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Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Facebook tente de sauver la face, mais les ennuis se profilent. Voilà donc, condensées, deux phrases qui ont servi de titre à la presse, puisque Zuckerberg doit être entendu par le Parlement américain. Deux phrases qui jouent avec le mot profil, courant en français, mais qui a un succès grandissant depuis quelques dizaines d’années en français, notamment dans le vocabulaire des réseaux sociaux.

Le sens d’origine en français est encore tout à fait actif : il s’agit de ce qu’on voit d’un visage vu sur le côté, comme s’il regardait vers la droite ou la gauche de celui qui l’observe. Et cela s’oppose à une vue de face, frontale. Le mot s’emploie par extension dans d’autres situations où l’on envisage des contours ; le profil d’une église par église. À partir de cet emploi, quelques expressions usuelles, notamment faire profil bas, c’est-à-dire tenter de se faire oublier, se faire tout petit parce qu’on n’a pas la conscience tranquille, ou qu’on ne se sent pas particulièrement fier de ce que l’on a fait ou de l’attitude qu’on a eue.

Mais ce terme va quitter dans la deuxième partie du 20e siècle le seul terrain de la représentation physique : les tests psychologiques ont le vent en poupe et après avoir envisagé les réactions de quelqu’un à des questions logiques, à des situations de la vie courante, à des confrontations de groupes, on construit un profil psychologique. C’est-à-dire qu’on a un genre de photo mentale de quelqu’un, qui va mêler à la fois ses comportements et sa personnalité. Ce qui permet de comprendre quelques mots récents, dérivés de l’anglo-américain : un parle d’un profileur qui fait du profilage : un mot de la criminologie ou des romans policiers – il s’agit, à partir d’indices et de manières de procéder de dresser le portrait psychologique d’un criminel, pour mieux l’identifier et l’arrêter.

Et le mot est à la mode pour définir à la fois qui est et ce qu’a fait quelqu’un : pour cet emploi, vous avez le bon profil. C’est-à-dire que votre caractère s’y prête, mais qu’au-delà de ça, vous avez fait les études qui conviennent, et que vous avez l’expérience requise : trois ans dans telle entreprise, deux ans à l’étranger, un diplôme de telle école, le sens du dialogue et un goût pour diriger une équipe… le poste est pour vous, vous êtes celui qu’on cherche.

Enfin la vogue des réseaux sociaux fait qu’on se présente sommairement quand on s’inscrit dans l’une de ces structures. Et c’est justement le transfert de ces données, de ces informations censées être confidentielles, d’autant qu’on y ajoute les sites consultés, les achats effectués, les « amis » qu’on s’est choisis, qui a été communiqué par l’entremise de Facebook, trahissant de la même façon un genre de secret professionnel.

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Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 12/04/2018 09:00:05

Journal en français facile 11/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : Bonsoir, bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Journal présenté avec Alexis Guilleux.

À la une ce soir : le deuil national en Algérie après le crash d’un avion militaire au sud d’Alger, 257 morts sont à déplorer.

Alexis Guilleux : Une opération militaire annoncée sur Twitter, Donald Trump ne l’avait pas encore fait. Le président américain met en garde la Syrie : « les missiles arrivent... », prévient-il.

LB : La condamnation en appel de Vojislav Seselj, l’ultranationaliste serbe reconnu coupable de crimes contre l’humanité lors des guerres des années 1990 en ex-Yougoslavie.

-----

AG : C’est la pire catastrophe aérienne enregistrée en Algérie, un avion militaire s’est écrasé aujourd’hui à Boufarik, au sud de la capitale.

LB : Un deuil national de trois jours a été décrété ce soir par le président algérien Bouteflika en mémoire des victimes et de leurs familles. En tout 257 personnes ont trouvé la mort, dont une majorité de militaires. Sarah Cozzolino

[Transcription manquante]

AG : À la une également, la situation en Syrie et ces attaques annoncées par le Président américain.

LB : Donald Trump qui, deux jours plus tôt, avait déjà prévenu qu’une décision d’importance allait être prise pour répondre à l’attaque chimique présumée contre la ville rebelle de Douma la semaine dernière. Sur le réseau social twitter, il a cette fois annoncé que des missiles américains allaient s’abattre sur la Syrie. Correspondance à Washington de Anne Corpet.

C’est la première fois que des tirs de missiles sont annoncés à l’avance par le commandant en chef d’une armée sur un réseau social. Dans un message posté sur Twitter en tout début de matinée le président américain écrit en effet : « Les Russes jurent détruire tous les missiles qui s’abattront sur la Syrie. Mais que les Russes se tiennent prêts, car ils arrivent, ils sont beaux, neufs, et intelligents. » Et menaçant, il ajoute toujours à l’adresse des Russes : « Vous ne devriez pas être les partenaires d’un animal qui gaze et tue son peuple ». Il s’agit d’un donc vrai défi ouvertement lancé à Moscou, et qui tranche avec le silence habituellement observé avant une offensive militaire. Si l’intervention militaire américaine en Syrie semble désormais inéluctable, son imminence n’est cependant pas certaine. Le secrétaire à la défense a calmé le jeu dans la matinée. James Mattis a déclaré être prêt à présenter des options militaires au président, mais a souligné que les États-Unis étaient « encore en train d’évaluer » les origines de l’attaque chimique pour savoir si le régime syrien en était bien responsable.

LB : Sur ce dossier syrien, le Royaume-Uni se tient prêt à participer à une intervention militaire. C’est en tous cas ce que rapporte la BBC. La Première ministre Theresa May n’a pour l’instant fait aucun commentaire. Plus tôt dans la journée, elle s’était dite consternée par le veto de Moscou à un projet de résolution américain au Conseil de sécurité. Selon les règles des Nations Unies, la Russie a en effet le droit d’empêcher les textes d’être adoptés. La résolution en question prévoyait d’enquêter sur le possible recours aux armes chimiques en Syrie.

Et puis cette information que nous fait parvenir notre correspondant au Niger. Un ressortissant allemand, travaillant pour une ONG locale, Temet, a été enlevé ce mercredi après-midi au nord de Ayourou, près de la frontière malienne. L’homme circulait en voiture avec 2 Nigériens lorsqu’ils ont été interceptés par des hommes à moto. Ces derniers ont enlevé l’Allemand, laissant sur place ses compagnons de voyage. L’information a été confirmée par le ministre nigérien de la Défense.

AG : Dans le reste de l’actualité, un 4e mandat pour Ilham Aliev.

LB : Le président de l’Azerbaïdjan, facilement réélu mercredi. Il a obtenu plus de 86 % des voix. Les chiffres ne sont pas encore définitifs. Les principaux partis d’opposition avaient de leur côté refusé de participer à l’élection accusant les autorités de vouloir truquer le vote. Ils dénoncent également les mesures de répression dont ils se disent victimes. Ilham Aliev dirige le petit pays du Caucase depuis 2003.

MC : Lui est condamné à 10 ans de réclusion même s’il ne retournera pas en prison, après y avoir déjà passé 12 ans.

LB : Lui, c’est l’ultra nationaliste serbe Vojislav Seselj. Il avait été acquitté en première instance et donc déclaré non coupable. En appel, il a été condamné à dix ans de prison par un tribunal de l’ONU pour crimes contre l’humanité lors des guerres des années 1990 en ex-Yougoslavie. Béatrice Leveillé.

Contrairement à ce qu’avaient estimé les juges en première instance, les discours enflammés de Voilslav Sechel ont bel et bien « incité à la violence » les combattants serbes. Vice-Premier ministre de Slobodan Milosevic il a ainsi contribué aux persécutions et déportation de populations non serbes. Il a donc été reconnu coupable de crimes contre l’humanité par les juges du tribunal de l’ONU qui le rejugeait pour sa responsabilité dans les conflits sanglants des années 90 dans l’ex-Yougoslavie. Il lui a été reproché entre autres d’avoir encouragé ses troupes à « n’épargner personne » au cours du siège de la ville croate de Vukovar en 1991. Son acquittement en 2016 avait provoqué la colère des Croates et des experts, juristes ou historiens qui y voyaient grossière erreur et une réécriture de l’histoire. La réaction de l’ultranationaliste serbe Vojislav Seselj qui a aujourd’hui 63 ans et qui s’est dit « fier des crimes qui lui sont imputés » et « prêt à les répéter à l’avenir » leur donne raison. Partisan virulent de la « Grande Serbie », il a été condamné à 10 ans de prison, mais il restera libre, la peine étant couverte par les 12 ans qu’il a passé en prison. Il avait été autorisé à rentrer en Serbie en 2014 pour y être soigné d’un cancer.

AG : En France, les opérations de gendarmerie se poursuivent sur le site de Notre-Dame-des-Landes pour expulser les opposants au projet avorté d’aéroport.

LB : Projet abandonné au mois de janvier dernier, ces nouvelles opérations ont de nouveau été accompagnées de violences entre les occupants de la zone et les forces de l’ordre. Des échanges de jets de projectiles et de tirs de grenades lacrymogènes, « des affrontements qui n’entraîneront pas de pause dans les expulsions » souligne Édouard Philippe. Le Ppremier ministre rejoint par Emmanuel Macron pour qui cette opération illustre « la crédibilité des engagements pris par le chef du Gouvernement ».

AG : Pas d’intervention des forces de l’ordre en revanche à l’université Panthéon-Sorbonne, son président l’avait pourtant demandé.

LB : Pour garantir la sécurité de son établissement, la police exclut pour l’heure toute opération. Des étudiants occupent les lieux depuis le 26 mars pour protestent contre la réforme de l’accès à l’université. La contestation est également présente dans d’autres Universités françaises, notamment à Montpellier.

AG : Il est chargé depuis 7 ans de promouvoir l’égalité et de résoudre des cas concrets. Le défenseur des droits, Jacques Toubon, présentait aujourd’hui son bilan pour l’année 2017.

LB : Intitulé Ne jamais détourner le regard, le rapport est sévère avec l’État et sa politique migratoire. Mineurs isolés, accès aux droits des migrants et demandeurs d’asile : pour le défenseur des droits la loi asile et immigration en débat en ce moment à l’Assemblée Nationale n’est pas à la hauteur des enjeux. Écoutez Jacques Toubon.

[Transcription manquante]

LB : Jacques Toubon interrogé par William de Lesseux.



Voir le flux - 11/04/2018 20:30:05

Unis-Cité (niveau B1 intermédiaire)

Et si vous partiez à la découverte du monde associatif et des actions volontaires menées par des jeunes ? Imaginer et présenter une association.
Adomania Culture (Tour de France culturel), Cours pour les 13-17 ans (Adolescents)

Voir le flux - 11/04/2018 13:00:00

Le projet Moteur (niveau B1 intermédiaire)

On a tous une personne qui joue un rôle important dans notre vie ! Le projet Moteur les met en valeur. Réaliser une vidéo sur une personne inspirante.
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Voir le flux - 11/04/2018 13:00:00

Patin

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

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Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 11/04/2018 08:15:03

Un enfant de la balle

Cette semaine, la puce s’intéresse à l’expression « un enfant de la balle ». Le lexicographe Jean Pruvost et les CE2 de madame Qi à l’école Chomel à Paris sont eux aussi de la partie. Saurez-vous saisir la balle au bond ?

Musique de fin : Eddie Constantine.

Une chronique de la Danse des mots.



Voir le flux - 11/04/2018 08:14:05

Journal en français facile 10/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Clément Fraioli : Vous écoutez RFI, il est 20 h en temps universel, 22 h à Paris. Bienvenue dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Un journal que je présenterai ce soir en compagnie d’Alexis Guilleux. Bonsoir Alexis !

Alexis Guilleux : Bonsoir Clément, bonsoir à tous !

CF : À la une de ce journal, la Syrie au cœur d’une réunion des Nations Unies ce soir. Suite à des soupçons d’attaque chimique dans la ville de Douma, le Conseil de sécurité de l’ONU devait voter sur la mise en place d’une enquête. Mais la Russie s’y est opposée. Le dossier syrien, c’est la priorité de Donald Trump. Le président américain a d’ailleurs annulé un déplacement en Amérique latine pour se consacrer à cette crise.

AG : Dans l’actualité également, l’armée israélienne très critiquée après la diffusion d’une vidéo. On y voit un soldat israélien tirer sur un Palestinien apparemment pas menaçant. L’armée israélienne a justifié cet acte.

CF Pas de grève de cheminots aujourd’hui en France, mais des grèves chez Air France. Les syndicats de la compagnie aérienne ont décidé de se mobiliser aujourd’hui et demain. Ils réclament une hausse générale des salaires.

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AG : La Syrie qui inquiète toujours la communauté internationale... Suite aux soupçons d’attaque chimique dans la ville de Douma, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit ce soir.

CF : Une réunion voulue par les États-Unis. Les Américains souhaitaient un vote du Conseil de sécurité sur la mise en place d’une enquête sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Mais la Russie a mis son veto. Le véto permet aux États membres de s’opposer et de bloquer toute décision. Mais les États-Unis ne renoncent pas à retrouver une solution à la crise syrienne. Pour cela, Donald Trump a même bousculé son agenda. Le président américain annule son déplacement en Amérique latine, prévu en fin de semaine, pour superviser la réponse de son pays, Anne Corpet.

Donald Trump devait s’envoler vendredi pour le Pérou, et ne revenir que dimanche soir après une escale en Colombie. Le président américain était censé participer au huitième sommet des Amériques avec une trentaine de chefs d’État, à Lima. Pour la première fois cet événement se déroulera en l’absence du président des États-Unis : Donald Trump qui depuis son élection ne s’est encore jamais rendu en Amérique latine sera représenté à Lima par son vice-président Mike Pence et restera donc à Washington avec sa casquette de commandant en chef, pour, comme l’écrit le communiqué de la Maison-Blanche « superviser la réponse américaine en Syrie ». La riposte américaine devrait intervenir dans les prochaines 24heures si Donald Trump tient ses promesses. La Maison-Blanche tente de mettre en place une coalition, dit en tous cas agir en coordination avec la France. Le président américain a eu son homologue français au téléphone à deux reprises depuis dimanche soir. Il souhaite également associer les Britanniques à leur opération et Donald Trump a appelé Teresa May ce matin. Bien entendu aucune information ne filtre sur la nature de l’intervention envisagée. Comme l’a dit le président américain, « le public ne sera informé que lorsque l’opération aura commencé ».

AG : La Syrie, il en a aussi été question lors d’une conférence de presse commune d’Emmanuel Macron et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

CF : C’était le dernier jour de la visite officielle à Paris de Mohammed ben Salmane, comme on le surnomme. Une conférence de presse a donc été organisée pour l’occasion. Le président français a déclaré qu’il donnerait « dans les prochains jours » sa décision quant à une éventuelle riposte militaire. Emmanuel Macron y a également annoncé l’organisation d’une conférence humanitaire sur le Yémen à Paris d’ici l’été. Le Yémen où est engagée l’Arabie Saoudite dans la guerre contre la rébellion Houtis. Et justement, aujourd’hui une plainte a été déposée contre Mohammed ben Salmane. Une plainte pour « complicité d’actes de torture » pour son rôle dans la guerre au Yémen. Plainte déposée par une ONG yéménite.

AG : En pleine période de tensions le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, des médias israéliens ont diffusé hier une vidéo accablante pour l’armée israélienne.

CF : On y voit un Palestinien de Gaza se faire tirer dessus. Et on entend des soldats se réjouir. Pour l’armée israélienne, cette action est légitime, mais elle critique le soldat qui a tourné la vidéo. Les précisions de Guilhem Delteil.

La séquence rendue publique fait une minute 20 et on y voit quelques Palestiniens rassemblés près de la barrière de séparation. Un tireur d’élite israélien vise et touche l’un d’entre eux qui ne semble pas présenter de menace imminente. L’homme tombe au sol et le soldat qui filme se réjouit, le traitant de « fils de pute ». D’abord diffusée par une chaîne de télévision, cette vidéo a rapidement été très largement partagée sur les réseaux sociaux. Dans le contexte actuel, elle est particulièrement embarrassante pour l’armée. Depuis dix jours, des rassemblements sont organisés à l’intérieur de la bande de Gaza, près de la barrière de séparation avec Israël. Et les troupes israéliennes font face à des accusations d’usage excessif de la force, 31 Palestiniens ayant été tués par des tirs de soldats. L’armée a immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête et a finalement authentifié cette vidéo. Selon elle, l’événement date du 22 décembre dernier. Elle reconnaît qu’un Palestinien été blessé, mais elle juge que le tireur a agi conformément à ses règles d’engagement. D’autres moyens de dispersion des foules ont été utilisés, mais les manifestants, qualifiés d’« émeutiers », restaient sur place, affirme-t-elle. Elle estime en revanche que l’auteur de cette vidéo a enfreint le code de bonne conduite des soldats et elle réclame des sanctions disciplinaires à son encontre. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

AG : Le Chili va rendre obligatoire les visas d’entrée pour les Haïtiens et les Vénézuéliens.

CF : Le président chilien de droite Sébastian Piñera l’a annoncé hier. Une décision, en réaction à l’immigration inédite que connaît le Chili depuis environ 4 ans, en provenance de différents pays d’Amérique latine et des Caraïbes. L’an dernier le nombre de Vénézuéliens et d’Haïtiens entrés au Chili a doublé par rapport à 2016. Notamment à cause de la crise économique et politique dans leur pays. Mais le nouveau gouvernement chilien souhaite désormais contrôler les arrivées. À Santiago, les précisions de Justine Fontaine.

L’an dernier, 170 000 Vénézuéliens et 100 000 Haïtiens se sont installés au Chili. Et s’ils ont choisi ce pays, c’est pour son haut niveau de développement. Mais aussi parce qu’aucun visa ne leur ait exigé avant d’arriver. Cette migration, en particulier celle venue d’Haïti, est pourtant mal vue par une partie de l’électorat de droite. Comme l’a bien compris le président Sébastian Piñera : « J’ai pleinement conscience du fait qu’il existe au Chili une inquiétude croissante et justifiée, concernant la manière dont se déroule actuellement le processus migratoire. Le moment est donc venu de mettre de l’ordre dans ce foyer que nous partageons. » Pour cela, le gouvernement va présenter une nouvelle loi migratoire, pour remplacer le texte actuel jugé obsolète. Et en attendant, le Chili exigera dès la semaine prochaine un visa préalable pour plusieurs nationalités, à commencer par les Haïtiens. « Il a été décidé d’exiger un visa consulaire de tourisme, permettant l’entrée et le séjour au Chili, pour une période de 30 jours, à tous citoyens haïtiens qui n’ont pas pour but l’immigration, ou le développement d’activité rémunérée dans le pays ». Les Vénézuéliens devront eux aussi demander un visa, mais ils auront accès à un permis de résidence d’un an avec lequel ils pourront travailler. Justine Fontaine, Santiago, RFI.

AG : En France, la grève des cheminots contre la réforme de la SNCF est en pause. Au moins jusqu’à vendredi. Mais la contestation sociale continue dans les airs aujourd’hui.

CF : Les 11 syndicats de la compagnie aérienne Air France avaient appelé à une grève de deux jours, aujourd’hui et demain. Ils réclament une augmentation générale des salaires de 6 %. Ce mouvement de contestation en est à son 6e jour de grève. Une grève qui a un coût selon la compagnie Air France. La direction l’estime à 170 millions d’euros, David Baché.

170 millions d’euros pour sept jours de grève. Les quatre premiers ont eu lieu depuis le mois de février, les deux autres sont ceux d’aujourd’hui et de demain, dont le coût a été anticipé par la direction. Qui communique sur cette estimation pour mettre la pression sur les syndicats et les inciter à suspendre leur mouvement. Les onze organisations de défense des salariés — pilotes, hôtesses, stewards et personnels au sol — en sont loin : la grève leur coûte de l’argent à eux aussi, puisque les salariés ne sont pas payés lorsqu’ils débraient. Surtout, l’insatisfaction des usagers et l’impact économique sur l’entreprise sont justement les leviers de leur mouvement. L’intersyndicale a d’ailleurs déjà programmé quatre nouvelles journées de grève d’ici la fin du mois. Les salariés d’Air France sont parmi les mieux payés des compagnies aériennes mondiales, mais leurs salaires n’ont pas évolué depuis sept ans. Ils demandent dont un rattrapage et une augmentation de 6 %, compte tenu des bons résultats d’exploitation de l’entreprise qui sont passés d’un milliard à 1 milliard et demi d’euros entre 2016 et 2017. Des revendications disproportionnées pour la direction, qui a décidé d’appliquer cette année une augmentation générale de 1 %.

CF : Explications signées David Baché. Il est 22 h 10 ici à Paris. Deux heures de moins en temps universel. C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir suivi. Merci à Alexis Guilleux de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée Alexis !

AG : Bonne soirée Clément.

CF : Vous pouvez retrouver ce journal, avec sa transcription, sur le site RFI Savoirs demain à partir de 8 h temps universel.



Voir le flux - 10/04/2018 20:30:06

Lula en prison

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 10/04/2018 11:47:37

TCF - Session de avril 2018

Une série d'exercices proposée par le CIEP pour s’entraîner au Test de connaissance du français. Attention : dans les conditions réelles de l'examen, vous n'entendrez le document et la question qu'une seule fois. Alors, écoutez bien.


Voir le flux - 10/04/2018 11:16:35

Portrait

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Une exposition de photos un peu particulière se tient actuellement au 104. Des ferrotypes, de petites photos d’identité réalisées par Almudena Romero au festival Circulation(s). Photos de petites dimensions, réalisées avec une technique ancienne, pour montrer, entre autres choses comment la prise de vue, la manière de prendre une photo n’est pas neutre, même sur des formats minuscules et apparemment qui ne laisse que peu de place à la mise en scène. Sur ces images s’exprime quand même un rapport de pouvoir, surtout si les modèles sont considérés comme « migrants ».

Ainsi les portraits parlent, disent quelque chose de ceux qu’ils représentent et de ceux qui les ont réalisés.

Qu’est-ce qu’un portrait ? Le plus souvent la représentation d’un visage. D’abord en peinture, ou en dessin. Le mot dérive d’un vieux verbe, portraire, où l’on retrouve traire, qui veut dire au départ tirer et dessiner. L’art du dessin a souvent été nommé par cette habileté à tirer des lignes. L’image s’est perdue en français, mais en anglais par exemple, on utilise encore le même mot pour dire tirer et dessiner : draw.

Si le portrait est une représentation du visage, elle insiste sur la ressemblance : le portrait est à l’image de son modèle, il permet qu’on le reconnaisse. De là l’usage par exemple des portraits-robots, ces dessins que l’on fait d’une personne recherchée, dont on ne connaît pas l’identité, mais qui a été vue par des témoins. Et ceux-là s’en souviennent, le décrivent : 40 ans environ, le nez droit, les cheveux blonds, lisses, qui se dégarnissent légèrement sur le front. Des yeux ? Bleus je crois, ou verts alors. Et les oreilles décollées ! Alors on peut faire un portrait, à l’aveugle, de celui qu’on recherche : il devrait ressembler à peu près à ça.

Mais des portraits il y en a bien d’autres, et on peut situer son modèle comme on le souhaite : portrait de l’artiste en jeune homme ; et on peut se dessiner soi-même : auto-portrait. Ou bien on se fait dessiner, ou plus souvent prendre en photo par quelqu’un ‘autre : on se fait tirer le portrait, on se fait portraiturer : deux formules qui semblent familières : c’est vrai pour la première, moins étonnamment pour la seconde : ce verbe portraiturer a une existence ancienne attestée, et dans une langue tout à fait surveillée.

Le portrait c’est donc le visage. Ce qui explique des expressions, et là, elles sont vraiment familières là : se faire tirer le portrait (aller se faire prendre en photo !), ou même se faire abîmer le portrait : se faire démolir, se faire frapper au point qu’il en reste des traces, mâchoire fracassée ou œil au beurre noir !

Et puis le mot s’utilise souvent au figuré : un portrait peut être une description souvent journalistique d’un pays, d’une ville : portrait de l’Amérique sous Trump, ou de l’Élysée sous De Gaulle.

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Voir le flux - 10/04/2018 08:00:05