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Journal en français facile 12/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Guillaume Naudin : Il est 20h en temps universel, 22h ici à Paris, vous écoutez RFI. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec ce soir Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir.

GN : Et dans l’actualité de ce lundi, il y a : la crise politique à Hong Kong. Les manifestants pro-démocratie envahissent l’aéroport qui a été fermé alors que le gouvernement chinois hausse le ton.

SB : La chute de la Bourse argentine. Elle s’est effondrée de 30 % à l’ouverture après la défaite du président Macri dans une élection primaire.

GN : Un nouveau président au Guatemala. Alejandro Giamattei a été élu à sa quatrième tentative. De nombreux défis l’attendent.

SB : Et puis la situation des familles de travailleurs philippins en Israël. Une femme venue travailler dans le pays risque l’expulsion pour avoir fait un enfant.

------

SB : on commence avec la crise à Hong Kong.

GN : La tension continue à monter. Tous les vols ont été annulés aujourd’hui à l’aéroport du territoire, dont le hall des arrivées a été le théâtre d’une manifestation de plusieurs milliers de militants pro-démocratie. Ils sont venus accueillir les voyageurs en leur demandant leur soutien et pour protester contre la stratégie de maintien de l’ordre, au lendemain d’un 10e week-end de protestation qui s’est terminé dimanche soir dans la violence. Les vols du 8e aéroport du monde ont donc été suspendus. Les précisions de Yelena Tomic.

Des milliers de manifestants pro-démocratie, inquiets de la répression policière toujours plus violente de ces derniers jours, ont décidé d’envahir ce lundi le principal terminal de l’aéroport. À l’exception des vols au départ dont l’enregistrement est terminé et des vols à l’arrivée qui sont déjà en route pour Hong Kong, tous les autres vols ont été annulés pour le reste de la journée. Certains observateurs s’attendent à un assaut de la police qui serait imminent pour déloger les milliers de personnes massées dans le hall du principal terminal et qui ont commencé leur sit-in il y a 4 jours. Après un week-end très violent sur l’île, 45 blessés dont deux gravement et de nombreuses arrestations, la police a sorti ce lundi les canons à eau. À Pékin la colère gronde, on parle désormais de « manifestants radicaux » et de « premiers signes de terrorisme ». Depuis quelques jours les médias chinois diffusent des images de blindés de la police en route vers la métropole de Shenzhen, aux portes de Hong Kong. Il s’agirait d’exercices d’envergures visant à impressionner les militants hongkongais, mais aussi selon les experts à empêcher une contagion à la Chine continentale.

SB : Les tensions économiques et commerciales entre la Corée et le Japon.

GN : Le gouvernement sud-coréen a retiré ce matin le Japon de sa liste « blanche » de partenaires commerciaux privilégiés, une mesure qui en pratique compliquera les exportations coréennes vers le voisin nippon. C’est le dernier épisode d’une guerre commerciale qui fait rage entre les deux pays : après que la Cour suprême à Séoul a condamné des entreprises japonaises pour travail forcé pendant la guerre, Tokyo a restreint les exportations en Corée de matières premières cruciales pour l’industrie coréenne des semi-conducteurs. Une décision qui suscite en Corée un violent sentiment de colère contre l’ancien occupant colonial.

SB : Lundi noir en Argentine.

GN : On parle de journée noire quand la bourse s’effondre. Et elle a chuté de 30 % à l’ouverture, au lendemain de la lourde défaite du chef de l’État Mauricio Macri à des élections primaires. Un scrutin vu comme un galop d’essai avant la présidentielle au mois d’octobre. Pour Nestor Sibona, éditorialiste économique du journal La Nacion, à Buenos Aires, les mauvais résultats économiques de la présidence Macri pèsent beaucoup dans le scrutin.

[Transcription manquante]

GN : Des propos recueillis par Orlando Torricelli de la rédaction espagnole de RFI.

SB : Au Guatemala, la présidence a un nouveau visage.

GN : C’est celui d’Alejandro Giammattei. Ce médecin de 63 ans, qui briguait la plus haute fonction de l’État pour la quatrième fois, a été élu ce dimanche avec 58 % des voix. Candidat du parti de centre-droit « Vamos » - Allons-y, en français -, il prendra ses fonctions le 14 janvier 2020. Et de nombreux défis l’attendent, Margot Turgy.

Le premier défi, c’est la lutte contre la corruption. Alejandro Giammettei entend le relever sans la Cicig - la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala. Cette mission de l’ONU a été expulsée en janvier par le président sortant Jimmy Morales, pour une enquête sur le financement de sa campagne électorale. Aujourd’hui, Alejandro Giammettei, qui a connu la prison en 2010, veut la remplacer par un organisme national. L’autre défi majeur, c’est la lutte contre la violence qui gangrène le pays. Pour lui, la solution est simple : il faut rétablir la peine de mort. Quant à la lutte contre la pauvreté, Alejandro Giammettei promet de créer un million d’emplois en quatre ans, sans donner de détails sur la façon d’y parvenir. Corruption, violence et pauvreté poussent les Guatémaltèques à émigrer vers les États-Unis. C’est là que se joue le défi majeur d’Alejandro Giammettei. Un accord vient d’être soutiré au président sortant par Donald Trump, qui classe le Guatemala comme un « pays tiers sûr ». Les migrants doivent désormais y demander l’asile en premier. Mais le pays a déjà du mal à nourrir ses propres habitants. Alejandro Giammettei avait qualifié cet accord de « mauvaise nouvelle ». Il n’a pour l’instant pas indiqué s’il comptait s’y plier.

SB : Semaine décisive pour l’Italie en pleine crise politique.

GN : Les chefs des groupes politiques du Sénat étaient réunis aujourd’hui pour se prononcer sur la date du vote de la motion de censure du gouvernement, déposée par la Ligue. La décision a été repoussée à demain. Matteo Salvini a fait éclater la coalition Ligue/Mouvement 5 étoiles, il souhaite de nouvelles élections au plus vite. Les tractations vont bon train à Rome. L’enjeu est de savoir si les Italiens retourneront aux urnes dès l’automne comme le souhaite la Ligue ou si une majorité de circonstances pourrait soutenir un gouvernement technique et repousser le scrutin de plusieurs mois.

SB : On parle maintenant de la situation des travailleurs étrangers en Israël.

GN : Une travailleuse philippine et son fils de 13 ans, né en Israël, étaient sur le point d’être expulsés hier soir, mais selon une association ils restent finalement à l’aéroport dans une zone de détention. La jeune femme, Rosemarie Perez et son fils Rohan symbolisent le cas de centaines de femmes venues légalement en Israël pour travailler, mais à qui on interdit d’avoir des enfants, sous peine d’être expulsés. Beth Franco, porte-parole de l’association United Children of Israël jointe par Murielle Paradon.

« Rohan est un enfant né d’une mère qui est venue en Israël pour travailler et s’occuper de personnes aggers 24h sur 24, six jours par semaine, un travail que personne ne veut faire. Et Rohan son fils est né ici, il a étudié ici, il a grandi ici, a la mentalité d’ici, il est complètement Israélien. » Quand ces femmes viennent en Israël, elles n’ont pas le droit de fonder une famille ? « Exactement, elles signent un contrat selon lequel elles n’ont pas droit d’avoir un enfant en Israël. Si c’est le cas, elles doivent l’envoyer dans leur pays, sinon elles perdent leur visa. Elles deviennent illégales automatiquement. Mais que pouvez-vous attendre de jeunes femmes qui arrivent ici pour travailler ? Elles sont jeunes, elles sortent, elles tombent amoureuses... Avant de faire venir des gens en Israël, il fallait penser à l’avenir. Maintenant les autorités essaient d’expulser ces femmes et leurs enfants et en même temps elles font venir de nouveaux travailleurs tous les jours, quelle est la logique ? »

SB : L’affaire Epstein et ses conséquences.

GN : Après la mort en prison de Jeffrey Epstein, financier américain poursuivi pour des agressions sexuelles sur mineures, deux ministres français demandent l’ouverture d’une enquête en France pour éclaircir les causes des allers-retours en France de celui qui possédait un immeuble dans un quartier huppé de la capitale française. La ministre de la Justice Nicole Belloubet rappelle qu’il n’appartient pas au gouvernement de décider des poursuites. Jeffrey Epstein a été retrouvé mort en prison. Il s’est apparemment suicidé, mais ses nombreuses connaissances dans les milieux politiques américains ont donné lieu à de nombreuses théories du complot.

La mort d’une vedette de la musique ivoirienne. DJ Arafat était notamment très apprécié des amateurs de coupé-décalé. Il est décédé ce lundi des suites d’un accident de la circulation. Il a apparemment percuté une voiture alors qu’il circulait à Moto la nuit dernière à Abidjan. DJ Arafat, de son vrai nom Houon Ange Didier était âgé de 33 ans. DJ Arafat avait été désigné" meilleur artiste de l’année" aux Awards du coupé décalé en 2016 et 2017.



Voir le flux - 12/08/2019 20:30:13

Journal en français facile 12/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Guillaume Naudin : Il est 20h en temps universel, 22h ici à Paris, vous écoutez RFI. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec ce soir Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir.

GN : Et dans l’actualité de ce lundi, il y a : la crise politique à Hong Kong. Les manifestants pro-démocratie envahissent l’aéroport qui a été fermé alors que le gouvernement chinois hausse le ton.

SB : La chute de la Bourse argentine. Elle s’est effondrée de 30 % à l’ouverture après la défaite du président Macri dans une élection primaire.

GN : Un nouveau président au Guatemala. Alejandro Giamattei a été élu à sa quatrième tentative. De nombreux défis l’attendent.

SB : Et puis la situation des familles de travailleurs philippins en Israël. Une femme venue travailler dans le pays risque l’expulsion pour avoir fait un enfant.

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SB : on commence avec la crise à Hong Kong.

GN : La tension continue à monter. Tous les vols ont été annulés aujourd’hui à l’aéroport du territoire, dont le hall des arrivées a été le théâtre d’une manifestation de plusieurs milliers de militants pro-démocratie. Ils sont venus accueillir les voyageurs en leur demandant leur soutien et pour protester contre la stratégie de maintien de l’ordre, au lendemain d’un 10e week-end de protestation qui s’est terminé dimanche soir dans la violence. Les vols du 8e aéroport du monde ont donc été suspendus. Les précisions de Yelena Tomic.

Des milliers de manifestants pro-démocratie, inquiets de la répression policière toujours plus violente de ces derniers jours, ont décidé d’envahir ce lundi le principal terminal de l’aéroport. À l’exception des vols au départ dont l’enregistrement est terminé et des vols à l’arrivée qui sont déjà en route pour Hong Kong, tous les autres vols ont été annulés pour le reste de la journée. Certains observateurs s’attendent à un assaut de la police qui serait imminent pour déloger les milliers de personnes massées dans le hall du principal terminal et qui ont commencé leur sit-in il y a 4 jours. Après un week-end très violent sur l’île, 45 blessés dont deux gravement et de nombreuses arrestations, la police a sorti ce lundi les canons à eau. À Pékin la colère gronde, on parle désormais de « manifestants radicaux » et de « premiers signes de terrorisme ». Depuis quelques jours les médias chinois diffusent des images de blindés de la police en route vers la métropole de Shenzhen, aux portes de Hong Kong. Il s’agirait d’exercices d’envergures visant à impressionner les militants hongkongais, mais aussi selon les experts à empêcher une contagion à la Chine continentale.

SB : Les tensions économiques et commerciales entre la Corée et le Japon.

GN : Le gouvernement sud-coréen a retiré ce matin le Japon de sa liste « blanche » de partenaires commerciaux privilégiés, une mesure qui en pratique compliquera les exportations coréennes vers le voisin nippon. C’est le dernier épisode d’une guerre commerciale qui fait rage entre les deux pays : après que la Cour suprême à Séoul a condamné des entreprises japonaises pour travail forcé pendant la guerre, Tokyo a restreint les exportations en Corée de matières premières cruciales pour l’industrie coréenne des semi-conducteurs. Une décision qui suscite en Corée un violent sentiment de colère contre l’ancien occupant colonial.

SB : Lundi noir en Argentine.

GN : On parle de journée noire quand la bourse s’effondre. Et elle a chuté de 30 % à l’ouverture, au lendemain de la lourde défaite du chef de l’État Mauricio Macri à des élections primaires. Un scrutin vu comme un galop d’essai avant la présidentielle au mois d’octobre. Pour Nestor Sibona, éditorialiste économique du journal La Nacion, à Buenos Aires, les mauvais résultats économiques de la présidence Macri pèsent beaucoup dans le scrutin.

[Transcription manquante]

GN : Des propos recueillis par Orlando Torricelli de la rédaction espagnole de RFI.

SB : Au Guatemala, la présidence a un nouveau visage.

GN : C’est celui d’Alejandro Giammattei. Ce médecin de 63 ans, qui briguait la plus haute fonction de l’État pour la quatrième fois, a été élu ce dimanche avec 58 % des voix. Candidat du parti de centre-droit « Vamos » - Allons-y, en français -, il prendra ses fonctions le 14 janvier 2020. Et de nombreux défis l’attendent, Margot Turgy.

Le premier défi, c’est la lutte contre la corruption. Alejandro Giammettei entend le relever sans la Cicig - la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala. Cette mission de l’ONU a été expulsée en janvier par le président sortant Jimmy Morales, pour une enquête sur le financement de sa campagne électorale. Aujourd’hui, Alejandro Giammettei, qui a connu la prison en 2010, veut la remplacer par un organisme national. L’autre défi majeur, c’est la lutte contre la violence qui gangrène le pays. Pour lui, la solution est simple : il faut rétablir la peine de mort. Quant à la lutte contre la pauvreté, Alejandro Giammettei promet de créer un million d’emplois en quatre ans, sans donner de détails sur la façon d’y parvenir. Corruption, violence et pauvreté poussent les Guatémaltèques à émigrer vers les États-Unis. C’est là que se joue le défi majeur d’Alejandro Giammettei. Un accord vient d’être soutiré au président sortant par Donald Trump, qui classe le Guatemala comme un « pays tiers sûr ». Les migrants doivent désormais y demander l’asile en premier. Mais le pays a déjà du mal à nourrir ses propres habitants. Alejandro Giammettei avait qualifié cet accord de « mauvaise nouvelle ». Il n’a pour l’instant pas indiqué s’il comptait s’y plier.

SB : Semaine décisive pour l’Italie en pleine crise politique.

GN : Les chefs des groupes politiques du Sénat étaient réunis aujourd’hui pour se prononcer sur la date du vote de la motion de censure du gouvernement, déposée par la Ligue. La décision a été repoussée à demain. Matteo Salvini a fait éclater la coalition Ligue/Mouvement 5 étoiles, il souhaite de nouvelles élections au plus vite. Les tractations vont bon train à Rome. L’enjeu est de savoir si les Italiens retourneront aux urnes dès l’automne comme le souhaite la Ligue ou si une majorité de circonstances pourrait soutenir un gouvernement technique et repousser le scrutin de plusieurs mois.

SB : On parle maintenant de la situation des travailleurs étrangers en Israël.

GN : Une travailleuse philippine et son fils de 13 ans, né en Israël, étaient sur le point d’être expulsés hier soir, mais selon une association ils restent finalement à l’aéroport dans une zone de détention. La jeune femme, Rosemarie Perez et son fils Rohan symbolisent le cas de centaines de femmes venues légalement en Israël pour travailler, mais à qui on interdit d’avoir des enfants, sous peine d’être expulsés. Beth Franco, porte-parole de l’association United Children of Israël jointe par Murielle Paradon.

« Rohan est un enfant né d’une mère qui est venue en Israël pour travailler et s’occuper de personnes aggers 24h sur 24, six jours par semaine, un travail que personne ne veut faire. Et Rohan son fils est né ici, il a étudié ici, il a grandi ici, a la mentalité d’ici, il est complètement Israélien. » Quand ces femmes viennent en Israël, elles n’ont pas le droit de fonder une famille ? « Exactement, elles signent un contrat selon lequel elles n’ont pas droit d’avoir un enfant en Israël. Si c’est le cas, elles doivent l’envoyer dans leur pays, sinon elles perdent leur visa. Elles deviennent illégales automatiquement. Mais que pouvez-vous attendre de jeunes femmes qui arrivent ici pour travailler ? Elles sont jeunes, elles sortent, elles tombent amoureuses... Avant de faire venir des gens en Israël, il fallait penser à l’avenir. Maintenant les autorités essaient d’expulser ces femmes et leurs enfants et en même temps elles font venir de nouveaux travailleurs tous les jours, quelle est la logique ? »

SB : L’affaire Epstein et ses conséquences.

GN : Après la mort en prison de Jeffrey Epstein, financier américain poursuivi pour des agressions sexuelles sur mineures, deux ministres français demandent l’ouverture d’une enquête en France pour éclaircir les causes des allers-retours en France de celui qui possédait un immeuble dans un quartier huppé de la capitale française. La ministre de la Justice Nicole Belloubet rappelle qu’il n’appartient pas au gouvernement de décider des poursuites. Jeffrey Epstein a été retrouvé mort en prison. Il s’est apparemment suicidé, mais ses nombreuses connaissances dans les milieux politiques américains ont donné lieu à de nombreuses théories du complot.

La mort d’une vedette de la musique ivoirienne. DJ Arafat était notamment très apprécié des amateurs de coupé-décalé. Il est décédé ce lundi des suites d’un accident de la circulation. Il a apparemment percuté une voiture alors qu’il circulait à Moto la nuit dernière à Abidjan. DJ Arafat, de son vrai nom Houon Ange Didier était âgé de 33 ans. DJ Arafat avait été désigné" meilleur artiste de l’année" aux Awards du coupé décalé en 2016 et 2017.



Voir le flux - 12/08/2019 20:30:13

L’univers de la chanteuse Camélia Jordana

À l’occasion de sa participation au festival breton Art Rock, l’artiste Camélia Jordana parle d’elle et de ses influences au micro de José Marinho. Cette activité est proposée en partenariat avec le numéro 425 du « Français dans le monde ».


Voir le flux - 12/08/2019 12:26:52

Le foot et les filles

Écoutez dans cet extrait les jeunes joueuses de l’équipe de football de la ville de Malakoff, près de Paris. Cette activité est proposée en partenariat avec le numéro 425 du « Français dans le monde ».


Voir le flux - 12/08/2019 12:05:42

Rendez-vous à Athènes du 4 au 8 septembre !

Il est encore temps de s’inscrire ! Le grand congrès des professeurs de français de l’Europe de l’Ouest et d’Europe centrale débute dans moins d’un mois. Organisé par l’Association des professeurs de français de Grèce, l’événement accueille  de grands conférenciers comme notre ami et collaborateur Bernard Cerquiglini, Jean-Louis Chiss, Jean-Claude Beacco, Jean-Pierre Cuq ou Jean-Marc... Lire la suite

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Voir le flux - 12/08/2019 09:20:34

Focus

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Focus sur la question noire au cinéma ! C’est la formule choisie par les informations de Rfi pour éclairer le titre de la programmation « Black light », lumière noire, l’une des particularités du festival suisse de cinéma de Locarno de cette année.

Le sens de ce mot focus, dans cet exemple se comprend facilement : il s’agit de rassembler un certain nombre de films qui de façons différentes traitent de cette fameuse « question noire ». Cette expression est bien floue, et évoque des approches très différentes : des films dont le sujet évoque la condition des populations noires, le plus souvent dans des lieux ou à des époques où ils étaient soumis à une oppression, une ségrégation… cela peut aller de l’esclavage à l’apartheid, de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis à l’histoire de certaines diasporas. Ou des films dont les acteurs principaux ou secondaires étaient des noirs, des films dirigés ou produits par des noirs. Pourquoi parler de focus ? On sous-entend que grâce à cette sélection de films, on pourra se faire une idée générale de la manière dont le cinéma a traité cette « question noire ». Si on parle de focus, c’est un peu qu’on met l’accent sur un point précis. Ce mot de focus est un double emprunt pour la langue française : on l’emprunte au langage photographique anglais, qui lui-même a cueilli ce mot, sans le changer, dans le latin. Focus, qui a donné la famille du mot foyer en français, représente l’endroit où on fait, où on entretien le feu. Une idée donc d’incandescence, mais aussi de concentration de chaleur, ou de rayons pouvant mettre le feu à ce qui doit brûler. C’est cette idée de concentration de rayons qui explique le passage dans la langue de la photo : le focus, c’est la mise au point, les dispositions prises pour que l’image photographiée ne soit pas floue, qu’elle soit nette. Et pour mettre au point un appareil de photo, on dit qu’on fait le point, qu’on règle l’appareil au mieux. Le focus a donc, par ricochet, désigné cette façon de faire le point. Et l’expression faire le point a plusieurs sens en français contemporain : faire le point, c’est faire la synthèse de toutes les informations qu’on a sur un sujet, tenter de comprendre les différentes tendances. Ce qui évoque un effet de zoom, avec ce mot anglais qui fait penser à un rapprochement, à un grossissement, de ce qu’on veut voir. L’image est donc à l’opposé de celle de grand-angle, de prise de recul, qui évoque plutôt un pas en arrière, et un élargissement du champ de vision.

Si l’on comprend bien ce sens particulier de l’anglicisme focus en français d’aujourd’hui, c’est qu’on utilise aussi le verbe se focaliser, qui est un synonyme de se concentrer.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 12/08/2019 09:15:05

Journal en français facile 11/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi ce soir pour vous le présenter, Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Andréane et bonsoir à tous

AM : Au sommaire de ce journal : dixième week-end de manifestation à Hong Kong. Ils étaient des milliers encore réunis aujourd’hui. Reportage de notre envoyé spécial à suivre. C’est jour de vote au Guatemala. Les huit millions d’électeurs votent pour le deuxième tour de la présidentielle. Sonia Gandhi élue à la tête du Congrès en Inde. Elle remplace son fils qui a démissionné après le mauvais score du parti aux législatives.

-----

SD : Encore des manifestations à Hong Kong ce dimanche, c’est le 10e week-end de mobilisation dans le territoire semi-autonome. Tous demandent, le retrait d’un projet de loi qui autoriserait l’envoi de suspects, vers la Chine, mais aussi plus de droits et plus de liberté.

AM : Et vendredi, Carrie Laam, la cheffe du gouvernement de Hong Kong a écarté toute concession avec les manifestants. Mais cela n’a pas entamé leur motivation. Ils étaient des milliers, une fois encore rassemblés ce dimanche. Une manifestation, au cœur de Victoria Park, notamment, et une marche, une fois encore non autorisée. Quelques heurts ont éclaté et les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes. Plus tôt dans l’après-midi, un grand meeting, un discours public, s’est tenu à Victoria Park, des travailleurs sociaux, des députés pro-démocratie et des étudiants se sont succédé au micro. Notre envoyé spécial Christophe Paget y était.

Hongkongais bonne chance ! Assis sur le stade de football du Park Victoria, ils sont des milliers à écouter chaque intervenant, et reprendre en chœur les slogans. Jenny est enseignante, elle vient d’appeler tous les Hongkongais à manifester, et pas seulement les jeunes : « Certaines personnes âgées pensent que tout ça est très dangereux, et que nous devons rester chez nous. Mais je veux que le mot passe : il n’y a pas de danger, même si nous manifestons. Si nous perdons, nous perdons pour toujours. C’est la bataille de la dernière chance pour HK ». Un travailleur social, la voix étranglée par l’émotion, explique qu’il a été arrêté lors d’une manifestation et pourrait perdre sa licence. Beaucoup parlent des violences policières. Et du système politique de Hong Kong. Le député Fernando Cheung : « Nous avons vu une collusion assez claire entre la police, les triades, les députés pro-Pékin et le bureau de liaison de la Chine. Si nous arrêtons le mouvement maintenant, cela voudrait dire que nous acceptons ce genre de pratiques. C’est impossible ». Un ancien du mouvement des parapluies appelle à une nouvelle grève générale. Dans le public, un retraité approuve : « C’est ça qui touche le gouvernement. Comme cette manifestation, très pacifique. Mais il faut aussi que la marche ait lieu, sinon ce n’est pas assez ». De fait, avant même la fin du rassemblement, une centaine de manifestants ont rempli les rues voisines du quartier commercial de Causeway Bay. « Il n’y a pas d’émeutiers, juste la tyrannie ». Christophe Paget, Hong Kong, RFI.

SD : RFI, il est 2h03 à New Delhi. L’Inde où le parti du Congrès a un nouveau président. Il s’agit de Sonia Gandhi, la mère de Rahul Gandhi.

AM : Raoul Gandhi, qui a démissionné au début du mois de juillet après sa défaite aux dernières élections législatives en avril. Une élection qui a plongé le parti dans une crise profonde, alors que le parti de Narendra Modi a été plébiscité, c’est à dire qui a été préféré lors du vote. Le congrès, parti de centre gauche, a dirigé la majeure partie des gouvernements de l’Inde depuis l’Indépendance. Pour le sortir de cette crise, Sonia Gandhi vient donc d’en prendre les rênes, et elle n’est autre que la mère de Raoul Gandhi. Explications, Sébastien Farcis.

C’est Sonia Gandhi qui reprend les rênes du Congrès. Et ce parti reste ainsi une affaire de famille, il y a un mois, le président Rahul Gandhi a brutalement annoncé sa démission. Il tenait à assumer l’entière responsabilité de la 2e défaite consécutive de son parti aux législatives, où le congrès n’a conquis qu’un siège sur 10. L’objectif de ce jeune dirigeant, petit-fils d’Indira Gandhi, était d’initier une réforme de fond dans la formation de centre gauche : redéfinir son idéologie et surtout, recommandait-il, désigner un président qui ne soit pas de la famille des Nehru Gandhi. Ce qui n’est arrivé que pendant 7 ans en 71 ans d’indépendance de l’Inde. Cette réforme de fond est donc manquée : le comité exécutif du parti a reconduit Sonia Gandhi, mère de Rahul âgée de 72 ans et ex-dirigeante du parti, comme présidente par intérim. Les jeunes leaders ne manquent pourtant pas, mais beaucoup estiment que la famille des Gandhi est le ciment qui tient cette formation pan-indienne. Et l’enlever risquerait de provoquer des divisions profondes au sein du Congrès.

SD : On vote aujourd’hui au Guatemala. C’est le deuxième tour de la présidentielle dans le pays.

AM : Les 8 millions d’électeurs doivent choisir entre la candidate sociale-démocrate Sandra Torres, en tête au premier tour, et son adversaire de droite Alejandro Giammattei. L’ancien président Jimmy Morales n’a pas pu se présenter, la constitution du pays le lui interdit.

SD : Au Pérou, le gouvernement vient de suspendre le projet de construction de la mine de cuivre de Tía María, au sud du pays. Un projet qui aurait dû produire 120 000 tonnes de cuivre chaque année.

AM : Et cela fait dix ans que ce projet est rejeté par une bonne partie de la population locale. Sur place, Éric Samson.

[Transcription manquante]

SD : Vous écoutez RFI, il est 22 heures 07 à Paris.

AM : Et c’est l’heure de l’expression de la semaine. Comme chaque semaine, signée Yvan Amar. Répétition générale aujourd’hui.

En Argentine, les Primaires servent, nous disent les informations de Rfi, de répétition générale. Ces élections primaires, qui permettent de voir qui seront les candidats des principaux partis ou principales alliances, sont en fait une sorte de simulation des élections proprement dites qui auront lieu dans deux mois. Elles vont donner une image probablement assez fiable, assez représentative de ce que donneront les élections. C’est-à-dire qu’on peut y croire : ça se passera probablement comme ça dans deux mois. C’est bien l’idée de la répétition générale : une expression qui vient du théâtre : avant de montrer une pièce au public, les comédiens répètent : ils font des essais, ils jouent la pièce entre eux, scène par scène, pour travailler la mise en scène, le jeu des acteurs. Et puis juste avant la « première », c’est-à-dire la première représentation, on joue la pièce sans s’arrêter, comme s’il y avait du public. C’est la répétition générale, qu’on appelle souvent la générale, et qui se fait dans les mêmes conditions, ou presque, que le vrai spectacle. On organise donc la générale peu avant la première. Parfois on parle aussi de filage : un autre mot, pour dire qu’on va jouer la pièce sans pause, en enchaînant toutes les scènes, comme si on les enfilait les unes aux autres. Et pour les grandes productions, parfois, on parle même de la couturière, qui se fait avant la générale : c’est la première répétition qui se fait en costume et qui permet donc de vérifier que les costumes – et les décors - sont bien adaptés, et de rectifier, de modifier, de changer quelques détails.

AM : C’était le mot de la semaine, par Yvan Amar. Et c’est ainsi que se termine ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver sur notre site www.rfi.fr à la rubrique Savoirs, au pluriel. RFI il est 22h10 à Paris.



Voir le flux - 11/08/2019 20:15:03

Journal en français facile 11/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Avec moi ce soir pour vous le présenter, Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Andréane et bonsoir à tous

AM : Au sommaire de ce journal : dixième week-end de manifestation à Hong Kong. Ils étaient des milliers encore réunis aujourd’hui. Reportage de notre envoyé spécial à suivre. C’est jour de vote au Guatemala. Les huit millions d’électeurs votent pour le deuxième tour de la présidentielle. Sonia Gandhi élue à la tête du Congrès en Inde. Elle remplace son fils qui a démissionné après le mauvais score du parti aux législatives.

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SD : Encore des manifestations à Hong Kong ce dimanche, c’est le 10e week-end de mobilisation dans le territoire semi-autonome. Tous demandent, le retrait d’un projet de loi qui autoriserait l’envoi de suspects, vers la Chine, mais aussi plus de droits et plus de liberté.

AM : Et vendredi, Carrie Laam, la cheffe du gouvernement de Hong Kong a écarté toute concession avec les manifestants. Mais cela n’a pas entamé leur motivation. Ils étaient des milliers, une fois encore rassemblés ce dimanche. Une manifestation, au cœur de Victoria Park, notamment, et une marche, une fois encore non autorisée. Quelques heurts ont éclaté et les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes. Plus tôt dans l’après-midi, un grand meeting, un discours public, s’est tenu à Victoria Park, des travailleurs sociaux, des députés pro-démocratie et des étudiants se sont succédé au micro. Notre envoyé spécial Christophe Paget y était.

Hongkongais bonne chance ! Assis sur le stade de football du Park Victoria, ils sont des milliers à écouter chaque intervenant, et reprendre en chœur les slogans. Jenny est enseignante, elle vient d’appeler tous les Hongkongais à manifester, et pas seulement les jeunes : « Certaines personnes âgées pensent que tout ça est très dangereux, et que nous devons rester chez nous. Mais je veux que le mot passe : il n’y a pas de danger, même si nous manifestons. Si nous perdons, nous perdons pour toujours. C’est la bataille de la dernière chance pour HK ». Un travailleur social, la voix étranglée par l’émotion, explique qu’il a été arrêté lors d’une manifestation et pourrait perdre sa licence. Beaucoup parlent des violences policières. Et du système politique de Hong Kong. Le député Fernando Cheung : « Nous avons vu une collusion assez claire entre la police, les triades, les députés pro-Pékin et le bureau de liaison de la Chine. Si nous arrêtons le mouvement maintenant, cela voudrait dire que nous acceptons ce genre de pratiques. C’est impossible ». Un ancien du mouvement des parapluies appelle à une nouvelle grève générale. Dans le public, un retraité approuve : « C’est ça qui touche le gouvernement. Comme cette manifestation, très pacifique. Mais il faut aussi que la marche ait lieu, sinon ce n’est pas assez ». De fait, avant même la fin du rassemblement, une centaine de manifestants ont rempli les rues voisines du quartier commercial de Causeway Bay. « Il n’y a pas d’émeutiers, juste la tyrannie ». Christophe Paget, Hong Kong, RFI.

SD : RFI, il est 2h03 à New Delhi. L’Inde où le parti du Congrès a un nouveau président. Il s’agit de Sonia Gandhi, la mère de Rahul Gandhi.

AM : Raoul Gandhi, qui a démissionné au début du mois de juillet après sa défaite aux dernières élections législatives en avril. Une élection qui a plongé le parti dans une crise profonde, alors que le parti de Narendra Modi a été plébiscité, c’est à dire qui a été préféré lors du vote. Le congrès, parti de centre gauche, a dirigé la majeure partie des gouvernements de l’Inde depuis l’Indépendance. Pour le sortir de cette crise, Sonia Gandhi vient donc d’en prendre les rênes, et elle n’est autre que la mère de Raoul Gandhi. Explications, Sébastien Farcis.

C’est Sonia Gandhi qui reprend les rênes du Congrès. Et ce parti reste ainsi une affaire de famille, il y a un mois, le président Rahul Gandhi a brutalement annoncé sa démission. Il tenait à assumer l’entière responsabilité de la 2e défaite consécutive de son parti aux législatives, où le congrès n’a conquis qu’un siège sur 10. L’objectif de ce jeune dirigeant, petit-fils d’Indira Gandhi, était d’initier une réforme de fond dans la formation de centre gauche : redéfinir son idéologie et surtout, recommandait-il, désigner un président qui ne soit pas de la famille des Nehru Gandhi. Ce qui n’est arrivé que pendant 7 ans en 71 ans d’indépendance de l’Inde. Cette réforme de fond est donc manquée : le comité exécutif du parti a reconduit Sonia Gandhi, mère de Rahul âgée de 72 ans et ex-dirigeante du parti, comme présidente par intérim. Les jeunes leaders ne manquent pourtant pas, mais beaucoup estiment que la famille des Gandhi est le ciment qui tient cette formation pan-indienne. Et l’enlever risquerait de provoquer des divisions profondes au sein du Congrès.

SD : On vote aujourd’hui au Guatemala. C’est le deuxième tour de la présidentielle dans le pays.

AM : Les 8 millions d’électeurs doivent choisir entre la candidate sociale-démocrate Sandra Torres, en tête au premier tour, et son adversaire de droite Alejandro Giammattei. L’ancien président Jimmy Morales n’a pas pu se présenter, la constitution du pays le lui interdit.

SD : Au Pérou, le gouvernement vient de suspendre le projet de construction de la mine de cuivre de Tía María, au sud du pays. Un projet qui aurait dû produire 120 000 tonnes de cuivre chaque année.

AM : Et cela fait dix ans que ce projet est rejeté par une bonne partie de la population locale. Sur place, Éric Samson.

[Transcription manquante]

SD : Vous écoutez RFI, il est 22 heures 07 à Paris.

AM : Et c’est l’heure de l’expression de la semaine. Comme chaque semaine, signée Yvan Amar. Répétition générale aujourd’hui.

En Argentine, les Primaires servent, nous disent les informations de Rfi, de répétition générale. Ces élections primaires, qui permettent de voir qui seront les candidats des principaux partis ou principales alliances, sont en fait une sorte de simulation des élections proprement dites qui auront lieu dans deux mois. Elles vont donner une image probablement assez fiable, assez représentative de ce que donneront les élections. C’est-à-dire qu’on peut y croire : ça se passera probablement comme ça dans deux mois. C’est bien l’idée de la répétition générale : une expression qui vient du théâtre : avant de montrer une pièce au public, les comédiens répètent : ils font des essais, ils jouent la pièce entre eux, scène par scène, pour travailler la mise en scène, le jeu des acteurs. Et puis juste avant la « première », c’est-à-dire la première représentation, on joue la pièce sans s’arrêter, comme s’il y avait du public. C’est la répétition générale, qu’on appelle souvent la générale, et qui se fait dans les mêmes conditions, ou presque, que le vrai spectacle. On organise donc la générale peu avant la première. Parfois on parle aussi de filage : un autre mot, pour dire qu’on va jouer la pièce sans pause, en enchaînant toutes les scènes, comme si on les enfilait les unes aux autres. Et pour les grandes productions, parfois, on parle même de la couturière, qui se fait avant la générale : c’est la première répétition qui se fait en costume et qui permet donc de vérifier que les costumes – et les décors - sont bien adaptés, et de rectifier, de modifier, de changer quelques détails.

AM : C’était le mot de la semaine, par Yvan Amar. Et c’est ainsi que se termine ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver sur notre site www.rfi.fr à la rubrique Savoirs, au pluriel. RFI il est 22h10 à Paris.



Voir le flux - 11/08/2019 20:15:03

Journal en français facile 10/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 22 heures à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans votre journal en français facile. Avec moi ce soir pour vous le présenter, Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Andréane et bonsoir à tous.

AM : Au sommaire de ce journal, quatre Palestiniens ont été tués ce samedi par des soldats israéliens à la frontière entre Israël et la Bande de Gaza. Pour les autorités israéliennes, ils étaient tous armés et auraient attaqué les soldats. Une nouvelle manifestation à Hong Kong aujourd’hui, dans les rues du centre de la ville et à l’aéroport. Manifestation également en Russie, des dizaines de personnes ont été arrêtées cet après-midi.

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SD : Deux Palestiniens soupçonnés d’avoir tué un soldat israélien en Cisjordanie occupée ont été arrêtés la nuit dernière. Ce sont les services israéliens de sécurité intérieure qui l’ont annoncé aujourd’hui.

AM : Le Shin Bet, c’est le nom du service secret intérieur israélien, a précisé que l’arrestation s’est faite, après enquête. L’un des deux suspects fait partie, selon leurs informations, du mouvement islamiste du Hamas. Après la mort de ce soldat israélien, beaucoup de soldats ont été déployés dans la zone où le corps a été retrouvé. Les groupes armés palestiniens n’ont pas revendiqué le meurtre du soldat, ça veut dire qu’ils n’ont pas dit être responsable de la mort de ce soldat, mais ils ont estimé que c’était une réponse, je cite, normale, à la destruction de logements palestiniens, à la fin du mois de juillet. En parallèle, quatre Palestiniens ont été tués ce samedi, par des soldats israéliens à la frontière qui sépare la bande de Gaza et Israël. Selon les soldats israéliens, ils auraient franchi la frontière et attaqué une patrouille israélienne. Explications, Michel Paul.

C’est un des plus graves incidents à la frontière entre Israël et Gaza ces dernières semaines.. Selon l’armée israélienne, des Palestiniens armés de kalachnikovs, de grenades à main et d’un lance-roquettes ont été repérés la nuit dernière alors qu’ils s’approchaient de la barrière de sécurité qui sépare Israël du territoire palestinien. Toujours selon la porte-parole l’un des Palestiniens a franchi la clôture et lancé une grenade en direction des soldats, les militaires ont alors ouvert le feu et tué quatre Palestiniens. On indique que l’incident n’a pas fait de victimes côté Israélien. De source palestinienne citée par les médias israéliens on affirme que trois des Palestiniens abattus étaient des combattants du Hamas membres du service d’ordre qui tentaient précisément d’empêcher l’infiltration vers Israël d’un civil palestinien. Et puis on indique également que peu après l’incident les forces israéliennes ont frappé une position du Hamas près de la ville de Dir el Balah dans le sud de la bande de Gaza.

AM : Au Yémen, les affrontements se poursuivent à Aden, là où se trouve le siège du gouvernement yéménite. Depuis mercredi, des combats opposent des rebelles séparatistes, aux soldats du gouvernement. Tous sont pourtant, normalement réunis au sein d’une coalition, dirigée par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. Les séparatistes ont annoncé ce samedi soir, avoir pris le contrôle du palais présidentiel.

SD : RFI, il est 4 heures 06 à Hong Kong, où ont eu lieu de nouvelles manifestations aujourd’hui.

AM : Cela fait deux mois qu’un mouvement de protestation secoue l’ancienne colonie britannique. Des manifestations contre l’exécutif, pro-Pékin, et contre un projet de loi autorisant les extraditions vers la Chine, c’est à dire qui autorise que les prisonniers à Hong Kong soient envoyés en Chine continentale pour être jugés. À Hong Kong, les manifestants sont encore mobilisés à l’aéroport, un sit-in qui doit durer tout le week-end. Ils ont également arpenté les rues de Hong Kong, c’est-à-dire qu’ils ont marché dans les rues aujourd’hui. Rassemblement interdit. Les forces de l’ordre ont donc utilisé des gaz lacrymogènes ce soir pour disperser la foule. Notre envoyé spécial Christophe Paget était à cette manifestation dans le centre de Hong Kong.

C’est une véritable forêt de parapluies – pour se protéger de la chaleur, qui s’est élancée de la gare routière de Taï Po, des milliers de personnes scandant Hongkongais bonne chance, honte à la police (que les manifestants accusent de violences), et « Carrie Laam va en Enfer », Carrie Laam la cheffe de l’exécutif hongkongais dont les manifestants demandent la démission – mais comme l’explique l’in d’entre eux « de toute façon la personne qui la remplacerait serait choisie par Pékin. Il nous faut des élections libres ». La Chine était évidemment dans tous les esprits puisque Taï Po est à 14 kilomètres à peine de la frontière chinoise. Plus au sud samedi matin c’était les familles qui manifestaient pur leurs futurs et ceux de leurs enfants. Là c’était plutôt des jeunes, avec leurs habituels t-shirts noirs. Et sur le bord de la route un vieil homme était en larmes de voir toute cette jeunesse descendre dans la rue pour son avenir. La manifestation s’est terminée au bout d’une heure, dans le calme, quasiment tout le monde a pris le métro, car comme l’expliquait un manifestant la marche était interdite, et personne n’avait pris son équipement de protection de peur d’être arrêté avec sur le chemin. Nous vivons sous une loi martiale de fait, affirmait un autre, puisque depuis plusieurs semaines toutes les manifestations sont interdites. Et de proposer de taper le gouvernement au porte-monnaie en organisant comme lundi dernier une nouvelle grève générale. Christophe Paget, Hong Kong, RFI.

AM : Des manifestations également en Russie aujourd’hui. Des dizaines de milliers de manifestants étaient réunies, dans les rues de Moscou afin, de protester contre l’invalidation de plusieurs dizaines de candidatures de l’opposition pour les élections locales de septembre. Invalider cela signifie que leurs candidatures ont été considérées comme non réglementaires. Les forces de l’ordre ont arrêté des dizaines de personnes. C’est le 4e week-end consécutif de mobilisation en Russie.

SD : La crise politique en Italie, depuis que Matteo Salvini a rompu ce jeudi la coalition au pouvoir. Une coalition c’est une union de différents partis politiques, pour faire face à une situation particulière.

AM : Et cette union, c’était celle entre la Ligue d’extrême droite de Matteo Salvini, le ministre italien de l’Intérieur, et le Mouvement cinq étoiles de Liugi di Maio. Matteo Salvini a réclamé de nouvelles élections législatives et depuis c’est la crise. Ce dernier s’est lancé dans plusieurs discours publics et réunions. Une crise qui risque bien de coûter cher à l’Italie sur le plan économique Altin Lazaj.

Les conséquences ont été immédiates hier sur les marchés financiers. La bourse de Milan a reculé de près de 2 % et demie avec des fortes baisses des valeurs bancaires. La dette italienne a fait aussi les frais : le taux d’emprunt à dix ans a progressé de 30 points. La crise politique pourra provoquer une crise économique, car les difficultés s’accumulent pour le pays. L’Italie, troisième économie de la zone euro a connu une croissance nulle de son PIB sur les six premiers mois de l’année. Pour l’ensemble de l’année, les prévisions de la Commission européenne sont aussi pessimistes. Bruxelles prévoit une croissance de seulement 0,1 % tandis que certains experts anticipent même une récession de l’économie. Dans ce contexte, le chômage qui atteint déjà 9,7 % de la population active pourra augmenter davantage. Autre problème. L’Italie affiche une dette colossale de 132 % de son PIB, une charge importante pour l’économie. Le pays paye en intérêt 65 milliards d’euros par an, autant que le budget de l’éducation nationale.

AM : Altin Lazaj. Tout de suite le mot de la semaine, tous les samedis, Yvan Amar vous explique un mot qui a fait l’actualité cette semaine. Aujourd’hui, il s’agit de « souverainiste ».

Le Pape tout récemment, dans une déclaration assez politique, vient de mettre en garde contre les dangers du souverainisme, et du populisme. Les deux termes n’ont certainement pas le même sens, mais ils désignent souvent des sensibilités politiques, des familles politiques proches. Ce mot de souverainiste, en tout cas en Europe, apparaît assez récemment : il est courant depuis la fin des années 90 et il apparaît à cause des discussions sur la politique européenne. Les souverainistes sont ceux qui se sont opposés à une politique européenne forte, à un réel pouvoir d’une Europe économique et plus encore politique. En fait le mot est assez clair : les souverainistes sont ceux qui militent pour un état souverain, et qui s’opposent à un pouvoir qui serait au-dessus des états, un pouvoir supranational. Ça s’apparente donc un peu à un nationalisme. Ce mot a été popularisé par ceux qui sont justement de ce bord-là, de cette tendance : ce sont souvent les souverainistes qui s’appellent eux-mêmes souverainistes. Cela se comprend bien : on a parlé souvent d’anti-européens, ou d’eurosceptiques. Mais on sent bien que ces mots sont négatifs : il s’agit de ceux qui se déclarent anti-européens, par rapport à une Europe qui se construit. Même eurosceptique se comprend par rapport à ceux qui croient en l’Europe : ce sont ceux qui ne croient pas à l’avenir de l’Europe. Alors que souverainiste est un mot qui s’affirme, qui est sûr de lui. Mais on voit que le mot a pris, qu’il s’est imposé : la preuve : ceux qui s’opposent ou se méfient du souverainisme peuvent l’employer.

AM : Yvan Amar. Et c’est ainsi que se termine ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi. N’oubliez pas que vous pouvez le retrouver sur notre site www.rfi.fr à la rubrique Savoirs, au pluriel. RFI il est 22h10 à Paris.



Voir le flux - 10/08/2019 20:30:14

Journal en français facile 09/08/2019 20h00 GMT

Transcription

Merci d’écouter Radio France Internationale en direct de Paris où il est maintenant 22 heures.

François Bernard : Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour votre Journal en français facile que je vous présente en compagnie de Sébastien Duhamel. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir à tous.

FB : À la une de l’actualité de ce vendredi 9 août. Au Yémen, des accrochages entre deux groupes de combattants progouvernementaux.

SD : Les navires humanitaires qui ont recueilli des migrants sont toujours bloqués en Méditerranée.

FB : Et puis en Italie, nous reviendrons sur la fin de la coalition gouvernementale.

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FB : Au Yémen, des affrontements ont lieu depuis plusieurs jours à Aden, au sein de groupes qui sont censés être alliés contre les rebelles Houthis dans le nord.

SD : Dans la journée de jeudi, ces affrontements ont fait douze morts, 9 combattants et trois civils.

FB : Des affrontements qui font craindre l’ouverture d’un nouveau front, dans une guerre déjà très meurtrière nous dit Murielle Paradon.

C’est une guerre dans la guerre. Alors que le gouvernement yéménite combat depuis 2015 des rebelles, les houthis, avec l’aide d’une coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, des affrontements ont lieu au sein du camp progouvernemental. À Aden, capitale temporaire du pays depuis que Sanaa est aux mains des houthis, des combattants s’opposent dans la rue, parfois à l’arme lourde. Les affrontements se déroulent notamment autour du palais présidentiel, qui domine la ville. Palais présidentiel quasi vide, le président yéménite Abd Rabbou Mansour Hadi est en exil en Arabie saoudite, mais ses soldats demeurent sur place. Ce sont eux qui combattent des miliciens censés être leurs alliés dans la lutte contre les houthis. Ces miliciens, soutenus par les Émirats arabes unis, sont des séparatistes. Ils veulent renverser le gouvernement actuel pour créer un Yémen du Sud, comme c’était le cas avant 1990, le pays était séparé en deux. Des affrontements similaires ont déjà eu lieu en janvier 2018 faisant des dizaines de morts.

FB : Murielle Paradon. Au Tchad, une nouvelle flambée de violences a fait au moins 37 morts en trois jours de combats entre communautés de cultivateurs et d’éleveurs qui se disputent des terres dans l’est du Tchad.

SD : Le président Idriss Déby a promis de mener une « guerre totale » contre les responsables de ces troubles.

FB : La prochaine édition d’Afrique soir sur RFI, ce sera à minuit 30 en votre compagnie Sébastien Duhamel. Aucune solution en vue pour les navires humanitaires bloqués en Méditerranée...

SD : L’Open Arms est toujours en attente d’un port où débarquer avec les 121 migrants secourus au large de la Libye, ils sont en mer depuis une semaine. 

FB : Ce matin un autre navire, l’Ocean Viking, a effectué le sauvetage d’un canot pneumatique, dans les eaux internationales au large de la Libye. Avant-hier Malte avait refusé au navire d’approcher de ses côtes pour refaire un plein de carburant.

SD : Le président du Parlement européen David Sassoli a écrit à Jean-Claude Juncker pour presser la Commission européenne de trouver une solution.

FB : L’eurodéputé allemand Erik Marquardt, nouvel élu du groupe Verts-ALE, dénonce lui aussi l’attitude de l’Union européenne. Écoutons-le :

28 gouvernements de grands pays ne trouvent pas de solution pour répartir moins de 5 000 personnes qui arrivent chaque année ?? - c’est le rythme actuellement. Et on n’arrive pas non plus à trouver de solution pour changer le règlement de Dublin ou trouver un autre règlement qui permette à l’Italie, Malte et la Grèce de ne pas rester seuls face aux défis de l’immigration... Je trouve inacceptable qu’on laisse les gens se noyer en Méditerranée alors qu’il est possible de les accueillir et de trouver des solutions politiques à un problème qui n’est pas si compliqué. C’est un triste constat que presque tous les États refusent d’aider les ONG alors qu’on est face à un désastre humanitaire en Méditerranée centrale. Le fait que 3 000 personnes soient arrivées en Italie cette année, ou 1 000 à malte, ce n’est pas un problème mondial majeur ! Le grand problème c’est que près d’un millier se soient noyées parce qu’elles fuient les zones de guerre de la Libye. C’est inacceptable et très embarrassant pour l’Union européenne que les 28 soient incapables de trouver maintenant une solution humanitaire à cette situation.

FB : Propos recueillis par Juliette Gheerbrant. L’Italie se dirige vers des élections anticipées. C’est la fin du gouvernement de coalition entre la Ligue et le Mouvement 5 étoiles.

SD : Matteo Salvini le patron de l’extrême droite et ministre de l’Intérieur l’a annoncé hier soir.

FB : M. Salvini est en position de force face à son partenaire affaibli. Il veut profiter de la popularité de la Ligue, créditée de 37 à 39 % des intentions de vote. Il avait fallu 88 jours après les législatives de mars 2018 pour former un gouvernement.

SD : Un gouvernement de coalition fragile entre les populistes du mouvement 5 étoiles et l’extrême droite. 

FB : Retour sur les 14 mois d’une gestion difficile avec Juliette Gheerbrant.

Les tensions et les invectives n’ont pas manqué, aussitôt suivies toutefois de déclarations de loyauté et d’unité. Depuis juin 2018 les mini crises qui se sont succédé au sommet de l’exécutif n’ont pas paralysé l’action du gouvernement. Ligue et Mouvement 5 étoiles avaient conclu un pacte sur leurs priorités respectives, et les lois sont passées. Promues par les 5 étoiles : revenu de citoyenneté, décret anticorruption, suppression des rentes des anciens parlementaires. Défendues par la Ligue : loi sur les retraites, assouplissement de l’usage des armes à feu en légitime défense, et bien sûr loi sécurité et immigration, un texte très controversé sur lequel le président de la République lui-même a émis des réserves. Mais les divergences de fonds dominent, sur la fiscalité, la justice, la diplomatie - entre autres. Et c’est sans surprise sur l’emblématique question du TGV Lyon Turin que le pacte a été rompu. La lutte contre ce projet a toujours été LE grand cheval de bataille du mouvement 5 étoiles. La chute du gouvernement était attendue, surtout depuis les élections européennes qui ont acté le renversement complet du rapport de force électoral entre les partenaires. Mais dès l’automne dernier, la popularité du Mouvement 5 étoiles était éclipsée par celle de la Ligue, portée par un Matteo Salvini omniprésent sur les réseaux sociaux. 

FB : Ce vendredi, la plus grande cérémonie de rapatriement d’ossements dans l’histoire de la Suède a eu lieu à Lycksele, une petite ville proche de la Laponie, à huit cents kilomètres au nord de Stockholm.

SD : Vingt-cinq crânes exhumés du cimetière local et appartenant à des Samis vont être enterrés à nouveau dans ce sol qu’ils n’auraient jamais dû quitter.

FB : L’enjeu de cette journée, c’est la réconciliation entre l’État suédois et ce peuple autochtone, le dernier d’Europe.

SD : Des Samis qui aujourd’hui luttent encore pour préserver leur langue, et leur culture, et qui dans le passé ont été victimes d’une politique d’assimilation parfois très violente nous dit Frédéric Faux est notre correspondant à Stockholm.

L’histoire des crânes de Lycksele commence en 1950. Des fouilles sont faites dans ce village de Laponie, qui a été une base de la colonisation du Grand Nord par les Suédois. Le matériel archéologique, comme il était d’usage à l’époque, est envoyé pour examen au musée de l’Histoire suédoise, à Stockholm. Et c’est là que le scénario dérape comme l’explique Katarina Hauptmann, sa directrice : « Le musée d’histoire suédoise a retourné les objets trouvés au musée de Västerbotten, dans le comté de Lycksele, mais pas les ossements. On les a redécouverts en 2013. » En Suède, cette affaire remet en lumière les préjudices subis par les Samis, dont l’histoire est marquée par les conversions forcées, les terres confisquées les tombes pillées. Mais l’un des aspects les plus sombres de cette relégation ont été les études anthropologiques faites sur les Samis, considérés longtemps comme une race « à part ». « Notre ostéologistes semblait intéressé par des questions raciales liées à ces crânes. Il a expressément demandé l’envoi de ces ossements samis. » Selon un récent rapport, onze institutions suédoises conserveraient toujours des ossements samis, pour lesquels le parlement Sami a demandé plusieurs fois un retour vers la Laponie. Frédéric Faux, Stockholm, RFI.

FB : Un mot de sport, du football. La saison de Ligue 1 reprend ce soir en France. Le PSG en est le grand favori. Il jouera dimanche contre Nîmes. Avec ou sans Neymar, on ne sait pas encore.

SD : Ce qui est sûr, c’est que la plainte pour viol qui le visait a été classée sans suite au Brésil.

FB : Ce soir s’affrontent deux autres prétendants au podium, Lyon et Monaco. C’est la fin de ce Journal en français facile réalisé par Alice Mesnard. Merci à vous de l’avoir suivi. Vous pouvez retrouver sur notre site internet à la fois l’audio et le texte. Bonsoir à tous et à demain.



Voir le flux - 09/08/2019 20:30:13