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Décès de Toni Morrison, prix Nobel de littérature

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 09/08/2019 12:04:19

Journal en français facile 08/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous. Bienvenue dans votre Journal en français facile. J’ai le plaisir de le présenter avec Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Marie, bonsoir à tous.

MC : À la UNE de l’actualité : les explications de Narendra Modi, sur la fin de l’autonomie du Cachemire. Le Premier ministre indien promet aux habitants de la région un meilleur avenir et la fin du terrorisme.

SD : Le meurtre d’un jeune soldat israélien en Cisjordanie occupée. Son corps a été retrouvé près d’une colonie juive. Vive émotion et promesse de fermeté en Israël.

MC : Face au scandale, le président du parlement polonais quitte ses fonctions. Il est accusé d’avoir profité des biens de l’État.

------

SD : Quatre jours après la fin de l’autonomie de la région du Cachemire, Narendra Modi a expliqué pourquoi il avait pris cette décision.

MC : Le Premier ministre indien a tenu un discours à la télévision. Il a expliqué qu’il avait pris cette décision pour libérer la région du terrorisme et du séparatisme, la volonté de certains de faire du Cachemire une région indépendante. Narendra Modi a aussi promis un bel avenir aux habitants. Écoutez l’analyse du chercheur Jean-Luc Racine, spécialiste de l’Inde.

[Transcription manquante]

MC : Propos recueillis par Nicolas Falez.

SD : Au Kirghizstan, l’ex-président Almazbek Atambaïev a fini par se rendre, aujourd’hui aux forces de sécurité après deux jours d’intervention autour de sa maison, près de Bichkek, la capitale.

MC : Les forces spéciales ont affronté des centaines de partisans de l’ex-chef de l’État, des personnes qui étaient venues le soutenir et le protéger. Un militaire a été tué. Almazbek Atambaïev est accusé de corruption. Il aurait profité de son statut de président pour obtenir des terres.

SD : La Syrie réagit à un accord trouvé hier entre la Turquie et les États-Unis.

MC : Cet accord prévoit la création d’une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, entre la frontière turque et les combattants kurdes syriens des YPG. Mais les autorités syriennes sont opposées à ce projet. Elles estiment qu’il s’agit d’une agression à leur souveraineté, c’est-à-dire que la Turquie et les États-Unis ont décidé sans l’accord de Damas.

SD : Benyamin Netanyahou parle d’un acte terroriste après la découverte du corps d’un jeune soldat israélien, en Cisjordanie occupée.

MC : Le jeune homme de 19 ans a été retrouvé mort, près de la colonie juive de Migdal Oz, entre Bethléem et Hébron. Le jeune homme de 19 ans a été poignardé. Le Premier ministre israélien a promis une réponse ferme. Les précisions de Marine Vlahovic.

Benyamin Netanyahu le Premier ministre israélien s’est rendu à Migdal Oz en promettant que les coupables seront vite capturés. C’est à la porte de cette colonie, au sud de la Cisjordanie occupée que le corps de Dvir Zorek, 19 ans, a été retrouvé ce matin. Selon l’armée, lors de sa disparition le jeune soldat ne portait ni uniforme ni arme. Le jeune homme originaire d’une colonie située près de Ramallah faisait en fait partie d’un programme spécial, qui allie études religieuses et service militaire. Les médias israéliens évoquent une tentative de kidnapping qui a dérapé. Impossible à ce stade de déterminer s’il s’agit de l’action d’une cellule ou d’un acte isolé selon les forces de sécurité qui mènent une véritable chasse à l’homme dans les villages palestiniens environnants. Objectif : saisir les bandes-vidéo des caméras de vidéosurveillance pour retracer le parcours des assaillants. L’attaque a été saluée par le Jihad islamique et le Hamasmais n’a pas été revendiqué en bonne et due forme par ces factions palestiniennes. Marine Vlahovic, Migdal Oz RFI.

SD : Aux États-Unis, la mère du tueur d’El Paso aurait appelé la police pour dire que son fils avait un fusil d’assaut, une arme de guerre.

MC : Les avocats de cette femme ont raconté à la chaîne américaine CNN que cet appel avait eu lieu quelques semaines avant la fusillade qui a fait 22 morts. Elle s’inquiétait que son fils de 21 ans possède une arme, mais le policier, au téléphone, lui a répondu que cela n’était pas illégal.

SD : Le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a rendu un rapport aujourd’hui sur la question des sols de la planète.

MC : Les sols sont très abîmés par les activités de l’homme, mais aussi par le réchauffement du climat. Il faut donc trouver des solutions pour que l’on puisse continuer à nourrir des milliards d’êtres humains. Le GIEC conseille donc de faire évoluer notre alimentation, faire évoluer ce que l’on mange, en baissant par exemple la quantité de viande. La viande demande beaucoup d’énergie à produire.

SD : Une explosion sur un site militaire dans le Grand Nord de la Russie a provoqué un pic de radioactivité, une énergie dangereuse pour l’homme.

MC : Cette explosion a eu lieu sur une base de lancement de missiles. Elle a fait deux morts. Les autorités se veulent rassurantes sur les conséquences de cet accident pour la santé. À Moscou, Daniel Vallot.

L’explosion s’est déroulée sur la base militaire de Nionoska, dans la région d’Arkhangelsk. Une base d’essais balistique, qui existe depuis les années 50. Selon les informations données par le ministère de la Défense, l’accident s’est déroulé durant un test, entraînant la mort de deux personnes, et faisant au moins six blessés. Le communiqué diffusé par le ministère de la Défense assure qu’il n’y a pas eu de contamination radioactive, à la suite de cet accident. Cependant, la ville de Severodvinsk, située à proximité de la base, a relevé à la mi-journée, une hausse de la radioactivité ambiante – une hausse limitée et qui est très vite retombée, ont aussitôt précisé les autorités locales.   Selon l’agence de protection des consommateurs, « il n’y a pas eu de pollution présentant des risques pour la santé publique. » Cet incident intervient après deux incendies impressionnants qui ont touché depuis le début du mois, des dépôts de munitions en Russie. Dans la région de Krasnoïarsk en Sibérie, les explosions provoquées par l’incendie ont entraîné l’évacuation, dans l’urgence, de plusieurs milliers de personnes. Daniel Vallot Moscou RFI.

SD : Au Burkina Faso, les avocats de Gilbert Diendéré demandent qu’il soit libéré et qu’il ne soit plus poursuivi par la justice.

MC : Ce général est accusé d’avoir organisé la tentative de coup d’État de septembre 2015. Son procès a lieu en ce moment. Ses avocats pensent que le tribunal n’a pas apporté de preuve de sa culpabilité. Le procureur a lui demandé que Gilbert Diendéré soit condamné à la prison à vie.

SD : En Italie, le ministre de l’Intérieur pense que le pays doit organiser des élections législatives anticipées, c’est-à-dire plus tôt que prévu.

MC : Matteo Salvini explique que l’alliance entre son parti La Ligue et le Mouvement 5 étoiles ne fonctionne plus et n’a pas assez de soutiens au parlement. Les deux partis ne sont en effet pas d’accord sur de nombreux sujets. Mais pour organiser de nouvelles élections, il faut que le parlementaire le demande ou bien que le chef du gouvernement démissionne.

SD : En Pologne, le président du Parlement démissionne justement. Il quitte ses fonctions.

MC : Marek Kuchinski est accusé d’avoir utilisé un avion du gouvernement pour ses besoins personnels. À deux mois des élections législatives, cette affaire n’était pas une bonne chose pour son parti, le Pis. À Varsovie, les précisions de Damien Simonart.

L’air grave, au QG du parti PiS, à côté de son leader Jaroslaw Kaczynski, Marek Kuchcinski annonce qu’il présentera sa démission demain. Un communiqué bref dans lequel le futur ex-président de la Diète répète qu’il n’a pas enfreint la loi. Il lui est pourtant reproché d’avoir utilisé des avions et hélicoptères gouvernementaux plus d’une centaine de fois entre mars 2018 et mai 2019. La plupart du temps il se rendait vers sa région d’origine dans le sud-est du pays, accompagné par des membres de sa famille et sous le statut haute priorité. Dans les rangs de la majorité, tout le monde fait bloc pour défendre l’honneur de l’intéressé. Pour Jaroslaw Kaczynski, « la décision du président de la Diète témoigne de son attitude conforme au mot d’ordre du parti : écouter les Polonais et servir la Pologne. » Une décision avant tout dictée par le calendrier électoral. Les Polonais se rendent aux urnes le 13 octobre pour élire le nouveau parlement avant l’élection présidentielle au printemps prochain. L’opposition exploite quant à elle le filon et réclame désormais les listes des passagers et les informations de vol concernant le président du Sénat.
 Damien Simonart, Varsovie, RFI.

MC : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci de l’avoir suivi. Merci Sébastien Duhamel. Si vous voulez le réécouter, vous pouvez aller sur notre site savoirs.rfi.fr. Le prochain journal sur RFI c’est dans moins d’une heure.



Voir le flux - 08/08/2019 20:45:03

Journal en français facile 08/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous. Bienvenue dans votre Journal en français facile. J’ai le plaisir de le présenter avec Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Marie, bonsoir à tous.

MC : À la UNE de l’actualité : les explications de Narendra Modi, sur la fin de l’autonomie du Cachemire. Le Premier ministre indien promet aux habitants de la région un meilleur avenir et la fin du terrorisme.

SD : Le meurtre d’un jeune soldat israélien en Cisjordanie occupée. Son corps a été retrouvé près d’une colonie juive. Vive émotion et promesse de fermeté en Israël.

MC : Face au scandale, le président du parlement polonais quitte ses fonctions. Il est accusé d’avoir profité des biens de l’État.

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SD : Quatre jours après la fin de l’autonomie de la région du Cachemire, Narendra Modi a expliqué pourquoi il avait pris cette décision.

MC : Le Premier ministre indien a tenu un discours à la télévision. Il a expliqué qu’il avait pris cette décision pour libérer la région du terrorisme et du séparatisme, la volonté de certains de faire du Cachemire une région indépendante. Narendra Modi a aussi promis un bel avenir aux habitants. Écoutez l’analyse du chercheur Jean-Luc Racine, spécialiste de l’Inde.

[Transcription manquante]

MC : Propos recueillis par Nicolas Falez.

SD : Au Kirghizstan, l’ex-président Almazbek Atambaïev a fini par se rendre, aujourd’hui aux forces de sécurité après deux jours d’intervention autour de sa maison, près de Bichkek, la capitale.

MC : Les forces spéciales ont affronté des centaines de partisans de l’ex-chef de l’État, des personnes qui étaient venues le soutenir et le protéger. Un militaire a été tué. Almazbek Atambaïev est accusé de corruption. Il aurait profité de son statut de président pour obtenir des terres.

SD : La Syrie réagit à un accord trouvé hier entre la Turquie et les États-Unis.

MC : Cet accord prévoit la création d’une zone de sécurité dans le nord de la Syrie, entre la frontière turque et les combattants kurdes syriens des YPG. Mais les autorités syriennes sont opposées à ce projet. Elles estiment qu’il s’agit d’une agression à leur souveraineté, c’est-à-dire que la Turquie et les États-Unis ont décidé sans l’accord de Damas.

SD : Benyamin Netanyahou parle d’un acte terroriste après la découverte du corps d’un jeune soldat israélien, en Cisjordanie occupée.

MC : Le jeune homme de 19 ans a été retrouvé mort, près de la colonie juive de Migdal Oz, entre Bethléem et Hébron. Le jeune homme de 19 ans a été poignardé. Le Premier ministre israélien a promis une réponse ferme. Les précisions de Marine Vlahovic.

Benyamin Netanyahu le Premier ministre israélien s’est rendu à Migdal Oz en promettant que les coupables seront vite capturés. C’est à la porte de cette colonie, au sud de la Cisjordanie occupée que le corps de Dvir Zorek, 19 ans, a été retrouvé ce matin. Selon l’armée, lors de sa disparition le jeune soldat ne portait ni uniforme ni arme. Le jeune homme originaire d’une colonie située près de Ramallah faisait en fait partie d’un programme spécial, qui allie études religieuses et service militaire. Les médias israéliens évoquent une tentative de kidnapping qui a dérapé. Impossible à ce stade de déterminer s’il s’agit de l’action d’une cellule ou d’un acte isolé selon les forces de sécurité qui mènent une véritable chasse à l’homme dans les villages palestiniens environnants. Objectif : saisir les bandes-vidéo des caméras de vidéosurveillance pour retracer le parcours des assaillants. L’attaque a été saluée par le Jihad islamique et le Hamasmais n’a pas été revendiqué en bonne et due forme par ces factions palestiniennes. Marine Vlahovic, Migdal Oz RFI.

SD : Aux États-Unis, la mère du tueur d’El Paso aurait appelé la police pour dire que son fils avait un fusil d’assaut, une arme de guerre.

MC : Les avocats de cette femme ont raconté à la chaîne américaine CNN que cet appel avait eu lieu quelques semaines avant la fusillade qui a fait 22 morts. Elle s’inquiétait que son fils de 21 ans possède une arme, mais le policier, au téléphone, lui a répondu que cela n’était pas illégal.

SD : Le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a rendu un rapport aujourd’hui sur la question des sols de la planète.

MC : Les sols sont très abîmés par les activités de l’homme, mais aussi par le réchauffement du climat. Il faut donc trouver des solutions pour que l’on puisse continuer à nourrir des milliards d’êtres humains. Le GIEC conseille donc de faire évoluer notre alimentation, faire évoluer ce que l’on mange, en baissant par exemple la quantité de viande. La viande demande beaucoup d’énergie à produire.

SD : Une explosion sur un site militaire dans le Grand Nord de la Russie a provoqué un pic de radioactivité, une énergie dangereuse pour l’homme.

MC : Cette explosion a eu lieu sur une base de lancement de missiles. Elle a fait deux morts. Les autorités se veulent rassurantes sur les conséquences de cet accident pour la santé. À Moscou, Daniel Vallot.

L’explosion s’est déroulée sur la base militaire de Nionoska, dans la région d’Arkhangelsk. Une base d’essais balistique, qui existe depuis les années 50. Selon les informations données par le ministère de la Défense, l’accident s’est déroulé durant un test, entraînant la mort de deux personnes, et faisant au moins six blessés. Le communiqué diffusé par le ministère de la Défense assure qu’il n’y a pas eu de contamination radioactive, à la suite de cet accident. Cependant, la ville de Severodvinsk, située à proximité de la base, a relevé à la mi-journée, une hausse de la radioactivité ambiante – une hausse limitée et qui est très vite retombée, ont aussitôt précisé les autorités locales.   Selon l’agence de protection des consommateurs, « il n’y a pas eu de pollution présentant des risques pour la santé publique. » Cet incident intervient après deux incendies impressionnants qui ont touché depuis le début du mois, des dépôts de munitions en Russie. Dans la région de Krasnoïarsk en Sibérie, les explosions provoquées par l’incendie ont entraîné l’évacuation, dans l’urgence, de plusieurs milliers de personnes. Daniel Vallot Moscou RFI.

SD : Au Burkina Faso, les avocats de Gilbert Diendéré demandent qu’il soit libéré et qu’il ne soit plus poursuivi par la justice.

MC : Ce général est accusé d’avoir organisé la tentative de coup d’État de septembre 2015. Son procès a lieu en ce moment. Ses avocats pensent que le tribunal n’a pas apporté de preuve de sa culpabilité. Le procureur a lui demandé que Gilbert Diendéré soit condamné à la prison à vie.

SD : En Italie, le ministre de l’Intérieur pense que le pays doit organiser des élections législatives anticipées, c’est-à-dire plus tôt que prévu.

MC : Matteo Salvini explique que l’alliance entre son parti La Ligue et le Mouvement 5 étoiles ne fonctionne plus et n’a pas assez de soutiens au parlement. Les deux partis ne sont en effet pas d’accord sur de nombreux sujets. Mais pour organiser de nouvelles élections, il faut que le parlementaire le demande ou bien que le chef du gouvernement démissionne.

SD : En Pologne, le président du Parlement démissionne justement. Il quitte ses fonctions.

MC : Marek Kuchinski est accusé d’avoir utilisé un avion du gouvernement pour ses besoins personnels. À deux mois des élections législatives, cette affaire n’était pas une bonne chose pour son parti, le Pis. À Varsovie, les précisions de Damien Simonart.

L’air grave, au QG du parti PiS, à côté de son leader Jaroslaw Kaczynski, Marek Kuchcinski annonce qu’il présentera sa démission demain. Un communiqué bref dans lequel le futur ex-président de la Diète répète qu’il n’a pas enfreint la loi. Il lui est pourtant reproché d’avoir utilisé des avions et hélicoptères gouvernementaux plus d’une centaine de fois entre mars 2018 et mai 2019. La plupart du temps il se rendait vers sa région d’origine dans le sud-est du pays, accompagné par des membres de sa famille et sous le statut haute priorité. Dans les rangs de la majorité, tout le monde fait bloc pour défendre l’honneur de l’intéressé. Pour Jaroslaw Kaczynski, « la décision du président de la Diète témoigne de son attitude conforme au mot d’ordre du parti : écouter les Polonais et servir la Pologne. » Une décision avant tout dictée par le calendrier électoral. Les Polonais se rendent aux urnes le 13 octobre pour élire le nouveau parlement avant l’élection présidentielle au printemps prochain. L’opposition exploite quant à elle le filon et réclame désormais les listes des passagers et les informations de vol concernant le président du Sénat.
 Damien Simonart, Varsovie, RFI.

MC : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci de l’avoir suivi. Merci Sébastien Duhamel. Si vous voulez le réécouter, vous pouvez aller sur notre site savoirs.rfi.fr. Le prochain journal sur RFI c’est dans moins d’une heure.



Voir le flux - 08/08/2019 20:45:03

Journal en français facile 07/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous et bienvenu dans votre Journal en français facile. J’ai le plaisir de le présenter ce soir avec Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Marie et bonsoir à tous.

MC : À la Une de l’actualité, la coupure des relations diplomatiques entre l’Inde et le Pakistan. Le Pakistan demande à son ambassadeur en Inde de rentrer et il demande à l’ambassadeur d’Inde au Pakistan de partir.

SD : Donald Trump est à Dayton dans l’Ohio, quelques jours après la fusillade qui a fait neuf morts. Il a été accueilli par des manifestants.

MC : À Hong Kong, une nouvelle manifestation aujourd’hui. Cette fois, ce sont les avocats qui étaient dans la rue pour réclamer un traitement juste des manifestants arrêtés.

------

SD : Le Cachemire est totalement isolé depuis trois jours maintenant. Tous les moyens de communication de la région sont coupés, après l’annonce par l’Inde de la fin de son autonomie.

MC : Le Pakistan organise sa réponse à la décision de New Delhi. Le pays estime que la région du Cachemire lui appartient. Alors il a décidé de couper ses relations diplomatiques avec l’Inde ainsi que le commerce avec lui. Les précisions de Sonia Ghezali à Islamabad.

« Nos ambassadeurs ne seront plus à New Delhi et leurs homologues ici seront renvoyés chez eux ». Déclaration du ministre des Affaires étrangères à la télévision pakistanaise qui a annoncé que le niveau des relations diplomatiques avec l’Inde sera abaissé. La décision a été prise au cours d’une réunion du conseil de sécurité nationale préside par le Premier ministre Imran Khan en présence de plusieurs ministres et de plusieurs généraux de l’armée. 4 autres mesures ont été prises : la suspension du commerce bilatéral avec l’Inde. La présentation d’un recours auprès du conseil de sécurité de l’ONU. Le Pakistan consacrera également la célébration de l’indépendance du Pakistan qui aura lieu le 14 août à la solidarité avec le cachemire. Toutes les canaux diplomatiques sont enclenches pour mettre au grand jour le régime indien brutal et raciste et ses violations des droits de l’homme lit-on dans un communiqué officiel. L’armée a quant à elle reçu comme instruction de rester vigilante. Les tensions sur la ligne de contrôle qui sépare les deux pays se sont fortement accrues ces dernières semaines.

SD : Un attentat à la voiture piégée dans l’ouest de Kaboul, en Afghanistan.

MC : Il a fait au moins 14 morts et 145 blessés. La plupart sont des civils. Le véhicule visait pourtant un commissariat de police. Les talibans ont affirmé qu’ils étaient responsables de l’attaque, alors que des discussions sont en cours avec les États-Unis pour un accord de paix.

SD : L’extrême tension au Kirghizstan autour de la maison de l’ancien président.

MC : Les forces spéciales ont essayé d’arrêter Almazbek Atambaïev, mais plus d’un millier de partisans, des gens qui le soutiennent, ont protégé sa maison à Bichkek la capitale. Un militaire a été tué par une balle qui venait de la résidence. Il y a déjà 35 blessés. Le ministre de l’Intérieur annonce qu’il va envoyer encore d’autres militaires sur place. Almazbek Atambaïev est accusé de corruption. Il aurait profité de son statut de président pour obtenir des terres.

SD : Hier, le président turc menaçait lancer une opération militaire contre les combattants kurdes syriens, dans le nord de la Syrie. Finalement, une solution semble avoir été trouvée.

MC : La Turquie et les États-Unis ont décidé de mettre en place un centre d’opérations conjointes. Cette organisation va devoir créer une zone de sécurité, entre la frontière turque et les positions de combattants kurdes. C’est ce que demandait le président Recep Tayyip Erdogan qui considère ces combattants comme des terroristes.

SD : Donald Trump rend visite aux victimes des deux fusillades du week-end dernier.

MC : Le président américain est en ce moment à Dayton dans l’Ohio, où neuf personnes ont été tuées. Il doit ensuite aller à El Paso au Texas, où vingt et une personnes sont mortes. À Dayton, il a été accueilli par des centaines de manifestants. Certains lui demandaient de s’opposer à la NRA, l’association de soutien au secteur des armes aux États-Unis. Mais avant de quitter la Maison-Blanche, Donald Trump a estimé que peu de personnes, parmi les responsables américains, n’avaient envie d’interdire les fusils d’assaut, les armes qui ont servi pour les dernières tueries de masse. La correspondance de Loubna Anaki.

Comme annoncé, ils étaient nombreux à Dayton devant le bar où a eu lieu la fusillade, mais également devant l’hôpital où Donald Trump et son épouse ont rendu visite aux victimes et au personnel médical. Des manifestants qui brandissaient des pancartes avec toujours ce même message et ce même chant répété en chœur : Do something, faites quelque chose. Appelant ainsi le président et son administration à adopter des lois plus strictes sur les armes. Beaucoup accusent également Donald Trump d’attiser la haine par sa rhétorique jugée raciste. Face à ces manifestants, quelques supporters de Donald Trump sont venus avec des drapeaux. Des insultes échangées et la tension sont un peu montées entre les deux camps devant le bar où 9 personnes ont été tuées.. Le président américain, lui, s’est entretenu avec les autorités et les responsables politiques de la ville, mais est resté loin de la foule. Quelques heures auparavant, depuis la Maison-Blanche, il a une nouvelle fois promis des mesures sur les armes, mais en écartant toute réforme sur les fusils d’assaut, principales armes utilisées dans les fusillades de masse. Après Dayton, le président américain est attendu à El Paso, au Texas, où il risque de rencontrer une plus grande protestation. Le tireur ayant utilisé certains mots de Donald Trump sur l’immigration hispanique pour justifier son passage à l’acte.

SD : Après un week-end de manifestations, une journée de grève générale lundi, ce sont les avocats qui sont descendus dans la rue aujourd’hui à Hong Kong.

MC : Près de trois mille personnes ont marché dans le silence pendant deux heures. Cela fait plus de deux mois que dure un mouvement de protestation contre l’influence grandissante de la Chine sur ce territoire autonome. 500 personnes ont été arrêtées et beaucoup risquent des peines de prison très lourdes. Les avocats demandaient aujourd’hui que la justice hongkongaise respecte le droit et ne les juge pas de façon politique. L’avocat Wilson Leung est au micro de notre envoyé spécial Christophe Paget.

Aujourd’hui beaucoup de manifestants sont inculpés de « participation à une émeute », ce qui est ici l’accusation la plus lourde – vous risquez jusqu’à dix ans de prison. Elle a été critiquée par des groupes de défense des droits de l’homme et par un comité de l’ONU, car sa définition est très vague : du coup même si ce n’est pas vous qui avez été violent, si vous étiez juste là, vous pouvez en être très sévèrement puni. Il y a le cas très célèbre d’un manifestant qui était allé aux émeutes de Mong Kok il y a deux ans : il a été arrêté avant le début des violences, mais a quand même été condamné pour participation à une émeute. Et aujourd’hui on voit que beaucoup de gens étaient juste présents sur les lieux des manifestations et ils sont pourtant inculpés de cette manière. Il semble qu’il y a ait une volonté de faire peur aux gens, en inculpant d’entrée avec la charge la plus lourde. Ce qui est très inquiétant aussi c’est que lorsque des manifestants ont été attaqués par des gangsters il y a deux semaines, bizarrement la police n’en a arrêté que très peu, et pour une accusation assez mineure : « rassemblement illégal ». Les manifestants pro démocratie et ceux qui les attaquent sont semble-t-il, traités de manière très différente. Beaucoup pensent que c’est une volonté du gouvernement hongkongais, travaillant sous les ordres de Pékin, de porter un coup aux manifestations.

SD : En République Démocratique du Congo, les consultations officielles pour la formation du nouveau gouvernement ont commencé.

MC : Il s’agit d’une série de rencontres réalisée par le Premier ministre pour choisir les nouveaux ministres. Sylvestre Ilunga a discuté aujourd’hui avec les chefs des deux partis au pouvoir ; Cash du président Félix Tshisékédi et le FCC, de l’ancien président Joseph Kabila.

SD : Le scandale au club de football allemand Schalke 04.

MC : Le président du conseil de surveillance de l’équipe a eu des propos largement condamnés contre les Africains. Hier soir, le comité d’éthique du club, chargé de gérer les questions liées à la morale, a choisi une sanction modérée. Clemens Tönnies ne pourra pas travailler pendant trois mois. Mais cette décision est critiquée. Les explications de Pascal Thibaut à Berlin.

« L’honneur perdu de Schalke 04 ». Le magazine « Der Spiegel » par une référence à un classique de la littérature allemande contemporaine condamne comme la plupart des médias la décision du comité d’éthique du club de football. Cette instance a décidé mardi soir que le président du conseil de surveillance de Schalke a tenu des propos discriminatoires, mais non racistes. Clemens Tönnies est suspendu de ses fonctions pendant trois mois. Il avait critiqué la semaine dernière dans un discours l’introduction de taxes carbone pour lutter contre le réchauffement climatique. L’homme d’affaires avait prôné la construction de centrales électriques en Afrique ajoutant : « Comme ça, les Africains arrêteraient d’abattre des arbres et lorsqu’il fait sombre de faire des enfants ». Des propos qui ont soulevé une polémique à l’heure où le football allemand lutte contre des dérives d’extrême-droite dans les stades. Lundi, le club de troisième division de Chemnitz a limogé son capitaine accusé de sympathies néo-nazies. Pour « Der Spiegel », les supporters extrémistes ne peuvent que se sentir encouragés dans leurs positions par la décision de Schalke 04. Le président de la commission anti-discrimination allemande a parlé de propos racistes. L’ex-attaquant du club Gerald Asamoah s’est dit « choqué, surpris et blessé ». La commission d’éthique de la fédération allemande de football va évoquer la polémique la semaine prochaine. Pascal Thibaut Berlin RFI.

MC : C’est la fin de ce Journal en français facile. Vous pouvez le réécouter sur notre site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 07/08/2019 20:30:15

5 août : grève générale à Hong Kong

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 07/08/2019 12:51:36

Beloved, Tar Baby, Love... Les Romans de Toni Morrison

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La grande écrivaine américaine Toni Morrison vient de mourir, en nous laissant le souvenir de romans multiples et poignants, ancrés dans la tradition noire américaine, portés par une culture noire qu’elle a enrichie, mais aussi qu’elle a beaucoup aidé à faire connaître, en lui donnant la caution d’une littérature de renommée mondiale. En France, elle n’a vraiment été connue qu’après son prix Pulitzer et la traduction de son roman Beloved en 1989, avec bien sûr le Nobel qu’elle reçoit en 93.

On a souvent remarqué la tendance de ces dernières décennies en France à ne pas traduire les titres de films anglo-saxons et à laisser en anglais. Pour la littérature c’est beaucoup plus rare, mais c’est ce qui est arrivé pour plusieurs romans de Toni Morrison, ce qui est peut-être un indice de leur image très moderne !

Beloved par exemple. C’est un peu particulier puisque dans le roman Beloved est le nom d’un des personnages. Un nom emprunté à une inscription sur la tombe d’un enfant… Mais bien sûr on a en anglais une ambiguïté qui tient à ce que le nom signifie quelque chose : bien-aimée. Et ce que ça évoque quand on n’a pas lu le roman : on ne peut savoir qu’il s’agit d’un nom de personnage !

Il y a d’autres romans dont les titres ne sont pas traduits : jazz est le deuxième volet de la trilogie commencée avec Beloved, mais le mot est bien sûr aussi français qu’anglais. Love par exemple. C’est évidemment un mot anglais, mais il a une notoriété qui dépasse la langue anglaise.

C’est peut-être Tar Baby qui est le plus étonnant. Le titre probablement n’a pas été traduit pour garder de son mystère. En effet ni la signification ni les échos culturels du titre ne sont compréhensibles pour un lecteur francophone. Ce qui, dans une moindre mesure, peut être le cas pour un lecteur anglophone qui n’est pas très au courant de la culture noire américaine. Tar baby, littéralement le bébé de goudron, ou la poupée de goudron.

Mais il y a une allusion à tout un folklore, à un conte populaire noir américain, avec des personnages qu’on retrouve dans de nombreuses traditions, mais qui ont la spécificité de leur origine : le renard rusé, mais qui trouve parfois plus rusé que lui, le lapin naïf, qui parfois l’emporte sur le renard. Tar baby est l’un des contes de l’Oncle Remus, publié à la fin du 19e siècle. Le renard fabrique une poupée enduite de goudron pour piéger le lapin. Le lapin veut s’en emparer, mais le goudron se colle à ses pattes. Et pourtant il parviendra à s’en défaire : à malin, malin et demi… Et cette expression tar baby, dans un américain un peu ancien, a désigné, de façon péjorative un noir. Encore une manière de mettre en perspective toute cette histoire et cette culture à laquelle Toni Morrison a donc contribué à donner une existence et des lettres de noblesse.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Journal en français facile 06/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous. Bienvenu dans votre Journal en français facile. J’ai le plaisir de le présenter avec Sylvie Berruet, ce soir. Bonsoir Sylvie

Sylvie Berruet : Bonsoir Marie et bonsoir à tous.

MC : À la Une de l’actualité : la colère d’Imran Khan. Le Premier ministre pakistanais réagit à la fin de l’autonomie de la région du Cachemire. La décision a été prise hier par les autorités indiennes. Il appelle à l’intervention du conseil de sécurité des Nations-Unis.

SB : La Turquie menace de lancer une opération militaire contre les combattants kurdes syriens des YPG. Elle considère ce groupe comme des terroristes.

MC : L’ouverture d’un procès en Argentine, après des agressions sexuelles sur des enfants. Deux prêtres font partie des accusés. Les faits ont eu lieu dans un établissement catholique.

-----

SB : Des manifestants se sont rassemblés au Cachemire pakistanais, mais aussi dans les grandes villes pakistanaises ; Lahore, Karachi, Islamabad…

MC : L’annonce hier des autorités indiennes a provoqué l’inquiétude et la colère. Elles ont décidé de mettre fin à l’autonomie du Cachemire. La région passe sous le contrôle de New-Dehli. Une partie du Cachemire est revendiquée par le Pakistan. Le pays estime qu’elle lui appartient. Le Premier ministre pakistanais pense donc demander l’intervention notamment du conseil de sécurité des Nations-Unies. Il s’exprimait ce mardi devant le parlement... À Islamabad, les précisions de Sonia Ghezali.

« Un génocide au cachemire indien “C’est que dit craindre Imran Khan, le Premier ministre pakistanais. Face aux sénateurs et aux députes, son ton était particulièrement virulent. La session parlementaire extraordinaire avait été ajournée plus tôt dans la journée en raison des tensions au cœur de l’hémicycle. L’opposition accusait le PTI du Premier ministre de ne pas avoir de réaction assez forte après la décision de l’Inde de mettre fin au statut spécial du cachemire. Le Premier ministre a opté pour un ton agressif a la reprise de la session. Il a accusé le BJP, le parti de Nerndra Modi, son homologue indien, d’avoir une idéologie fanatique et raciste. ‘Ils agissent contre leur constitution, contre la Cour suprême et les résolutions des Nations Unies.’ A-t-il scandé. Deux puissances nucléaires voisines ne peuvent prendre de tels risques, nous devons résoudre nos problèmes par le dialogue” a il cependant insisté. Car s’il y a une guerre, personne ne sera gagnants et les conséquences seront internationales, fin de citation. Dans la classe politique, chacun condamne la décision de l’Inde et demande une réaction forte des autorités. Réclamant aussi que L’ONU s’implique dans ce contentieux ainsi que la communauté internationale attendant notamment que les États-Unis jouent un rôle de médiateur. La crise actuelle n’a cependant pas empêché le ministre des Affaires étrangères de s’envoler ce mardi afin de réaliser le pèlerinage à la Mecque en Arabie saoudite.

SB : Les États-Unis vont empêcher les entreprises américaines de faire du commerce avec le gouvernement du Venezuela.

MC : De nouvelles sanctions contre les autorités de Caracas pour pousser le président Nicolas Maduro à quitter le pouvoir. Les États-Unis avaient déjà interdit aux Américains d’acheter les produits de la compagnie pétrolière publique du Venezuela, PDVSA. Les autorités vénézuéliennes ont accusé les États-Unis de “terrorisme économique”.

SB : Le président turc lance des nouvelles menaces contre les Kurdes syriennes, appelés YPG.

MC : Recep Tayyip Erdo?an a expliqué aujourd’hui qu’il pense lancer une opération militaire très bientôt. Selon la Turquie, ces combattants kurdes sont des terroristes. Mais les États-Unis les ont soutenus et armés. Les explications d’Anne Andlauer à Istanbul.

À deux reprises ces trois derniers jours, alors qu’une délégation militaire américaine se trouve à Ankara, Recep Tayyip Erdo?an a menacé d’attaquer sans attendre les principaux alliés de Washington sur le terrain syrien : les forces kurdes des YPG. Dans l’immédiat, les menaces du président turc visent à faire pression sur les États-Unis pour qu’ils cèdent aux demandes d’Ankara d’éloigner les combattants kurdes plus de 30 kilomètres au-delà de la frontière turque. Recep Tayyip Erdo?an veut y envoyer son armée pour établir une zone dite “de sécurité”. Sur le plan intérieur, le président turc – toujours ébranlé par sa récente défaite aux municipales d’Istanbul – veut aussi donner des gages au parti ultranationaliste, sans lequel il perdrait sa majorité parlementaire. Une intervention militaire est perçue comme un bon moyen de préserver cette alliance tout en mobilisant l’électorat. Reste que le pari est extrêmement risqué. Le président américain Donald Trump avait promis au début de l’année de “dévaster l’économie turque”, déjà bien mal en point, si Ankara attaquait les forces kurdes de Syrie. Le coup économique pourrait être fatal, sans même parler des risques militaires et politiques d’une offensive de l’armée turque dans une zone où sont stationnés des militaires américains… Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

SB : La Chine est de plus en plus ferme avec les habitants de Hong Kong. Elle est de plus en plus sévère au fur et à mesure des manifestations.

MC : Aujourd’hui, un haut responsable chinois a dit “Ceux qui jouent avec le feu mourront avec le feu”. Ce qui signifie que ceux qui se servent de la violence risquent d’en être victimes. À la télévision, une vidéo a été diffusée où l’on voit la police de Shenzhen se préparer. Shenzhen est la grande ville chinoise la plus proche du territoire autonome de Hong Kong.

SB : L’actualité africaine maintenant. Un mandat d’arrêt international a été émis contre l’ancien ministre algérien de la Défense et ex-chef de l’armée, Khaled Nezzar.

MC : L’Algérie demande donc au pays où se trouve Khaled Nezzar de l’arrêter. Selon des médias algériens, il serait en Espagne. Depuis la démission du président Bouteflika, des personnalités politiques sont poursuivies par la justice. Le général à la retraite aurait fui il y a une semaine. L’association britannique Global Witness accuse le plus jeune fils du président congolais, Denis Crystel Sassou Nguesso d’avoir volé plus de 50 millions de dollars dans les caisses de son pays, en 2014.

SB : C’est un procès historique à Mendoza et c’est dans l’ouest de l’Argentine.

MC : Trois hommes, dont deux prêtres catholiques, sont accusés d’avoir agressé sexuellement des enfants sourds et muets, des enfants qui ne pouvaient ni entendre ni parler, dans une école spécialisée. Quinze autres personnes seront jugées plus tard dans cette même affaire. Face aux trois hommes : une vingtaine de victimes. Ils risquent jusqu’à 50 ans de prison. Rappel des faits avec Aude Villiers-Moriamé.

Le scandale avait éclaté en 2016, à la suite du témoignage de plusieurs élèves, dénonçant des agressions sexuelles systématiques au sein de l’institut Próvolo de Mendoza. Près de trois ans après la fermeture de l’établissement, quelques dizaines de familles attendaient ce lundi l’ouverture du procès. Marina Diaz, maman d’un ancien élève : “Ce n’est pas un moment facile ni pour les enfants ni pour les parents. Nous demandons que justice se fasse pour que jamais plus des prêtres ou des professeurs agressent des enfants, qu’ils soient handicapés ou non”. Le principal accusé dans cette affaire est Nicola Corradi, 83 ans. Avant d’être transféré à Mendoza, ce prêtre italien avait dirigé l’institut Próvolo de La Plata, près de Buenos Aires… et travaillé au sein de celui de Vérone, en Italie. Deux établissements également secoués par des scandales de pédophilie. Sergio Salinas est l’avocat de plusieurs familles : “Ce procès est emblématique. J’ai un sentiment de justice parce que nous allons sûrement obtenir une condamnation, et en même temps un grand sentiment de tristesse parce qu’il reste tant de victimes. Ça ne se termine pas là. Ce procès, aujourd’hui, ce n’est que le début”. Le procès de Mendoza, qui se tient à huis clos et est traduit en langue des signes, devrait durer au moins un mois. Deux autres procès impliquant une quinzaine d’employés de l’institut Próvolo doivent bientôt s’ouvrir en parallèle. Aude Villiers-Moriamé, Buenos Aires, RFI.

SB : L’écrivaine américaine Toni Morrison est morte à l’âge de 88 ans.

MC : Elle restera à jamais dans l’histoire comme la première femme noire à recevoir le prix Nobel de littérature, la plus prestigieuse récompense pour un écrivain. C’était en 1993. Ses livres ont été marqués par l’histoire des noirs américains ; l’esclavagisme, les ghettos, ou encore le mouvement des droits civiques. Isabelle Chenu, elle était connue dans le monde entier.

C’est une des voix les plus puissantes de la littérature contemporaine qui vient de s’éteindre. L’Américaine Toni Morrison née en 1931 dans l’Ohio avait su donner une visibilité littéraire aux Afro-Américains et dessiner une histoire sensible des États-Unis. Ses livres sont hantés par le racisme, les non-dits, les traumatismes de l’enfance. Descendante d’une famille d’esclaves, elle devient professeur d’anglais et de littérature et publie son premier roman à 39 ans The Bluest Eye, “L’Œil le plus bleu” : raconte l’histoire d’une petite fille afro-américaine des années 1930, qui rêve d’avoir des yeux bleus. Car elle imagine que si elle était aussi jolie que son idole, l’actrice Shirley Temple, elle serait capable d’enrayer l’extrême violence de son environnement familial. En 1988 Toni Morrison reçoit le prix Pulitzer pour son 5e ouvrage Beloved.   Inspiré de l’histoire vraie de Margaret Garner, une mère infanticide hantée par le fantôme de sa petite fille qu’elle avait égorgée pour lui éviter l’esclavage. En 1993 l’académie suédoise lui décerne le prix Nobel pour l’ensemble de son œuvre, son expressivité, sa puissante imagination teintée de surnaturel. Son style précis, violent et lyrique. En 2012 son dixième roman “Home” raconte le retour de la guerre de Corée d’un soldat noir, jeté sur les routes de son enfance dans l’Amérique ségrégationniste des années 50. La romancière avait également publié plusieurs livres pour enfants avec son fils Slade décédé en 2010. Barack Obama. Le premier président noir des États-Unis l’avait décorée en 2012 de la médaille présidentielle de la Liberté.

SB : En France, près de 200 enfants ont passé des tests pour voir s’ils ont des traces de plomb dans le sang.

MC : Ces enfants vivent près de la cathédrale Notre-Dame de Paris qui a brûlé il y a un peu plus de trois mois. Quelque 400 tonnes de ce métal a fondu. Des associations et des syndicats s’inquiètent des conséquences sur la santé des personnes qui habitent dans le quartier. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci de l’avoir écouté, et merci à vous, Sylvie Berruet. Vous pouvez réécouter sur notre site savoirs.rfi.fr.



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Journal en français facile 06/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous. Bienvenu dans votre Journal en français facile. J’ai le plaisir de le présenter avec Sylvie Berruet, ce soir. Bonsoir Sylvie

Sylvie Berruet : Bonsoir Marie et bonsoir à tous.

MC : À la Une de l’actualité : la colère d’Imran Khan. Le Premier ministre pakistanais réagit à la fin de l’autonomie de la région du Cachemire. La décision a été prise hier par les autorités indiennes. Il appelle à l’intervention du conseil de sécurité des Nations-Unis.

SB : La Turquie menace de lancer une opération militaire contre les combattants kurdes syriens des YPG. Elle considère ce groupe comme des terroristes.

MC : L’ouverture d’un procès en Argentine, après des agressions sexuelles sur des enfants. Deux prêtres font partie des accusés. Les faits ont eu lieu dans un établissement catholique.

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SB : Des manifestants se sont rassemblés au Cachemire pakistanais, mais aussi dans les grandes villes pakistanaises ; Lahore, Karachi, Islamabad…

MC : L’annonce hier des autorités indiennes a provoqué l’inquiétude et la colère. Elles ont décidé de mettre fin à l’autonomie du Cachemire. La région passe sous le contrôle de New-Dehli. Une partie du Cachemire est revendiquée par le Pakistan. Le pays estime qu’elle lui appartient. Le Premier ministre pakistanais pense donc demander l’intervention notamment du conseil de sécurité des Nations-Unies. Il s’exprimait ce mardi devant le parlement... À Islamabad, les précisions de Sonia Ghezali.

« Un génocide au cachemire indien “C’est que dit craindre Imran Khan, le Premier ministre pakistanais. Face aux sénateurs et aux députes, son ton était particulièrement virulent. La session parlementaire extraordinaire avait été ajournée plus tôt dans la journée en raison des tensions au cœur de l’hémicycle. L’opposition accusait le PTI du Premier ministre de ne pas avoir de réaction assez forte après la décision de l’Inde de mettre fin au statut spécial du cachemire. Le Premier ministre a opté pour un ton agressif a la reprise de la session. Il a accusé le BJP, le parti de Nerndra Modi, son homologue indien, d’avoir une idéologie fanatique et raciste. ‘Ils agissent contre leur constitution, contre la Cour suprême et les résolutions des Nations Unies.’ A-t-il scandé. Deux puissances nucléaires voisines ne peuvent prendre de tels risques, nous devons résoudre nos problèmes par le dialogue” a il cependant insisté. Car s’il y a une guerre, personne ne sera gagnants et les conséquences seront internationales, fin de citation. Dans la classe politique, chacun condamne la décision de l’Inde et demande une réaction forte des autorités. Réclamant aussi que L’ONU s’implique dans ce contentieux ainsi que la communauté internationale attendant notamment que les États-Unis jouent un rôle de médiateur. La crise actuelle n’a cependant pas empêché le ministre des Affaires étrangères de s’envoler ce mardi afin de réaliser le pèlerinage à la Mecque en Arabie saoudite.

SB : Les États-Unis vont empêcher les entreprises américaines de faire du commerce avec le gouvernement du Venezuela.

MC : De nouvelles sanctions contre les autorités de Caracas pour pousser le président Nicolas Maduro à quitter le pouvoir. Les États-Unis avaient déjà interdit aux Américains d’acheter les produits de la compagnie pétrolière publique du Venezuela, PDVSA. Les autorités vénézuéliennes ont accusé les États-Unis de “terrorisme économique”.

SB : Le président turc lance des nouvelles menaces contre les Kurdes syriennes, appelés YPG.

MC : Recep Tayyip Erdo?an a expliqué aujourd’hui qu’il pense lancer une opération militaire très bientôt. Selon la Turquie, ces combattants kurdes sont des terroristes. Mais les États-Unis les ont soutenus et armés. Les explications d’Anne Andlauer à Istanbul.

À deux reprises ces trois derniers jours, alors qu’une délégation militaire américaine se trouve à Ankara, Recep Tayyip Erdo?an a menacé d’attaquer sans attendre les principaux alliés de Washington sur le terrain syrien : les forces kurdes des YPG. Dans l’immédiat, les menaces du président turc visent à faire pression sur les États-Unis pour qu’ils cèdent aux demandes d’Ankara d’éloigner les combattants kurdes plus de 30 kilomètres au-delà de la frontière turque. Recep Tayyip Erdo?an veut y envoyer son armée pour établir une zone dite “de sécurité”. Sur le plan intérieur, le président turc – toujours ébranlé par sa récente défaite aux municipales d’Istanbul – veut aussi donner des gages au parti ultranationaliste, sans lequel il perdrait sa majorité parlementaire. Une intervention militaire est perçue comme un bon moyen de préserver cette alliance tout en mobilisant l’électorat. Reste que le pari est extrêmement risqué. Le président américain Donald Trump avait promis au début de l’année de “dévaster l’économie turque”, déjà bien mal en point, si Ankara attaquait les forces kurdes de Syrie. Le coup économique pourrait être fatal, sans même parler des risques militaires et politiques d’une offensive de l’armée turque dans une zone où sont stationnés des militaires américains… Anne Andlauer, Istanbul, RFI.

SB : La Chine est de plus en plus ferme avec les habitants de Hong Kong. Elle est de plus en plus sévère au fur et à mesure des manifestations.

MC : Aujourd’hui, un haut responsable chinois a dit “Ceux qui jouent avec le feu mourront avec le feu”. Ce qui signifie que ceux qui se servent de la violence risquent d’en être victimes. À la télévision, une vidéo a été diffusée où l’on voit la police de Shenzhen se préparer. Shenzhen est la grande ville chinoise la plus proche du territoire autonome de Hong Kong.

SB : L’actualité africaine maintenant. Un mandat d’arrêt international a été émis contre l’ancien ministre algérien de la Défense et ex-chef de l’armée, Khaled Nezzar.

MC : L’Algérie demande donc au pays où se trouve Khaled Nezzar de l’arrêter. Selon des médias algériens, il serait en Espagne. Depuis la démission du président Bouteflika, des personnalités politiques sont poursuivies par la justice. Le général à la retraite aurait fui il y a une semaine. L’association britannique Global Witness accuse le plus jeune fils du président congolais, Denis Crystel Sassou Nguesso d’avoir volé plus de 50 millions de dollars dans les caisses de son pays, en 2014.

SB : C’est un procès historique à Mendoza et c’est dans l’ouest de l’Argentine.

MC : Trois hommes, dont deux prêtres catholiques, sont accusés d’avoir agressé sexuellement des enfants sourds et muets, des enfants qui ne pouvaient ni entendre ni parler, dans une école spécialisée. Quinze autres personnes seront jugées plus tard dans cette même affaire. Face aux trois hommes : une vingtaine de victimes. Ils risquent jusqu’à 50 ans de prison. Rappel des faits avec Aude Villiers-Moriamé.

Le scandale avait éclaté en 2016, à la suite du témoignage de plusieurs élèves, dénonçant des agressions sexuelles systématiques au sein de l’institut Próvolo de Mendoza. Près de trois ans après la fermeture de l’établissement, quelques dizaines de familles attendaient ce lundi l’ouverture du procès. Marina Diaz, maman d’un ancien élève : “Ce n’est pas un moment facile ni pour les enfants ni pour les parents. Nous demandons que justice se fasse pour que jamais plus des prêtres ou des professeurs agressent des enfants, qu’ils soient handicapés ou non”. Le principal accusé dans cette affaire est Nicola Corradi, 83 ans. Avant d’être transféré à Mendoza, ce prêtre italien avait dirigé l’institut Próvolo de La Plata, près de Buenos Aires… et travaillé au sein de celui de Vérone, en Italie. Deux établissements également secoués par des scandales de pédophilie. Sergio Salinas est l’avocat de plusieurs familles : “Ce procès est emblématique. J’ai un sentiment de justice parce que nous allons sûrement obtenir une condamnation, et en même temps un grand sentiment de tristesse parce qu’il reste tant de victimes. Ça ne se termine pas là. Ce procès, aujourd’hui, ce n’est que le début”. Le procès de Mendoza, qui se tient à huis clos et est traduit en langue des signes, devrait durer au moins un mois. Deux autres procès impliquant une quinzaine d’employés de l’institut Próvolo doivent bientôt s’ouvrir en parallèle. Aude Villiers-Moriamé, Buenos Aires, RFI.

SB : L’écrivaine américaine Toni Morrison est morte à l’âge de 88 ans.

MC : Elle restera à jamais dans l’histoire comme la première femme noire à recevoir le prix Nobel de littérature, la plus prestigieuse récompense pour un écrivain. C’était en 1993. Ses livres ont été marqués par l’histoire des noirs américains ; l’esclavagisme, les ghettos, ou encore le mouvement des droits civiques. Isabelle Chenu, elle était connue dans le monde entier.

C’est une des voix les plus puissantes de la littérature contemporaine qui vient de s’éteindre. L’Américaine Toni Morrison née en 1931 dans l’Ohio avait su donner une visibilité littéraire aux Afro-Américains et dessiner une histoire sensible des États-Unis. Ses livres sont hantés par le racisme, les non-dits, les traumatismes de l’enfance. Descendante d’une famille d’esclaves, elle devient professeur d’anglais et de littérature et publie son premier roman à 39 ans The Bluest Eye, “L’Œil le plus bleu” : raconte l’histoire d’une petite fille afro-américaine des années 1930, qui rêve d’avoir des yeux bleus. Car elle imagine que si elle était aussi jolie que son idole, l’actrice Shirley Temple, elle serait capable d’enrayer l’extrême violence de son environnement familial. En 1988 Toni Morrison reçoit le prix Pulitzer pour son 5e ouvrage Beloved.   Inspiré de l’histoire vraie de Margaret Garner, une mère infanticide hantée par le fantôme de sa petite fille qu’elle avait égorgée pour lui éviter l’esclavage. En 1993 l’académie suédoise lui décerne le prix Nobel pour l’ensemble de son œuvre, son expressivité, sa puissante imagination teintée de surnaturel. Son style précis, violent et lyrique. En 2012 son dixième roman “Home” raconte le retour de la guerre de Corée d’un soldat noir, jeté sur les routes de son enfance dans l’Amérique ségrégationniste des années 50. La romancière avait également publié plusieurs livres pour enfants avec son fils Slade décédé en 2010. Barack Obama. Le premier président noir des États-Unis l’avait décorée en 2012 de la médaille présidentielle de la Liberté.

SB : En France, près de 200 enfants ont passé des tests pour voir s’ils ont des traces de plomb dans le sang.

MC : Ces enfants vivent près de la cathédrale Notre-Dame de Paris qui a brûlé il y a un peu plus de trois mois. Quelque 400 tonnes de ce métal a fondu. Des associations et des syndicats s’inquiètent des conséquences sur la santé des personnes qui habitent dans le quartier. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci de l’avoir écouté, et merci à vous, Sylvie Berruet. Vous pouvez réécouter sur notre site savoirs.rfi.fr.



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Harcèlement

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

On vient d’essayer de faire le bilan de la loi français qui a un an maintenant, sur le harcèlement de rue. Le harcèlement de rue ? Une pratique dont les femmes essentiellement sont victimes, et de la part des hommes : elles se font accoster, aborder, elles se font siffler, parfois insulter… Ou simplement, ce sont des commentaires injurieux, des questions auxquelles elles sont sommées de répondre. Le sexisme dans l’espace public tombe donc sous le coup de la loi. Alors parle-t-on de harcèlement uniquement lorsqu’une femme est mille fois abordée par le même inconnu ? Non : une fois suffit. Mais on parle de harcèlement parce que les femmes peuvent être importunées à répétition, par des gens différents. En effet, cette idée de répétition est centrale dans le sens du mot harceler. Mais on voit qu’elle est comprise de façon différente selon les situations : harceler signifie tourmenter, malmener sans cesse. Et soit il s’agit d’une même harceleur qui revient à la charge continuellement, soit il s‘agit d’un désagrément qui revient de multiples fois, pour gêner la même personne, même s’il émane d’un agresseur différent.

On parle d’agresseur… le mot n’est-il pas trop fort ? C’est bien tout le problème, qui permet de comprendre que ce genre d’attitude ne tombe sous le coup de la loi que depuis peu de temps : les harcèlements sont en général des attaques mineures. Ce qui fait que longtemps elles sont restées sous la barre de ce qui était pénalement punissable : tout ça n’est pas bien grave, on ne va pas en faire toute une histoire. Mais c’est justement la répétition de ces actes qui en font la gravité : ça ne reste pas des cas isolés. Et dans des contextes très différents : si vous téléphonez à quelqu’un pour lui demander quelque chose ou lui faire un reproche, ça n’occasionne pas de gros désagrément. Si vous l’appelez cinquante fois dans la même matinée, cela devient insupportable. C’est donc une façon perverse d’empoisonner totalement la vie de quelqu’un, de ruiner son existence sans a priori faire rien d’illégal.

Cette idée de harcèlement est de plus en plus fréquente dans les plaintes, et par rapport à des situations variées : on parle ainsi de harcèlement moral, en particulier dans des situations professionnelles : si un supérieur, par des critiques, des exigences abusives rend insupportables des conditions de travail, on est en droit de ne pas accepter ces agissements.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



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Journal en français facile 05/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir et bienvenu dans votre Journal en français facile. J’ai le plaisir de le présenter avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Marie et bonsoir à tous.

MC : À la Une de l’actualité de ce lundi 5 août, le discours de Donald Trump après deux nouvelles fusillades, aux États-Unis, qui ont fait plus de 30 morts. Le président américain condamne le suprématisme blanc, c’est-à-dire l’idée que les blancs sont supérieurs aux autres.

SB : Une journée de grève générale à Hong Kong. C’est exceptionnel dans ce territoire autonome. La journée a été aussi été marquée par de nouvelles manifestations et l’intervention de la police.

MC : Après de fortes pluies, un barrage menace de s’effondrer sur un village anglais. Whaley Bridge risque de se retrouver sous les eaux.

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SB : Donald Trump ne met pas en cause la loi sur les armes, mais accuse Internet, les jeux vidéo et les médias de nourrir la violence aux États-Unis.

MC : Le président américain s’exprimait ce lundi à la Maison-Blanche, après les deux nouvelles tueries qui ont fait en tout 31 morts. La première a eu lieu samedi à El Paso, dans un centre commercial. Il s’agit a priori d’un acte raciste qui a fait 22 victimes. La seconde s’est produite la nuit suivante à Dayton dans l’Ohio. Un tireur a tué 9 personnes. Les mots du président étaient très attendus. Le compte-rendu de Loubna Anaki à New York.

La déclaration a duré 10 minutes. Accompagné de son vice-président et s’aidant visiblement d’un prompteur, Donald Trump s’est voulu solennel. Il a d’abord condamné les fusillades du week-end comme, je cite, des actes barbares et des attaques contre la nation. Accusé par certains d’avoir par ses discours jugés racistes inspirés ces attaques, le président américain a déclaré « Notre nation doit d’une seule et même voix condamner le racisme et le suprématisme blanc ». Donald Trump a ensuite pointé du doigt internet et les jeux vidéo, qui selon lui, participent à la glorification de la violence. Il réclame ainsi de nouveaux outils qui permettraient de détecter les tueurs avant qu’ils ne passent à l’action. Comme un signal à son électorat conservateur, le président américain a appelé à ce que la Peine de mort soit automatiquement et plus rapidement appliqué dans le cas de fusillade de masse. Sur la question du contrôle des armes, il n’a pas non plus changé d’avis. « Ce sont les maladies mentales et la haine qui tirent sur la détente, pas les armes », a-t-il déclaré. Des propos qui contredisent ses tweets publiés quelques minutes auparavant. Donald Trump semblait appeler à encadrer davantage les ventes d’armes dans le pays suggérant tout de même de lier cette réforme à celle de l’immigration… Sans préciser plus de détails. Ce qui a provoqué de nombreuses réactions parmi ses détracteurs. Toujours sur Twitter, le président américain s’en est également pris aux médias, les accusant à nouveau d’attiser la violence et de contribuer à la colère des Américains.

SB : En Égypte, le président Abdel Fattah Al-Sissi affirme que la capitale Le Caire a été la cible d’un acte terroriste.

MC : Au moins 20 personnes ont été tuées devant un hôpital, la nuit dernière, après un accident entre plusieurs voitures. L’une ses voitures transportait des bombes, qui devaient servir plus tard à une attaque terroriste.

SB : Le gouvernement indien a annoncé que le Cachemire ne serait bientôt plus une région autonome.

MC : Cela signifie que désormais ce sont les lois indiennes qui s’appliquent au Cachemire. Alors que la région est autonome depuis 70 ans. Elle est aussi une zone de tension avec le Pakistan, qui estime qu’une partie du Cachemire lui appartient.

SB : Le Yuan, la monnaie chinoise, a perdu de la valeur par rapport au dollar. Cela a eu des conséquences sur les bourses mondiales.

MC : Les marchés financiers ont réagi à ce nouvel épisode de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Un dollar vaut désormais 7 yuans, son plus bas niveau depuis la crise de 2008. Les marchés ont peur que Washington et Pékin se servent de la valeur de leur monnaie pour continuer à s’affronter. Anieshka Koumor.

La plupart des bourses ont creusé leurs pertes enregistrées en fin de semaine après l’annonce de nouvelles taxes américaines sur les importations chinoises. Ainsi, Paris a cédé 2,1 %, Londres 2,4 et Francfort a clôturé en baisse de 1 et demi %. Outre-Atlantique, Wall Street a dès l’ouverture fortement reculé. C’est la relance du conflit commercial sino-américain qui est à l’origine de cette chute généralisée, mais surtout la dégringolade de la devise chinoise. Les marchés réagissent à la riposte de la Chine dans la guerre commerciale qui l’oppose aux États-Unis. Pékin cherche à atténuer l’impact des taxes douanières imposées par Washington et à doper ainsi ses exportations. Officiellement, la banque centrale a laissé entendre qu’elle ne ferait pas de sa monnaie un outil de gestion des troubles extérieurs. Mais les bourses redoutent que le conflit commercial entre les deux premières puissances économiques de la planète se déplace sur le champ des monnaies. Sans parler de l’économie mondiale dont la croissance est en train de ralentir sous l’effet de la tension commerciale autour de ce conflit. Ce même jour, la Chine a annoncé qu’elle arrêtait d’acheter des produits agricoles américains. Une réponse aux nouvelles taxes sur des produits chinois, annoncés la semaine dernière par Donald Trump.

SB : Après un nouveau week-end de manifestations, Hong Kong était bloqué, ce lundi, par une grève générale. Un fait très rare dans ce territoire.

MC : Des manifestants sont malgré tout descendus à nouveau dans la rue, pour dénoncer l’influence grandissante des autorités chinoises. Certains se sont battus avec la police. 82 personnes ont été arrêtées. Le récit de notre envoyé spécial Zhifan Liu.

La journée devait être exceptionnelle. Pour la première fois, les Hongkongais étaient appelés à participer à une grève générale pour tenter de faire plier leur gouvernement dans une société où la culture du travail est primordiale. Mais dès ce matin, Carrie Lam a fauché les espoirs des manifestants en critiquant à nouveau les violences qui mettaient en danger l’archipel. Plusieurs dizaines de milliers de citoyens se sont tout de même rassemblés aux quatre coins de la ville alors qu’une grande partie des transports en commun étaient paralysés par des perturbations. Des perturbations qui ont également entraîné l’annulation de plus de 200 vols à l’aéroport international de Hong Kong. Mais comme d’habitude, les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre ont marqué cette journée. Ces derniers ont lancé les premiers tirs de gaz lacrymogène dès midi, au nord de la ville tout en procédant à de nombreuses arrestations. Les opérations policières se sont ensuite déployées dans 5 des 18 districts de Hong Kong, laissant peu de répit aux manifestants comme aux citoyens. Plusieurs accrochages ont également eu lieu à l’est de l’île de Hong Kong dans la soirée. Des membres pro-Pékin apparentés aux Triades s’en sont pris aux protestataires à coups de bâtons en bois et autres barres métalliques. Si le gouvernement local reste campé sur ses positions, les manifestants restent déterminés à faire valoir la liberté sur Hong Kong, et ce malgré deux mois de combats éreintants. Zhifan Liu Hong Kong Rfi.

SB : En Gambie, la justice a décidé de libérer trois hommes qui ont travaillé pour l’ancien président Yaya Jammeh.

MC : Ils ont témoigné il y une dizaine de jours, devant la Commission Vérité et Réconciliation. Cette commission est chargée de faire la lumière sur les atrocités, les meurtres, les disparitions, les actes de torture qui ont pu avoir lieu pendant que Yaya Jammeh était au pouvoir. Le ministre de la Justice précise que les trois hommes libérés peuvent être jugés plus tard. Il espère ainsi que d’autres criminels vont témoigner, raconter ce qu’ils ont fait pendant cette période.

SB : Le mois de juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde.

MC : Le record de juillet 2016 a donc été battu. L’organisation météorologique mondiale souligne qu’au niveau local, le mois de juillet a connu de nombreux records. Ces températures très élevées ont fait fondre de façon anormale la glace et provoqué des incendies dans l’Arctique, la région la plus au nord du monde.

SB : Une petite ville du centre de l’Angleterre a été complètement vidée de ses habitants. Un barrage menace de s’effondrer.

MC : Depuis quelques jours, les secours s’activent pour éviter que Whaley Bridge, près de Manchester ne soit envahie par les eaux. À Londres Marina Daras.

Cela fait 5 jours que les habitants de Whaley Bridge ont été évacués de leurs maisons à cause de l’effondrement partiel d’un mur du réservoir de Toddbrook qui retient près de 1,3 million de tonnes d’eau. Les pompiers et la Royal Air Force ont été mobilisés pour renforcer la partie endommagée et éviter que le barrage ne cède. Un hélicoptère a largué des sacs de ballast et de béton pour tenter de boucher le flanc effondré. Les pompiers ont déjà prélevé plus du tiers de l’eau présente dans le réservoir depuis le début de l’opération jeudi soir, mais il faudra apparemment deux jours supplémentaires pour diminuer les risques pour la population. Les autorités ont annoncé que les personnes évacuées pourront rentrer chez elles lorsque le réservoir atteindra les 25 % de remplissage. Il est actuellement à 46 %. Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est rendu sur place vendredi soir pour constater les dégâts, alors que le gouvernement annonce un examen national de la sécurité structurelle des barrages.

SB : Un coureur cycliste est mort sur le Tour de Pologne.

MC : Bjorg Lambrecht avait 22 ans. Il a fait une chute lors de la 3e étape. Il faisait partie de l’équipe Lotto Soudal. C’est la fin de ce journal, merci de l’avoir écouté et merci, Sylvie Berruet. Vous pouvez le réécouter sur notre site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 05/08/2019 20:15:03