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Journal en français facile 29/01/2018 20h00 GMT

Transcription

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau : Bonsoir et bienvenue à ceux qui nous rejoignent, c'est l'heure de votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Dans l'actualité :

Un attentat ce matin à Kaboul, le troisième en moins de 10 jours dans la capitale afghane. Une attaque-suicide contre l'Académie militaire a fait 11 morts et une quinzaine de blessés.

SB : En Allemagne, après l'affaire des tests anti-pollution truqués, un nouveau scandale touche les constructeurs automobiles. Plusieurs groupes auraient mené des expériences sur des hommes et des animaux.Tous les détails dans un instant.

GM : Au sommaire  également :

En Jordanie, une flambée des prix du pain plutôt bien comprise par la population.

Et en Colombie, après plusieurs attentats sanglants ce week-end,  le pouvoir gèle les pourparlers avec la guérilla de l'Armée de libération nationale.

 

SB : Allons pour commencer en Allemagne, où les constructeurs automobiles sont au coeur d'un nouveau scandale révélé par la presse.

GM : Plusieurs groupes dont Volkswagen et BMW auraient mené des expériences sur des hommes et des animaux pour mesurer l'impact des émanations de gazole. De telles expériences "sont injustifiables d'un point de vue éthique ", a déclaré  le porte-parole de la chancelière Angela Merkel. Il a demandé aux groupes concernés de fournir des explications.

Les précisions à Berlin de Pascal Thibault :

« L’industrie automobile allemande se serait bien passée de ces révélations. Après le scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen pour réduire le niveau des émissions polluantes qui a frappé au-delà les constructeurs automobiles allemands, les informations sur des cobayes humains ayant inhalé pendant plusieurs heures du dioxyde d’azote à des doses variées choquent l’Allemagne. L’étude menée auprès de 25 jeunes gens en bonne santé a été réalisée d’après deux quotidiens allemands par un centre de recherche créé et dissous depuis par plusieurs constructeurs automobiles allemands. Daimler a dimanche soir, « fermement condamné » l’étude en question. Ces révélations font suite à d’autres sur des expériences comparables menées avec des singes par Volkswagen aux Etats-Unis. La société s’est excusée. Le président de la région de Basse-Saxe, principal actionnaire du groupe, Stefan Weil a évoqué des „méthodes écœurantes et absurdes“. Le patron du comité d’entreprise de Volkswagen veut que  les responsables de cette étude soient sanctionnés s'ils  font encore partie du personnel de l’entreprise. »

GM : En Catalogne, la plus grande incertitude règne, à la veille d'une session parlementaire d'investiture au poste de président de Carles Puigdemont ( retranché en Belgique). En cause : la décision de la Cour constitutionnelle espagnole interdisant toute investiture à distance. "Toutes les hypothèses sont ouvertes", indique-t-on de source parlementaire.

 

SB : Venons-en à ce nouvel attentat en Afghanistan.

GM : Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque-suicide contre l'Académie militaire qui a fait 11 morts et 16 blessés,  ce matin à Kaboul. Nouvel attentat dans un climat d'extrême tension et d'attaques en série. C’est la troisième attaque en moins de 10 jours à Kaboul  après celle visant un grand hôtel et l'explosion d'une ambulance piégée samedi dernier.

D'autres violences sont à craindre, Anastasia Becchio :

« Le niveau d'alerte est maximal à Kaboul. Le gouvernement semble démuni face à ce regain de violence qui a fait plus de 130 morts et des centaines de blessés ces derniers jours dans la capitale afghane. Ces attaques sont le fait de deux mouvements distincts, très organisés : les talibans et l’organisation Etat islamique.  L’EI a donc revendiqué la dernière attaque en date, au lance-roquette, lancée tôt ce matin contre l’Académie militaire de Kaboul. Des hommes armés ont foncé sur le bataillon cantonné à l’entrée, sans parvenir à pénétrer à l’intérieur de l’Académie. Selon le ministère de la Défense, deux des assaillants se sont fait exploser, deux ont été tués et un autre est aux mains des forces de l’ordre. L’attaque de samedi, elle, avait été menée par les talibans : une ambulance piégée a explosé dans le centre-ville. Le bilan est très lourd : plus de 100 morts et 235 blessés. Ce sont aussi les Talibans qui ont visé l’hôtel Intercontinental, faisant 25 morts, une semaine plus tôt. Les étrangers figurent parmi les cibles privilégiées des djihadistes qui opèrent sur le sol afghan. Les hôtels, mais aussi des supermarchés sont visés par les menaces. Les déplacements sont limités au maximum dans les ambassades et les institutions internationales qui vivent quasiment recluses. »

GM : La ville russe de Sotchi accueille à partir de demain une réunion internationale sur un règlement pacifique en Syrie. Réunion organisée par la Russie, principal soutien de Bachar al Assad, avec la participation de l'Iran et de la Turquie. Mais l’opposition syrienne et les Kurdes ont refusé d'y participer, ce qui compromet fortement les espoirs d'avancées concrètes à Sotchi, où les délégations sont en train d'arriver.

SB : Direction la Jordanie où les prix du pain grimpent en flèche…

GM : … jusqu'à 100 % pour certains pains, le gouvernement ayant cessé  de subventionner ce produit de base de l’alimentation locale. Plusieurs millions de pains sont consommés chaque jour dans le pays.  En 2011, l’augmentation des prix des denrées alimentaires avaient entraîné de fortes réactions  au Maghreb et au Moyen-Orient, à l’origine des printemps arabes dans certains pays. Mais, pour le moment, en Jordanie, les consommateurs et les boulangers comprennent cette forte inflation.

Reportage à Amman de Jérôme Boruszewski :

« Des dizaines de galettes sortent du four et sont vendues en quelques minutes. Dans cette boulangerie du centre-ville de Amman, Ibrahim est venu acheter son pain. Les galettes qu’il aime sont 15% plus cher que la semaine dernière : « Je crois que nous devons accepter cette décision, cela va permettre de rembourser une partie de la dette que s’est accumulée dans le pays. les gens à l’étranger qui nous ont prêté, ils veulent récupérer leur argent » .

En Jordanie, la dette s’élève à 90% du produit intérieur brut. Malgré la hausse des prix, le principal syndicat de boulangers jordaniens ne proteste pas. Abdullah el-Hamawi, son président :  «  Nous sommes satisfaits. Nous sommes des boulangers du secteur privé. Nous avons maintenant le droit d’acheter la farine où nous souhaitons. Nous ne sommes plus obligés de nous fournir auprès des entreprises d’Etat, donc cela va permettre une meilleure concurrence et en fin de compte, cela va permettre d’augmenter nos profits ».

Le gouvernement jordanien est prudent. Pour compenser l’inflation, il a mis en place un système d’aide pour les plus démunis, une trentaine d’euros par an. Plus de 350.000 personnes ont déjà déposé une demande pour recevoir cette aide. »

 

SB : Au Cameroun, le ministre de la communication annonce qu'un groupe de 47 personnes, comprenant  le président du mouvement séparatiste anglophone, a été extradé à Yaoundé. Ce groupe était détenu au Nigeria depuis le 5 janvier dernier. « Les terroristes répondront de leurs crimes devant la justice camerounaise », a souligné le ministre.

 

SB : Le président colombien Juan Manuel Santos annonce le gel des négociations de paix avec l'Armée de Libération Nationale.

GM : L'ELN est l'autre grande guerilla avec les FARC, en Colombie. La décision du chef de l'Etat  a été prise après les récents attentats contre la police, qui ont fait ce week-end sept morts et des dizaines de blessés. Ces violences ont choqué la population, Stefanie Schüler :     

"Je peux vous dire que l'Armée de libération nationale est responsable de ces terribles faits de terrorisme". Voilà ce qu'a déclaré le ministre colombien de la Défense dans un entretien à la radio privée Caracol ce lundi. Dimanche, un groupe de l'ELN avait en effet revendiqué le premier attentat, intervenu samedi. Mais selon Luis Carlos Villegas, la guérilla est bien responsable des trois attaques commises ce week-end dans le nord de la Colombie. La question est maintenant de savoir quelle sera la réponse du gouvernement. Juan Manuel Santos, le président à l'origine des pourparlers de paix, d'abord avec les Farc puis avec l'ELN, est sous pression. La Colombie est en pleine campagne présidentielle. Les candidats conservateurs n'ont pas hésité à utiliser à des fins politiques l'émotion qui s'est emparée des Colombiens. Ils demandent au chef de l'Etat de se retirer immédiatement des négociations avec l'ELN qui devraient reprendre ce mercredi à Quito. Une réunion de crise se tient en ce moment à Bogota. Selon le ministre de la Défense, Juan Manuel Santos devrait faire des annonces concernant le processus de paix et une éventuelle offensive militaire contre l'ELN. »

GM : Juan Manuel Santos  a donc annoncé le gel des négociations de paix avec l'ELN.

SB : En France, l’actualité est encore dominée par les inondations, consécutives aux abondantes chutes de pluie.

GM : A Paris, la Seine est au plus haut : 5,85 m.  Ce niveau, mesuré au pont d'Austerlitz, devrait rester stable avant de redescendre très lentement à partir de demain. "La situation est sous contrôle", selon le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, qui s'est rendu en Seine-et-Marne, en région parisienne, dans des communes qui bordent le fleuve.

GM : C’est demain que sera donné en Slovénie le coup d'envoi de l' Euro de futsal, du foot pratiqué sur des terrains de handball où deux équipes de cinq s'affrontent. Des stars comme Ronaldinho et Neymar Jr ont commencé avec le futsal !

C’est la fin du Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs.

Bonsoir à tous !

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 29/01/2018 20:45:03

Panafricanisme

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Entre nationalisme et panafricanisme, qu’est-ce que l’Afrique ? C’est ce que se demandait sur RFI Elikia Mbokolo dans sa dernière émission « Mémoire d’un continent ». Et puisque s’est tenu cette semaine le trentième sommet de l’Union Africaine, on a beaucoup parlé de cette organisation panafricaine. Ce mot fait référence à ce qui concerne toute l’Afrique. En effet le préfixe pan, qui nous vient du grec, signifie « tout ». Et il a souvent servi former des mots qui évoquent une totalité, une globalité. L’Union Africaine en effet regroupe des pays qui appartiennent à l’ensemble du continent.

Ce type de mots, on les trouve surtout dans le vocabulaire géopolitique, mais il peut servir aussi à préciser un sentiment d’appartenance : j’ai souvent entendu des Africains de la Diaspora, vivant en Europe, dire « Je me sens panafricain ». C’est-à-dire j’ai une identité africaine qui l’emporte sur une identité nationale : je suis au moins aussi africain ou africaine que malien, sénégalais ou kényan !

On le voit la formation de ce mot correspond d’abord à une nécessité d’élargissement : on déborde de sa nationalité, on voit plus grand que son pays d’origine. Et bien sûr il sert à désigner ce qui appartient à l’ensemble du continent. Le mot s’utilise d’ailleurs par rapport à presque tous les continents : un peu parler d’une route panaméricaine, d’un organisme panasiatique. Et il ne faudrait pas croire qu’on fait une référence systématique à tous les états : la route panaméricaine n’a pas besoin de traverser tous les pays d’Amérique pour qu’on lui donne ce nom.

Ce premier sens tend donc à effacer la mainmise, la prépondérance d’un état par rapport aux autres. Le panarabisme est une manière de penser l’ensemble des pays de langue ou de culture arabes comme un système qui a une cohésion. Mais étonnamment ce genre de mot peut témoigner d’un mouvement inverse, et montrer la prééminence d’un état ou d’une sensibilité. Le panhéllenisme par exemple est une volonté de mettre la Grèce au centre de tout un ensemble que sa culture domine, même s’il inclut des régions qui ne sont pas fondamentalement grecques au départ. Et c’est encore plus vrai du pangermanisme, doctrine très liée à l’expansion de l’Allemagne nazie et à sa volonté hégémonique d’une grande Allemagne qui s’étendait vers l’Autriche, la Pologne et la Tchécoslovaquie…

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr  



Voir le flux - 29/01/2018 10:30:08

Journal en français facile 28/01/2018 20h00 GMT

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 21h à Paris

Bienvenu dans votre journal en français facile. Je suis en compagnie de Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphirin

Zéphirin KOUADIO

Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP

La campagne présidentielle en Russie n'est pas de tout repos pour l'un des candidats de l'opposition. Alexei Navalny, qui n'a pas le droit de se présenter le 18 mars, ne baisse pas les bras. Il a rejoint ses partisans à Moscou qui protestaient dans la rue et a de nouveau été arrêté par la police.

ZK

A quoi servent les casques bleus, ces soldats de l'ONU, qui sont dans plusieurs pays africains. Et bien la question a été posée au sommet de l'Union Africaine devant le patron de l'ONU. Eléments de réponse avec Christophe Boisbouvier.

CP

L'expression de la semaine décryptée par Yvan Amar, parce que nous sommes dimanche et que c'est l'occasion d'en apprendre plus sur une expression employée par le président Kabila de la République Démocratique du Congo.

ZK

Dans un peu moins de deux mois, et bien les russes voteront pour élire le nouveau président.

CP

C'est le président sortant, Vladimir Poutine qui est le grand favori des sondages. Mais ses opposants se mobilisent. Ce fut le cas ce dimanche pour les partisans d'Alexei Navalny. Leur candidat n'a pas le droit de se présenter le 18 mars pour la présidentielle. A Moscou, la manifestation avait été déclarée illégale par les autorités russes, et Alexei Navalny a été arrêté quelques minutes seulement après avoir rejoint ses partisans. Reportage de notre correspondant Daniel Vallot.

"La Russie sans Poutine" le slogan est repris à pleine voix par les partisans d’Alexei Navalny qui s’entassent sur la place Pouchkine. Ils sont jeunes pour la plupart, lycéens ou étudiants. Et ils refusent une élection qui se jouera, sans leur candidat. Pour eux ce scrutin est une supercherie qu’il faudra nécessairement boycotter. « Si nous restons à la maison, rien ne changera. Nous devons manifester pour nous exprimer et pour soutenir Navalny. Les délits qui lui sont imputés et qui l’empêchent de se présenter à la présidentielle ont été fabriqués pour le discréditer. Je pense que c’est injuste, d’autant plus injuste qu’à part lui il n’y a pas de véritable opposition. Ksenia Sobchak est une marionnette du gouvernement, tout comme Jirinovski, ou le candidat communiste. La seule opposition c’est Navalny, et c’est pour cela que je le soutiens ». La manifestation se poursuit malgré l’annonce, en cours d’après-midi, de l’arrestation d’Alexei Navalny. Dans la matinée ce sont les locaux de l’opposant qui étaient perquisitionnés, à Moscou et dans plusieurs villes du pays. Les autorités russes ont visiblement l’intention de maintenir une pression maximale sur Alexei Navalny et sur son organisation.

ZK

Et puis maintenant Céline, cette question : à quoi servent les Casques bleus en Afrique ?

CP

La question, Zéphirin, abrupte, rude, elle a été posée vendredi par le Président Congolais Joseph Kabila. Et ce dimanche, elle a de nouveau été mise sur la table, par un autre président, celui de la Guinée, Alpha Condé. Une question énoncée à l’ouverture du trentième sommet de l’Union Africaine à Addis Abeba, en présence du chef des casques bleus, le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres. Récit de l’un de nos envoyés spéciaux, Christophe Boisbouvier.

En plein discours ce midi à la tribune de l’Union Africaine, le guinéen Alpha Condé, qui faisait le bilan de ses douze mois à la présidence de l’UA, n’a pas hésité à se tourné vers son voisin de tribune, Antonio Guterres et à lui dire : « Même si nous soutenons les Casques bleus, mon cher secrétaire général, nous avons vu que ces Casques bleus n’ont pas eu un rôle très efficace. Nous avons plus de vingt mille casques bleus au Congo Kinshasa depuis des années, et cela ne donne pas de résultats. Pourquoi voulez-vous que des Bangladeshis et des Indonésiens, veuillent mourir en Afrique ? Ce n’est pas leur continent. Et le président guinéen d’ajouter : « les Africains doivent régler leurs problèmes eux-mêmes. D’où ces encouragements au G5 Sahel. Antonio Guterres a-t-il accusé le coup ? Apparemment non. Vous l’entendrez demain matin, dans une interview exclusive à RFI. Le secrétaire général de l’ONU dit lui-même que les Casques bleus ne peuvent pas tout faire en Afrique. Il encourage lui aussi le G5 Sahel. Et il demande à Donald Trump, de donner de vrais moyens financiers à cette initiative africaine.

ZK

Nous vous en avons parlé ces derniers jours ici-même: une opération de sauvetage est en cours dans l'Himalaya.

CP

Si l'alpiniste française Elisabeth Revol a été secourue, son coéquipier polonais Tomasz Mackiewicz, est toujours en train d’être recherché mais les recherches ont été suspendues ce dimanche. Explications de Malgo Nieziolek.

Une opération de sauvetage sans précédent dans l'histoire de l'alpinisme. Déjà présents dans la région, quatre sauveteurs polonais sont dépêchés sur place. Ils gravissent une route extrêmement difficile pour porter secours à Elisabeth Revol et Tomasz Mackiewicz. L'exploit est réalisé de nuit, en huit heures à peine. Les deux alpinistes en difficulté avaient pourtant accompli l'ascension du Nanga Parbat sans encombre. La situation se complique lors de la descente. Le duo est bloqué à 7400 mètres d'altitude et déclenche l'alerte. Tomasz Mackiewicz souffre d'engelures et de problèmes de vision. L'alpiniste française doit poursuivre son chemin toute seule. Elle est finalement retrouvée par les sauveteurs mais les recherches sont interrompues à cause des conditions météorologiques. Neuvième plus haut sommet du monde, le Nanga Parbat a été surnommé "la montagne tueuse". Plusieurs alpinistes y ont trouvé la mort. Son sommet a été atteint pour la première fois en 1953.

ZK

Le 45ème festival de la bande dessinée d’Angoulême, ferme ses portes ce soir, c’est dans le sud-ouest de la France.

CP

Ce festival prestigieux regroupe les éditeurs, les auteurs et les lecteurs de bandes dessinés durant quelques jours pour de belles rencontres littéraires. C'est l'occasion pour les visiteurs de découvrir de nouveau artistes du neuvième art, la bande dessinée. Le public a pu le faire avec un auteur de Singapour. Sonny Liew auteur d’une œuvre singulière, très connu dans son pays  s'intéresse à la vie politique singapourienne depuis cinquante ans. Sophie Torlotin.

Sonny Liew, natif de Malaisie, choisit la bande dessinée pour raconter l’évolution de son pays d’adoption, Singapour. Il le fait avec Charlie Chan Hock Chye, Une vie dessinée, une vraie fausse autobiographie d’un dessinateur prétendument né en 1938. Sonny Liew: "Je lisais des livres sur l'histoire de la bande dessinée à Singapour. Et je me suis rendu compte que cette histoire épousait celle de mon pays, né après la décolonisation britannique. J'ai eu l'idée de faire un livre sur l'histoire de Singapour mais qui ait l'air de raconter celle de la BD. Nous n'avons pas d'industrie de la BD, ce n'est pas comme en France ou au Japon. Cela me laissait un vide à investir pour créer cet auteur fictif." Le gouvernement singapourien a refusé de verser une subvention à ce livre jugé subversif. Ce qui lui a fait encore plus fait de publicité. A Singapour, ce roman graphique très ambitieux au style composite est devenu un best-seller. Il a également décroché de multiples prix, notamment aux Etats-Unis, faisant de Sonny Liew le chef de file de la jeune BD singapourienne.

ZK

Et on retrouve maintenant l'expression de la semaine, Céline.

CP

Comme tous les dimanche, Yvan Amar nous explique une expression issue de cette actualité de ces dernier jours.

En RDC, l’Eglise réagit aux flèches de Kabila, a-t-on appris sur RFI ! Alors de quoi s’agit-il ? Des attaques que le chef de l’Etat congolais a envoyé en direction de l’Eglise bien sûr : les flèches ce sont les propos hostiles, accusateurs qui reprochent aux autorités de l'Eglise de se mêler de trop près de politique et de critiquer le pouvoir. Alors souvent ce mot flèche, il est employé de cette façon, et son premier sens l’explique bien : on décoche une flèche, c'est-à-dire qu'on a bandé son arc pour envoyer une flèche. Parfois une volée de flèches, tout un ensemble, ou bien alors une pique, une pointe. L'image est la même pour tous ces mots. On parle même parfois d’envoyer des traits : encore un terme qui désigne un projectile fin, acéré c'est-à-dire pointu qu’on lance pour percer l’ennemi. Mais la flèche a plus d’un sens figuré : elle évoque d'abord la rapidité : partir comme une flèche. Souvent aussi la direction vers le haut, comme une flèche envoyée vers le ciel : lorsqu'on dit que les prix sont montés en flèche, ça veut dire qu’ils sont beaucoup monté et très vite. Mais là on pense plus à l’image d’un graphique dont la ligne est presque verticale, de bas en haut. Et on sait bien, enfin, que la flèche c'est aussi un signe qui sert à indiquer, en général une direction : suivez la flèche. Mais l’image la plus pittoresque reste quand même liée à la rapidité de l’esprit. Ce qu’on retrouve dans une expression amusante, qu’on utilise pratiquement toujours à la négative : "lui ce n’est pas une flèche". C’est-à-dire, il est un peu benêt.

CP

Yvan Amar. Et c'est donc la fin de cette édition, réalisé par Christophe Loisel. Et présenté avec Zéphirin Kouadio. Merci à tous les deux. Le journal en français facile sera de nouveau demain sur les ondes avec Gilles Moreau.

ZK

Bonne soirée et à la semaine prochaine Céline.

 



Voir le flux - 28/01/2018 20:45:03

Journal en français facile 27/01/2018 20h00 GMT

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 21h à Paris

Bienvenu dans votre journal en français facile. C'est Zéphirin Kouadio qui le présente avec moi aujourd’hui. Bonsoir Zéphirin

Zéphirin KOUADIO

Bonsoir Céline, bonsoir à tous

CP

Près de cent morts et plus de cent quarante blessés. C'est le bilan du dernier attentat dans la capitale de l'Afghanistan. Une attaque suicide avec une ambulance qui a explosé et dévasté tout un quartier de Kaboul. Reportage dès le début de ce journal.

ZK

Aux Etats Unis, aucun accord politique sur le dossier de l'immigration. Le projet présenté par la présidence Trump n'a pas bien été accueilli par les élus du Congrès.

CP

Et comme nous sommes samedi, nous retrouverons en fin de journal Yvan Amar et son mot de l'actualité décrypté.

ZK

On débute ce journal en français facile, en Afghanistan. L’Afghanistan dont la capitale est encore frappée par un attentat.

CP

Une attaque revendiquée par les Talibans qui l'on affirmé juste après l'explosion. Une explosion tellement forte qu'elle a provoqué au moins quatre-vingt-quinze morts et plus de cents cinquante blessés. Un homme au volant d'une ambulance, un véhicule qui normalement transporte les blessés à l'hôpital, l’ambulance a explosé à l’entrée d'une rue où se trouvent plusieurs ambassades étrangères et une partie du ministère de l'intérieur. Reportage à Kaboul de Sonia Ghezali.

(Attention, une erreur de liaison s’est glissé à l’oral mais a été corrigée dans le script, saurez-vous la retrouver ? Indiquez-la sur le site savoirs.rfi.fr).

Un homme surgit de la rue sinistrée, une femme blessée sur son dos. Un jeune homme, la tête ensanglantée est soutenu par un passant. Une ambulance quitte les lieux en trombe, les portes arrières ouvertes sur un corps calciné, allongé sur une civière. Tout autour du carrefour, des hommes, des femmes effrayées. Certains en pleurs. Abdul Ghafoor n'était qu'a quelques mètres. "Je vends des légumes sur une petite charrette, juste là. Il était un peu plus de midi. Il y a eu une énorme explosion. Je ne sais pas combien de morts et de blessés. Mais toutes les vitres ici chez mes amis commerçants ont été soufflées". Dans la rue visée se trouve un hôpital, les services du contre-terrorisme du ministère de l'intérieur. Le lycée Malalai où l'on enseigne le français, les ambassades d'Inde et de Suède, la résidence de l'Union Européenne. Et Chicken street, une rue commerçante très fréquentée ou l'on trouve tapis afghans, et souvenirs d'Afghanistan. Une rue sinistrée. Des corps déchiquetés jonchaient encore le sol en fin d'après-midi. Alors que les sirènes des ambulances continuaient de retentir, les policiers ne cachant pas leur crainte que l'une d'elle puisse aussi être piégée.

ZK

A présent, une prise de position très symbolique en Israël, Céline.

CP

Des survivants de la Shoah, la Shoah désigne l'organisation par le régime nazi, de l'extermination d'environ six millions de Juifs. Et bien ces survivants ont demandé au gouvernement israélien de mettre fin à un programme qui concerne des clandestins. Ce programme contraint, oblige quarante mille immigrés africains en situation irrégulière, à quitter le pays volontairement ou être placés en détention, en prison, pour une durée indéterminée. Correspondance de Michel Paul.

"Nous savons parfaitement ce que c'est que d'être réfugiés, sans domicile et sans protection. Et nous ne pouvons pas concevoir qu'un gouvernement juif puisse envoyer des réfugiés et des demandeurs d'asile sur un chemin de souffrance et de mort". C'est le texte signé par trente-six Israéliens, rescapés de la Shoah et publié par  le quotidien Haaretz, à la veille de la journée internationale de commémoration de l'Holocauste. Parmi les signataires, l'ancienne député travailliste Colette Avital. "Nous sommes nous-même un peuple de réfugiées, notre devoir à nous, qui avons subi la souffrance de l'expulsion et à qui on a refusé le refuge par le passé, est d'éviter la souffrance d'autrui". En tout ce sont des dizaines de milliers d'israéliens qui demandent au Premier ministre Netanyahu de renoncer au programme d'expulsion des immigrés africains en situation irrégulière. Certains se déclarent même prêts à cacher chez eux les réfugiés prenant l'exemple de la période de la Shoah en Europe. Benyamin Netanyahu a annoncé qu'environ trente-huit mille immigrés clandestins, principalement des Érythréens et des Soudanais, devront quitter Israël avec un pécule de trois mille cinq cent dollars d'ici la fin du mois de mars, sous peine d'être arrêtés et détenus jusqu'à ce qu'ils acceptent de partir.

ZK

Autre dossier immigration, cette fois aux Etats Unis, un dossier qui continue de diviser les Démocrates et les Républicains.

CP

Les deux partis ne trouvent pas d'accord, pas de terrains d'entente. Ils ont jusqu'au 8 février pour le faire. Sinon cela va bloquer d’autres budgets américains et cela aura des conséquences économiques importantes pour les Etats Unis. Le nouveau projet sur l’immigration voulu par Donald Trump, a été présenté au Congrès. Mais ce texte n'a pas du tout eu l'accueil qu'attendait la Maison Blanche. Parce que des Démocrates l'ont rejeté. Mais également des Républicains, pourtant du même parti que le président Trump. Les précisions à San Francisco d’Éric de Salve.

Donald Trump avait pourtant qualifié son compromis « d’extrêmement généreux". Le texte a été immédiatement rejeté par les Démocrates. Rédigé notamment par Steven Miller l’un de ses conseillers les plus conservateurs, le projet proposait la naturalisation de 1,8 millions de sans-papiers dont les étudiants illégaux, provisoirement régularisés par le programme DACA de Barack Obama et dont les Démocrates ont fait une priorité politique. Mais en échange, le Congrès doit voter un budget de vingt-cinq milliards de dollars pour construire le mur de Donald Trump, le long de la frontière mexicaine. En outre cette condition s’accompagne de mesures de réductions drastiques de l’immigration: accélération des expulsions et fin du regroupement familial. Trop restrictif aux yeux des Démocrates qui considèrent le mur comme xénophobe. «Avec toutes ces mesures toxiques, cela ne va pas marcher» a réagit le sénateur Démocrate de Floride. Même chez les Républicains, certains élus influents estiment que le Senat ne votera pas ce texte. La semaine dernière ce bras de fer avait provoqué la fermeture pendant trois jours du gouvernement. Pour mettre fin au shutdown, le temps de trouver un accord, les deux partis avaient alors prolongé son financement jusqu’au 8 février, date à laquelle le Senat devra voter et trouver un consensus sur l’immigration.
 

CP

Et on apprend ce soir que huit cent migrants voulant rejoindre l'Europe, ont été secourus en mer Méditerranée par les autorités italiennes. Mais deux corps ont été repêchés.

ZK

On va parler maintenant BD, Bande dessiné Céline.

CP

Le célèbre festival de BD d'Angoulême, c’est en France, et bien le plus grand rendez-vous consacré à la bande dessinée, au 9e art en Europe et il a lieu ce festival en ce moment. Et c'est Jérémie Moreau qui reçoit la récompense suprême, le Fauve d'or du meilleur album. Il a été récompensé pour "La saga de Grimr" c’est aux éditions Delcourt. Et elle emmène cette saga, ses lecteurs, dans l'Islande sauvage du XVIIIe siècle. A trente ans, Jérémie Moreau est le plus jeune lauréat du Fauve d'or depuis 1997.

ZK

On retrouve le mot de la semaine dans le journal en français facile.

CP

Comme tous les samedi, Yvan Amar décrypte, explique un mot qui a marqué l'actualité de ces derniers jours. Il nous parle de Conseil.

Le Conseil National des Républicains se réunit aujourd’hui. C’est-à-dire que se retrouvent un certain nombre de responsables de ce parti, les Républicains, pour discuter, pour élaborer, pour mettre au point une politique. Alors tous les membres du parti ne sont pas conviés, ne sont pas invités. Seuls les responsables sont présents. Et en ce sens, un Conseil, c'est un rassemblement de pairs, c'est-à-dire de gens qui sont égaux. Même si un Conseil peut être présidé par celui qui dirige le mouvement. Alors ce mot de Conseil, il appartient encore à la vie démocratique d'aujourd’hui. Par exemple on parle du Conseil des ministres qui se réunit tous les mercredi. Même si c'est un terme qu'on trouve depuis longtemps, et dans des institutions anciennes: on parlait du Conseil du Roi en France, sous la monarchie. Une réunion de ses conseillers, de ceux auprès de qui il pouvait prendre conseil, et qui donc donnait leur avis sur la politique à suivre. Et on parle aussi souvent d'un conseil des Anciens, du Conseil des Sages, ce qui donne une vue un peu ancienne à ce mot, qui correspond à un fonctionnement traditionnel de la société: il s'agit de ceux qui ont de l’expérience, de la sagesse. Et qui se retrouvent pour délibérer, pour réfléchir, pour donner leur avis, pour s’écouter mutuellement, c'est-à-dire s'écouter les uns les autres. Alors attention, le mot conseil a aussi plusieurs sens: un conseil parfois c'est une personne, c’est le conseiller lui-même qu’on appelle comme ça. Et au premier sens, le mot désignait simplement un avis. On donne un conseil à quelqu’un, quand on lui fait une suggestion, qu’on lui dit ce qu’on pense qu’il devrait faire. Et on dit qu'on prend conseil de quelqu’un quand justement on lui demande ce qu’il pense d’une certaine situation.

CP

Yvan Amar que l’on retrouve également demain à la même heure. Et c'est la fin de cette édition, réalisé par Christophe Loisel. Et présenté avec Zéphirin Kouadio. Merci à tous les deux. On se retrouve demain Zéphirin!

ZK

Avec plaisir Céline.

CP

Vous pouvez réécouter et relire ce journal en française facile sur c’est sur le site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 27/01/2018 20:45:03

Journal en français facile 26/01/2018 20h00 GMT

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 21h à Paris

Bienvenu dans votre journal en français facile. C'est Zéphirin Kouadio qui le présente avec moi aujourd’hui. Bonsoir Zéphirin

Zéphirin KOUADIO

Bonsoir Céline, bonsoir à tous

CP

Nous débuterons ce journal à Davos en Suisse. Le forum économique mondial a fermé ses portes ce soir. Et le fait marquant de la journée, c'est le discours du président américain. Qu'a-t-il dit? C'est Mounia Daoudi qui nous le racontera.

ZK

Aux Etats Unis, ils sont nombreux à mourir par overdose. Des milliers de personnes consomment trop de médicaments antidouleur et décèdent. La mairie de New York attaque le problème à la racine: les laboratoires pharmaceutiques

CP

Et nous terminerons en prison Zéphirin, avec un reportage évidemment. Un reportage qui suit des détenus qui font du rap sur de la musique classique pour se libérer l'esprit par la musique.

ZK

Le forum de Davos, c'est fini. Rendez-vous en 2019.

CP

Les chefs d'Etats et de gouvernements, les grands patrons d'entreprises et de banque ont passé la semaine à discuter économie internationale, mondialisation. Et l’un des discours les plus attendu, fut celui de Donald Trump. Et sans surprise, le président américain a défendu sa stratégie de l'Amérique d'abord. Clap de fin donc pour ce forum de Davos. Envoyée spéciale Mounia Daoudi.

Ceux qui s'attendaient à un show de la part de Donald Trump ont été déçus. Le président américain n'a pas détaché le regard de ses deux prompteurs et c'est d'une voix monocorde qu'il a débité son discours : quinze minutes, pas une de plus, comme l'avaient annoncé ses conseillers. « Je crois en l'Amérique. Et en tant que président des Etats-Unis, je ferai toujours passer l'Amérique d'abord, et c'est que devrait faire les dirigeants des autres pays. Mais l'Amérique d'abord ne signifie pas une Amérique seule ». Une nuance certes lui reconnaissent les patrons venus l'écouter même s'il ne s'agit à leurs yeux que d'un simple geste diplomatique. Difficile en effet pour Donald Trump de venir à Davos vilipender la mondialisation, un an après le discours très applaudi du Chinois Xi Jinping en faveur du multilatéralisme. Le président américain s'est donc cru obligé d'affirmer qu'il est en faveur du libre-échange, à condition qu'il soit juste et réciproque.

CP

Le président américain qui est monté à la tribune accompagné d'une fanfare. Une formation de musiciens qui jouent des cuivres. Avec des trompettes, trombonnes et autres instrument à piston. Une entrée originale au son de la marche de Cobourg, c’est un morceau du XVIIIème siècle composé par Michael Haydn.

ZK

La mairie de New York veut faire payer les groupes pharmaceutiques pour les innombrables morts d'overdose.

CP

Une overdose, en français c'est une surdose. C'est quand une personne ingère, qu'elle prend trop de médicaments, de drogues et que son corps ne peux plus le supporter. On peut le comparer à une intoxication ou un empoisonnement. Et aux Etats Unis, une crise des opiacés, des médicaments pour calmer la douleur à vase d'opium fait des ravages. Le président Trump avait décrété au mois d'octobre que cette épidémie était une « urgence de santé publique ». Soixante-quatre mille personnes en sont mortes en 2016. Et plus de deux millions de personnes sont accro à ces médicaments, une vraie drogue. Correspondance de Marie Bourreau.

A New York, les morts par overdose d'opiacés ont fait plus mille victimes en 2016. En six ans, leur nombre a doublé et aujourd'hui, selon la mairie, l'épidémie fait plus de victimes que les accidents de la route et les homicides réunis. En cause, le cynisme des laboratoires pharmaceutiques qui ont mis au point des antidouleurs, dérivés de l'opium, aux pouvoirs très addictifs et le laxisme des médecins qui ont continué à prescrire ces puissants analgésiques. Le maire de New York Bill de Blasio a annoncé lors d'une conférence de presse, rejoindre la centaine de villes et d’Etats américains qui ont déjà engagé des poursuites contre cette industrie. « Il est temps pour ces compagnies pharmaceutiques de payer pour ce qu'elles ont fait. Il est temps pour elles de prendre leurs responsabilités". La ville réclame un demi-milliard de dollars à cinq géants pharmaceutiques et trois distributeurs. C'est exactement le montant que New York dépense chaque année pour combattre ce fléau. Et en tête de cette croisade contre les opiacés, on retrouve la célèbre photographe Nan Golding. Celle-ci avait sombré dans l'addiction suite à une prescription d'antidouleurs pour une simple tendinite.

ZK

On va parler à présent Céline, d'un ancien dirigeant d'un groupe pharmaceutique canadien, décédé récemment en même temps que son épouse.

CP

Ce n’était pas un double suicide, mais bien un double meurtre. C'est la conclusion de la police canadienne dans le dossier Sherman. Les deux victimes ont été retrouvées il y a six semaines, pendus dans leur maison.

ZK

Les Etats-Unis qui continuent de durcir le ton face à la Russie.

CP

Les autorités américaines rajoutent les noms de plusieurs responsables et des sociétés russes à leur liste de sanctions. Il y en a vingt-et-une personnes au total qui sont sur cette liste. Moscou dénonce une campagne "absurde", cela veut dire qu’elle n'a pas de sens et les autorités russes promettent une "riposte". Des sanctions en raison de l'annexion de la région ukrainienne de Crimée en 2014. Un territoire que la Russie s'est approprié, qu'elle a fait passer à l'intérieur de ses frontières, alors que la Crimée était ukrainienne depuis des années.

ZK

Et la crise entre l'Ukraine et la Russie concerne aussi l'Est de l'Ukraine.

CP

Une région où des séparatistes seraient soutenus par Moscou. Kiev, la capitale ukrainienne, a d'ailleurs arrêté plusieurs militaires russes sur ce territoire. L'un d'eux a été condamné à dix ans de prison. Anastasia Becchio.

Peu après son arrestation en Ukraine, Viktor Agueïev avait raconté à plusieurs médias, qu’il appartenait à une unité militaire venant de la région de Rostov sur le don, et qu’il avait été envoyé en mission par l'armée russe. Selon ses dires, il était sous contrat avec l’armée depuis mars 2017. Une information confirmée par sa mère et deux de ses anciens collègues mais démentie par le ministère russe de la Défense, selon lequel Ageïev avait quitté l’armée en mai 2016. La Russie a toujours nié avoir envoyé des militaires dans l’Est de l’Ukraine. A chaque fois que des soldats se sont fait prendre, Moscou a expliqué qu’il s’agissait d’hommes ayant rompu leur contrats, en congés, ou qu’ils s’étaient égarés lors d’exercices à la frontière. Victor Ageïev, était revenu sur ses premières déclarations. Lors du procès, son avocat a affirmé qu’il avait quitté l’armée et qu’il était venu à Lougansk de son plein gré. Dans une vidéo, sa mère avait adressé un message au président ukrainien Petro Porochenko, lui demandant de gracier son fils. Elle y racontait qu’elle ne comprenait pas comment il s’était retrouvé dans le Donbass. Sa famille espère aujourd'hui qu’il pourra faire l’objet d’un échange entre la Russie et l’Ukraine, comme deux autres militaires russes présumés échangés contre la pilote de l’armée ukrainienne Nadia Savtchenko en mai 2016.

ZK

Anastasia Becchio. Dans l'Himalaya, les plus hautes montagnes de la planète, une opération de secours va avoir lieu.

CP

Ce samedi, une équipe de secouristes va tenter de retrouver l'alpiniste française Elisabeth Revol et son compagnon de cordée polonais Tomasz Mackiewicz. Ils sont bloqués sur les pentes du Nanga Parbat. C’est un sommet qui culmine à 8.126 mètres.

ZK

Voilà, comme promis on part maintenant dans une prison française, pour un projet culturel.

CP

Oui Zéphirin Kouadio, quelques détenus du centre pénitentiaire de Meaux en région parisienne pourront eux, sortir de prison le temps d'un concert qui mêle rap et musique classique. Ils se nomment "Les Flibustiers du Qlassik" Qlassik avec un Q. Ces flibustier, synonyme de pirates seront sur scène grâce au festival "Vis-à-vis", exclusivement dédié à la création artistique en milieu carcéral. Durant les quatre derniers mois, les détenus étaient encadrés par le rappeur français Ménélik et un quatuor à cordes issu de l’Orchestre de Chambre de Paris. Carmen Lunsmann a pu assister à l'un des ateliers en prison.

Ils s'appellent Salem, Diabla, Alfaroc et Mozart, ils ont entre vingt-sept et cinquante ans et des longues peines à purger. Irène Muscari, coordinatrice culturelle au centre pénitentiaire de Meaux. "La première idée c’est de valoriser leur personne, de leur faire dépasser les limites, de leur faire connaître des univers qu’ils ne connaissent pas et après de rendre un peu plus douce la réinsertion. Ils m’ont tous dit au début : « Je ne chanterai pas en public. » Eh ben, ils le font. Ça c’est dépasser les limites". A leur côté : le rappeur français Ménélik qui a animé pour la première fois des ateliers d'écriture derrière les barreaux. "Je suis moi-même d’un quartier difficile, donc des gens qui sont allés en prison, j’en connais. Mais je suis tombé vraiment sur des personnes qui avaient des choses à raconter. Et petit à petit, je les ai vus sortir un peu de leur coquille. Et devenir de plus en plus maître de la parole. Ils n’ont plus peur de se livrer, ils n'ont plus peur d’être fragile, ils n'ont plus peur de dire ce qu’ils ont au fond d’eux-mêmes. Ils parlent de plein de choses, mais surtout de l’univers carcéral, de la manière dont ils le vivent et aussi des rêves qu'ils ont hors de cet univers et la manière dont ils se voient dans le monde". "Ça nous permet de nous sentir vivant, vraiment. Comme quoi que même au plus bas en détention, il y a la vie dehors qui nous attend. C'est ce qui nous fait avancer, nous donne espoir et puis la musique, ça parle à tout le monde."

CP

C'est la fin de ce journal en français facile réalisé par Javier Gonzalez. Et présenté avec Zéphirin Kouadio. Merci à tous les deux. On se retrouve demain Zéphirin!

ZK

Merci Céline, à demain.

 



Voir le flux - 26/01/2018 20:30:06

Un supermarché pas comme les autres (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Un nouveau modèle de supermarché : coopératif et participatif ! Se renseigner sur ce type de supermarché (A2), convaincre une personne (B1), débattre lors d’une assemblée générale (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale)

Voir le flux - 26/01/2018 14:00:00

Quand la Chine dit stop à nos déchets (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Et maintenant que faire de nos déchets ? Expliquer son rapport au plastique et ses propres gestes écologiques (A2), donner des conseils écologiques (B1), proposer des solutions alternatives à la gestion actuelle des déchets (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale), Français des relations internationales (Diplomates, journalistes...)

Voir le flux - 26/01/2018 14:00:00

La petite Pokou : l'eau (niveau A1 débutant)

En raison du mauvais temps, un incident est arrivé. Est-ce que tout finira bien ? Savoir dire le temps qu'il fait, pour les 7-9 ans.
Cours pour les 3 à 12 ans (Enfants et pré-adolescents)

Voir le flux - 26/01/2018 09:00:43

Maillot

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Une tenue vestimentaire neutre est aujourd’hui de mise à l’Assemblée Nationale : pas de signe religieux ostensible, pas de vêtement arborant des slogans ou des professions de foi. Les paroles s’envolent, mais les écrits sont à laisser au vestiaire. Les maillots sportifs, comme celui que portait François Ruffin il y a quelques jours, portant inscriptions, logos ou illustrations, est donc proscrit, au profit d’un vêtement qui ne dit rien des opinions de celui qui la porte. Le député qui porte maillot est donc prié d’aller se rhabiller.

Mais qu’est-ce donc qu’un maillot ? Le mot est en fait assez vague ! Un vêtement c’est certain, mais lequel ? Son premier sens est proche de celui de lange : il s’agit de la pièce de tissu dans laquelle on enveloppe un bébé, et même un nouveau-né. Il nous en reste une expression, un peu littéraire, mais encore comprise, un enfant au maillot, c’est-à-dire tout petit.. Puis le mot é désigné le vêtement dont se revêtait les danseurs. Et cela renvoie à la fois à l’habit qui cache le bas qu’à celui qui recouvre le haut. Et on trouve encore cette dualité avec le maillot de bain, une pièce pour les hommes, mais une ou deux pour les femmes. Mais c’est quand même le sport qui l’emporte pour l’usage de ce terme : le maillot, c’est essentiellement ce qui couvre le torse. Et bien souvent le maillot parle. Par sa couleur, par le dessin qu’il laisse voir, il nous renseigne par exemple sur l’équipe à laquelle on appartient. Et souvent on appelle les joueurs d’après la couleur de leur maillot : les bleus, les verts – la couleur étant bien avant d’être celle du maillot, celle qui représente un pays ou u ne région.

Mais le maillot s’est civilisé. Et il est étonnant de voir à quel point les mots qui désignent les habits sont changeants, et révélateurs d’une époque particulière. : Le maillot n’est pas si vieux, typique du 20e siècle, pour désigner cette chemise. Et le maillot de corps, ou le maillot de peau sont déjà bien anciens : on n’emploie plus ces mots à propos de vêtements eux-mêmes moins utilisés qu’auparavant. Quand on les nomme encore, on parle de Marcel. Ce prénom légèrement désuet indique lui-même le côté rétro de l’objet auquel il renvoie : Et Marcel est le nom de l’entreprise qui la première a confectionné ces maillots.

Bien plus récent, et d’origine anglaise, le T shirt, qui ne se donne pas la peine de cacher ses origines, et dont le nom est calqué sur la forme : une chemise en forme de T, avec des manches courtes, cousu pratiquement à la verticale du torse, ce qui reprend l’image de la lettre.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr  



Voir le flux - 26/01/2018 09:00:04

Journal en français facile 25/01/2018 20h00 GMT

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 21h à Paris

Bienvenu dans votre journal en français facile. C'est Zéphirin Kouadio qui le présente avec moi aujourd’hui. Bonsoir Zéphirin.

Zéphirin KOUADIO

Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP

A la une de ce journal en français facile, une offensive turque en Syrie. L'armée d'Ankara vise des groupes kurdes. Mais cela à des conséquences pour les populations en Syrie comme en Turquie. De part et d'autres de la frontière d'où est fait le reportage de nos envoyés spéciaux.

ZK

Nous irons aussi aux Etats Unis où le président Trump lâche du lest, il relâche la pression sur la question des dreamers. Alors qui sont ces dreamers, ces rêveurs en français, la réponse dans quelques minutes.

CP

Enfin nous parlerons d'une nouvelle prouesse scientifique. Une réussite fascinante mais également un peu inquiétante. C'est Simon Rozé qui nous expliquera tout ça à la fin du journal.

ZK

Et on commence Céline par l’opération turque sur l’enclave kurde d’Afrine en Syrie qui se poursuit.

CP

On dénombre  plusieurs dizaines de victimes selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, depuis le début de l'offensive qui s’est déroulée en moins d'une semaine. Du côté turc de la frontière, on enterrait deux victimes civiles ce midi. Deux personnes mortes hier dans la chute de roquettes sur la ville frontalière de Kilis, où se sont rendus nos envoyés spéciaux Murielle Paradon et Julien Boileau.

Des centaines de personnes prient, dans le froid, devant les deux cercueils recouverts d’un tissu vert, la couleur de l’islam et d’un drapeau turc. Gokhan Cekic, vingt-six ans, habite Kilis, il est venu rendre hommage aux deux victimes tuées par la chute de roquettes sur la ville. « Les martyrs sont très importants dans notre communauté. Nous sommes venus leur rendre hommage parce que ce sont de gens d’ici. Ils sont morts pour la patrie. ». Une victime est turque, l’autre syrienne. Beaucoup de syriens se sont réfugiés côté turc, à Kilis, après des années de guerre dans leur pays. Abdullah Tabak, un cousin, assiste aux funérailles, fataliste. « Nous sommes des réfugiés, mon cousin était chez lui, il est allé la mosquée et voilà, il est mort, c’est la volonté de Dieu ». Les cercueils sont emportés au cimetière, tandis qu’au loin on entend les tirs de l’armée turque en direction d’Afrine en Syrie.

ZK

Et on part aux Etats Unis pour parler des rêveurs.

CP

Les dreamers comme on les appelle, sont de jeunes immigrés clandestins qui sont arrivés enfants dans le pays. Sous la présidence Obama on leur a fourni un statut mais Donald Trump a décidé de stopper ce programme de protection, le Daca. Une catastrophe pour ces millions de personnes qui ont grandi aux Etats Unis. Donald Trump cependant adoucit sa position. Les dreamers, sous certaines conditions pourront obtenir la nationalité américaine. Pas de générosité soudaine de la part du président américain mais plutôt un geste politique: la question de l'immigration étant en effet au cœur du bras de fer entre Républicains et Démocrates sur le vote du budget. Juliette Gheerbrant

C'est un premier geste encore flou mais un geste qui va dans le sens du dialogue. Donald Trump esquisse une réponse à la principale urgence : le statut des sans-papiers arrivés aux Etats Unis quand ils étaient enfants, aujourd'hui menacés par l'abrogation du programme DACA qui leur permettait d'étudier ou de travailler.  Désormais le président n'exclut plus complétement de leur octroyer la nationalité. « Disons que pendant dix à douze ans des gens font un excellent travail. Et pour ça il faut leur donner des encouragements. Bref ils bossent dur, leur réussite est formidable - qu'ils aient monté une petite entreprise, ou qu’ils soient employés. Enfin quelle que soit leur activité, c'est bien qu'ils sachent qu'après un certain nombre d'années, ils auront la possibilité de devenir citoyens ». Environ sept cent mille personnes qui ont grandi aux Etats Unis sont menacées d'expulsion à partir du 5 mars. Et l'opposition n'est pas la seule à dénoncer la suppression du programme DACA, les entrepreneurs se sont aussi inquiétés de perdre de la main d'œuvre. Le gouvernement présentera lundi son projet législatif sur l'immigration, un projet "susceptible d'être accepté par les démocrates" selon la porte-parole de la Maison Blanche.

ZK

Explications signées, Juliette Gheerbrant. Le Venezuela coupe les ponts avec l'Espagne. Une rupture diplomatique.

CP

Le Venezuela a en effet expulsé l'ambassadeur d'Espagne. Une réprimande, une conséquence après les sanctions imposées au pouvoir de Caracas par l'Union Européenne. Bruxelles sanctionne la politique menée par le président vénézuélien Nicolas Maduro.

ZK

En Inde, le cinéma provoque parfois des polémiques voire des violences.

CP

C'est le cas avec le film Padmavaat. L'histoire de l'une des reines mythiques les plus vénérées de la caste des guerriers Rajputs. Une caste étant un groupe social plus ou moins puissant et qui s’organise dans la société, c'est le cas en Inde. Ce film est totalement rejetté par cette communauté des Rajputs qui ont tout fait pour empêcher sa sortie sur les écrans. Hier, après les menaces, ce sont des violences qui ont eu lieu dans plusieurs Etats du nord de l’Inde. Evidemment cela inquiète Bollywood, l'énorme industrie du cinéma indien. Correspondance de Sébastien Farcis.

Ce mercredi à Gurgaon, la cité d'affaires de New Delhi. Un bus scolaire est caillassé, les enfants, terrorisés, se réfugient sous les sièges. Dehors, c'est un climat de révolte urbaine. Comme dans plusieurs Etats du nord de l'inde, des centaines de jeunes enragés brulent les voitures ou saccagent des cinémas, afin d'empêcher la diffusion du film Padmavaat. Ils répondent à l'appel d'un groupe radical de la caste des Rajputs. Celui-ci affirme que Bollywood est en train de souiller la mémoire d'une de leurs reines mythiques du quatorzième siècle. L'histoire est tirée d'une fable, quasiment personne n'a encore vu le film, mais qu'importe, c'est l'honneur de cette communauté guerrière qui serait en jeu. Selon Gaurav Bose, producteur de film à Bombay, ce rare niveau de violence est très préoccupant. « Les gens n'acceptent plus que l'on parle de leur histoire si on ne fait pas partie de leur communauté. Ce n'est même plus un problème de contenu, c'est simplement qu'ils s'arrogent le monopole de ce récit. Et en tant que réalisateur de films, c'est une situation très délicate. Car en Inde, nous avons cinquante religions, cinquante groupes politiques et sociaux, avec cinquante versions différentes de leur histoire. Et il est donc très difficile de ne pas vexer l'un d'entre eux ». Les propriétaires de salles de quatre Etats indiens ont déjà cédé à la menace, et refusé de diffuser Padmavaat par peur de subir de nouvelles violences.

ZK

Est-ce que vous vous souvenez de Dolly? Une célébrité des années 1990.

CP

Dolly n'était ni une actrice ni une chanteuse mais une brebis clonée. C’était une première mondiale. Le clonage étant une manipulation génétique: on copie une cellule vivante. On a donc au final deux animaux génétiquement identiques. Si on reparle de Dolly et du clonage aujourd’hui, c'est que des scientifiques chinois ont réussi à cloner deux singes. Une prouesse dont le but est de mieux soigner les humains, mais dont l'éthique, la morale est critiquée. Simon Rozé.

En 1996, naissait la brebis Dolly, le premier animal cloné. Depuis, des souris, des chats, des chiens ont vu le jour de la même manière. Mais jamais nos plus proches cousins, les singes, n'avaient pu être clonés. C'est désormais chose faite, les macaques Zong Zong et Hua Hua partagent le même code génétique, que leurs parents, si on peut dire. Pour y parvenir, il faut prendre d'un côté une cellule de l'individu que l'on souhaite cloner. On ne garde que son noyau, qui contient l'information génétique. De l'autre côté, sur une femelle, on prélève une cellule reproductrice : un ovocyte et on enlève son noyau. L'idée, c'est d'insérer l'information génétique du premier individu dans l'ovocyte. Après quelques jours, un embryon apparaît et il est transféré dans l'utérus d'une mère porteuse. L'enfant qui naîtra sera alors un clone, avec exactement le même code génétique que le premier individu.  Mais cette manipulation a un très fort taux d'échec. Il a fallu soixante-dix-neuf tentatives avant que Zong Zong et Hua Hua ne naissent. C'est pour cette raison qu'elle n'est pas envisageable pour l'homme, malgré la proximité entre notre espèce et les macaques. Selon les chercheurs, le but ne serait d'ailleurs pas le clonage humain, mais l'étude de maladies génétiques sur des espèces proches de nous. Une pratique qui est aujourd'hui acceptée par les comités d'éthique en Chine, mais également aux États Unis.

CP

Continuons à parler de sciences. L'humain augmenté, c'est un humain qui est amélioré par des implants technologiques dans son corps. Une sorte d'homme-machine. Ce n'est plus de la science-fiction depuis déjà quelques années. Mais aujourd’hui on a appris qu'une personne qui perdait la vue à cause d'une maladie liée à l'âge, a reçu un œil bionique. C’est un œil qui est une machine, en fait, reliée au cerveau du patient et qui lui permet de voir. L'entreprise française voudrait le commercialiser, cet œil bionique, en Europe à partir de 2021.

Et puis un petit mot des Canadiens qui ont dépensé presque 6 milliards de dollars en cannabis en 2017. En termes de valeur, la production de "l'industrie du cannabis égale l'industrie de la bière" et est "plus grande que l'industrie du tabac", selon Statistique Canada.

ZK

Et puis cette bonne nouvelle pour RFI.

CP

Radio France international a reçu le « Grand Prix Radio Francophone publique ». Une récompense remise dans le cadre des Grands Prix Radio 2018. C'est la fin de cette édition, réalisé par Laurent Philippot. Et présenté avec Zéphirin Kouadio. Merci à tous les deux. On se retrouve demain!

ZK

A demain Céline.



Voir le flux - 25/01/2018 20:45:03