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Journal en français facile 09/04/2018 20h00 GMT

Transcription

 

Clément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Un journal que je présenterai aujourd'hui en compagnie d'Alexis Guilleux, bonsoir Alexis !

Alexis Guilleux : Bonsoir Clément, bonsoir à tous.

CF : A la une de l'actualité, la réponse américaine après une attaque chimique en Syrie. « Cela ne peut être toléré », martèle Donald Trump. Le président américain annonce des mesures « majeures » dans les prochaines 48h.

AG : Dans l'actualité également, des centaines de blessés dans une grande manifestation étudiante au Bangladesh. Des affrontements entre policiers et étudiants ont éclaté hier soir, et ont duré jusqu'à ce matin.

CF : Opération séduction à Paris pour le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Il est en visite officielle depuis hier. Mohammed ben Salmane, homme fort de son pays, s'impose de plus en plus comme un réformateur de la société saoudienne.

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AG : Après l'attaque chimique menée dans la Ghouta orientale en Syrie, les États-Unis se préparent à riposter.

CF : Une décision « majeure » sera prise dans les 48h, annonce Donald Trump. Le président américain met ainsi la pression sur Bachar el-Assad, accusé d'avoir mené une attaque aux gaz toxiques sur la ville de Douma, située dans la région de la Ghouta près de Damas. « Cela ne peut être toléré », a déclaré Donald Trump. Anne Corpet, l'année dernière le président américain avait déjà réagi fermement à une attaque chimique similaire.

Il y a tout juste un an, Donald Trump avait justifié un raid américain sur la base aérienne de Shayrat en Syrie par l'horreur qu'avaient suscitées les images d'enfants gazés. Des images tristement similaires ont été diffusées ce week-end après l'attaque chimique de Douma. Et le président américain prévient : il ne restera pas les bras croisés. Donald Trump est intervenu devant les médias lors de la réunion de son cabinet. « Je voudrais commencer par condamner l'odieuse attaque sur d'innocents Syriens innocents avec des armes chimiques interdites. C'était une attaque atroce, c'était horrible. Nous étudions de très près la situation, nous consultons les militaires, et nous allons prendre des décisions majeures dans les prochaines 24 à 48 heures. Nous sommes très préoccupés. Qu'un tel événement puisse se produire... nous ne pouvons pas laisser ce genre de choses se passer ». Le président américain a demandé à ce que les enquêteurs puissent se rendre sur place. Donald Trump continue par ailleurs de s'interroger sur le rôle de la Russie dans cette attaque. Interrogé sur la responsabilité de Vladimir Poutine, le président américain a répondu : « elle est possible et si c'est le cas ce sera dur, très dur, il devra en payer le prix ». Anne Corpet Washington RFI.

CF : Et de son côté, la Russie prévient qu’une face américaine pourrait avoir de graves répercussions. Et sachez également que suite à cette attaque chimique, une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU est organisée ce lundi soir. Auparavant, les États-Unis ont affirmé que la Syrie ne pouvait mener une attaque chimique sans l'aide de la Russie et de l'Iran. L'Iran qui, de son côté, accuse Israël d'avoir mené des frappes contre une base aérienne syrienne. Une attaque dans laquelle 14 personnes sont mortes, dont 4 soldats iraniens. Israël n'a pas réagi à ces accusations. La France et les États-Unis ont nié toute implication dans ces frappes.

AG : Une centaine de blessés au Bangladesh dans une grande manifestation étudiante.

CF : Des milliers d'étudiants manifestaient aujourd'hui à travers le pays. Ils protestent contre l'instauration de quotas dans l'administration. En effet, le gouvernement veut réserver plus de la moitié des emplois de fonctionnaires aux familles de vétérans de la guerre d'indépendance de 1971, et aux minorités défavorisées. Des affrontements entre policiers et étudiant ont éclaté hier soir, et ont duré jusqu'à ce matin dans l'université de Dacca, la capitale. Les précisions de Juliette Gheerbrant.

L'occupation de l'université de Dacca a dégénéré dans la nuit de dimanche à lundi, quand les forces de l'ordre ont voulu disperser les manifestants en tirant des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes. Les étudiants ont répondu par des lancers de pierres, et ont incendié des voitures. D'autres universités du pays ont rejoint le mouvement lundi, ainsi que des groupes de chômeurs qui estiment eux aussi que les quotas limitent leur accès à l'emploi. La loi réserve 30% des postes de la fonction publique administrative aux familles des anciens combattants de la guerre d'indépendance, et 26% aux minorités. Soit plus de la moitié. Et ceux qui ne sont pas pourvus dans ce cadre restent vacants. Depuis le début du mouvement en février dernier, les protestataires demandent que les quotas passent de 56% à 10%. Lundi en fin de journée les étudiants ont été reçus par le secrétaire général du parti au pouvoir, la Ligue Awami. Le gouvernement, après avoir dans un premier temps refusé toute révision du texte, a assuré qu'il ferait des propositions au plus tard le 7 mai. De leur côté les étudiants ont accepté de suspendre les manifestations d'ici là.

CF : Explications signées Juliette Gheerbrant. Au moins 30 morts, dont 27 enfants, dans un accident d'autocar en Inde. Le drame a eu lieu dans l'État d'Himachal Pradesh dans le nord du pays. D'après la police locale, « l'autocar a basculé dans une gorge profonde de 60 mètres entraînant la mort de 27 écoliers, de deux enseignants et du chauffeur ». 12 enfants ont été hospitalisés en urgence la plupart dans un état critique.

AG : Le Prince héritier d'Arabie Saoudite Mohammed ben Salmane est en France pour une visite officielle.

CF : Après un dîner privé hier soir avec le Président français Emmanuel Macron au Musée du Louvre, Mohammed Ben Salman a entamé ce lundi son programme officiel. Avec notamment un déjeuner avec le Premier ministre Édouard Philippe. Cette visite est placée sous le signe de la coopération culturelle et du développement touristique. Une preuve encore que Mohammed ben Salmane est l'homme fort de son pays. Et qu’il s'impose comme un réformateur de l'économie et de la société saoudiennes, Nicolas Falez.

Dans quelques semaines, les Saoudiennes auront le droit de conduire sur le routes de leurs pays. Des cinémas vont prochainement ouvrir dans le royaume, et des concerts ont été organisés ces derniers mois dans un pays connu jusque-là pour son rigorisme religieux. Ces changements spectaculaires sont attribués à Mohammed ben Salman, 32 ans, qui veut dessiner un nouveau visage de l'Arabie Saoudite. Et qui pour cela s'appuie sur la jeunesse, dans un pays où la moitié de la population a moins de 25 ans. C'est ce que nous explique Raedah Abunayan, membre du Majlis Al Choura, le Conseil consultatif saoudien dont les 150 membres sont nommés par le roi. « Il poursuit ce qui a été commencé dans le passé, mais il le fait à un rythme accéléré et d'une façon plus énergique et courageuse. Il appartient à la jeune génération et il parle à la jeune génération, il parle de technologies. Il incarne une vision jeune de l'Arabie Saoudite. » Et le grand chantier de réformes du Prince héritier s'appelle «Vision 2030», un plan qui vise à propulser le royaume dans l'après-pétrole en ouvrant le pays aux investissements étrangers, en diversifiant l'économie et en introduisant en bourse une partie du géant pétrolier national Aramco, afin de constituer un fonds souverain de 2000 milliards de dollars.

CF : Nicolas Falez.

AG : En France, le bras de fer se poursuit entre les cheminots et le gouvernement.

CF : 4e jour de grève aujourd'hui contre la réforme de la SNCF. Un mouvement toujours très suivi. Un quart des cheminots étaient en grève ce lundi. Le gouvernement de son côté assure qu'il ira jusqu'au bout de cette réforme. Une réforme dont le projet a été présenté aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

AG : Un nouveau rebondissement dans l'enquête sur le double meurtre d'un policier et de sa compagne en 2016 près de Paris.

CF : 6 personnes ont été arrêtées aujourd'hui dans le cadre de cette enquête. En juin 2016, un couple de policiers était assassiné dans leur domicile de Magnanville près de Paris. Le meurtrier avait revendiqué son acte au nom du groupe État islamique en direct sur les réseaux sociaux. Alexandre de Moussac, parmi les personnes arrêtées, il y a une policière et plusieurs personnes de son entourage.

Elle est major de police des Yvelines. C'est une ancienne déléguée départementale du syndicat policier Alliance. En 2016, elle avait déjà fait l'objet d'une enquête de l'IGPN, « la police des polices » comme on l'appelle. Elle avait hébergé une amie de sa fille, fichée S. Rien n'avait été retenu contre elle à l'époque. Sa fille et cette amie font d'ailleurs partie des personnes placées en garde à vue. Elles sont soupçonnées de radicalisation. Trois femmes interpellées donc, et trois hommes. Deux ont été arrêtés à leur domicile, situé aux Mureaux et à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines. Le troisième est déjà mis en examen dans une affaire de filière terroriste. Il est incarcéré pour ces faits et été extrait de sa cellule de prison. Les 6 suspects ont tous été conduits dans les locaux de la SDAT, la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret, haut-lieu du renseignement français. Les enquêteurs vont maintenant tenter de savoir si ces personnes ont pu aider d'une manière ou d'une autre le ou les tueurs de Magnanville à choisir leurs cibles. Trois personnes, proches du meurtrier, sont déjà mises en examen dans cette affaire.

CF : Les précisions d'Alexandre de Moussac. C'est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l'avoir suivi. Vous pouvez retrouver ce journal, avec sa transcription, sur le site RFI Savoirs dès demain à partir de 8h temps universel. À demain Alexis !

AG : À demain Clément.



Voir le flux - 09/04/2018 20:30:05

Perspective

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 09/04/2018 08:00:05

Journal en français facile 08/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Vous écoutez RFI il est 22 h à Paris, 20 h en temps universel.

Romain Auzouy : C'est l'heure de votre journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l'actualité ce soir : le régime syrien accusé d'avoir mené une attaque chimique dans la Ghouta orientale. Une vidéo publiée par une organisation internationale montre de nombreux corps sans vie. Washington menace Damas de représailles.

SB : En Hongrie, on votait aujourd'hui lors d'élections législatives. Le parti du Premier ministre Viktor Orban est annoncé comme le grand gagnant. Cet homme est contesté en Europe en raison de sa politique anti-immigration.

RA : Et puis à la fin de ce journal Yvan Amar nous parlera de l'expression de la semaine. Il s'agit de l'expression « reprendre des couleurs ».

------

SB : Il y a donc de nouveaux soupçons ce soir d'une attaque chimique en Syrie.

RA : L'attaque aurait été menée hier samedi à Douma, la dernière ville de Ghouta orientale qui se trouve encore entre les mains des rebelles. C'est le régime syrien qui serait l'auteur de l'attaque selon plusieurs ONG. Ces dernières affirment que 48 personnes ont été tuées, 500 autres auraient été exposées au produit chimique. Les Casques blancs, l'une des organisations qui ont révélé l'attaque, ont publié une vidéo où l'on voit de nombreux corps sans vie, notamment de femmes et d'enfants, allongés sur le sol. La communauté internationale a vivement réagi à ces informations. En premier lieu les États-Unis. Sur Twitter, Donald Trump a menacé la Syrie d'une intervention militaire. Il a également évoqué la responsabilité du Président russe Vladimir Poutine, ce qui est assez rare. La correspondance aux États-Unis de Grégoire Pourtier.

Comme l’an passé à la même époque, Donald Trump a été frappé de plein fouet par des images d’horreur du conflit syrien. Ce dimanche, il a donc employé des mots forts pour dénoncer ces atrocités et l’isolement de la population syrienne, réclamant qu’une aide médicale puisse être immédiatement acheminée. Et le président de prévenir, je cite : « Il y aura un prix fort à payer ». Il y a un an, il avait ordonné le pilonnage d’une base aérienne soupçonnée d’être « associée au programme chimique syrien ».Qu’envisage-t-il cette fois, alors que pas plus tard que cette semaine, il martelait plutôt qu’il souhaitait retirer ses quelque 2000 hommes de Syrie, au grand dam de certains de ses conseillers du Département d’État ? Le drame de ce week-end semble une fois de plus rebattre les cartes. D’autant qu’il y a autre chose de très nouveau dans les messages dominicaux de Trump.Non pas les accusations contre la faiblesse de Barack Obama, son prédécesseur, ou contre le rôle de l’Iran voisin, mais bien cette phrase pour dénoncer la « responsabilité » de Vladimir Poutine, qui soutient je cite « Assad l’animal ». Une attaque frontale, nominale, qui pourrait marquer un tournant dans la relation entre les présidents américain et russe. Jusqu’à présent, Trump justifiait souvent son attitude complaisante envers son homologue en expliquant qu’il fallait garder une bonne relation afin de régler des problèmes complexes… tels que la Syrie. Grégoire Pourtier, New York RFI.

SB : Les alliés de la Syrie ont réagi à ces accusations d'attaques chimiques.

RA : La Russie et l'Iran dénoncent des « prétextes » pour organiser une intervention militaire en Syrie. Téhéran parle même de « complot ». Enfin à noter que la France et huit autres pays demandent une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU demain lundi, pour évoquer ces soupçons d'attaque chimique présumée.

SB : On parlait de Donald Trump à l'instant. Le Président américain tente d'apaiser les tensions avec la Chine.

RA : Cette semaine a été marquée par des échanges de menaces entre les deux pays, sur la question de la taxation des importations. Mais ce dimanche donc Donald Trump se dit convaincu qu'un accord sera trouvé pour éviter un conflit commercial.

SB : Les Hongrois dans l'attente des résultats des élections législatives.

RA : Les bureaux de vote devaient fermer à 17h en temps universel, mais face à l'afflux d'électeurs, le scrutin s'est poursuivi dans la soirée. Le grand favori de ces élections, c'est le Premier ministre actuel Viktor Orban, l'une des personnalités les plus contestées en Europe en raison de sa politique anti-immigration. Cette jeune hongroise de 20 ans a voté pour l'opposition, Vikoria Horvath est étudiante en sciences politiques à Budapest, et elle nous explique pourquoi elle ne souhaite pas la victoire de Viktor Orban.

« Moi je veux un changement. Et je crois que la plupart des jeunes de mon âge veulent aussi un changement. D'abord, à cause de la corruption. Ensuite, je ne suis pas contente de ce qui se passe dans l'enseignement. On n'a pas droit à la parole. Nous, les jeunes, on a organisé plein de manifestations pour dire ce qu'on voudrait, ce qu'on pense sur telle et telle question. Et personne ne nous écoute. Et puis il y a la santé publique. Ma mère travaille dans un hôpital, vous ne pouvez pas imaginer la situation, c'est épouvantable, il n'y a pas d'argent pour les hôpitaux ! Et d'autre part, je pense que le Premier ministre ne parle que des migrants, les migrants.... Il n'a que ce mot à la bouche. Alors qu'il y a beaucoup d'autres problèmes et il n'en parle pas. »

RA : Viktoria Horvath, étudiante hongroise au micro de l'envoyée spéciale de RFI à Budapest, Anissa El Jabri.

SB : Au Brésil, Lula est en prison depuis la nuit dernière.

RA : L'ancien Président a rejoint le centre de Curitiba, dans le sud du pays. On rappelle qu'il a été condamné à une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption. L'affaire Lula a divisé la société brésilienne, mais depuis son incarcération, la classe politique se montre très discrète. L'analyse de Stéphanie Schüler.

Lula est finalement en prison. Le grand favori pour la présidentielle semble donc de plus en plus écarté de la course, même s'il affirme vouloir continuer sa campagne électorale depuis sa cellule. L'issue du scrutin est de nouveau ouverte. Les autres candidats sont dans les starting-blocks. Mais leurs premières réactions se font discrètes, vue l'immense émotion que l'incarcération de l'ancien président a suscitée parmi une partie de la population. Candidat du parti de gauche Podemos, Alvaro Dias qui avait été très virulent contre Lula modère ses propos. « C’est vraiment dommage de voir un ex-président de la République en prison, mais nous avançons et l’impunité recule. Les lois s’imposent et gouvernent les hommes. Nous nous dirigeons vers une nouvelle justice au Brésil ». Les candidats de gauche, eux, sont au contraire prêts à reprendre le flambeau Lula. Manuela d'Avila, du Parti communiste brésilien. « Mais on doit être uni dans la lutte, nous devons résister et dénoncer. Lula va être un prisonnier politique, sans preuve, ce comme ça que nous le voyons, nous devons continuer la lutte ». L'actuel président, Michel Temer est resté silencieux après l'incarcération de Lula. Il faut dire qu’il est lui-même sous le coup d'une enquête pour corruption, comme 40 % de la classe politique brésilienne.

SB : Les sports, et le tennis.

RA : L'équipe de France qualifiée pour les 1/2 finales de la Coupe Davis. Ce dimanche Lucas Pouille a apporté le dernier point nécessaire aux Bleus face à l'Italie. Il a battu Fabio Fognini. En 1/2 finales les Français recevront l'Espagne de Rafael Nadal.

SB : Et puis du cyclisme, avec une course historique : Paris-Roubaix.

RA : C'était la 116e édition. Plus de 250km parcourus dans le nord de la France. Et la victoire pour le champion du monde de cyclisme, le Slovaque Peter Sagan. 22h08 à Paris, l'heure de retrouver comme chaque dimanche l'expression de la semaine avec Yvan Amar. Ce soir : reprendre des couleurs.

[transcription manquante]

SB : C'est la fin de ce Journal en français facile.

RA : On rappelle que vous pouvez le réécouter sur notre site internet www.rfi.fr, et retrouver la transcription à partir de demain matin 8h en temps universel.



Voir le flux - 08/04/2018 20:45:03

France, interprété par Doc Gynéco (niveau B2 avancé)

Doc Gynéco chante son amour pour la France en dressant un portrait de l’Hexagone avec des jeux de mots simples, mais efficaces.  Participer à un débat sur les stéréotypes.
Paroles de clips (Chansons francophones)

Voir le flux - 06/04/2018 14:00:00

Afrique du Sud : les adieux à Winnie Mandela (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

La foule a dansé et chanté pour rendre hommage à Winnie Mandela, figure de la lutte contre l’apartheid. Reconstituer la biographie d’une personnalité (A2), retracer la vie d’une militante (B1), réaliser un exposé sur une femme célèbre de son pays (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale), Français des relations internationales (Diplomates, journalistes...)

Voir le flux - 06/04/2018 13:00:00

Escape games : des jeux pour s'évader (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Des énigmes à résoudre, des cadenas à ouvrir, un jeu d’aventure fait fureur en France ! Inviter un(e) ami(e) à un escape game (A2), imaginer un escape game (B1), prendre position à l’oral lors d’une réunion (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale)

Voir le flux - 06/04/2018 13:00:00

France, interprété par Doc Gynéco (niveau B1 intermédiaire)

Doc Gynéco chante son amour pour la France en dressant un portrait de l’Hexagone avec des jeux de mots simples, mais efficaces.  Faire une exposition sur les symboles de la France.
Cours pour les 13-17 ans (Adolescents), Paroles de clips (Chansons francophones)

Voir le flux - 06/04/2018 13:00:00

Martin Luther King : qu’en est-il aujourd’hui ?

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 06/04/2018 10:47:00

Bollywood

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 06/04/2018 07:45:03

Journal en français facile 05/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en TU

Romain Auzouy : C'est l'heure de votre journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : A la une de l'actualité :

Les interrogations au Brésil. L'ancien Président Lula peut être envoyé en prison à tout moment. Hier la Cour suprême a rejeté les demandes de ses avocats.

SB : Une décision rare en Russie : l'historien Iouri Dmitriev a été acquitté, c'est à dire que le tribunal a estimé qu'il était innocent. Il était accusé de pédopornographie, c'est à dire de faits de pornographie visant des enfants. Mais pour les soutiens de l'historien, cette affaire était inventée par les autorités.

RA : 20.000 personnes dans la rue selon les organisateurs. La contestation en Slovaquie. Les manifestants dénoncent des affaires de corruption, plus d'un mois après l'assassinat du journaliste d'investigation Jan Kuciak.

SB : Et puis à la fin de ce journal nous évoquerons une bactérie qui inquiète les défenseurs de l'environnement : elle tue les oliviers. Après avoir touché l'Italie, elle se propage désormais en Corse.

 

SB : Le Brésil est donc en état de choc au lendemain de la décision de la Cour suprême concernant Lula.

RA : La plus haute juridiction du pays a donc rejeté la requête des avocats de l'ancien Président. Ceux-ci demandaient que Lula reste en liberté jusqu'à ce que tous les recours soient utilisés. Les juges, donc, ont dit non. Cela veut dire que désormais Lula peut être arrêté et envoyé en prison à tout moment. Car en appel il avait été condamné à 12 ans de prison pour corruption. A quoi faut-il s'attendre dans les prochains jours ? Eléments de réponse avec Stéphanie Schüler.

C'est le juge Sergio Moro, en charge de l'enquête sur l'affaire Petrobras, qui décidera du moment fatidique. L'arrestation de Lula interviendra probablement en début de semaine prochaine. Il doit ensuite être incarcéré. Sauf que la jurisprudence en vigueur au Brésil interdit de mettre des personnes âgées de plus de 70 ans et qui présentent des problèmes de santé en prison. Or Lula en a 72, a été traité pour un cancer en 2012 et pourrait du coup se retrouver en résidence surveillée plutôt que derrière les barreaux. La question est maintenant de savoir si l'ancien syndicaliste -qui a toujours clamé son innocence dans l'affaire de corruption pour laquelle il a été condamné- pourra, oui ou non, participer à la prochaine présidentielle. Le Tribunal électoral ne validera les candidatures qu'au mois d'août. D'ici là, et même privé de liberté, Lula a promis de continuer à mener campagne. Un pari risqué, donc, pour sa famille politique qui joue à quitte ou double. Le Parti des travailleurs se tient officiellement toujours comme un seul homme derrière son icône, pour l'instant en tout cas.

SB : On parle à présent d’une autre décision de justice, en Russie cette fois.

RA : L'historien Iouri Dmitriev était jugé pour pédopornographie c'est à dire des faits de pornographie qui visent les enfants. Des accusations qu'il rejette. Et l'homme, aujourd’hui, a été acquitté. Iouri Dmitriev est le président de l'ONG Mémorial en Carélie, c’est dans le nord-ouest de la Russie. A travers ce procès les partisans de l'historien dénoncent une tentative des autorités d'imposer le silence à Iouri Dmitriev, car ses travaux ont révélé les pages sombres de l'URSS. Correspondance d'Etienne Bouche.

Iouri Dmitriev est finalement sorti libre du tribunal de Petrozavodsk ce jeudi. Il a été acquitté des accusations de pédopornographie mais il a écopé de deux ans et six mois de contrôle judiciaire pour détention illégale d'armes. Ce jugement est une surprise. Le parquet avait requis neuf ans de camp, et les acquittements sont rares en Russie. L'historien de 62 ans était accusé d'avoir réalisé des images « pornographiques » de sa fille. Une affaire dénoncée par lui et ses proches comme une tentative de discréditer l'organisation Mémorial. Il s'agit de la plus importante organisation de défense des droits de l'homme en Russie, sous pression constante des autorités. Iouri Dmitriev dirige l'antenne de cette ONG en Carélie. Il est connu pour ses recherches portant sur les victimes de la terreur stalinienne dans cette région. Au cours de ces trente dernières années, il a dressé la liste de 40.000 noms de personnes exécutées et déportées en Carélie. Il a également découvert l'un des plus grands charniers de la région où environ 9000 personnes auraient été fusillées.  Etienne Bouche, Moscou, RFI

SB : De Moscou à Bratislava : direction la Slovaquie avec ce jeudi une nouvelle manifestation pour protester contre la corruption.

RA : Le point de départ de la contestation, c'est l'assassinat du journaliste Jan Kuciak qui enquêtait sur des affaires de corruption. Il a été tué à la fin du mois de février, et cela a déclenché en Slovaquie les manifestations les plus importantes depuis la chute du communisme en 1989. La preuve aujourd'hui, pour la cinquième fois depuis la mort de Jan Kuciak les Slovaques ont exprimé leur colère. Selon les organisateurs les manifestations ont rassemblé plus de 20.000 personnes. Sur place pour RFI, Alexis Rosenzweig.

Les Slovaques sont à nouveau descendus dans la rue ce jeudi dans une vingtaine de villes. A Bratislava la capitale, jeunes et moins jeunes se sont rassemblés en fin d’après-midi dans le calme sur une des places du centre-ville avec des pancartes hostiles au gouvernement et aux pratiques mafieuses. Les manifestants réclament en premier lieu une enquête digne de ce nom, qui puisse permettre de retrouver les coupables voire les commanditaires de ce double homicide qui a profondément marqué le pays. Avant d’être abattu avec sa fiancée, le jeune journaliste Jan Kuciac travaillait sur une affaire de fraude aux fonds européens, orchestrée par des hommes en lien avec la mafia italienne et avec des personnes proches du gouvernement slovaque. Entretemps, le Premier ministre Robert Fico a démissionné mais c’est la même coalition gouvernementale qui est restée au pouvoir. Le remaniement ministériel opéré est pour l’instant loin d’être suffisant pour les manifestants qui souhaitent également la nomination rapide d’un nouveau chef de la police. Une police très critiq uée pour son inaction. Alexis Rosenzweig, Bratislava, RFI.

SB : La suite du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine : Pékin dépose plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce.

RA : Pékin dénonce les taxes que les Etats-Unis souhaitent imposer sur certains produits originaires de Chine. Pékin estime que ces taxes sont « incompatibles avec les dispositions des accords de l'Organisation mondiale du commerce ». Hier les Etats-Unis ont publié une liste de produits chinois qui seraient concernés par ces taxes, dans différents secteurs : l'aéronautique ou encore la robotique, pour un montant de 50 milliards de dollars.

SB : En bref, Carles Puigdemont remis en liberté par la justice allemande.

RA : Cette décision sonne comme un revers pour l'Espagne qui poursuit l'indépendantiste catalan. Il faut préciser que Carles Puigdemont va rester sous contrôle judiciaire. La justice allemande affirme qu'elle ne peut pas retenir les faits de rébellion qui sont évoqués par Madrid. Mais Carles Puigdemont reste menacé d'extradition.

JINGLE

SB : En France, Emmanuel Macron s'est exprimé pour la première fois aujourd'hui sur la contestation sociale qui touche actuellement la France.

RA : Le Président effectuait un déplacement dans l'ouest du pays. Il a été interpellé par des manifestants devant l'hôpital de Rouen. Devant les caméras il a évoqué le mouvement de grève à la SNCF qui a débuté en début de semaine : ces protestations sont « légitimes », estime Emmanuel Macron, mais elles « ne doivent pas empêcher le gouvernement de gouverner ».

SB : Et puis l'inquiétude des défenseurs de l'environnement : une bactérie qui tue les oliviers ne cesse de se propager.

RA : Voici le nom de cette bactérie : Xylella Fastidiosa. Après avoir fait des ravages en Italie, elle arrive en Corse. Les producteurs d'huile d'olive craignent une catastrophe si rien n'est fait pour arrêter la progression de la bactérie. On fait le point avec Simon Rozé.

C'était ce que craignaient par-dessus tout les producteurs corses d'huile d'olive. Après avoir tué un million et demi d'oliviers dans les Pouilles italiennes, la bactérie Xylella Fastidiosa a rejoint l'Ile de Beauté. Elle a en effet été identifiée sur deux oliviers ainsi que sur des chênes verts ou encore des myrtes. Des analyses complémentaires ont été commandées auprès de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, l'Anses, pour déterminer avec précision quelle est la souche de la bactérie trouvée en Corse. Il en existe en effet plusieurs, comme s'il s'agissait de différentes familles. Et cela permettra de déterminer l'origine de la contamination, et éventuellement la marche à suivre. Les résultats sont attendus d'ici une dizaine de jours, mais cela prend trop de temps pour les producteurs. Car d'ici là, les insectes qui transportent la bactérie vont débuter leur période d'activité. Une source d'inquiétude supplémentaire : ce sont plus de 10.000 hectares d'oliviers qui sont cultivés sur l'île, qui compte également plus de 300.000 hectares de sa variété sauvage. Si celle-ci venait à être contaminée à grande ampleur, les efforts pour contenir l'avancée de Xylella Fastidiosa risquent bien d'être réduits à néant. 

SB : On termine avec le football et la suite ce soir des compétitions européennes.

RA : Après la Ligue des champions ces deux derniers jours, on joue ce soir en Ligue Europa. Ce sont les 1/4 de finale. Un club français est en lice, l'Olympique de Marseille, qui se déplace actuellement à Leipzig en Allemagne. Un but à zéro pour les Allemands.



Voir le flux - 05/04/2018 20:30:05