.

Selon les sondages, 8 Japonais sur 10 prônent une réforme. C’est le cas de ce retraité. « Un homme ou une femme sur le trône, moi, ça m’est égal. Mais je me dis qu’une femme, ce serait bien, en termes de symbole. Et cela ferait certainement beaucoup progresser la cause des femmes, dans ce pays... » Mais les électeurs ultra-conservateurs, comme cet employé de bureau, ne veulent rien entendre. « Je n’y suis pas favorable. Cela me paraît important de garder absolument intacte une institution impériale qui est vieille de plus de 2600 ans ». Un tel sexisme institutionnalisé, cela agace ces deux femmes au foyer. « La société japonaise est encore assez patriarcale. Donc qu’une réforme favorable aux femmes n’aboutisse pas, cela n’a rien d’étonnant, malheureusement... » « Dans beaucoup de pays étrangers, des femmes sont bien chefs d’État ou de gouvernement. Donc pourquoi, au Japon, ne pourraient-elles pas monter sur le trône ? Je n’ai jamais compris comment on pouvait défendre un système pareil... » Un système qui, en plus, met en péril l’avenir de l’institution impériale. Car aujourd’hui, un seul et unique homme peut prétendre au trône pour la prochaine génération : le jeune prince Hisahito, qui est âgé de 12 ans. Donc s’il meurt sans avoir eu d’enfant mâle, plus aucun homme ne pourra monter sur le trône... et la plus vieille dynastie du monde disparaîtra. Bruno Duval, Tokyo, RFI.

JZ : Cette étude maintenant : les bébés nourris au sein ont moins de risque de devenir obèses.

RA : C’est une grande enquête qu’a réalisé l’Organisation mondiale de la Santé, concernant 30mille enfants âgés entre 6 et 9 ans dans 16 pays européens. Et effectivement elle démontre les bienfaits de l’allaitement donc le fait de nourrir au sein, face au lait en poudre. Le détail de cette étude, Lucie Bouteloup.

Les résultats de l’étude sont sans équivoque et établissent bien le lien entre la durée de l’allaitement des bébés et son caractère protecteur contre l’obésité. Ainsi, le risque d’être obèse augmente de 12 % pour un bébé ayant été allaité moins de 6 mois, et jusqu’à 22 % pour un nourrisson n’ayant jamais bu de lait maternel. Des chiffres qui devraient inciter les autorités de santé à « encourager l’allaitement », alors même que de nombreux pays européens peinent à lutter contre l’obésité infantile en dépit des politiques de prévention. Une meilleure formation des professionnels de santé, un encadrement plus strict du marketing des fabricants de lait en poudre- et une législation plus protectrice pour les mères allaitantes sont autant de pistes à suivre selon les auteurs de l’étude pour encourager cette pratique. Une pratique qui ne concerne que 26,4 % des femmes en France et seulement 22,6 % en Irlande, en prenant en compte l’allaitement exclusif et l’allaitement mixte. L’organisme international s’est fixé pour objectif d’atteindre au moins 50 % d’enfants en allaitement exclusif les 6 premiers mois d’ici 2025.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 01/05/2019 20:30:11

Journal en français facile 30/04/2019 20h00 GMT

Transcription

Charlotte Lalanne : Vous écoutez RFI il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel et 16 heures à Caracas. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, en compagnie de Clémentine Pawlotsky, bonsoir Clémentine !

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir Charlotte, bonsoir à tous.

CL : À la une de l’actualité ce soir : des militaires se soulèvent contre le régime de Nicolas Maduro au Vénézuéla. La tension est maximale, dans la capitale, Caracas. L’opposant Juan Guaido est apparu aux côtés de soldats dissidents, il promet la chute prochaine du président. Nicolas Maduro dénonce un coup d’État. 

CP : Des suicides d’étudiants en série en Inde : 22 adolescents se sont déjà donné la mort, tout cela à cause d’un échec au baccalauréat. 

CL : Et puis nous irons en Afghanistan, où les femmes attendent beaucoup de la Loya Jirga, deuxième jour ce mardi de la grande assemblée consultative qui réunit plus de 3 000 Afghans à Kaboul.

-----

CP : Coup d’État ou pas ? Au Venezuela la situation est très confuse en ce moment. La tension monte d’heure en heure, après le soulèvement de militaires. 

CL : Des soldats se sont ralliés, c’est-à-dire qu’ils se sont mis du côté de l’opposant Juan Guaido. Le président par intérim autoproclamé l’a confirmé sur les réseaux sociaux. Plus tôt, l’opposant Leopoldo Lopez a été libéré par des militaires rebelles. Dans la foulée, une base militaire a été prise par les opposants à Caracas, la capitale. Le régime de Nicolas Maduro dénonce un coup d’État, il a déployé des forces de l’ordre en masse, et depuis plusieurs heures maintenant les affrontements se multiplient avec les manifestants. On fait le point sur la situation avec Romain Lemaresquier.

C’est un véritable tournant dans la crise vénézuélienne. Les évènements de ce mardi ne permettent désormais plus de retour en arrière comme l’a confirmé le président autoproclamé Juan Guaido. Ce dernier appelle tous les Vénézuéliens et les militaires à le rejoindre et à descendre dans les rues pour faire pression sur le régime de Nicolas Maduro. Et ils sont des milliers à avoir répondu à cet appel. De son côté le régime de Nicolas Maduro fait front, en déployant des blindés dans les rues pour réprimer les opposants. D’ailleurs, un de ces véhicules blindés n’a pas hésité à écraser volontairement un groupe de manifestants. Les médias présents sur place font état de nombreux blessés dans différents points de la capitale. Nicolas Maduro, lui, dénonce un coup d’État, tout comme le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, personnage clef du régime. Ce soulèvement bénéficie du soutien de nombreux pays de la communauté internationale qui avaient déjà reconnu Juan Guaido comme étant le président légitime du Venezuela, parmi lesquels la Colombie, le Chili, le Pérou, l’Espagne et bien entendu les États-Unis. Un soulèvement par contre dénoncé par Cuba, la Bolivie, la Turquie ou encore la Russie, les alliés du régime de Nicolas Maduro.

CL : Romain Lemaresquier. Et puis la Maison-Blanche s’est exprimée officiellement il y a un peu plus d’une heure. Elle appelle le ministre de la Défense et les autres cadres du régime de Nicolas Madouro à rejoindre l’opposant Juan Guaido. Les États-Unis se tiennent « aux côtés du peuple vénézuélien » a dit Donald Trump sur Twitter. Et puis on apprend à l’instant que l’opposant Leopoldo Lopez s’est réfugié avec sa femme et ses enfants à la mission diplomatique du Chili à Caracas. Le ministre des affaires étrangères chilien vient de le confirmer. 

CP : Partons en Inde à présent, avec cette terrible vague de suicides.

CL : 22 adolescents écoliers se sont donné la mort dans l’État du Telangana. Leur point commun ? Tous ont été recalés au bac, cela veut dire qu’ils ont échoué à l’examen. Et il se trouve que certains correcteurs se seraient trompés. Les autorités ont lancé une enquête. Correspondance, Sébastien Farcis.

Il y a une semaine, Raju, 18 ans, est retrouvé pendu à l’arbre de son école. Il venait d’échouer à deux matières du bac. La veille, Jyothi, âgée de 17 ans, s’est immolée par le feu. Et elle n’a pas survécu. La vague de suicides d’étudiants n’en finit par de grandir. Plus de 300 000 bacheliers, soit environ un candidat sur trois dans cet État méridional du Telangana, ont été recalés, ce qui représente la fin du monde pour ces jeunes Indiens. La compétition pour entrer dans les bonnes universités est tellement grande que ces dernières n’acceptent que l’élite. Et la pression familiale finit de plonger ces jeunes dans la dépression en cas d’échec. Plusieurs suicides ont ainsi lieu chaque année à cette période, mais le nombre est exceptionnel cette année, car des examinateurs ont fait de graves erreurs. Le gouvernement régional vient donc de sanctionner certains professeurs et d’exiger le réexamen des copies des étudiants recalés. Sébastien Farcis, New Delhi, RFI.

CP : En Afghanistan, la Loya Jirga bat son plein.

CL : Vous savez c’est cette grande assemblée consultative. Elle s’est ouverte lundi, elle doit durer quatre jours. 3 200 personnes y participent et parmi elles, 1500 femmes qui comptent bien saisir cette occasion pour revendiquer leurs droits. Elles veulent obtenir la garantie qu’elles seront bien défendues par la société et par le gouvernement lors des négociations de paix avec les talibans. Reportage à Kaboul de Sonia Ghezali.

Moqadesa Ahmadi, est une militante de la société civile, elle a fait le déplacement de Jalalabad dans l’est de l’Afghanistan pour transmettre son message : « Nous sommes venus dire ce que nous attendons des talibans, de la communauté internationale, nous les femmes sommes venues dire ce que nous attendons du processus de paix, nous voulons conserver les droits que nous avons. » Razia Barakai, au quatrième rang de l’assemblée hier écoutait avec beaucoup d’attention le discours du président Ashraf Ghani et du chef de la Loya Jirha, Abdul Sayyaf, qui s’est voulu rassurant sur le respect des droits des femmes dans les négociations : « Nous voulons parler de toutes les difficultés de l’Afghanistan, et pas seulement de celles des femmes. Nous voulons avoir notre mot à dire sur ces négociations de paix. » Lina Shirzada, journaliste dans la province du Badakhshan qu’elle représente au sein de La Loya Jirga souhaite, elle, envoyer un message très clair aux talibans : « Il faut que les talibans écoutent et acceptent ce que l’on a à dire. On ne veut pas retourner en arrière. Depuis 18 ans, on a réalisé des progrès dans tous les domaines. On ne veut pas d’une régression. On ne veut pas perdre la liberté acquise ces dernières années après les négociations. C’est pour ça que les femmes doivent participer à ces négociations, pour défendre nos droits. » Même si les insurgés ne participent pas à la Loya Jirga, elles comptent surtout sur les participants pour faire des droits des femmes une ligne rouge dans les négociations. Sonia Ghezali, Kaboul, RFI.

CL : Au Bénin, la mission d’observation électorale de l’Union africaine confirme de graves incidents survenus dimanche, le jour des élections législatives, dans le nord du pays. Des violences au cours desquelles plusieurs personnes ont perdu la vie. Les autorités béninoises avaient d’abord démenti ces informations révélées par la société civile. L’Union africaine appelle toutes les parties prenantes au processus électoral à la retenue. Déclaration faite aujourd’hui par le porte-parole de la mission d’observation de l’Union africaine, le député ivoirien Aboubacar Koné.

CP : La fête du Travail va-t-elle tourner à l’émeute demain en France ? 

CL : Les forces de l’ordre se préparent à un 1er mai très tendu. 1 000 à 2 000 casseurs sont attendus à Paris. Emmanuel Macron a demandé la plus grande fermeté en cas de violences. 7 400 policiers et gendarmes seront mobilisés à Paris. Le cortège principal de l’intersyndicale doit partir à 14h30 de la gare Montparnasse pour rejoindre la place d’Italie. 

CP : C’est une pollution silencieuse, pourtant présente partout, dans notre quotidien.

CL : La pollution au plastique. Les déchets issus du plastique, de l’électronique et des produits chimiques dangereux sont responsables à eux seuls de plus d’un million et demi de morts par an. C’est l’Organisation mondiale de la santé qui le dit. Une réunion a lieu en ce moment à Genève pour combattre ce fléau. Jérémie Lanche.

PCB, DDT, PCDD... Derrière ces acronymes aux noms barbares se cachent des tueurs en série. Utilisés partout en chimie, pour l’industrie, la production d’insecticides ou de carburants. Tous ont des effets désastreux sur l’organisme. Allergie, diabète, cancers. Rolph Payet est le secrétaire général des conventions de Bâle, Rotterdam et Stockholm. Elles visent à limiter l’utilisation de ces substances, considérées comme des déchets : « Aujourd’hui, beaucoup de ces déchets viennent en réalité de nos maisons. Tout ce que les gens jettent. Les téléphones, les batteries, les produits nettoyants... Et de plus en plus, des plastiques. En tant que tel, certes le plastique n’est pas dangereux quand on l’utilise. Mais quand il se dégrade, il libère certains composants qui eux sont toxiques. Et qui peuvent provoquer des problèmes de santé. » Pendant deux semaines, les États partis aux 3 conventions se réunissent à Genève pour décider ou pas d’allonger la liste de ces produits dangereux. Deux composés chimiques pourraient être définitivement bannis. Le Dicofol, un pesticide utilisé contre les acariens. Et le PFOA, soupçonné de provoquer des cancers des testicules, des reins et des troubles de la thyroïde. On le retrouve dans certains textiles, dans les tapis, les peintures, mais aussi dans les poêles antiadhésives. L’Europe a d’ores et déjà décidé de l’interdire à partir de 2020. Jérémie Lanche, Genève, RFI.

CL : Et puis en football, c’est le choc des inattendus ce soir en Ligue des champions. L’Ajax rencontre Tottenham. L’Ajax qui mène 1 à zéro à la mi-temps pour ces demi-finales aller de la Ligue des champions. C’est la fin de ce Journal en français facile, bientôt 22h10 à Paris, merci Clémentine Pawlotsky !



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Journal en français facile 30/04/2019 20h00 GMT

Transcription

Charlotte Lalanne : Vous écoutez RFI il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel et 16 heures à Caracas. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, en compagnie de Clémentine Pawlotsky, bonsoir Clémentine !

Clémentine Pawlotsky : Bonsoir Charlotte, bonsoir à tous.

CL : À la une de l’actualité ce soir : des militaires se soulèvent contre le régime de Nicolas Maduro au Vénézuéla. La tension est maximale, dans la capitale, Caracas. L’opposant Juan Guaido est apparu aux côtés de soldats dissidents, il promet la chute prochaine du président. Nicolas Maduro dénonce un coup d’État. 

CP : Des suicides d’étudiants en série en Inde : 22 adolescents se sont déjà donné la mort, tout cela à cause d’un échec au baccalauréat. 

CL : Et puis nous irons en Afghanistan, où les femmes attendent beaucoup de la Loya Jirga, deuxième jour ce mardi de la grande assemblée consultative qui réunit plus de 3 000 Afghans à Kaboul.

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CP : Coup d’État ou pas ? Au Venezuela la situation est très confuse en ce moment. La tension monte d’heure en heure, après le soulèvement de militaires. 

CL : Des soldats se sont ralliés, c’est-à-dire qu’ils se sont mis du côté de l’opposant Juan Guaido. Le président par intérim autoproclamé l’a confirmé sur les réseaux sociaux. Plus tôt, l’opposant Leopoldo Lopez a été libéré par des militaires rebelles. Dans la foulée, une base militaire a été prise par les opposants à Caracas, la capitale. Le régime de Nicolas Maduro dénonce un coup d’État, il a déployé des forces de l’ordre en masse, et depuis plusieurs heures maintenant les affrontements se multiplient avec les manifestants. On fait le point sur la situation avec Romain Lemaresquier.

C’est un véritable tournant dans la crise vénézuélienne. Les évènements de ce mardi ne permettent désormais plus de retour en arrière comme l’a confirmé le président autoproclamé Juan Guaido. Ce dernier appelle tous les Vénézuéliens et les militaires à le rejoindre et à descendre dans les rues pour faire pression sur le régime de Nicolas Maduro. Et ils sont des milliers à avoir répondu à cet appel. De son côté le régime de Nicolas Maduro fait front, en déployant des blindés dans les rues pour réprimer les opposants. D’ailleurs, un de ces véhicules blindés n’a pas hésité à écraser volontairement un groupe de manifestants. Les médias présents sur place font état de nombreux blessés dans différents points de la capitale. Nicolas Maduro, lui, dénonce un coup d’État, tout comme le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, personnage clef du régime. Ce soulèvement bénéficie du soutien de nombreux pays de la communauté internationale qui avaient déjà reconnu Juan Guaido comme étant le président légitime du Venezuela, parmi lesquels la Colombie, le Chili, le Pérou, l’Espagne et bien entendu les États-Unis. Un soulèvement par contre dénoncé par Cuba, la Bolivie, la Turquie ou encore la Russie, les alliés du régime de Nicolas Maduro.

CL : Romain Lemaresquier. Et puis la Maison-Blanche s’est exprimée officiellement il y a un peu plus d’une heure. Elle appelle le ministre de la Défense et les autres cadres du régime de Nicolas Madouro à rejoindre l’opposant Juan Guaido. Les États-Unis se tiennent « aux côtés du peuple vénézuélien » a dit Donald Trump sur Twitter. Et puis on apprend à l’instant que l’opposant Leopoldo Lopez s’est réfugié avec sa femme et ses enfants à la mission diplomatique du Chili à Caracas. Le ministre des affaires étrangères chilien vient de le confirmer. 

CP : Partons en Inde à présent, avec cette terrible vague de suicides.

CL : 22 adolescents écoliers se sont donné la mort dans l’État du Telangana. Leur point commun ? Tous ont été recalés au bac, cela veut dire qu’ils ont échoué à l’examen. Et il se trouve que certains correcteurs se seraient trompés. Les autorités ont lancé une enquête. Correspondance, Sébastien Farcis.

Il y a une semaine, Raju, 18 ans, est retrouvé pendu à l’arbre de son école. Il venait d’échouer à deux matières du bac. La veille, Jyothi, âgée de 17 ans, s’est immolée par le feu. Et elle n’a pas survécu. La vague de suicides d’étudiants n’en finit par de grandir. Plus de 300 000 bacheliers, soit environ un candidat sur trois dans cet État méridional du Telangana, ont été recalés, ce qui représente la fin du monde pour ces jeunes Indiens. La compétition pour entrer dans les bonnes universités est tellement grande que ces dernières n’acceptent que l’élite. Et la pression familiale finit de plonger ces jeunes dans la dépression en cas d’échec. Plusieurs suicides ont ainsi lieu chaque année à cette période, mais le nombre est exceptionnel cette année, car des examinateurs ont fait de graves erreurs. Le gouvernement régional vient donc de sanctionner certains professeurs et d’exiger le réexamen des copies des étudiants recalés. Sébastien Farcis, New Delhi, RFI.

CP : En Afghanistan, la Loya Jirga bat son plein.

CL : Vous savez c’est cette grande assemblée consultative. Elle s’est ouverte lundi, elle doit durer quatre jours. 3 200 personnes y participent et parmi elles, 1500 femmes qui comptent bien saisir cette occasion pour revendiquer leurs droits. Elles veulent obtenir la garantie qu’elles seront bien défendues par la société et par le gouvernement lors des négociations de paix avec les talibans. Reportage à Kaboul de Sonia Ghezali.

Moqadesa Ahmadi, est une militante de la société civile, elle a fait le déplacement de Jalalabad dans l’est de l’Afghanistan pour transmettre son message : « Nous sommes venus dire ce que nous attendons des talibans, de la communauté internationale, nous les femmes sommes venues dire ce que nous attendons du processus de paix, nous voulons conserver les droits que nous avons. » Razia Barakai, au quatrième rang de l’assemblée hier écoutait avec beaucoup d’attention le discours du président Ashraf Ghani et du chef de la Loya Jirha, Abdul Sayyaf, qui s’est voulu rassurant sur le respect des droits des femmes dans les négociations : « Nous voulons parler de toutes les difficultés de l’Afghanistan, et pas seulement de celles des femmes. Nous voulons avoir notre mot à dire sur ces négociations de paix. » Lina Shirzada, journaliste dans la province du Badakhshan qu’elle représente au sein de La Loya Jirga souhaite, elle, envoyer un message très clair aux talibans : « Il faut que les talibans écoutent et acceptent ce que l’on a à dire. On ne veut pas retourner en arrière. Depuis 18 ans, on a réalisé des progrès dans tous les domaines. On ne veut pas d’une régression. On ne veut pas perdre la liberté acquise ces dernières années après les négociations. C’est pour ça que les femmes doivent participer à ces négociations, pour défendre nos droits. » Même si les insurgés ne participent pas à la Loya Jirga, elles comptent surtout sur les participants pour faire des droits des femmes une ligne rouge dans les négociations. Sonia Ghezali, Kaboul, RFI.

CL : Au Bénin, la mission d’observation électorale de l’Union africaine confirme de graves incidents survenus dimanche, le jour des élections législatives, dans le nord du pays. Des violences au cours desquelles plusieurs personnes ont perdu la vie. Les autorités béninoises avaient d’abord démenti ces informations révélées par la société civile. L’Union africaine appelle toutes les parties prenantes au processus électoral à la retenue. Déclaration faite aujourd’hui par le porte-parole de la mission d’observation de l’Union africaine, le député ivoirien Aboubacar Koné.

CP : La fête du Travail va-t-elle tourner à l’émeute demain en France ? 

CL : Les forces de l’ordre se préparent à un 1er mai très tendu. 1 000 à 2 000 casseurs sont attendus à Paris. Emmanuel Macron a demandé la plus grande fermeté en cas de violences. 7 400 policiers et gendarmes seront mobilisés à Paris. Le cortège principal de l’intersyndicale doit partir à 14h30 de la gare Montparnasse pour rejoindre la place d’Italie. 

CP : C’est une pollution silencieuse, pourtant présente partout, dans notre quotidien.

CL : La pollution au plastique. Les déchets issus du plastique, de l’électronique et des produits chimiques dangereux sont responsables à eux seuls de plus d’un million et demi de morts par an. C’est l’Organisation mondiale de la santé qui le dit. Une réunion a lieu en ce moment à Genève pour combattre ce fléau. Jérémie Lanche.

PCB, DDT, PCDD... Derrière ces acronymes aux noms barbares se cachent des tueurs en série. Utilisés partout en chimie, pour l’industrie, la production d’insecticides ou de carburants. Tous ont des effets désastreux sur l’organisme. Allergie, diabète, cancers. Rolph Payet est le secrétaire général des conventions de Bâle, Rotterdam et Stockholm. Elles visent à limiter l’utilisation de ces substances, considérées comme des déchets : « Aujourd’hui, beaucoup de ces déchets viennent en réalité de nos maisons. Tout ce que les gens jettent. Les téléphones, les batteries, les produits nettoyants... Et de plus en plus, des plastiques. En tant que tel, certes le plastique n’est pas dangereux quand on l’utilise. Mais quand il se dégrade, il libère certains composants qui eux sont toxiques. Et qui peuvent provoquer des problèmes de santé. » Pendant deux semaines, les États partis aux 3 conventions se réunissent à Genève pour décider ou pas d’allonger la liste de ces produits dangereux. Deux composés chimiques pourraient être définitivement bannis. Le Dicofol, un pesticide utilisé contre les acariens. Et le PFOA, soupçonné de provoquer des cancers des testicules, des reins et des troubles de la thyroïde. On le retrouve dans certains textiles, dans les tapis, les peintures, mais aussi dans les poêles antiadhésives. L’Europe a d’ores et déjà décidé de l’interdire à partir de 2020. Jérémie Lanche, Genève, RFI.

CL : Et puis en football, c’est le choc des inattendus ce soir en Ligue des champions. L’Ajax rencontre Tottenham. L’Ajax qui mène 1 à zéro à la mi-temps pour ces demi-finales aller de la Ligue des champions. C’est la fin de ce Journal en français facile, bientôt 22h10 à Paris, merci Clémentine Pawlotsky !



Voir le flux - 30/04/2019 20:15:04

Faire un trou à la Lune

Cette semaine, la puce « fait un trou à la lune » et revient sur quelques expressions autour de cet astre mystérieux en compagnie de Sylvie brunet. Les CM1 de Mme Ginet de l’école Nordmann à Paris, toujours prêts à nous décrocher la lune, nous régalent avec leurs propositions de définition.

Une chronique de De vive(s) voix.



Voir le flux - 30/04/2019 12:04:50

Espagne : les élections législatives

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 30/04/2019 11:58:04