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Journal en français facile 14/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : le Brexit et ce compte à rebours lancé pour les députés britanniques. Dans un peu plus de 24h, ils devront valider ou non l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

ZK : En Pologne, la mort du maire de la ville portuaire de Gdansk. Pawel Adamowicz a succombé à ses blessures après une attaque au couteau lors d'un gala de charité.

LB : Et puis en France, un grand débat pour éteindre la colère des gilets jaunes. La grande consultation voulue par Emmanuel Macron débute demain. Elle doit durer 2 mois.

------

ZK : Tout d'abord cette lettre envoyée à Theresa May ce lundi. Un courrier signé du président de la Commission européenne et de celui du Conseil européen.

LB : Jean-Claude Juncker et Donald Tusk veulent donner à la Première ministre britannique un argument supplémentaire pour convaincre les députés britanniques d’approuver l’accord sur le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Le vote de ce mardi aux Communes aurait dû avoir lieu il y a un mois, mais il  a été reporté par le gouvernement à cause du manque de soutien à l’accord parmi les députés. Theresa May avait repris ses tournées européennes avant le sommet du 13 décembre à l’issue duquel ses homologues européens lui ont donné des assurances sur le fait que le filet de sécurité pour l’Irlande serait temporaire. Les explications de Pierre Benazet.

L’Union européenne s’engage à travailler rapidement à un nouvel accord qui éviterait de devoir activer le filet de sécurité pour l’Irlande. Si malgré tous les efforts le filet de sécurité était activé, il ne serait appliqué que de manière temporaire jusqu’à l’adoption d’un accord. Un accord qui éviterait le rétablissement d’une frontière en Irlande. Ce sont ces garanties que Jean-Claude Juncker et Donald Tusk ont tenu à répéter dans leur lettre. Et ils soulignent surtout que cet engagement de l’Union européenne est d’autant plus ferme que c’est la conclusion du sommet du 13 décembre et que les conclusions des sommets ont valeur légale. C’est donc de la part des présidents du Conseil européen et de la Commission européenne une tentative de fournir à Theresa May un argument supplémentaire lors du débat aux Communes. Il n’est en revanche pas certain que cela suffise à faire changer d’avis les députés britanniques qui sont vent debout contre la perspective d’un maintien même temporaire du Royaume-Uni tout entier dans l’union douanière avec l’UE. Les deux présidents ne peuvent pas prendre le risque politique d’aller plus loin dans leur lettre, mais il faut bien dire que les résultats du sommet de décembre ont déjà été largement critiqués au Royaume-Uni.

ZK : À la une également, le choc en Pologne, après la mort du maire de la ville portuaire de Gdansk.

LB : Il a succombé à ses blessures après avoir été victime hier d'une attaque au couteau lors d'un gala de charité. L’assaillant, un homme de 27 ans, sortait d’une condamnation à 5 ans et demi de prison pour des braquages de banques, notamment. Des rassemblements ont lieu ce soir dans les grandes villes du pays. Il faut dire que la personnalité de Pawel Adamowicz ne laissait pas indifférente. RFI Varsovie, Thomas Giraudeau.

Une salle d’attente bondée au centre de don du sang à Gdansk, plusieurs dizaines de personnes sont venues pour tenter de sauver Pawel Adamowicz... Sans succès. Maire de la ville de Gdansk depuis 1998, réélu cinq fois par les habitants, cet homme politique libéral affichait ses idées et son opposition au gouvernement conservateur polonais. Pawel Adamowicz participe à la Gay pride, défend l’indépendance de la justice du pays. Il fait aussi de Gdansk une ville très ouverte aux migrants, crée un centre qui leur vient en aide, fait voter un ensemble de principes pour les accueillir au mieux... Tout cela lui vaut de multiples critiques, du gouvernement et de la télévision publique qu’il contrôle, voire des menaces. En 2017, la Jeunesse polonaise, un mouvement d’extrême-droite, publie un « certificat de décès » symbolique du maire de Gdansk. Dimanche soir, juste avant d’être attaqué sur la scène de l’événement de charité, Pawel Adamowicz a rendu hommage à sa ville, qu’il voulait pleine de bonté et de tolérance.

ZK : En bref, Cesare Battisti en Italie au lendemain de son arrestation en Bolivie.

LB : L'Italie où il est désormais en prison. Cesare Battisti a été condamné par contumace, c'est-à-dire en son absence, à la perpétuité pour quatre homicides et complicité de meurtre. Il avait fui le Brésil pour la Bolivie après l'élection de Jair Bolsonaro. Le militant d'extrême gauche sera maintenu à l'isolement pendant six mois conformément au règlement pour les condamnés à la perpétuité.

ZK : La création d'une zone de sécurité en Syrie au centre de discussions entre Ankara et Washington.

LB : C'est la Présidence turque qui l'annonce. Donald Trump et Recep Tayyip Erdo?an ont évoqué la question lors d'un entretien téléphonique. Un échange au cours duquel le président américain Donald Trump a appelé  son homologue à ne pas "maltraiter les Kurdes" précise de son côté la  Maison-Blanche. Les milices kurdes de Syrie sont alliées des États-Unis dans leur combat contre le groupe État islamique, mais considérées comme terroristes par la Turquie. Ces échanges interviennent  alors que les États-Unis ont annoncé le mois dernier le retrait de ses troupes stationnées en Syrie.

ZK : Et puis on l'apprend à l'instant, Ali Bongo est en route pour Libreville.

LB : Le président gabonais a quitté le Maroc pour la capitale, où il participera demain, après deux mois et demi d'absence de son pays, à la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement. Victime d'un AVC au mois d'octobre dernier, Ali Bongo est depuis hospitalisé au Maroc.

ZK : L'actualité de ce début de semaine et le terrorisme qui frappe de nouveau l'Afghanistan.

LB : Au moins 4 morts et une centaine de blessés à Kaboul en Afghanistan dans l’explosion d’une voiture piégée près d’un complexe protégé où vivent des dizaines d’étrangers travaillant pour des ONG et des compagnies étrangères. Il n’y a pas  encore  eu de revendication.  Les premiers détails avec Sonia Ghezali.

La voiture était bourrée d’explosifs. La charge était si puissante que l’explosion a retenti jusque dans les quartiers nord et dans le centre de Kaboul. C’est Green village, un complexe fortifié de murs de béton armes, de barrages de police, de portails blindes coulissantes qui a été, semble-t-il, pris pour cible. Des dizaines d’étrangers travaillant pour l’ONU ou pour des compagnies privées internationales y vivent et y travaillent. Cette forteresse se trouve sur la route de Jalalabad, près de l’aéroport de Kaboul dans l’est de la capitale. Elle a déjà  été plusieurs fois attaquée dans le passé. En 2003, 2012, 2014. Chaque attaque avait été revendiquée par les talibans. Aucune information pour l’instant sur d’éventuelles victimes à l'intérieur de l’etablissemtn, en revanche, elle sont nombreuse à l’extérieur parmi les badaux et les résidents de ce secteur. De nombreux enfants figurant parmi les victimes. Plusieurs habitations sont fortement endommagées. Les ambulances continuent de transporter des blessés dans les hôpitaux les plus proches.

ZK : À la une en France, le grand débat national. C'était l'une des réponses avancées par Emmanuel Macron pour répondre à la colère des "gilets jaunes".

LB : Une grande consultation qui débute demain mardi, et qui doit s'étendre jusqu'au mois de mars. Le Chef de l'État en a dévoilé les contours dans une lettre diffusée ce lundi dans les médias et les réseaux sociaux. Quatre grands thèmes sont retenus : la fiscalité, la transition écologique, la réforme de la démocratie, et les services publics. Comment les "gilets jaunes" réagissent-ils après la publication de cette lettre aux Français ? Vont-ils participer au grand débat national à venir ? Kevin, aide-soignant, lui compte y prendre part. Ce gilet jaune de 23 ans affirme vouloir laisser une dernière chance au gouvernement même s'il doute que cette consultation permette de sortir de la crise, il est joint ici par Grégoire Sauvage.

[Transcription manquante]

LB : Les sports et le mondial de handball.  L'équipe de France affronte la Corée en ce moment à Berlin. Les Bleus ont remporté leurs deux premiers matchs. Ils affronteront ensuite l'Allemagne demain.



Voir le flux - 14/01/2019 20:45:05

Cavale

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Transcription manquante.



Voir le flux - 14/01/2019 10:00:06

Journal en français facile 13/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Il est 21 heures à Paris, une heure de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter, Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi.

Mehdi Meddeb : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous. 

AM : Dans ce journal, au Venezuela, le président de l’Assemblée nationale a été arrêté puis libéré une heure après ce dimanche. Cesare Battisti va être renvoyé en Italie, il a été arrêté en Bolivie aujourd’hui. En France, on connaît la lettre d’Emmanuel Macron aux Français. Dedans, il donne plus de détails sur le grand débat national qui va commencer mardi. Puis, l’expression de la semaine, à découvrir à la fin de ce journal.

------

MM : Au Venezuela, le président du parlement a été libéré ce dimanche.

AM : Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale a été arrêté pendant une heure par les services de renseignement. Ce vendredi il s’était dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition et avait lancé une invitation pour une grande manifestation le 23 janvier prochain. Oui, car l’opposition et une partie de la communauté internationale jugent le nouveau mandat du président Nicolas Maduro illégitime. Le récit de notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

Juan Guaido a été arrêté alors qu’il sortait de Caracas pour un meeting dans une ville proche de la capitale. Sur une vidéo prise par un automobiliste, on voit plusieurs individus cagoulés le sortir de sa voiture et l’emmener dans un autre véhicule. Il a été libéré après une heure de détention. Selon le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, les agents qui l’ont arrêté ont agi, je cite, « de manière unilatérale et irrégulière ». Il estime que cette arrestation est une mise en scène pour décrédibiliser le gouvernement de Nicolas Maduro. Pourtant cela ressemble fort à un avertissement alors que Juan Guaido entend mener la contestation contre le président vénézuélien. L’Assemblée nationale, acquise à l’opposition, dit être le seul pouvoir légitime au Venezuela depuis la réélection contestée de Nicolas Maduro en mai dernier. Après d’être dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition vendredi, Juan Guaido avait reçu une menace de la part du gouvernement. Dans un tweet, la ministre des Prisons Iris Varela le prévenait que, je cite, « sa cellule et son uniforme étaient déjà prêts ».

MM : Il a été arrêté aujourd’hui en Bolivie…

AM : Cesare Battisti, militant italien d’extrême gauche. Il va devoir rentrer en Italie. L’Italie, où il a été condamné à la prison à perpétuité pour quatre crimes commis dans les années 70. L’écrivain italien, ancien révolutionnaire, de 64 ans s’était enfui du Brésil après la décision du gouvernement italien de le faire partir pour l’Italie. C’est le président du conseil italien Guiseppe Conte qui a prévenu sur le réseau social twitter, de son retour prochain en Italie. L’avion qui doit le transférer en Italie s’est posé en Bolivie il y a quelques minutes.

MM : Aux États-Unis, le shutdown continue. Shutdown pour signifier le blocage des activités gouvernementales américaines.

AM : Et de 23 ! 23 jours que 25 % des administrations fédérales américaines sont paralysées. Toujours pas de solution. Donald Trump veut plus de 5 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Mais les démocrates refusent. Le président américain, qui a déclaré ce samedi que le shutdown pourrait être réglé en quinze minutes, ce sont ses mots. Pendant ce temps, le secrétaire d’État américain Mike Pompéo est arrivé aujourd’hui en Arabie Saoudite. Une nouvelle étape dans sa tournée au Moyen-Orient. Riyad, où il compte bien interroger le prince héritier Mohamed Ben Salmane à propos du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, il y a trois mois, dans son consulat à Istanbul… interroger, et demander que les responsables rendent des comptes.

MM : Elle est saoudienne et elle s’appelle Rahaf Mohammed Al Qunun. Après un calvaire en Thaïlande, elle est enfin arrivée à Toronto.

AM : Et elle clamé son bonheur en arrivant ce samedi au Canada. C’est là qu’elle va entamer une nouvelle vie, après une fugue scrutée par le monde entier. Rahaf Mohammed Al Qunun affirme avoir voulu fuir la violence de sa famille. Bloquée dans un aéroport thaïlandais, elle avait d’abord demandé l’asile à l’Australie. Finalement c’est le Canada qui l’a accueillie. Sami Boukhelifa. Ce n’est pas la première fois qu’une Saoudienne prend la fuite pour les mêmes raisons.

L’histoire de Rahaf Mohammed Al Qunun en rappelle une autre, les faits sont presque similaires, mais le dénouement est dramatique. En avril 2017, Dina Ali Lasloom, une autre jeune saoudienne quitte son pays. Comme Rahaf, elle dénonce les abus physiques et psychologiques de sa famille, et comme Rahaf, elle se retrouve bloquée dans un aéroport en Asie du Sud-est et plus exactement aux Philippines. Mais c’est là que son périple touche à sa fin. Les autorités locales la remettent dans un avion. Direction : le Royaume saoudien. Manille a dû faire un choix et a finalement préféré garder de bonnes relations diplomatiques avec Riyad. Personne ne sait quel sort a été réservé à la jeune femme à son retour en Arabie Saoudite. Rahaf Mohamed Al Qunun entame quant à elle une nouvelle vie au Canada. Le pays est déjà en froid avec les Saoudiens depuis l’année dernière, et cette affaire ne devrait pas arranger la situation. D’autant que le Canada qui s’érige en protecteur des droits des femmes accueille déjà une autre saoudienne ayant fui le royaume ultraconservateur. Ensaf Badaoui, épouse du célèbre militant Raef Badaoui emprisonné dans son pays pour blasphème.

MM : En France, ça y’est, on connaît le contenu de la lettre du président français.

AM : Dans cette lettre, Emmanuel Macron donne des détails sur le grand débat prévu mardi dans le pays. Le grand débat qui est la réponse du chef de l’état au mouvement des gilets jaunes qui dure depuis près de deux mois. Le grand débat national durera donc jusqu’au 15 mars prochain. Deux mois pour 35 questions sur des sujets comme la démocratie, l’écologie ou l’immigration. Pas d’obligation, Emmanuel Macron a appelé le plus grand nombre à y participer.

MM : En Grèce, le pays s’enfonce dans la crise gouvernementale.

AM : Et ça a commencé surtout, au moment du changement de nom, de l’ancienne République yougoslave de Macédoine, devenu macédoine du nord. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé un vote de confiance, après la démission du ministre de la Défense Panos Kammenos qui trouve que le terme Macédoine n’appartient qu’à la région grecque homonyme. Le fossé se creuse donc entre partenaires de coalition. Charlotte Stievenard.

Devant le palais Maximou, la résidence du Premier ministre, Alexis Tsipras a annoncé qu’il acceptait la démission de Panos Kammenos, le fondateur du parti souverainiste des Grecs indépendants. Il a rappelé que les désaccords entre les partenaires de coalition n’étaient pas un secret : « Il est connu que nous provenons de familles politiques différentes et les différences idéologiques avec Panos Kammenos étaient connues de tous. » Le Premier ministre grec a aussitôt annoncé un vote de confiance au parlement. Peu après, dans une conférence de presse, le démissionnaire, Panos Kammenos a donné la ligne à suivre aux les sept députés de son parti :" si nous lui donnons notre confiance, cela sera comme donner notre confiance à l’accord de Prespes, à l’utilisation du terme Macédoine. C’est-à-dire que nous renverserions l’âme même de notre mouvement et le mandat que nous avons reçu. » Le vote de confiance devrait avoir lieu cette semaine. Le Premier ministre grec devra rassembler 151 voix sur les 300 que compte le parlement. Le scrutin s’annonce serré ».

MM : RFI, il est 21 heures 08 à Paris.

AM : On retrouve tout de suite Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Aujourd’hui, « mener le bal ».

L’extrême-droite mène-t-elle le bal en Espagne ? C’est l’expression dont on s’est servi à RFI pour décrire la situation espagnole actuelle. En effet l’union des droites ne pourra diriger l’Andalousie, cette province du sud de l’Espagne, que si elle s’allie au mouvement Vox d’extrême-droite. Cette formation est donc en position de force, et elle peut imposer un certain nombre d’idées, de décisions, en échange de son soutien. Elle mène le bal. Ordinairement, mener le bal signifie qu’on dirige quelque chose : sans avoir forcément une position officielle, on a la possibilité de contrôler une situation qui bouge, qui évolue : on la fait aller dans la direction qu’on souhaite. On pourrait dire aussi bien qu’il mène la danse : les deux expressions existent avec à peu près le même sens. Pourquoi cette image ? On peut d’abord penser à un couple qui danse. L’un des deux partenaires en général a l’initiative. C’est lui qui décide si le couple avance ou recule, tourbillonne ou pas. Il ne s’agit pas de mener le bal, mais cette image est tout à fait présente dans la formule. On sait bien aussi qu’un bal et une réunion dansante. Et on se souvient des grands bals officiels, souvent à la cour des rois et des reines, ou dans des circonstances très officielles. Il n’y a plus vraiment quelqu’un, au sens propre, qui dirige, même si ça a pu être le cas. C’est donc un souvenir de cette époque où quelqu’un décidait dans quel ordre les danses devaient se succéder, et comment le bal se déroulait.

AM : C’était Yvan Amar sur RFI, où il est 21h10 à Paris, une heure de moins en temps universel. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi.



Voir le flux - 13/01/2019 20:45:03

Journal en français facile 13/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Il est 21 heures à Paris, une heure de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter, Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi.

Mehdi Meddeb : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous. 

AM : Dans ce journal, au Venezuela, le président de l’Assemblée nationale a été arrêté puis libéré une heure après ce dimanche. Cesare Battisti va être renvoyé en Italie, il a été arrêté en Bolivie aujourd’hui. En France, on connaît la lettre d’Emmanuel Macron aux Français. Dedans, il donne plus de détails sur le grand débat national qui va commencer mardi. Puis, l’expression de la semaine, à découvrir à la fin de ce journal.

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MM : Au Venezuela, le président du parlement a été libéré ce dimanche.

AM : Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale a été arrêté pendant une heure par les services de renseignement. Ce vendredi il s’était dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition et avait lancé une invitation pour une grande manifestation le 23 janvier prochain. Oui, car l’opposition et une partie de la communauté internationale jugent le nouveau mandat du président Nicolas Maduro illégitime. Le récit de notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

Juan Guaido a été arrêté alors qu’il sortait de Caracas pour un meeting dans une ville proche de la capitale. Sur une vidéo prise par un automobiliste, on voit plusieurs individus cagoulés le sortir de sa voiture et l’emmener dans un autre véhicule. Il a été libéré après une heure de détention. Selon le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, les agents qui l’ont arrêté ont agi, je cite, « de manière unilatérale et irrégulière ». Il estime que cette arrestation est une mise en scène pour décrédibiliser le gouvernement de Nicolas Maduro. Pourtant cela ressemble fort à un avertissement alors que Juan Guaido entend mener la contestation contre le président vénézuélien. L’Assemblée nationale, acquise à l’opposition, dit être le seul pouvoir légitime au Venezuela depuis la réélection contestée de Nicolas Maduro en mai dernier. Après d’être dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition vendredi, Juan Guaido avait reçu une menace de la part du gouvernement. Dans un tweet, la ministre des Prisons Iris Varela le prévenait que, je cite, « sa cellule et son uniforme étaient déjà prêts ».

MM : Il a été arrêté aujourd’hui en Bolivie…

AM : Cesare Battisti, militant italien d’extrême gauche. Il va devoir rentrer en Italie. L’Italie, où il a été condamné à la prison à perpétuité pour quatre crimes commis dans les années 70. L’écrivain italien, ancien révolutionnaire, de 64 ans s’était enfui du Brésil après la décision du gouvernement italien de le faire partir pour l’Italie. C’est le président du conseil italien Guiseppe Conte qui a prévenu sur le réseau social twitter, de son retour prochain en Italie. L’avion qui doit le transférer en Italie s’est posé en Bolivie il y a quelques minutes.

MM : Aux États-Unis, le shutdown continue. Shutdown pour signifier le blocage des activités gouvernementales américaines.

AM : Et de 23 ! 23 jours que 25 % des administrations fédérales américaines sont paralysées. Toujours pas de solution. Donald Trump veut plus de 5 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Mais les démocrates refusent. Le président américain, qui a déclaré ce samedi que le shutdown pourrait être réglé en quinze minutes, ce sont ses mots. Pendant ce temps, le secrétaire d’État américain Mike Pompéo est arrivé aujourd’hui en Arabie Saoudite. Une nouvelle étape dans sa tournée au Moyen-Orient. Riyad, où il compte bien interroger le prince héritier Mohamed Ben Salmane à propos du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, il y a trois mois, dans son consulat à Istanbul… interroger, et demander que les responsables rendent des comptes.

MM : Elle est saoudienne et elle s’appelle Rahaf Mohammed Al Qunun. Après un calvaire en Thaïlande, elle est enfin arrivée à Toronto.

AM : Et elle clamé son bonheur en arrivant ce samedi au Canada. C’est là qu’elle va entamer une nouvelle vie, après une fugue scrutée par le monde entier. Rahaf Mohammed Al Qunun affirme avoir voulu fuir la violence de sa famille. Bloquée dans un aéroport thaïlandais, elle avait d’abord demandé l’asile à l’Australie. Finalement c’est le Canada qui l’a accueillie. Sami Boukhelifa. Ce n’est pas la première fois qu’une Saoudienne prend la fuite pour les mêmes raisons.

L’histoire de Rahaf Mohammed Al Qunun en rappelle une autre, les faits sont presque similaires, mais le dénouement est dramatique. En avril 2017, Dina Ali Lasloom, une autre jeune saoudienne quitte son pays. Comme Rahaf, elle dénonce les abus physiques et psychologiques de sa famille, et comme Rahaf, elle se retrouve bloquée dans un aéroport en Asie du Sud-est et plus exactement aux Philippines. Mais c’est là que son périple touche à sa fin. Les autorités locales la remettent dans un avion. Direction : le Royaume saoudien. Manille a dû faire un choix et a finalement préféré garder de bonnes relations diplomatiques avec Riyad. Personne ne sait quel sort a été réservé à la jeune femme à son retour en Arabie Saoudite. Rahaf Mohamed Al Qunun entame quant à elle une nouvelle vie au Canada. Le pays est déjà en froid avec les Saoudiens depuis l’année dernière, et cette affaire ne devrait pas arranger la situation. D’autant que le Canada qui s’érige en protecteur des droits des femmes accueille déjà une autre saoudienne ayant fui le royaume ultraconservateur. Ensaf Badaoui, épouse du célèbre militant Raef Badaoui emprisonné dans son pays pour blasphème.

MM : En France, ça y’est, on connaît le contenu de la lettre du président français.

AM : Dans cette lettre, Emmanuel Macron donne des détails sur le grand débat prévu mardi dans le pays. Le grand débat qui est la réponse du chef de l’état au mouvement des gilets jaunes qui dure depuis près de deux mois. Le grand débat national durera donc jusqu’au 15 mars prochain. Deux mois pour 35 questions sur des sujets comme la démocratie, l’écologie ou l’immigration. Pas d’obligation, Emmanuel Macron a appelé le plus grand nombre à y participer.

MM : En Grèce, le pays s’enfonce dans la crise gouvernementale.

AM : Et ça a commencé surtout, au moment du changement de nom, de l’ancienne République yougoslave de Macédoine, devenu macédoine du nord. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé un vote de confiance, après la démission du ministre de la Défense Panos Kammenos qui trouve que le terme Macédoine n’appartient qu’à la région grecque homonyme. Le fossé se creuse donc entre partenaires de coalition. Charlotte Stievenard.

Devant le palais Maximou, la résidence du Premier ministre, Alexis Tsipras a annoncé qu’il acceptait la démission de Panos Kammenos, le fondateur du parti souverainiste des Grecs indépendants. Il a rappelé que les désaccords entre les partenaires de coalition n’étaient pas un secret : « Il est connu que nous provenons de familles politiques différentes et les différences idéologiques avec Panos Kammenos étaient connues de tous. » Le Premier ministre grec a aussitôt annoncé un vote de confiance au parlement. Peu après, dans une conférence de presse, le démissionnaire, Panos Kammenos a donné la ligne à suivre aux les sept députés de son parti :" si nous lui donnons notre confiance, cela sera comme donner notre confiance à l’accord de Prespes, à l’utilisation du terme Macédoine. C’est-à-dire que nous renverserions l’âme même de notre mouvement et le mandat que nous avons reçu. » Le vote de confiance devrait avoir lieu cette semaine. Le Premier ministre grec devra rassembler 151 voix sur les 300 que compte le parlement. Le scrutin s’annonce serré ».

MM : RFI, il est 21 heures 08 à Paris.

AM : On retrouve tout de suite Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Aujourd’hui, « mener le bal ».

L’extrême-droite mène-t-elle le bal en Espagne ? C’est l’expression dont on s’est servi à RFI pour décrire la situation espagnole actuelle. En effet l’union des droites ne pourra diriger l’Andalousie, cette province du sud de l’Espagne, que si elle s’allie au mouvement Vox d’extrême-droite. Cette formation est donc en position de force, et elle peut imposer un certain nombre d’idées, de décisions, en échange de son soutien. Elle mène le bal. Ordinairement, mener le bal signifie qu’on dirige quelque chose : sans avoir forcément une position officielle, on a la possibilité de contrôler une situation qui bouge, qui évolue : on la fait aller dans la direction qu’on souhaite. On pourrait dire aussi bien qu’il mène la danse : les deux expressions existent avec à peu près le même sens. Pourquoi cette image ? On peut d’abord penser à un couple qui danse. L’un des deux partenaires en général a l’initiative. C’est lui qui décide si le couple avance ou recule, tourbillonne ou pas. Il ne s’agit pas de mener le bal, mais cette image est tout à fait présente dans la formule. On sait bien aussi qu’un bal et une réunion dansante. Et on se souvient des grands bals officiels, souvent à la cour des rois et des reines, ou dans des circonstances très officielles. Il n’y a plus vraiment quelqu’un, au sens propre, qui dirige, même si ça a pu être le cas. C’est donc un souvenir de cette époque où quelqu’un décidait dans quel ordre les danses devaient se succéder, et comment le bal se déroulait.

AM : C’était Yvan Amar sur RFI, où il est 21h10 à Paris, une heure de moins en temps universel. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi.



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Journal en français facile 13/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Il est 21 heures à Paris, une heure de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter, Mehdi Meddeb, bonsoir Mehdi.

Mehdi Meddeb : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous. 

AM : Dans ce journal, au Venezuela, le président de l’Assemblée nationale a été arrêté puis libéré une heure après ce dimanche. Cesare Battisti va être renvoyé en Italie, il a été arrêté en Bolivie aujourd’hui. En France, on connaît la lettre d’Emmanuel Macron aux Français. Dedans, il donne plus de détails sur le grand débat national qui va commencer mardi. Puis, l’expression de la semaine, à découvrir à la fin de ce journal.

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MM : Au Venezuela, le président du parlement a été libéré ce dimanche.

AM : Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale a été arrêté pendant une heure par les services de renseignement. Ce vendredi il s’était dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition et avait lancé une invitation pour une grande manifestation le 23 janvier prochain. Oui, car l’opposition et une partie de la communauté internationale jugent le nouveau mandat du président Nicolas Maduro illégitime. Le récit de notre correspondant à Caracas, Benjamin Delille.

Juan Guaido a été arrêté alors qu’il sortait de Caracas pour un meeting dans une ville proche de la capitale. Sur une vidéo prise par un automobiliste, on voit plusieurs individus cagoulés le sortir de sa voiture et l’emmener dans un autre véhicule. Il a été libéré après une heure de détention. Selon le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez, les agents qui l’ont arrêté ont agi, je cite, « de manière unilatérale et irrégulière ». Il estime que cette arrestation est une mise en scène pour décrédibiliser le gouvernement de Nicolas Maduro. Pourtant cela ressemble fort à un avertissement alors que Juan Guaido entend mener la contestation contre le président vénézuélien. L’Assemblée nationale, acquise à l’opposition, dit être le seul pouvoir légitime au Venezuela depuis la réélection contestée de Nicolas Maduro en mai dernier. Après d’être dit prêt à assumer le pouvoir dans un gouvernement de transition vendredi, Juan Guaido avait reçu une menace de la part du gouvernement. Dans un tweet, la ministre des Prisons Iris Varela le prévenait que, je cite, « sa cellule et son uniforme étaient déjà prêts ».

MM : Il a été arrêté aujourd’hui en Bolivie…

AM : Cesare Battisti, militant italien d’extrême gauche. Il va devoir rentrer en Italie. L’Italie, où il a été condamné à la prison à perpétuité pour quatre crimes commis dans les années 70. L’écrivain italien, ancien révolutionnaire, de 64 ans s’était enfui du Brésil après la décision du gouvernement italien de le faire partir pour l’Italie. C’est le président du conseil italien Guiseppe Conte qui a prévenu sur le réseau social twitter, de son retour prochain en Italie. L’avion qui doit le transférer en Italie s’est posé en Bolivie il y a quelques minutes.

MM : Aux États-Unis, le shutdown continue. Shutdown pour signifier le blocage des activités gouvernementales américaines.

AM : Et de 23 ! 23 jours que 25 % des administrations fédérales américaines sont paralysées. Toujours pas de solution. Donald Trump veut plus de 5 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Mais les démocrates refusent. Le président américain, qui a déclaré ce samedi que le shutdown pourrait être réglé en quinze minutes, ce sont ses mots. Pendant ce temps, le secrétaire d’État américain Mike Pompéo est arrivé aujourd’hui en Arabie Saoudite. Une nouvelle étape dans sa tournée au Moyen-Orient. Riyad, où il compte bien interroger le prince héritier Mohamed Ben Salmane à propos du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, il y a trois mois, dans son consulat à Istanbul… interroger, et demander que les responsables rendent des comptes.

MM : Elle est saoudienne et elle s’appelle Rahaf Mohammed Al Qunun. Après un calvaire en Thaïlande, elle est enfin arrivée à Toronto.

AM : Et elle clamé son bonheur en arrivant ce samedi au Canada. C’est là qu’elle va entamer une nouvelle vie, après une fugue scrutée par le monde entier. Rahaf Mohammed Al Qunun affirme avoir voulu fuir la violence de sa famille. Bloquée dans un aéroport thaïlandais, elle avait d’abord demandé l’asile à l’Australie. Finalement c’est le Canada qui l’a accueillie. Sami Boukhelifa. Ce n’est pas la première fois qu’une Saoudienne prend la fuite pour les mêmes raisons.

L’histoire de Rahaf Mohammed Al Qunun en rappelle une autre, les faits sont presque similaires, mais le dénouement est dramatique. En avril 2017, Dina Ali Lasloom, une autre jeune saoudienne quitte son pays. Comme Rahaf, elle dénonce les abus physiques et psychologiques de sa famille, et comme Rahaf, elle se retrouve bloquée dans un aéroport en Asie du Sud-est et plus exactement aux Philippines. Mais c’est là que son périple touche à sa fin. Les autorités locales la remettent dans un avion. Direction : le Royaume saoudien. Manille a dû faire un choix et a finalement préféré garder de bonnes relations diplomatiques avec Riyad. Personne ne sait quel sort a été réservé à la jeune femme à son retour en Arabie Saoudite. Rahaf Mohamed Al Qunun entame quant à elle une nouvelle vie au Canada. Le pays est déjà en froid avec les Saoudiens depuis l’année dernière, et cette affaire ne devrait pas arranger la situation. D’autant que le Canada qui s’érige en protecteur des droits des femmes accueille déjà une autre saoudienne ayant fui le royaume ultraconservateur. Ensaf Badaoui, épouse du célèbre militant Raef Badaoui emprisonné dans son pays pour blasphème.

MM : En France, ça y’est, on connaît le contenu de la lettre du président français.

AM : Dans cette lettre, Emmanuel Macron donne des détails sur le grand débat prévu mardi dans le pays. Le grand débat qui est la réponse du chef de l’état au mouvement des gilets jaunes qui dure depuis près de deux mois. Le grand débat national durera donc jusqu’au 15 mars prochain. Deux mois pour 35 questions sur des sujets comme la démocratie, l’écologie ou l’immigration. Pas d’obligation, Emmanuel Macron a appelé le plus grand nombre à y participer.

MM : En Grèce, le pays s’enfonce dans la crise gouvernementale.

AM : Et ça a commencé surtout, au moment du changement de nom, de l’ancienne République yougoslave de Macédoine, devenu macédoine du nord. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé un vote de confiance, après la démission du ministre de la Défense Panos Kammenos qui trouve que le terme Macédoine n’appartient qu’à la région grecque homonyme. Le fossé se creuse donc entre partenaires de coalition. Charlotte Stievenard.

Devant le palais Maximou, la résidence du Premier ministre, Alexis Tsipras a annoncé qu’il acceptait la démission de Panos Kammenos, le fondateur du parti souverainiste des Grecs indépendants. Il a rappelé que les désaccords entre les partenaires de coalition n’étaient pas un secret : « Il est connu que nous provenons de familles politiques différentes et les différences idéologiques avec Panos Kammenos étaient connues de tous. » Le Premier ministre grec a aussitôt annoncé un vote de confiance au parlement. Peu après, dans une conférence de presse, le démissionnaire, Panos Kammenos a donné la ligne à suivre aux les sept députés de son parti :" si nous lui donnons notre confiance, cela sera comme donner notre confiance à l’accord de Prespes, à l’utilisation du terme Macédoine. C’est-à-dire que nous renverserions l’âme même de notre mouvement et le mandat que nous avons reçu. » Le vote de confiance devrait avoir lieu cette semaine. Le Premier ministre grec devra rassembler 151 voix sur les 300 que compte le parlement. Le scrutin s’annonce serré ».

MM : RFI, il est 21 heures 08 à Paris.

AM : On retrouve tout de suite Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Aujourd’hui, « mener le bal ».

L’extrême-droite mène-t-elle le bal en Espagne ? C’est l’expression dont on s’est servi à RFI pour décrire la situation espagnole actuelle. En effet l’union des droites ne pourra diriger l’Andalousie, cette province du sud de l’Espagne, que si elle s’allie au mouvement Vox d’extrême-droite. Cette formation est donc en position de force, et elle peut imposer un certain nombre d’idées, de décisions, en échange de son soutien. Elle mène le bal. Ordinairement, mener le bal signifie qu’on dirige quelque chose : sans avoir forcément une position officielle, on a la possibilité de contrôler une situation qui bouge, qui évolue : on la fait aller dans la direction qu’on souhaite. On pourrait dire aussi bien qu’il mène la danse : les deux expressions existent avec à peu près le même sens. Pourquoi cette image ? On peut d’abord penser à un couple qui danse. L’un des deux partenaires en général a l’initiative. C’est lui qui décide si le couple avance ou recule, tourbillonne ou pas. Il ne s’agit pas de mener le bal, mais cette image est tout à fait présente dans la formule. On sait bien aussi qu’un bal et une réunion dansante. Et on se souvient des grands bals officiels, souvent à la cour des rois et des reines, ou dans des circonstances très officielles. Il n’y a plus vraiment quelqu’un, au sens propre, qui dirige, même si ça a pu être le cas. C’est donc un souvenir de cette époque où quelqu’un décidait dans quel ordre les danses devaient se succéder, et comment le bal se déroulait.

AM : C’était Yvan Amar sur RFI, où il est 21h10 à Paris, une heure de moins en temps universel. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci à vous de l’avoir suivi.



Voir le flux - 13/01/2019 20:45:03

Journal en français facile 12/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : 21 heures à Paris, une heure de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter, Hugo Lanoë. Bonsoir Hugo.

Hugo Lanoë : Bonsoir Andréane et bonsoir à tous.

AM : Dans ce journal, neuvième samedi de mobilisation des gilets jaunes. Ils étaient 84 000 dans toute la France aujourd’hui, 8 000 à Paris. Aux États-Unis, c’est le 22e jour de shutdown ce samedi. Un record dans le pays. Au Nicaragua, un juge de la Cour suprême qui a démissionné cette semaine accuse le président Daniel Ortega d’avoir créé un « État de terreur » dans le pays. Vous l’entendrez.

------

HL : Pour la neuvième semaine de suite, les gilets jaunes se sont mobilisés en France ce samedi.

AM : Ils étaient au moins 84 000, d’après le ministère français de l’Intérieur à s’être retrouvés dans les rues de plusieurs villes de France. Les gilets jaunes, appelés ainsi par la veste fluo qu’ils portent pour se reconnaître. À Paris ils étaient 8 000 aujourd’hui et contrairement à ce qu’imaginaient les autorités, la mobilisation dans la capitale s’est déroulée sans aucun incident, à part à la fin. Reportage, David Bache.

Ils ont traversé par milliers la capitale : place de la Bastille, grands boulevards, grands magasins. Cinq heures de marche, sans aucun incident. Céline est venue de Seine-et-Marne, voilà comment elle qualifie cette manifestation […]. Le parcours a été déclaré, les forces de l’ordre laissent les gilets jaunes passer. Les slogans fusent, pas les balles des flashballs des CRS. Bref, comme le constate Yann, venu de banlieue parisienne, rien à voir avec les samedis précédents […]. En fin de parcours, au pied de l’Arc de Triomphe, l’atmosphère se dégrade : des manifestants jettent des projectiles sur les forces de l’ordre qui répliquent à coup de gaz lacrymogène et de canons à eau. Des incidents minimes, en comparaison de ce qui avait pu se produire ces dernières semaines.

HL : 74 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale selon la préfecture. 

AM : Oui et d’autres chiffres pour cette journée de manifestation. Les gilets jaunes étaient 5 milles à Toulouse, presque 5000 également à Bourges, dans le centre du pays ou encore 6000 à Bordeaux. En France, le grand débat national doit débuter dans trois jours. Et lundi Emmanuel Macron doit envoyer une lettre aux français, pour leur préciser les contours de ce débat.

HL : On reste à Paris, où une explosion a détruit un immeuble ce matin.

AM : C’est une fuite de gaz qui aurait entraîné l’explosion, puis un incendie dans une boulangerie au rez-de-chaussée. Cela s’est produit dans le 9e arrondissement de la capitale, non loin des grands boulevards. Deux pompiers et une touriste espagnole sont morts... dix personnes ont été grièvement blessées et 37 l’ont été légèrement.

HL : L’actualité, c’est aussi la République Démocratique du Congo, où il y aura peut-être une cohabitation au pouvoir.

AM : Oui Hugo, la commission électorale nationale indépendante a dévoilé les résultats des législatives hier soir. Et c’est la majorité, favorable au président sortant Joseph Kabila, qui l’emporte. Alors que, c’est l’opposant Félix Tchisekedi qui a emporté la présidentielle, toujours d’après la CENI. Les élections, c’était le 30 décembre dernier. De son côté, l’opposant Martin Fayulu revendique la victoire. Il conteste aussi les résultats des législatives. Aujourd’hui Martin Fayulu a déposé ses recours devant la cour constitutionnelle.

HL : Aux États-Unis, un record atteint aujourd’hui. C’est le 22e jour de shutdown, c’est-à-dire de blocage des activités gouvernementales américaines.

AM : Depuis 22 jours, 25 % des administrations fédérales sont paralysées. Le précédent record était de 21 jours, et il était détenu par le gouvernement de Bill Clinton, en 1995. Et ça risque de continuer, encore. Aucune solution ne semble se dessiner. Donald Trump veut plus de 5 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Mais les démocrates refusent. En attendant, ce sont 800 000 fonctionnaires qui sont au chômage technique, ou travaillent sans être payés. Précisions, Sami Boukhelifa.

Point commun entre ces centaines de milliers de fonctionnaires américains, plus personne ne perçoit de salaire. Néanmoins ils se distinguent en deux catégories : il y a ceux qui restent chez eux et ceux qui continuent de se rendre au travail tous les jours comme les agents de la TSA, l’administration américaine de la sécurité et des transports. Impossible pour eux de cesser leur activité considérée comme essentielle. Ce sont ces agents qui gèrent aux frontières, dans les aéroports, les arrivées et les départs de millions de voyageurs quotidiennement. Autres secteurs stratégiques : les impôts. L’administration fiscale ne baisse pas le rideau. La sécurité alimentaire, la sécurité météorologique, continue de surveiller les ouragans par exemple. Pour tout le reste, la recherche scientifique, certains secteurs de la justice, les musées, le ramassage des ordures, c’est le blocage. Mais tous les Américains ne subissent pas le Shutdown de la même manière. On est davantage concerné si on habite à Washington. Le fonctionnement de la capitale des États-Unis dépend entièrement de financements fédéraux, ce qui n’est pas forcément le cas dans les autres États.

AM : Donald Trump en tout cas, refuse de déclarer une urgence nationale, je le cite, trop vite. S’il décrète cette urgence nationale, il pourra passer au-dessus du congrès.

HL : Le Nicaragua s’enfonce dans la crise. Depuis la démission d’un premier fonctionnaire haut placé jeudi dernier.

AM : Ce magistrat sandiniste Rafael Solis n’a pas seulement quitté ses fonctions de juge à la Cour suprême de justice du Nicaragua. Il a aussi accusé le président Daniel Ortega, pourtant issu de la même famille politique, d’avoir créé un « État de terreur » dans le pays. Le magistrat était en poste depuis plus de dix ans, et il était vu par beaucoup comme l’un des hommes de confiance de Daniel Ortega. Il a également annoncé quitter toutes ses « fonctions politiques, y compris l’adhésion au Front sandiniste de libération nationale. Rafael Solis compare sa démission à un avertissement...

« La guerre civile, ce n’est pas pour tout de suite. Mais je sens que c’est un risque réel. On ne voit plus comment trouver une issue pacifique. Il n’y a plus de liberté d’expression, plus de liberté pour organiser des partis politiques, la répression est généralisée et les gens sont emprisonnés, il n’y a pas les conditions pour suivre une voie pacifique. Donc, je pense que l’autre voie est en train de se renforcer. Personne ne le souhaite, mais c’est celle que nous avons prise il y a 40 ans pour renverser Somoza, je parle de celle des armes. Plus le régime ferme les portes à une voie pacifique, plus la voie d’une guerre civile se rapproche. C’est ma principale préoccupation, et ce n’est pas notre souhait. »

AM : Propos recueillis par Yaïza Martin de la rédaction en espagnol de RFI.

HL : RFI, il est 21h08 à Paris.

AM : C’est le moment de retrouver Yvan Amar pour son mot de la semaine.

Du nouveau à la primature de Libreville. C’est ce qu’on a entendu depuis qu’on sait qu’Ali Bongo a nommé un nouveau Premier ministre au Gabon ! Mais on l’a entendu, car c’est une information qui concerne le Gabon. On aurait pu l’entendre ailleurs qu’au Gabon, dans de nombreux pays d’Afrique francophone, ou même en Haïti. Mais le mot est typique du français de la Francophonie et n’est pas employé partout. On comprend bien que le mot est de la même famille que premier. Et le mot primature désigne la fonction de Premier ministre. Et ensuite, ce qui l’entoure : le lieu où il travaille, et les services qui travaillent pour lui. Le mot primature correspond pour le Premier ministre, au mot présidence pour le président. Et c’est Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal, qui a popularisé ce mot, dont l’usage s’est répandu en Afrique. Mais justement, on n’emploie pas le mot à propos des institutions françaises. Alors comment dit-on ? Quel est son synonyme ? Et bien il n’y en a pas vraiment. Il y a un manque dans le français de France. Mais il est vrai qu’on a des manières de contourner ce manque, de se débrouiller sans mot particulier pour nommer la mission du Premier ministre et de ceux qui l’entourent. On se sert en général du nom du lieu où il travaille : c’est Matignon. Et on dit couramment : Untel se verrait bien à Matignon, pour dire qu’il aimerait être Premier ministre. À Matignon, on dit que, on murmure que, c’est-à-dire dans l’entourage du Premier ministre, parmi ses proches collaborateurs.

AM : C’était le mot de la semaine, présenté par Yvan Amar. Il est 21h10 à Paris, c’est la fin de ce Journal en français facile. Merci à Hugo Lanoë, et merci à vous d’écouter RFI.



Voir le flux - 12/01/2019 20:30:11

Journal en français facile 12/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : 21 heures à Paris, une heure de moins en temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter, Hugo Lanoë. Bonsoir Hugo.

Hugo Lanoë : Bonsoir Andréane et bonsoir à tous.

AM : Dans ce journal, neuvième samedi de mobilisation des gilets jaunes. Ils étaient 84 000 dans toute la France aujourd’hui, 8 000 à Paris. Aux États-Unis, c’est le 22e jour de shutdown ce samedi. Un record dans le pays. Au Nicaragua, un juge de la Cour suprême qui a démissionné cette semaine accuse le président Daniel Ortega d’avoir créé un « État de terreur » dans le pays. Vous l’entendrez.

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HL : Pour la neuvième semaine de suite, les gilets jaunes se sont mobilisés en France ce samedi.

AM : Ils étaient au moins 84 000, d’après le ministère français de l’Intérieur à s’être retrouvés dans les rues de plusieurs villes de France. Les gilets jaunes, appelés ainsi par la veste fluo qu’ils portent pour se reconnaître. À Paris ils étaient 8 000 aujourd’hui et contrairement à ce qu’imaginaient les autorités, la mobilisation dans la capitale s’est déroulée sans aucun incident, à part à la fin. Reportage, David Bache.

Ils ont traversé par milliers la capitale : place de la Bastille, grands boulevards, grands magasins. Cinq heures de marche, sans aucun incident. Céline est venue de Seine-et-Marne, voilà comment elle qualifie cette manifestation […]. Le parcours a été déclaré, les forces de l’ordre laissent les gilets jaunes passer. Les slogans fusent, pas les balles des flashballs des CRS. Bref, comme le constate Yann, venu de banlieue parisienne, rien à voir avec les samedis précédents […]. En fin de parcours, au pied de l’Arc de Triomphe, l’atmosphère se dégrade : des manifestants jettent des projectiles sur les forces de l’ordre qui répliquent à coup de gaz lacrymogène et de canons à eau. Des incidents minimes, en comparaison de ce qui avait pu se produire ces dernières semaines.

HL : 74 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale selon la préfecture. 

AM : Oui et d’autres chiffres pour cette journée de manifestation. Les gilets jaunes étaient 5 milles à Toulouse, presque 5000 également à Bourges, dans le centre du pays ou encore 6000 à Bordeaux. En France, le grand débat national doit débuter dans trois jours. Et lundi Emmanuel Macron doit envoyer une lettre aux français, pour leur préciser les contours de ce débat.

HL : On reste à Paris, où une explosion a détruit un immeuble ce matin.

AM : C’est une fuite de gaz qui aurait entraîné l’explosion, puis un incendie dans une boulangerie au rez-de-chaussée. Cela s’est produit dans le 9e arrondissement de la capitale, non loin des grands boulevards. Deux pompiers et une touriste espagnole sont morts... dix personnes ont été grièvement blessées et 37 l’ont été légèrement.

HL : L’actualité, c’est aussi la République Démocratique du Congo, où il y aura peut-être une cohabitation au pouvoir.

AM : Oui Hugo, la commission électorale nationale indépendante a dévoilé les résultats des législatives hier soir. Et c’est la majorité, favorable au président sortant Joseph Kabila, qui l’emporte. Alors que, c’est l’opposant Félix Tchisekedi qui a emporté la présidentielle, toujours d’après la CENI. Les élections, c’était le 30 décembre dernier. De son côté, l’opposant Martin Fayulu revendique la victoire. Il conteste aussi les résultats des législatives. Aujourd’hui Martin Fayulu a déposé ses recours devant la cour constitutionnelle.

HL : Aux États-Unis, un record atteint aujourd’hui. C’est le 22e jour de shutdown, c’est-à-dire de blocage des activités gouvernementales américaines.

AM : Depuis 22 jours, 25 % des administrations fédérales sont paralysées. Le précédent record était de 21 jours, et il était détenu par le gouvernement de Bill Clinton, en 1995. Et ça risque de continuer, encore. Aucune solution ne semble se dessiner. Donald Trump veut plus de 5 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Mais les démocrates refusent. En attendant, ce sont 800 000 fonctionnaires qui sont au chômage technique, ou travaillent sans être payés. Précisions, Sami Boukhelifa.

Point commun entre ces centaines de milliers de fonctionnaires américains, plus personne ne perçoit de salaire. Néanmoins ils se distinguent en deux catégories : il y a ceux qui restent chez eux et ceux qui continuent de se rendre au travail tous les jours comme les agents de la TSA, l’administration américaine de la sécurité et des transports. Impossible pour eux de cesser leur activité considérée comme essentielle. Ce sont ces agents qui gèrent aux frontières, dans les aéroports, les arrivées et les départs de millions de voyageurs quotidiennement. Autres secteurs stratégiques : les impôts. L’administration fiscale ne baisse pas le rideau. La sécurité alimentaire, la sécurité météorologique, continue de surveiller les ouragans par exemple. Pour tout le reste, la recherche scientifique, certains secteurs de la justice, les musées, le ramassage des ordures, c’est le blocage. Mais tous les Américains ne subissent pas le Shutdown de la même manière. On est davantage concerné si on habite à Washington. Le fonctionnement de la capitale des États-Unis dépend entièrement de financements fédéraux, ce qui n’est pas forcément le cas dans les autres États.

AM : Donald Trump en tout cas, refuse de déclarer une urgence nationale, je le cite, trop vite. S’il décrète cette urgence nationale, il pourra passer au-dessus du congrès.

HL : Le Nicaragua s’enfonce dans la crise. Depuis la démission d’un premier fonctionnaire haut placé jeudi dernier.

AM : Ce magistrat sandiniste Rafael Solis n’a pas seulement quitté ses fonctions de juge à la Cour suprême de justice du Nicaragua. Il a aussi accusé le président Daniel Ortega, pourtant issu de la même famille politique, d’avoir créé un « État de terreur » dans le pays. Le magistrat était en poste depuis plus de dix ans, et il était vu par beaucoup comme l’un des hommes de confiance de Daniel Ortega. Il a également annoncé quitter toutes ses « fonctions politiques, y compris l’adhésion au Front sandiniste de libération nationale. Rafael Solis compare sa démission à un avertissement...

« La guerre civile, ce n’est pas pour tout de suite. Mais je sens que c’est un risque réel. On ne voit plus comment trouver une issue pacifique. Il n’y a plus de liberté d’expression, plus de liberté pour organiser des partis politiques, la répression est généralisée et les gens sont emprisonnés, il n’y a pas les conditions pour suivre une voie pacifique. Donc, je pense que l’autre voie est en train de se renforcer. Personne ne le souhaite, mais c’est celle que nous avons prise il y a 40 ans pour renverser Somoza, je parle de celle des armes. Plus le régime ferme les portes à une voie pacifique, plus la voie d’une guerre civile se rapproche. C’est ma principale préoccupation, et ce n’est pas notre souhait. »

AM : Propos recueillis par Yaïza Martin de la rédaction en espagnol de RFI.

HL : RFI, il est 21h08 à Paris.

AM : C’est le moment de retrouver Yvan Amar pour son mot de la semaine.

Du nouveau à la primature de Libreville. C’est ce qu’on a entendu depuis qu’on sait qu’Ali Bongo a nommé un nouveau Premier ministre au Gabon ! Mais on l’a entendu, car c’est une information qui concerne le Gabon. On aurait pu l’entendre ailleurs qu’au Gabon, dans de nombreux pays d’Afrique francophone, ou même en Haïti. Mais le mot est typique du français de la Francophonie et n’est pas employé partout. On comprend bien que le mot est de la même famille que premier. Et le mot primature désigne la fonction de Premier ministre. Et ensuite, ce qui l’entoure : le lieu où il travaille, et les services qui travaillent pour lui. Le mot primature correspond pour le Premier ministre, au mot présidence pour le président. Et c’est Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal, qui a popularisé ce mot, dont l’usage s’est répandu en Afrique. Mais justement, on n’emploie pas le mot à propos des institutions françaises. Alors comment dit-on ? Quel est son synonyme ? Et bien il n’y en a pas vraiment. Il y a un manque dans le français de France. Mais il est vrai qu’on a des manières de contourner ce manque, de se débrouiller sans mot particulier pour nommer la mission du Premier ministre et de ceux qui l’entourent. On se sert en général du nom du lieu où il travaille : c’est Matignon. Et on dit couramment : Untel se verrait bien à Matignon, pour dire qu’il aimerait être Premier ministre. À Matignon, on dit que, on murmure que, c’est-à-dire dans l’entourage du Premier ministre, parmi ses proches collaborateurs.

AM : C’était le mot de la semaine, présenté par Yvan Amar. Il est 21h10 à Paris, c’est la fin de ce Journal en français facile. Merci à Hugo Lanoë, et merci à vous d’écouter RFI.



Voir le flux - 12/01/2019 20:30:11

Journal en français facile 11/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Hugo Lanoé, bonsoir Hugo.

Hugo Lanoé : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : la contre-attaque de Martin Fayulu en RDC. L’opposant arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle derrière Felix Tshisekedi. Il annonce qu’il va saisir demain la Cour constitutionnelle.

HL : En Grande-Bretagne de plus en plus de voix s’élèvent pour évoquer les dangers d’un rejet du texte sur le Brexit au Parlement. Le texte défendu par Theresa May et la Première ministre britannique et qui doit être voté mardi prochain.

RA : Et puis en France les gilets jaunes se préparent à leur 9e journée de mobilisation demain samedi. Ils espèrent au moins 50mille manifestants comme le week-end dernier. Pour éviter les débordements, les forces de l’ordre seront massivement mobilisées, au nombre de 80 000.

------

HL : En RDC, Martin Fayulu va donc contester devant la justice les résultats de l’élection présidentielle.

RA : Des résultats qui proclament la victoire de Felix Tshisekedi. Martin Fayulu est annoncé en deuxième position. Ces résultats ont été annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi. Martin Fayulu peut déposer un recours devant la justice 48h après la proclamation des résultats, il a donc annoncé qu’il saisirait demain la Cour constitutionnelle pour qu’elle procède à un recomptage des voix. Le bras de fer de la présidentielle du 30 décembre en RDC qui se joue également à plusieurs milliers de kilomètres de Kinshasa, devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York. Mais ce qui a dominé dans la réunion publique du jour, c’est la prudence affichée par les diplomates. Correspondance de Marie Bourreau.

La Russie, La Chine et l’Afrique du Sud d’un côté ont salué ces élections et indiqué qu’il fallait en accepter les résultats. De l’autre, la France, la Belgique, les États-Unis et le Royaume-Uni ont réclamé plus de transparence et appelé la commission électorale à transmettre les procès-verbaux et le résultat détaillé des présidentielles. Mais c’est surtout la très grande prudence de la communauté internationale qui a dominé. Le pouvoir congolais a finalement laissé peu d’alternatives aux capitales qui se trouvent au pied du mur : soit vous acceptez les résultats de ces élections soit il faudra les annuler et maintenir les institutions en place » a prévenu Corneille Nangaa le président de la commission électorale. Pour résumer : soit vous soutenez une transition pacifique du pouvoir en acceptant un résultat qui n’est certes pas sorti des urnes, mais qui assure pour la première fois une alternance sans heurts à la tête du pouvoir congolais ou vous acceptez de garder Joseph Kabila comme chef d’État. La France a annoncé négocier une déclaration du conseil de sécurité qui saluerait le déroulement du scrutin, et qui appellerait à engager dans le calme la suite du processus électoral et à construire un consensus national. Marie Bourreau, New York, RFI.

HL : Encore de nombreuses questions sur le retrait des troupes américaines de Syrie.

RA : C’était la grande annonce du Président américain Donald Trump il y a près d’un mois. Mais depuis aucun calendrier n’a été annoncé. Ce matin la coalition internationale a affirmé que le retrait de ses troupes avait débuté. Mais la coalition ce n’est pas uniquement les États-Unis, il y a de nombreux autres pays qui combattent les djihadistes en Syrie. Donc sur cette question le flou continue Oriane Verdier.

Ce processus de retrait pourrait prendre plusieurs années, ou être immédiat comme l’avait dans un premier temps annoncé Donald Trump en décembre dernier. Selon le Pentagone aucune troupe ne s’est retirée à ce stade seulement du matériel. Ces annonces arrivent au lendemain du discours du chef de la diplomatie américaine au Caire. Mike Pompeo y a lancé un appel à l’unité contre l’Iran et a affirmé : l’« Amérique ne se désengagera pas tant que le combat contre la terreur ne sera pas terminé. » Il a pourtant ajouté « Donald Trump a pris la décision de retirer nos troupes, nous allons le faire. » Les déclarations se succèdent donc, le flou et l’incohérence persistent alors que le président turc Recep Tayyip Erdo?an menace toujours de mener une offensive contre les factions kurdes syriennes. Ces dernières collaborent pour l’heure avec les forces américaines dans la lutte contre l’Organisation État islamique. L’EI ne pourrait que profiter de ce nouveau conflit. Depuis sa création, le groupe se nourrit des divisions et lutte de pouvoir en Syrie comme en Irak.

HL : On continue de parler des États-Unis. Car le shutdown pourrait battre un record dans les prochaines heures.

RA : On le rappelle, shutdown signifie en français blocage. C’est le blocage de l’administration américaine. Et il est dû à l’absence d’accord sur le budget. Les démocrates refusent en effet de débloquer l’argent nécessaire pour construire un mur anti migrations à la frontière avec le Mexique, comme le souhaite le Président Donald Trump. Si aucun accord n’est trouvé dans les prochaines heures, demain cela fera 21 jours que le shutdown dure. Et ce serait une première dans l’histoire des États-Unis. 800mille fonctionnaires sont au repos forcé depuis la fin de l’année dernière.

HL : En Grande-Bretagne, l’échéance se rapproche : c’est mardi que les députés doivent voter pour ou contre le texte du Brexit défendu par la Première ministre Theresa May.

RA : De nombreux observateurs annoncent que le texte va être rejeté, ce qui plongerait le pays dans l’inconnu. Depuis mercredi c’est l’heure du débat au Parlement britannique, et de nombreux élus mettent en garde justement sur les conséquences d’un vote négatif. Le dernier à s’être illustré, c’était ce matin, le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt. Qu’a-t-il dit ? Réponse Anastasia Becchio.

Le Brexit pourrait bien ne pas avoir lieu si l’accord de divorce négocié par Theresa May avec les Européens était rejeté par la Chambre des communes. Tel est le sentiment de Jérémy Hunt. Pour le chef de la diplomatie britannique, les députés qui s’apprêtent à voter NON mardi font de mauvais calculs. « Nous ne pouvons plus partir du principe qu’en rejetant cet accord, on obtiendra une meilleure version du Brexit. Ce qui est plus probable en cas de rejet du texte, c’est que nous ayons une paralysie du Brexit. Et si cela se produit, personne ne peut savoir ce qu’il adviendra. Et le grand danger, et c’est ce qui inquiète les gens, c’est que nous ne soyons pas en mesure de faire ce pour quoi les gens ont voté ». Pour le ministre britannique des Affaires étrangères, un arrêt du processus du Brexit aurait un impact très négatif sur l’image du Royaume-Uni et les Britanniques pourraient le regretter « pendant des générations ». Autre scénario à ne pas exclure : une sortie sans accord de l’Union européenne. Elle ne serait pas bonne pour le pays, a de son côté prévenu la ministre du Travail, Amber Rudd. Le chef de la diplomatie s’est réjoui que quelques députés conservateurs opposés à l’accord de Brexit aient finalement annoncé, ces dernières heures, qu’ils allaient voter pour. Mais cela reste insuffisant. En l’état actuel, le texte de Theresa May a de fortes chances d’être rejeté.

RA : Et à 4 jours du vote, le président de la Commission européenne a lancé un message aux députés. « Tous les efforts » doivent être faits pour éviter le scénario d’une sortie de l’Union européenne sans accord affirme Jean-Claude Juncker. L’inquiétude également exprimée par la principale organisation patronale, la CBI, qui estime qu’un Brexit sans accord serait « ingérable ».  

HL : En France demain une nouvelle mobilisation des gilets jaunes.

RA : Ce sera l’acte 9, c’est-à-dire le 9e samedi où les contestataires se réuniront. Les deux grandes questions concernent le niveau de mobilisation et la sécurité. En tout début d’année le mouvement semblait s’essouffler, mais il est reparti de l’avant samedi dernier avec 50mille manifestants partout en France. La journée avait été marquée par de nouveaux débordements. Alors demain 80mille policiers et gendarmes seront mobilisés. Les deux principaux lieux choisis par les gilets jaunes sont Paris, la capitale, et Bourges, ville de 70 000 habitants située dans le centre de la France. Une ville donc qui se prépare à des manifestations inédites. Comment s’organise-t-elle ? Les réponses de Pauline Gleize.

Même si la manifestation a été interdite dans l’hypercentre, les commerçants se préparent, certains en tous cas, car les stratégies divergent. Beaucoup vont ouvrir et aviseront dans le courant de la journée. Mais avec parfois un peu d’appréhension, ils ne sont pas majoritaires, mais certains magasins calfeutrent leur vitrine pour plus de sécurité. Certains ont déjà prévu la marche à suivre en cas de débordement, mais d’autres se demandaient encore en milieu d’après-midi comment faire et se sondaient les uns les autres, une commerçante pense fermer en cas de besoin, mais se demande comment évacuer, toutes ses portes donnant sur la même rue. D’autres préfèrent fermer, un crève-cœur en ce premier samedi de solde, le plus gros samedi de l’année assurent-ils. Mais de toute façon même ceux qui ouvriront leur porte s’attendent à recevoir peu de clients, d’autant que plusieurs parkings seront fermés sur décision municipale, les musées garderont eux aussi portes closes, tout comme certains jardins publics. Le maire de Bourges a aussi fait enlever ou protéger une partie du mobilier urbain, les horodateurs par exemple, autant de mesures que l’édile espère inutiles. Pascal Blanc appelle à une mobilisation dans le calme, comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent depuis le début du mouvement de gilets jaunes.

RA : Et puis un mot de handball, car l’équipe de France dispute actuellement son premier match dans le Mondial. L’équipe de France affronte le Brésil.



Voir le flux - 11/01/2019 21:15:04

Journal en français facile 11/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Hugo Lanoé, bonsoir Hugo.

Hugo Lanoé : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : la contre-attaque de Martin Fayulu en RDC. L’opposant arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle derrière Felix Tshisekedi. Il annonce qu’il va saisir demain la Cour constitutionnelle.

HL : En Grande-Bretagne de plus en plus de voix s’élèvent pour évoquer les dangers d’un rejet du texte sur le Brexit au Parlement. Le texte défendu par Theresa May et la Première ministre britannique et qui doit être voté mardi prochain.

RA : Et puis en France les gilets jaunes se préparent à leur 9e journée de mobilisation demain samedi. Ils espèrent au moins 50mille manifestants comme le week-end dernier. Pour éviter les débordements, les forces de l’ordre seront massivement mobilisées, au nombre de 80 000.

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HL : En RDC, Martin Fayulu va donc contester devant la justice les résultats de l’élection présidentielle.

RA : Des résultats qui proclament la victoire de Felix Tshisekedi. Martin Fayulu est annoncé en deuxième position. Ces résultats ont été annoncés dans la nuit de mercredi à jeudi. Martin Fayulu peut déposer un recours devant la justice 48h après la proclamation des résultats, il a donc annoncé qu’il saisirait demain la Cour constitutionnelle pour qu’elle procède à un recomptage des voix. Le bras de fer de la présidentielle du 30 décembre en RDC qui se joue également à plusieurs milliers de kilomètres de Kinshasa, devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York. Mais ce qui a dominé dans la réunion publique du jour, c’est la prudence affichée par les diplomates. Correspondance de Marie Bourreau.

La Russie, La Chine et l’Afrique du Sud d’un côté ont salué ces élections et indiqué qu’il fallait en accepter les résultats. De l’autre, la France, la Belgique, les États-Unis et le Royaume-Uni ont réclamé plus de transparence et appelé la commission électorale à transmettre les procès-verbaux et le résultat détaillé des présidentielles. Mais c’est surtout la très grande prudence de la communauté internationale qui a dominé. Le pouvoir congolais a finalement laissé peu d’alternatives aux capitales qui se trouvent au pied du mur : soit vous acceptez les résultats de ces élections soit il faudra les annuler et maintenir les institutions en place » a prévenu Corneille Nangaa le président de la commission électorale. Pour résumer : soit vous soutenez une transition pacifique du pouvoir en acceptant un résultat qui n’est certes pas sorti des urnes, mais qui assure pour la première fois une alternance sans heurts à la tête du pouvoir congolais ou vous acceptez de garder Joseph Kabila comme chef d’État. La France a annoncé négocier une déclaration du conseil de sécurité qui saluerait le déroulement du scrutin, et qui appellerait à engager dans le calme la suite du processus électoral et à construire un consensus national. Marie Bourreau, New York, RFI.

HL : Encore de nombreuses questions sur le retrait des troupes américaines de Syrie.

RA : C’était la grande annonce du Président américain Donald Trump il y a près d’un mois. Mais depuis aucun calendrier n’a été annoncé. Ce matin la coalition internationale a affirmé que le retrait de ses troupes avait débuté. Mais la coalition ce n’est pas uniquement les États-Unis, il y a de nombreux autres pays qui combattent les djihadistes en Syrie. Donc sur cette question le flou continue Oriane Verdier.

Ce processus de retrait pourrait prendre plusieurs années, ou être immédiat comme l’avait dans un premier temps annoncé Donald Trump en décembre dernier. Selon le Pentagone aucune troupe ne s’est retirée à ce stade seulement du matériel. Ces annonces arrivent au lendemain du discours du chef de la diplomatie américaine au Caire. Mike Pompeo y a lancé un appel à l’unité contre l’Iran et a affirmé : l’« Amérique ne se désengagera pas tant que le combat contre la terreur ne sera pas terminé. » Il a pourtant ajouté « Donald Trump a pris la décision de retirer nos troupes, nous allons le faire. » Les déclarations se succèdent donc, le flou et l’incohérence persistent alors que le président turc Recep Tayyip Erdo?an menace toujours de mener une offensive contre les factions kurdes syriennes. Ces dernières collaborent pour l’heure avec les forces américaines dans la lutte contre l’Organisation État islamique. L’EI ne pourrait que profiter de ce nouveau conflit. Depuis sa création, le groupe se nourrit des divisions et lutte de pouvoir en Syrie comme en Irak.

HL : On continue de parler des États-Unis. Car le shutdown pourrait battre un record dans les prochaines heures.

RA : On le rappelle, shutdown signifie en français blocage. C’est le blocage de l’administration américaine. Et il est dû à l’absence d’accord sur le budget. Les démocrates refusent en effet de débloquer l’argent nécessaire pour construire un mur anti migrations à la frontière avec le Mexique, comme le souhaite le Président Donald Trump. Si aucun accord n’est trouvé dans les prochaines heures, demain cela fera 21 jours que le shutdown dure. Et ce serait une première dans l’histoire des États-Unis. 800mille fonctionnaires sont au repos forcé depuis la fin de l’année dernière.

HL : En Grande-Bretagne, l’échéance se rapproche : c’est mardi que les députés doivent voter pour ou contre le texte du Brexit défendu par la Première ministre Theresa May.

RA : De nombreux observateurs annoncent que le texte va être rejeté, ce qui plongerait le pays dans l’inconnu. Depuis mercredi c’est l’heure du débat au Parlement britannique, et de nombreux élus mettent en garde justement sur les conséquences d’un vote négatif. Le dernier à s’être illustré, c’était ce matin, le ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt. Qu’a-t-il dit ? Réponse Anastasia Becchio.

Le Brexit pourrait bien ne pas avoir lieu si l’accord de divorce négocié par Theresa May avec les Européens était rejeté par la Chambre des communes. Tel est le sentiment de Jérémy Hunt. Pour le chef de la diplomatie britannique, les députés qui s’apprêtent à voter NON mardi font de mauvais calculs. « Nous ne pouvons plus partir du principe qu’en rejetant cet accord, on obtiendra une meilleure version du Brexit. Ce qui est plus probable en cas de rejet du texte, c’est que nous ayons une paralysie du Brexit. Et si cela se produit, personne ne peut savoir ce qu’il adviendra. Et le grand danger, et c’est ce qui inquiète les gens, c’est que nous ne soyons pas en mesure de faire ce pour quoi les gens ont voté ». Pour le ministre britannique des Affaires étrangères, un arrêt du processus du Brexit aurait un impact très négatif sur l’image du Royaume-Uni et les Britanniques pourraient le regretter « pendant des générations ». Autre scénario à ne pas exclure : une sortie sans accord de l’Union européenne. Elle ne serait pas bonne pour le pays, a de son côté prévenu la ministre du Travail, Amber Rudd. Le chef de la diplomatie s’est réjoui que quelques députés conservateurs opposés à l’accord de Brexit aient finalement annoncé, ces dernières heures, qu’ils allaient voter pour. Mais cela reste insuffisant. En l’état actuel, le texte de Theresa May a de fortes chances d’être rejeté.

RA : Et à 4 jours du vote, le président de la Commission européenne a lancé un message aux députés. « Tous les efforts » doivent être faits pour éviter le scénario d’une sortie de l’Union européenne sans accord affirme Jean-Claude Juncker. L’inquiétude également exprimée par la principale organisation patronale, la CBI, qui estime qu’un Brexit sans accord serait « ingérable ».  

HL : En France demain une nouvelle mobilisation des gilets jaunes.

RA : Ce sera l’acte 9, c’est-à-dire le 9e samedi où les contestataires se réuniront. Les deux grandes questions concernent le niveau de mobilisation et la sécurité. En tout début d’année le mouvement semblait s’essouffler, mais il est reparti de l’avant samedi dernier avec 50mille manifestants partout en France. La journée avait été marquée par de nouveaux débordements. Alors demain 80mille policiers et gendarmes seront mobilisés. Les deux principaux lieux choisis par les gilets jaunes sont Paris, la capitale, et Bourges, ville de 70 000 habitants située dans le centre de la France. Une ville donc qui se prépare à des manifestations inédites. Comment s’organise-t-elle ? Les réponses de Pauline Gleize.

Même si la manifestation a été interdite dans l’hypercentre, les commerçants se préparent, certains en tous cas, car les stratégies divergent. Beaucoup vont ouvrir et aviseront dans le courant de la journée. Mais avec parfois un peu d’appréhension, ils ne sont pas majoritaires, mais certains magasins calfeutrent leur vitrine pour plus de sécurité. Certains ont déjà prévu la marche à suivre en cas de débordement, mais d’autres se demandaient encore en milieu d’après-midi comment faire et se sondaient les uns les autres, une commerçante pense fermer en cas de besoin, mais se demande comment évacuer, toutes ses portes donnant sur la même rue. D’autres préfèrent fermer, un crève-cœur en ce premier samedi de solde, le plus gros samedi de l’année assurent-ils. Mais de toute façon même ceux qui ouvriront leur porte s’attendent à recevoir peu de clients, d’autant que plusieurs parkings seront fermés sur décision municipale, les musées garderont eux aussi portes closes, tout comme certains jardins publics. Le maire de Bourges a aussi fait enlever ou protéger une partie du mobilier urbain, les horodateurs par exemple, autant de mesures que l’édile espère inutiles. Pascal Blanc appelle à une mobilisation dans le calme, comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent depuis le début du mouvement de gilets jaunes.

RA : Et puis un mot de handball, car l’équipe de France dispute actuellement son premier match dans le Mondial. L’équipe de France affronte le Brésil.



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Visite de Kim Jong-un en Chine

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


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