Tout le fil

Paramètres de recherche

Niveau

A1 A2 B1 B2 C1 C2

Support

Audio Vidéo Texte Iconographie

Compétence

CO EO CE EE
31-40 sur 4541 résultats.

Impasse

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 10/05/2019 08:15:05

Présentation du « royal baby »

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 10/05/2019 08:11:04

Journal en français facile 09/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Charlotte Lalanne : Vous écoutez RFI il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Charlotte, bonsoir à toutes et à tous.

CL : À la une, dans la famille Trump, le Sénat demande le fils aîné. Donald Trump Junior convoqué par la commission du renseignement dans l’enquête russe. Dans un Sénat à majorité républicaine pourtant, explications à suivre à Washington...

ZK : Au Vénézuéla, plusieurs députés d’opposition ont trouvé refuge dans des ambassades étrangères à Caracas. Ils ont peur d’être arrêtés, comme l’un d’eux hier : le vice-président de l’Assemblée nationale interpellé par les renseignements, Nicolas Maduro l’accuse d’avoir participé à une tentative de coup d’État.

CL : Et puis c’est une première en France : le Conseil Constitutionnel ouvre la voie à un référendum d’initiative partagée. La procédure avait été lancée par 248 députés pour contrer la privatisation d’Aéroports de Paris. Reste maintenant à recueillir près de 5 millions de signatures populaires pour organiser ce vote. 

-------

ZK : Il pensait avoir tourné la page de l’enquête russe. Donald Trump est rattrapé par le Sénat.

CL : La commission du renseignement a des soupçons sur son fils. Donald Trump Junior convoqué officiellement dans le cadre de l’enquête menée par les parlementaires sur les ingérences russes dans la campagne. Il avait participé à une réunion avec des Russes en juin 2016, dans l’espoir d’obtenir des informations nuisibles à Hillary Clinton, c’est à dire contre elle. Mais cette convocation peut surprendre à première vue, car le Sénat est dominé par les républicains. Explications à Washington, Anne Corpet.

« L’affaire est close, il faut passer à autre chose » a déclaré avant-hier le chef de la majorité au Sénat. Mais tous les élus républicains ne l’entendent pas de cette oreille. Avec cette assignation du fils du président, la commission du renseignement montre en tous cas qu’elle veut poursuivre l’enquête qu’elle a ouverte il y a deux ans, et tirer ses propres conclusions. Donald Trump Junior a déjà témoigné de manière volontaire devant le Congrès, et cette convocation semble indiquer qu’il n’est pas prêt à retourner de son propre chef devant les sénateurs. C’est en tous cas la première fois qu’un enfant du président est ainsi convoqué. Il devra notamment revenir sur sa rencontre avec les Russes en juin 2016, mais aussi sur le projet de construction d’une tour Trump à Moscou. Bien qu’assigné, il est fort peu probable que Donald Trump Junior se présente devant la commission. Certains sénateurs républicains dénoncent déjà une forme d’acharnement contre lui. Et le président lui-même a déclaré : « Mon fils est une personne bien, il a été exonéré par le rapport Mueller et a déjà été auditionné de longues heures au Congrès. Je suis très surpris par cette convocation ». Anne Corpet, Washington, RFI.

ZK : Autre sujet de crispation, ou d’agacement, pour Washington, Charlotte : la guerre commerciale avec la Chine.

CL : Oui, pour la 11e fois, Chinois et Américains se retrouvent en ce moment pour tenter de trouver un terrain d’entente, les négociations vont durer jusqu’à vendredi à Washington. Et juste avant l’ouverture de ces discussions, le président américain a soufflé le chaud et le froid. Autrement dit il a enchaîné gestes d’ouverture et de défiance. Donald Trump a ainsi estimé possible de signer un accord cette semaine avec Pékin, alors que la veille il avait annoncé de nouvelles taxes sur les produits d’importation chinois.

ZK : En ce 9 mai, journée de l’Europe, l’Union européenne a planché sur son avenir à 27 ce jeudi. 

CL : 27, soit sans le Royaume-Uni. Les dirigeants des 27 Etats réunis à Sibiu en Roumanie ont affiché d’entrée leur unité dans une déclaration commune pour protéger notamment la démocratie et le climat. Mais pas de décisions concrètes annoncées. Au menu de ce sommet, il y avait aussi le mercato des postes clés dans les institutions européennes. Le président du Conseil européen Donald Trusk annonce une nouvelle rencontre le 28 mai pour préparer ces nominations.

ZK : Au Vénézuéla, le régime de Nicolas Maduro continue de traquer l’opposition accusée de tentative de coup d’État la semaine dernière. 

CL : Le Tribunal suprême de justice a d’abord levé l’immunité de dix députés. Parmi eux, le vice-président de l’Assemblée nationale, arrêté hier ensuite par les renseignements. D’autres élus craignent du coup de subir le même sort, alors pour échapper à l’arrestation, deux députés se sont déjà réfugiés dans des ambassades étrangères à Caracas. Romain Lemaresquier.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne réclament la libération immédiate d’Edgar Zambrano, le Vice-président de l’Assemblée nationale arrêté ce mercredi, et menacent le régime de Nicolas Maduro de graves conséquences, les autres députés déchus de leur immunité commencent à craindre pour leur vie, comme en témoigne Richard Blanco. Ce dernier, député de Caracas, qui a déjà connu les prisons vénézuéliennes en 2010, a décidé ce jeudi matin de se rendre dans la résidence de l’ambassadeur d’Argentine pour éviter d’être arrêté. « Je suis ici de manière temporaire a-t-il expliqué, je suis venu dormir ici parce que ma vie est en danger ». Richard Blanco ne compte pas demander l’asile à l’Argentine, mais cette situation pourrait bien se prolonger. C’est le deuxième député à qui le Tribunal suprême de justice a retiré son immunité qui part se réfugier dans une ambassade. Pour Juan Guaido, le président autoproclamé, le régime de Nicolas Maduro cherche à désintégrer tout simplement l’Assemblée nationale, seule institution qui fonctionne normalement dans le pays selon lui. Les évènements semblent confirmer sa vision des choses puisque depuis lundi dernier, les autorités semblent avoir changé de stratégie vis-à-vis de l’opposition. Si depuis le 23 janvier dernier, elles semblaient laisser tranquilles les opposants, désormais elles semblent souhaiter les museler.

CL : L’actualité africaine, en Afrique du Sud, d’abord le Congrès national africain arrive en tête des élections législatives et provinciales. Mais la victoire est un peu pâle pour le parti de Nelson Mandela, au pouvoir depuis 1994. Car selon les derniers résultats encore provisoires, l’ANC est crédité de 57 % des voix, c’est le plus mauvais score de son histoire.

ZK : Et puis ce coup de filet de la police au Ghana : 81 séparatistes présumés ont été arrêtés hier dans la ville de Ho, près de la frontière avec le Togo. 

CL : Et ils sont passés dès ce jeudi devant le tribunal. Des charges ont été retenues contre 10 de ces militants, libérés sous caution, c’est-à-dire en l’échange du versement d’une somme d’argent, et en attendant leur jugement. La police les accuse de faire partie du Homeland Study Group Foundation, un groupe qui veut déclarer indépendante la région orientale du Ghana, sous le nom de « Togoland occidental ». Les précisions de Laure Broulard.

C’est la deuxième vague d’arrestations au sein du groupe séparatiste. Dimanche déjà, la police ghanéenne annonçait détenir huit dirigeants présumés du Homeland Study group Foundation, pris sur le fait lors d’une réunion pour préparer la déclaration d’indépendance du Togoland Occidental. Ils sont également accusés de vouloir former une milice. Parmi les preuves rassemblées par la police : un brouillon de Constitution, un hymne national et un emblème. Les 81 personnes arrêtées hier étaient quant à elles soupçonnées d’organiser une manifestation pour protester contre la détention de leurs leaders. Selon le porte-parole de la police, seuls 10 séparatistes ont finalement été inculpés d’organisation de manifestation illégale. Leurs dirigeants, eux, risquent bien plus lourd. Le groupe, créé en 1994, souhaite restaurer les frontières du » Togoland Britannique ». Il s’agit de la partie ouest de l’ancien Togoland Allemand, passé sous le contrôle du Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale. La région a été intégrée au Ghana via un référendum organisé il y a 63 ans jour pour jour, le 9 mai 1956. Un résultat applaudi par les populations du Nord-est, mais contesté par la population du Sud-est qui avait des liens forts avec le Togo.

CL : Explications de Laure Broulard.

ZK : Les responsables de l’Église, Charlotte, seront désormais obligés de signaler les agressions sexuelles des prêtres. 

CL : Le Vatican vient de publier une loi pour lever l’omerta sur ce sujet. Le texte contraint donc les religieux à dénoncer tout abus. Tous les diocèses du monde devront également se doter d’un guichet pour recueillir les signalements.

ZK : Les Français vont-ils pouvoir voter pour ou contre la privatisation d’ADP, Aéroports de Paris ? 

CL : En tout cas, une nouvelle étape vient d’être franchie en ce sens : le Conseil constitutionnel donne son feu vert à la procédure initiée par 248 parlementaires. Il s’agit maintenant quand même de recueillir la signature de près de 5 millions d’électeurs. Mais c’est un premier pas encourageant pour le socialiste Boris Vallaud.

« C’est une première. C’est la première fois que cette procédure de référendum d’initiative partagée est utilisée. Nous avons obtenu pour ce faire l’appui de 248 parlementaires de toutes les oppositions, un arc républicain qui dit la gravité, quand même, du choix fait par le gouvernement. Maintenant le Conseil constitutionnel a demandé que dans un délai d’un mois, le gouvernement organise les modalités de récolte du soutien des électeurs. On a besoin de 10 % du corps électoral pour aller au référendum. C’est 4,7 millions d’électeurs et d’électrices. Et donc maintenant, et bien j’allais dire la balle est dans leur camp pour faire réussir cette initiative. En tous cas on a franchi une étape extrêmement importante. »

CL : Boris Vallaud répondait à Anthony Lattier. C’est la fin de ce Journal en français facile, bonne soirée à vous Zéphyrin Kouadio on vous retrouve tout à l’heure pour Afrique Soir, il est 22h10 à Paris.



Voir le flux - 09/05/2019 20:45:03

Journal en français facile 09/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Charlotte Lalanne : Vous écoutez RFI il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Charlotte, bonsoir à toutes et à tous.

CL : À la une, dans la famille Trump, le Sénat demande le fils aîné. Donald Trump Junior convoqué par la commission du renseignement dans l’enquête russe. Dans un Sénat à majorité républicaine pourtant, explications à suivre à Washington...

ZK : Au Vénézuéla, plusieurs députés d’opposition ont trouvé refuge dans des ambassades étrangères à Caracas. Ils ont peur d’être arrêtés, comme l’un d’eux hier : le vice-président de l’Assemblée nationale interpellé par les renseignements, Nicolas Maduro l’accuse d’avoir participé à une tentative de coup d’État.

CL : Et puis c’est une première en France : le Conseil Constitutionnel ouvre la voie à un référendum d’initiative partagée. La procédure avait été lancée par 248 députés pour contrer la privatisation d’Aéroports de Paris. Reste maintenant à recueillir près de 5 millions de signatures populaires pour organiser ce vote. 

-------

ZK : Il pensait avoir tourné la page de l’enquête russe. Donald Trump est rattrapé par le Sénat.

CL : La commission du renseignement a des soupçons sur son fils. Donald Trump Junior convoqué officiellement dans le cadre de l’enquête menée par les parlementaires sur les ingérences russes dans la campagne. Il avait participé à une réunion avec des Russes en juin 2016, dans l’espoir d’obtenir des informations nuisibles à Hillary Clinton, c’est à dire contre elle. Mais cette convocation peut surprendre à première vue, car le Sénat est dominé par les républicains. Explications à Washington, Anne Corpet.

« L’affaire est close, il faut passer à autre chose » a déclaré avant-hier le chef de la majorité au Sénat. Mais tous les élus républicains ne l’entendent pas de cette oreille. Avec cette assignation du fils du président, la commission du renseignement montre en tous cas qu’elle veut poursuivre l’enquête qu’elle a ouverte il y a deux ans, et tirer ses propres conclusions. Donald Trump Junior a déjà témoigné de manière volontaire devant le Congrès, et cette convocation semble indiquer qu’il n’est pas prêt à retourner de son propre chef devant les sénateurs. C’est en tous cas la première fois qu’un enfant du président est ainsi convoqué. Il devra notamment revenir sur sa rencontre avec les Russes en juin 2016, mais aussi sur le projet de construction d’une tour Trump à Moscou. Bien qu’assigné, il est fort peu probable que Donald Trump Junior se présente devant la commission. Certains sénateurs républicains dénoncent déjà une forme d’acharnement contre lui. Et le président lui-même a déclaré : « Mon fils est une personne bien, il a été exonéré par le rapport Mueller et a déjà été auditionné de longues heures au Congrès. Je suis très surpris par cette convocation ». Anne Corpet, Washington, RFI.

ZK : Autre sujet de crispation, ou d’agacement, pour Washington, Charlotte : la guerre commerciale avec la Chine.

CL : Oui, pour la 11e fois, Chinois et Américains se retrouvent en ce moment pour tenter de trouver un terrain d’entente, les négociations vont durer jusqu’à vendredi à Washington. Et juste avant l’ouverture de ces discussions, le président américain a soufflé le chaud et le froid. Autrement dit il a enchaîné gestes d’ouverture et de défiance. Donald Trump a ainsi estimé possible de signer un accord cette semaine avec Pékin, alors que la veille il avait annoncé de nouvelles taxes sur les produits d’importation chinois.

ZK : En ce 9 mai, journée de l’Europe, l’Union européenne a planché sur son avenir à 27 ce jeudi. 

CL : 27, soit sans le Royaume-Uni. Les dirigeants des 27 Etats réunis à Sibiu en Roumanie ont affiché d’entrée leur unité dans une déclaration commune pour protéger notamment la démocratie et le climat. Mais pas de décisions concrètes annoncées. Au menu de ce sommet, il y avait aussi le mercato des postes clés dans les institutions européennes. Le président du Conseil européen Donald Trusk annonce une nouvelle rencontre le 28 mai pour préparer ces nominations.

ZK : Au Vénézuéla, le régime de Nicolas Maduro continue de traquer l’opposition accusée de tentative de coup d’État la semaine dernière. 

CL : Le Tribunal suprême de justice a d’abord levé l’immunité de dix députés. Parmi eux, le vice-président de l’Assemblée nationale, arrêté hier ensuite par les renseignements. D’autres élus craignent du coup de subir le même sort, alors pour échapper à l’arrestation, deux députés se sont déjà réfugiés dans des ambassades étrangères à Caracas. Romain Lemaresquier.

Alors que les États-Unis et l’Union européenne réclament la libération immédiate d’Edgar Zambrano, le Vice-président de l’Assemblée nationale arrêté ce mercredi, et menacent le régime de Nicolas Maduro de graves conséquences, les autres députés déchus de leur immunité commencent à craindre pour leur vie, comme en témoigne Richard Blanco. Ce dernier, député de Caracas, qui a déjà connu les prisons vénézuéliennes en 2010, a décidé ce jeudi matin de se rendre dans la résidence de l’ambassadeur d’Argentine pour éviter d’être arrêté. « Je suis ici de manière temporaire a-t-il expliqué, je suis venu dormir ici parce que ma vie est en danger ». Richard Blanco ne compte pas demander l’asile à l’Argentine, mais cette situation pourrait bien se prolonger. C’est le deuxième député à qui le Tribunal suprême de justice a retiré son immunité qui part se réfugier dans une ambassade. Pour Juan Guaido, le président autoproclamé, le régime de Nicolas Maduro cherche à désintégrer tout simplement l’Assemblée nationale, seule institution qui fonctionne normalement dans le pays selon lui. Les évènements semblent confirmer sa vision des choses puisque depuis lundi dernier, les autorités semblent avoir changé de stratégie vis-à-vis de l’opposition. Si depuis le 23 janvier dernier, elles semblaient laisser tranquilles les opposants, désormais elles semblent souhaiter les museler.

CL : L’actualité africaine, en Afrique du Sud, d’abord le Congrès national africain arrive en tête des élections législatives et provinciales. Mais la victoire est un peu pâle pour le parti de Nelson Mandela, au pouvoir depuis 1994. Car selon les derniers résultats encore provisoires, l’ANC est crédité de 57 % des voix, c’est le plus mauvais score de son histoire.

ZK : Et puis ce coup de filet de la police au Ghana : 81 séparatistes présumés ont été arrêtés hier dans la ville de Ho, près de la frontière avec le Togo. 

CL : Et ils sont passés dès ce jeudi devant le tribunal. Des charges ont été retenues contre 10 de ces militants, libérés sous caution, c’est-à-dire en l’échange du versement d’une somme d’argent, et en attendant leur jugement. La police les accuse de faire partie du Homeland Study Group Foundation, un groupe qui veut déclarer indépendante la région orientale du Ghana, sous le nom de « Togoland occidental ». Les précisions de Laure Broulard.

C’est la deuxième vague d’arrestations au sein du groupe séparatiste. Dimanche déjà, la police ghanéenne annonçait détenir huit dirigeants présumés du Homeland Study group Foundation, pris sur le fait lors d’une réunion pour préparer la déclaration d’indépendance du Togoland Occidental. Ils sont également accusés de vouloir former une milice. Parmi les preuves rassemblées par la police : un brouillon de Constitution, un hymne national et un emblème. Les 81 personnes arrêtées hier étaient quant à elles soupçonnées d’organiser une manifestation pour protester contre la détention de leurs leaders. Selon le porte-parole de la police, seuls 10 séparatistes ont finalement été inculpés d’organisation de manifestation illégale. Leurs dirigeants, eux, risquent bien plus lourd. Le groupe, créé en 1994, souhaite restaurer les frontières du » Togoland Britannique ». Il s’agit de la partie ouest de l’ancien Togoland Allemand, passé sous le contrôle du Royaume-Uni après la Première Guerre mondiale. La région a été intégrée au Ghana via un référendum organisé il y a 63 ans jour pour jour, le 9 mai 1956. Un résultat applaudi par les populations du Nord-est, mais contesté par la population du Sud-est qui avait des liens forts avec le Togo.

CL : Explications de Laure Broulard.

ZK : Les responsables de l’Église, Charlotte, seront désormais obligés de signaler les agressions sexuelles des prêtres. 

CL : Le Vatican vient de publier une loi pour lever l’omerta sur ce sujet. Le texte contraint donc les religieux à dénoncer tout abus. Tous les diocèses du monde devront également se doter d’un guichet pour recueillir les signalements.

ZK : Les Français vont-ils pouvoir voter pour ou contre la privatisation d’ADP, Aéroports de Paris ? 

CL : En tout cas, une nouvelle étape vient d’être franchie en ce sens : le Conseil constitutionnel donne son feu vert à la procédure initiée par 248 parlementaires. Il s’agit maintenant quand même de recueillir la signature de près de 5 millions d’électeurs. Mais c’est un premier pas encourageant pour le socialiste Boris Vallaud.

« C’est une première. C’est la première fois que cette procédure de référendum d’initiative partagée est utilisée. Nous avons obtenu pour ce faire l’appui de 248 parlementaires de toutes les oppositions, un arc républicain qui dit la gravité, quand même, du choix fait par le gouvernement. Maintenant le Conseil constitutionnel a demandé que dans un délai d’un mois, le gouvernement organise les modalités de récolte du soutien des électeurs. On a besoin de 10 % du corps électoral pour aller au référendum. C’est 4,7 millions d’électeurs et d’électrices. Et donc maintenant, et bien j’allais dire la balle est dans leur camp pour faire réussir cette initiative. En tous cas on a franchi une étape extrêmement importante. »

CL : Boris Vallaud répondait à Anthony Lattier. C’est la fin de ce Journal en français facile, bonne soirée à vous Zéphyrin Kouadio on vous retrouve tout à l’heure pour Afrique Soir, il est 22h10 à Paris.



Voir le flux - 09/05/2019 20:45:03

Bluff

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Coup de bluff ou pas. C’est l’interrogation posée par la rédaction de RFI devant la salve de tweets, c’est-à-dire la série rapide et répétée de ces messages tweetés par Donald Trump à propos des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine. En tout cas le président américain menace d’appliquer des droits de douane supplémentaires très importants sur des produits chinois à partir de vendredi. Les Chinois vont-ils réagir, s’affoler, durcir leur position, prendre peur, lâcher du lest ? Les relations diplomatiques sont rarement aussi tranchées, mais si on peut évoquer ces réactions, c’est à cause de l’expression employée : bluff. Et le mot vient bien sûr du vocabulaire des jeux et notamment du poker. Jeu de cartes populaire, très lié à une imagerie américaine, même si des jeux un peu semblables et plus anciens ont été pratiqués en Europe depuis longtemps. Jeu de hasard, un peu, mais surtout jeu de psychologie. Il faut avoir du jeu pour gagner, mais les cartes de chacun ne se découvrent qu’en fin de partie. Ou même parfois pas du tout ! Car on mise un peu à l’aveugle, à partir du jeu que le hasard nous a attribué et de ce qu’on pense qu’aura l’adversaire. Et par les risques qu’on prend, on donne une idée de ce qu’on possède. C’est donc une stratégie où l’on va impressionner l’autre. On peut parfois gagner sans rien avoir du tout entre les mains. Le tout est de convaincre l’adversaire qu’on est très puissant, même si on ne l’est pas du tout. Si on lui fait suffisamment peur, il abandonne la partie, et vous raflez la mise. Le bluff consiste justement mimer la puissance quand on ne l’a pas. Avoir l’air sûr de soi, désinvolte. Ou parfois au contraire avoir l’air de ne pas avoir l’air. Comme si on avait du jeu, mais qu’on craignait que ça se voie. Et donc feindre la timidité, faire le faible qui ne veut pas montrer sa puissance, et par là même persuader l’autre qu’on est très fort, alors qu’en fait on ne l’est pas du tout. Mille ruses sont donc possibles.

Mais lorsque le mot est utilisé dans d’autres circonstances que celles du poker – et c’est bien souvent le cas – le bluff évoque toujours le même comportement : gonfler les bras pour faire croire à des biceps qui n’existent pas. Et souvent cela revient à une menace : on laisse entendre qu’on va attaquer, alors qu’on n’en a pas les moyens ni surtout l’intention. Mais on veut faire peur, on hausse le ton, on fronce les sourcils. Pour intimider. Faire croire qu’on va faire quelque chose qu’on ne fera pas ! On bluffe donc, puisque le verbe bluffer est couramment employé.

On pourrait croire que tout cela est l’équivalent de ce qu’on entend en bon français par esbroufe. Je dis bon français alors qu’on sait bien qu’il s’agit d’un langage bien familier. Mais les emplois ne sont pas exactement les mêmes. L’esbroufe peut se ramener au bluff. Mais souvent elle est faite sans esprit de gain. Pour se construire une image valorisante et être admiré, pour faire grosse impression sans que ce soit nécessairement dans un rapport de force. Le verbe, s’il a existé, n’est plus guère employé : esbroufer ? Cela fait bien désuet !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 09/05/2019 09:00:06

Journal en français facile 08/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Charlotte Lalanne : Vous écoutez RFI il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Charlotte, bonsoir à toutes et à tous.

CL : À la une, la guerre est déclarée entre Donald Trump et les démocrates. La Maison-Blanche s’obstine à garder secrètes des informations sur l’enquête russe. Pendant ce temps la commission judiciaire de la chambre des représentants ouvre une procédure très rare contre le ministre de la Justice.

ZK : Et Donald Trump qui annonce de nouvelles sanctions contre l’Iran, après la suspension par Téhéran de plusieurs de ses engagements. Engagements pris dans l’accord sur le nucléaire. Tour d’horizon des réactions internationales dans ce journal.

CL : Vingt ans à la tête de l’État de Djibouti pour Omar Guelleh. En quatre mandats, qu’est-ce qui a changé ? Espoirs et déception aussi côté opposition, vous l’entendrez.

ZK : Enfin le bébé Sussex s’appelle Archie ! Le prince Harry et Megan Markle ont présenté leur fils au public aujourd’hui.

-----

ZK : Rien ne va plus entre Donald Trump et les démocrates.

CL : Le conflit s’envenime, c’est-à-dire qu’il s’aggrave. Une nouvelle étape a été franchie ce mercredi : le président américain a refusé formellement de transmettre au Congrès les informations sensibles sur l’enquête russe. Donald Trump met en avant pour cela le privilège de l’exécutif de s’opposer à la publication de certaines données. Et au même moment, la chambre des représentants lançait aujourd’hui une procédure très rare puisque c’est une motion de défiance contre le ministre de la Justice. Bref, ces dernières heures on assiste à un duel au sommet du pouvoir : duel entre l’exécutif et le législatif. Anne Corpet.

Chaque camp accuse l’autre d’abus de pouvoir. La Maison-Blanche refuse de transmettre l’intégralité du rapport Mueller, mais aussi de nombreux autres documents réclamés par les démocrates, dont les déclarations fiscales de Donald Trump. La présidence qualifie ces demandes d’illégales et estime ne pas avoir d’autres choix que d’activer ce fameux « privilège de l’exécutif » pour éviter de s’y soumettre. Les démocrates, eux, dénoncent une initiative sans précédent et évoquent une crise institutionnelle. « Personne n’est au-dessus des lois, ni le président ni le ministre de la Justice » a martelé Jerry Nadler, le chef de la commission judiciaire de la Chambre. La commission qui s’apprête à voter une résolution pour qualifier l’attitude du ministre de la Justice d’outrage au Congrès, après qu’il a refusé de divulguer l’intégralité du rapport Mueller. C’est donc bien une guerre ouverte entre l’exécutif et le Congrès. Un conflit qui devrait en toute logique se terminer devant les tribunaux, ce qui permettra à Donald Trump de gagner du temps avant de se voir éventuellement contraint de produire les documents exigés par l’opposition. Anne Corpet, Washington, RFI.

ZK : Donald Trump qui n’a pas perdu de temps en revanche pour réagir sur un autre dossier : celui du désengagement de l’Iran sur plusieurs points de l’accord sur le nucléaire. 

CL : Oui, alors que le président américain s’est retiré de ce texte il y a pile un an, unilatéralement, c’est à dire de sa seule initiative, il condamne aujourd’hui le chantage iranien. Et il annonce de nouvelles sanctions contre le secteur minier et l’acier provenant du pays. Londres, Paris, et Berlin regrettent les annonces de Téhéran, les Européens demandent le respect de l’accord signé en 2015. Autre ton par contre à Moscou : la Russie se montre beaucoup plus compréhensive vis-à-vis de l’Iran, l’Iran poussé à bout, selon le Kremlin, par les États-Unis. À Moscou, la correspondance de Daniel Vallot.

La Russie a toujours déploré et critiqué la décision américaine de se retirer du Traité de Vienne. Sans surprise, le Kremlin a donc accusé ce mercredi les États-Unis d’être les seuls responsables de la crise actuelle. Mais la Russie s’en prend également aux pays européens, jugés bien trop timorés, face à Washington. À l’issue d’un entretien avec son homologue iranien, ici à Moscou, le chef de la diplomatie russe, Sergei Lavrov, a d’ailleurs demandé aux pays européens de tout faire pour sauver l’accord de Vienne : « Nous allons avant tout chercher à convaincre nos partenaires européens de respecter leurs promesses. Vous savez, ils se sont engagés à mettre en place un mécanisme pour ne pas dépendre du système américain. Pour l’Iran, il est important que ce mécanisme lui permette d’exporter son pétrole. Nous soutenons cela, mais ce mécanisme, qui a été créé par les Européens, n’a toujours pas été mis en route. » De son côté Mohammad Javad Zarif a accusé les Européens de « n’avoir rempli aucune de leurs obligations ». « Ils ont publié de beaux communiqués, mais dans la pratique il ne s’est rien passé », a-t-il notamment déclaré, tout sourire aux côtés de Sergei Lavrov. Le chef de la diplomatie iranienne n’a pas manqué de remercier la Russie pour le soutien qu’elle continue de lui apporter. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

CL : La France appelle à un cessez-le-feu sans condition en Libye. Après la visite du chef du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale. Fayez el Sarraj reçu à l’Élysée ce mercredi. Alors qu’en Libye l’offensive du maréchal Haftar se poursuit contre les forces du GNA à Tripoli. Emmanuel Macron rappelle qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit libyen, le président français rappelle aussi qu’il faut protéger les populations civiles et il renouvelle son soutien à Fayez el Sarraj. Les jeux sont faits en Afrique du Sud. Les bureaux de vote ont fermé il y a une heure. Les Sud-africains ont voté pour les élections législatives et régionales. Pas beaucoup de suspense cependant, l’ANC, le Congrès national africain reste le grand favori, après 25 ans au pouvoir, le parti de Nelson Mandela devrait conserver la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale.

ZK : Direction Djibouti, où le chef de l’État Omar Guelleh, a fêté ses 20 ans au pouvoir aujourd’hui.

CL : En quatre mandats, ce petit pays d’un million d’habitants, situé dans la Corne de l’Afrique, à l’est du continent a beaucoup changé. Il est devenu un carrefour stratégique de la géopolitique, mais il reste aussi de nombreux défis à relever, à commencer par l’extrême pauvreté d’une partie de la population. Côté politique, pouvoir et opposition ont une vision radicalement opposée de l’action du chef de l’État. Le jour et la nuit, en somme. Sébastien Németh.

Pour l’opposant Adan Mohamed Abdou, la présidence d’Ismaël Omar Guelleh a entraîné non pas un progrès, mais une régression. « Les gens attendaient un changement à son arrivée. Mais cet espoir a été réduit à néant. Ça a empiré sur tous les plans », explique-t-il. Une vision aux antipodes de celle du pouvoir. Houmed Daoud, porte-parole de la majorité présidentielle en Europe, accuse l’opposition de mauvaise foi. Il parle d’un « pas de géant » sous la présidence d’IOG. Il cite en exemple le développement du scolaire et les 10 000 étudiants inscrits à l’université. Ils étaient à peine 400 en 1999. Adan Mohamed Abdou reconnaît la construction de ports, de terminaux, de zones franches ou encore du chemin de fer. Mais pour lui, c’est un développement à deux vitesses. « Les infrastructures ne donnent pas à manger à la population. Nos citoyens sont les grands absents de cette croissance » dit-il. Faux, répond Houmed Daoud. « Il faut faire preuve d’honnêteté intellectuelle. Qui sont les gens qui font fonctionner ces infrastructures et nourrissent leurs familles grâce à ces projets ? Ce sont bien les Djiboutiens », indique le représentant de la majorité. Deux visions irréconciliables qui s’affrontent dans un paysage politique quasi immuable depuis 20 ans. « Le pouvoir est concentré au niveau d’une personne, tout est quadrillé par la sécurité », indique Adan Mohamed Abdou. « Et l’opposition qui est au Parlement, qui a des élus qui s’expriment, qu’en fait-on ? » rétorque Houmed Daoud. Bref le fossé semble impossible à combler. Sébastien Németh, Nairobi, RFI.

ZK : Un royal baby nommé « Archie ».

CL : Voilà le prénom du fils du prince Harry et de Meghan Markle. « Archie Harrison Mountbatten-Windsor », c’est le prénom complet du huitième arrière-petit-fils de la Reine Elisabeth. Le bambin qui a été présenté au public ce mercredi. Le récit à Londres, de Muriel Delcroix.

Les fiers parents sont apparus dans le très impressionnant hall du château de Windsor, Harry en costume gris clair portant dans ses bras un petit garçon endormi, à peine visible, emmitouflé dans une couverture blanche et portant un bonnet assorti, enfoncé jusqu’aux yeux. Meghan, en robe blanche et perchée sur des talons vertigineux, a donné ses premières impressions en tant que maman : « C’est magique, incroyable, j’ai à mes côtés les deux plus formidables garçons au monde, donc je suis vraiment heureuse », a commenté l’ancienne actrice américaine à propos de ce petit garçon qui a « déjà du poil au menton » a plaisanté Harry, avant d’ajouter que le bébé changeait de jour en jour et que le couple souhaitait passer ces premières heures spéciales avec lui et le présenter au reste de la famille. La reine Elisabeth et son mari le prince Philip sont d’ailleurs les premiers sur la liste de visiteurs. Contrairement à la tradition, le bébé a été présenté au monde de façon plus intimiste, puisque seuls deux photographes et deux équipes de télévision, l’une britannique, l’autre américaine, ont été conviés à venir découvrir le bébé à l’intérieur du château. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

CL : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous Zéphyrin Kouadio, il est 22h10 à Paris.



Voir le flux - 08/05/2019 20:30:09

Journal en français facile 08/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Charlotte Lalanne : Vous écoutez RFI il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Charlotte, bonsoir à toutes et à tous.

CL : À la une, la guerre est déclarée entre Donald Trump et les démocrates. La Maison-Blanche s’obstine à garder secrètes des informations sur l’enquête russe. Pendant ce temps la commission judiciaire de la chambre des représentants ouvre une procédure très rare contre le ministre de la Justice.

ZK : Et Donald Trump qui annonce de nouvelles sanctions contre l’Iran, après la suspension par Téhéran de plusieurs de ses engagements. Engagements pris dans l’accord sur le nucléaire. Tour d’horizon des réactions internationales dans ce journal.

CL : Vingt ans à la tête de l’État de Djibouti pour Omar Guelleh. En quatre mandats, qu’est-ce qui a changé ? Espoirs et déception aussi côté opposition, vous l’entendrez.

ZK : Enfin le bébé Sussex s’appelle Archie ! Le prince Harry et Megan Markle ont présenté leur fils au public aujourd’hui.

-----

ZK : Rien ne va plus entre Donald Trump et les démocrates.

CL : Le conflit s’envenime, c’est-à-dire qu’il s’aggrave. Une nouvelle étape a été franchie ce mercredi : le président américain a refusé formellement de transmettre au Congrès les informations sensibles sur l’enquête russe. Donald Trump met en avant pour cela le privilège de l’exécutif de s’opposer à la publication de certaines données. Et au même moment, la chambre des représentants lançait aujourd’hui une procédure très rare puisque c’est une motion de défiance contre le ministre de la Justice. Bref, ces dernières heures on assiste à un duel au sommet du pouvoir : duel entre l’exécutif et le législatif. Anne Corpet.

Chaque camp accuse l’autre d’abus de pouvoir. La Maison-Blanche refuse de transmettre l’intégralité du rapport Mueller, mais aussi de nombreux autres documents réclamés par les démocrates, dont les déclarations fiscales de Donald Trump. La présidence qualifie ces demandes d’illégales et estime ne pas avoir d’autres choix que d’activer ce fameux « privilège de l’exécutif » pour éviter de s’y soumettre. Les démocrates, eux, dénoncent une initiative sans précédent et évoquent une crise institutionnelle. « Personne n’est au-dessus des lois, ni le président ni le ministre de la Justice » a martelé Jerry Nadler, le chef de la commission judiciaire de la Chambre. La commission qui s’apprête à voter une résolution pour qualifier l’attitude du ministre de la Justice d’outrage au Congrès, après qu’il a refusé de divulguer l’intégralité du rapport Mueller. C’est donc bien une guerre ouverte entre l’exécutif et le Congrès. Un conflit qui devrait en toute logique se terminer devant les tribunaux, ce qui permettra à Donald Trump de gagner du temps avant de se voir éventuellement contraint de produire les documents exigés par l’opposition. Anne Corpet, Washington, RFI.

ZK : Donald Trump qui n’a pas perdu de temps en revanche pour réagir sur un autre dossier : celui du désengagement de l’Iran sur plusieurs points de l’accord sur le nucléaire. 

CL : Oui, alors que le président américain s’est retiré de ce texte il y a pile un an, unilatéralement, c’est à dire de sa seule initiative, il condamne aujourd’hui le chantage iranien. Et il annonce de nouvelles sanctions contre le secteur minier et l’acier provenant du pays. Londres, Paris, et Berlin regrettent les annonces de Téhéran, les Européens demandent le respect de l’accord signé en 2015. Autre ton par contre à Moscou : la Russie se montre beaucoup plus compréhensive vis-à-vis de l’Iran, l’Iran poussé à bout, selon le Kremlin, par les États-Unis. À Moscou, la correspondance de Daniel Vallot.

La Russie a toujours déploré et critiqué la décision américaine de se retirer du Traité de Vienne. Sans surprise, le Kremlin a donc accusé ce mercredi les États-Unis d’être les seuls responsables de la crise actuelle. Mais la Russie s’en prend également aux pays européens, jugés bien trop timorés, face à Washington. À l’issue d’un entretien avec son homologue iranien, ici à Moscou, le chef de la diplomatie russe, Sergei Lavrov, a d’ailleurs demandé aux pays européens de tout faire pour sauver l’accord de Vienne : « Nous allons avant tout chercher à convaincre nos partenaires européens de respecter leurs promesses. Vous savez, ils se sont engagés à mettre en place un mécanisme pour ne pas dépendre du système américain. Pour l’Iran, il est important que ce mécanisme lui permette d’exporter son pétrole. Nous soutenons cela, mais ce mécanisme, qui a été créé par les Européens, n’a toujours pas été mis en route. » De son côté Mohammad Javad Zarif a accusé les Européens de « n’avoir rempli aucune de leurs obligations ». « Ils ont publié de beaux communiqués, mais dans la pratique il ne s’est rien passé », a-t-il notamment déclaré, tout sourire aux côtés de Sergei Lavrov. Le chef de la diplomatie iranienne n’a pas manqué de remercier la Russie pour le soutien qu’elle continue de lui apporter. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

CL : La France appelle à un cessez-le-feu sans condition en Libye. Après la visite du chef du gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale. Fayez el Sarraj reçu à l’Élysée ce mercredi. Alors qu’en Libye l’offensive du maréchal Haftar se poursuit contre les forces du GNA à Tripoli. Emmanuel Macron rappelle qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit libyen, le président français rappelle aussi qu’il faut protéger les populations civiles et il renouvelle son soutien à Fayez el Sarraj. Les jeux sont faits en Afrique du Sud. Les bureaux de vote ont fermé il y a une heure. Les Sud-africains ont voté pour les élections législatives et régionales. Pas beaucoup de suspense cependant, l’ANC, le Congrès national africain reste le grand favori, après 25 ans au pouvoir, le parti de Nelson Mandela devrait conserver la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale.

ZK : Direction Djibouti, où le chef de l’État Omar Guelleh, a fêté ses 20 ans au pouvoir aujourd’hui.

CL : En quatre mandats, ce petit pays d’un million d’habitants, situé dans la Corne de l’Afrique, à l’est du continent a beaucoup changé. Il est devenu un carrefour stratégique de la géopolitique, mais il reste aussi de nombreux défis à relever, à commencer par l’extrême pauvreté d’une partie de la population. Côté politique, pouvoir et opposition ont une vision radicalement opposée de l’action du chef de l’État. Le jour et la nuit, en somme. Sébastien Németh.

Pour l’opposant Adan Mohamed Abdou, la présidence d’Ismaël Omar Guelleh a entraîné non pas un progrès, mais une régression. « Les gens attendaient un changement à son arrivée. Mais cet espoir a été réduit à néant. Ça a empiré sur tous les plans », explique-t-il. Une vision aux antipodes de celle du pouvoir. Houmed Daoud, porte-parole de la majorité présidentielle en Europe, accuse l’opposition de mauvaise foi. Il parle d’un « pas de géant » sous la présidence d’IOG. Il cite en exemple le développement du scolaire et les 10 000 étudiants inscrits à l’université. Ils étaient à peine 400 en 1999. Adan Mohamed Abdou reconnaît la construction de ports, de terminaux, de zones franches ou encore du chemin de fer. Mais pour lui, c’est un développement à deux vitesses. « Les infrastructures ne donnent pas à manger à la population. Nos citoyens sont les grands absents de cette croissance » dit-il. Faux, répond Houmed Daoud. « Il faut faire preuve d’honnêteté intellectuelle. Qui sont les gens qui font fonctionner ces infrastructures et nourrissent leurs familles grâce à ces projets ? Ce sont bien les Djiboutiens », indique le représentant de la majorité. Deux visions irréconciliables qui s’affrontent dans un paysage politique quasi immuable depuis 20 ans. « Le pouvoir est concentré au niveau d’une personne, tout est quadrillé par la sécurité », indique Adan Mohamed Abdou. « Et l’opposition qui est au Parlement, qui a des élus qui s’expriment, qu’en fait-on ? » rétorque Houmed Daoud. Bref le fossé semble impossible à combler. Sébastien Németh, Nairobi, RFI.

ZK : Un royal baby nommé « Archie ».

CL : Voilà le prénom du fils du prince Harry et de Meghan Markle. « Archie Harrison Mountbatten-Windsor », c’est le prénom complet du huitième arrière-petit-fils de la Reine Elisabeth. Le bambin qui a été présenté au public ce mercredi. Le récit à Londres, de Muriel Delcroix.

Les fiers parents sont apparus dans le très impressionnant hall du château de Windsor, Harry en costume gris clair portant dans ses bras un petit garçon endormi, à peine visible, emmitouflé dans une couverture blanche et portant un bonnet assorti, enfoncé jusqu’aux yeux. Meghan, en robe blanche et perchée sur des talons vertigineux, a donné ses premières impressions en tant que maman : « C’est magique, incroyable, j’ai à mes côtés les deux plus formidables garçons au monde, donc je suis vraiment heureuse », a commenté l’ancienne actrice américaine à propos de ce petit garçon qui a « déjà du poil au menton » a plaisanté Harry, avant d’ajouter que le bébé changeait de jour en jour et que le couple souhaitait passer ces premières heures spéciales avec lui et le présenter au reste de la famille. La reine Elisabeth et son mari le prince Philip sont d’ailleurs les premiers sur la liste de visiteurs. Contrairement à la tradition, le bébé a été présenté au monde de façon plus intimiste, puisque seuls deux photographes et deux équipes de télévision, l’une britannique, l’autre américaine, ont été conviés à venir découvrir le bébé à l’intérieur du château. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

CL : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous Zéphyrin Kouadio, il est 22h10 à Paris.



Voir le flux - 08/05/2019 20:30:09

Journal en français facile 07/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Charlotte Lalanne : Vous écoutez RFI il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre journal en français facile, présenté en compagnie de Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Charlotte, bonsoir à toutes et à tous.

CL : À la une : toujours aucune trace des deux touristes français disparus au Bénin. Cela fait six jours qu’ils n’ont pas donné signe de vie. Sur place, les recherches se poursuivent.

ZK : La trêve tient pour le moment à Gaza et dans les territoires israéliens alentour. Mais question : pour combien de temps ? Le week-end a été très meurtrier, mais un accord a semble-t-il été trouvé grâce à la médiation de l’Égypte et du Qatar.

CL : Et puis la colère de l’Allemagne après l’annulation de dernière minute de la visite du secrétaire d’État américain, on vous en dit plus dans un instant.

-------

ZK : Et on commence Charlotte par le Bénin, le Bénin où la police est toujours à la recherche des deux Français disparus dans le nord du pays.

CL : Les hommes n’ont donné aucun signe de vie depuis six jours maintenant. Leur guide touristique, béninois, a été retrouvé mort dans le parc de la Pendjari, à la frontière du Burkina Faso. Mais selon les autorités, les deux Français pourraient être encore vivants. Les précisions de Clémentine Pawlotsky.

Communiqués succincts, parole officielle rare... Paris et Cotonou ont choisi de jouer la carte de la discrétion. Et pour cause, explique le porte-parole de la présidence béninoise, Wilfried Houngbédji : « Nous savons qu’il y a encore des vies en jeu dans cette affaire. » Pour l’heure, aucune information n’a filtré sur le périmètre exact de recherche, mais il y a quelques jours encore, les regards étaient particulièrement tournés vers le Burkina Faso voisin, notamment après la découverte de traces d’une traversée de la rivière Pendjari, dans l’enceinte du parc où a été découvert le corps du guide qui accompagnait les deux touristes. Deux hommes dont on ne sait, là aussi, que très peu de choses. D’après l’Agence France Presse, il s’agirait de deux enseignants venus passer une dizaine de jours au Bénin. L’un d’eux serait âgé d’une quarantaine d’années. C’est à bord d’un véhicule blanc de marque Toyota qu’ils ont été vus pour la dernière fois, mercredi dernier, alors qu’ils quittaient le Pendjari Lodge, l’hôtel où ils prévoyaient de passer la nuit. Mais là encore, d’après les autorités béninoises, rien ne permet d’affirmer formellement que le véhicule calciné retrouvé de l’autre côté de la frontière, dans la commune burkinabé de Diapaga, est celui du groupe. « Nous ne sommes pas plus avancés qu’il y a quelques jours sur la question », précise le porte-parole de la présidence béninoise. Avant d’ajouter : « Aucune hypothèse n’est privilégiée. Aucune piste n’est écartée. » Clémentine Pawlotsky.

ZK : Un recul, un pas en arrière sur le dossier du nucléaire iranien.

CL : L’Iran est sur le point en effet de reprendre certaines de ses activités nucléaires abandonnées en 2015 après la signature d’un accord international. Un an jour pour jour après le retrait des États-Unis de ce texte, Téhéran présente cette action comme une riposte à la décision américaine.

CL : L’apaisement réclamé à Gaza et dans les territoires israéliens proches de l’enclave palestinienne. Les combats ont cessé depuis hier, après un week-end meurtrier : 25 Palestiniens et 4 Israéliens ont été tués.

ZK : Et ce sont les pires violences qu’ait connues la région depuis cinq ans. D’après les autorités palestiniennes, un accord a été conclu pour cesser le feu. Et même si Israël ne confirme pas, il semble bien que l’Égypte et surtout le Qatar, aient joué un rôle de médiateur, c’est-à-dire d’intermédiaire. Les explications de Guilhem Delteil.

Le Qatar est un allié de longue date du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza, et sa générosité à l’égard de l’enclave palestinienne a déjà été maintes fois prouvée : des routes, des lotissements entiers, des hôpitaux ont été financés par l’argent de l’émirat. Et ces derniers mois, une aide en liquide avait été injectée dans l’enclave palestinienne. Mais cette générosité valait au Qatar les foudres du gouvernement de Ramallah pour qui l’émirat, en venant en aide au Hamas, ancrait la division palestinienne. Ce mardi matin, le ministère qatarien des Affaires étrangères a annoncé le déblocage d’une très grosse enveloppe : près de 430 millions d’euros. Mais cette fois-ci, l’aide ira aussi bien à la Cisjordanie qu’à la bande de Gaza. Près des deux tiers de cette aide financeront des programmes de santé et d’éducation menés par l’Autorité palestinienne, le gouvernement internationalement reconnu. Le reste sera versé à des programmes humanitaires de l’ONU dans les territoires palestiniens. La part spécifiquement dédiée à Gaza n’est pas précisée. Mais l’annonce de cette aide a été rapidement saluée par le chef du Hamas qui y voit « une continuation des positions inébranlables du Qatar qui soutient, écrit-il dans un communiqué, le peuple palestinien politiquement et financièrement ». Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

CL : La situation est très critique au nord-ouest de la Syrie. La province d’Idleb, tenue par les djihadistes, est sous une pluie de bombes ces derniers jours, pilonnée par l’armée de Bachar al Assad et son allié russe. Plus de 150 000 personnes ont fui la zone en une semaine. L’ONU s’alarme de ces raids aériens sur des infrastructures civiles, notamment sur douze installations médicales. Le secrétaire général des Nations Unies réclame une désescalade urgente, c’est-à-dire un retour au calme. Avec ou sans accord de Brexit, les Britanniques voteront bien aux prochaines élections européennes. C’est ce qu’a déclaré ce mardi le vice-premier ministre David Lidington. Et quand bien même les députés britanniques finiraient par trouver une porte de sortie avant le 23 mai, date du scrutin, et bien les délais seraient trop courts, selon le gouvernement, pour ratifier tous les textes nécessaires à la mise en œuvre de l’accord.

ZK : Et puis un coup de froid dans les relations entre Berlin et Washington. Le secrétaire d’État américain a annulé ce mardi au dernier moment une visite à Berlin.

CL : Officiellement c’est à cause « de questions urgentes », mais cette annulation de dernières minutes passe mal, très très mal même en Allemagne. Pour beaucoup d’observateurs, ce nouvel épisode en dit long sur l’état des relations entre les deux pays depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Stefanie Schüler, la presse allemande n’est pas tendre avec les États-Unis.

« Peut-être que l’annulation impromptue de la visite du secrétaire d’État américain est due à un motif sérieux. Mais traduite en langage politique cette annulation veut dire : l’Allemagne n’est pas importante pour l’Amérique ». Ce commentaire du quotidien Nord West Zeitung résume la crispation qui règne au sein des médias allemands ce mardi. De nombreux journaux estiment que l’attitude de Mike Pompeo « frise l’insolence ». D’autant plus que le chef de la diplomatie américaine n’était encore jamais venu et que l’Allemagne n’était que le 39e pays sur sa liste des pays visités. Le Rheinische Post y voit la preuve que « les relations entre Berlin et Washington ont atteint un niveau historiquement bas. Mike Pompeo refuse une visite à la chancelière ! L’Allemagne est dupée », s’insurge le quotidien. Le journal Süddeutsche Zeitung considère que « l’amitié germano-américaine est en ruines » et que cette annulation « est difficilement excusable ». De son côté, le Tagesspiegel conclut : « Le report de la visite du secrétaire d’État américain reste le signe éclatant du mépris. Se faire respecter par l’administration Trump devient un défi. Un défi qui ne peut plus attendre. » Précisions en direct de Stefanie Schüler.

ZK : Et puis en France, Charlotte, la prise d’otage est terminée à Blagnac, c’est près de Toulouse.

CL : Les quatre femmes retenues pendant plusieurs heures dans un bar PMU ont été libérées. Elles sont saines et sauves. En revanche, le suspect, lui, est toujours retranché dans bureau de tabac. Le RAID, une unité d’élite de la police est sur place. Et on en sait un petit peu plus sur le profil du preneur d’otage. Écoutez Dominique Alzéari, le procureur de la République de Toulouse.

« Ce preneur d’otage présumé est un individu qui est mineur, qui a presque 18 ans, qui était défavorablement connu pour des affaires de violences sur les forces de l’ordre notamment, pour des affaires de vol, mais aussi pour une participation en décembre à une des manifestations gilets jaunes où il avait été interpellé pour participation à un groupement en vue de commettre des violences et des destructions, ce qui lui a valu à chaque fois des poursuites pénales. Mais ce n’était pas non plus quelqu’un de classé comme dangereux ou de criblé spécialement. Comme ça a déjà été diffusé aussi, lors de la perquisition à son domicile, nous avons trouvé un courrier qu’il avait laissé, où il semble assez dépressif, et en tout cas préoccupé notamment par son état de santé. Et il fait une allusion effectivement au mouvement des gilets jaunes, mais en assurant que l’acte qu’il voulait commettre n’irait pas au-delà de cette démarche finalement un peu spectaculaire. »

CL : Dominique Alzéari, le procureur de la République de Toulouse. Un mot de football avant de refermer ce journal. La dernière ligne droite avant la finale de la ligue des champions c’est en ce moment : les demi-finales retour au programme donc entre le FC Barcelone et Liverpool. Liverpool qui mène un à zéro. Les Anglais avaient été battus à l’aller 3 à zéro. Donc un zéro pour le moment à la 49e minute. Et puis demain à la même heure à 21 heure ce sera au tour de Tottenham d’affronter l’Ajax pour la 2e affiche des demi-finales retour. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci Zéphyrin Kouadio. Vous retrouvez toutes ces informations sur notre site rfi.fr.



Voir le flux - 07/05/2019 20:30:07

« Je vois le monde en plus grand »

À chaque numéro, le témoignage d’une personnalité marquante de l’émission de TV5Monde présentée par Ivan Kabacoff. Aujourd’hui, Aujourd’hui, Nitikar Nith, avocate cambodgienne. « Je suis née au Battambang, dans le nord-ouest du Cambodge. J’y ai suivi toute ma scolarité. J’ai commencé à apprendre le français en intégrant le programme de classe bilingue du lycée Preah Monivong.... Lire la suite

Cet article « Je vois le monde en plus grand » est apparu en premier sur FDLM : Le français dans le monde.



Voir le flux - 07/05/2019 15:06:21

Déshabiller Pierre pour habiller Paul

Aujourd’hui, la puce se met à nu et « déshabille Pierre pour habiller Paul ». Une drôle de coutume que vient nous raconter Sylvie Brunet avec une bande de jeunes linguistes sacrément culottés !

Une chronique de De vive(s) voix.



Voir le flux - 07/05/2019 09:30:57