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Journal en français facile 03/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 20h en temps universel (TU), l’heure de votre journal en français facile. Et à mes côtés pour ces 10 minutes d’information, Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

AD : L’Italie conserve la présidence du Parlement européen. Le social-démocrate David Sassoli a été élu par les eurodéputés aujourd’hui. Il succède à Antonio Tajani.

ZK : Le mystère plane sur les raisons de l’incendie à bord d’un sous-marin russe qui a coûté la vie à 14 militaires. Vladimir Poutine évoque un secret d’État.

AD : Peut-être la fin d’une dynastie politique en Inde. Rahul Gandhi a démissionné de son poste de chef du Parti du Congrès après la lourde défaite concédée aux élections législatives.

-----

ZK : L’Europe continue de nommer les personnalités qui vont diriger l’Union européenne pendant les prochaines années.

AD : Hier, le Belge Charles Michel a été nommé président du Conseil européen par les chefs d’État et de gouvernement. Et depuis cet après-midi, on connaît également le nom du nouveau président du Parlement européen. Un Italien succède à un autre Italien : le social-démocrate David Sassoli prend le relais du conservateur Antonio Tajani. Les précisions de notre envoyée spéciale à Strasbourg, Anissa El Jabri.

C’est quelqu’un qui connaît bien la lumière. David Sassoni est eurodéputé depuis 10 ans après une carrière de journaliste. De ses anciennes fonctions, on l’a vu en début d’après-midi à sa toute première conférence de presse de président, le Toscan sait comment ne pas répondre aux questions de la presse. L’art de la langue de bois et des convictions. Le social-démocrate est très apprécié dans son groupe politique. Sa nomination permet aussi à l’Italie de garder un poste clé dans le meccano européen. Le pays en perd deux avec le départ de la cheffe de la diplomatie européenne et celui du dirigeant de la BCE. Parmi ses vice-présidents, depuis cet après-midi, une vice-présidente : le PPE félicite l’élue issue de ses rangs et le souligne : Livia Jaroka est la première Rom à ce poste. Le parti conservateur passe sous silence son étiquette politique : le Fidesz de Viktor Orban, suspendu du PPE. En septembre dernier, le parlement européen avait aussi ouvert une procédure pour violation de l’état de droit en Hongrie. Le PPE très occupé cet après-midi avec une visite d’Ursula Von der Leyen. La candidate à la présidence de la commission a du pain sur la planche pour convaincre, à commencer par son propre camp. En politique aguerrie, Ursula Von der Leyen sait qu’il faut donner des gages. CDU, PPE, président du parlement européen… tous ses rendez-vous se passent en tout cas sans son et sans images.

ZK : Et les bourses européennes ont bien réagi aux différentes nominations de ces dernières 48 h...

AD : La bourse de Paris a fini en hausse de 0,75 %, celle de Francfort de 0,71 %, mais c’est surtout à Milan que les cotations ont bondi avec +2,4 %. Une réponse également à la décision de la Commission Européenne de ne pas infliger de procédure disciplinaire contre l’Italie. Bruxelles reprochait à Rome un déficit excessif dû à son énorme endettement, mais hier le gouvernement italien avait annoncé qu’il renonçait à laisser augmenter son déficit, satisfaisant ainsi les autorités européennes.

ZK : Et si l’heure est à l’apaisement entre les pays de l’Union, cela tangue toujours entre l’Europe et les États-Unis.

AD : Donald Trump a accusé aujourd’hui Bruxelles, mais aussi la Chine de manipuler le cours de leurs monnaies respectives. Objectif selon le président américain, mener une concurrence déloyale au dollar. Les États-Unis dont le fleuron de l’aéronautique civil, Boeing, a annoncé aujourd’hui qu’il allait verser 100 millions de dollars d’indemnisations aux familles des 346 victimes des accidents de ses deux avions 737 -MAX. Le premier s’était écrasé en Indonésie, le second en Éthiopie, entraînant l’arrêt de l’utilisation de ce modèle jusqu’à nouvel ordre.

ZK : En Russie, le mystère persiste autour de l’incendie qui a provoqué la mort de 14 hommes à bord d’un sous-marin. 

AD : Très peu d’informations ont filtré sur les causes du drame, et le Kremlin a déclaré aujourd’hui qu’au nom du « secret d’État » certaines informations ne seront pas rendues publiques. Vladimir Poutine a réclamé qu’une enquête soit ouverte, et offert ses condoléances aux familles des marins décédés. À Moscou, la correspondance de Daniel Vallot.

Vladimir Poutine, dans son bureau et face à lui Sergei Choigou, le ministre de la Défense. La scène a été diffusée hier soir sur toutes les chaînes de télévision russe.   Pas question de répéter les erreurs commises il y a 19 ans, lors de la tragédie du Koursk. Vladimir Poutine qui entamait alors son premier mandat avait réagi avec retard, et maladresse. Cette fois le président russe a choisi de réagir très vite après l’annonce de la catastrophe… « Selon les premiers rapports, il y avait à bord, parmi les 14 victimes, sept capitaines de premier rang. C’est une grande perte pour la marine et pour l’armée dans son ensemble. J’offre mes plus sincères condoléances aux familles des victimes. Il faut que tout soit fait pour leur apporter l’aide et le réconfort dont elles ont besoin. » Vladimir Poutine qui demande une enquête à son ministre de la Défense… mais qui n’ajoute aucun élément aux informations très parcellaires communiquées jusqu’à présent par l’armée russe. On ne sait toujours pas ce qui a provoqué l’incendie, et combien de marins ont survécu. Enfin, aucune information n’a été donnée sur le nom et le type de l’appareil impliqué. Selon plusieurs journaux russes, il s’agirait d’un sous-marin à propulsion nucléaire, un engin non-armé qui serait capable d’évoluer jusqu’à 6000 mètres de profondeur Daniel Vallot Moscou RFI.

ZK : Le secrétaire général des Nations Unies veut une enquête indépendante sur le bombardement qui a coûté la vie à 44 migrants en Libye hier.

AD : Les auteurs de cette attaque doivent être traduits en justice selon Antonio Guterres. Fortement soupçonné, le camp du Maréchal Khalifa Haftar nie toute implication. Le raid aérien a visé un centre de détention de Tajoura près de Tripoli où étaient détenus près de 600 migrants, 130 d’entre eux ont également été grièvement blessés. À noter que l’aéroport de Tripoli a été visé par un raid aérien ce soir, entraînant la suspension des vols.

ZK : En Tunisie, la fête nationale américaine ne sera pas comme prévu célébrée dans l’ambassade des États-Unis demain.

AD : La réception est annulée pour des raisons sécuritaires indique la représentation diplomatique alors que la nuit dernière un homme s’est fait exploser dans une ville de la banlieue de Tunis. Selon les autorités locales, il s’agissait du cerveau du double attentat qui a visé les forces de l’ordre dans la capitale tunisienne jeudi dernier, tuant un policier.

ZK : C’est un choc politique en Inde. Rahul Gandhi a officiellement démissionné de son poste de président du parti du Congrès. 

AD : L’arrière-petit-fils du 1er ministre Nehru pourrait être le dernier héritier du parti historique et dynastique de l’indépendance de l’Inde. Celui-ci a été largement battu aux dernières élections législatives. Le portrait de Rahul Gandhi est signé Romain Lemaresquier.

Son envie de jeter l’éponge était un secret de polichinelle depuis la débâcle électorale. Mais malgré cette envie affichée, les caciques de son parti ont tout de même encore tenté de le convaincre de rester. Mais Rahul Gandhi a préféré « prendre ses responsabilités et démissionner ». Cet héritier de 49 ans, célibataire, était pourtant destiné à devenir le Premier ministre indien. C’est en tout cas ce à quoi l’avait préparé sa famille. Petit-fils de Nehru, héros de l’indépendance indienne, Rahul n’avait que 14 ans lorsque sa grand-mère Indira, Première ministre, est assassinée et seulement 20 ans lorsque son père fut à son tour tué dans un attentat suicide. C’est finalement sa mère Sonia, d’origine italienne qui va reprendre le flambeau et qui va former Rahul à la politique. Étudiant dans les plus prestigieuses écoles d’Inde, il va ensuite parfaire sa formation à Harvard puis Cambridge. Il entre officiellement en politique en 2004 en se présentant dans le fief familial d’Amethi, dans l’Uttar Pradesh. En 2017, sa mère Sonia lui confie la direction du parti avec la mission de le rajeunir et de le ramener aux portes du pouvoir. Une mission qu’il n’aura su mener à son terme puisque le Parti du Congrès a subi un revers historique lors du dernier scrutin. Une élection que Rahul Gandhi a même perdue dans son fief, preuve de l’érosion d’un parti qui perd aujourd’hui une figure historique et peut-être plus.

ZK : Du football à présent Aurélien et direction Lyon en France.

AD : Le grand stade de la ville où se dispute la deuxième demi-finale de la coupe du monde féminine de football qui oppose la Suède aux Pays-Bas. Eric Chaurin, vous êtes notre envoyé spécial sur place, la seconde période vient de débuter et toujours 0-0 entre les deux équipes.

[Transcription manquante]

AD : Merci Eric Chaurin, c’est la fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 03/07/2019 20:30:11

Journal en français facile 03/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 20h en temps universel (TU), l’heure de votre journal en français facile. Et à mes côtés pour ces 10 minutes d’information, Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

AD : L’Italie conserve la présidence du Parlement européen. Le social-démocrate David Sassoli a été élu par les eurodéputés aujourd’hui. Il succède à Antonio Tajani.

ZK : Le mystère plane sur les raisons de l’incendie à bord d’un sous-marin russe qui a coûté la vie à 14 militaires. Vladimir Poutine évoque un secret d’État.

AD : Peut-être la fin d’une dynastie politique en Inde. Rahul Gandhi a démissionné de son poste de chef du Parti du Congrès après la lourde défaite concédée aux élections législatives.

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ZK : L’Europe continue de nommer les personnalités qui vont diriger l’Union européenne pendant les prochaines années.

AD : Hier, le Belge Charles Michel a été nommé président du Conseil européen par les chefs d’État et de gouvernement. Et depuis cet après-midi, on connaît également le nom du nouveau président du Parlement européen. Un Italien succède à un autre Italien : le social-démocrate David Sassoli prend le relais du conservateur Antonio Tajani. Les précisions de notre envoyée spéciale à Strasbourg, Anissa El Jabri.

C’est quelqu’un qui connaît bien la lumière. David Sassoni est eurodéputé depuis 10 ans après une carrière de journaliste. De ses anciennes fonctions, on l’a vu en début d’après-midi à sa toute première conférence de presse de président, le Toscan sait comment ne pas répondre aux questions de la presse. L’art de la langue de bois et des convictions. Le social-démocrate est très apprécié dans son groupe politique. Sa nomination permet aussi à l’Italie de garder un poste clé dans le meccano européen. Le pays en perd deux avec le départ de la cheffe de la diplomatie européenne et celui du dirigeant de la BCE. Parmi ses vice-présidents, depuis cet après-midi, une vice-présidente : le PPE félicite l’élue issue de ses rangs et le souligne : Livia Jaroka est la première Rom à ce poste. Le parti conservateur passe sous silence son étiquette politique : le Fidesz de Viktor Orban, suspendu du PPE. En septembre dernier, le parlement européen avait aussi ouvert une procédure pour violation de l’état de droit en Hongrie. Le PPE très occupé cet après-midi avec une visite d’Ursula Von der Leyen. La candidate à la présidence de la commission a du pain sur la planche pour convaincre, à commencer par son propre camp. En politique aguerrie, Ursula Von der Leyen sait qu’il faut donner des gages. CDU, PPE, président du parlement européen… tous ses rendez-vous se passent en tout cas sans son et sans images.

ZK : Et les bourses européennes ont bien réagi aux différentes nominations de ces dernières 48 h...

AD : La bourse de Paris a fini en hausse de 0,75 %, celle de Francfort de 0,71 %, mais c’est surtout à Milan que les cotations ont bondi avec +2,4 %. Une réponse également à la décision de la Commission Européenne de ne pas infliger de procédure disciplinaire contre l’Italie. Bruxelles reprochait à Rome un déficit excessif dû à son énorme endettement, mais hier le gouvernement italien avait annoncé qu’il renonçait à laisser augmenter son déficit, satisfaisant ainsi les autorités européennes.

ZK : Et si l’heure est à l’apaisement entre les pays de l’Union, cela tangue toujours entre l’Europe et les États-Unis.

AD : Donald Trump a accusé aujourd’hui Bruxelles, mais aussi la Chine de manipuler le cours de leurs monnaies respectives. Objectif selon le président américain, mener une concurrence déloyale au dollar. Les États-Unis dont le fleuron de l’aéronautique civil, Boeing, a annoncé aujourd’hui qu’il allait verser 100 millions de dollars d’indemnisations aux familles des 346 victimes des accidents de ses deux avions 737 -MAX. Le premier s’était écrasé en Indonésie, le second en Éthiopie, entraînant l’arrêt de l’utilisation de ce modèle jusqu’à nouvel ordre.

ZK : En Russie, le mystère persiste autour de l’incendie qui a provoqué la mort de 14 hommes à bord d’un sous-marin. 

AD : Très peu d’informations ont filtré sur les causes du drame, et le Kremlin a déclaré aujourd’hui qu’au nom du « secret d’État » certaines informations ne seront pas rendues publiques. Vladimir Poutine a réclamé qu’une enquête soit ouverte, et offert ses condoléances aux familles des marins décédés. À Moscou, la correspondance de Daniel Vallot.

Vladimir Poutine, dans son bureau et face à lui Sergei Choigou, le ministre de la Défense. La scène a été diffusée hier soir sur toutes les chaînes de télévision russe.   Pas question de répéter les erreurs commises il y a 19 ans, lors de la tragédie du Koursk. Vladimir Poutine qui entamait alors son premier mandat avait réagi avec retard, et maladresse. Cette fois le président russe a choisi de réagir très vite après l’annonce de la catastrophe… « Selon les premiers rapports, il y avait à bord, parmi les 14 victimes, sept capitaines de premier rang. C’est une grande perte pour la marine et pour l’armée dans son ensemble. J’offre mes plus sincères condoléances aux familles des victimes. Il faut que tout soit fait pour leur apporter l’aide et le réconfort dont elles ont besoin. » Vladimir Poutine qui demande une enquête à son ministre de la Défense… mais qui n’ajoute aucun élément aux informations très parcellaires communiquées jusqu’à présent par l’armée russe. On ne sait toujours pas ce qui a provoqué l’incendie, et combien de marins ont survécu. Enfin, aucune information n’a été donnée sur le nom et le type de l’appareil impliqué. Selon plusieurs journaux russes, il s’agirait d’un sous-marin à propulsion nucléaire, un engin non-armé qui serait capable d’évoluer jusqu’à 6000 mètres de profondeur Daniel Vallot Moscou RFI.

ZK : Le secrétaire général des Nations Unies veut une enquête indépendante sur le bombardement qui a coûté la vie à 44 migrants en Libye hier.

AD : Les auteurs de cette attaque doivent être traduits en justice selon Antonio Guterres. Fortement soupçonné, le camp du Maréchal Khalifa Haftar nie toute implication. Le raid aérien a visé un centre de détention de Tajoura près de Tripoli où étaient détenus près de 600 migrants, 130 d’entre eux ont également été grièvement blessés. À noter que l’aéroport de Tripoli a été visé par un raid aérien ce soir, entraînant la suspension des vols.

ZK : En Tunisie, la fête nationale américaine ne sera pas comme prévu célébrée dans l’ambassade des États-Unis demain.

AD : La réception est annulée pour des raisons sécuritaires indique la représentation diplomatique alors que la nuit dernière un homme s’est fait exploser dans une ville de la banlieue de Tunis. Selon les autorités locales, il s’agissait du cerveau du double attentat qui a visé les forces de l’ordre dans la capitale tunisienne jeudi dernier, tuant un policier.

ZK : C’est un choc politique en Inde. Rahul Gandhi a officiellement démissionné de son poste de président du parti du Congrès. 

AD : L’arrière-petit-fils du 1er ministre Nehru pourrait être le dernier héritier du parti historique et dynastique de l’indépendance de l’Inde. Celui-ci a été largement battu aux dernières élections législatives. Le portrait de Rahul Gandhi est signé Romain Lemaresquier.

Son envie de jeter l’éponge était un secret de polichinelle depuis la débâcle électorale. Mais malgré cette envie affichée, les caciques de son parti ont tout de même encore tenté de le convaincre de rester. Mais Rahul Gandhi a préféré « prendre ses responsabilités et démissionner ». Cet héritier de 49 ans, célibataire, était pourtant destiné à devenir le Premier ministre indien. C’est en tout cas ce à quoi l’avait préparé sa famille. Petit-fils de Nehru, héros de l’indépendance indienne, Rahul n’avait que 14 ans lorsque sa grand-mère Indira, Première ministre, est assassinée et seulement 20 ans lorsque son père fut à son tour tué dans un attentat suicide. C’est finalement sa mère Sonia, d’origine italienne qui va reprendre le flambeau et qui va former Rahul à la politique. Étudiant dans les plus prestigieuses écoles d’Inde, il va ensuite parfaire sa formation à Harvard puis Cambridge. Il entre officiellement en politique en 2004 en se présentant dans le fief familial d’Amethi, dans l’Uttar Pradesh. En 2017, sa mère Sonia lui confie la direction du parti avec la mission de le rajeunir et de le ramener aux portes du pouvoir. Une mission qu’il n’aura su mener à son terme puisque le Parti du Congrès a subi un revers historique lors du dernier scrutin. Une élection que Rahul Gandhi a même perdue dans son fief, preuve de l’érosion d’un parti qui perd aujourd’hui une figure historique et peut-être plus.

ZK : Du football à présent Aurélien et direction Lyon en France.

AD : Le grand stade de la ville où se dispute la deuxième demi-finale de la coupe du monde féminine de football qui oppose la Suède aux Pays-Bas. Eric Chaurin, vous êtes notre envoyé spécial sur place, la seconde période vient de débuter et toujours 0-0 entre les deux équipes.

[Transcription manquante]

AD : Merci Eric Chaurin, c’est la fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 03/07/2019 20:30:11

La capitaine du Sea Watch arrêtée

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 03/07/2019 10:17:03

Ratissage

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Les opérations de ratissage se poursuivent au Niger, surtout dans l’ouest du pays, depuis l’attaque terroriste. Une phrase entendue sur RFI et dont le sens est clair : même si on ne connaît pas précisément le sens du mot, on le devine : ratisser, c’est recherché, et de façon assez systématique. C’est scruter un territoire, et l’explorer, en essayant de ne laisser de côté aucune portion de terrain, pour débusquer celui ou ceux qu’on cherche, même s’ils se cachent bien. Il existe un synonyme bien proche de ce mot imagé : on parle de quadrillage, et on redouble le geste évoqué : comme si on ratissait d’abord en avant puis en arrière, avant de ratisser latéralement, de long en large, pour être sûr de ne laisser personne inaperçu.

Alors, on ratisse, comme avec un râteau. Et on sait bien ce qu’est cet instrument, qui appartient d’abord au jardinier. Une sorte de fourchette, à plusieurs dents, qui sert en premier lieu à ramasser les feuilles mortes. Avant de se ramasser à la pelle, elles sont regroupées au râteau. On fait donc glisser l’instrument par terre, les feuilles se coincent entre les dents, et on les amène où on veut.

On dit même parfois qu’on ratisse large : drôle d’expression assez illogique d’ailleurs. Au sens littéral, si on ratisse large, c’est peut-être que les dents de votre râteau sont très écartées. On ne recueillera que les plus grosses pierres, les plus grosses feuilles. Les autres pourront passer entre les mailles du filet – voilà une autre image, assez proche ! Et pourtant ratisser large signifie autre chose. C’est plutôt ratisser au large, aller chercher ceux qui ne sont pas directement dans votre chemin, mais peut-être à l’écart. L’expression, de manière légèrement péjorative, peut s’employer lors d’une campagne électorale : celui qui ratisse large est celui qui va chercher, ou séduire des électeurs loin de sa base traditionnelle. Il essaie de rameuter des troupes, de récupérer ceux qui sont aux marges de son électorat traditionnel, quitte à développer un argumentaire un peu racoleur. Et c’est pour ça que l’expression est péjorative : on est peut-être un peu léger par rapport à ses convictions si on ratisse large : le désir d’emporter l’adhésion est plus fort que le reste !

Maintenant le râteau en tant que tel est au centre d’une autre image pittoresque, et relativement récente. On se prend un râteau, c’est-à-dire une déconvenue amoureuse : on vous dit « non ! », on vous repousse. Un camouflet d’une certaine façon, mais ce dernier mot, qui appartient à une langue plus journalistique, est davantage réservé à la politique.

Pourquoi un râteau ? L’image est cruelle, mais désopilante, et fait penser au début du cinéma, à l’époque du muet : on a bien sûr l’arroseur arrosé, mais on a aussi le distrait qui marche sur un râteau, sur ses dents verticales. Mécaniquement le râteau se redresse, et son manche vient frapper de plein fouet le front de l’étourdi !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 03/07/2019 08:00:10

Journal en français facile 02/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Guillaume Naudin : Il est 20h en temps universel (TU), 22h ici à Paris. Vous écoutez RFI. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans le Journal en français facile. Avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphirin. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

GN : Dans l’actualité de ce mardi, il y a un accord à Bruxelles sur les nominations aux postes clés de l’Union européenne. La présidente de la commission sera allemande. Celle de la Banque centrale sera française.

ZK : Un incendie à bord d’un sous-marin militaire russe. Il a fait 14 morts et ravive le souvenir de la tragédie du Koursk il y a quelques années.

GN : Les conséquences des attentats de Pâques au Sri Lanka. Les hauts responsables du pays sont accusés de ne pas avoir assez agi.

ZK : Le recul de la marque de chaussure de sport Nike. Le fabricant américain a déclenché une polémique sur l’utilisation du drapeau de son pays.

-----

ZK : Le sommet européen à Bruxelles est enfin terminé.

GN : Il aura fallu plus de 48 h de discussions, de négociations et de tractations, mais cette fois, ça y est. Les Chefs d’État et de gouvernement des 28 pays membres de l’union se sont mis d’accord sur les noms de ceux qui vont occuper les principaux postes à responsabilité pour les cinq ans à venir. La nuit a manifestement porté conseil et la situation s’est débloquée au cours de la journée. À Bruxelles, Pierre Bénazet.

[Transcription manquante]

ZK : La rentrée du nouveau parlement européen à Strasbourg.

GN : en attendant l’élection du président demain, l’ouverture de la première session de l’assemblée élue à la fin mai a été marquée par l’arrivée des élus du Brexit party de Nigel Farage. ils ont tourné le dos au moment de l’hymne européen. Des milliers de Catalans ont aussi manifesté à l’extérieur, en soutien à trois élus indépendantistes empêchés de siéger par les autorités espagnoles.

ZK : Les doutes de la France sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.

GN : C’est l’organisation économique qui rassemble les pays d’Amérique du Sud. La France demande à voir dit le ministre français d’affaires étrangères Jean-Yves le Drian. Cet accord conclu vendredi soir suscite des doutes sérieux en France en Europe notamment par ses conséquences sur le climat et l’agriculture.

ZK : 14 morts dans un sous-marin en Russie.

GN : La tragédie s’est déroulée dans les eaux de l’océan Arctique dans le Grand Nord. C’est un incendie qui est à l’origine de la mort des marins. À Moscou les explications de Daniel Vallot.

C’est un bref communiqué du ministère de la Défense, qui ne donne quasiment aucun détail sur les circonstances du drame. Selon ce communiqué, l’incendie s’est déclaré lundi soir à bord du sous-marin, et les 14 hommes sont morts intoxiqués par la fumée. Le sous-marin, ajoute le communiqué, effectuait une mission d’observation sur les fonds maritimes. Une partie de l’équipage a vraisemblablement survécu, puisque l’appareil a pu revenir dans son port d’attache, située dans la ville fermée de Severomorsk, dans la région de Mourmansk. Aucun détail sur le type de l’appareil – mais selon des sources citées par la presse russe il s’agirait d’un sous-marin à propulsion nucléaire de type AS-12 – un sous-marin conçu pour opérer en grande profondeur, et qui peut accueillir jusqu’à 25 membres d’équipages. La mort de ses 14 sous-mariniers rappelle bien sûr de très mauvais souvenirs en Russie : la tragédie du Koursk en 2000 et le décès de 118 hommes au tout début du premier mandat de Valdimir Poutine. Le président russe avait alors été critiqué pour le caractère tardif de sa réaction. La leçon a été visiblement retenue, puisque Vladimir Poutine est intervenu en début de soirée à la télévision, pour déplorer je cite « une grande perte pour la marine russe ». Daniel Vallot Moscou RFI.

ZK : Carola Rackete est libre.

GN : La justice italienne a dit que la capitaine du seawatch devait être libérée. Elle avait été arrêtée pour avoir débarqué de force en Italie des migrants secourus en mer méditerranée.

ZK : Au Sri Lanka, les sanctions tombent toutes en haut de l’État, deux mois après les sanglants attentats de Pâques.

GN : L’ancien chef de la police et un ancien haut responsable du ministère de la Défense sont accusés de « graves crimes contre l’humanité ». Il leur est reproché de n’avoir pas su ou pas pu enrayer la préparation de cette série attaques djihadistes a la bombe, qui ont fait 258 morts. Le président sri lankais continue quant a lui d’être accusé d’être le premier responsable de cet échec des services de renseignement. Les explications d’Antoine Guinard.

Les querelles politiques continuent au Sri Lanka pour déterminer qui sont ceux qui ont échoué dans leur combat contre le terrorisme islamiste. Les deux principaux accusés, l’ex -chef de la police Pujith Jayasundera et l’ancien secrétaire d’État a la Défense Hemasiri Fernando, dont le procureur général a ordonné l’audition, pointe eux du doigt le président du pays Maithripala Sirisena. Ils accusent M. Sirisena de n’avoir pas pris au sérieux la menace djihadiste, malgré des renseignements très précis, venant notamment des services indiens début avril, sur des attentats imminents. Le 12 juin dernier, un ancien gouverneur du Sri Lanka avait accusé le service de renseignements d’avoir protégé le NTJ, le groupe islamiste local derrière les attentats du 21 avril, afin d’obtenir sa coopération. Le président Sirisena fait tout pour saboter le travail du comité parlementaire constitué pour enquêter sur ces attentats. De son cote l’opposition espère tirer son épingle du jeu. Elle affirme que c’est la rivalité flagrante entre le président et le Premier ministre, qui a mené à l’inefficacité des services de renseignement et de la lutte contre le terrorisme.

ZK : Les urgentistes manifestaient aujourd’hui à Paris et dans toute la France.

GN : Les services d’urgence de l’hôpital sont en grève depuis plusieurs mois, mais aujourd’hui la plupart syndicats ont rejoint le mouvement. Journée de mobilisation nationale donc pour réclamer une augmentation de salaire de 300 euros, un moratoire sur les fermetures de lits et de nouvelles embauches.

ZK : Le nouvel arrêt des soins de Vincent Lambert.

GN : il débute aujourd’hui. C’est le chef du service des soins palliatifs de l’hôpital de Reims qui l’annonce. L’arrêt des soins avait commencé une première fois avant d’être interrompu sur demande de la Cour de cassation. Vendredi, la Cour de cassation autorise les médecins à arrêter de donner à manger et à boire pour maintenir en vie ce patient paralysé en état végétatif depuis plus de 10 ans et un accident de moto. Il est devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France.

ZK : Nike voulait communiquer sur le patriotisme américain, mais a dû faire marche arrière.

GN : Après des protestations du joueur de football américain Colin Kaepernick, la marque a retiré son modèle Air Max one USA, conçu en prévision de la fête nationale le 4 juillet. Alors, quel est le problème ? On le voit avec Pauline Gleize.

Le problème, c’est le drapeau brodé sur le talon de la basket blanche et rouge. Un drapeau américain, mais pas celui que l’on a l’habitude de voir flotter à la maison blanche. Une bannière avec non pas 50 étoiles alignées, mais 13 étoiles en cercle. Et cette version de la fin du 18e siècle, juste après l’indépendance, suscite la colère de Colin Kaepernick, le sportif qui s’était fait internationalement connaître pour avoir protesté contre les violences policières envers les afro-américains. Une contestation symbolique : il avait posé le genou à terre pendant l’hymne national. Cela lui avait valu des insultes de la part de Donald Trump et, assure-t-il, de ne plus retrouver d’équipe à la fin de son contrat chez les San Francisco 49rs. Colin Kaepernick intervient de nouveau donc pour protester contre le nouveau modèle de Nike, car pour lui le « Betsy Ross » évoque l’époque de l’esclavage. Et des groupes suprémacistes blancs se sont récemment appropriés l’étendard, explique encore le Wall Street Journal, même s’il ne faut pas le confondre avec le drapeau des confédérés qui lui aussi arbore 13 étoiles (en croix, cette fois). Le mécontentement de Colin Kaepernick était d’autant plus gênant pour l’équipementier sportif, qu’il en a fait son égérie à l’automne dernier. Ce n’est pas la première fois que Nike est rattrapé par la politique. Il y a quelques jours, la marque à la virgule a retiré un modèle du marché chinois : effet collatéral du mouvement de contestation à Hong Kong. Le designer japonais de la chaussure avait posté un message de soutien aux manifestants. En mai, c’est pour des questions de propriété intellectuelle qu’une ligne de chaussure a été supprimée. Des Indiens du Panama accusaient la multinationale d’avoir copié des dessins traditionnels.

GN : Beaucoup de football aujourd’hui avec la Première demi-finale dans la coupe du monde féminine en France : les Américaines tenantes du titre affrontent l’Angleterre, cela se passe à Lyon, u début de la deuxième mi-temps les Américaines mènent : 2 à 1. Suite de la coupe d’Afrique des nations en Égypte, c’est l’épilogue des matchs du premier tour dans 2 groupes. Dans le groupe F : Bénin-Cameroun 0-0 et Guinée Bissau-Ghana 0-2. Dans le groupe E : Angola-Mali 0-1 et Mauritanie-Tunisie 0-0.



Voir le flux - 02/07/2019 20:30:07

Journal en français facile 02/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Guillaume Naudin : Il est 20h en temps universel (TU), 22h ici à Paris. Vous écoutez RFI. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans le Journal en français facile. Avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphirin. 

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

GN : Dans l’actualité de ce mardi, il y a un accord à Bruxelles sur les nominations aux postes clés de l’Union européenne. La présidente de la commission sera allemande. Celle de la Banque centrale sera française.

ZK : Un incendie à bord d’un sous-marin militaire russe. Il a fait 14 morts et ravive le souvenir de la tragédie du Koursk il y a quelques années.

GN : Les conséquences des attentats de Pâques au Sri Lanka. Les hauts responsables du pays sont accusés de ne pas avoir assez agi.

ZK : Le recul de la marque de chaussure de sport Nike. Le fabricant américain a déclenché une polémique sur l’utilisation du drapeau de son pays.

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ZK : Le sommet européen à Bruxelles est enfin terminé.

GN : Il aura fallu plus de 48 h de discussions, de négociations et de tractations, mais cette fois, ça y est. Les Chefs d’État et de gouvernement des 28 pays membres de l’union se sont mis d’accord sur les noms de ceux qui vont occuper les principaux postes à responsabilité pour les cinq ans à venir. La nuit a manifestement porté conseil et la situation s’est débloquée au cours de la journée. À Bruxelles, Pierre Bénazet.

[Transcription manquante]

ZK : La rentrée du nouveau parlement européen à Strasbourg.

GN : en attendant l’élection du président demain, l’ouverture de la première session de l’assemblée élue à la fin mai a été marquée par l’arrivée des élus du Brexit party de Nigel Farage. ils ont tourné le dos au moment de l’hymne européen. Des milliers de Catalans ont aussi manifesté à l’extérieur, en soutien à trois élus indépendantistes empêchés de siéger par les autorités espagnoles.

ZK : Les doutes de la France sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.

GN : C’est l’organisation économique qui rassemble les pays d’Amérique du Sud. La France demande à voir dit le ministre français d’affaires étrangères Jean-Yves le Drian. Cet accord conclu vendredi soir suscite des doutes sérieux en France en Europe notamment par ses conséquences sur le climat et l’agriculture.

ZK : 14 morts dans un sous-marin en Russie.

GN : La tragédie s’est déroulée dans les eaux de l’océan Arctique dans le Grand Nord. C’est un incendie qui est à l’origine de la mort des marins. À Moscou les explications de Daniel Vallot.

C’est un bref communiqué du ministère de la Défense, qui ne donne quasiment aucun détail sur les circonstances du drame. Selon ce communiqué, l’incendie s’est déclaré lundi soir à bord du sous-marin, et les 14 hommes sont morts intoxiqués par la fumée. Le sous-marin, ajoute le communiqué, effectuait une mission d’observation sur les fonds maritimes. Une partie de l’équipage a vraisemblablement survécu, puisque l’appareil a pu revenir dans son port d’attache, située dans la ville fermée de Severomorsk, dans la région de Mourmansk. Aucun détail sur le type de l’appareil – mais selon des sources citées par la presse russe il s’agirait d’un sous-marin à propulsion nucléaire de type AS-12 – un sous-marin conçu pour opérer en grande profondeur, et qui peut accueillir jusqu’à 25 membres d’équipages. La mort de ses 14 sous-mariniers rappelle bien sûr de très mauvais souvenirs en Russie : la tragédie du Koursk en 2000 et le décès de 118 hommes au tout début du premier mandat de Valdimir Poutine. Le président russe avait alors été critiqué pour le caractère tardif de sa réaction. La leçon a été visiblement retenue, puisque Vladimir Poutine est intervenu en début de soirée à la télévision, pour déplorer je cite « une grande perte pour la marine russe ». Daniel Vallot Moscou RFI.

ZK : Carola Rackete est libre.

GN : La justice italienne a dit que la capitaine du seawatch devait être libérée. Elle avait été arrêtée pour avoir débarqué de force en Italie des migrants secourus en mer méditerranée.

ZK : Au Sri Lanka, les sanctions tombent toutes en haut de l’État, deux mois après les sanglants attentats de Pâques.

GN : L’ancien chef de la police et un ancien haut responsable du ministère de la Défense sont accusés de « graves crimes contre l’humanité ». Il leur est reproché de n’avoir pas su ou pas pu enrayer la préparation de cette série attaques djihadistes a la bombe, qui ont fait 258 morts. Le président sri lankais continue quant a lui d’être accusé d’être le premier responsable de cet échec des services de renseignement. Les explications d’Antoine Guinard.

Les querelles politiques continuent au Sri Lanka pour déterminer qui sont ceux qui ont échoué dans leur combat contre le terrorisme islamiste. Les deux principaux accusés, l’ex -chef de la police Pujith Jayasundera et l’ancien secrétaire d’État a la Défense Hemasiri Fernando, dont le procureur général a ordonné l’audition, pointe eux du doigt le président du pays Maithripala Sirisena. Ils accusent M. Sirisena de n’avoir pas pris au sérieux la menace djihadiste, malgré des renseignements très précis, venant notamment des services indiens début avril, sur des attentats imminents. Le 12 juin dernier, un ancien gouverneur du Sri Lanka avait accusé le service de renseignements d’avoir protégé le NTJ, le groupe islamiste local derrière les attentats du 21 avril, afin d’obtenir sa coopération. Le président Sirisena fait tout pour saboter le travail du comité parlementaire constitué pour enquêter sur ces attentats. De son cote l’opposition espère tirer son épingle du jeu. Elle affirme que c’est la rivalité flagrante entre le président et le Premier ministre, qui a mené à l’inefficacité des services de renseignement et de la lutte contre le terrorisme.

ZK : Les urgentistes manifestaient aujourd’hui à Paris et dans toute la France.

GN : Les services d’urgence de l’hôpital sont en grève depuis plusieurs mois, mais aujourd’hui la plupart syndicats ont rejoint le mouvement. Journée de mobilisation nationale donc pour réclamer une augmentation de salaire de 300 euros, un moratoire sur les fermetures de lits et de nouvelles embauches.

ZK : Le nouvel arrêt des soins de Vincent Lambert.

GN : il débute aujourd’hui. C’est le chef du service des soins palliatifs de l’hôpital de Reims qui l’annonce. L’arrêt des soins avait commencé une première fois avant d’être interrompu sur demande de la Cour de cassation. Vendredi, la Cour de cassation autorise les médecins à arrêter de donner à manger et à boire pour maintenir en vie ce patient paralysé en état végétatif depuis plus de 10 ans et un accident de moto. Il est devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France.

ZK : Nike voulait communiquer sur le patriotisme américain, mais a dû faire marche arrière.

GN : Après des protestations du joueur de football américain Colin Kaepernick, la marque a retiré son modèle Air Max one USA, conçu en prévision de la fête nationale le 4 juillet. Alors, quel est le problème ? On le voit avec Pauline Gleize.

Le problème, c’est le drapeau brodé sur le talon de la basket blanche et rouge. Un drapeau américain, mais pas celui que l’on a l’habitude de voir flotter à la maison blanche. Une bannière avec non pas 50 étoiles alignées, mais 13 étoiles en cercle. Et cette version de la fin du 18e siècle, juste après l’indépendance, suscite la colère de Colin Kaepernick, le sportif qui s’était fait internationalement connaître pour avoir protesté contre les violences policières envers les afro-américains. Une contestation symbolique : il avait posé le genou à terre pendant l’hymne national. Cela lui avait valu des insultes de la part de Donald Trump et, assure-t-il, de ne plus retrouver d’équipe à la fin de son contrat chez les San Francisco 49rs. Colin Kaepernick intervient de nouveau donc pour protester contre le nouveau modèle de Nike, car pour lui le « Betsy Ross » évoque l’époque de l’esclavage. Et des groupes suprémacistes blancs se sont récemment appropriés l’étendard, explique encore le Wall Street Journal, même s’il ne faut pas le confondre avec le drapeau des confédérés qui lui aussi arbore 13 étoiles (en croix, cette fois). Le mécontentement de Colin Kaepernick était d’autant plus gênant pour l’équipementier sportif, qu’il en a fait son égérie à l’automne dernier. Ce n’est pas la première fois que Nike est rattrapé par la politique. Il y a quelques jours, la marque à la virgule a retiré un modèle du marché chinois : effet collatéral du mouvement de contestation à Hong Kong. Le designer japonais de la chaussure avait posté un message de soutien aux manifestants. En mai, c’est pour des questions de propriété intellectuelle qu’une ligne de chaussure a été supprimée. Des Indiens du Panama accusaient la multinationale d’avoir copié des dessins traditionnels.

GN : Beaucoup de football aujourd’hui avec la Première demi-finale dans la coupe du monde féminine en France : les Américaines tenantes du titre affrontent l’Angleterre, cela se passe à Lyon, u début de la deuxième mi-temps les Américaines mènent : 2 à 1. Suite de la coupe d’Afrique des nations en Égypte, c’est l’épilogue des matchs du premier tour dans 2 groupes. Dans le groupe F : Bénin-Cameroun 0-0 et Guinée Bissau-Ghana 0-2. Dans le groupe E : Angola-Mali 0-1 et Mauritanie-Tunisie 0-0.



Voir le flux - 02/07/2019 20:30:07

Coup

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants nord-coréen et américain est-elle un coup ? C’est une question largement posée depuis hier dans de nombreux médias, et son sens est tout à fait clair : le coup dont il s’agit serait un coup médiatique. C’est-à-dire une entrevue sans réel contenu, sans enjeu, et surtout sans conséquence, organisée dans le seul but d’en faire parler. Pour prétendre, d’un côté comme de l’autre, qu’on avance, qu’on fait évoluer ce dossier explosif, qu’on se rapproche d’une solution et qu’on éloigne les risques de conflit. Les deux chefs ont en effet tout intérêt à montrer leur suractivité dans ce domaine, même si elle est tout à fait factice et inefficace.

Et c’est bien ça qu’on appelle un coup, de manière un peu familière, et dans une langue assez journalistique.

Mais ce mot porte essentiellement deux significations : d’abord celle du vide, de la vanité, on vient de le voir : un coup de ce genre n’a guère d’efficacité, il n’est pas suivi d’effet : une coquille vide, une enveloppe formelle, une bulle dont la seule justification est d’éclater au bon moment, avec ce petit bruit caractéristique, qui donnera un peu d’éclat aux deux chefs d’État en présence.

Mais souvent ce mot a une deuxième signification : un coup est une action unique ! Ce n’est pas le déclenchement d’une série, d’une action durable et continue. Il se produit une fois, et s’évapore sans laisser de trace. Et cette absence de suite est d’autant plus sensible que le coup aura fait de bruit.

On a souvent des exemples de ce genre de formule dans les politiques culturelles : si une ville décide de dépenser par presque intégralité de son budget culture pour organiser un concert de prestige, que se passe-t-il ? On en parle beaucoup quand il a lieu : effets d’annonces, retombées de presse. Beaucoup d’invités, un événement mondain, on s’adresse à un public un peu snob et facile à mobiliser. Et quand c’est fini, c’est fini ! C’est un coup. Qui peut s’opposer à une politique culturelle plus modeste, qui saupoudre ce même budget pour organiser quinze concerts avec des musiciens moins connus, parfois qui viennent de la région, et qui peut essayer de fidéliser un public, de s’adresser à ceux qui n’ont pas l’habitude de ces manifestations, qui sont un peu intimidés par la culture, mais qui reviendront l’année suivante s’ils ont été convaincus.

Pourtant il est facile de dénoncer des manières de faire ou de penser et d’incriminer un mot : ce terme de coup, dans toutes ces déclinaisons, est très souvent lié à une idée d’action ponctuelle : que ce soit un coup d’éclat, un coup de grâce, un coup de filet ou un coup d’envoi, la plupart du temps on a un impact unique, qui fait plus de bruit. Seuls ou presque, les coups de poing sont susceptibles de se multiplier.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 02/07/2019 08:00:14

Journal en français facile 01/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Guillaume Naudin : Il est 22h en temps universel, 20h ici à Paris. Merci d’écouter RFI et bienvenue dans votre Journal en français facile avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

GN : Dans ce journal ce soir nous allons parler de la situation politique très tendue à Hong Kong. Des manifestants sont entrés de force dans le parlement. Les forces de l’ordre les ont ensuite obligés à partir.

ZK : Des bombardements de la Coalition internationale dans le nord-Ouest de la Syrie. Ce sont des éléments liés à Al Qaïda qui était visé, il y a au moins 8 morts.

GN : Le deuil au Salvador. C’est ce lundi les funérailles du père et de sa petite fille morts noyés en tentant de rejoindre les États-Unis la semaine dernière.

ZK : Et puis de très fortes pluies et de graves inondations en Russie. Des milliers de personnes ont dû quitter leur domicile.

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GN : La violence politique à Hong Kong. Les manifestants sont entrés à l’intérieur du parlement.

ZK : Les personnes hostiles au gouvernement sont entrées en cassant des vitres. Les forces de l’ordre les ont délogés avec des gaz lacrymogènes, des gaz qui font pleurer. C’était aujourd’hui un jour important pour Hong Kong, puisque c’est l’anniversaire du retour à la Chine. Le drapeau colonial britannique a été exposé par les manifestants dans la salle du conseil. Depuis plusieurs semaines, une loi permettant des extraditions vers la Chine continentale fait l’objet de vives protestations. Mais là, ce sont les premières violences. Écoutez le reportage de Zhifan Liu.

À l’occasion des manifestations du 1er juillet, jour anniversaire des 22 ans de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, des centaines de jeunes manifestants ont pénétré de force dans le parlement. Une première dans l’histoire de l’ancienne colonie britannique. Les coups ont finalement eu raison des vitres blindées du parlement, entraînant la liesse de la foule. Après des heures à s’acharner sur l’enceinte officielle, les manifestants ont enfin pénétré à l’intérieur du Legco en début de soirée. Un geste fort et symbolique, pour la jeunesse hongkongaise qui cherche à tout prix à se faire entendre. « Nous devons nous en prendre à ces institutions politiques pour faire passer nos demandes de changement au gouvernement et leur mettre la pression. Nous avons déjà sacrifié trois jeunes Hongkongais donc nous pouvons plus attendre. C’est un pas en avant, mais si le gouvernement ne nous répond pas nous ne nous arrêterons pas à cette étape. » À l’intérieur, le chaos règne tandis que les manifestants s’organisent pour tenter d’ériger des barricades. Le matériel informatique, les meubles, rien n’échappe à la colère des étudiants. Cette prise du parlement est un réel tour de force. « C’est la dernière chose que l’on avait envie de faire. On a pu le voir avec la manifestation du 16 juin où nous avons démontré ce que nous voulions, mais le gouvernement n’en a rien à faire. Donc nous devons faire quelque chose pour la société et la jeunesse. Personne ne veut de la violence, mais c’est l’un seuls moyens pour nous d’obtenir une réponse. » Zhifan Liu, Hong Kong RFI.

ZK : Une nuit entière de négociation et toujours pas d’accord.

GN : Réunis à Bruxelles, les chefs des pays membres de l’Union européenne n’ont pas réussi à s’entendre sur les noms des personnes à nommer aux postes importants de l’Union européenne. Ils se retrouveront donc demain à 11h pour la suite des discussions. Il n’y a plus beaucoup de temps. Le parlement européen est censé élire son président ce mercredi matin.

ZK : C’est officiel l’Iran a dépassé le seuil du stock d’uranium faiblement enrichi autorisé par l’accord nucléaire de 2015.

GN : L’Agence internationale de l’énergie atomique confirme l’information du ministre iranien des affaires étrangères. L’Iran a déjà annoncé son intention d’abandonner d’autres promesses prévues par l’accord. Les relations de l’Iran sont très tendues avec les États-Unis de Donald Trump qui ont quitté l’accord et rétabli les sanctions. L’Iran reproche aux autres signataires, les Européens de ne pas en avoir fait suffisamment pour l’aider contre les sanctions américaines.

ZK : Après l’annonce de la fin de l’État islamique à l’est de la Syrie, les États-Unis se tournent maintenant vers le nord-ouest du pays.

GN : Washington annonce avoir frappé des dirigeants d’Al-Qaïda près de la ville d’Alep. Bilan selon l’observatoire syrien des droits de l’Homme : huit morts, dont six commandants d’un groupe lié à l’organisation terroriste. Les précisions d’Oriane Verdier.

Voilà deux ans que les États-Unis n’avaient pas mené d’attaque dans le Nord-Ouest syrien. Selon certains analystes la Russie grande alliée du régime syrien aurait exclu les États-Unis de l’espace aérien dans la région. Est-ce une décision isolée de Washington ou le signe d’un nouvel accord entre les deux grands acteurs internationaux ? Quoi qu’il en soit ce bombardement survient au milieu d’une escalade militaire dans la zone. Idleb et les alentours d’Alep et de Hama représentent l’ultime bastion anti-Assad. Un accord de non-agression avait été passé l’année dernière entre Ankara soutien des rebelles et Moscou pro-régime. Mais parmi la multitude de milices censées être soumises à la Turquie, les jihadistes de Hayat Tahrir Al Cham, ancienne branche syrienne d’Al Qaïda ont pris le contrôle d’une grande partie de la zone. Depuis avril, les bombardements pro-régime se sont intensifiés. Les affrontements actuels font craindre aux Nations Unies l’une des pires catastrophes humanitaires depuis le début du conflit syrien en 2011. Trois millions de personnes vivent dans la région d’Idleb dont de nombreux déplacés d’autres régions du pays. Environ 500 civils auraient été tués par les bombardements depuis début avril.

ZK : Carola Rackete présentée à la justice italienne.

GN : La capitaine du bateau humanitaire Seawatch a été arrêtée il y a quelques jours. Elle avait débarqué de force sur l’île de Lampedusa des migrants récupérés en Méditerranée. L’affaire a déjà déclenché des disputes entre l’Italie et l’Allemagne, le pays de Carol Rackete. Elle risque jusqu’à 10 ans de prison.

ZK : Le Salvador est en deuil.

GN : C’était ce lundi les obsèques du jeune père et de sa fille de 2 ans qui s’étaient noyés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. La photo d’Oscar Alberto Martinez et de sa petite fille Angie Valeria morts au bord de la rivière avait beaucoup ému. Cette photo est devenue un symbole du drame de l’immigration vers les États-Unis. Quelques heures avant l’enterrement, le président salvadorien Nayib Bukele a parlé. Pour lui, les autorités de son pays sont responsables. Elles n’ont pas réussi à rendre meilleure la vie des habitants et les ont obligés à partir.

« C’est le symbole de la situation dont nous souffrons depuis 40 ans. Pendant les 10 dernières années, des milliers de Salvadoriens sont morts en essayant de traverser la frontière vers les États-Unis. Nous avons vu la vidéo d’un Salvadorien qui est mort. Souvent, il n’y a pas de vidéo ni de photos. Mais la tragédie existe toujours. Un Salvadorien sur trois vit en dehors du pays. C’est un chiffre comparable à un pays en guerre ou un pays qui n’a pas de statut d’État. Bien sûr je condamne la façon dont nos migrants sont traités, aux États-Unis, au Mexique et au Guatemala. Mais j’aimerais vraiment dire aux Salvadoriens que nous devons nous efforcer d’améliorer notre pays et de faire de notre pays un endroit que personne n’est obligé de quitter. Je pense que migrer vers un autre pays est un droit, mais cela devrait rester une option et non une obligation ».

ZK : Le président du Salvador Nayib Bukele.

GN : Le président de la Tunisie est sorti de l’hôpital aujourd’hui.

ZK : Beji Caïd Essebsi avait fait un grave malaise la semaine dernière. La présidence du pays avait dit que son état était grave. Il compte recommencer à travailler dans les prochains jours. Cette fois, c’est son fils qui le dit. Beji Caïd Essebsi est très âgé, il a 92 ans.

GN : En Russie, de fortes pluies sont tombées ces derniers jours sur une partie du pays.

ZK : En Sibérie, dans la région du lac Baïkal, ces pluies ont provoqué des inondations très graves. Des milliers de personnes ont dû quitter leurs maisons. Selon le dernier bilan, il y a 7 morts et une dizaine de disparus. À Moscou, les explications de Daniel Vallot.

Les pluies ont cessé de s’abattre autour du lac Baïkal, mais la situation reste très difficile pour les habitants de la région. Autour du lac, ce sont plusieurs dizaines de localités qui ont dû être évacuées face à la montée des eaux. À l’origine de la catastrophe, des pluies diluviennes qui ont fait déborder plusieurs cours d’eau dont le niveau était déjà très élevé. C’est ensuite le lac lui-même qui a débordé – le lac Baïkal est le plus profond du monde et contient 20 % des réserves d’eau douce de la planète. Le bilan est lourd : 7 morts, une dizaine de disparus, environ 50 villages totalement coupés du monde et plusieurs dizaines de milliers de personnes toujours privées d’électricité. Face à la catastropher l’aide s’organise. Mais les moyens locaux sont limités – et les opérations sont rendues plus difficiles en raison des dégâts matériels subis par la région : plusieurs routes coupées, et une quinzaine de ponts détruits. Pour faire face, des moyens militaires ont été engagés : plus d’un millier de soldats ont été envoyés sur place, par le ministère russe de la Défense. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

GN : Le football et la suite de la 3e journée de la coupe d’Afrique des nations en Égypte. Dans le groupe D, la Côte d’Ivoire se qualifie en battant la Namibie 4 à 1. Trois victoires en trois matchs pour le Maroc qui bat l’Afrique du Sud 1 à 0. Ce soir dans le groupe C, Tanzanie-Algérie et Kenya-Sénégal. Le football, avec un transfert. C’est désormais officiel, le milieu de terrain français Adrien Rabiot signe à la Juventus de Turin. Montant du transfert : zéro euro. Adrien Rabiot est allé au bout de son contrat avec le Paris Saint-Germain avec lequel il était en conflit et dont il n’a pas revêtu le maillot depuis des mois.



Voir le flux - 01/07/2019 20:30:09

Journal en français facile 01/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Guillaume Naudin : Il est 22h en temps universel, 20h ici à Paris. Merci d’écouter RFI et bienvenue dans votre Journal en français facile avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

GN : Dans ce journal ce soir nous allons parler de la situation politique très tendue à Hong Kong. Des manifestants sont entrés de force dans le parlement. Les forces de l’ordre les ont ensuite obligés à partir.

ZK : Des bombardements de la Coalition internationale dans le nord-Ouest de la Syrie. Ce sont des éléments liés à Al Qaïda qui était visé, il y a au moins 8 morts.

GN : Le deuil au Salvador. C’est ce lundi les funérailles du père et de sa petite fille morts noyés en tentant de rejoindre les États-Unis la semaine dernière.

ZK : Et puis de très fortes pluies et de graves inondations en Russie. Des milliers de personnes ont dû quitter leur domicile.

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GN : La violence politique à Hong Kong. Les manifestants sont entrés à l’intérieur du parlement.

ZK : Les personnes hostiles au gouvernement sont entrées en cassant des vitres. Les forces de l’ordre les ont délogés avec des gaz lacrymogènes, des gaz qui font pleurer. C’était aujourd’hui un jour important pour Hong Kong, puisque c’est l’anniversaire du retour à la Chine. Le drapeau colonial britannique a été exposé par les manifestants dans la salle du conseil. Depuis plusieurs semaines, une loi permettant des extraditions vers la Chine continentale fait l’objet de vives protestations. Mais là, ce sont les premières violences. Écoutez le reportage de Zhifan Liu.

À l’occasion des manifestations du 1er juillet, jour anniversaire des 22 ans de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, des centaines de jeunes manifestants ont pénétré de force dans le parlement. Une première dans l’histoire de l’ancienne colonie britannique. Les coups ont finalement eu raison des vitres blindées du parlement, entraînant la liesse de la foule. Après des heures à s’acharner sur l’enceinte officielle, les manifestants ont enfin pénétré à l’intérieur du Legco en début de soirée. Un geste fort et symbolique, pour la jeunesse hongkongaise qui cherche à tout prix à se faire entendre. « Nous devons nous en prendre à ces institutions politiques pour faire passer nos demandes de changement au gouvernement et leur mettre la pression. Nous avons déjà sacrifié trois jeunes Hongkongais donc nous pouvons plus attendre. C’est un pas en avant, mais si le gouvernement ne nous répond pas nous ne nous arrêterons pas à cette étape. » À l’intérieur, le chaos règne tandis que les manifestants s’organisent pour tenter d’ériger des barricades. Le matériel informatique, les meubles, rien n’échappe à la colère des étudiants. Cette prise du parlement est un réel tour de force. « C’est la dernière chose que l’on avait envie de faire. On a pu le voir avec la manifestation du 16 juin où nous avons démontré ce que nous voulions, mais le gouvernement n’en a rien à faire. Donc nous devons faire quelque chose pour la société et la jeunesse. Personne ne veut de la violence, mais c’est l’un seuls moyens pour nous d’obtenir une réponse. » Zhifan Liu, Hong Kong RFI.

ZK : Une nuit entière de négociation et toujours pas d’accord.

GN : Réunis à Bruxelles, les chefs des pays membres de l’Union européenne n’ont pas réussi à s’entendre sur les noms des personnes à nommer aux postes importants de l’Union européenne. Ils se retrouveront donc demain à 11h pour la suite des discussions. Il n’y a plus beaucoup de temps. Le parlement européen est censé élire son président ce mercredi matin.

ZK : C’est officiel l’Iran a dépassé le seuil du stock d’uranium faiblement enrichi autorisé par l’accord nucléaire de 2015.

GN : L’Agence internationale de l’énergie atomique confirme l’information du ministre iranien des affaires étrangères. L’Iran a déjà annoncé son intention d’abandonner d’autres promesses prévues par l’accord. Les relations de l’Iran sont très tendues avec les États-Unis de Donald Trump qui ont quitté l’accord et rétabli les sanctions. L’Iran reproche aux autres signataires, les Européens de ne pas en avoir fait suffisamment pour l’aider contre les sanctions américaines.

ZK : Après l’annonce de la fin de l’État islamique à l’est de la Syrie, les États-Unis se tournent maintenant vers le nord-ouest du pays.

GN : Washington annonce avoir frappé des dirigeants d’Al-Qaïda près de la ville d’Alep. Bilan selon l’observatoire syrien des droits de l’Homme : huit morts, dont six commandants d’un groupe lié à l’organisation terroriste. Les précisions d’Oriane Verdier.

Voilà deux ans que les États-Unis n’avaient pas mené d’attaque dans le Nord-Ouest syrien. Selon certains analystes la Russie grande alliée du régime syrien aurait exclu les États-Unis de l’espace aérien dans la région. Est-ce une décision isolée de Washington ou le signe d’un nouvel accord entre les deux grands acteurs internationaux ? Quoi qu’il en soit ce bombardement survient au milieu d’une escalade militaire dans la zone. Idleb et les alentours d’Alep et de Hama représentent l’ultime bastion anti-Assad. Un accord de non-agression avait été passé l’année dernière entre Ankara soutien des rebelles et Moscou pro-régime. Mais parmi la multitude de milices censées être soumises à la Turquie, les jihadistes de Hayat Tahrir Al Cham, ancienne branche syrienne d’Al Qaïda ont pris le contrôle d’une grande partie de la zone. Depuis avril, les bombardements pro-régime se sont intensifiés. Les affrontements actuels font craindre aux Nations Unies l’une des pires catastrophes humanitaires depuis le début du conflit syrien en 2011. Trois millions de personnes vivent dans la région d’Idleb dont de nombreux déplacés d’autres régions du pays. Environ 500 civils auraient été tués par les bombardements depuis début avril.

ZK : Carola Rackete présentée à la justice italienne.

GN : La capitaine du bateau humanitaire Seawatch a été arrêtée il y a quelques jours. Elle avait débarqué de force sur l’île de Lampedusa des migrants récupérés en Méditerranée. L’affaire a déjà déclenché des disputes entre l’Italie et l’Allemagne, le pays de Carol Rackete. Elle risque jusqu’à 10 ans de prison.

ZK : Le Salvador est en deuil.

GN : C’était ce lundi les obsèques du jeune père et de sa fille de 2 ans qui s’étaient noyés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. La photo d’Oscar Alberto Martinez et de sa petite fille Angie Valeria morts au bord de la rivière avait beaucoup ému. Cette photo est devenue un symbole du drame de l’immigration vers les États-Unis. Quelques heures avant l’enterrement, le président salvadorien Nayib Bukele a parlé. Pour lui, les autorités de son pays sont responsables. Elles n’ont pas réussi à rendre meilleure la vie des habitants et les ont obligés à partir.

« C’est le symbole de la situation dont nous souffrons depuis 40 ans. Pendant les 10 dernières années, des milliers de Salvadoriens sont morts en essayant de traverser la frontière vers les États-Unis. Nous avons vu la vidéo d’un Salvadorien qui est mort. Souvent, il n’y a pas de vidéo ni de photos. Mais la tragédie existe toujours. Un Salvadorien sur trois vit en dehors du pays. C’est un chiffre comparable à un pays en guerre ou un pays qui n’a pas de statut d’État. Bien sûr je condamne la façon dont nos migrants sont traités, aux États-Unis, au Mexique et au Guatemala. Mais j’aimerais vraiment dire aux Salvadoriens que nous devons nous efforcer d’améliorer notre pays et de faire de notre pays un endroit que personne n’est obligé de quitter. Je pense que migrer vers un autre pays est un droit, mais cela devrait rester une option et non une obligation ».

ZK : Le président du Salvador Nayib Bukele.

GN : Le président de la Tunisie est sorti de l’hôpital aujourd’hui.

ZK : Beji Caïd Essebsi avait fait un grave malaise la semaine dernière. La présidence du pays avait dit que son état était grave. Il compte recommencer à travailler dans les prochains jours. Cette fois, c’est son fils qui le dit. Beji Caïd Essebsi est très âgé, il a 92 ans.

GN : En Russie, de fortes pluies sont tombées ces derniers jours sur une partie du pays.

ZK : En Sibérie, dans la région du lac Baïkal, ces pluies ont provoqué des inondations très graves. Des milliers de personnes ont dû quitter leurs maisons. Selon le dernier bilan, il y a 7 morts et une dizaine de disparus. À Moscou, les explications de Daniel Vallot.

Les pluies ont cessé de s’abattre autour du lac Baïkal, mais la situation reste très difficile pour les habitants de la région. Autour du lac, ce sont plusieurs dizaines de localités qui ont dû être évacuées face à la montée des eaux. À l’origine de la catastrophe, des pluies diluviennes qui ont fait déborder plusieurs cours d’eau dont le niveau était déjà très élevé. C’est ensuite le lac lui-même qui a débordé – le lac Baïkal est le plus profond du monde et contient 20 % des réserves d’eau douce de la planète. Le bilan est lourd : 7 morts, une dizaine de disparus, environ 50 villages totalement coupés du monde et plusieurs dizaines de milliers de personnes toujours privées d’électricité. Face à la catastropher l’aide s’organise. Mais les moyens locaux sont limités – et les opérations sont rendues plus difficiles en raison des dégâts matériels subis par la région : plusieurs routes coupées, et une quinzaine de ponts détruits. Pour faire face, des moyens militaires ont été engagés : plus d’un millier de soldats ont été envoyés sur place, par le ministère russe de la Défense. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

GN : Le football et la suite de la 3e journée de la coupe d’Afrique des nations en Égypte. Dans le groupe D, la Côte d’Ivoire se qualifie en battant la Namibie 4 à 1. Trois victoires en trois matchs pour le Maroc qui bat l’Afrique du Sud 1 à 0. Ce soir dans le groupe C, Tanzanie-Algérie et Kenya-Sénégal. Le football, avec un transfert. C’est désormais officiel, le milieu de terrain français Adrien Rabiot signe à la Juventus de Turin. Montant du transfert : zéro euro. Adrien Rabiot est allé au bout de son contrat avec le Paris Saint-Germain avec lequel il était en conflit et dont il n’a pas revêtu le maillot depuis des mois.



Voir le flux - 01/07/2019 20:30:09

Emmerdeuse

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

« Une emmerdeuse ! » C’est, paraît-il, ainsi que Carola Rackete a été qualifiée par le ministre italien Matteo Salvini. Exactement comme ça ? Non ! Salvini parle italien, ce n’est pas en français que le mot a été prononcé. Mais on sait que la proximité et la transparence entre les deux langues permettent que cette traduction en donne une idée assez fidèle.

Bien sûr la phrase est insultante. Mais pas seulement ! Elle est méprisante, ce qui va bien avec l’insulte, mais surtout elle est minorante. Elle rabaisse la Capitaine du bateau qui a forcé le blocus pour débarquer ses passagers migrants à Lampedusa, elle rétrécit la portée de son geste, le réduit, avant de le calomnier (« elle est payée par on ne sait qui… »). Ce qui permet de faire de Carola Rackete une simple emmerdeuse, celle qui vous gêne, un peu, mais dont on se débarrasse d’un revers de main, comme la mouche importune : Une emmerdeuse !

En français évidemment le mot est vulgaire, comme tous ceux qui appartiennent à cette famille. On le trouve au féminin comme au masculin, avec comme c’est fréquent peut-être un soupçon de dédain en plus quand il s’agit d’une femme. Et on connaît le mot, un peu précieux et très macho de Paul Valéry, qui distinguait trois catégories de femmes (déjà pour établir des catégories, il faut se mettre légèrement au-dessus du lot) : les emmerdantes, les emmerdeuses et les emmerderesses. C’était pour faire un mot, et le machisme à son époque était une idéologie exclusive…

Si l’emmerdeur, ou l’emmerdeuse, est le gêneur, celui qui vous importune, qui vous embête, qui vous ennuie, le fâcheux comme on disait à l’époque de Molière, celui qui vous emmerde, on voit que le sens n’est pas si fort que cela. C’est celui qui nous fait chier, pour reprendre l’image inverse, elle aussi vulgaire, mais elle aussi très courante, et pas très ancienne : il n’y a que depuis la fin des années 60 que l’expression et usuelle.

Les autres mots de la famille ont à peu près le même niveau de langage : assez vulgaire, mais plus familier que vulgaire : le genre d’expressions qu’on entendra entre égaux, dans une situation officieuse évidemment : on n’entendra pas ça dans un discours. Mais autour du verre qui le suit… pourquoi pas !

Et ces autres mots ont des sens un peu différents : merder par exemple veut simplement dire rater, échouer. Pas toujours complètement d’ailleurs : je crois que j’ai un peu merdé à mon examen ! Je n’ai pas très bien réussi. Quant à l’interjection « Merde ! », elle est bien sûr très fréquente, avec des sens très différents : la contrariété – le premier auquel on pense –, mais aussi l’indignation, le refus, ou même la surprise et l’admiration !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 01/07/2019 08:00:07