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Références de la rubrique «À voir» du fdlm#423 (pages 64-65)

Cliquez sur le nom du film ou du documentaire pour accéder à sa bande-annonce ou à un extrait. Fortuna En liberté Les confins du monde Le procès contre Mandela et les autres L’Autrichienne Touch me not

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Voir le flux - 06/05/2019 10:16:23

Golf

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Donald Trump ridiculisé pour ses pratiques de joueur de golf… ? On n’ose à peine y croire, et ce sont peut-être des calomnies destinées à lui nuire, mais selon le journaliste sportif Rick Reilly, qui vient de consacrer un livre au sujet, Trump tricherait compulsivement au golf.

La honte ! Puisque justement le golf passe pour être un sport de gentleman, un sport du fair-play, un sport de riches certes, mais où les bonnes manières sont les premières des règles !

On sait bien ce qu’est le golf : un sport qui a très souvent gardé son allure aristocratique : un sport d’élite, tout au moins dans certains pays, notamment pas mal de pays de langue française. Est-ce parce qu’il n’est jamais devenu sport vraiment populaire ou sport de masse qu’il a gardé son vocabulaire d’origine ? Ce n’est pas impossible ! En tout cas, les mots du golf n’ont pas été francisés.

Le mot qui désigne le jeu lui-même est resté identique depuis bien longtemps. Golf ? On sait bien qu’il ne faudrait pas confondre ce mot avec son homonyme qui désigne une découpe géographique, un creux de la côte au la mer vient s’engouffrer. Mais il y a entre les deux mots une différence orthographique : le golfe Persique prend un « e », l’hôtel du golf d’Abidjan n’en prend pas Hôtel célèbre puisque c’est là que Ouattara avait pris ses quartiers après sa victoire dans les urnes, mais avant que Gbagbo n’accepte de lui céder la place. Le mot même qui désigne le jeu a une histoire mystérieuse : il nous vient d’Angleterre, mais l’Angleterre l’avait emprunté aux Écossais. Est-il dérivé d’un vieux mot qui désignait un bâton, celui qu’on peut utiliser pour propulser la balle ? C’est possible, mais pas sûr.

En tout cas aujourd’hui ce n’est pas comme ça qu’on nomme les cannes avec lesquelles on frappe la balle : on parle de club. Ce qui est très étonnant puisque ce mot désigne aussi tout autre chose : une réunion de personnes, et la société le cadre qui leur permet de se réunir… Mais au départ, le club désigne bien un genre de gourdin, de massue, de batte. Et le mot s’est gardé dans le vocabulaire spécialisé du golf.

Du golf on a aussi gardé le green. Littéralement le vert, pour désigner, non l’ensemble de la prairie où l’étend le parcours du golfeur, mais simplement la partie qui entoure le trou où il faut envoyer la balle. Elle est spécialement bien entretenue, tondue, rase, pour que la balle y roule facilement. Mais dans un langage moins spécialisé, le green est parfois compris comme l’ensemble du terrain. Et le mot est même parfois utilisé pour désigner une pelouse, un gazon particulièrement bien entretenu.

Mais le mot le plus intéressant est peut-être caddy. Au départ le mot représente celui qui pousse un petit chariot sur lequel on peut déposer tous les clubs, trop lourds pour qu’on les porte à bout de bras. Le caddy est donc un aide, qui accompagne le joueur, et le mot dérive tout droit du terme français cadet, au sens de jeune homme. Mais caddy est passé en français comme s’il désignait le chariot lui-même. Et c’est aujourd’hui le mot très courant pour désigner les chariots avec lesquels on fait ses courses au supermarché, alors même qu’il n’existe pas avec cette signification en anglais.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 06/05/2019 09:15:03

Journal en français facile 05/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : les violences dans la bande de Gaza avec de nouveaux tirs de roquettes palestiennes ce dimanche. L’armée israélienne a riposté. Depuis hier on compte déjà 22 morts et aucun des deux camps ne semble prêt à cesser les hostilités. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée de mener des « frappes massives ». Les Panaméens votent aujourd’hui ! Ils vont élire leur nouveau président après une campagne électorale marquée par la lutte contre la corruption.

JZ : Alors que les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis semblaient apaisées, Donald Trump a fait une annonce surprenante aujourd’hui. 200 milliards de dollars de bien chinois seront taxés à 25 % dès vendredi prochain.

FB : Et puis nous retrouverons Yvan Amar qui nous parlera de l’expression « les 100 jours ».

-----

JZ : Deuxième jour de violence autour de la bande de Gaza, et déjà quatre Israéliens ont été tués, ainsi que 18 Palestiniens selon le Hamas.

FB : Environ 600 roquettes palestiennes ont été tirées depuis hier de Gaza. L’état hébreu a répliqué. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné la poursuite de « frappes massives » et l’envoi de renforts militaires. La journée dans le sud d’Israël a été rythmée par les sirènes d’alarme. Et à Ashkelon, ville israélienne située à quelques kilomètres au nord de la bande de Gaza, la vie tournait au ralenti aujourd’hui. Reportage sur place de Guilhem Delteil.

De manière inhabituelle pour un début de semaine, la plupart des magasins avaient gardé porte close, ce dimanche, à Ashkelon. La cafeteria-boulangerie Roladin, elle, était l’un des rares commerces ouverts. Shem Or Shaya en est le gérant. »Nous avons un abri collé à la cafeteria. Donc on se sent à l’aise pour l’ouvrir. Et tristement, on s’habitue à la situation. » Au loin, les explosions dues aux interceptions de roquettes par le bouclier anti-missile israélien se font entendre. Dans la cafeteria, les clients sont rares : les habitants sont éprouvés, témoigne le jeune homme, âgé de 25 ans. « Je vis uniquement dans les abris. La nuit dernière, on a été réveillé 3 fois par les sirènes et à chaque fois, c’était l’horreur avec les enfants. On a finalement décidé de tous dormir dans l’abri. On ne peut pas vivre sachant qu’à n’importe quel moment on risque d’être réveillé par les alarmes. Ça fait très peur. » Comme d’autres habitants de la périphérie de Gaza, Shem Or Shaya nourrit une aigreur à l’égard du gouvernement. « Ce que j’aimerais, c’est que le pays ait autant de considération pour Ashkelon que pour Tel-Aviv. La dernière fois qu’une roquette a touché le centre du pays, il y a eu immédiatement une grande opération. Ici, nous avons eu trois morts en moins de 24h et le Premier ministre ne réagit pas du tout de la même façon. » « On veut sentir qu’on ne nous abandonne pas », conclut Shem Or Shaya. GD, Ashkelon, RFI.

JZ : En Algérie, le frère du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, a été placé en détention provisoire.

FB : Il est incarcéré, tout comme deux anciens hauts responsables du renseignement. Les trois hommes ont été arrêtés hier. Ils sont poursuivis pour « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’État ». Saïd Bouteflika était considéré comme le véritable homme fort du palais présidentiel depuis l’accident vasculaire cérébral dont a été victime son frère Abdelaziz en avril 2013.

JZ : Jour de vote ce dimanche au Panama.

FB : Les bureaux de vote ferment dans trois heures. Les citoyens sont appelés à élire leur président ainsi que 850 représentants locaux et nationaux. La campagne électorale a été marquée par le thème de la lutte contre la corruption, notamment après l’affaire Odebrecht et celle des Panama Papers. Écoutez Olga de Obaldia. C’est la directrice de la Fondation Libertad Ciudadana.

La grande inégalité au Panama est non seulement économique, mais aussi sociale. Une grande partie de la société subsiste grâce à l’économie informelle. Et pendant longtemps, les citoyens ne se sont pas inquiétés de la corruption. Ils pensaient vraiment que cela ne les concernait pas, que c’était quelque chose réservé aux riches. Mais petit à petit, nous avons réussi à faire en sorte que le citoyen soit conscient de ce que produit la corruption. Je ne dis pas que toute la population en est consciente. Mais de plus en plus de gens voient concrètement les conséquences de la corruption. Et la preuve en est que la corruption est le thème central du discours de tous les candidats.

FB : Propos recueillis par Alejo Shapire.

JZ : On reste sur le continent américain au Venezuela, l’immunité des députés du Parlement va être levée.

FB : Ceux qui avaient pris part au soulèvement cette semaine. Annonce de l’Assemblée constituante, acquise au président Nicolas Maduro. Alors que les États-Unis ont dit cette semaine ne pas exclure une solution militaire au Venezuela, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov les appelle à « abandonner leurs plans irresponsables ».

JZ : Les États-Unis dont les rapports avec la Chine ne sont pas toujours limpides.

FB : Donald Trump a annoncé une hausse des taxes sur 200 milliards de dollars de biens chinois importées. Vendredi ces taxes passeront de 10 % à 25 %. Un revirement soudain de Doandl Trump qui estime que les négociations commerciales entre les deux pays avancent « trop lentement ». Les précisions d’Anissa El Jabri.

Officiellement tout allait bien entre Pékin et Washington en pleine trêve dans leur guerre commerciale. En déplacement il y a quelques jours dans la capitale chinoise, le secrétaire d’État au trésor parlait d’entretiens fructueux avec le vice-premier ministre chinois. Encore 2 cycles de négociations avaient-il dit et nous aurons un accord commercial. Les échanges doivent justement reprendre ce mercredi. Cette annonce du président américain intervient en tout cas après une avalanche de bonnes nouvelles pour l’économie américaine, chômage au plus bas en avril 3,6 %, un record en 50 ans. Les salaires sont eux aussi repartis à la hausse, tout ça avec une croissance forte : 3,2 % au premier trimestre.

FB : Anissa El Jabri.

JZ : Les États-Unis qui maintiennent leur position sur le climat.

FB : Alors que les ministres de l’Environnement du G7 avec plusieurs représentants d’autres pays sont réunis aujourd’hui et demain à Metz, dans l’est de la France. Ils espèrent pouvoir avancer vers des actions « concrètes » pour la biodiversité. Demain on attend un rapport très alarmant sur l’état des écosystèmes dans le monde.

JZ : Au moins 13 morts en Russie après l’atterrissage d’urgence d’un avion, à Moscou.

FB : Il s’agit d’un avion de la compagnie russe Aeroflot. Il a pris feu en vol, peu de temps après son décollage. 73 passagers et 5 membres d’équipages se trouvaient à son bord.

JZ : Dans le Sud-Est de la France, la journée a été marquée par de violentes rafales de vent.

FB : En Corse une touriste allemande d’une soixante d’année est morte ce dimanche. Elle a été emportée par les vagues sur une plage de Port.

JZ : Et place à présent à l’expression de la semaine.

FB : « Les 100 jours » avec Yvan Amar.

Les Cent Jours de Tshisekdi ! Voilà cent jours exactement qu’il est au pouvoir en RDC : un peu plus de trois mois. Mais on a pris l’habitude de considérer qu’une période de cent jours était une unité de durée dans tous les cas ? Non, mais « cent jours » représente une période qu’on marque dans un contexte politique, notamment, au début d’un gouvernement. Au bout de cent jours, on fait un premier bilan, on considère que vient de s’écouler une sorte de période d’inauguration, un premier acte. Il y a de l’histoire là-dessous, qui remonte à Napoléon. En avril 1814, il a abdiqué. Après les Adieux de Fontainebleau, il s’exile sur l’île d’Elbe, pas si loin que ça de la France, et à quelques encablures au sud de la Corse. Louis XVIII prend le pouvoir en se faisant couronner roi, mais il devient rapidement impopulaire si bien qu’au bout de moins d’un an, Napoléon décide de tenter sa chance et de redevenir Empereur. Il quitte donc son île le 1er mars 1815 et débarque sur la côte sud de la France, à Golfe Juan, pas très loin de Nice. Et il remonte vers le nord, empruntant une route, de Cannes à Grenoble, que depuis on appelle la Route Napoléon. Louis XVIII envoie des troupes pour le stopper, mais Napoléon sait habilement les rallier à lui, les retourner. Et le 20 mars, il est aux Tuileries, que le roi Louis XVIII a quittées dans la nuit. Mais les puissances européennes se rassemblent dans une nouvelle coalition. C’est de nouveau la guerre ! Quelques victoires… et une écrasante défaite à Waterloo le 18 juin. Napoléon abdique une seconde et dernière fois le 22 juin 1815. Les Cent jours sont finis ! Y en a-t-il vraiment 100 ? Pas tout à fait : si l’on considère la période qui va du 20 mars (l’arrivée à Paris), jusqu’au 22 juin, la seconde abdication. On n’en comptera que 94. Un peu plus de 100, si on commence le compte au débarquement sur le sol français. Mais 100, c’est un chiffre rond. Et l’expression est consacrée par le préfet de la Seine, le Comte de Chabrol, qui déclara hypocritement à Louis XVIII, de retour en France, après son exil à Gand, le 8 juillet 1815 : « Cent jours se sont écoulés depuis le moment fatal où Votre Majesté, forcée de s’arracher aux affections les plus chères, quitta sa capitale au milieu des larmes et des lamentations publiques. »

FB : L’expression de la semaine vous était présentée par Yvan AmarMerci beaucoup Joris Zylberman de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à vous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute. Je vous rappelle que ce journal est à retrouver sur notre site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 05/05/2019 20:15:04

Journal en français facile 05/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFi il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : les violences dans la bande de Gaza avec de nouveaux tirs de roquettes palestiennes ce dimanche. L’armée israélienne a riposté. Depuis hier on compte déjà 22 morts et aucun des deux camps ne semble prêt à cesser les hostilités. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à l’armée de mener des « frappes massives ». Les Panaméens votent aujourd’hui ! Ils vont élire leur nouveau président après une campagne électorale marquée par la lutte contre la corruption.

JZ : Alors que les relations commerciales entre la Chine et les États-Unis semblaient apaisées, Donald Trump a fait une annonce surprenante aujourd’hui. 200 milliards de dollars de bien chinois seront taxés à 25 % dès vendredi prochain.

FB : Et puis nous retrouverons Yvan Amar qui nous parlera de l’expression « les 100 jours ».

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JZ : Deuxième jour de violence autour de la bande de Gaza, et déjà quatre Israéliens ont été tués, ainsi que 18 Palestiniens selon le Hamas.

FB : Environ 600 roquettes palestiennes ont été tirées depuis hier de Gaza. L’état hébreu a répliqué. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné la poursuite de « frappes massives » et l’envoi de renforts militaires. La journée dans le sud d’Israël a été rythmée par les sirènes d’alarme. Et à Ashkelon, ville israélienne située à quelques kilomètres au nord de la bande de Gaza, la vie tournait au ralenti aujourd’hui. Reportage sur place de Guilhem Delteil.

De manière inhabituelle pour un début de semaine, la plupart des magasins avaient gardé porte close, ce dimanche, à Ashkelon. La cafeteria-boulangerie Roladin, elle, était l’un des rares commerces ouverts. Shem Or Shaya en est le gérant. »Nous avons un abri collé à la cafeteria. Donc on se sent à l’aise pour l’ouvrir. Et tristement, on s’habitue à la situation. » Au loin, les explosions dues aux interceptions de roquettes par le bouclier anti-missile israélien se font entendre. Dans la cafeteria, les clients sont rares : les habitants sont éprouvés, témoigne le jeune homme, âgé de 25 ans. « Je vis uniquement dans les abris. La nuit dernière, on a été réveillé 3 fois par les sirènes et à chaque fois, c’était l’horreur avec les enfants. On a finalement décidé de tous dormir dans l’abri. On ne peut pas vivre sachant qu’à n’importe quel moment on risque d’être réveillé par les alarmes. Ça fait très peur. » Comme d’autres habitants de la périphérie de Gaza, Shem Or Shaya nourrit une aigreur à l’égard du gouvernement. « Ce que j’aimerais, c’est que le pays ait autant de considération pour Ashkelon que pour Tel-Aviv. La dernière fois qu’une roquette a touché le centre du pays, il y a eu immédiatement une grande opération. Ici, nous avons eu trois morts en moins de 24h et le Premier ministre ne réagit pas du tout de la même façon. » « On veut sentir qu’on ne nous abandonne pas », conclut Shem Or Shaya. GD, Ashkelon, RFI.

JZ : En Algérie, le frère du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, a été placé en détention provisoire.

FB : Il est incarcéré, tout comme deux anciens hauts responsables du renseignement. Les trois hommes ont été arrêtés hier. Ils sont poursuivis pour « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’État ». Saïd Bouteflika était considéré comme le véritable homme fort du palais présidentiel depuis l’accident vasculaire cérébral dont a été victime son frère Abdelaziz en avril 2013.

JZ : Jour de vote ce dimanche au Panama.

FB : Les bureaux de vote ferment dans trois heures. Les citoyens sont appelés à élire leur président ainsi que 850 représentants locaux et nationaux. La campagne électorale a été marquée par le thème de la lutte contre la corruption, notamment après l’affaire Odebrecht et celle des Panama Papers. Écoutez Olga de Obaldia. C’est la directrice de la Fondation Libertad Ciudadana.

La grande inégalité au Panama est non seulement économique, mais aussi sociale. Une grande partie de la société subsiste grâce à l’économie informelle. Et pendant longtemps, les citoyens ne se sont pas inquiétés de la corruption. Ils pensaient vraiment que cela ne les concernait pas, que c’était quelque chose réservé aux riches. Mais petit à petit, nous avons réussi à faire en sorte que le citoyen soit conscient de ce que produit la corruption. Je ne dis pas que toute la population en est consciente. Mais de plus en plus de gens voient concrètement les conséquences de la corruption. Et la preuve en est que la corruption est le thème central du discours de tous les candidats.

FB : Propos recueillis par Alejo Shapire.

JZ : On reste sur le continent américain au Venezuela, l’immunité des députés du Parlement va être levée.

FB : Ceux qui avaient pris part au soulèvement cette semaine. Annonce de l’Assemblée constituante, acquise au président Nicolas Maduro. Alors que les États-Unis ont dit cette semaine ne pas exclure une solution militaire au Venezuela, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov les appelle à « abandonner leurs plans irresponsables ».

JZ : Les États-Unis dont les rapports avec la Chine ne sont pas toujours limpides.

FB : Donald Trump a annoncé une hausse des taxes sur 200 milliards de dollars de biens chinois importées. Vendredi ces taxes passeront de 10 % à 25 %. Un revirement soudain de Doandl Trump qui estime que les négociations commerciales entre les deux pays avancent « trop lentement ». Les précisions d’Anissa El Jabri.

Officiellement tout allait bien entre Pékin et Washington en pleine trêve dans leur guerre commerciale. En déplacement il y a quelques jours dans la capitale chinoise, le secrétaire d’État au trésor parlait d’entretiens fructueux avec le vice-premier ministre chinois. Encore 2 cycles de négociations avaient-il dit et nous aurons un accord commercial. Les échanges doivent justement reprendre ce mercredi. Cette annonce du président américain intervient en tout cas après une avalanche de bonnes nouvelles pour l’économie américaine, chômage au plus bas en avril 3,6 %, un record en 50 ans. Les salaires sont eux aussi repartis à la hausse, tout ça avec une croissance forte : 3,2 % au premier trimestre.

FB : Anissa El Jabri.

JZ : Les États-Unis qui maintiennent leur position sur le climat.

FB : Alors que les ministres de l’Environnement du G7 avec plusieurs représentants d’autres pays sont réunis aujourd’hui et demain à Metz, dans l’est de la France. Ils espèrent pouvoir avancer vers des actions « concrètes » pour la biodiversité. Demain on attend un rapport très alarmant sur l’état des écosystèmes dans le monde.

JZ : Au moins 13 morts en Russie après l’atterrissage d’urgence d’un avion, à Moscou.

FB : Il s’agit d’un avion de la compagnie russe Aeroflot. Il a pris feu en vol, peu de temps après son décollage. 73 passagers et 5 membres d’équipages se trouvaient à son bord.

JZ : Dans le Sud-Est de la France, la journée a été marquée par de violentes rafales de vent.

FB : En Corse une touriste allemande d’une soixante d’année est morte ce dimanche. Elle a été emportée par les vagues sur une plage de Port.

JZ : Et place à présent à l’expression de la semaine.

FB : « Les 100 jours » avec Yvan Amar.

Les Cent Jours de Tshisekdi ! Voilà cent jours exactement qu’il est au pouvoir en RDC : un peu plus de trois mois. Mais on a pris l’habitude de considérer qu’une période de cent jours était une unité de durée dans tous les cas ? Non, mais « cent jours » représente une période qu’on marque dans un contexte politique, notamment, au début d’un gouvernement. Au bout de cent jours, on fait un premier bilan, on considère que vient de s’écouler une sorte de période d’inauguration, un premier acte. Il y a de l’histoire là-dessous, qui remonte à Napoléon. En avril 1814, il a abdiqué. Après les Adieux de Fontainebleau, il s’exile sur l’île d’Elbe, pas si loin que ça de la France, et à quelques encablures au sud de la Corse. Louis XVIII prend le pouvoir en se faisant couronner roi, mais il devient rapidement impopulaire si bien qu’au bout de moins d’un an, Napoléon décide de tenter sa chance et de redevenir Empereur. Il quitte donc son île le 1er mars 1815 et débarque sur la côte sud de la France, à Golfe Juan, pas très loin de Nice. Et il remonte vers le nord, empruntant une route, de Cannes à Grenoble, que depuis on appelle la Route Napoléon. Louis XVIII envoie des troupes pour le stopper, mais Napoléon sait habilement les rallier à lui, les retourner. Et le 20 mars, il est aux Tuileries, que le roi Louis XVIII a quittées dans la nuit. Mais les puissances européennes se rassemblent dans une nouvelle coalition. C’est de nouveau la guerre ! Quelques victoires… et une écrasante défaite à Waterloo le 18 juin. Napoléon abdique une seconde et dernière fois le 22 juin 1815. Les Cent jours sont finis ! Y en a-t-il vraiment 100 ? Pas tout à fait : si l’on considère la période qui va du 20 mars (l’arrivée à Paris), jusqu’au 22 juin, la seconde abdication. On n’en comptera que 94. Un peu plus de 100, si on commence le compte au débarquement sur le sol français. Mais 100, c’est un chiffre rond. Et l’expression est consacrée par le préfet de la Seine, le Comte de Chabrol, qui déclara hypocritement à Louis XVIII, de retour en France, après son exil à Gand, le 8 juillet 1815 : « Cent jours se sont écoulés depuis le moment fatal où Votre Majesté, forcée de s’arracher aux affections les plus chères, quitta sa capitale au milieu des larmes et des lamentations publiques. »

FB : L’expression de la semaine vous était présentée par Yvan AmarMerci beaucoup Joris Zylberman de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à vous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute. Je vous rappelle que ce journal est à retrouver sur notre site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 05/05/2019 20:15:04

Journal en français facile 04/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : la faible mobilisation au Venezuela malgré l’appel de l’opposant Juan Guaido pour que les militaires cessent de soutenir Nicolas Maduro. Les chavistes étaient également très peu nombreux à manifester. Nouvelle flambée de violences dans la bande de Gaza. Des roquettes ont été tirées depuis le côté palestinien et l’armée israélienne a répliqué avec des raids aériens qui auraient fait quatre morts. Israël a fermé les points de passage avec Gaza.

JZ : Rama X est le nouveau roi de Thaïlande. Il a été couronné aujourd’hui à l’occasion d’une cérémonie traditionnelle et pleine de symboles.

FB : Et puis Yvan Amar nous présentera le mot de la semaine : « projectile ».

-----

JZ : Et on prend d’abord la direction du Venezuela où une journée de mobilisation était prévue ce samedi.

FB : Quatre jours après l’échec d’un soulèvement militaire contre Nicolas Maduro, Juan Guaidó avait appelé ses manifestants à prendre la direction des casernes du pays. L’objectif : envoyer un message pacifique aux militaires pour qu’ils cessent de soutenir le président vénézuélien. Mais l’appel a été très peu suivi dans les différents petits rassemblements sporadiques, comme a pu le constater notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

Aucune des concentrations à Caracas n’a su mobiliser plus d’une centaine de personnes. À San Bernardino, l’une des principales casernes de la capitale, ils n’étaient même qu’une trentaine, vers 10h30 du matin, pour faire passer le message de Juan Guaidó aux militaires, et ils ne sont restés que quelques minutes. Une faible mobilisation qui s’explique avant tout par la fatigue des Vénézuéliens après une semaine particulièrement éprouvante. Et surtout par la peur d’être victime de la répression des forces de l’ordre. Aux abords de toutes les installations militaires, un important dispositif de sécurité avait été déployé. Autour de certaines concentrations, des troupes de gardes nationaux à moto, lourdement armés, passaient de temps à autre comme pour intimider les manifestants. Cela n’a pas empêché plusieurs d’entre eux d’approcher les militaires de manière très pacifique, les mains en l’air. Pas sûr en revanche que leur message ait été vraiment entendu. À la Casona, la maison présidentielle où n’a jamais vécu Nicolas Maduro, les soldats ont même brûlé le petit papier que leur ont donné les partisans de l’opposition. Mais cela n’a pas entamé leur détermination : ils assurent qu’ils reviendront, bien plus nombreux, la prochaine fois. Benjamin Delille, Caracas, RFI.

FB : Et dans le même temps, les chavistes ont finalement été très peu nombreux pour les manifestations prévues aujourd’hui... Nicolas Maduro a une nouvelle fois appelé les forces armées à se tenir prêtes en cas d’offensive militaire des États-Unis.

JZ : Les États-Unis dont le président Donald Trump assure qu’il reste confiant.

FB : Et ce malgré le tir ce samedi de Pyongyang de plusieurs missiles à courte portée en direction de la mer du Japon. Les négociations sur le programme balistique et nucléaire de la Corée du Nord sont au point mort depuis trois mois, elles n’avancent pas. C’était le premier tir depuis plus d’un an. Donald Trump assure que son homologue nord-coréen Kim Jong Un souhaite toujours parvenir à un accord sur le nucléaire.

JZ : Également dans l’actualité de ce samedi, la situation particulièrement tendue dans la bande de Gaza.

FB : 200 roquettes ont été tirées aujourd’hui depuis le côté palestinien en direction d’Israël, mais plusieurs dizaines ont été interceptées par le système de défense anti-missiles israélien. L’armée de l’air israélienne a riposté en menant plusieurs raids. Le Hamas fait état de quatre morts, dont un bébé et sa mère. Israël a annoncé la fermeture des points de passage entre son territoire et la Bande de Gaza et ferme aussi la zone de pêche de l’enclave palestinienne. Écoutez Emmanuel Nahshon, porte-parole du Ministère israélien des Affaires étrangères.

[Transcription manquante]

FB : Propos recueillis par Nicolas Falez. L’Union européenne appelle à « l’arrêt immédiat » des tirs de roquettes de Gaza contre Israël.

JZ : Une catastrophe humaine a finalement pu être évitée en Inde et au Bangladesh.

FB : Plus d’un million de personnes avaient été évacuées avant l’arrivée du cyclone Fani. Les vents dépassant les 200 kilomètres-heure ont fait 12 morts en Inde et 12 au Bangladesh. Des maisons et différents bâtiments ont été détruits. Les violentes rafales sont maintenant retombées.

JZ : En Thaïlande la journée a été marquée par le couronnement du Roi Rama X.

FB : Avec une cérémonie très élaborée et très ancienne qui mélange les traditions bouddhiste et hindouiste... exactement sur le même modèle que celle qui avait eu lieu pour célébrer l’accession au trône de son père, en 1950. Les détails avec notre correspondante Carol Isoux.

C’est par un bain d’eau lustrale, collectée dans diverses rivières du royaume que les cérémonies ont commencé ce matin vers 10h heure locales, le roi Vajiralongkorn portait une simple tunique blanche qui lui découvrait l’épaule, symbole de sa purification puis, revêtu d’un lourd manteau doré sous une ombrelle blanche à 9 étages, emblème de la royauté il s’est vu remettre les différents symboles de son pouvoir : d’abord, une couronne de 7 kilos qu’il s’est lui-même posés sur la tête, un éventail, un fouet en poil d’éléphant et une paire de chaussons incrustés de pierres précieuses. Le tout en présence des moines les plus éminents du royaume et de la famille royale au grand complet, notamment ses trois sœurs, ses deux filles, et sa nouvelle femme, épousée mercredi dernier, la reine Suthida. Demain le roi sera transporté sur un palanquin à travers le quartier historique. L’afflux de sujets sera alors un bon indicateur de sa popularité. Aujourd’hui seules quelques centaines d’admirateurs avaient fait le déplacement pour suivre la cérémonie en direct sur les écrans géants à l’extérieur du palais royal. La foule était composée essentiellement de fonctionnaires de l’État, qui avaient été convoqués pour l’occasion.

JZ : En France la mobilisation des gilets jaunes était moins importante ce samedi.

FB : Pour le 25e samedi consécutif. Le ministère de l’Intérieur parle de 18 900 personnes sur toute la France. Les manifestants estiment qu’ils étaient 40 200. À Metz, dans l’est du pays, les gilets jaunes se sont joints aux écologistes lors d’une marche pour le climat avant le G7 Environnement.

JZ : Et place à présent au mot de la semaine.

FB : Yvan Amar se penche sur le nom « projectile ».

La Corée du Nord a donc procédé ce matin à un certain nombre de tirs en mer du Japon. Sans contrevenir clairement aux accords internationaux, sans vraiment dépasser la limite de ce qu’elle a le droit de faire… mais on sent bien que ça tient de la provocation, ça ressemble beaucoup à une provocation ! Mais les Coréens n’ont pas parlé de tirs de missiles. Pour ne pas envenimer, aggraver l’affaire, ils parlent de projectiles ! Les projectiles ne sont donc pas des missiles ? Ils peuvent l’être… mais on n’en sait rien, et l’administration coréenne ne l’a pas mis en avant. Il se faut se souvenir que ces propos sont traduits, mais de manière assez fidèle. Et en français qu’est-ce que c’est qu’un projectile ? C’est quelque chose qu’on projette, ça s’entend ! C’est-à-dire quelque chose qu’on lance avec force. Mais quoi ? Et bien justement on n’en sait trop rien, ou en tout cas on ne le dit pas. C’est bien ça qui est contenu dans ce mot : on lance quelque chose, en général sur quelqu’un, mais sans préciser ce que c’est. Quand on parle de projectiles, on pense souvent à des munitions : des balles, des cartouches, des obus, pourquoi pas des missiles. Mais rien n’est précisé. Et souvent d’ailleurs, ça peut recouvrir des significations très hétéroclites : différentes et un peu bizarres, il s’agit d’un peu de tout. Par exemple si des révoltés ont monté une barricade, on peut entendre dire qu’ils lancent des projectiles sur les forces de l’ordre. Et là on peut imaginer des pavés, des bouts de bois, de vieilles boîtes de conserve, les légumes chapardés, volés à l’étalage de l’épicerie du coin… tout ce qu’on a sous la main, on qu’on peut projeter : voilà les projectiles.

FB : Le mot de la semaine vous était présenté par Yvan Amar. Merci beaucoup, Joris Zylberman, de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile.



Voir le flux - 04/05/2019 20:30:13

Journal en français facile 04/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : la faible mobilisation au Venezuela malgré l’appel de l’opposant Juan Guaido pour que les militaires cessent de soutenir Nicolas Maduro. Les chavistes étaient également très peu nombreux à manifester. Nouvelle flambée de violences dans la bande de Gaza. Des roquettes ont été tirées depuis le côté palestinien et l’armée israélienne a répliqué avec des raids aériens qui auraient fait quatre morts. Israël a fermé les points de passage avec Gaza.

JZ : Rama X est le nouveau roi de Thaïlande. Il a été couronné aujourd’hui à l’occasion d’une cérémonie traditionnelle et pleine de symboles.

FB : Et puis Yvan Amar nous présentera le mot de la semaine : « projectile ».

-----

JZ : Et on prend d’abord la direction du Venezuela où une journée de mobilisation était prévue ce samedi.

FB : Quatre jours après l’échec d’un soulèvement militaire contre Nicolas Maduro, Juan Guaidó avait appelé ses manifestants à prendre la direction des casernes du pays. L’objectif : envoyer un message pacifique aux militaires pour qu’ils cessent de soutenir le président vénézuélien. Mais l’appel a été très peu suivi dans les différents petits rassemblements sporadiques, comme a pu le constater notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

Aucune des concentrations à Caracas n’a su mobiliser plus d’une centaine de personnes. À San Bernardino, l’une des principales casernes de la capitale, ils n’étaient même qu’une trentaine, vers 10h30 du matin, pour faire passer le message de Juan Guaidó aux militaires, et ils ne sont restés que quelques minutes. Une faible mobilisation qui s’explique avant tout par la fatigue des Vénézuéliens après une semaine particulièrement éprouvante. Et surtout par la peur d’être victime de la répression des forces de l’ordre. Aux abords de toutes les installations militaires, un important dispositif de sécurité avait été déployé. Autour de certaines concentrations, des troupes de gardes nationaux à moto, lourdement armés, passaient de temps à autre comme pour intimider les manifestants. Cela n’a pas empêché plusieurs d’entre eux d’approcher les militaires de manière très pacifique, les mains en l’air. Pas sûr en revanche que leur message ait été vraiment entendu. À la Casona, la maison présidentielle où n’a jamais vécu Nicolas Maduro, les soldats ont même brûlé le petit papier que leur ont donné les partisans de l’opposition. Mais cela n’a pas entamé leur détermination : ils assurent qu’ils reviendront, bien plus nombreux, la prochaine fois. Benjamin Delille, Caracas, RFI.

FB : Et dans le même temps, les chavistes ont finalement été très peu nombreux pour les manifestations prévues aujourd’hui... Nicolas Maduro a une nouvelle fois appelé les forces armées à se tenir prêtes en cas d’offensive militaire des États-Unis.

JZ : Les États-Unis dont le président Donald Trump assure qu’il reste confiant.

FB : Et ce malgré le tir ce samedi de Pyongyang de plusieurs missiles à courte portée en direction de la mer du Japon. Les négociations sur le programme balistique et nucléaire de la Corée du Nord sont au point mort depuis trois mois, elles n’avancent pas. C’était le premier tir depuis plus d’un an. Donald Trump assure que son homologue nord-coréen Kim Jong Un souhaite toujours parvenir à un accord sur le nucléaire.

JZ : Également dans l’actualité de ce samedi, la situation particulièrement tendue dans la bande de Gaza.

FB : 200 roquettes ont été tirées aujourd’hui depuis le côté palestinien en direction d’Israël, mais plusieurs dizaines ont été interceptées par le système de défense anti-missiles israélien. L’armée de l’air israélienne a riposté en menant plusieurs raids. Le Hamas fait état de quatre morts, dont un bébé et sa mère. Israël a annoncé la fermeture des points de passage entre son territoire et la Bande de Gaza et ferme aussi la zone de pêche de l’enclave palestinienne. Écoutez Emmanuel Nahshon, porte-parole du Ministère israélien des Affaires étrangères.

[Transcription manquante]

FB : Propos recueillis par Nicolas Falez. L’Union européenne appelle à « l’arrêt immédiat » des tirs de roquettes de Gaza contre Israël.

JZ : Une catastrophe humaine a finalement pu être évitée en Inde et au Bangladesh.

FB : Plus d’un million de personnes avaient été évacuées avant l’arrivée du cyclone Fani. Les vents dépassant les 200 kilomètres-heure ont fait 12 morts en Inde et 12 au Bangladesh. Des maisons et différents bâtiments ont été détruits. Les violentes rafales sont maintenant retombées.

JZ : En Thaïlande la journée a été marquée par le couronnement du Roi Rama X.

FB : Avec une cérémonie très élaborée et très ancienne qui mélange les traditions bouddhiste et hindouiste... exactement sur le même modèle que celle qui avait eu lieu pour célébrer l’accession au trône de son père, en 1950. Les détails avec notre correspondante Carol Isoux.

C’est par un bain d’eau lustrale, collectée dans diverses rivières du royaume que les cérémonies ont commencé ce matin vers 10h heure locales, le roi Vajiralongkorn portait une simple tunique blanche qui lui découvrait l’épaule, symbole de sa purification puis, revêtu d’un lourd manteau doré sous une ombrelle blanche à 9 étages, emblème de la royauté il s’est vu remettre les différents symboles de son pouvoir : d’abord, une couronne de 7 kilos qu’il s’est lui-même posés sur la tête, un éventail, un fouet en poil d’éléphant et une paire de chaussons incrustés de pierres précieuses. Le tout en présence des moines les plus éminents du royaume et de la famille royale au grand complet, notamment ses trois sœurs, ses deux filles, et sa nouvelle femme, épousée mercredi dernier, la reine Suthida. Demain le roi sera transporté sur un palanquin à travers le quartier historique. L’afflux de sujets sera alors un bon indicateur de sa popularité. Aujourd’hui seules quelques centaines d’admirateurs avaient fait le déplacement pour suivre la cérémonie en direct sur les écrans géants à l’extérieur du palais royal. La foule était composée essentiellement de fonctionnaires de l’État, qui avaient été convoqués pour l’occasion.

JZ : En France la mobilisation des gilets jaunes était moins importante ce samedi.

FB : Pour le 25e samedi consécutif. Le ministère de l’Intérieur parle de 18 900 personnes sur toute la France. Les manifestants estiment qu’ils étaient 40 200. À Metz, dans l’est du pays, les gilets jaunes se sont joints aux écologistes lors d’une marche pour le climat avant le G7 Environnement.

JZ : Et place à présent au mot de la semaine.

FB : Yvan Amar se penche sur le nom « projectile ».

La Corée du Nord a donc procédé ce matin à un certain nombre de tirs en mer du Japon. Sans contrevenir clairement aux accords internationaux, sans vraiment dépasser la limite de ce qu’elle a le droit de faire… mais on sent bien que ça tient de la provocation, ça ressemble beaucoup à une provocation ! Mais les Coréens n’ont pas parlé de tirs de missiles. Pour ne pas envenimer, aggraver l’affaire, ils parlent de projectiles ! Les projectiles ne sont donc pas des missiles ? Ils peuvent l’être… mais on n’en sait rien, et l’administration coréenne ne l’a pas mis en avant. Il se faut se souvenir que ces propos sont traduits, mais de manière assez fidèle. Et en français qu’est-ce que c’est qu’un projectile ? C’est quelque chose qu’on projette, ça s’entend ! C’est-à-dire quelque chose qu’on lance avec force. Mais quoi ? Et bien justement on n’en sait trop rien, ou en tout cas on ne le dit pas. C’est bien ça qui est contenu dans ce mot : on lance quelque chose, en général sur quelqu’un, mais sans préciser ce que c’est. Quand on parle de projectiles, on pense souvent à des munitions : des balles, des cartouches, des obus, pourquoi pas des missiles. Mais rien n’est précisé. Et souvent d’ailleurs, ça peut recouvrir des significations très hétéroclites : différentes et un peu bizarres, il s’agit d’un peu de tout. Par exemple si des révoltés ont monté une barricade, on peut entendre dire qu’ils lancent des projectiles sur les forces de l’ordre. Et là on peut imaginer des pavés, des bouts de bois, de vieilles boîtes de conserve, les légumes chapardés, volés à l’étalage de l’épicerie du coin… tout ce qu’on a sous la main, on qu’on peut projeter : voilà les projectiles.

FB : Le mot de la semaine vous était présenté par Yvan Amar. Merci beaucoup, Joris Zylberman, de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile.



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Journal en français facile 03/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : les manifestations attendues demain au Venezuela, Juan Guaido demande à l’armée de cesser son soutien au président socialiste Nicolas Maduro. Ils appellent à un cessez-le-feu en Afghanistan. L’assemblée de hauts dignitaires afghans réunis à Kaboul s’est terminée par un discours du président Ashraf Ghani.

JZ : 3,6 % seulement de chômage en avril aux États-Unis, c’est un chiffre record, le taux n’avait plus été aussi bas depuis 1969.

FB : Woody Allen ne parvient pas à faire publier ses mémoires. Plusieurs éditeurs américains refusent, sans même avoir vu le texte. Le réalisateur fait l’objet déjà d’un véritable boycott dans le monde du cinéma depuis que sa belle-fille l’accuse d’agression sexuelle.

------

JZ : Direction donc le Venezuela pour commencer.

FB : Et le pays est comme suspendu après la tentative ratée de soulèvement de Juan Guaido puis les violences du 1er mai. Alors quelle forme va prendre le mouvement de contestation dans les heures à venir ? Le point avec notre envoyée spéciale à Caracas, Oriane Verdier.

[Transcription manquante]

FB : Et cette situation au Venezuela, elle a été évoquée lors d’un échange téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump fait savoir la Maison-Blanche.

JZ : En Algérie aussi, le mouvement de contestation se poursuit.

FB : Pour le 11e vendredi consécutif, de très nombreux Algériens sont descendus dans les rues de la capitale. Après la démission du président Abdelaziz Bouteflika il y a un mois, ils se battent maintenant pour que l’élite qui dirige le pays depuis l’indépendance en 1962 quitte le pouvoir. Le général Ahmed Gaïd Salah est particulièrement visé par les slogans, de même qu’Abdelkader Bensalah, qui assure la présidence par intérim.

JZ : Le ramadan devrait correspondre au début d’un cessez-le-feu en Afghanistan.

FB : 3200 participants de tout le pays étaient réunis depuis lundi à Kaboul pour une grande assemblée consultative, la Loya Jirga. Une réunion pour discuter des conditions de paix avec les talibans, qui ont refusé d’y participer, mais les autorités afghanes leur tendent à nouveau la main. 26 articles ont été rédigés et le président Ashraf Ghani a promis de faire son possible pour les mettre en place. Les précisions de notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali.

Le gouvernement est prêt à annoncer un cessez-le-feu si les talibans affichent la même volonté. Déclaration du président Ashraf Ghani dans son discours de Clôture. La Loya jirga a voté pour un cessez-le-feu dès le premier jour du ramadan, le mois de jeune dans l’Islam et qui devrait commencer dans environ trois jours. Parmi les autres requêtes de l’Assemblée, la mise en place d’une équipe de négociateurs inclusive, le respect des droits des Afghans et notamment celui des femmes. Ashraf Ghani a déjà annoncé la libération de 175 prisonniers talibans, un geste pour instaurer un climat de confiance et les inciter à accepter d’entamer des négociations directes avec les autorités afghanes ce qu’ils refusent jusqu’à présent. Les insurgés ont décliné l’invitation à la Loya Jirga. Ils ont même prévenu dès les premiers jours qu’ils rejetteraient toute résolution émanant de l’assemblée consultative. Néanmoins ils n’ont pas interdit aux membres habitant dans les zones qu’ils contrôlent d’y participer. Se raviseront-ils sur leur position vis-à-vis du gouvernement dont ils ne reconnaissent pas la légitimité ? Difficile de l’imaginer. À Doha où ils s’entretiennent avec l’émissaire américain depuis mercredi, le ton s’est durci. Il n’y aura pas d’avancée dans les pourparlers temps qu’un calendrier précis de retrait des troupes étrangères n’est annoncé ont dit les talibans dans un communiqué.

JZ : C’est le plus puissant cyclone de l’océan indien depuis des années, le cyclone Fani a touché terre en Inde

FB : 8 personnes y sont déjà mortes. Par précaution, plus d’un million de personnes ont été évacuées de l’État de l’Odisha, c’est au sud de Calcutta. Concernant les dégâts matériels pour le moment, les rafales de vent ont arraché des arbres, causé des inondations avec la rupture de certaines digues. L’eau, l’électricité et les communications sont coupées. Les transports sont à l’arrêt. Demain c’est la capitale Calcutta qui pourrait être touchée... avant que le cyclone ne remonte au Bangladesh, où une personne est déjà morte. 400 000 personnes ont été évacuées de villages côtiers vers des abris en dur.

JZ : Une bonne nouvelle aux États-Unis. Le taux de chômage y est particulièrement bas et Donald Trump s’en réjouit.

FB : Un taux qui est tombé à 3,6 % en avril. Les créations d’emplois ont été supérieures aux attentes. Les précisions de notre correspondante à Washington Anne Corpet.

Selon le département du travail, un taux de chômage aussi bas n’a pas été atteint aux États-Unis depuis décembre 1969, il y a donc près d’un demi-siècle. 263 000 emplois ont été créés au mois d’avril, c’est 73 000 de plus que ce qui était prévu. Pour le troisième mois consécutif, les résultats dépassent les prévisions. De nombreux experts s’attendaient à tort à un ralentissement de l’économie, notamment du fait de la guerre commerciale engagée par la maison blanche contre la chine. Autre bonne nouvelle pour Donald Trump, les salaires continuent de progresser, ainsi que les bénéfices des entreprises américaines. Ces données suggèrent une croissance robuste et fournissent un argument décisif pour les républicains à l’approche de la campagne présidentielle de 2020. Le président a d’ailleurs immédiatement réagi à la parution de ces chiffres : il a tweeté trois fois de suite le mot emplois en lettres capitales.

JZ : Christophe Castaner avait d’abord parlé d’une « attaque » de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en marge du défilé parisien du 1er mai, il est finalement revenu sur ses paroles.

FB : Très critiqué, le ministre de l’Intérieur a dit entendre les reproches qui lui ont été faits sur ce terme. Une démarche qu’a approuvée le Premier ministre Édouard Philippe. Il assure que Christophe Castaner a « toute sa confiance ». Des élus de l’opposition ont pourtant demandé qu’il soit entendu devant le Parlement, d’autres exigent sa démission. Le scénario de manifestants qui fuyaient les gaz lacrymogènes utilisés par les CRS dans la manifestation a été étayé par des vidéos et des témoignages. Par ailleurs ce qu’on appelle la « police des polices », l’IGPN, a été saisi après que deux vidéos ont circulé. Sur l’une d’elles, on voit un policier jeter un pavé sur des manifestants lors de cette journée du premier mai. Une autre montre un policier mettant sa matraque dans le pantalon d’un homme interpellé.

JZ : On s’intéresse à présent aux déconvenues que rencontre Woody Allen.

FB : Déjà boudé des producteurs et des acteurs, ce sont désormais les éditeurs qui le censurent. Le New York Times révèle ce vendredi que son projet de mémoires, des écrits qui reviennent sur sa vie, ne trouve pas preneur. Le quotidien cite des dirigeants de quatre grandes maisons d’édition. Aucune d’entre elles n’a voulu faire d’offre. Sophie Torlotin revient sur ces dernières révélations.

Déjà paria à Hollywood, Woody Allen semble également persona non grata en librairie. Depuis un an et demi, le réalisateur américain désormais octogénaire est rattrapé par des accusations graves lancées par sa fille adoptive Dylvan Farrow. Celle-ci l’accusait déjà en 1992 de l’avoir agressée sexuellement quand elle avait sept ans. À l’époque, Woody Allen était en instance de divorce avec sa femme l’actrice Mia Farrow. Deux enquêtes approfondies et distinctes n’ont rien prouvé. Et les poursuites avaient alors été abandonnées. Dylan Farrow a réitiré ses accusations à la suite du mouvement #metoo. Et l’opinion s’est retournée. Plusieurs actrices et acteurs ont pris publiquement leurs distances avec le cinéaste oscarisé. Le critique de cinéma Michel Ciment, directeur de la revue Positif, est un des rares cinéphiles à dénoncer cette mise à l’écart. Amazon, qui devait financer quatre films de Woody Allend pour 68 millions de dollars, a rompu le contrat. Le réalisateur vient d’attaquer le groupe pour rupture abusive de contrat.

FB : Sophie Torlotin. Merci beaucoup Joris Zylberman de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à vous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute.



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Journal en français facile 03/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Fanny Bleichner : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Joris Zylberman, bonsoir Joris.

Joris Zylberman : Bonsoir Fanny, bonsoir à toutes et à tous.

FB : À la une de l’actualité : les manifestations attendues demain au Venezuela, Juan Guaido demande à l’armée de cesser son soutien au président socialiste Nicolas Maduro. Ils appellent à un cessez-le-feu en Afghanistan. L’assemblée de hauts dignitaires afghans réunis à Kaboul s’est terminée par un discours du président Ashraf Ghani.

JZ : 3,6 % seulement de chômage en avril aux États-Unis, c’est un chiffre record, le taux n’avait plus été aussi bas depuis 1969.

FB : Woody Allen ne parvient pas à faire publier ses mémoires. Plusieurs éditeurs américains refusent, sans même avoir vu le texte. Le réalisateur fait l’objet déjà d’un véritable boycott dans le monde du cinéma depuis que sa belle-fille l’accuse d’agression sexuelle.

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JZ : Direction donc le Venezuela pour commencer.

FB : Et le pays est comme suspendu après la tentative ratée de soulèvement de Juan Guaido puis les violences du 1er mai. Alors quelle forme va prendre le mouvement de contestation dans les heures à venir ? Le point avec notre envoyée spéciale à Caracas, Oriane Verdier.

[Transcription manquante]

FB : Et cette situation au Venezuela, elle a été évoquée lors d’un échange téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump fait savoir la Maison-Blanche.

JZ : En Algérie aussi, le mouvement de contestation se poursuit.

FB : Pour le 11e vendredi consécutif, de très nombreux Algériens sont descendus dans les rues de la capitale. Après la démission du président Abdelaziz Bouteflika il y a un mois, ils se battent maintenant pour que l’élite qui dirige le pays depuis l’indépendance en 1962 quitte le pouvoir. Le général Ahmed Gaïd Salah est particulièrement visé par les slogans, de même qu’Abdelkader Bensalah, qui assure la présidence par intérim.

JZ : Le ramadan devrait correspondre au début d’un cessez-le-feu en Afghanistan.

FB : 3200 participants de tout le pays étaient réunis depuis lundi à Kaboul pour une grande assemblée consultative, la Loya Jirga. Une réunion pour discuter des conditions de paix avec les talibans, qui ont refusé d’y participer, mais les autorités afghanes leur tendent à nouveau la main. 26 articles ont été rédigés et le président Ashraf Ghani a promis de faire son possible pour les mettre en place. Les précisions de notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali.

Le gouvernement est prêt à annoncer un cessez-le-feu si les talibans affichent la même volonté. Déclaration du président Ashraf Ghani dans son discours de Clôture. La Loya jirga a voté pour un cessez-le-feu dès le premier jour du ramadan, le mois de jeune dans l’Islam et qui devrait commencer dans environ trois jours. Parmi les autres requêtes de l’Assemblée, la mise en place d’une équipe de négociateurs inclusive, le respect des droits des Afghans et notamment celui des femmes. Ashraf Ghani a déjà annoncé la libération de 175 prisonniers talibans, un geste pour instaurer un climat de confiance et les inciter à accepter d’entamer des négociations directes avec les autorités afghanes ce qu’ils refusent jusqu’à présent. Les insurgés ont décliné l’invitation à la Loya Jirga. Ils ont même prévenu dès les premiers jours qu’ils rejetteraient toute résolution émanant de l’assemblée consultative. Néanmoins ils n’ont pas interdit aux membres habitant dans les zones qu’ils contrôlent d’y participer. Se raviseront-ils sur leur position vis-à-vis du gouvernement dont ils ne reconnaissent pas la légitimité ? Difficile de l’imaginer. À Doha où ils s’entretiennent avec l’émissaire américain depuis mercredi, le ton s’est durci. Il n’y aura pas d’avancée dans les pourparlers temps qu’un calendrier précis de retrait des troupes étrangères n’est annoncé ont dit les talibans dans un communiqué.

JZ : C’est le plus puissant cyclone de l’océan indien depuis des années, le cyclone Fani a touché terre en Inde

FB : 8 personnes y sont déjà mortes. Par précaution, plus d’un million de personnes ont été évacuées de l’État de l’Odisha, c’est au sud de Calcutta. Concernant les dégâts matériels pour le moment, les rafales de vent ont arraché des arbres, causé des inondations avec la rupture de certaines digues. L’eau, l’électricité et les communications sont coupées. Les transports sont à l’arrêt. Demain c’est la capitale Calcutta qui pourrait être touchée... avant que le cyclone ne remonte au Bangladesh, où une personne est déjà morte. 400 000 personnes ont été évacuées de villages côtiers vers des abris en dur.

JZ : Une bonne nouvelle aux États-Unis. Le taux de chômage y est particulièrement bas et Donald Trump s’en réjouit.

FB : Un taux qui est tombé à 3,6 % en avril. Les créations d’emplois ont été supérieures aux attentes. Les précisions de notre correspondante à Washington Anne Corpet.

Selon le département du travail, un taux de chômage aussi bas n’a pas été atteint aux États-Unis depuis décembre 1969, il y a donc près d’un demi-siècle. 263 000 emplois ont été créés au mois d’avril, c’est 73 000 de plus que ce qui était prévu. Pour le troisième mois consécutif, les résultats dépassent les prévisions. De nombreux experts s’attendaient à tort à un ralentissement de l’économie, notamment du fait de la guerre commerciale engagée par la maison blanche contre la chine. Autre bonne nouvelle pour Donald Trump, les salaires continuent de progresser, ainsi que les bénéfices des entreprises américaines. Ces données suggèrent une croissance robuste et fournissent un argument décisif pour les républicains à l’approche de la campagne présidentielle de 2020. Le président a d’ailleurs immédiatement réagi à la parution de ces chiffres : il a tweeté trois fois de suite le mot emplois en lettres capitales.

JZ : Christophe Castaner avait d’abord parlé d’une « attaque » de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière en marge du défilé parisien du 1er mai, il est finalement revenu sur ses paroles.

FB : Très critiqué, le ministre de l’Intérieur a dit entendre les reproches qui lui ont été faits sur ce terme. Une démarche qu’a approuvée le Premier ministre Édouard Philippe. Il assure que Christophe Castaner a « toute sa confiance ». Des élus de l’opposition ont pourtant demandé qu’il soit entendu devant le Parlement, d’autres exigent sa démission. Le scénario de manifestants qui fuyaient les gaz lacrymogènes utilisés par les CRS dans la manifestation a été étayé par des vidéos et des témoignages. Par ailleurs ce qu’on appelle la « police des polices », l’IGPN, a été saisi après que deux vidéos ont circulé. Sur l’une d’elles, on voit un policier jeter un pavé sur des manifestants lors de cette journée du premier mai. Une autre montre un policier mettant sa matraque dans le pantalon d’un homme interpellé.

JZ : On s’intéresse à présent aux déconvenues que rencontre Woody Allen.

FB : Déjà boudé des producteurs et des acteurs, ce sont désormais les éditeurs qui le censurent. Le New York Times révèle ce vendredi que son projet de mémoires, des écrits qui reviennent sur sa vie, ne trouve pas preneur. Le quotidien cite des dirigeants de quatre grandes maisons d’édition. Aucune d’entre elles n’a voulu faire d’offre. Sophie Torlotin revient sur ces dernières révélations.

Déjà paria à Hollywood, Woody Allen semble également persona non grata en librairie. Depuis un an et demi, le réalisateur américain désormais octogénaire est rattrapé par des accusations graves lancées par sa fille adoptive Dylvan Farrow. Celle-ci l’accusait déjà en 1992 de l’avoir agressée sexuellement quand elle avait sept ans. À l’époque, Woody Allen était en instance de divorce avec sa femme l’actrice Mia Farrow. Deux enquêtes approfondies et distinctes n’ont rien prouvé. Et les poursuites avaient alors été abandonnées. Dylan Farrow a réitiré ses accusations à la suite du mouvement #metoo. Et l’opinion s’est retournée. Plusieurs actrices et acteurs ont pris publiquement leurs distances avec le cinéaste oscarisé. Le critique de cinéma Michel Ciment, directeur de la revue Positif, est un des rares cinéphiles à dénoncer cette mise à l’écart. Amazon, qui devait financer quatre films de Woody Allend pour 68 millions de dollars, a rompu le contrat. Le réalisateur vient d’attaquer le groupe pour rupture abusive de contrat.

FB : Sophie Torlotin. Merci beaucoup Joris Zylberman de m’avoir accompagnée pour ce Journal en français facile et merci à vous pour votre fidélité à la radio du monde, restez à notre écoute.



Voir le flux - 03/05/2019 20:30:13

Naruhito, nouvel empereur du Japon

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 03/05/2019 10:00:41

À l'italienne

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 03/05/2019 08:45:04