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Journal en français facile 16/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris et 9 heures à Christchurch. Bonsoir et bienvenue dans ce journal en français facile présenté avec Sylvie Berruet, Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne.

JB : Dans ce journal, l’acte 18 des gilets jaunes marqué par une nette augmentation des violences notamment à Paris. Des magasins et des restaurants incendiés et pillés sur les Champs-Élysées. Emmanuel Macron annonce son retour à Paris dès ce soir. Autres manifestations aujourd’hui en France, pour défendre l’environnement. Défilés dans le calme à Lyon, Marseille, Toulouse, Lille ou encore Paris.

SB : La Nouvelle-Zélande toujours sous le choc, près de 48 heures après l’attentat de Christchurch. Le tireur a été inculpé aujourd’hui pour meurtre.

JB : Enfin on parlera de la riposte, de la réponse, de la Russie après de nouvelles sanctions occidentales. Conséquence des tensions survenues l’année dernière avec l’Ukraine en mer d’Azov.

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SB : Une réunion de crise organisée ce soir après les violences d’aujourd’hui sur les Champs-Élysées.

JB : Elle aura lieu en présence d’Emmanuel Macron qui a décidé de rentrer à Paris. Le chef de l’État était en week-end dans les Pyrénées.   Cet après-midi, en marge de l’acte 18 des gilets jaunes, des casseurs se sont attaqués à des magasins et à des restaurants sur les Champs-Élysées. Plusieurs ont été incendiés et pillés. On compte une centaine d’interpellations. Le récit d’Olivier Rogez.

Tout ce samedi, ils ont saccagé les Champs-Élysées. 1500 casseurs, des ultras de gauche et de droite, infiltrés parmi les sept à huit mille gilets jaunes rassemblés sur la plus célèbre avenue française. Ils ont attaqué les forces de l’ordre, massées autour de l’Arc de Triomphe et qui ont subi pendant plusieurs heures des attaques à coup de pavés et de projectiles divers. Puis, ils sont descendus sur l’avenue, s’en prenant aux vitrines symboles de l’opulence et du capitalisme. Banques, bijouteries, restaurant de luxe. Toutes les enseignes les plus célèbres ont été pillées ; Hugo Boss, Longchamp, Zara, Lacoste, Swarovski ou encore Nespresso et même la boutique du PSG. Le Fouquet's la célèbre brasserie de luxe, a été vandalisée et son auvent partiellement incendié. Avenue Roosevelt on a frôlé la catastrophe alors qu’une banque était la proie des flammes, les pompiers ont sauvé in extremis une mère et son bébé. Ces scènes ont duré jusqu’à dix-huit heures. Dans l’après-midi le Premier ministre Édouard Philippe s’est rendu sur place, dénonçant les casseurs, affirmant que ceux qui excusent et encouragent ces actes s’en rendent complices. Une violence qui a focalisé l’attention générale alors qu’à quelques kilomètres de là, 45 000 personnes, selon un comptage indépendant, ont défilé pour le climat sans le moindre problème.

JB : Manifestations pour le climat dans le calme et en présence de certains gilets jaunes à Paris, Marseille ou encore Lyon. Plusieurs responsables politiques avaient en effet appelé les manifestants à marcher ensemble pour le climat et pour le pouvoir d’achat.

SB : En Nouvelle-Zélande, l’auteur de l’attentat de Christchurch a été inculpé pour meurtre.

JB : L’Australien Brenton Tarrant est resté impassible lors de sa comparution. Lui qui, quelques heures auparavant, avait abattu 49 personnes de sang-froid dans deux mosquées de la ville. La ville de Christchurch qui est toujours sous le choc après la tuerie. Le calme règne dans les rues et les habitants peinent à se relever de l’évènement. Le reportage de notre envoyée spéciale, Carrie Nooten.

Assis sur son skateboard, en face des milliers de bouquets qui ont été apportés depuis ce matin à quelques mètres de l’hôpital, Joshua a 25 ans et le regard embué. Il n’en revient toujours pas de ce qui est arrivé à sa « petite ville tranquille » de Christchurch. « Je suis venu m’asseoir ici pour ressentir la tristesse de tout le monde. Je veux juste montrer mon respect à ces innocents qui sont morts sans avoir rien fait de mal. Je pensais qu’on était en sécurité. Mais nous ne sommes plus en sécurité nulle part, n’est-ce pas ? » Linda, elle est venue avec ses deux petites filles, Sophia et Kinka. Chacune un bouquet dans la main. Elle est sortie dès que la police a jugé la situation hors de danger. « Je tenais à emmener les filles pour leur montrer que c’est comme ça qu’on répond aux actes terroristes : avec de l’amour et de la compassion. Oui, toute la nation est en deuil, et le monde va être en deuil pour plusieurs semaines à venir. » Face aux grilles du Jardin botanique, les enfants dessinent à la craie des messages positifs et d’unité : pas question que ces massacres ébranlent les valeurs néo-zélandaises. Carrie Nooten, Christchurch, RFI.

SB : En République Démocratique du Congo, la colère des militants de l’UDPS le parti du président Félix Tshisekedi. 

JB : Ils ont dénoncé la défaite de leur parti aux élections sénatoriales. C’est le parti de l’ex-président congolais Joseph Kabila qui a emporté la majorité des sièges au Sénat. Dans la ville de Mbuji-Mayi, on parle de deux morts, dont un policier dans les manifestations.

SB : La Russie proteste après l’imposition de nouvelles sanctions occidentales. 

JB : Les États-Unis, l’Union européenne, l’Australie et le Canada, ont décidé de nouvelles mesures envers des citoyens et des entreprises russes. Conséquence de l’incident naval qui a opposé la Russie et l’Ukraine dans le détroit de Kertch, au large de la Crimée. C’était en novembre dernier. Anastasia Becchio, Moscou promet désormais de riposter.

C’est ce qui conclut les deux communiqués publiés hier et aujourd’hui sur le site du ministère des Affaires étrangères à Moscou. Le dernier en date réagit à la décision prise par l’Union européenne de sanctionner des responsables russes pour leur rôle dans l’incident naval du détroit de Kertch. Depuis cet accrochage, 24 marins ukrainiens sont détenus en Russie, ils risquent jusqu’à 6 ans d’emprisonnement. « La partie russe ne laissera pas l’acte inamical de l’UE sans réponse », indique le communiqué, qui dénonce l’« hypocrisie » et de « cynisme » de la décision européenne. Il souligne que les gardes-frontières russes, en arraisonnant les navires ukrainiens ont agi « conformément aux normes du droit international », ce que conteste Kiev. Dans un autre document, publié la veille, la diplomatie russe dénonce la « russophobie » des États-Unis et du Canada. Ottawa a droit à un paragraphe entier : les autorités canadiennes ont apparemment développé une « addiction pathologique aux sanctions », souligne le communiqué du ministère qui soupçonne le Canada de faire dans la surenchère anti-russe : « il est clair que dans sa volonté d’élargir ses “listes noires” antirusses » le Canada tente de surpasser son grand frère, commente Moscou. Hier, Ottawa a introduit des sanctions à l’encontre de 15 entreprises et 114 citoyens russes. La plupart d’entre eux avaient déjà été touchés par une vague de sanctions des États-Unis et de l’Union européenne.

SB : La Slovaquie vote aujourd’hui. Premier tour de l’élection présidentielle.  

JB : Et selon les sondages la favorite est une novice, une nouvelle en politique. La candidate du parti progressiste, Zuzana Caputova, une avocate et activiste âgée de 45 ans. Elle s’était fait connaître l’an dernier lors du mouvement de contestation déclenché par l’assassinat du journaliste Jan Kuciak et de sa compagne.   Il enquêtait notamment sur des affaires de fraude impliquant plusieurs hommes d’affaires liés au monde politique. Comme chaque samedi, vous avez rendez-vous avec Yvan Amar pour le mot de la semaine. Qui nous ramène à l’actualité en Nouvelle-Zélande.

Après l’horreur de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande, le mot qui revient régulièrement dans les commentaires, c’est bien sûr, et hélas, celui de suprémacisme, puisque c’est le genre d’idées qui semblent être celles du tueur. Le mot s’inspire de l’anglais et apparaît en France il y a une quarantaine d’années, même s’il est bien plus courant aujourd’hui. Et on parle presque toujours du suprémacisme blanc. Un système d’idées qui imagine que la race blanche est supérieure à toutes les autres. Attention, le mot même de race fait partie de cette idéologie, et il est très justement regardé avec méfiance. Parler d’une race humaine, c’est imaginer que certains groupes humains sont différents les uns des autres, non pas par leur histoire, mais par nature. Et que donc l’un de ces groupes est supérieur aux autres – celui des Blancs évidemment. Et que par conséquent il doit être dans une position de domination. Et on retrouve là les deux significations principales de ce mouvement suprématiste : certaines populations sont au-dessus des autres. Et donc elles doivent dominer : un système de pensée directement hérité du nazisme, mais qui est né aux États-Unis et qui s’explique d’abord par une réaction à la lutte pour les Droits civiques dans les années 60, c’est-à-dire une peur devant la lutte pour l’égalité des Noirs, descendants d’esclaves. On a menacé le pouvoir des anciens maîtres et certains parmi eux veulent conserver leur suprématie, c’est-à-dire leur position supérieure, leur position qui les met prétendument au-dessus des autres. Être au-dessus (supra en latin), c’est l’image centrale sur laquelle le mot s’est construit.

JB : C’était Yvan Amar. Et c’est la fin de ce Journal en français facile. Restez avec nous à l’écoute de la radio du monde.



Voir le flux - 16/03/2019 20:30:10

Journal en français facile 15/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne.

JB : A la une de l’actualité, l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande. 49 personnes ont perdu la vie. L’enquête commence. Le tireur doit être entendu demain par la justice. Il s’agit d’un « extrémiste de droite », radicalisé depuis plusieurs années.   

SB : En Algérie, nouvelles manifestations massives pour exiger le départ d’Abdelaziz Bouteflika. La pression ne retombe pas malgré la décision du président de ne pas briguer un cinquième mandat.

JB : Enfin « moins de banque, mais plus de banquise », voilà l’un des slogans des manifestations de jeunes pour le climat aujourd’hui. Mobilisation en France et dans plus de 2000 villes à travers le monde.

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SB : La communauté internationale apporte son soutien à la Nouvelle-Zélande après l’attaque qui a visé deux mosquées du pays.

JB : Une attaque effroyable, menée par un homme de 28 ans, né en Australie. Il a abattu de sang-froid 49 personnes et en a blessé des dizaines d’autres. Décrit comme un extrémiste de droite, radicalisé depuis plusieurs années, le terroriste avait préparé son attaque. Parmi les premiers à réagir, le président turc Recep Tayyip Erdo?an. Il a dénoncé un « nouvel exemple de la hausse du racisme de l’islamophobie ». Autre réaction très forte, celle de la chancelière allemande Angela Merkel, qui s’exprimait depuis Munich.

« Mesdames et Messieurs, compte tenu de la triste situation actuelle, je tiens à débuter mon discours en évoquant les évènements en Nouvelle-Zélande. Comme tout le monde, j’ai appris avec effroi qu’une terrible attaque terroriste s’est produite dans deux mosquées à Christchurch et j’aimerais exprimer mes plus sincères condoléances à tous les citoyens néo-zélandais, ainsi qu’à la Première ministre Jacinda Ardern. Il s’agit d’une attaque ignoble contre des fidèles dans leur lieu de prière. Une attaque contre des citoyens musulmans constitue aussi une attaque contre la démocratie de la Nouvelle-Zélande et sa société ouverte et tolérante. Mes sincères condoléances vont aussi évidemment aux familles des victimes et des blessés, auxquels je souhaite par-dessus tout un prompt rétablissement. Je veux dire aussi au peuple néo-zélandais ceci : nous nous tenons à vos côtés en cette heure difficile ».

JB : La chancelière allemande Angela Merkel. Ce soir, le président américain Donald Trump a appelé la Première ministre néo-zélandaise pour lui dire « sa solidarité ». En Nouvelle-Zélande, l’enquête se poursuit. Le terroriste doit comparaître demain devant la justice. Par ailleurs, deux autres hommes sont en garde à vue sans que l’on sache ce qui leur est reproché.

SB : Quatrième vendredi de mobilisation en Algérie. Une fois encore les manifestants ont répondu présents.

JB : Ils étaient au moins aussi nombreux que la semaine dernière. Notamment à Alger, mais aussi Oran ou encore Constantine. Et ce, malgré le renoncement d’Abdelaziz Bouteflika à se présenter à un cinquième mandat. Les manifestants réclament des élections alors que le scrutin du 18 avril a été reporté sans fixer de nouvelle date. Le récit de cette journée avec Marie-Pierre Olphand.

Boulevard Mohamed 5, place de la grande poste, place Audin. C’est une marée humaine qui a envahi tout l’après-midi les lieux emblématiques de la capitale. Les slogans se sont adaptés aux annonces de lundi. « On voulait des élections sans Bouteflika on se retrouve avec Bouteflika et sans élections », ou encore, « Boutef la colle qui colle très fort ». Slogan aussi contre le président français qui s’est exprimé cette semaine sur la situation avec cette pancarte « Macron occupe-toi de tes gilets jaunes ». Des logos détournés, des caricatures, les Algériens se sont illustrés une fois de plus par leur grande imagination, reflet de leur colère. En fin de journée des dérapages ont été signalés dans au moins un quartier d’Alger. Jets de pierre contre gaz lacrymogène. Mais toute la journée, les manifestants ont veillé à ce que les marches restent pacifiques. Des appels avaient été lancés également pour que les marcheurs évitent de se diriger vers la présidence de la république pour éviter tout affrontement. Plusieurs vidéos ont circulé montrant des manifestants saluant les forces anti-émeute, vidéo de policiers esquissant un sourire au contact des manifestants.

JB : Marie-Pierre Olphand. Le Venezuela chaque jour un peu plus isolé. Alors que l’électricité n’est toujours pas rétablie dans l’intégralité du territoire. La compagnie American Airlines annonce ce soir suspendre ses vols vers et en provenance du Venezuela. Elle met en avant la sécurité de ses équipes et de ses clients.

SB : Cinq enfants français rapatriés aujourd’hui de Syrie vers la France.

JB : Ils se trouvaient dans des camps du nord-est du pays. Des enfants qui sont, apparemment, issus de familles de djihadistes français venus se battre en Syrie aux côtés du groupe Etat islamique. Les explications de Murielle Paradon.

Les 5 enfants rapatriés sont très jeunes, âgés de 5 ans et moins et sont particulièrement vulnérables, selon le ministère français des Affaires étrangères. Les combats autour du dernier bastion de l’organisation Etat islamique dans l’est de la Syrie font rage et ceux qui en sortent, essentiellement des femmes et des enfants, sont dans des conditions pitoyables. Ils ont manqué de nourriture et de soins durant des semaines, sans compter les traumatismes psychologiques dus à la guerre. Les enfants rapatriés ce vendredi sont orphelins et isolés, précisent les autorités françaises. Pas question donc pour l’instant de ramener les mineurs qui ont encore leurs mères. Concernant les adultes, le communiqué du ministère des affaires étrangères est clair : les combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, c’est à dire en Syrie et en Irak (...) doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes. C’est une question de justice et de sécurité ». La position de la France n’a donc pas changé, rappelle le ministère. Il ne faut pas les rapatrier.

JB : Et pour Marie Dosé, avocate de familles françaises, jointe par RFI, il faut désormais rapatrier la centaine d’enfants français encore sur place. Enfin toujours en Syrie, on apprend ce soir que des kamikazes ont attaqué des personnes qui fuyaient la ville de Baghouz. Leur dernière position dans la province de Deir Ezzor. Selon les forces démocratiques syriennes, au moins six personnes ont été tuées.

SB : En Espagne, c’était l’une des promesses du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez. La dépouille de Franco pourrait être exhumée le 10 juin prochain.

JB : Exhumée, c’est-à-dire sortie de terre, pour être à nouveau enterrée dans un cimetière au nord de Madrid. L’annonce, très symbolique, intervient à six semaines des élections anticipées. Depuis 1975, la dépouille de Franco repose dans un mausolée pharaonique, objet d’un culte pour les nostalgiques du franquisme. Une situation inadmissible pour la gauche espagnole. Cette décision reste susceptible d’un recours en justice.

SB : De Madrid, à Sydney en passant par Nairobi, les jeunes dans la rue aujourd’hui pour interpeller leurs gouvernants sur l’urgence climatique.

JB : Oui manifestations dans plus de 2000 villes de 100 pays autour des slogans : « C’est notre futur » ou « Il n’y a pas de planète B. » Christine Siebert était dans les cortèges parisiens. Elle a tendu son micro à ces jeunes manifestants.

[Transcription manquante]

JB : Propos recueillis par Christine Siebert et Marc Fichet. Enfin c’est une nouvelle qui n’a pas dû plaire à ces manifestants. Celle du naufrage du navire italien Grande America mardi dernier au large des côtes françaises. Les opérations de dépollution ont commencé dans la zone. Une nouvelle nappe de fioul a par ailleurs été observée. Le navire était chargé de 2.200 tonnes de fioul lourd. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de rester à l’écoute de RFI.



Voir le flux - 15/03/2019 20:30:08

Le mot « francophonie »

Le blogueur Paul Emmanuel Ndjeng partage sa vision de la francophonie dans l’émission « De Vive(s) voix » sur RFI.


Voir le flux - 15/03/2019 15:41:17

Californie : vers la fin de la peine de mort ?

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 15/03/2019 14:05:32

Bis repetita

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 15/03/2019 10:15:04

Journal en français facile 14/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile.

À la une, le Royaume-Uni, où les députés ont voté pour un report du Brexit. La sortie de l’Union européenne était fixée au 29 mars. Bruxelles est prête à accepter ce report, mais Londres devra fournir de bonnes raisons. La mauvaise période pour Boeing. Comment le constructeur d’avion américain fait-il face à l’interdiction de voler pour son appareil 737 MAX après deux accidents mortels en moins de 6 mois ? Nous le verrons dans ce journal. Et puis aux États-Unis, un nouveau candidat pour représenter les démocrates à l’élection présidentielle de 2020. Il s’appelle Beto O’Rourke et il plaît beaucoup aux médias américains.

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[Transcription manquante] 

JZ : Vous entendez le président de la Chambre des Communes, John Bercow annoncer le résultat du vote, 412 voix contre 202. Il y aura donc un report du Brexit, de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, un report jusqu’au 30 juin, si les députés approuvent d’ici le 20 mars l’accord de sortie proposé par Theresa May. Si l’accord est refusé à nouveau, le report devra aller au-delà du 30 juin. Dans ce cas, il faudra donc organiser les élections européennes au Royaume-Uni au mois de mai.

L’un des points de blocage du Brexit, c’est le retour ou non d’une frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Or l’absence de frontière a permis la paix après des années de guerre civile. Justement, on reparle aujourd’hui de ce dimanche sanglant, le Bloddy Sunday. C’était il y a 47 ans en Irlande du Nord, 14 civils catholiques étaient tués par des soldats britanniques dans les rues de Londonderry. Ce jeudi, la justice a annoncé que sur les 17 anciens militaires visés par une enquête, un seul sera poursuivi. Les proches des victimes sont très largement déçus. Julien Lagache.

La foule rassemblée en solidarité à l’extérieur de l’hôtel de ville de Londonderry a pu rapidement mesurer la déception des proches des victimes du Bloody Sunday. À leur sortie du bâtiment des visages déconfits, voire marqués. Le procureur britannique venait de les informer qu’un seul ancien militaire affronterait un procès pour le meurtre de 2 manifestants le 30 janvier de 1972. Les éléments de preuve disponibles dans le cas des 16 autres soldats « sont insuffisants pour envisager une condamnation » a-t-il affirmé. Face à la presse un peu plus tard, les familles des victimes semblaient accuser le coup. La déception est là ont-ils dit en substance même si la plupart retiennent qu’enfin, une procédure judiciaire est entamée à l’encontre de l’armée britannique... près d’un demi-siècle après les faits. Dans l’immédiat, aucune date n’a été communiquée pour la tenue du procès de ce militaire uniquement désigné par le nom « Soldat F » qui pourrait n’encourir qu’une peine de 2 ans de prison grâce à une clause de l’accord de paix nord irlandais signé en 1998. Les familles des victimes du Bloody Sunday ne comptent cependant pas en rester là et disent vouloir étudier en détail l’annonce de la justice britannique ainsi que les autres voies légales à leur disposition dans un pays qui cherche toujours à panser les plaies du conflit intercommunautaire entre catholiques et protestants qui a fait plus de 3500 morts en 30 ans. Julien Lagache, Dublin, RFI.

JZ : On part aux États-Unis. C’est une gifle pour Donald Trump. À Washington, le Sénat a rejeté le financement d’urgence d’un mur à la frontière mexicaine. Il y a un mois, le président américain avait décidé d’une procédure d’urgence pour débloquer des fonds nécessaires à la construction de ce mur. 59 sénateurs ont voté contre cette décision, ce qui signifie que 8 élus républicains ont appuyé ce vote. Ils contestent donc l’autorité de leur chef Donald Trump sur son engagement majeur depuis la campagne présidentielle de 2016. Réponse sur Twitter du président américain avec un mot : VETO. Il va s’opposer à ce vote pour contourner la décision du Sénat, comme il en a le pouvoir.

Encore aux États-Unis, le démocrate Beto O’Rourke a annoncé aujourd’hui sa candidature à la présidentielle de 2020. Plus précisément, il est candidat à l’investiture démocrate. Ils sont plusieurs comme lui à vouloir représenter le parti pour battre Donald Trump. Beto O’Rourke est un ancien élu de la Chambre des représentants, il avait beaucoup plu aux médias américains lors des élections de mi-mandat de 2018. Voici son portrait par Stéphanie Schueller.

Manches de chemise retroussées, debout sur un simple escabeau, s’adressant par mégaphone à une foule de partisans survoltés rassemblés sur un simple parking de supermarché en plein soleil. C’est l’une des images que les Américains ont encore en tête quand ils pensent à Beto O’Rourke. L’an dernier, le charisme et la détermination de cet ancien élu de la Chambre des représentants avaient fait sensation aux élections de mi-mandat quand il avait tenté d’arracher le poste de sénateur au républicain sortant Ted Cruz. La tentative s’est soldée par un échec dans les urnes. Mais sa campagne passionnée a permis à Beto O Rourke de se forger une notoriété nationale. Car à 46 ans, cet ancien punk rocker a réussi à mobiliser des électeurs avec un programme résolument progressiste - le tout dans LE bastion conservateur par excellence : le Texas. Mais dans l’actuel climat politique américain marqué par les divisions, c’est avant tout son discours positif et rassembleur qui a résonné au-delà des frontières texanes. Certains électeurs démocrates voient déjà en lui un nouveau Kennedy. Et bien qu’il ne figure actuellement dans les sondages qu’à la cinquième place des prétendants démocrates à la présidentielle, Beto O’Rourke a de quoi inquiéter les Républicains.

JZ : Stéphanie Schueller. La France a bien reçu aujourd’hui les boîtes noires du Boeing 737 Max de l’Ethiopian Airlines, celles de l’avion dont le crash dimanche dernier près d’Addis Abeba a tué 157 personnes. Une photo diffusée par le BEA français, le Bureau d’enquête et d’analyse semble montrer que l’enregistreur est intact. Quelles conséquences de toute cette affaire pour Boeing ? Le géant aéronautique américain est en crise après ce deuxième accident mortel en moins de 6 mois et puis la suspension des vols du modèle concerné. À ce jour, aucune compagnie aérienne n’a encore annulé ses commandes du 737 Max. Pourquoi ? Explications de Xavier Tytelman, spécialiste du secteur aéronautique.

[Transcription manquante]

JZ : Xavier Tytelman, spécialiste du secteur aéronautique. Il était au micro de Stanislas Ndayi-shimiye.

La course contre la montre en France et surtout contre les risques de marée noire dans le golfe de Gascogne. C’est l’endroit du naufrage du navire-cargo italien Grande Americ. Une deuxième nappe de pollution aux hydrocarbures a été constatée ce matin. Elle se trouve à 20 km de la première nappe. Compte tenu du vent d’ouest, ces deux nappes pourraient se diriger à une date indéterminée vers les plages de Charente-Maritime et de Gironde, a déclaré le ministre de la transition écologique François de Rugy.

Après l’interdiction des plastiques à usage unique, en décembre dernier, l’Union européenne poursuit sa lutte contre la pollution des océans. Les députés européens ont adopté hier au Parlement de Strasbourg une directive instaurant une redevance pour tous les navires faisant escale dans un port de l’UE. Cette mesure, vise à inciter les bateaux à décharger leurs déchets à terre et non plus en mer. Domitille Piron.

Pour un océan plus sain et sans plastique, les eurodéputés ont adopté hier cette redevance pour tous les navires, de pêche, de plaisance ou de transport de marchandise et de manière automatique. Qu’ils déversent ou non leurs déchets dans les ports de l’Union européenne, les navires devront donc payer, ce qui les devrait inciter à abandonner leurs déchets dans les ports européens et non plus en mer. Les parlementaires estiment que 30 % des déchets maritimes dans les eaux européennes proviennent des navires. Et parmi les causes de cette pollution maritime le Parlement européen, pointe également du doigt une réception et un traitement des déchets inadéquats dans les installations portuaires. Les 700 ports de l’Union européenne seront amenés à s’équiper pour la gestion et le recyclage des déchets. Des efforts seront donc demandés aux collectivités locales gestionnaires des ports, quelle que soit leur taille. Des infrastructures existent déjà pour le traitement des hydrocarbures, des ordures et des eaux usées, mais il s’agit là d’aller plus loin. La redevance prévue couvrira 30 % des coûts d’exploitation directe. Cette mesure entrera en vigueur d’ici deux ans.

JZ : Domitille Piron. Et on referme ce journal avec du football. En huitième de finale retour de la Ligue Europa, Rennes affronte Arsenal à Londres. Les Bretons ont gagné l’aller 3-1 chez eux. Le match vient de commencer, il est à suivre en intégralité sur RFI avec Christophe Jousset et Cédric Deoliveira. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté et Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !



Voir le flux - 15/03/2019 09:27:30

Journal en français facile 14/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile.

À la une, le Royaume-Uni, où les députés ont voté pour un report du Brexit. La sortie de l’Union européenne était fixée au 29 mars. Bruxelles est prête à accepter ce report, mais Londres devra fournir de bonnes raisons. La mauvaise période pour Boeing. Comment le constructeur d’avion américain fait-il face à l’interdiction de voler pour son appareil 737 MAX après deux accidents mortels en moins de 6 mois ? Nous le verrons dans ce journal. Et puis aux États-Unis, un nouveau candidat pour représenter les démocrates à l’élection présidentielle de 2020. Il s’appelle Beto O’Rourke et il plaît beaucoup aux médias américains.

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[Transcription manquante] 

JZ : Vous entendez le président de la Chambre des Communes, John Bercow annoncer le résultat du vote, 412 voix contre 202. Il y aura donc un report du Brexit, de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, un report jusqu’au 30 juin, si les députés approuvent d’ici le 20 mars l’accord de sortie proposé par Theresa May. Si l’accord est refusé à nouveau, le report devra aller au-delà du 30 juin. Dans ce cas, il faudra donc organiser les élections européennes au Royaume-Uni au mois de mai.

L’un des points de blocage du Brexit, c’est le retour ou non d’une frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Or l’absence de frontière a permis la paix après des années de guerre civile. Justement, on reparle aujourd’hui de ce dimanche sanglant, le Bloddy Sunday. C’était il y a 47 ans en Irlande du Nord, 14 civils catholiques étaient tués par des soldats britanniques dans les rues de Londonderry. Ce jeudi, la justice a annoncé que sur les 17 anciens militaires visés par une enquête, un seul sera poursuivi. Les proches des victimes sont très largement déçus. Julien Lagache.

La foule rassemblée en solidarité à l’extérieur de l’hôtel de ville de Londonderry a pu rapidement mesurer la déception des proches des victimes du Bloody Sunday. À leur sortie du bâtiment des visages déconfits, voire marqués. Le procureur britannique venait de les informer qu’un seul ancien militaire affronterait un procès pour le meurtre de 2 manifestants le 30 janvier de 1972. Les éléments de preuve disponibles dans le cas des 16 autres soldats « sont insuffisants pour envisager une condamnation » a-t-il affirmé. Face à la presse un peu plus tard, les familles des victimes semblaient accuser le coup. La déception est là ont-ils dit en substance même si la plupart retiennent qu’enfin, une procédure judiciaire est entamée à l’encontre de l’armée britannique... près d’un demi-siècle après les faits. Dans l’immédiat, aucune date n’a été communiquée pour la tenue du procès de ce militaire uniquement désigné par le nom « Soldat F » qui pourrait n’encourir qu’une peine de 2 ans de prison grâce à une clause de l’accord de paix nord irlandais signé en 1998. Les familles des victimes du Bloody Sunday ne comptent cependant pas en rester là et disent vouloir étudier en détail l’annonce de la justice britannique ainsi que les autres voies légales à leur disposition dans un pays qui cherche toujours à panser les plaies du conflit intercommunautaire entre catholiques et protestants qui a fait plus de 3500 morts en 30 ans. Julien Lagache, Dublin, RFI.

JZ : On part aux États-Unis. C’est une gifle pour Donald Trump. À Washington, le Sénat a rejeté le financement d’urgence d’un mur à la frontière mexicaine. Il y a un mois, le président américain avait décidé d’une procédure d’urgence pour débloquer des fonds nécessaires à la construction de ce mur. 59 sénateurs ont voté contre cette décision, ce qui signifie que 8 élus républicains ont appuyé ce vote. Ils contestent donc l’autorité de leur chef Donald Trump sur son engagement majeur depuis la campagne présidentielle de 2016. Réponse sur Twitter du président américain avec un mot : VETO. Il va s’opposer à ce vote pour contourner la décision du Sénat, comme il en a le pouvoir.

Encore aux États-Unis, le démocrate Beto O’Rourke a annoncé aujourd’hui sa candidature à la présidentielle de 2020. Plus précisément, il est candidat à l’investiture démocrate. Ils sont plusieurs comme lui à vouloir représenter le parti pour battre Donald Trump. Beto O’Rourke est un ancien élu de la Chambre des représentants, il avait beaucoup plu aux médias américains lors des élections de mi-mandat de 2018. Voici son portrait par Stéphanie Schueller.

Manches de chemise retroussées, debout sur un simple escabeau, s’adressant par mégaphone à une foule de partisans survoltés rassemblés sur un simple parking de supermarché en plein soleil. C’est l’une des images que les Américains ont encore en tête quand ils pensent à Beto O’Rourke. L’an dernier, le charisme et la détermination de cet ancien élu de la Chambre des représentants avaient fait sensation aux élections de mi-mandat quand il avait tenté d’arracher le poste de sénateur au républicain sortant Ted Cruz. La tentative s’est soldée par un échec dans les urnes. Mais sa campagne passionnée a permis à Beto O Rourke de se forger une notoriété nationale. Car à 46 ans, cet ancien punk rocker a réussi à mobiliser des électeurs avec un programme résolument progressiste - le tout dans LE bastion conservateur par excellence : le Texas. Mais dans l’actuel climat politique américain marqué par les divisions, c’est avant tout son discours positif et rassembleur qui a résonné au-delà des frontières texanes. Certains électeurs démocrates voient déjà en lui un nouveau Kennedy. Et bien qu’il ne figure actuellement dans les sondages qu’à la cinquième place des prétendants démocrates à la présidentielle, Beto O’Rourke a de quoi inquiéter les Républicains.

JZ : Stéphanie Schueller. La France a bien reçu aujourd’hui les boîtes noires du Boeing 737 Max de l’Ethiopian Airlines, celles de l’avion dont le crash dimanche dernier près d’Addis Abeba a tué 157 personnes. Une photo diffusée par le BEA français, le Bureau d’enquête et d’analyse semble montrer que l’enregistreur est intact. Quelles conséquences de toute cette affaire pour Boeing ? Le géant aéronautique américain est en crise après ce deuxième accident mortel en moins de 6 mois et puis la suspension des vols du modèle concerné. À ce jour, aucune compagnie aérienne n’a encore annulé ses commandes du 737 Max. Pourquoi ? Explications de Xavier Tytelman, spécialiste du secteur aéronautique.

[Transcription manquante]

JZ : Xavier Tytelman, spécialiste du secteur aéronautique. Il était au micro de Stanislas Ndayi-shimiye.

La course contre la montre en France et surtout contre les risques de marée noire dans le golfe de Gascogne. C’est l’endroit du naufrage du navire-cargo italien Grande Americ. Une deuxième nappe de pollution aux hydrocarbures a été constatée ce matin. Elle se trouve à 20 km de la première nappe. Compte tenu du vent d’ouest, ces deux nappes pourraient se diriger à une date indéterminée vers les plages de Charente-Maritime et de Gironde, a déclaré le ministre de la transition écologique François de Rugy.

Après l’interdiction des plastiques à usage unique, en décembre dernier, l’Union européenne poursuit sa lutte contre la pollution des océans. Les députés européens ont adopté hier au Parlement de Strasbourg une directive instaurant une redevance pour tous les navires faisant escale dans un port de l’UE. Cette mesure, vise à inciter les bateaux à décharger leurs déchets à terre et non plus en mer. Domitille Piron.

Pour un océan plus sain et sans plastique, les eurodéputés ont adopté hier cette redevance pour tous les navires, de pêche, de plaisance ou de transport de marchandise et de manière automatique. Qu’ils déversent ou non leurs déchets dans les ports de l’Union européenne, les navires devront donc payer, ce qui les devrait inciter à abandonner leurs déchets dans les ports européens et non plus en mer. Les parlementaires estiment que 30 % des déchets maritimes dans les eaux européennes proviennent des navires. Et parmi les causes de cette pollution maritime le Parlement européen, pointe également du doigt une réception et un traitement des déchets inadéquats dans les installations portuaires. Les 700 ports de l’Union européenne seront amenés à s’équiper pour la gestion et le recyclage des déchets. Des efforts seront donc demandés aux collectivités locales gestionnaires des ports, quelle que soit leur taille. Des infrastructures existent déjà pour le traitement des hydrocarbures, des ordures et des eaux usées, mais il s’agit là d’aller plus loin. La redevance prévue couvrira 30 % des coûts d’exploitation directe. Cette mesure entrera en vigueur d’ici deux ans.

JZ : Domitille Piron. Et on referme ce journal avec du football. En huitième de finale retour de la Ligue Europa, Rennes affronte Arsenal à Londres. Les Bretons ont gagné l’aller 3-1 chez eux. Le match vient de commencer, il est à suivre en intégralité sur RFI avec Christophe Jousset et Cédric Deoliveira. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté et Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !



Voir le flux - 15/03/2019 09:27:30

La génération climat

Écoutez l'interview de deux jeunes manifestants lors d’une marche pour le climat à Paris. Ils expliquent les revendications de la génération climat.


Voir le flux - 14/03/2019 15:54:39

Ouvrir la boîte de Pandore

Aujourd’hui, « La Puce à L’Oreille »vous propose de revoir votre mythologie et « d’ouvrir la boîte de Pandore » ! Qui est la belle pandore ? Que contient sa boîte ? Et que veut dire cette expression ? Marie Dominique Porée nous dit tout avec la complicité des CM1 de l’école Boulangers à Paris.

Une chronique de De vives voix.



Voir le flux - 14/03/2019 08:31:16

Cloué au sol

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Les Boeing 737 MAX cloués au sol ? C’est ainsi que l’information est présentée sur RFI et dans la presse en général, avec une image forte, fréquemment utilisée lorsqu’on dit que les appareils ne décolleront pas. Mais la formule est radicale : elle indique bien qu’aucun ne quittera la piste. Comme si une force implacable les maintenait par terre. C’est l’habitude des titres de presse. Ils peuvent être cloués au sol par une grève, par une météo calamiteuse, par des pannes, ou dans un cadre plus guerrier, par l’aviation adverse qui les guette… L’image insiste sur l’empêchement : malgré le désir des compagnies, les avions sont dans l’impossibilité de décoller. Maintenus au sol ? Bien plus ! Comme s’ils étaient arrimés, et même transpercés par une pointe qui s’enfonce dans la terre. Cette idée du clou, qui accentue l’impuissance de celui qui ne peut plus bouger est impressionnante. Quel souvenir se profile derrière ? Celle de la crucifixion et du Christ ? Peut-être, mais elle est loin derrière. Toutefois, l’image de la Passion est toujours présente, en filigrane, dès qu’on parle de clouer autre chose que deux planches. Et on la retrouve dans une expression toute faite : cloué au pilori ! Le mot pilori ne se trouve que dans cette locution. C’est probablement à l’origine un pilier, mais le terme évoque un instrument de torture ancien. Et on mettait au pilori, ou clouait au pilori des condamnés pour les exposer au mépris populaire. Un supplice, mais qui alliait à la douleur infligée une mise en scène qui veut donner l’exemple. À la fois pour attiser l’indignation de ceux qui en sont le témoin pour leur faire peur et les dissuader de quitter le droit chemin, et aussi pour enflammer leur vindicte : c’est souvent le mot qu’on entend en corrélation avec cette image du pilori !

Mais la collection de papillons est bien plus proche de l’inconscient linguistique. Et on a aussitôt l’image de ces malheureux lépidoptères, beaux, morts, les ailes déployées, accrochés côte à côte et à jamais immobiles. Pour être cloués, ils sont cloués !

On voit bien donc qu’on peut être cloué au sens littéral comme au sens figuré : cloué au sol, cloué chez soi, cloué à son bureau… Dit-on parfois qu’on est vissé ? On connaît cette excellente blague : « Ah Docteur, mon mari a une grippe affreuse. Il est resté cloué au lit pendant trois jours. J’aurais voulu que vous les vissiez ! » Et malgré cette constatation technique qui veut que la vis soit plus solide que le clou, elle s’enfonce moins directement !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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Voir le flux - 14/03/2019 08:30:13