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Le/la Prof

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Il est normal que le 8 mars, en cette journée internationale du droit des femmes, on parle du rapport de la langue avec les genres, de la façon dont bien souvent les langues, et la française en particulier, sont le reflet de l’inégalité des sexes. Heureusement les choses évoluent, même si cela ne va pas très vite. Et en particulier une institution aussi conservatrice que l’Académie française a modifié des positions qui ont été longtemps réactionnaires, notamment quand Maurice Druon en était Secrétaire Perpétuel. Il est donc admis de parler d’une autrice, et la présidente n’est pas seulement la femme du président. Le linguiste Bernard Cerquiglini, au micro de Pascal Paradou, en parlait hier sur RFI.

Mais on peut remarquer que ces changements concernent bien plus une langue surveillée, une langue châtiée, officielle, qu’une langue populaire ou même courante. A l’oral, dans l’expression quotidienne, il y a bien longtemps que la féminisation est à l’œuvre sans que personne n’y trouve rien à redire. Et cela se manifeste particulièrement par rapport à deux sortes de termes très fréquents : les diminutifs et les mots qui se terminent par un « e », c’est-à-dire qui ne se prêtent pas vraiment à une féminisation. Autrement dit, pour employer un langage de cuistre, les apocopes et les épicènes.

En effet les apocopes sont les mots tronqués, ceux qu’on abrège, pour faire plus court à l’oral. L’exemple le plus courant est celui du prof. Diminutif de professeur évidemment. Et on sait que la profession enseignante a été l’une des premières à se féminiser parmi celles qui exigent un certain niveau d’études. Donc il y a bien longtemps qu’il y a des professeures – un mot qu’on peut écrire aujourd’hui avec un « e » final, bien que ce ne soit pas l’usage unique. Et depuis que les élèves, quand ils sont entre eux, et les profs, quand ils sont entre eux, parlent de cette fonction, ils parlent du prof pour un homme, et de la prof pour une femme. Pas de problème d’orthographe ! Cet usage est essentiellement oral, donc l’orthographe le concerne peu. Mais même quand on écrit, on n’aura pas l’idée de féminiser un mot par sa graphie. L’article est là pour donner le genre : le prof, la prof. Et quand l’article est élidé parce que le mot commence par une voyelle, la suite de la phrase atteste le féminin : l’instit est gentil, ou l’instit est gentille. Si c’est si facile, c’est précisément parce qu’en coupant le mot, on lui laisse comme lettre finale une consonne qui se prononce. Ce qui arrive très peu dans le français académique. Autre profession qui s’est très largement féminisée ces dernières décennies, la magistrature. Et on assiste au même phénomène : familièrement on parle du proc pour désigner le procureure. Si c’est une femme, on parle de la proc.

Et pour les mots qui se terminent par en « e », on assiste bien souvent à une féminisation sans douleur : le juge, la juge. Et c’est là qu’on a souvent assisté à une différence entre la langue officielle et la langue courante : on a longtemps parlé d’un ministre même si c’était une femme, alors que spontanément on parlait de la ministre. On disait officiellement Madame le ministre, comme si ce mot désignait la fonction et non la personne, et que la fonction n’avait pas de sexe. Mais sorti du journal officiel, on disait facilement Madame la ministre.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 08/03/2019 10:00:06

Les femmes, leur corps, leurs droits !

Quelle est la place et le pouvoir des femmes dans nos sociétés en 2019 ? Écoutez Geneviève Garrigos - responsable région Amérique à Amnesty International - au micro de Marie-France Chatin dans Géopolitique, le débat.


Voir le flux - 08/03/2019 09:46:26

Journal en français facile 07/03/2019 20h00 GMT

Transcription

 

Adrien Delgrange : RFI 21h à Paris. Avec ce soir Sylvie Berruet pour vous présenter votre Journal en français facile. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Nous parlerons football. Rennes vient de réaliser un exploit en battant Arsenal 3-1 en ligue Europa retour sur cette belle victoire dès le début du journal. Dans ce journal par ailleurs, le djihadiste français, Medhi Nemouche, jugé coupable de la tuerie au musée juif de Bruxelles.

SB : Un attentat mortel aujourd’hui à Kaboul revendiqué par le groupe État islamique.

AD : Une série d’expulsion au Venezuela, le témoignage a suivre d’un journaliste américain arrêté à son domicile puis reconduit à la frontière.

SB : En Thaïlande, à deux semaines des élections pour élire les députés, un grand parti d’opposition n’a plus le droit de présenter des candidats.

AD : Voilà pour les titres.

------

AD : L’équipe de Rennes qui redonne des couleurs au football français après la défaite des Parisiens hier soir. Rennes - Arsenal, c’était la belle l’affiche de ce 8e de finale aller de la Ligue Europa. Très vite mené les Rennais ont réussi a inversé de la tendance et belle maniéré. Cédric de Oliveira vous avez suivi la rencontre.

[Transcription manquante]

AD : Cédric de Oliveira au Rohazon park.

SB : Le djihadiste français Mehdi Nemmouche a été déclaré coupable des quatre assassinats à caractère « terroriste » commis le 24 mai 2014 au musée juif de Bruxelles.

AD : Annonce la présidente de la cour d’assises qui le jugeait depuis deux mois. Mehdi Nemmouche encourt la réclusion à perpétuité c’est-à-dire la prison à vie. La peine exacte de prison doit faire l’objet d’une nouvelle décision de la cour, dont le résultat sera annoncé demain vendredi.

SB : En Afghanistan, une attaque terroriste revendiquée par l’État islamique.

AD : À Kaboul, ce matin, lors d’un rassemblement politique en plein air, une explosion a retenti puis des obus de mortier ont été tirés sur la foule. Bilan humain : au moins trois morts et 32 blessés.

SB : Avocats et journalistes ont manifesté aujourd’hui à Alger contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

AD : Ils étaient environ un millier rassemblés devant le siège du Conseil constitutionnel. Un rassemblement à la veille d’un 3e vendredi de protestation dans tout le pays pour lequel la mobilisation s’annonce forte. Pendant ce temps-là, le directeur de campagne d’Abdel Aziz Bouteflika communique sur l’état de santé du président : « Abdelaziz Bouteflika n’inspire “aucune inquiétude” et les examens qu’il subit depuis plus de dix jours en Suisse sont bientôt terminés ». 

SB : Un journaliste américain a été expulsé du Venezuela, il est à l’heure actuelle dans l’avion qui le ramène aux États-Unis.

AD : Le pouvoir de Nicolas Maduro reproche à Coddy Weddle son traitement de l’information au sujet de la crise vénézuélienne. Voilà cinq ans qu’il était correspondant au Venezuela pour plusieurs médias, dont la chaîne ABC. Hier matin, des policiers sont venus à son domicile pour l’interpeller Coddy Weddle raconte son arrestation à Marie Normand.

On a sonné à ma porte. Il y avait quatre membres de la direction du contre-espionnage vénézuélien ; ils étaient lourdement armés. Ils ont fouillé toutes mes affaires puis m’ont emmené à leur quartier général. J’y suis resté une grande partie de la journée. Ils m’ont interrogé, ils étaient particulièrement intéressés par un reportage que j’ai fait sur l’ambiance actuelle au sein des forces de sécurité vénézuélienne. On m’a ensuite emmené dans une autre pièce. De temps à autre un responsable venait et m’appuyait sur l’épaule pour me demander le mot de passe de mon ordinateur, l’identité de telle ou telle personne, qui travaille avec moi ou dont ils avaient trouvé le nom dans mon téléphone. Ils m’ont arrêté pour les motifs suivants : vol de matériel militaire, espionnage et trahison envers le Venezuela c’est ce qui était écrit sur le mandat qui a permis de fouiller mon appartement qui selon ce que l’on m’a dit a été signé par une cour militaire, ce qui techniquement ne devrait pas être le cas puisque je suis un civil. 

SB : Parlons à présent de Politique en Thaïlande où les élections législatives sont prévues le 24 mars prochain.

AD : À deux semaines de ces élections pour élire les députés, l’un des principaux partis d’opposition, le parti Thaï Raksa Charte, a été dissous, autrement dit il ne pourra pas présenter de candidats. Décision des juges de la cour Constitutionnelle. Explications à Bangkok pour RFI Carol Isoux.

Devant quelques centaines de supporters et près d’un millier de policiers rassemblés par crainte d’éventuels débordements, le verdict est tombé : dissolution du parti et interdiction de vie politique pendant 10 ans pour ses dirigeants. Le motif : des actes jugés « hostiles envers la monarchie », le parti Thaï Raksa Chart avait mis en avant la candidature au poste de Premier ministre de la sœur du Roi. Avec du mal à contenir son émotion, son leader Prichapol Pongpanit s’est défendu d’avoir voulu porter atteinte à l’institution la plus sacrée du pays. « Nous avons essayer de faire notre devoir avec honnête, avec droiture. Nous voulions servir notre pays du mieux possible dans une optique de développement et de réconciliation, nos intentions étaient pures. Pour nous il est trop tard, nous ne pourrons pas participer à ces élections, mais il y a encore beaucoup de problèmes à régler dans notre société, il faut que ceux qui restent continuent et travaillent dur ». Cette dissolution, à deux semaines du scrutin, alors que plus aucune nouvelle candidature n’est possible, d’un parti allié au principal parti d’opposition, avantage clairement les militaires au pouvoir.

SB : Dans le nord de la France, les douaniers veulent se faire entendre !

AD : Et pour cela ils ont trouvé une technique depuis 4 jours maintenant, les agents des douanes de Calais et Dunkerque effectuent des contrôles plus longs. Ils fouillent d’avantages les camions et les valises des voyageurs qui veulent se rendre en Angleterre. Les douaniers font cela pour réclamer au gouvernement français des moyens supplémentaires,à quelques jours d’un éventuel Brexit.

SB : Conséquences sur le terrain, le temps d’attente est allongé et notamment pour les chauffeurs de camion qui patientent de longues heures. Reportage près de Calais, Pauline Gleize.

Pas d’engorgement total, les autorités tentent de limiter les difficultés aux abords de Calais, du tunnel sous la manche et du port. Des aires de stockages ont été mises en place, alors que sur certaines portions de l’autoroute, la circulation est fluide avec peu de poids lourds. Sur d’autres, la circulation a été aménagée. Les forces de l’ordre que l’on croise très régulièrement répartissent le trafic : d’un côté les voitures, qui peuvent continuer. De l’autre les camions, mis en attente, des zones de stockage qui se vident et se remplissent au fur et à mesure selon la préfecture. Sur une petite aire de repos. L’un des chauffeurs routiers ne cache pas son exaspération : ailleurs il n’y a pas de problème, il n’y a qu’en France que cela ne roule pas s’exclame-t-il du haut de sa cabine, tandis qu’un autre demande des informations à ses collègues pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et comment faire. Ces chauffeurs étrangers n’ont pas forcément connaissance de l’opération menée par les douaniers français et encore moins de leurs revendications. Des revendications en partie liées au Brexit, malgré les renforts promis, l’intersyndicale dénonce un manque de moyen mis en œuvre pour y faire face. Mais le Brexit, ce n’est que l’étincelle. L’intersyndicale dénonce surtout une baisse du pouvoir d’achat des agents et réclame une revalorisation des heures de nuit et une prise en charge à hauteur de 50 % de la mutuelle santé comme c’est le cas dans le privé. Pauline Gleize, Calais, RFI.

AD : C’est la fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 07/03/2019 20:45:03

Journal en français facile 07/03/2019 20h00 GMT

Transcription

 

Adrien Delgrange : RFI 21h à Paris. Avec ce soir Sylvie Berruet pour vous présenter votre Journal en français facile. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Nous parlerons football. Rennes vient de réaliser un exploit en battant Arsenal 3-1 en ligue Europa retour sur cette belle victoire dès le début du journal. Dans ce journal par ailleurs, le djihadiste français, Medhi Nemouche, jugé coupable de la tuerie au musée juif de Bruxelles.

SB : Un attentat mortel aujourd’hui à Kaboul revendiqué par le groupe État islamique.

AD : Une série d’expulsion au Venezuela, le témoignage a suivre d’un journaliste américain arrêté à son domicile puis reconduit à la frontière.

SB : En Thaïlande, à deux semaines des élections pour élire les députés, un grand parti d’opposition n’a plus le droit de présenter des candidats.

AD : Voilà pour les titres.

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AD : L’équipe de Rennes qui redonne des couleurs au football français après la défaite des Parisiens hier soir. Rennes - Arsenal, c’était la belle l’affiche de ce 8e de finale aller de la Ligue Europa. Très vite mené les Rennais ont réussi a inversé de la tendance et belle maniéré. Cédric de Oliveira vous avez suivi la rencontre.

[Transcription manquante]

AD : Cédric de Oliveira au Rohazon park.

SB : Le djihadiste français Mehdi Nemmouche a été déclaré coupable des quatre assassinats à caractère « terroriste » commis le 24 mai 2014 au musée juif de Bruxelles.

AD : Annonce la présidente de la cour d’assises qui le jugeait depuis deux mois. Mehdi Nemmouche encourt la réclusion à perpétuité c’est-à-dire la prison à vie. La peine exacte de prison doit faire l’objet d’une nouvelle décision de la cour, dont le résultat sera annoncé demain vendredi.

SB : En Afghanistan, une attaque terroriste revendiquée par l’État islamique.

AD : À Kaboul, ce matin, lors d’un rassemblement politique en plein air, une explosion a retenti puis des obus de mortier ont été tirés sur la foule. Bilan humain : au moins trois morts et 32 blessés.

SB : Avocats et journalistes ont manifesté aujourd’hui à Alger contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

AD : Ils étaient environ un millier rassemblés devant le siège du Conseil constitutionnel. Un rassemblement à la veille d’un 3e vendredi de protestation dans tout le pays pour lequel la mobilisation s’annonce forte. Pendant ce temps-là, le directeur de campagne d’Abdel Aziz Bouteflika communique sur l’état de santé du président : « Abdelaziz Bouteflika n’inspire “aucune inquiétude” et les examens qu’il subit depuis plus de dix jours en Suisse sont bientôt terminés ». 

SB : Un journaliste américain a été expulsé du Venezuela, il est à l’heure actuelle dans l’avion qui le ramène aux États-Unis.

AD : Le pouvoir de Nicolas Maduro reproche à Coddy Weddle son traitement de l’information au sujet de la crise vénézuélienne. Voilà cinq ans qu’il était correspondant au Venezuela pour plusieurs médias, dont la chaîne ABC. Hier matin, des policiers sont venus à son domicile pour l’interpeller Coddy Weddle raconte son arrestation à Marie Normand.

On a sonné à ma porte. Il y avait quatre membres de la direction du contre-espionnage vénézuélien ; ils étaient lourdement armés. Ils ont fouillé toutes mes affaires puis m’ont emmené à leur quartier général. J’y suis resté une grande partie de la journée. Ils m’ont interrogé, ils étaient particulièrement intéressés par un reportage que j’ai fait sur l’ambiance actuelle au sein des forces de sécurité vénézuélienne. On m’a ensuite emmené dans une autre pièce. De temps à autre un responsable venait et m’appuyait sur l’épaule pour me demander le mot de passe de mon ordinateur, l’identité de telle ou telle personne, qui travaille avec moi ou dont ils avaient trouvé le nom dans mon téléphone. Ils m’ont arrêté pour les motifs suivants : vol de matériel militaire, espionnage et trahison envers le Venezuela c’est ce qui était écrit sur le mandat qui a permis de fouiller mon appartement qui selon ce que l’on m’a dit a été signé par une cour militaire, ce qui techniquement ne devrait pas être le cas puisque je suis un civil. 

SB : Parlons à présent de Politique en Thaïlande où les élections législatives sont prévues le 24 mars prochain.

AD : À deux semaines de ces élections pour élire les députés, l’un des principaux partis d’opposition, le parti Thaï Raksa Charte, a été dissous, autrement dit il ne pourra pas présenter de candidats. Décision des juges de la cour Constitutionnelle. Explications à Bangkok pour RFI Carol Isoux.

Devant quelques centaines de supporters et près d’un millier de policiers rassemblés par crainte d’éventuels débordements, le verdict est tombé : dissolution du parti et interdiction de vie politique pendant 10 ans pour ses dirigeants. Le motif : des actes jugés « hostiles envers la monarchie », le parti Thaï Raksa Chart avait mis en avant la candidature au poste de Premier ministre de la sœur du Roi. Avec du mal à contenir son émotion, son leader Prichapol Pongpanit s’est défendu d’avoir voulu porter atteinte à l’institution la plus sacrée du pays. « Nous avons essayer de faire notre devoir avec honnête, avec droiture. Nous voulions servir notre pays du mieux possible dans une optique de développement et de réconciliation, nos intentions étaient pures. Pour nous il est trop tard, nous ne pourrons pas participer à ces élections, mais il y a encore beaucoup de problèmes à régler dans notre société, il faut que ceux qui restent continuent et travaillent dur ». Cette dissolution, à deux semaines du scrutin, alors que plus aucune nouvelle candidature n’est possible, d’un parti allié au principal parti d’opposition, avantage clairement les militaires au pouvoir.

SB : Dans le nord de la France, les douaniers veulent se faire entendre !

AD : Et pour cela ils ont trouvé une technique depuis 4 jours maintenant, les agents des douanes de Calais et Dunkerque effectuent des contrôles plus longs. Ils fouillent d’avantages les camions et les valises des voyageurs qui veulent se rendre en Angleterre. Les douaniers font cela pour réclamer au gouvernement français des moyens supplémentaires,à quelques jours d’un éventuel Brexit.

SB : Conséquences sur le terrain, le temps d’attente est allongé et notamment pour les chauffeurs de camion qui patientent de longues heures. Reportage près de Calais, Pauline Gleize.

Pas d’engorgement total, les autorités tentent de limiter les difficultés aux abords de Calais, du tunnel sous la manche et du port. Des aires de stockages ont été mises en place, alors que sur certaines portions de l’autoroute, la circulation est fluide avec peu de poids lourds. Sur d’autres, la circulation a été aménagée. Les forces de l’ordre que l’on croise très régulièrement répartissent le trafic : d’un côté les voitures, qui peuvent continuer. De l’autre les camions, mis en attente, des zones de stockage qui se vident et se remplissent au fur et à mesure selon la préfecture. Sur une petite aire de repos. L’un des chauffeurs routiers ne cache pas son exaspération : ailleurs il n’y a pas de problème, il n’y a qu’en France que cela ne roule pas s’exclame-t-il du haut de sa cabine, tandis qu’un autre demande des informations à ses collègues pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et comment faire. Ces chauffeurs étrangers n’ont pas forcément connaissance de l’opération menée par les douaniers français et encore moins de leurs revendications. Des revendications en partie liées au Brexit, malgré les renforts promis, l’intersyndicale dénonce un manque de moyen mis en œuvre pour y faire face. Mais le Brexit, ce n’est que l’étincelle. L’intersyndicale dénonce surtout une baisse du pouvoir d’achat des agents et réclame une revalorisation des heures de nuit et une prise en charge à hauteur de 50 % de la mutuelle santé comme c’est le cas dans le privé. Pauline Gleize, Calais, RFI.

AD : C’est la fin de ce Journal en français facile.



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Journal en français facile 07/03/2019 20h00 GMT

Transcription

 

Adrien Delgrange : RFI 21h à Paris. Avec ce soir Sylvie Berruet pour vous présenter votre Journal en français facile. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Nous parlerons football. Rennes vient de réaliser un exploit en battant Arsenal 3-1 en ligue Europa retour sur cette belle victoire dès le début du journal. Dans ce journal par ailleurs, le djihadiste français, Medhi Nemouche, jugé coupable de la tuerie au musée juif de Bruxelles.

SB : Un attentat mortel aujourd’hui à Kaboul revendiqué par le groupe État islamique.

AD : Une série d’expulsion au Venezuela, le témoignage a suivre d’un journaliste américain arrêté à son domicile puis reconduit à la frontière.

SB : En Thaïlande, à deux semaines des élections pour élire les députés, un grand parti d’opposition n’a plus le droit de présenter des candidats.

AD : Voilà pour les titres.

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AD : L’équipe de Rennes qui redonne des couleurs au football français après la défaite des Parisiens hier soir. Rennes - Arsenal, c’était la belle l’affiche de ce 8e de finale aller de la Ligue Europa. Très vite mené les Rennais ont réussi a inversé de la tendance et belle maniéré. Cédric de Oliveira vous avez suivi la rencontre.

[Transcription manquante]

AD : Cédric de Oliveira au Rohazon park.

SB : Le djihadiste français Mehdi Nemmouche a été déclaré coupable des quatre assassinats à caractère « terroriste » commis le 24 mai 2014 au musée juif de Bruxelles.

AD : Annonce la présidente de la cour d’assises qui le jugeait depuis deux mois. Mehdi Nemmouche encourt la réclusion à perpétuité c’est-à-dire la prison à vie. La peine exacte de prison doit faire l’objet d’une nouvelle décision de la cour, dont le résultat sera annoncé demain vendredi.

SB : En Afghanistan, une attaque terroriste revendiquée par l’État islamique.

AD : À Kaboul, ce matin, lors d’un rassemblement politique en plein air, une explosion a retenti puis des obus de mortier ont été tirés sur la foule. Bilan humain : au moins trois morts et 32 blessés.

SB : Avocats et journalistes ont manifesté aujourd’hui à Alger contre un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

AD : Ils étaient environ un millier rassemblés devant le siège du Conseil constitutionnel. Un rassemblement à la veille d’un 3e vendredi de protestation dans tout le pays pour lequel la mobilisation s’annonce forte. Pendant ce temps-là, le directeur de campagne d’Abdel Aziz Bouteflika communique sur l’état de santé du président : « Abdelaziz Bouteflika n’inspire “aucune inquiétude” et les examens qu’il subit depuis plus de dix jours en Suisse sont bientôt terminés ». 

SB : Un journaliste américain a été expulsé du Venezuela, il est à l’heure actuelle dans l’avion qui le ramène aux États-Unis.

AD : Le pouvoir de Nicolas Maduro reproche à Coddy Weddle son traitement de l’information au sujet de la crise vénézuélienne. Voilà cinq ans qu’il était correspondant au Venezuela pour plusieurs médias, dont la chaîne ABC. Hier matin, des policiers sont venus à son domicile pour l’interpeller Coddy Weddle raconte son arrestation à Marie Normand.

On a sonné à ma porte. Il y avait quatre membres de la direction du contre-espionnage vénézuélien ; ils étaient lourdement armés. Ils ont fouillé toutes mes affaires puis m’ont emmené à leur quartier général. J’y suis resté une grande partie de la journée. Ils m’ont interrogé, ils étaient particulièrement intéressés par un reportage que j’ai fait sur l’ambiance actuelle au sein des forces de sécurité vénézuélienne. On m’a ensuite emmené dans une autre pièce. De temps à autre un responsable venait et m’appuyait sur l’épaule pour me demander le mot de passe de mon ordinateur, l’identité de telle ou telle personne, qui travaille avec moi ou dont ils avaient trouvé le nom dans mon téléphone. Ils m’ont arrêté pour les motifs suivants : vol de matériel militaire, espionnage et trahison envers le Venezuela c’est ce qui était écrit sur le mandat qui a permis de fouiller mon appartement qui selon ce que l’on m’a dit a été signé par une cour militaire, ce qui techniquement ne devrait pas être le cas puisque je suis un civil. 

SB : Parlons à présent de Politique en Thaïlande où les élections législatives sont prévues le 24 mars prochain.

AD : À deux semaines de ces élections pour élire les députés, l’un des principaux partis d’opposition, le parti Thaï Raksa Charte, a été dissous, autrement dit il ne pourra pas présenter de candidats. Décision des juges de la cour Constitutionnelle. Explications à Bangkok pour RFI Carol Isoux.

Devant quelques centaines de supporters et près d’un millier de policiers rassemblés par crainte d’éventuels débordements, le verdict est tombé : dissolution du parti et interdiction de vie politique pendant 10 ans pour ses dirigeants. Le motif : des actes jugés « hostiles envers la monarchie », le parti Thaï Raksa Chart avait mis en avant la candidature au poste de Premier ministre de la sœur du Roi. Avec du mal à contenir son émotion, son leader Prichapol Pongpanit s’est défendu d’avoir voulu porter atteinte à l’institution la plus sacrée du pays. « Nous avons essayer de faire notre devoir avec honnête, avec droiture. Nous voulions servir notre pays du mieux possible dans une optique de développement et de réconciliation, nos intentions étaient pures. Pour nous il est trop tard, nous ne pourrons pas participer à ces élections, mais il y a encore beaucoup de problèmes à régler dans notre société, il faut que ceux qui restent continuent et travaillent dur ». Cette dissolution, à deux semaines du scrutin, alors que plus aucune nouvelle candidature n’est possible, d’un parti allié au principal parti d’opposition, avantage clairement les militaires au pouvoir.

SB : Dans le nord de la France, les douaniers veulent se faire entendre !

AD : Et pour cela ils ont trouvé une technique depuis 4 jours maintenant, les agents des douanes de Calais et Dunkerque effectuent des contrôles plus longs. Ils fouillent d’avantages les camions et les valises des voyageurs qui veulent se rendre en Angleterre. Les douaniers font cela pour réclamer au gouvernement français des moyens supplémentaires,à quelques jours d’un éventuel Brexit.

SB : Conséquences sur le terrain, le temps d’attente est allongé et notamment pour les chauffeurs de camion qui patientent de longues heures. Reportage près de Calais, Pauline Gleize.

Pas d’engorgement total, les autorités tentent de limiter les difficultés aux abords de Calais, du tunnel sous la manche et du port. Des aires de stockages ont été mises en place, alors que sur certaines portions de l’autoroute, la circulation est fluide avec peu de poids lourds. Sur d’autres, la circulation a été aménagée. Les forces de l’ordre que l’on croise très régulièrement répartissent le trafic : d’un côté les voitures, qui peuvent continuer. De l’autre les camions, mis en attente, des zones de stockage qui se vident et se remplissent au fur et à mesure selon la préfecture. Sur une petite aire de repos. L’un des chauffeurs routiers ne cache pas son exaspération : ailleurs il n’y a pas de problème, il n’y a qu’en France que cela ne roule pas s’exclame-t-il du haut de sa cabine, tandis qu’un autre demande des informations à ses collègues pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et comment faire. Ces chauffeurs étrangers n’ont pas forcément connaissance de l’opération menée par les douaniers français et encore moins de leurs revendications. Des revendications en partie liées au Brexit, malgré les renforts promis, l’intersyndicale dénonce un manque de moyen mis en œuvre pour y faire face. Mais le Brexit, ce n’est que l’étincelle. L’intersyndicale dénonce surtout une baisse du pouvoir d’achat des agents et réclame une revalorisation des heures de nuit et une prise en charge à hauteur de 50 % de la mutuelle santé comme c’est le cas dans le privé. Pauline Gleize, Calais, RFI.

AD : C’est la fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 07/03/2019 20:45:03

Fonctionnaire

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Juan Guaido, de retour au Venezuela essaie de rallier les fonctionnaires, traditionnellement proches des mouvements de gauche, et donc a priori, plus favorables au pouvoir de Maduro. Mais que sont ces fonctionnaires ? Est-ce que le mot en Amérique latine (et en espagnol) a le même sens, le même écho qu’en français ?

Il y a très certainement des points communs. Mais ce mot de fonctionnaire, en français, a une histoire particulière.

Qu’appelle-t-on un fonctionnaire ? Celui qui travaille pour l’État de façon directe, et qui est payé par l’État. Mais attention : être fonctionnaire est un statut particulier : il ne suffit pas d’être payé par l’État pour l’être : le stagiaire, le remplaçant, le chargé de mission d’un ministère ne sont pas des fonctionnaires… Le fonctionnaire occupe un poste permanent, même si bien sûr il peut être muté, et faire évoluer sa carrière. Mais il est titulaire de ce poste, ce qui correspond à une nomination officielle. Alors, être fonctionnaire, est-ce un métier particulier ? Non ! C’est une position, mais qui peut vous mener à effectuer des tâches très différentes, dans des secteurs qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Être fonctionnaire n’implique pas un travail précis : entre le facteur, le directeur de la police, l’instituteur… il y a peu de rapport : ils ne font pas la même chose, et pourtant tous trois sont fonctionnaires.

Les fonctionnaires n’ont pas toujours la meilleure des réputations. Leurs salaires ne sont pas extrêmement élevés en général, et ils ont peu d’espoir de brûler les étapes, de progresser plus vite que la musique. Mais en revanche, ils ont une grande sécurité d’emploi : on ne les licencie pas si la conjoncture change. C’est peut-être pour cela qu’on ne leur prête pas un zèle exceptionnel. Travailler comme un fonctionnaire, c’est travailler sans en faire trop, sans toujours se préoccuper du rendement ou du résultat. À priori, le traitement d’un fonctionnaire (et on parle de traitement autant que de salaire : c’est un mot spécifique qui s’applique à la fonction publique) ne dépend pas de façon directe des résultats qu’il obtient, mais de son poste et de son grade. On le voit, les fonctionnaires ont une image qui leur colle à la peau. Des horaires de fonctionnaires, ce sont des horaires fixes, et pas trop contraignants : pas question de rester au bureau plus longtemps qu’il n’est obligatoire : à 17 heures on plie bagage ! Et l’absentéisme des fonctionnaires est aussi souvent moqué. Mais le mot finit par s’appliquer à une certaine attitude autant qu’à une certaine position : on parle d’un orchestre de fonctionnaires si l’on considère que les musiciens jouent de façon un peu mécanique, sans flamme, sans excès, sans enthousiasme, en exigeant leur pause syndicale, en partant à l’heure dite, pas une minute de plus !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 07/03/2019 10:00:08

Journal en français facile 06/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : L’heure quotidienne de retrouver votre journal en français facile, je suis ce soir, accompagné de Sylvie Berruet pour vous le présenter. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Au sommaire de ce journal : le Venezuela. L’ambassadeur d’Allemagne à Caracas - Daniel Kriener-  doit quitter le pays « dans les 48 heures », annonce le ministère vénézuélien des Affaires étrangères. Contre une énorme somme d’argent, Carlos Ghosn est libéré ! Libération sous caution de l’ancien PDG de Renault-Nissan, libération très stricte ! À la Une également, au lendemain de l’agression de deux surveillants par un détenu radicalisée, la prison d’Alençon/Condé-sur-Sarthe est toujours bloquée par le personnel pénitentiaire. Enfin, c’est l’un des matchs les plus importants du PSG de ces dernières années, avec à la clé, peut-être, un ticket pour les quarts de finale de la ligue des champions. Le match contre Manchester vient de commencer. Voilà pour les titres, bienvenus à tous.

-----

SB : L’actualité internationale dominée par ce qui se passe au Venezuela. Tout d’abord, nous avons appris que l’ambassadeur d’Allemagne au Venezuela devait quitter le pays.

AD : Il n’est plus le bienvenu. Daniel Kriener est ce qu’on appelle « Personna non grata ». Le représentant de l’Allemagne est prié de quitter le pays « dans les 48 heures », annonce- le ministère vénézuélien des Affaires étrangères. Le pouvoir du président Niclaso Maduro lui reproche d’avoir accueilli, lundi dernier, à l’aéroport de Caracas, l’opposant Juan Guaido, président par intérim autoproclamé.

SB : Par ailleurs, toujours au Venezuela, le président Nicolas Maduro a appelé ses partisans à manifester dans 3 jours. Le 9 mars, « quatre ans après » l’annonce de premières sanctions américaines.

AD : Des sanctions qui exacerbent, augmentent la crise au Venezuela, estime pour sa part la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet qui a présenté son rapport sur la situation dans le monde devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

« La situation au Venezuela illustre clairement la manière dont les violations des droits civils et politiques - y compris le non-respect des libertés fondamentales et l’indépendance des institutions clés - peuvent accentuer le déclin des droits économiques et sociaux. Cela montre aussi comment la détérioration rapide de ces conditions économiques et sociales donne lieu à un nombre encore plus grand de protestations, à une répression encore plus grande et à de nouvelles violations des droits civils et politiques. C’est une spirale qui entraîne une accélération de tous ces effets négatifs. Cette situation a été exacerbée par les sanctions et la crise politique, économique, sociale et institutionnelle actuelle qui en résulte est alarmante. Le nombre sans précédent de Vénézuéliens contraints de quitter leurs domiciles et leur pays a aussi de sérieuses conséquences dans l’ensemble de la région. »

AD : Parmi les sanctions américaines appliquées, les États-Unis interdisent de visa américain 77 personnes proches du président vénézuélien, Nicolas Maduro, annonce le vice-président américain Mike Pence.

SB : Un Attentat aujourd’hui en Afghanistan.

AD : 16 morts et 9 blessés dans l’attaque ce matin d’une entreprise située dans l’est du pays à Jalalabad. Il s’agissait d’une attaque suicide suivie d’échange de tirs. L’attentat n’a pas encore été revendiqué. Les précisions de Sonia Ghezali, correspondante de RFI en Afghanistan.

« L’attaque a commencé à 5h du matin heure locale. Elle a duré près de 7 heures. Cinq hommes armés ont lancé l’assaut sur le site de l’entreprise de construction situé dans un district de la province de Nangarhar. Deux se sont fait exploser, les trois autres ont ouvert le feu à l’intérieur des locaux tuant et blessant plusieurs employés de la société EBE s’engageant ensuite dans des échanges de tirs avec les forces de sécurité arrivées sur place. L’entreprise de construction prise pour cible intervient régulièrement dans l’aéroport militaire de Jalalabad, à 20 minutes du centre-ville pour y effectuer des travaux. Un aéroport ou des soldats des forces de l’OTAN sont postés. La capitale du Nangargar avait traversé une longue période d’attaque meurtrière revendiquée par l’EI ou par les talibans il y a plusieurs mois avant de connaître une relative accalmie suite à des renforts des forces de sécurités afghanes envoyées, déployées sur place. La ville est quadrillée par des barrages tenus par des unités spéciales de la police afghane. Cette attaque rappelle que le climat sécuritaire est très volatile dans le pays malgré les discussions qui ont lieu en ce moment à Doha au Qatar entre l’envoyé spécial des États-Unis et les représentants talibans en vue de parvenir à un processus de paix. »

AD : Alors qu’aujourd’hui encore plusieurs milliers d’étudiants ont manifesté en Algérie, contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika. Jy le Drian s’est exprimé sur la situation algérienne. Il faut laisser le processus électoral se dérouler en Algérie, « pays souverain » dont la stabilité est « essentielle », déclare le ministre français des Affaires étrangères.

AD : Et puis dans le pays voisin à l’Algérie, nous avons appris aujourd’hui qu’en Tunisie, les élections présidentielles et législatives auront lieu dans 8 mois : les 6 et 10 novembre prochains, annonce la Commission électorale tunisienne.

SB : La Corée du Nord aurait commencé des travaux de reconstruction d’un site nucléaire.

AD : Ce site de lancement de fusée avait commencé à être démonté l’année dernière, alors que démarraient les pourparlers entre Washington et Pyongyang. Ces travaux, très récents, peuvent être vus comme un message envoyé aux États-Unis, car le sommet de Hanoi la semaine dernière n’a débouché sur aucun accord entre les dirigeants américain et nord-coréen, Donald Trump et Kim Jong-un.

« Les images satellites montrent deux grues qui entourent un bâtiment de transport de fusée, posé sur des rails et en train d’être reconstruit. On y voit aussi des travaux de rénovation d’une structure servant à tester les moteurs des fusées. Ces photos, publiées et analysées par deux tanks américains, confirment les informations des espions sud-coréens, qui ont révélé hier (lors d’une session parlementaire) que la Corée du Nord reconstruisait son pas de tir de Sohae. Le site était inactif depuis août dernier et les travaux ont débuté il y a quelques jours seulement. Pour l’organisation américaine CSIS, c’est un signal ; Pyongyang affiche sa détermination face aux États-Unis, qui viennent de refuser à Hanoi d’alléger les sanctions votées en 2016 et 2017 (par le Conseil de Sécurité de l’ONU.). Il ne s’agit cependant pas de préparatifs à un nouvel essai et à Séoul, l’agence d’espionnage assure ne voir aucune reprise d’activité sur le site nucléaire de Yongbyon (3). Ces travaux sont ainsi un message soigneusement calibré, destiné à Donald Trump : s’ils ne provoqueront pas la fin des pourparlers... ils rappellent que le régime peut relancer ses essais balistiques à tout moment. »

SB : L’actualité en France. Des surveillants de prison sont en colère au lendemain de l’agression de deux collègues.

AD : Dans la prison de Condé-sur-Sarthe, au nord-ouest de la France, la veille, les collègues en question ont été agressés par un détenu dit radicalisé. La prison, ainsi que d’autres établissements pénitentiaires, a du coup été bloquée ce matin. Au total, le fonctionnement de 18 prisons a été perturbé par ce mouvement de protestations. Simon Rozé.

[Transcription manquante]

SB : Beaucoup d’argent : 1 milliard de yens, soit environ 8 millions d’euros, déposés sur la table pour retrouver la liberté ! C’est la somme déboursée par Carlos Ghosn, pour sortir de prison après 107 jours derrière les barreaux. Ironie du sort, l’ancien PDG de Renault et Nissan est parti à bord d’une toute petite voiture. Des images de sa sortie qui ont fait le tour du monde. Il est désormais chez lui, dans une résidence surveillée. Pour le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, c’est une bonne chose que Carlos Ghosn puisse se défendre librement et sereinement.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 07/03/2019 08:54:03

Journal en français facile 06/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : RFi 21h à Paris, l’heure quotidienne de retrouver votre journal en français facile, je suis ce soir, accompagné de Sylvie Berruet pour vous le présenter. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Au sommaire de ce journal : le Venezuela. L’ambassadeur d’Allemagne à Caracas - Daniel Kriener-  doit quitter le pays « dans les 48 heures », annonce le ministère vénézuélien des Affaires étrangères. Contre une énorme somme d’argent, Carlos Ghosn est libéré ! Libération sous caution de l’ancien PDG de Renault-Nissan, libération très stricte ! À la Une également, au lendemain de l’agression de deux surveillants par un détenu radicalisée, la prison d’Alençon/Condé-sur-Sarthe est toujours bloquée par le personnel pénitentiaire. Enfin, c’est l’un des matchs les plus importants du PSG de ces dernières années, avec à la clé, peut-être, un ticket pour les quarts de finale de la ligue des champions. Le match contre Manchester vient de commencer. Voilà pour les titres, bienvenus à tous.

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SB : L’actualité internationale dominée par ce qui se passe au Venezuela. Tout d’abord, nous avons appris que l’ambassadeur d’Allemagne au Venezuela devait quitter le pays.

AD : Il n’est plus le bienvenu. Daniel Kriener est ce qu’on appelle « Personna non grata ». Le représentant de l’Allemagne est prié de quitter le pays « dans les 48 heures », annonce- le ministère vénézuélien des Affaires étrangères. Le pouvoir du président Niclaso Maduro lui reproche d’avoir accueilli, lundi dernier, à l’aéroport de Caracas, l’opposant Juan Guaido, président par intérim autoproclamé.

SB : Par ailleurs, toujours au Venezuela, le président Nicolas Maduro a appelé ses partisans à manifester dans 3 jours. Le 9 mars, « quatre ans après » l’annonce de premières sanctions américaines.

AD : Des sanctions qui exacerbent, augmentent la crise au Venezuela, estime pour sa part la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet qui a présenté son rapport sur la situation dans le monde devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

« La situation au Venezuela illustre clairement la manière dont les violations des droits civils et politiques - y compris le non-respect des libertés fondamentales et l’indépendance des institutions clés - peuvent accentuer le déclin des droits économiques et sociaux. Cela montre aussi comment la détérioration rapide de ces conditions économiques et sociales donne lieu à un nombre encore plus grand de protestations, à une répression encore plus grande et à de nouvelles violations des droits civils et politiques. C’est une spirale qui entraîne une accélération de tous ces effets négatifs. Cette situation a été exacerbée par les sanctions et la crise politique, économique, sociale et institutionnelle actuelle qui en résulte est alarmante. Le nombre sans précédent de Vénézuéliens contraints de quitter leurs domiciles et leur pays a aussi de sérieuses conséquences dans l’ensemble de la région. »

AD : Parmi les sanctions américaines appliquées, les États-Unis interdisent de visa américain 77 personnes proches du président vénézuélien, Nicolas Maduro, annonce le vice-président américain Mike Pence.

SB : Un Attentat aujourd’hui en Afghanistan.

AD : 16 morts et 9 blessés dans l’attaque ce matin d’une entreprise située dans l’est du pays à Jalalabad. Il s’agissait d’une attaque suicide suivie d’échange de tirs. L’attentat n’a pas encore été revendiqué. Les précisions de Sonia Ghezali, correspondante de RFI en Afghanistan.

« L’attaque a commencé à 5h du matin heure locale. Elle a duré près de 7 heures. Cinq hommes armés ont lancé l’assaut sur le site de l’entreprise de construction situé dans un district de la province de Nangarhar. Deux se sont fait exploser, les trois autres ont ouvert le feu à l’intérieur des locaux tuant et blessant plusieurs employés de la société EBE s’engageant ensuite dans des échanges de tirs avec les forces de sécurité arrivées sur place. L’entreprise de construction prise pour cible intervient régulièrement dans l’aéroport militaire de Jalalabad, à 20 minutes du centre-ville pour y effectuer des travaux. Un aéroport ou des soldats des forces de l’OTAN sont postés. La capitale du Nangargar avait traversé une longue période d’attaque meurtrière revendiquée par l’EI ou par les talibans il y a plusieurs mois avant de connaître une relative accalmie suite à des renforts des forces de sécurités afghanes envoyées, déployées sur place. La ville est quadrillée par des barrages tenus par des unités spéciales de la police afghane. Cette attaque rappelle que le climat sécuritaire est très volatile dans le pays malgré les discussions qui ont lieu en ce moment à Doha au Qatar entre l’envoyé spécial des États-Unis et les représentants talibans en vue de parvenir à un processus de paix. »

AD : Alors qu’aujourd’hui encore plusieurs milliers d’étudiants ont manifesté en Algérie, contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika. Jy le Drian s’est exprimé sur la situation algérienne. Il faut laisser le processus électoral se dérouler en Algérie, « pays souverain » dont la stabilité est « essentielle », déclare le ministre français des Affaires étrangères.

AD : Et puis dans le pays voisin à l’Algérie, nous avons appris aujourd’hui qu’en Tunisie, les élections présidentielles et législatives auront lieu dans 8 mois : les 6 et 10 novembre prochains, annonce la Commission électorale tunisienne.

SB : La Corée du Nord aurait commencé des travaux de reconstruction d’un site nucléaire.

AD : Ce site de lancement de fusée avait commencé à être démonté l’année dernière, alors que démarraient les pourparlers entre Washington et Pyongyang. Ces travaux, très récents, peuvent être vus comme un message envoyé aux États-Unis, car le sommet de Hanoi la semaine dernière n’a débouché sur aucun accord entre les dirigeants américain et nord-coréen, Donald Trump et Kim Jong-un.

« Les images satellites montrent deux grues qui entourent un bâtiment de transport de fusée, posé sur des rails et en train d’être reconstruit. On y voit aussi des travaux de rénovation d’une structure servant à tester les moteurs des fusées. Ces photos, publiées et analysées par deux tanks américains, confirment les informations des espions sud-coréens, qui ont révélé hier (lors d’une session parlementaire) que la Corée du Nord reconstruisait son pas de tir de Sohae. Le site était inactif depuis août dernier et les travaux ont débuté il y a quelques jours seulement. Pour l’organisation américaine CSIS, c’est un signal ; Pyongyang affiche sa détermination face aux États-Unis, qui viennent de refuser à Hanoi d’alléger les sanctions votées en 2016 et 2017 (par le Conseil de Sécurité de l’ONU.). Il ne s’agit cependant pas de préparatifs à un nouvel essai et à Séoul, l’agence d’espionnage assure ne voir aucune reprise d’activité sur le site nucléaire de Yongbyon (3). Ces travaux sont ainsi un message soigneusement calibré, destiné à Donald Trump : s’ils ne provoqueront pas la fin des pourparlers... ils rappellent que le régime peut relancer ses essais balistiques à tout moment. »

SB : L’actualité en France. Des surveillants de prison sont en colère au lendemain de l’agression de deux collègues.

AD : Dans la prison de Condé-sur-Sarthe, au nord-ouest de la France, la veille, les collègues en question ont été agressés par un détenu dit radicalisé. La prison, ainsi que d’autres établissements pénitentiaires, a du coup été bloquée ce matin. Au total, le fonctionnement de 18 prisons a été perturbé par ce mouvement de protestations. Simon Rozé.

[Transcription manquante]

SB : Beaucoup d’argent : 1 milliard de yens, soit environ 8 millions d’euros, déposés sur la table pour retrouver la liberté ! C’est la somme déboursée par Carlos Ghosn, pour sortir de prison après 107 jours derrière les barreaux. Ironie du sort, l’ancien PDG de Renault et Nissan est parti à bord d’une toute petite voiture. Des images de sa sortie qui ont fait le tour du monde. Il est désormais chez lui, dans une résidence surveillée. Pour le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, c’est une bonne chose que Carlos Ghosn puisse se défendre librement et sereinement.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 07/03/2019 08:54:03

Vicktor Orban fait scandale

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Voir le flux - 06/03/2019 14:07:23

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