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Journal en français facile 30/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Il est 22 heures à Paris, 20h en temps universel (TU), merci d’écouter RFI. Bonjour, bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter ce soir, Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Andréane bonsoir à tous.

AM : Dans l’actualité de ce dimanche : quelques affrontements à Hong Kong aujourd’hui. Demain les protestataires ont rendez-vous pour une manifestation générale. Manifestations au Soudan aujourd’hui. Selon le comité de médecins proche des contestataires, cinq manifestants ont été tués. Les 28 à Bruxelles aujourd’hui pour un sommet européen extraordinaire. Ils doivent se mettre d’accord notamment sur les postes de président de la commission, du Conseil et du Parlement européen.

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SD : À Hong Kong, on se prépare à une mobilisation générale demain, le 1er juillet. Des centaines de milliers de manifestants devraient encore battre le pavé, c’est-à-dire défiler dans les rues.

AM : Manifestation, toujours pour protester contre ce projet de loi qui prévoit l’extradition vers la Chine. L’extradition, cela signifie le fait de livrer l’auteur d’une infraction à un État étranger pour qu’il y soit jugé. Texte suspendu pour le moment. Les protestataires réclament aussi, plus de droits, plus de démocratie. Le week-end a été chargé à Hong Kong. Des accrochages parfois violents ont éclaté ce dimanche vers le Parlement. Des affrontements entre soutiens aux forces de l’ordre et manifestants anti-gouvernementaux. Une jeune manifestante anti-extradition s’est suicidée, une veillée organisée en sa mémoire a été perturbée par des militants qui soutiennent Pékin. Écoutez le reportage tout de suite, de notre envoyé spécial Zhifan Liu.

C’était censé être un moment de recueillement. Un instant pour rendre hommage à la jeune fille de 21 ans décédée hier. Un nouvel acte symptomatique d’un malaise chez la jeunesse hongkongaise. « C’est tellement triste. Ils sont complètement désespérés et nous aussi. Ils ont perdu confiance dans le gouvernement et la société ce qui ne devrait pas arriver dans une société moderne comme Hong Kong. » Finalement, la veillée s’est transformée en un nouvel acte militant. Plus tôt dans la journée des manifestants Pro-Pékin ont investi le quartier législatif pour détruire les messages et slogans pro-démocrates. « Cet après-midi, des militants qui soutiennent la police ont détruit nos banderoles. En tant que bénévoles, nous sommes venus tout nettoyer. » Mais le Lennon Wall, cette façade où les activistes ont pris l’habitude de s’exprimer n’est pas restée vierge bien longtemps. « Je suis en train d’écrire : protégez notre liberté. Nous essayons de nous battre contre Pékin. Ce que l’on peut faire c’est reconstruire, rien ne peut nous arrêter. » Zhifan Liu HongKong RFI.

AM : La date de demain, le 1er juillet, pour cette manifestation n’a pas été choisie au hasard. En effet, il s’agit de l’anniversaire de la rétrocession du territoire semi-autonome de la Grande-Bretagne à la Chine en 1997.

SD : C’est l’image de cette journée. Celle d’un président américain qui marche en Corée du Nord, une première.

AM : Alors qu’il était en visite à Séoul, Donald Trump a proposé hier une entrevue, un rendez-vous, à Kim-Jong Un. Les deux dirigeants se sont rencontrés aujourd’hui à la frontière entre Corée du Sud et Corée du Nord dans la zone démilitarisée, c’est-à-dire un lieu, entre deux territoires, où l’activité militaire est interdite. Une rencontre qui a permis de relancer les discussions sur le nucléaire dans la péninsule coréenne après l’échec du sommet de Hanoï en février dernier. Le président américain a également proposé au dirigeant nord-coréen de venir à Washington.

SD : Le parlement du Venezuela demande ce dimanche à l’ONU d’enquêter sur la mort d’un militaire.

AM : L’homme était détenu pour son implication dans une tentative présumée de coup d’État contre le président Nicolas Maduro. Rafael Acosta serait décédé des suites d’actes de torture. Stefanie Schüler.

Rafael Acosta faisait partie d’un groupe de 13 personnes arrêtées la semaine dernière. Jeudi, les autorités les avaient accusées d’être impliquées dans un projet déjoué de coup d’État contre le président Nicolas Maduro. Vendredi, le capitaine Acosta a été présenté devant un tribunal militaire. Rafael Acosta se trouvait alors en fauteuil roulant et présentait de graves signes de torture. Son décès, ce samedi, a été confirmé par son avocat. Maître Alonso Medina a dénoncé la mort de son client en détention, « conséquence », selon lui, « d’actes de torture sauvage dont le capitaine Acosta a été victime ». Le secrétaire général de l’Organisation des États américains a condamné un « assassinat ». Le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, parle lui d’un « fait abominable ». Le leader de l’opposition, reconnu comme chef d’État par intérim par une cinquantaine de pays, s’est de nouveau adressé aux militaires vénézuéliens. Juan Guaido les a appelés à ne pas rester « indifférents » et à tourner le dos à Nicolas Maduro. Sans se prononcer sur les accusations de torture, le procureur général du Venezuela, un proche du régime chaviste, a promis l’ouverture d’une enquête.

AM : Au Soudan cinq manifestants ont été tués selon le comité des médecins, proche du mouvement de contestation. Aujourd’hui, une manifestation avait lieu pour réclamer le pouvoir aux civils. Il y aurait eu quatre morts à Omdourman, ville voisine de la capitale, et une autre victime à Atbara dans le centre du pays. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé ce dimanche à Khartoum et dans plusieurs villes du Soudan.

SD : RFI, il est 22h06 à Bruxelles. Après le G20 d’Osaka au Japon, un autre grand rassemblement attendait les dirigeants européens ce dimanche.

AM : Les 28 participent à un conseil européen extraordinaire. Un mois après les élections et à deux jours de l’ouverture de la première session parlementaire, les chefs d’États et de gouvernement essaient de se mettre d’accord notamment pour les postes de président de la commission, du Conseil et du Parlement européen. À son arrivée, Emmanuel Macron le président français a formulé ses attentes.

[Transcription manquante]

AM : Emmanuel Macron, au micro d’Anthony LattierRFI il est 22h08 à Paris, l’heure du mot de la semaine, c’est avec Yvan Amar. L’expression « Peine de Mort » aujourd’hui.

Le rétablissement de la peine de mort au Sri Lanka suscite une vague de protestation compréhensible et prévisible : depuis 40 ans, un moratoire faisait qu’elle n’était plus appliquée. Elle pouvait pourtant être prononcée, mais sans exécution. Qu’est-ce que c’est ? Tout le monde le sait : c’est la sanction la plus grave qu’un tribunal puisse prendre contre un accusé : c’est lui ôter la vie. Et cette peine, on dit qu’on l’exécute… à tel point que le mot exécution a bien souvent ce sens de meurtre légal. La peine de mort, on l’appelle également la peine capitale. Pourquoi ? Plusieurs sens dans ce mot : ce qui est capital, c’est ce qui le plus important. Il s’agit donc de la peine la plus importante. Mais l’adjectif capital est formé sur caput, la tête, en latin. Il s’agit donc de la peine de tête. Décapitation ? Souvent oui, mais on peut exécuter quelqu’un de mille autres manières, et il s’agit toujours de peine capitale. L’idée de tête est à prendre au sens figuré. Quand on veut la tête de quelqu’un, c’est qu’on veut sa vie, c’est-à-dire qu’on veut sa mort. Même si on ne lui tranche pas la tête. Mais ce mot de peine est bien intrigant. Car il a plusieurs sens. Il nous vient du latin poena, qui l’empruntait au grec poiné. Le premier sens de ce mot grec est juridique : c’est donc la punition judiciaire, décidée par un tribunal. Et cette idée on la trouve encore dans certaines expressions : « sous peine de » par exemple : défense d’afficher sous peine d’amende. Mais le mot a largement débordé le cadre judiciaire. Pour pénétrer le monde religieux d’abord. La peine a désigné le châtiment infligé à celui qui n’avait pas mérité le paradis, ni même le purgatoire. Et dans le vocabulaire chrétien, les âmes en peine sont les âmes qui hantent l’enfer. Châtiment donc, et souffrances.

AM : L’expression de la semaine, présentée par Yvan Amar sur RFI. C’est ainsi que se termine ce journal en français facile. RFI il est 22h10 à Paris. Merci à vous de l’avoir suivi, merci à Sébastien Duhamel.



Voir le flux - 30/06/2019 20:45:03

Journal en français facile 29/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Il est 22 heures à Paris, 20h en temps universel (TU), merci d’écouter RFI. Bonjour, bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter ce soir, Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane bonsoir à tous.

AM : Dans l’actualité de ce samedi : la fin du G20 d’Osaka au Japon. Peu d’annonce pendant ce sommet, mis à part une trêve, c’est-à-dire une pause, dans l’escalade de tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Donald Trump lui, a rejoint Séoul pour une visite de deux jours en Corée du Sud. Il a envoyé une invitation au président nord-coréen pour le rencontrer à la frontière. Le Sea Watch a accosté, c’est-à-dire qu’il est arrivé au port de Lampedusa, sur la côte italienne. Les 40 migrants à bord ont donc descendre sur la terre ferme après 17 jours sur la méditerranée. Puis, la CAN, Bénin-Guinée Bissau, le coup d’envoi vient d’être sifflé.

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SB : La fin du sommet du G20 aujourd’hui, à Osaka au Japon. Comme à chaque fois les pays membres ont signé une déclaration finale.

AM : Une déclaration qui résume ce qu’il s’est dit, les accords et les engagements pris. Comme les sommets précédents, tous les pays membres sauf les États-Unis ont signé cette déclaration. Ce rendez-vous d’Osaka s’annonçait particulièrement compliqué, les sujets de tensions sont nombreux en ce moment sur la scène internationale. Finalement, tout s’est plutôt bien passé. À noter tout de même, peu d’avancées dans le dossier du climat, ou les tensions commerciales. À ce propos, les États-Unis et la Chine ont décrété une trêve, mais sans beaucoup de précisions. Se pose la question de l’intérêt d’un tel évènement. Mounia Daoudi.

Réactivé pendant la crise financière de 2008 pour venir au chevet d’une économie mondiale au bord de la rupture, le G20 a-t-il fait son temps ? Une chose est sûre, le sommet d’Osaka a été littéralement pris en otage par la rencontre entre l’américain Donald Trump et le chinois Xi Jinping, en conflit ouvert depuis des mois sur les questions commerciales. Et comme l’année dernière à Buenos Aires le principal événement du G20 était un rendez-vous qui n’avait rien à voir avec le G20. Sans compter que la multiplication des rencontres bilatérales sur des sujets, comme par exemple cette année la crise iranienne, ou les tractations des Européens pour le renouvellement des principaux postes à Bruxelles, a éclipsé les thèmes à l’agenda du G20. Sur le fond, le sommet d’Osaka a été incapable de condamner le protectionnisme dans les échanges commerciaux. Quant à la question du Climat, les ambitions sont restées très modestes puisque la déclaration finale n’a fait que réitérer l’engagement qui avait été déjà pris à Buenos Aires d’appliquer l’accord de Paris sur le Climat.

AM : Vous l’entendiez, Donald Trump et Xi Jinping ont décrété une trêve commerciale, ça veut dire, une pause dans les tensions entre eux. Aujourd’hui le président américain a salué une rencontre excellente avec le dirigeant chinois. Selon lui, les négociations vont reprendre, mais pas d’autres précisions n’ont été données pour le moment.

SB : Ce n’était pas prévu, mais peut-être qu’une rencontre entre Donald Trump et Kim Jong Un va avoir lieu ce week-end.

AM : En tout cas le président américain a lancé l’invitation aujourd’hui, à son arrivée à Séoul. Dans un tweet, il a proposé au dirigeant nord-coréen de lui serrer la main et de lui dire bonjour, dans la zone démilitarisée, à la frontière entre Corée du Sud et Corée du Nord. Pyongyang a semblé intéressée, mais rien d’officiel pour le moment. Donald Trump commence une visite de deux jours en Corée du Sud.

SB : Les États-Unis, qui ont indiqué ce samedi, enquêter après la découverte par les forces du gouvernement d’union nationale libyenne de missiles présentés comme d’origine américaine…

AM : dans une base des forces du maréchal Khalifa Haftar. Le maréchal Haftar a lui promis aujourd’hui d’attaquer les intérêts turcs en Libye en effet, il accuse Ankara de soutenir militairement ses rivaux, c’est-à-dire ses ennemis, du gouvernement d’union nationale. Ces derniers ont dénoncé des menaces irresponsables aujourd’hui.

SB : Les Émirats arabes unis sont en train de réduire leur présence militaire au Yémen.

AM : Pays où ils interviennent pourtant au sein de la coalition menée par l’Arabie Saoudite. Une coalition qui lutte contre les miliciens houthis. C’est la tension montante entre les États-Unis et l’Iran, qui se répercute dans toute la région du golfe, qui motiverait les dirigeants émiriens, les dirigeants des Émirats arabes unis, à se retirer du Yémen. Explication, Stéfanie Schuller.

Selon deux diplomates occidentaux, interrogés sous couvert d’anonymat par l’agence Reuters, les Émirats ont retiré une partie de leurs militaires du port d’Aden et de la côte ouest du Yémen. Dans ces zones, l’État du Golfe avait ces dernières années armé et formé des soldats yéménites qui combattent les miliciens houthis soutenus par l’Iran. D’autres sources occidentales, citées par Reuters, se prononcent sur la raison de ce retrait partiel : Abu Dhabi veut pouvoir compter sur ces troupes pour défendre son propre territoire en cas d’escalade entre les États-Unis et l’Iran. La semaine dernière, le secrétaire d’État américain a effectué une tournée dans le Golfe afin de former une coalition pour protéger les axes de transport pétrolier dans le détroit d’Ormuz. Occasion pour Mike Pompeo de rappeler au prince héritier des Émirats arabes unis qu’il devait faire plus pour assurer la sécurité maritime. Cette pression américaine pourrait être un motif supplémentaire pour Abu Dhabi de faire revenir une partie de ces troupes. Le chiffre exact de militaires émiratis présents au Yémen n’est pas connu, ni celui des soldats concernés par ce redéploiement.

SB : Elle est allée jusqu’au bout, la capitaine du Sea Watch, le navire de l’ONG allemande du même nom. Elle a été arrêtée la nuit dernière après avoir forcé le passage, jusqu’au port italien de Lampedusa.

AM : À bord du bateau, il y a 40 migrants secours il y a 17 jours au large de la Libye. Ce qu’elle a fait est un acte criminel selon le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini, un acte de guerre ajoute-t-il. Il a également promis la prison ferme pour la capitaine du bateau, et la mise sous séquestre du Sea Watch, ainsi qu’une forte amende pour l’ONG. Malgré ce risque et ces sanctions, Ruben Neugebauer est le porte-parole de Sea Watch, il se dit fier de l’action courageuse de la capitaine.

C’était la dernière option qui restait encore à Carola Rackete afin de garantir la sécurité des personnes à bord. C’est une honte pour l’Europe que durant deux semaines aucune solution n’ait pu être trouvée pour répartir 40 personnes sur plus de 500 millions d’Européens ! C’est honteux que l’Union européenne n’arrive pas à trouver des solutions. Au contraire : le « laisser mourir » à ses frontières est devenu son calcul politique. Et alors qu’aucune institution européenne ni aucun État européen n’étaient prêts à assumer la responsabilité, notre capitaine a été finalement obligée de le faire elle-même et d’entrer dans les eaux territoriales italiennes, en prenant de grands risques personnels. Tout cela parce que la sécurité des personnes à bord est notre priorité. Aujourd’hui on en est là : les organisations privées sont nécessaires pour imposer en Méditerranée les droits fondamentaux sur lesquels on s’était mis d’accord - à juste titre  -après la Seconde Guerre mondiale.

AM : Propos recueillis par Stéfanie Schüller. La France est prête à accueillir 10 des 40 migrants qui ont débarqué du Sea Watch 3, c’est ce qu’a annoncé le ministère de l’Intérieur. RFI il est 22h08 à Paris, l’heure du mot de la semaine, c’est avec Yvan Amar. Le mot Mercato aujourd’hui.

Après les élections, un mercato bien compliqué pour les postes-clés dans l’Union européenne. Voilà un titre de Rfi, qui date d’aujourd’hui, et qui montre bien le succès de ce mot Mercato : il déborde de son milieu d’origine, pour être utilisé dans un contexte, une situation politique. Cela montre bien que le terme existe, avec son sens figuré, et qu’il est autonome, qu’il peut voyager, qu’il n’est pas uniquement attaché à un certain monde. Cette idée qui a pris naissance dans le sport se retrouve dans la politique internationale, ou en tout cas européenne. Il s’agit de savoir qui va être nommé à des postes importants, qui va les remplacer, lorsqu’ils quitteront leur poste d’origine, éventuellement, quelles seront leurs conditions de travail, leur salaire peut-être. Mais on se demande aussi comment ils pourront travailler, et avec qui. S’ils seront compatibles avec les autres, quelle sera leur marge de manœuvre, si leurs idées et leurs convictions pourront coexister avec celles des autres pourront exister à côté de celles des autres. C’est bien tout cela le mercato, c’est-à-dire le marché, puisque c’est le sens de ce mot italien qui désigne d’abord toute cette activité de transferts de joueurs, d’un club à l’autre, qui est malgré tout relativement réglée : on a le grand mercato d’été, et le petit mercato d’hiver : deux périodes, un peu comme les soldes, pendant lesquelles on a le droit de renouveler son équipe, de changer ses joueurs, de négocier les contrats. Une foire ? Oui hélas, c’est un peu ça. Et l’un des sens les plus fréquents du mot mercato en italien est associé au marché aux bestiaux : ceux qu’on tâte, qu’on évalue, qu’on soupèse, et qu’on vend en fonction de leur évolution de ce qu’ils pourront rapporter plus tard !

AM : Le mot de la semaine, présenté par Yvan Amar sur RFI. C’est ainsi que se termine ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi, merci à Sylvie Berruet d’avoir été à mes côtés. Restez bien avec nous l’info continue sur la radio du monde.



Voir le flux - 29/06/2019 20:15:08

Journal en français facile 28/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Il est 22 heures à Paris, 5h à Hong Kong. Merci d’écouter RFI. Bonjour, bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter ce soir, Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane bonsoir à tous.

AM : Dans l’actualité de ce vendredi : le G20 s’est passé dans une ambiance détendue ce vendredi, malgré les nombreux sujets de discorde qui encombrent la scène internationale. Les négociateurs travaillent en ce moment sur la déclaration finale. Une nouvelle manifestation à Hong Kong aujourd’hui. Une centaine de morts en Syrie, dans la région d’Idlib, selon une ONG. Puis, la France et la canicule, les températures ont battu des records aujourd’hui dans le pays.

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SB : C’était le G20 aujourd’hui à Osaka. Il s’est déroulé dans une ambiance détendue, malgré plusieurs sujets de tension entre les différents pays réunis.

AM : Il y a la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, les sanctions contre l’Iran, le climat. Finalement la journée s’est bien déroulée. Donald Trump notamment est apparu complice avec ses homologues brésilien, russe. Quelques échanges un peu tendus tout de même. « Les démocraties ont encore beaucoup à apporter », a lancé Emmanuel Macron à Vladimir Poutine. Réponse du président français au président russe qui avait critiqué les démocraties occidentales dans une interview au quotidien le Financial Times. Aujourd’hui, les dirigeants n’ont toutefois pas montré leurs divisions. Ceux que l’on appelle les sherpas ont tout de même du travail cette nuit. Les sherpas ce sont les négociateurs chargés de rédiger la déclaration finale. Le récit de notre envoyée spéciale à Osaka, Mounia Daoudi.

C’est quasi un rituel depuis l’arrivée de Donald Trump. Les sherpas chargés de rédiger la déclaration finale du sommet du G20 savent que chaque mot, chaque virgule devra être âprement négocié. Une épreuve pour parvenir à un texte qui fasse consensus pour des pays aux intérêts très divergents. À Hambourg en juillet 2017, c’est le climat qui avait le plus divisé le club des 20, Donald Trump ayant choisi de se retirer de l’accord de Paris. Et sur cette question, il a fallu inventer la formule du 19 +1 pour permettre aux États-Unis d’endosser in fine la déclaration finale. À Buenos Aires en décembre dernier, c’est plus le rejet du protectionnisme qu’il a fallu défendre au grand dam de l’administration américaine. Et cette année c’est de nouveau le climat qui est devenu un casse-tête pour les négociateurs. Soucieuse d’obtenir l’adhésion des États-Unis, la présidence japonaise aurait défendu un texte minimaliste ne mentionnant pas « réchauffement climatique » et « décarbonisation ». Inacceptable pour de nombreux pays dont la France qui a ouvertement menacé de ne pas endosser une déclaration finale qui acterait l’irréversibilité de l’accord de Paris. Ce serait une première. Mounia Daoudi Osaka RFI.

AM : Les rencontres entre dirigeants vont reprendre en tout cas, ce samedi.

SB : Demain, Donald Trump va notamment rencontrer le président chinois Xi Jinping. Ce sera à 11h30 heure locale. Aujourd’hui, au début de ce sommet du G20, le mouvement de protestation hongkongais a essayé d’interpeller les dirigeants aujourd’hui. Ils étaient encore dans les rues.

AM : Ils réclament une nouvelle fois l’abandon pur et simple du projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine. L’extradition, une procédure juridique qui permet de livrer l’auteur d’une infraction à un état étranger qui le réclame. Ce texte est suspendu pour le moment. Ils demandent également, plus de démocratie, plus de droit. Notre envoyé spécial Zhifan Liu était sur place aujourd’hui.

En plein sommet du G20, plusieurs centaines de Hongkongais se sont réunis pour faire entendre leur volonté de liberté vis-à-vis de Pékin. Alors que le Japonais Shinzo Abe a évoqué le sujet de Honkgong avec son homologue Xi, malgré les avertissements chinois, les manifestants entendent bien profiter de ce week-end pour attirer l’opinion internationale. Encore une fois, les manifestants se sont réunis à l’arrière du Legco, le siège de l’exécutif, pour défendre leur droit à la démocratie. Mais pou Jeff Au, l’un des organisateurs de ce soir, il n’est pas seulement question de l’avenir de l’ancienne colonie britannique. « Si nous voulons un monde libre, notamment en Asie, et profiter du système des valeurs universelles du suffrage direct, de l’État de droit, nous devrions tous protéger Hong Kong, car c’est un sujet qui touche le monde entier. » Cette manifestante est venue rappeler que les Hongkongais n’accepteront pas d’être assujettis au pouvoir central chinois. Libérez Hong Kong, démocratie maintenant. Nous n’aurons pas l’indépendance, mais nous méritons la formule : « un pays deux systèmes », une distinction claire du système en Chine. À la veille de la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump, les manifestants ont un message à faire passer au président américain. « Je lui dirais s’il vous plaît, sauvez Hong Kong. Nous faisons de notre mieux pour nous battre pour ce que nous méritons, et nous ne voulons pas voir Hong Kong devenir la Chine. Pas encore. » Zhifan Liu, Hong Kong, RFI.

SB : Une centaine de personnes, issues des rangs des combattants du régime syrien, des milices alliées, des groupes rebelles et des jihadistes ont été tuées ce vendredi en Syrie.

AM : C’est le nouveau bilan fourni par une ONG, bilan des combats entre les deux camps dans la province d’Idlib située dans le nord-ouest du pays. Le régime de Bachar al Assad et son allié russe ont augmenté leurs frappes sur cette région depuis la fin du mois d’avril. L’armée syrienne vise notamment : des positions de l’armée turque sur leur territoire. Un soldat turc a d’ailleurs été tué dans ces attaques, Sami Boukhelifa.

Ankara est catégorique, des obus s’abattent régulièrement sur les positions de ses troupes en Syrie. Un responsable est désigné : le régime de Damas. Selon les autorités turques, l’armée de Bachar Al Assad a ouvert le feu à plusieurs reprises contre ses « postes d’observation ». La Turquie dispose de 12 positions militaires en territoire syrien. Le déploiement de l’armée turque à Idlib s’est fait le cadre du processus d’Astana, en accord avec la Syrie et son allié russe. L’objectif était la mise en place de zones de « désescalade » afin d’éviter un embrasement dans la région. Idlib est un point chaud. Après chaque nouvelle reconquête en Syrie, le régime de Bachar Al Assad, a fait en sorte d’envoyer les combattants vaincus, rebelles ou jihadistes, vers cette province du nord-ouest du pays. Problème, ces groupes d’insurgés vivent au milieu des civils. La moindre attaque contre eux fait des victimes parmi la population. Selon un militant de l’opposition syrienne contacté sur place, ces nouvelles offensives syriennes contre les positions turques pourraient être un message envoyé par Damas à Ankara. « Il est temps de quitter la Syrie ». L’objectif du régime : rétablir sa souveraineté sur son territoire.

AM : Cette région d’Idlib, où plus de 490 civils ont été tués depuis la fin du mois d’avril, dans les bombardements, chiffres de l’observatoire syrien des droits de l’homme. La Tunisie, au lendemain d’une journée agitée. Deux attaques ont frappé la police, à Tunis. Un double-attentat, revendiqué hier soir par l’État islamique qui a fait 1 mort et 8 blessés. Parallèlement, le président Essebsi a été hospitalisé après un malaise. Hier on le disait « dans un état grave », aujourd’hui « il va mieux » selon la présidence qui assure qu’il devrait sortir bientôt de l’hôpital et qu’il n’y a pas de vacance du pouvoir en Tunisie. La mission des Casques bleus au Mali étendue notamment au centre du pays, où les violences redoublent. La Minusma, dont les effectifs restent inchangés resteront donc jusqu’au 30 juin 2020 au Mali. Des sanctions vont également être prises contre toutes les personnes qui sont accusées de ne pas respecter le processus de paix.

SB : Un record battu en France, celui d’une température encore jamais enregistrée sur le territoire. Il a fait notamment, 45,9 degrés dans le Gard, dans le sud du pays, aujourd’hui.

AM : Un record qui était de 44,1 degrés, en 2003. Il a été battu treize fois aujourd’hui. « La France rejoint le club des pays européens qui ont leur record national au moins égal à 45 degrés » a commenté sur le réseau social twitter un prévisionniste de Météo France, c’est-à-dire un spécialiste de la prévision météo. Roland Mazurie, responsable du centre Météo France Montpellier et Nîmes, détaille ce record avec nous.

[Transcription manquante]

AM : Propos recueillis par Olivier Chermann. Et c’est sous cette chaleur étouffante que les joueuses de l’équipe de France de football affrontent les États-Unis, en quart de finale de la coupe du monde. La France, pays qui accueille l’évènement, contre les Américaines, championnes du monde en titre. Les Françaises étaient menées 1 - 0 à la mi-temps. RFI, il est 22h10 à Paris, deux heures de moins en temps universel (TU).



Voir le flux - 28/06/2019 21:00:06

Seule à bord

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 28/06/2019 09:05:05

Nul

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le match récent qui dans cette Coupe d’Afrique des Nations a opposé l’Ouganda au Zimbabwe l’a montré, le nul est une expression qui revient souvent dans le vocabulaire sportif. Et si cette rencontre s’est soldée par un score nul, ça ne veut pas dire que le match était sans intérêt, qu’il était raté, qu’il était « nul » ! Mais cela signifie simplement que les deux équipes l’ont terminé à égalité : un but partout peut-on entendre aussi : une autre manière d’exprimer cette égalité.

Ça prouve bien que ce mot nul, adjectif indéfini, ou pronom indéfini a plus d’un sens et plus d’un écho.

Commençons par son emploi premier, son sens littéral : nul renvoie d’abord à l’idée d’absence. Le mot signifie personne ou aucun. Personne quand il renvoie justement à un être vivant : Nul n’est censé ignorer la loi ! tel est l’un des principes fondateurs du droit : on ne peut pas dire : « Mais Monsieur le Juge, je ne savais pas que c’était interdit ! ». Nul peut là être remplacé par « personne ». Et si l’on dit « nulle parole ne fut prononcée ! », cela veut dire qu’on n’a rien dit du tout : aucune parole. Il faut pourtant garder à l’esprit que le mot n’est pas aussi usité que ses synonymes. Il donne l’impression d’un français un peu ancien, et d’un langage recherché ou littéraire. Nulle est donc une particule d’une formule négative, qui doit être accompagnée de « ne ». Et justement comme son usage appartient à une langue surveillée, la deuxième particule est pratiquement toujours prononcée ou écrite : « Nul n’est censé… » Sauf si le mot est présent dans une phrase sans verbe : « Nul bruit ! »

Mais nul peut aussi être un adjectif qualificatif, avec là un sens bien différent : il veut dire « qui n’existe pas ». Si je dis « le risque est nul », c’est que je pense qu’il n’y en a pas. Qui n’existe pas, ou simplement qui n’a pas de valeur, qui n’est pas valide. Ainsi, lors d’un vote, on parle d’un bulletin nul : c’est qu’il a été annulé : il est raturé, annoté, déchiré… Ou simplement on a déclaré que telle disposition ne s’appliquerait plus : elle nulle et non avenue, dit-on dans cette expression toute faite.

C’est bien ce qui permet de comprendre le sens sportif du mot : les scores des deux parties arrivent au même niveau, donc s’annulent, ou s’équilibrent : ni gagnant, ni perdant ! C’est ainsi que souvent on dit qu’une équipe a arraché le nul : elle a été dominée pendant toute la partie. Au dernier moment, alors qu’elle était menée 1-0, elle arrive à marquer presque miraculeusement : elle arrache le nul. Et l’autre équipe, déconfit, concède le nul.

Enfin on sait bien que le mot a aussi une valeur bien plus négative et subjective : ce qui est nul, c’est ce qui n’a pas d’intérêt, ou même qui est condamnable ou méprisable : sur ce coup, j’ai été nul. C’est-à-dire non seulement je n’ai pas fait ce que j’aurais dû faire, mais je me suis mal conduit ! Il y a en effet un jugement moral dans l’emploi du mot.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 28/06/2019 09:00:15

Journal en français facile 27/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue si vous nous rejoignez, le Journal en français facile, tout de suite sur la radio du monde et je vous le présente avec Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Andréane, bonsoir à toutes et à tous.

AM : À la une de ce jeudi, l’État islamique revendique les deux attentats qui ont visé la police tunisienne aujourd’hui à Tunis. Deux attaques qui ont fait un mort et huit blessés. Un nouveau débat ce soir aux États-Unis, entre candidats à la primaire démocrate. Deux candidats favoris vont s’affronter, entre autres. Puis demain, c’est le début du G20 à Osaka au Japon. Emmanuel Macron y est lui depuis hier. Ce midi il a déjeuné au palais impérial avec l’empereur.

------

SD : Pour commencer Andréane, l’État islamique vient de revendiquer la double attaque en Tunisie aujourd’hui.

AM : Ils ont reconnu, par leur agence de presse Amaq, avoir organisé ces attaques qui ont frappé la capitale, Tunis, ce matin. Des attaques qui ont fait un mort et huit blessés. Ce sont les premières qui touchent le pays depuis octobre 2018. Deux attentats-suicides qui ont visé la police. Un contre une caserne militaire et une autre contre un véhicule des autorités sur l’avenue Bourguiba, la principale de la ville. Notre correspondant Michel Picard s’est rendu sur les lieux de ce premier attentat.

La capitale tunisienne est en état d’alerte. L’attaque suicide qui a visé un fourgon de police a provoqué un mouvement panique aux portes de la médina de Tunis comme en témoigne Aziza, qui faisait ses courses : « J’ai entendu l’explosion, j’étais à la galerie de l’artisanat. Tout le monde, là, il y a eu une vraie ruée. » Puis l’avenue Bourguiba, artère centrale de la ville, a été fermée à la circulation. Les forces de l’ordre se sont ensuite déployées, interdisant aux Tunisiens d’approcher les lieux de l’attaque. Des centaines de Tunisiens se sont alors massés devant les grilles qui leur barraient le chemin, scandant des slogans hostiles au terrorisme. « Nous sommes plus forts que vous, la Tunisie est plus forte que les terroristes », ont-ils lancé. Pour Ahmed, chemise cravate malgré la canicule, qui est venue témoigner de sa solidarité, il existe une volonté de déstabiliser le pays à l’approche des scrutins législatifs et présidentiels prévus à l’automne et la menace terroriste a toujours existé. « C’est très possible, c’est attendu. Puisque les élections sont très proches. Mais le peuple tunisien est très rassuré. Zéro impact, le peuple tunisien il est très fort. » Quant à savoir qui se cache derrière ces attaques, Mohamed est formel, ce sont pas de vrais Tunisiens : « C’est des fous, c’est des gens fanatiques. »Au moment d’apprendre la seconde attaque qui a visé une caserne des forces de l’ordre, bon nombre de Tunisiens ne cachaient pas leur inquiétude tout en se voulant rassurants pour l’avenir du pays affirmant que depuis les attentats majeurs du Bardo et de Sousse en 2015, le pays avait su se relever ». Michel Picard, Tunis, RFI.

SD : Aux États-Unis, la suite des débats entre candidats, dans le cadre de la primaire démocrate. Ça se passe à Miami en Floride.

AM : Les candidats sont 24 en tout, mais ils ne sont que 20 à débattre. Comme c’est beaucoup les discussions sont divisées en deux soirées : hier ils étaient 10, ce soir ils sont dix également à s’affronter sur les grands sujets de la campagne pour les présidentielles Américaines. Car celui, qui gagnera les primaires démocrates sera l’adversaire de Donald Trump, le président américain, lors des élections de l’année prochaine. Ce soir, deuxième discussion donc entre les candidats. Et parmi eux, deux sont particulièrement bien placés dans les sondages. Anne Corpet.

[Transcription manquante]

AM : Le président américain lui est arrivé à Osaka ce jeudi. C’est dans cette grande ville japonaise que va avoir lieu le G20 demain. Un rendez-vous entre 19 pays et l’Union européenne qui a lieu tous les ans, et dans lequel il est question de coopération, surtout économique. Ce soir le président américain a rencontré le Premier ministre australien et demain il doit notamment s’entretenir avec le président russe, Vladimir Poutine.

SD : Emmanuel Macron lui, est au Japon en visite depuis hier. Il a promis aujourd’hui qu’il ferait « le maximum » dans les prochains jours pour « éviter une escalade militaire » entre l’Iran et les États-Unis. La tension est très forte entre les deux pays, concernant le dossier du nucléaire.

AM : Le président français, et son épouse, Brigitte Macron, qui ont déjeuné ce jeudi avec le nouvel empereur du Japon Naruhito et l’impératrice Masako, dans leur palais impérial. Emmanuel Macron est le deuxième, après Donald Trump, de tous les dirigeants internationaux à être reçu par l’empereur. Et les médias japonais se sont beaucoup intéressés à cette rencontre. Frédéric Charles.

[Transcription manquante]

SD : Toujours pas de solution pour le Sea Watch, le navire humanitaire bloqué sur la Méditerranée. A son bord, 42 migrants secourus il y a quinze jours.

AM : Le bateau affrété par l’ONG allemande s’était vu refuser par Rome d’accoster sur les côtes italiennes. Ce jeudi un navire de la police l’a empêché d’atteindre le port de Lampedusa. Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’oppose fermement à tout débarquement sauf en cas de transfert immédiat des migrants aux Pays-Bas, pays dont le navire bat pavillon ou en Allemagne, pays de l’ONG Sea Watch. La capitaine du Sea Watch, Carol Rakete risque aujourd’hui des poursuites judiciaires pour aide à l’immigration clandestine et une amende de 50 000 euros suite à un décret pris par le ministre italien de l’Intérieur. Mais à 31 ans, la capitaine du Sea Watch ne cède pas face à Matteo Salvini. Anastasia Becchio.

La jeune femme, très déterminée, estime qu’elle n’avait pas d’autre choix. Son navire vogue depuis 15 jours, sans pouvoir accoster : « ils n’en peuvent plus, leurs vies sont plus importantes que les jeux politiques », explique-t-elle sur Twitter, « je sais ce que je risque, mais les 42 naufragés à bord sont épuisés ». À 31 ans, la capitaine du Sea Watch a déjà une longue carrière de militante. Originaire de Kiel, dans le nord de l’Allemagne, Carole Rackete a d’abord navigué pendant 8 ans, pour la recherche polaire en Arctique et en Antarctique. Son engagement en faveur de l’environnement se mue en engagement social. « Ma vie a été facile », raconte-t-elle dans les médias italiens, « j’ai pu aller dans 3 universités, je suis blanche, allemande, née dans un pays riche, avec le bon passeport ». Elle ressent alors comme une obligation morale « d’aider ceux qui n’avaient pas les mêmes chances » qu’elle. À l’été 2016, elle profite de ses congés pour partir, une première fois, comme volontaire, en mission avec l’ONG allemande Sea Watch pour secourir des migrants en mer. À l’époque, les flottilles humanitaires n’étaient pas encore accusées d’être complices des passeurs par les autorités italiennes. Aujourd’hui, son bras de fer avec Matteo Salvini risque de l’envoyer tout droit en prison.

AM : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. Merci à Sébastien Duhamel de l’avoir présenté à mes côtés. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver sur notre site www.rfi.fr.



Voir le flux - 27/06/2019 20:15:03

Journal en français facile 27/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue si vous nous rejoignez, le Journal en français facile, tout de suite sur la radio du monde et je vous le présente avec Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Andréane, bonsoir à toutes et à tous.

AM : À la une de ce jeudi, l’État islamique revendique les deux attentats qui ont visé la police tunisienne aujourd’hui à Tunis. Deux attaques qui ont fait un mort et huit blessés. Un nouveau débat ce soir aux États-Unis, entre candidats à la primaire démocrate. Deux candidats favoris vont s’affronter, entre autres. Puis demain, c’est le début du G20 à Osaka au Japon. Emmanuel Macron y est lui depuis hier. Ce midi il a déjeuné au palais impérial avec l’empereur.

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SD : Pour commencer Andréane, l’État islamique vient de revendiquer la double attaque en Tunisie aujourd’hui.

AM : Ils ont reconnu, par leur agence de presse Amaq, avoir organisé ces attaques qui ont frappé la capitale, Tunis, ce matin. Des attaques qui ont fait un mort et huit blessés. Ce sont les premières qui touchent le pays depuis octobre 2018. Deux attentats-suicides qui ont visé la police. Un contre une caserne militaire et une autre contre un véhicule des autorités sur l’avenue Bourguiba, la principale de la ville. Notre correspondant Michel Picard s’est rendu sur les lieux de ce premier attentat.

La capitale tunisienne est en état d’alerte. L’attaque suicide qui a visé un fourgon de police a provoqué un mouvement panique aux portes de la médina de Tunis comme en témoigne Aziza, qui faisait ses courses : « J’ai entendu l’explosion, j’étais à la galerie de l’artisanat. Tout le monde, là, il y a eu une vraie ruée. » Puis l’avenue Bourguiba, artère centrale de la ville, a été fermée à la circulation. Les forces de l’ordre se sont ensuite déployées, interdisant aux Tunisiens d’approcher les lieux de l’attaque. Des centaines de Tunisiens se sont alors massés devant les grilles qui leur barraient le chemin, scandant des slogans hostiles au terrorisme. « Nous sommes plus forts que vous, la Tunisie est plus forte que les terroristes », ont-ils lancé. Pour Ahmed, chemise cravate malgré la canicule, qui est venue témoigner de sa solidarité, il existe une volonté de déstabiliser le pays à l’approche des scrutins législatifs et présidentiels prévus à l’automne et la menace terroriste a toujours existé. « C’est très possible, c’est attendu. Puisque les élections sont très proches. Mais le peuple tunisien est très rassuré. Zéro impact, le peuple tunisien il est très fort. » Quant à savoir qui se cache derrière ces attaques, Mohamed est formel, ce sont pas de vrais Tunisiens : « C’est des fous, c’est des gens fanatiques. »Au moment d’apprendre la seconde attaque qui a visé une caserne des forces de l’ordre, bon nombre de Tunisiens ne cachaient pas leur inquiétude tout en se voulant rassurants pour l’avenir du pays affirmant que depuis les attentats majeurs du Bardo et de Sousse en 2015, le pays avait su se relever ». Michel Picard, Tunis, RFI.

SD : Aux États-Unis, la suite des débats entre candidats, dans le cadre de la primaire démocrate. Ça se passe à Miami en Floride.

AM : Les candidats sont 24 en tout, mais ils ne sont que 20 à débattre. Comme c’est beaucoup les discussions sont divisées en deux soirées : hier ils étaient 10, ce soir ils sont dix également à s’affronter sur les grands sujets de la campagne pour les présidentielles Américaines. Car celui, qui gagnera les primaires démocrates sera l’adversaire de Donald Trump, le président américain, lors des élections de l’année prochaine. Ce soir, deuxième discussion donc entre les candidats. Et parmi eux, deux sont particulièrement bien placés dans les sondages. Anne Corpet.

[Transcription manquante]

AM : Le président américain lui est arrivé à Osaka ce jeudi. C’est dans cette grande ville japonaise que va avoir lieu le G20 demain. Un rendez-vous entre 19 pays et l’Union européenne qui a lieu tous les ans, et dans lequel il est question de coopération, surtout économique. Ce soir le président américain a rencontré le Premier ministre australien et demain il doit notamment s’entretenir avec le président russe, Vladimir Poutine.

SD : Emmanuel Macron lui, est au Japon en visite depuis hier. Il a promis aujourd’hui qu’il ferait « le maximum » dans les prochains jours pour « éviter une escalade militaire » entre l’Iran et les États-Unis. La tension est très forte entre les deux pays, concernant le dossier du nucléaire.

AM : Le président français, et son épouse, Brigitte Macron, qui ont déjeuné ce jeudi avec le nouvel empereur du Japon Naruhito et l’impératrice Masako, dans leur palais impérial. Emmanuel Macron est le deuxième, après Donald Trump, de tous les dirigeants internationaux à être reçu par l’empereur. Et les médias japonais se sont beaucoup intéressés à cette rencontre. Frédéric Charles.

[Transcription manquante]

SD : Toujours pas de solution pour le Sea Watch, le navire humanitaire bloqué sur la Méditerranée. A son bord, 42 migrants secourus il y a quinze jours.

AM : Le bateau affrété par l’ONG allemande s’était vu refuser par Rome d’accoster sur les côtes italiennes. Ce jeudi un navire de la police l’a empêché d’atteindre le port de Lampedusa. Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’oppose fermement à tout débarquement sauf en cas de transfert immédiat des migrants aux Pays-Bas, pays dont le navire bat pavillon ou en Allemagne, pays de l’ONG Sea Watch. La capitaine du Sea Watch, Carol Rakete risque aujourd’hui des poursuites judiciaires pour aide à l’immigration clandestine et une amende de 50 000 euros suite à un décret pris par le ministre italien de l’Intérieur. Mais à 31 ans, la capitaine du Sea Watch ne cède pas face à Matteo Salvini. Anastasia Becchio.

La jeune femme, très déterminée, estime qu’elle n’avait pas d’autre choix. Son navire vogue depuis 15 jours, sans pouvoir accoster : « ils n’en peuvent plus, leurs vies sont plus importantes que les jeux politiques », explique-t-elle sur Twitter, « je sais ce que je risque, mais les 42 naufragés à bord sont épuisés ». À 31 ans, la capitaine du Sea Watch a déjà une longue carrière de militante. Originaire de Kiel, dans le nord de l’Allemagne, Carole Rackete a d’abord navigué pendant 8 ans, pour la recherche polaire en Arctique et en Antarctique. Son engagement en faveur de l’environnement se mue en engagement social. « Ma vie a été facile », raconte-t-elle dans les médias italiens, « j’ai pu aller dans 3 universités, je suis blanche, allemande, née dans un pays riche, avec le bon passeport ». Elle ressent alors comme une obligation morale « d’aider ceux qui n’avaient pas les mêmes chances » qu’elle. À l’été 2016, elle profite de ses congés pour partir, une première fois, comme volontaire, en mission avec l’ONG allemande Sea Watch pour secourir des migrants en mer. À l’époque, les flottilles humanitaires n’étaient pas encore accusées d’être complices des passeurs par les autorités italiennes. Aujourd’hui, son bras de fer avec Matteo Salvini risque de l’envoyer tout droit en prison.

AM : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. Merci à Sébastien Duhamel de l’avoir présenté à mes côtés. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver sur notre site www.rfi.fr.



Voir le flux - 27/06/2019 20:15:03

Sphinx

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Au Mali, un procès vient de s’ouvrir. Et il oppose un journal satirique, le Sphinx et une radio, à un fils de président, Boubakar Keita. Procès très politisé donc. Boubakar Keita s’estime diffamé : son nom a été cité par des journalistes, à la suite de la disparition de l’un d’entre eux, Birama Touré en janvier 2016, qui précisément travaillait pour le Sphinx. Son nom a été cité dit-on, assez prudemment. C’est en effet l’expression qu’on retrouve et qui est suffisamment floue. On ne dit pas qu’il est au centre de l’affaire, qu’il l’a organisée, commandée commanditée. Mais quand on dit que « son nom est cité », c’est qu’il est soupçonné d’y être mêlé. Autre euphémisme. Cela peut signifier qu’il a eu une responsabilité quelconque, directe ou indirecte dans ce qui s’est passé.

Mais le plus intéressant est le nom du journal qui est au centre du procès : Le Sphinx. Ce qui pose problème : est-ce un bon titre de journal ? Non ! Pas si on réfléchit à l’écho du mot en français contemporain. Le Sphinx, en général, c’est celui qui sait des choses, qui les devine, peut-être même qui connaît l’avenir. A priori c’est un bon titre. Mais pourtant lorsqu’on dit de quelqu’un que c’est un sphinx, cela implique qu’il ne dit rien à personne de ce qu’il sait : il demeure impassible, on ne peut rien en tirer. On ne peut même pas deviner ce qu’il sait à son expression, particulièrement impénétrable ! Mais le mot fait quand même rêver, et on peut comprendre qu’un journal satirique s’en soit emparé.

Alors d’où vient-il, ce Sphinx ? De plusieurs mythologies, l’égyptienne et la grecque. En Égypte, on le représente comme une créature mythique, incarnant la force et la sagesse : un corps de lion, une tête de roi, de pharaon d’ailleurs : on le reconnaît à sa barbe et à sa coiffe.

Et en Grèce c’est tout différent. D’abord c’est presque toujours une figure féminine, corps de lion ou de lionne, mais ailes d’oiseau, poitrine et visage de femme. Et là aussi, elle est impassible. Techniquement on parle d’une sphinge, mais la forme est peu courante en français.

Et son succès, c’est à Freud qu’elle le doit. Un mot sur le mythe de la sphinge qui est aussi celui d’Œdipe, qui mystérieusement est presque toujours prononcé Eudipe, alors qu’à l’origine, on dit Edipe. À sa naissance, on a prédit qu’il tuerait son père et épouserait sa mère. Son père Laïos, apprenant cela l’abandonne dans la nature, mais il est recueilli par un berger qui le confie au roi de Corinthe. Lorsqu’il apprend la prédiction, Œdipe quitte le foyer paternel pour y échapper. Mais à un carrefour, il se prend de querelle avec un inconnu qu’il tue. Vous avez deviné qui était la victime : Laïos bien sûr. Il arrive ensuite à Thèbes, mais ne peut entrer dans cette ville, un monstre terrible, le Sphinx en défend l’entrée et pose des questions auxquelles nul ne sait répondre. Et il tue les incapables. Œdipe arrive ! Quel est l’anima qui marche sur quatre pattes, puis deux, puis trois ? C’est l’homme répond Œdipe, à quatre pattes quand il est bébé, à deux pattes quand il est plus grand, à trois, avec une canne, quand il est vieux. De rage la sphinge se jette su haut des remparts de la ville. Œdipe y entre et finit par en épouser la reine : Jocaste, sa mère. Il en aura quand même quatre enfants avant de découvrir la vérité et de se crever les yeux de culpabilité. Mieux vaut être aveugle que voir ça !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 27/06/2019 08:00:11

Journal en français facile 26/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue si vous nous rejoignez, le Journal en français facile, tout de suite sur la radio du monde et je vous le présente avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À la une de ce mercredi, le premier débat entre candidats démocrates aux États-Unis. Un débat divisé en deux vu le nombre record de prétendants. Tous n’attendent qu’une chose, faire la différence. En Syrie, les bombardements continuent à Idlib dans le nord-ouest du pays. En deux mois une vingtaine de centres médicaux ont été attaqués dans cette zone. La fin de l’enquête préliminaire sur l’incendie de Notre-Dame. La piste criminelle a été écartée par le parquet.

-----

SB : Un premier débat pour la primaire démocrate a lieu aujourd’hui aux États-Unis, plus précisément en Floride, à Miami. 20 des 24 candidats à être dans la course vont débattre entre ce soir et demain.

AM : La primaire démocrate va déterminer qui sera celui, ou celle, qui va affronter, l’actuel président Donald Trump lors des présidentielles de l’année prochaine. Ils sont 10 à s’affronter ce soir. Ils seront 10 demain. Parmi eux, certains ont déjà de l’avance dans les sondages. Mais tous ont un objectif aujourd’hui : se démarquer. Explications de notre envoyée spéciale Anne Corpet.

Oui jusqu’à présent les candidats ont évité de s’affronter mutuellement. Seul Joe Biden qui fait la course en tête a été critiqué par ses rivaux après une remarque sur les relations courtoises qu’il a entretenues avec des élus ségrégationnistes. Mais jusqu’ici le ton est resté très policé, et la majorité des prétendants se sont contentés de présenter leur programme, de collecter des fonds et surtout de conspuer Donald Trump. Ce soir, et pour la première fois, ils devront tenter de tirer leur épingle du jeu face à leurs concurrents. Il y a en tout 23 candidats à l’investiture démocrate, seule 20 d’entre eux ont été sélectionnés pour ces débats, en fonction de leur place dans les sondages et des sommes qu’ils ont réussi à lever pour leur campagne vous l’avez dit, ils ont été séparés en deux groupes. Ce soir c’est Élisabeth Warren qui occupera le devant de la scène. La sénatrice du Massachusetts, troisième dans les sondages, sera notamment entourée Cory Booker élu afro-Américain du New Jersey et de Beto O Rourke qui a échoué à reprendre un siège de sénateur aux Républicains dans le Texas, mais a fait sensation pendant la campagne des mid terms. Ces candidats sont relativement connus du grand public, ils chercheront à se démarquer, à créer l’événement. Pour les autres participants au débat, il s’agit surtout de capter la lumière, de susciter un intérêt suffisant pour pouvoir rester dans la course. Cela ne sera pas facile, chaque candidat n’aura en tout qu’environ huit minutes pour s’exprimer. Mais ce débat marque dans le camp démocrate la véritable entrée dans la campagne : les 20 prétendants ont encore un an pour se démarquer.

AM : Donald Trump, le président américain, s’est exprimé lui sur un autre sujet ce mercredi. S’il devait y avoir une guerre contre l’Iran, « elle ne durerait pas très longtemps » a-t-il déclaré « et je ne parle pas des troupes au sol » a ajouté le dirigeant tout en précisant ne pas espérer un tel conflit. D’après lui les dirigeants iraniens seraient, je le cite, « stupides » et « égoïstes » de ne pas chercher un accord. De son côté le président iranien Hassan Rohani a déclaré « que son pays ne cherchait la guerre avec personne, pas même les États-Unis ». Les tensions, toujours très présentes entre les deux pays, notamment concernant l’accord sur le nucléaire, que les États-Unis ont quitté en mai 2018.

SB : En Syrie les bombardements continuent sur la région d’Idlib, où sont retranchés les derniers groupes jihadistes de Tahrir al Sham, liés à Al Quaida.

AM : Selon une ONG la dernière attaque en date a entraîné la mort de deux secouristes et de sept civils. La population civile est aussi touchée. L’ONU dénonce notamment le bombardement des hôpitaux par la Russie, alliée au régime syrien. Hier soir au Conseil de sécurité des Nations Unies, le sujet a provoqué de vifs échanges entre les représentants de différents pays réunis. Murielle Paradon.

En deux mois une vingtaine de centres médicaux a été attaquée dans la région d’Idlib. Pourtant, ces structures donnent leur localisation précise aux acteurs du conflit pour être épargnées. Alors à quoi servent ces informations ? L’ONU pose la question. Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires. « La grande question est de savoir ce que les gens qui reçoivent les données de localisation des infrastructures médicales en font. J’ai écrit aux Russes pour leur demander comment ils utilisent ces informations ». En vidéo-conférence de Damas, Alexey Bakin, chef du Centre russe pour la réconciliation des belligérants, réagit vivement. « Nous démentons catégoriquement toutes ces supputations qui affirment que les forces gouvernementales mèneraient des frappes aveugles sur Idlib. Nous regrettons que les ONG anti-syriennes répandant de fausses informations, trompant ainsi la communauté internationale et protégeant de fait les terroristes de Hayat Tahrir al Sham ». La Syrie et son allié russe ne seraient donc pas responsables des frappes sur les CIVILS à Idlib ? L’ambassadeur de France à l’ONU François Delattre met en garde contre ces propos d’Alexey Bakin, chef du centre russe pour la réconciliation. « Le centre russe pour la réconciliation n’est ni un acteur humanitaire ni une agence onusienne. C’est une émanation du ministère russe de la Défense qui est une partie active au conflit et les informations qu’il donne doivent être prises comme telles ». La France critique envers la Russie, tout comme le Royaume-Uni. Les États-Unis eux appellent Moscou à faire davantage pour protéger les civils à Idlib.

SB : On parlait de Donald Trump qui s’est exprimé à propos de l’Iran aujourd’hui. Le président américain a aussi réagi à la photo d’un père et de sa fille, tous deux migrants, morts en tentant de rejoindre la rive américaine.

AM : « Cela me fait horreur », a réagi le président américain. Le migrant salvadorien et sa fille, décédés dans le Rio Grande au Mexique. Le cliché circule depuis quelques jours dans les médias et sur les réseaux sociaux. Donald Trump en a profité pour tacler ses adversaires démocrates qui veulent selon lui des frontières ouvertes, et cela veut dire des gens qui se noient, fin de citation.

AM : Au Venezuela, le gouvernement accuse la Colombie, le Chili et les États-Unis d’être responsables de ce qu’il appelle une tentative de coup d’État militaire ce mercredi. Un coup d’État qui prévoyait l’assassinat du président Nicolas Maduro, selon le ministre vénézuélien de la Communication, qui a ajouté que celle-ci avait été déjouée.

SB : Sur la méditerranée, 42 migrants qui eux sont bloqués à bord du navire humanitaire affrété par l’ONG allemande Sea Watch.

AM : Le bateau, qui se dirige vers le port italien de Lampedusa. Pourtant, mardi la Cour européenne des droits de l’homme avait refusé d’intervenir en urgence en Italie. L’Italie qui refuse de voir le navire accoster dans l’un de ses ports. « Je sais ce que je risque » a écrit la capitaine allemande du navire sur twitter, ajoutant « je les emmène en lieu sûr »Ruben Neugebauer est le porte parle de l’organisation Sea Watch. Il nous raconte l’entrée du Sea Watch sur les eaux italiennes. 

[Transcription manquante]

AM : Des propos recueillis par Camille Montagu.

SB : Deux mois après l’incendie de la cathédrale Notre- Dame de Paris, le parquet de Paris a clôt l’enquête préliminaire qu’il avait confiée à la brigade criminelle.

AM : Les images des flammes qui rongeaient le toit de Notre-Dame avaient fait le tour du monde et avaient suscité l’émotion, partout. Selon le rapport dévoilé aujourd’hui : ce serait bien, un accident qui a entraîné cet incendie. Plusieurs pistes sont évoquées comme celle d’un mauvais fonctionnement du système électrique ou d’une cigarette mal éteinte. La suite de l’enquête est maintenant entre les mains de trois magistrats instructeurs. Franck Alexandre.

Depuis le sinistre d’immenses tentes occupent le parvis de Natre Dame. Poutres noircies, fils électriques et même bouts de mégots extraits de la cathédrale ravagée par les flammes y sont minutieusement répertoriés. Parallèlement les enquêteurs de la Brigade Criminelle ont mené une centaine audition de témoins, notamment des ouvriers, des vigiles et des responsables des entreprises intervenant sur le chantier de rénovation qui était en cours sur l’édifice. Plus de 1000 feuillets de procédures, 96 scellés sont déjà venus étoffer le dossier et jusqu’ici dit le parquet, aucun élément ne permet d’accréditer l’hypothèse d’une origine criminelle de l’incendie. Néanmoins le procureur de Paris Rémi Heitz indique que des défaillances ont été mises en évidence. Ainsi, certains ouvriers œuvrant sur l’échafaudage surplombant le toit ont reconnu avoir fumé malgré l’interdiction. Par ailleurs, alors qu’ils étaient formellement proscrits, l’existence de dispositifs électriques a été mise en évidence sous les combles. L’information judiciaire prend désormais le relais de l’enquête préliminaire. Trois juges d’instruction ont désormais la lourde tâche de découvrir l’origine exacte de l’incendie, les investigations techniques, forcément complexes, pourraient durer des mois.

AM : RFI il est 22 heures 10 à Paris, deux heures de moins en temps universel.



Voir le flux - 26/06/2019 20:15:07

Journal en français facile 26/06/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bienvenue si vous nous rejoignez, le Journal en français facile, tout de suite sur la radio du monde et je vous le présente avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À la une de ce mercredi, le premier débat entre candidats démocrates aux États-Unis. Un débat divisé en deux vu le nombre record de prétendants. Tous n’attendent qu’une chose, faire la différence. En Syrie, les bombardements continuent à Idlib dans le nord-ouest du pays. En deux mois une vingtaine de centres médicaux ont été attaqués dans cette zone. La fin de l’enquête préliminaire sur l’incendie de Notre-Dame. La piste criminelle a été écartée par le parquet.

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SB : Un premier débat pour la primaire démocrate a lieu aujourd’hui aux États-Unis, plus précisément en Floride, à Miami. 20 des 24 candidats à être dans la course vont débattre entre ce soir et demain.

AM : La primaire démocrate va déterminer qui sera celui, ou celle, qui va affronter, l’actuel président Donald Trump lors des présidentielles de l’année prochaine. Ils sont 10 à s’affronter ce soir. Ils seront 10 demain. Parmi eux, certains ont déjà de l’avance dans les sondages. Mais tous ont un objectif aujourd’hui : se démarquer. Explications de notre envoyée spéciale Anne Corpet.

Oui jusqu’à présent les candidats ont évité de s’affronter mutuellement. Seul Joe Biden qui fait la course en tête a été critiqué par ses rivaux après une remarque sur les relations courtoises qu’il a entretenues avec des élus ségrégationnistes. Mais jusqu’ici le ton est resté très policé, et la majorité des prétendants se sont contentés de présenter leur programme, de collecter des fonds et surtout de conspuer Donald Trump. Ce soir, et pour la première fois, ils devront tenter de tirer leur épingle du jeu face à leurs concurrents. Il y a en tout 23 candidats à l’investiture démocrate, seule 20 d’entre eux ont été sélectionnés pour ces débats, en fonction de leur place dans les sondages et des sommes qu’ils ont réussi à lever pour leur campagne vous l’avez dit, ils ont été séparés en deux groupes. Ce soir c’est Élisabeth Warren qui occupera le devant de la scène. La sénatrice du Massachusetts, troisième dans les sondages, sera notamment entourée Cory Booker élu afro-Américain du New Jersey et de Beto O Rourke qui a échoué à reprendre un siège de sénateur aux Républicains dans le Texas, mais a fait sensation pendant la campagne des mid terms. Ces candidats sont relativement connus du grand public, ils chercheront à se démarquer, à créer l’événement. Pour les autres participants au débat, il s’agit surtout de capter la lumière, de susciter un intérêt suffisant pour pouvoir rester dans la course. Cela ne sera pas facile, chaque candidat n’aura en tout qu’environ huit minutes pour s’exprimer. Mais ce débat marque dans le camp démocrate la véritable entrée dans la campagne : les 20 prétendants ont encore un an pour se démarquer.

AM : Donald Trump, le président américain, s’est exprimé lui sur un autre sujet ce mercredi. S’il devait y avoir une guerre contre l’Iran, « elle ne durerait pas très longtemps » a-t-il déclaré « et je ne parle pas des troupes au sol » a ajouté le dirigeant tout en précisant ne pas espérer un tel conflit. D’après lui les dirigeants iraniens seraient, je le cite, « stupides » et « égoïstes » de ne pas chercher un accord. De son côté le président iranien Hassan Rohani a déclaré « que son pays ne cherchait la guerre avec personne, pas même les États-Unis ». Les tensions, toujours très présentes entre les deux pays, notamment concernant l’accord sur le nucléaire, que les États-Unis ont quitté en mai 2018.

SB : En Syrie les bombardements continuent sur la région d’Idlib, où sont retranchés les derniers groupes jihadistes de Tahrir al Sham, liés à Al Quaida.

AM : Selon une ONG la dernière attaque en date a entraîné la mort de deux secouristes et de sept civils. La population civile est aussi touchée. L’ONU dénonce notamment le bombardement des hôpitaux par la Russie, alliée au régime syrien. Hier soir au Conseil de sécurité des Nations Unies, le sujet a provoqué de vifs échanges entre les représentants de différents pays réunis. Murielle Paradon.

En deux mois une vingtaine de centres médicaux a été attaquée dans la région d’Idlib. Pourtant, ces structures donnent leur localisation précise aux acteurs du conflit pour être épargnées. Alors à quoi servent ces informations ? L’ONU pose la question. Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires. « La grande question est de savoir ce que les gens qui reçoivent les données de localisation des infrastructures médicales en font. J’ai écrit aux Russes pour leur demander comment ils utilisent ces informations ». En vidéo-conférence de Damas, Alexey Bakin, chef du Centre russe pour la réconciliation des belligérants, réagit vivement. « Nous démentons catégoriquement toutes ces supputations qui affirment que les forces gouvernementales mèneraient des frappes aveugles sur Idlib. Nous regrettons que les ONG anti-syriennes répandant de fausses informations, trompant ainsi la communauté internationale et protégeant de fait les terroristes de Hayat Tahrir al Sham ». La Syrie et son allié russe ne seraient donc pas responsables des frappes sur les CIVILS à Idlib ? L’ambassadeur de France à l’ONU François Delattre met en garde contre ces propos d’Alexey Bakin, chef du centre russe pour la réconciliation. « Le centre russe pour la réconciliation n’est ni un acteur humanitaire ni une agence onusienne. C’est une émanation du ministère russe de la Défense qui est une partie active au conflit et les informations qu’il donne doivent être prises comme telles ». La France critique envers la Russie, tout comme le Royaume-Uni. Les États-Unis eux appellent Moscou à faire davantage pour protéger les civils à Idlib.

SB : On parlait de Donald Trump qui s’est exprimé à propos de l’Iran aujourd’hui. Le président américain a aussi réagi à la photo d’un père et de sa fille, tous deux migrants, morts en tentant de rejoindre la rive américaine.

AM : « Cela me fait horreur », a réagi le président américain. Le migrant salvadorien et sa fille, décédés dans le Rio Grande au Mexique. Le cliché circule depuis quelques jours dans les médias et sur les réseaux sociaux. Donald Trump en a profité pour tacler ses adversaires démocrates qui veulent selon lui des frontières ouvertes, et cela veut dire des gens qui se noient, fin de citation.

AM : Au Venezuela, le gouvernement accuse la Colombie, le Chili et les États-Unis d’être responsables de ce qu’il appelle une tentative de coup d’État militaire ce mercredi. Un coup d’État qui prévoyait l’assassinat du président Nicolas Maduro, selon le ministre vénézuélien de la Communication, qui a ajouté que celle-ci avait été déjouée.

SB : Sur la méditerranée, 42 migrants qui eux sont bloqués à bord du navire humanitaire affrété par l’ONG allemande Sea Watch.

AM : Le bateau, qui se dirige vers le port italien de Lampedusa. Pourtant, mardi la Cour européenne des droits de l’homme avait refusé d’intervenir en urgence en Italie. L’Italie qui refuse de voir le navire accoster dans l’un de ses ports. « Je sais ce que je risque » a écrit la capitaine allemande du navire sur twitter, ajoutant « je les emmène en lieu sûr »Ruben Neugebauer est le porte parle de l’organisation Sea Watch. Il nous raconte l’entrée du Sea Watch sur les eaux italiennes. 

[Transcription manquante]

AM : Des propos recueillis par Camille Montagu.

SB : Deux mois après l’incendie de la cathédrale Notre- Dame de Paris, le parquet de Paris a clôt l’enquête préliminaire qu’il avait confiée à la brigade criminelle.

AM : Les images des flammes qui rongeaient le toit de Notre-Dame avaient fait le tour du monde et avaient suscité l’émotion, partout. Selon le rapport dévoilé aujourd’hui : ce serait bien, un accident qui a entraîné cet incendie. Plusieurs pistes sont évoquées comme celle d’un mauvais fonctionnement du système électrique ou d’une cigarette mal éteinte. La suite de l’enquête est maintenant entre les mains de trois magistrats instructeurs. Franck Alexandre.

Depuis le sinistre d’immenses tentes occupent le parvis de Natre Dame. Poutres noircies, fils électriques et même bouts de mégots extraits de la cathédrale ravagée par les flammes y sont minutieusement répertoriés. Parallèlement les enquêteurs de la Brigade Criminelle ont mené une centaine audition de témoins, notamment des ouvriers, des vigiles et des responsables des entreprises intervenant sur le chantier de rénovation qui était en cours sur l’édifice. Plus de 1000 feuillets de procédures, 96 scellés sont déjà venus étoffer le dossier et jusqu’ici dit le parquet, aucun élément ne permet d’accréditer l’hypothèse d’une origine criminelle de l’incendie. Néanmoins le procureur de Paris Rémi Heitz indique que des défaillances ont été mises en évidence. Ainsi, certains ouvriers œuvrant sur l’échafaudage surplombant le toit ont reconnu avoir fumé malgré l’interdiction. Par ailleurs, alors qu’ils étaient formellement proscrits, l’existence de dispositifs électriques a été mise en évidence sous les combles. L’information judiciaire prend désormais le relais de l’enquête préliminaire. Trois juges d’instruction ont désormais la lourde tâche de découvrir l’origine exacte de l’incendie, les investigations techniques, forcément complexes, pourraient durer des mois.

AM : RFI il est 22 heures 10 à Paris, deux heures de moins en temps universel.



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