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Cuba: après Irma

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 14/09/2017 11:46:09

Expression à deviner n° 198

Indice : Pas libre. Réponse n° ?197 : La fée du logis. A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


Voir le flux - 14/09/2017 10:04:35

Détaché

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

L’évolution de la politique économique de l’Union européenne a fait ressortir ce mot de détaché. Drôle de mot dans la mesure où l’on sent bien que dans ce cas-là, il a un sens tout à fait particulier et précis. En effet, on a aujourd’hui une relative liberté pour travailler où l’on veut dans le cadre des pays qui représentent l’Union européenne. Mais parfois on peut ne pas se contenter de passer une ou deux frontières pour aller travailler ailleurs que dans son pays : on peut garder des liens avec son entreprise d’origine. Et précisément une entreprise a le droit de détacher un de ses employés, dans un autre pays. Cela implique que les charges sociales continueront d’être réglées dans le pays de départ. Mais le salarié sera assujetti à certaines règles qui sont celles du pays d’accueil, en ce qui concerne notamment le salaire et les conditions de travail. Et voilà un détaché. L’emploi de ce mot détaché me paraît tout à fait étonnant : en effet, il sous-entend que le travailleur en question s’éloigne de sa base, mais pas définitivement. Qu’on le laisse partir, mais provisoirement. Qu’il a l’intention de rentrer dans ses foyers un jour ou l’autre, ou que son employeur se laisse la possibilité de le rapatrier quelque jour. On a un peu le même contenu lorsqu’on parle de fonctionnaire détaché. Un salarié de l’état est forcément employé par un service particulier, un ministère par exemple. Il peut arriver par exemple que le ministère de l’Éducation détache un fonctionnaire auprès du ministère des Sports. Et dans ce cas, on emploie toujours cette préposition auprès. Comme s’il le prêtait à son collègue. Il est toujours payé par son administration, garde son contrat, son ancienneté, sa titularisation, s’il est titulaire. Mais il travaille ailleurs, fait autre chose, pour une durée déterminée. Donc ce qui compte, c’est qu’il est tout à la fois détaché et attaché. Il reste une amarre, un fil qui le relie à sa première famille.

Et à l’ordinaire, quand quelque chose se détache c’est justement qu’il rompt les attaches : j’ai perdu mon pendentif ; il n’est plus après sa chaîne : il a dû se détacher. Cela signifie justement qu’on ne peut pas le faire revenir en tirant sur un quelconque cordon de secours. Et dans un emploi très spécial, on parle de pièces détachées, pour désigner des pièces de rechange qu’on achète séparément, pour remplacer, sur un appareil, celles qui sont défectueuses ; des pièces détachées pour voiture par exemple.

Enfin le mot peut avoir un sens psychologique, et désigner un comportement, particulièrement désinvolte, qui n’a pas l’air concerné, qui est proche d’une indifférence, souvent feinte d’ailleurs. Je lui ai appris cette mauvaise nouvelle : il allait être licencié. Et il m’a répondu d’un air détaché qu’il s’en moquait .

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Canopé

Coproduction du réseau CANOPÉ.
http://www.reseau-canope.fr/



Voir le flux - 14/09/2017 07:45:03

Journal en français facile 13/09/2017 20h00 GMT

transcription

 

Gilles Moreau : Voici votre Journal en français facile présenté avec Céline Pélarin. Bonsoir Céline !

Dans l'actualité : Paris et Los Angeles désignées pour organiser les Jeux Olympiques d'été. C'est maintenant une certitude. Paris en 2024, Los Angeles en 2028. La double attribution des Jeux a été approuvée à l'unanimité des membres du CIO. C’était tout à l'heure à Lima, au Pérou.

 CP : Le secrétaire général de l'ONU demande à la Birmanie d'arrêter ses opérations militaires contre la minorité Rohingyas, opérations qui s'apparentent à un " nettoyage ethnique ". De son côté,  Aung San Suu Kyi, en position très délicate dans ce dossier, a renoncé à se rendre à l' Assemblée générale de l'ONU.

GM : Après Saint Martin, Emmanuel Macron est à Saint Barthélémy, autre île française en partie dévastée par l'Ouragan Irma. Aux Etats-Unis, le bilan s'est alourdi. On dénombre 36 morts.

 

CP : Sans surprise,  c'est bien Paris qui accueillera les Jeux Olympiques d'été en 2024 et Los Angeles les suivants, en 2028.

GM : La double attribution des Jeux était acquise. Elle est maintenant officielle. Elle est intervenue à Lima, au Pérou, lors d'un vote unanime à mains levées du CIO (le Comité International olympique). Après des années d’attente et plusieurs échecs cuisants,  Paris tient enfin ses Jeux, à la plus grande satisfaction du président Macron :

« Mes chers compatriotes, nous venons d’apprendre la bonne nouvelle, alors je voulais avec vous me réjouir. Alors maintenant s’ouvre une nouvelle page. Durant les sept années qui viennent, nous allons préparer ces Jeux olympiques avec toute notre énergie. Et je veux donc vous dire que ces Jeux olympiques, ce seront bien entendu les Jeux de Paris, et la ville de Paris a eu dans cette candidature un rôle essentiel et jouera un rôle essentiel, mais c’est tout le pays qui doit être mobilisé. Des épreuves se passeront à travers tout le pays, selon les disciplines. Et je souhaite que ce soient toutes les fédérations sportives qui soient pleinement mobilisées, pleinement intégrées. Ces Jeux olympiques doivent nous permettre de mobiliser le sport partout en France, le sport amateur en particulier et les pratiques sportives partout dans le pays. C’est l’ambition que je veux porter dans ces prochaines années afin de préparer ces Jeux. »

GM : Paris accueillera donc les Jeux d'été, 4 ans après Tokyo en 2020, Paris où il pleut ce soir. Sous la pluie, des anneaux olympiques géants ont été dévoilés sur l'esplanade du Trocadéro face à la Tour Eiffel.

CP: Nous venons d'entendre Emmanuel Macron. Le président français était aujourd'hui à Saint Barthélémy. Avec Saint-Martin, c'est l'autre île française en partie dévastée par le passage de l'ouragan Irma, la semaine dernière.

GM : Petite île de 9 000 habitants, Saint-Barthélemy est un peu moins dévastée que sa voisine. Mais l'eau et l'électricité manquent cruellement. Le retour à la normale est la priorité affichée par le chef de l'Etat. Emmanuel Macron a promis de nouvelles mesures en faveur des sinistrés, dont un mécanisme d'aide financière d'urgence qui sera mis en place dans les tout prochains jours.

Aux Etats-Unis, les habitants de Floride chassés de chez eux par la tempête sont de retour et constatent l'ampleur des dégâts. C'est le cas notamment dans les Keys, ces îles situées à la pointe sud de la Floride. Quant au bilan en vies humaines, il s'est alourdi : 16 morts de plus recensés aux Etats-Unis, portant le total à 36.

 

CP : Le chef de l'ONU Antonio Guterres appelle la Birmanie à suspendre les opérations contre les Rohingyas, alors que plus de 400 000 d'entre eux ont fui les combats pour se réfugier au Bangladesh.

GM : Signe de sa position très inconfortable sur le sujet, Aung San Suu Kyi a annulé le déplacement qu'elle devait faire à l'Assemblée générale des Nations unies. La dirigeante birmane sortira de son silence sur cette crise des Rohingyas la semaine prochaine lors d'une allocution télévisée.

CP : En Afghanistan, 3 morts et 5 blessés dans un nouvel attentat suicide, près d'un stade de Kaboul où se déroulait un match de cricket. Le kamikaze a déclenché sa charge au moment où les forces de l'ordre voulaient le fouiller.

GM : Par ailleurs, l'Allemagne a repris ses expulsions d’Afghans déboutés du droit d'asile. Un vol-charter, avec 8 expulsés à bord , s' est posé ce matin à l'aéroport de Kaboul, en provenance de la ville allemande de  Düsseldorf.

Ecoutez le reportage de Sonia Ghezali :             

« Un groupe de jeunes hommes franchit le portail de la sortie de l'aéroport de Kaboul escorté par 5 policiers afghans, matraques et boucliers anti-émeute dans les mains. Mohamat Jamchédi, jeans, baskets, tee-shirt blanc explique les raisons de son expulsion : « Ils ont rejeté ma demande d'asile en disant qu'il n'y avait pas de problème de sécurité en Afghanistan, et que je pouvais rentrer chez moi ». Le jeune homme a 21 ans. Il a passé deux ans à Munich après avoir quitté l'Iran voisin où il était réfugié. "Je ne sais pas ce qui se passe ici, je n'étais pas là pendant si longtemps". Ils sont 8 à avoir été expulsés d'Allemagne. Ils ont fait le voyage, escortés par 30 policiers allemands dans un avion affrété à cet effet. 5 d'entre eux se pressent dans un taxi jaune. A l'intérieur Iman Toheri, 36 ans. L'homme a passé 34 années en Iran.  Il y a 2 ans, avec sa femme et ses 4 enfants il a rejoint l’Allemagne payant 20 000 dollars au total aux passeurs. Installé à  Hambourg, il a passé cette dernière année  en prison. "J'ai battu ma fille de 13 ans. Des voisins m'ont vu et ont appelé la police qui est venue chez moi pour m'arrêter. J'ai été envoyé en prison. Ma femme et mes enfants sont toujours en Allemagne".Les 8 hommes, sans distinction, ont déposé leurs quelques sacs dans un hôtel du centre de Kaboul pris en charge par le gouvernement.  Combien de temps y resteront-t-ils? Ils l'ignorent. Aucun n'a reçu d’aide financière des autorités allemandes. Celles-ci leur ont simplement  remis une liste avec les adresses des différents bureaux de  l'Organisation internationale pour les migrations situés en Afghanistan. »

CP : En Côte d'Ivoire, des étudiants mécontents de la hausse des droits d'inscription ont laissé éclater leur colère. Des incidents les ont opposés aux forces de l'ordre, dans le quartier de Cocody à Abidjan.

GM : Aux Philippines, la situation devient chaque jour plus difficile pour les opposants au président Duterte, lancé dans une guerre sans merci au narcotrafic. En un peu plus d’un an, cette guerre a fait des milliers de morts.

CP : Les parlementaires philippins ont privé la Commission des droits de l’homme de son budget. Et ils ont fait un premier pas pour destituer la présidente de la Cour suprême. Christophe Paget :

« Il n’a eu que ce qu’il mérite », a commenté Rodrigo Duterte, en faisant référence au président de la Commission des droits de l’homme. Cette commission avait lancé une enquête sur les meurtres liés à la guerre contre la drogue . Aujourd’hui les parlementaires tentent de faire passer son budget de 1 million 300 000 euros à… 16 euros. Ils essaient aussi d’obtenir la destitution de la cheffe de la Cour suprême, qui l’an dernier avait accusé Rodrigo Duterte de mettre une cible sur la tête de sept juges en les accusant de trafic de drogue et en donnant leurs noms. Le président avait répondu en menaçant de décréter la loi martiale. La Cour suprême, la Commission des droits de l'homme... Rodrigo Duterte essaie de faire sauter deux garde-fous mis en place par la Constitution pour surveiller le travail de l’exécutif. « Cela nous place sur une route directe vers la dictature », a réagi Francis Pangilinan, chef du principal mouvement d’opposition et sénateur. Le Sénat qui doit lui aussi se prononcer sur ces décisions des députés. S’il est comme la chambre basse dominé par les alliés du président, il s’est jusqu’ici montré plus indépendant. En quinze mois, la police philippine affirme avoir abattu près de 4 000 toxicomanes ou trafiquants présumés. Des milliers d’autres ont été tués dans des circonstances qui n'ont toujours pas été éclaircies. »

CP : Direction à présent l'Espagne : Madrid fait pression à moins de 3 semaines du référendum d'autodétermination de la Catalogne.

GM : Référendum prévu le 1er octobre prochain.  Il est considéré comme illégal par les autorités espagnoles. Des autorités qui passent désormais aux menaces. Correspondance de François Musseau :

« L'étau se resserre sur les autorités séparatistes, qui ont convoqué les d'électeurs de Catalogne pour se prononcer sur l'indépendance ou non de leur région. Via le tribunal constitutionnel, la pression est devenue très forte sur les 948 municipalités appelées à céder leurs locaux pour la tenue du référendum. Parmi eux, 712 se disent indépendantistes et ont donné leur accord. Or les magistrats espagnols les ont tous convoqués pour leur signifier clairement que ce serait « un acte illégal », je cite. Déjà, 30 maires séparatistes, membre de la formation anticapitaliste CUP ont annoncé qu'ils n'iraient pas à cette convocation et qu'ils désobéiraient. Parallèlement, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a appelé solennellement tous les Catalans à ne pas participer à ce rendez-vous électoral, qui serait, je cite, « une initiative antidémocratique ». L'avenir proche est très incertain, mais les séparatistes se heurtent à un grand obstacle : les Mossos, c’est-à-dire la police régionale catalane, ont été sommés par le parquet de saisir les urnes, les bulletins et tout matériel lié à la tenue de ce référendum, un référendum que les médias ont à juste titre baptisé : le référendum de la division. »

GM : Football, enfin. Au programme, ce soir : la suite et la fin de la première journée des phases de poules, en Ligue des champions. Monaco affronte en Allemagne l'équipe de Leipzig. Dans le même groupe Porto reçoit Besiktas.

C’est la fin de votre Journal en français facile à retrouver comme chaque jour sur notre site Internet. Bonsoir à tous.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 13/09/2017 20:30:05

Journal en français facile 13/09/2017 20h00 GMT

transcription

 

Gilles Moreau : Voici votre Journal en français facile présenté avec Céline Péllarin. Bonsoir Céline !

Dans l'actualité : Paris et Los Angeles désignées pour organiser les Jeux Olympiques d'été. C'est maintenant une certitude. Paris en 2024, Los Angeles en 2028. La double attribution des Jeux a été approuvée à l'unanimité des membres du CIO. C’était tout à l'heure à Lima, au Pérou.

 CP : Le secrétaire général de l'ONU demande à la Birmanie d'arrêter ses opérations militaires contre la minorité Rohingyas, opérations qui s'apparentent à un " nettoyage ethnique ". De son côté,  Aung San Suu Kyi, en position très délicate dans ce dossier, a renoncé à se rendre à l' Assemblée générale de l'ONU.

GM : Après Saint Martin, Emmanuel Macron est à Saint Barthélémy, autre île française en partie dévastée par l'Ouragan Irma. Aux Etats-Unis, le bilan s'est alourdi. On dénombre 36 morts.

 

CP : Sans surprise,  c'est bien Paris qui accueillera les Jeux Olympiques d'été en 2024 et Los Angeles les suivants, en 2028.

GM : La double attribution des Jeux était acquise. Elle est maintenant officielle. Elle est intervenue à Lima, au Pérou, lors d'un vote unanime à mains levées du CIO (le Comité International olympique). Après des années d’attente et plusieurs échecs cuisants,  Paris tient enfin ses Jeux, à la plus grande satisfaction du président Macron :

« Mes chers compatriotes, nous venons d’apprendre la bonne nouvelle, alors je voulais avec vous me réjouir. Alors maintenant s’ouvre une nouvelle page. Durant les sept années qui viennent, nous allons préparer ces Jeux olympiques avec toute notre énergie. Et je veux donc vous dire que ces Jeux olympiques, ce seront bien entendu les Jeux de Paris, et la ville de Paris a eu dans cette candidature un rôle essentiel et jouera un rôle essentiel, mais c’est tout le pays qui doit être mobilisé. Des épreuves se passeront à travers tout le pays, selon les disciplines. Et je souhaite que ce soient toutes les fédérations sportives qui soient pleinement mobilisées, pleinement intégrées. Ces Jeux olympiques doivent nous permettre de mobiliser le sport partout en France, le sport amateur en particulier et les pratiques sportives partout dans le pays. C’est l’ambition que je veux porter dans ces prochaines années afin de préparer ces Jeux. »

GM : Paris accueillera donc les Jeux d'été, 4 ans après Tokyo en 2020, Paris où il pleut ce soir. Sous la pluie, des anneaux olympiques géants ont été dévoilés sur l'esplanade du Trocadéro face à la Tour Eiffel.

CP: Nous venons d'entendre Emmanuel Macron. Le président français était aujourd'hui à Saint Barthélémy. Avec Saint-Martin, c'est l'autre île française en partie dévastée par le passage de l'ouragan Irma, la semaine dernière.

GM : Petite île de 9 000 habitants, Saint-Barthélemy est un peu moins dévastée que sa voisine. Mais l'eau et l'électricité manquent cruellement. Le retour à la normale est la priorité affichée par le chef de l'Etat. Emmanuel Macron a promis de nouvelles mesures en faveur des sinistrés, dont un mécanisme d'aide financière d'urgence qui sera mis en place dans les tout prochains jours.

Aux Etats-Unis, les habitants de Floride chassés de chez eux par la tempête sont de retour et constatent l'ampleur des dégâts. C'est le cas notamment dans les Keys, ces îles situées à la pointe sud de la Floride. Quant au bilan en vies humaines, il s'est alourdi : 16 morts de plus recensés aux Etats-Unis, portant le total à 36.

 

CP : Le chef de l'ONU Antonio Guterres appelle la Birmanie à suspendre les opérations contre les Rohingyas, alors que plus de 400 000 d'entre eux ont fui les combats pour se réfugier au Bangladesh.

GM : Signe de sa position très inconfortable sur le sujet, Aung San Suu Kyi a annulé le déplacement qu'elle devait faire à l'Assemblée générale des Nations unies. La dirigeante birmane sortira de son silence sur cette crise des Rohingyas la semaine prochaine lors d'une allocution télévisée.

CP : En Afghanistan, 3 morts et 5 blessés dans un nouvel attentat suicide, près d'un stade de Kaboul où se déroulait un match de cricket. Le kamikaze a déclenché sa charge au moment où les forces de l'ordre voulaient le fouiller.

GM : Par ailleurs, l'Allemagne a repris ses expulsions d’Afghans déboutés du droit d'asile. Un vol-charter, avec 8 expulsés à bord , s' est posé ce matin à l'aéroport de Kaboul, en provenance de la ville allemande de  Düsseldorf.

Ecoutez le reportage de Sonia Ghezali :             

« Un groupe de jeunes hommes franchit le portail de la sortie de l'aéroport de Kaboul escorté par 5 policiers afghans, matraques et boucliers anti-émeute dans les mains. Mohamat Jamchédi, jeans, baskets, tee-shirt blanc explique les raisons de son expulsion : « Ils ont rejeté ma demande d'asile en disant qu'il n'y avait pas de problème de sécurité en Afghanistan, et que je pouvais rentrer chez moi ». Le jeune homme a 21 ans. Il a passé deux ans à Munich après avoir quitté l'Iran voisin où il était réfugié. "Je ne sais pas ce qui se passe ici, je n'étais pas là pendant si longtemps". Ils sont 8 à avoir été expulsés d'Allemagne. Ils ont fait le voyage, escortés par 30 policiers allemands dans un avion affrété à cet effet. 5 d'entre eux se pressent dans un taxi jaune. A l'intérieur Iman Toheri, 36 ans. L'homme a passé 34 années en Iran.  Il y a 2 ans, avec sa femme et ses 4 enfants il a rejoint l’Allemagne payant 20 000 dollars au total aux passeurs. Installé à  Hambourg, il a passé cette dernière année  en prison. "J'ai battu ma fille de 13 ans. Des voisins m'ont vu et ont appelé la police qui est venue chez moi pour m'arrêter. J'ai été envoyé en prison. Ma femme et mes enfants sont toujours en Allemagne".Les 8 hommes, sans distinction, ont déposé leurs quelques sacs dans un hôtel du centre de Kaboul pris en charge par le gouvernement.  Combien de temps y resteront-t-ils? Ils l'ignorent. Aucun n'a reçu d’aide financière des autorités allemandes. Celles-ci leur ont simplement  remis une liste avec les adresses des différents bureaux de  l'Organisation internationale pour les migrations situés en Afghanistan. »

CP : En Côte d'Ivoire, des étudiants mécontents de la hausse des droits d'inscription ont laissé éclater leur colère. Des incidents les ont opposés aux forces de l'ordre, dans le quartier de Cocody à Abidjan.

GM : Aux Philippines, la situation devient chaque jour plus difficile pour les opposants au président Duterte, lancé dans une guerre sans merci au narcotrafic. En un peu plus d’un an, cette guerre a fait des milliers de morts.

CP : Les parlementaires philippins ont privé la Commission des droits de l’homme de son budget. Et ils ont fait un premier pas pour destituer la présidente de la Cour suprême. Christophe Paget :

« Il n’a eu que ce qu’il mérite », a commenté Rodrigo Duterte, en faisant référence au président de la Commission des droits de l’homme. Cette commission avait lancé une enquête sur les meurtres liés à la guerre contre la drogue . Aujourd’hui les parlementaires tentent de faire passer son budget de 1 million 300 000 euros à… 16 euros. Ils essaient aussi d’obtenir la destitution de la cheffe de la Cour suprême, qui l’an dernier avait accusé Rodrigo Duterte de mettre une cible sur la tête de sept juges en les accusant de trafic de drogue et en donnant leurs noms. Le président avait répondu en menaçant de décréter la loi martiale. La Cour suprême, la Commission des droits de l'homme... Rodrigo Duterte essaie de faire sauter deux garde-fous mis en place par la Constitution pour surveiller le travail de l’exécutif. « Cela nous place sur une route directe vers la dictature », a réagi Francis Pangilinan, chef du principal mouvement d’opposition et sénateur. Le Sénat qui doit lui aussi se prononcer sur ces décisions des députés. S’il est comme la chambre basse dominé par les alliés du président, il s’est jusqu’ici montré plus indépendant. En quinze mois, la police philippine affirme avoir abattu près de 4 000 toxicomanes ou trafiquants présumés. Des milliers d’autres ont été tués dans des circonstances qui n'ont toujours pas été éclaircies. »

CP : Direction à présent l'Espagne : Madrid fait pression à moins de 3 semaines du référendum d'autodétermination de la Catalogne.

GM : Référendum prévu le 1er octobre prochain.  Il est considéré comme illégal par les autorités espagnoles. Des autorités qui passent désormais aux menaces. Correspondance de François Musseau :

« L'étau se resserre sur les autorités séparatistes, qui ont convoqué les d'électeurs de Catalogne pour se prononcer sur l'indépendance ou non de leur région. Via le tribunal constitutionnel, la pression est devenue très forte sur les 948 municipalités appelées à céder leurs locaux pour la tenue du référendum. Parmi eux, 712 se disent indépendantistes et ont donné leur accord. Or les magistrats espagnols les ont tous convoqués pour leur signifier clairement que ce serait « un acte illégal », je cite. Déjà, 30 maires séparatistes, membre de la formation anticapitaliste CUP ont annoncé qu'ils n'iraient pas à cette convocation et qu'ils désobéiraient. Parallèlement, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a appelé solennellement tous les Catalans à ne pas participer à ce rendez-vous électoral, qui serait, je cite, « une initiative antidémocratique ». L'avenir proche est très incertain, mais les séparatistes se heurtent à un grand obstacle : les Mossos, c’est-à-dire la police régionale catalane, ont été sommés par le parquet de saisir les urnes, les bulletins et tout matériel lié à la tenue de ce référendum, un référendum que les médias ont à juste titre baptisé : le référendum de la division. »

GM : Football, enfin. Au programme, ce soir : la suite et la fin de la première journée des phases de poules, en Ligue des champions. Monaco affronte en Allemagne l'équipe de Leipzig. Dans le même groupe Porto reçoit Besiktas.

C’est la fin de votre Journal en français facile à retrouver comme chaque jour sur notre site Internet. Bonsoir à tous.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 13/09/2017 20:30:05

Faire la tournée des grands ducs

Cette semaine la puce vous emmène « Faire la tournée des grands ducs » en compagnie de Hélène de Champchesnel. Historienne et maître de conférence à l’école sciences politiques à Paris, elle a fait paraître aux éditions First « Faire la tournée des grands ducs et 99 autres expressions héritées de l’histoire de France ». Et, pour prolonger les festivités, Lucie Bouteloup est allée tendre son micro à une classe de CE1 de l’école Chomel à Paris. Tout le monde est à la fête !

Une chronique de la Danse des mots.

En savoir plus :
www.historien-conseil.fr 



Voir le flux - 13/09/2017 13:27:29

Détournement

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Canopé

Coproduction du réseau CANOPÉ.
http://www.reseau-canope.fr/



Voir le flux - 13/09/2017 09:00:08

Expression à deviner n° 197

Indice : Doigts en or ! Réponse n° ?196 : Faire d'une mouche un éléphant. A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


Voir le flux - 13/09/2017 08:37:32

Journal en français facile 12/09/2017 20h00 GMT

Transcription

Voici votre journal en français facile présenté avec Céline Pellarin. Bonsoir !

Dans l'actualité :

Emmanuel Macron est arrivé dans les îles françaises frappées par l'ouragan Irma. Face aux critiques, le président a défendu l’action de son gouvernement.

« Le temps n'est pas aux polémiques », a-t-il insisté. Vous l'entendrez dans un instant.

Aux Etats-Unis, c’est  l'archipel des Keys qui a le plus souffert du passage d'Irma. La quasi totalité des habitations sont détruites ou endommagées.

CP : Pendant ce temps, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé contre la réforme du droit du travail voulue par le président Macron.

Ils étaient plus de 200 000 dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur.

GM : Des sanctions "scélérates" (c’est-à-dire criminelles) : c’est ainsi que la Corée du nord qualifie les nouvelles sanctions votées au Conseil de sécurité, des mesures qui réduisent notamment les approvisionnements en pétrole.

CP : Emmanuel Macron est arrivé dans les îles françaises frappées la semaine dernière par l'ouragan Irma.

GM : Deux priorités pour le chef de l'Etat à Saint-Barthélémy et à Saint-Martin : réconforter les populations sinistrées et défendre l'action du gouvernement, gouvernement critiqué par une partie de l'opposition mais aussi par des sinistrés sur place.

 En Guadeloupe, Emmanuel Macron a expliqué que l'heure n'était pas aux polémiques.  Ecoutez :

« Le temps n’est à aucune polémique. Il est à l’action, la mobilisation pour le retour à la vie normale et à la reconstruction. Ensuite viendra le temps de l’évaluation j’y suis tout à fait disposé. Le gouvernement devra, devant le Parlement, répondre de ses actes, expliquer, et nous pourrons sans doute améliorer les procédures. On peut toujours s’améliorer. Mais il faut le faire dans le calme et au bon moment. Ca n’est pas quand toutes les solutions ne sont pas encore trouvées, que la vie n’est pas au retour à la normale, que d’aucuns peuvent se permettre de lancer des polémiques. Elles sont intempestives, inopportunes, et manquent de dignité. Pour ce qui est de celles et ceux qui habitent l’île, il y a de la colère parce qu’il y a de la fatigue. Et donc j’entendrai cette colère. Et je me rends aussi à Saint-Martin pour cela : pour rassurer, pour montrer la détermination pleine et entière, pour consoler, et aussi pour entendre la colère, parce qu’elle est là, parce que c’est normal, et parce que c’est mon rôle aussi d’accepter cela. »

GM : A propos des pillages, Emmanuel Macron a dénoncé  des "débordements inacceptables". Il sera ce soir aux côtés de la police en patrouille à Saint-Martin.

Aux Etats-Unis, c’est  l'archipel des Keys, à la pointe sud de la Floride, qui a le plus souffert du passage d’Irma.

De retour chez eux actuellement, les habitants découvrent que la quasi totalité des habitations sont détruites ou endommagées.

 CP : Direction maintenant Cuba. Dans ce pays, le bilan du passage d’Irma s'élève à 10 morts.

GM : A Cuba, l'heure est à la reconstruction. La remise en état des infrastructures et des services de base se met peu à peu en place.

Une bonne partie de l'île n'a toujours pas d'électricité.  C'est le cas notamment de certains quartiers de la Havane, la capitale.

Ecoutons le témoignage d'un habitant de la Havane, Jorge Munoz. Il habite près du Malecon, le célèbre boulevard de bord de mer :

« En ce moment, il n'y a pas d'électricité. Beaucoup de poteaux électriques sont tombés. Des arbres, en fait, sont tombés sur les poteaux électriques ou menacent encore de le faire.

L'eau est entrée à l'intérieur de la ville sur 4 ou 500 mètres et cela a causé énormément de problèmes, surtout sur le Malecon. L'eau a pénétré à l'intérieur des maisons, elle est montée jusqu'à 3 ou 4 mètres, et du coup les appareils comme les réfrigérateurs, les meubles, les téléviseurs, les fauteuils, tout a été abîmé. L'eau a dévasté de nombreuses maisons. »

GM : Témoignage recueilli par Lucia Valentin de la rédaction en espagnol de RFI.

CP : Des sanctions "scélérates" (comprenez criminelles). C’est ainsi que la Corée du nord qualifie les nouvelles sanctions votées au Conseil de sécurité.

GM : ces mesures interdisent notamment les exportations de textile et réduisent les approvisionnements en pétrole.

Du côté de la Corée du sud, Séoul a salué l'adoption de cette résolution, la qualifiant "d'avertissement sévère" pour Pyongyang.

CP : Au Kénya, la nouvelle législature, consécutive aux dernières élections du 8 août, a été officiellement ouverte par le président Kenyatta.

Il a pris la parole au  Parlement, en l'absence de l'opposition qui a boycotté la séance. La Cour suprême a ordonné qu'une nouvelle présidentielle ait lieu. Sa date a été fixée au 17 octobre par la Commission électorale.

GM : La mort en France du chef de l'opposition djiboutienne.  Ahmed Youssouf Houmed est décédé à l'âge de 79 ans, des suites d'une hémorragie cérébrale.

CP : Encore des victimes civiles en Syrie. Des bombardements ont tué 35 personnes dont des femmes et des enfants,  aujourd'hui,  près de Deir Ezzor.

GM : La ville est le théâtre de deux offensives distinctes visant à chasser les jihadistes du groupe Etat islamique : l'une est menée par les forces prorégime soutenues par l'aviation russe, l’autre par des combattants arabes et kurdes.

CP : Autre pays en guerre dans la région : c'est le Yémen. Une guerre civile meurtrière fait rage depuis 2014.

GM : Alors que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU est réuni en ce moment à Genève, l'ONG Human Rights Watch dénonce des crimes de guerre contre les enfants au Yémen et réclame une enquête internationale.

Murielle Paradon :           

« Depuis le mois de juin, la coalition internationale menée par l'Arabie Saoudite a mené 5 frappes aériennes au Yémen qui ont fait 39 morts dont 26 enfants, selon Human Rights Watch. L'organisation dénonce des attaques indiscriminées qui touchent les civils. Et elle réclame l'ouverture d'une enquête internationale indépendante, lors de la nouvelle session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui se tient ce moment à Genève. La création d'une telle enquête a déjà été évoquée plusieurs fois mais pour l'instant le projet n'a pas abouti.

L'ONU dénonce aussi régulièrement les frappes meurtrières de la coalition. Fin aout, un raid a fait 14 morts à Sanaa. L'Arabie saoudite a fini par reconnaitre "une erreur technique".

Ryad est à la tête d'une coalition arabe qui soutient les forces loyales au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, contre des rebelles houthis, des chiites qui tiennent la moitié nord du pays.

Le conflit dure depuis près de 3 ans. Il a fait  environ 10 000 morts et provoqué une grave crise humanitaire. »

GM : En Birmanie, l'exode des Rohingyas vers le Bangladesh voisin se poursuit,   un exode massif qui s'apparente à un "nettoyage ethnique" selon l'ONU. Le Conseil de sécurité se saisira de la question demain mercredi.

CP : En France, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé contre la réforme du droit du travail voulue par le président Macron.

GM : Ils étaient au total plus de 200 000 selon l'estimation du ministère de l'Intérieur communiquée en fin de journée.

"C'est une première qui s'annonce réussie", a commenté le n° 1 de la CGT,  Philippe Martinez, à l'initiative de cette journée de mobilisation, la première du quinquénat d'Emmanuel Macron.  A Paris, un cortège réunissant 60.000 personnes, selon la CGT, et 24.000, selon la police, a défilé entre Bastille et place d'Italie...
Reportage de Patricia Lecomte :

« lls ont défilé de la place de la Bastille à la place d'Italie en scandant des slogans hostiles au président Macron. Certes le plus gros des troupes était constitué de manifestants cégétistes, mais des sympathisants FO et Cfdt ont fait le déplacement, comme Véronique, adhérente à la CFDT : « je trouve que c’est dommage de ne pas être tous ensemble aujourd’hui pour une cause qui est commune. J’ai un cerveau je sais réfléchir ! (rires) Je suis là pour manifester aussi contre la loi Macron qui ne me convient pas au niveau du travail et de beaucoup de choses. C’est important d’être dans la rue car ça se voit au moins. C’est quelque chose qui est important aussi. Je suis très isolée par rapport à la CFDT effectivement parce que j’aurais aimé une unité syndicale. Même s’ils ne sont pas sur la même longueur d’ondes pour certaines choses, mais pour ça il aurait fallu être unis. »

Les étudiants sont également venus exprimer leurs inquiétudes et leur colère. Laura est étudiante en quatrième année de droit et elle appartient au syndicat Solidaire : « On a beau se donner du mal à vouloir justement réussir, faire des études, et au final en fait on a un avenir qui est tout à fait précaire. Tout le temps on dit que Macron c’est génial ce qu’il fait pour les étudiants apparemment. Sauf qu’il ne se rend pas compte : au sein des universités des mouvements se préparent. Petit à petit la colère déjà monte et au bout d’un moment ça va péter ».

La CGT a d'ores et déjà annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 21 septembre, veille du conseil des ministres où les ordonnances seront présentées. »

GM : Quelques incidents ont éclaté durant cette manifestation parisienne. Jets de projectiles contre tirs de gaz lacrymogène. Trois personnes ont été interpellées et un manifestant a été blessé.

CP : Le monde de l'olympisme  s'est donné rendez-vous à Lima, capitale du Pérou.

C’est là que le Comité international olympique annoncera officiellement demain les villes choisies pour organiser les Jeux de 2024 et de 2028.

 L'attribution des premiers à Paris ne fait plus guère de doute, Los Angeles ayant laissé la capitale française seule en lice en se reportant le 31 juillet sur l'organisation des seconds : ceux de 2028.

GM : la bourse La hausse continue en Europe dans le sillage de Wall Street.

C’est la fin de votre journal en français facile à retrouver bien sûr sur notre site.

Bonsoir à tous, bonsoir Céline !



Voir le flux - 13/09/2017 08:13:14

Journal en français facile 12/09/2017 20h00 GMT

Transcription

Gilles Moreau : Voici votre Journal en français facile présenté avec Céline Pellarin. Bonsoir !

Céline Pellarin : Bonsoir Gilles, bonsoir à tous !

GM : Dans l'actualité : Emmanuel Macron est arrivé dans les îles françaises frappées par l'ouragan Irma. Face aux critiques, le président a défendu l’action de son gouvernement. « Le temps n'est pas aux polémiques », a-t-il insisté. Vous l'entendrez dans un instant. Aux États-Unis, c’est l'archipel des Keys qui a le plus souffert du passage d'Irma. La quasi-totalité des habitations sont détruites ou endommagées.

CP : Pendant ce temps, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé contre la réforme du droit du travail voulue par le président Macron. Ils étaient plus de 200 000 dans toute la France, selon le ministère de l'Intérieur.

GM : Des sanctions « scélérates » (c’est-à-dire criminelles) : c’est ainsi que la Corée du Nord qualifie les nouvelles sanctions votées au Conseil de sécurité, des mesures qui réduisent notamment les approvisionnements en pétrole.

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CP : Emmanuel Macron est arrivé dans les îles françaises frappées la semaine dernière par l'ouragan Irma.

GM : Deux priorités pour le chef de l'État à Saint-Barthélemy et à Saint-Martin : réconforter les populations sinistrées et défendre l'action du gouvernement, gouvernement critiqué par une partie de l'opposition, mais aussi par des sinistrés sur place. En Guadeloupe, Emmanuel Macron a expliqué que l'heure n'était pas aux polémiques :

« Le temps n’est à aucune polémique. Il est à l’action, la mobilisation pour le retour à la vie normale et à la reconstruction. Ensuite viendra le temps de l’évaluation j’y suis tout à fait disposé. Le gouvernement devra, devant le Parlement, répondre de ses actes, expliquer, et nous pourrons sans doute améliorer les procédures. On peut toujours s’améliorer. Mais il faut le faire dans le calme et au bon moment. Ça n’est pas quand toutes les solutions ne sont pas encore trouvées, que la vie n’est pas au retour à la normale, que d’aucuns peuvent se permettre de lancer des polémiques. Elles sont intempestives, inopportunes, et manquent de dignité. Pour ce qui est de celles et ceux qui habitent l’île, il y a de la colère parce qu’il y a de la fatigue. Et donc j’entendrai cette colère. Et je me rends aussi à Saint-Martin pour cela : pour rassurer, pour montrer la détermination pleine et entière, pour consoler, et aussi pour entendre la colère, parce qu’elle est là, parce que c’est normal, et parce que c’est mon rôle aussi d’accepter cela. »

GM : À propos des pillages, Emmanuel Macron a dénoncé des « débordements inacceptables ». Il sera ce soir aux côtés de la police en patrouille à Saint-Martin. Aux États-Unis, c’est l'archipel des Keys, à la pointe sud de la Floride, qui a le plus souffert du passage d’Irma. De retour chez eux actuellement, les habitants découvrent que la quasi-totalité des habitations sont détruites ou endommagées.

CP : Direction maintenant Cuba. Dans ce pays, le bilan du passage d’Irma s'élève à 10 morts.

GM : À Cuba, l'heure est à la reconstruction. La remise en état des infrastructures et des services de base se met peu à peu en place. Une bonne partie de l'île n'a toujours pas d'électricité. C'est le cas notamment de certains quartiers de La Havane, la capitale. Écoutons le témoignage d'un habitant de La Havane, Jorge Munoz. Il habite près du Malecon, le célèbre boulevard de bord de mer :

« En ce moment, il n'y a pas d'électricité. Beaucoup de poteaux électriques sont tombés. Des arbres, en fait, sont tombés sur les poteaux électriques ou menacent encore de le faire.L'eau est entrée à l'intérieur de la ville sur 4 ou 500 mètres et cela a causé énormément de problèmes, surtout sur le Malecon. L'eau a pénétré à l'intérieur des maisons, elle est montée jusqu'à 3 ou 4 mètres, et du coup les appareils comme les réfrigérateurs, les meubles, les téléviseurs, les fauteuils, tout a été abîmé. L'eau a dévasté de nombreuses maisons. »

GM : Témoignage recueilli par Lucia Valentin de la rédaction en espagnol de RFI.

CP : Des sanctions « scélérates » (comprenez criminelles). C’est ainsi que la Corée du Nord qualifie les nouvelles sanctions votées au Conseil de sécurité.

GM : ces mesures interdisent notamment les exportations de textile et réduisent les approvisionnements en pétrole. Du côté de la Corée du Sud, Séoul a salué l'adoption de cette résolution, la qualifiant « d'avertissement sévère » pour Pyongyang.

CP : Au Kenya, la nouvelle législature, consécutive aux dernières élections du 8 août, a été officiellement ouverte par le président Kenyatta. Il a pris la parole au Parlement, en l'absence de l'opposition qui a boycotté la séance. La Cour suprême a ordonné qu'une nouvelle présidentielle ait lieu. Sa date a été fixée au 17 octobre par la Commission électorale.

GM : La mort en France du chef de l'opposition djiboutienne. Ahmed Youssouf Houmed est décédé à l'âge de 79 ans, des suites d'une hémorragie cérébrale.

CP : Encore des victimes civiles en Syrie. Des bombardements ont tué 35 personnes dont des femmes et des enfants, aujourd'hui, près de Deir Ezzor.

GM : La ville est le théâtre de deux offensives distinctes visant à chasser les jihadistes du groupe État islamique : l'une est menée par les forces prorégime soutenues par l'aviation russe, l’autre par des combattants arabes et kurdes.

CP : Autre pays en guerre dans la région : c'est le Yémen. Une guerre civile meurtrière fait rage depuis 2014.

GM : Alors que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU est réuni en ce moment à Genève, l'ONG Human Rights Watch dénonce des crimes de guerre contre les enfants au Yémen et réclame une enquête internationale. Murielle Paradon.

Depuis le mois de juin, la coalition internationale menée par l'Arabie Saoudite a mené 5 frappes aériennes au Yémen qui ont fait 39 morts, dont 26 enfants, selon Human Rights Watch. L'organisation dénonce des attaques indiscriminées qui touchent les civils. Et elle réclame l'ouverture d'une enquête internationale indépendante, lors de la nouvelle session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU qui se tient ce moment à Genève. La création d'une telle enquête a déjà été évoquée plusieurs fois, mais pour l'instant le projet n'a pas abouti. L'ONU dénonce aussi régulièrement les frappes meurtrières de la coalition. Fin août, un raid a fait 14 morts à Sanaa. L'Arabie saoudite a fini par reconnaître « une erreur technique ». Ryad est à la tête d'une coalition arabe qui soutient les forces loyales au président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, contre des rebelles houthis, des chiites qui tiennent la moitié nord du pays. Le conflit dure depuis près de 3 ans. Il a fait environ 10 000 morts et provoqué une grave crise humanitaire.

GM : En Birmanie, l'exode des Rohingyas vers le Bangladesh voisin se poursuit, un exode massif qui s'apparente à un « nettoyage ethnique » selon l'ONU. Le Conseil de sécurité se saisira de la question demain mercredi.

CP : En France, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé contre la réforme du droit du travail voulue par le président Macron.

GM : Ils étaient au total plus de 200 000 selon l'estimation du ministère de l'Intérieur communiquée en fin de journée. « C'est une première qui s'annonce réussie », a commenté le n° 1 de la CGT, Philippe Martinez, à l'initiative de cette journée de mobilisation, la première du quinquennat d'Emmanuel Macron. À Paris, un cortège réunissant 60.000 personnes, selon la CGT, et 24.000, selon la police, a défilé entre Bastille et place d'Italie... Reportage de Patricia Lecomte.

lls ont défilé de la place de la Bastille à la place d'Italie en scandant des slogans hostiles au président Macron. Certes le plus gros des troupes était constitué de manifestants cégétistes, mais des sympathisants FO et CFDT ont fait le déplacement, comme Véronique, adhérente à la CFDT : « je trouve que c’est dommage de ne pas être tous ensemble aujourd’hui pour une cause qui est commune. J’ai un cerveau je sais réfléchir ! (rires) Je suis là pour manifester aussi contre la loi Macron qui ne me convient pas au niveau du travail et de beaucoup de choses. C’est important d’être dans la rue, car ça se voit au moins. C’est quelque chose qui est important aussi. Je suis très isolée par rapport à la CFDT effectivement parce que j’aurais aimé une unité syndicale. Même s’ils ne sont pas sur la même longueur d’onde pour certaines choses, mais pour ça il aurait fallu être unis. » Les étudiants sont également venus exprimer leurs inquiétudes et leur colère. Laura est étudiante en quatrième année de droit et elle appartient au syndicat Solidaire : « On a beau se donner du mal à vouloir justement réussir, faire des études, et au final en fait on a un avenir qui est tout à fait précaire. Tout le temps on dit que Macron c’est génial ce qu’il fait pour les étudiants apparemment. Sauf qu’il ne se rend pas compte : au sein des universités des mouvements se préparent. Petit à petit la colère déjà monte et au bout d’un moment ça va péter ». La CGT a d'ores et déjà annoncé une nouvelle journée de mobilisation le 21 septembre, veille du conseil des ministres où les ordonnances seront présentées.

GM : Quelques incidents ont éclaté durant cette manifestation parisienne. Jets de projectiles contre tirs de gaz lacrymogène. Trois personnes ont été interpellées et un manifestant a été blessé.

CP : Le monde de l'olympisme s'est donné rendez-vous à Lima, capitale du Pérou. C’est là que le Comité international olympique annoncera officiellement demain les villes choisies pour organiser les Jeux de 2024 et de 2028. L'attribution des premiers à Paris ne fait plus guère de doute, Los Angeles ayant laissé la capitale française seule en lice en se reportant le 31 juillet sur l'organisation des seconds : ceux de 2028.

GM : la bourse : La hausse continue en Europe dans le sillage de Wall Street. C’est la fin de votre Journal en français facile à retrouver bien sûr sur notre site. Bonsoir à tous, bonsoir Céline !



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