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Journal en français facile 05/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter : Zephyrin Kouadio, bonsoir Zephyrin.

Zephyrin Kouadio : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une, les forces kurdes reculent en Syrie face à l’avancée de l’armée turque qui n’apprécie pas l’influence kurde à sa frontière.

ZK : Benjamin Netanyahu à Paris après Berlin et avant Londres. Le Premier ministre israélien venu parler de l’Iran à ses alliés européens.

NV : Le roi Abdallah de Jordanie demande au nouveau gouvernement de revenir sur les mesures économiques impopulaires qui avaient provoqué la colère des Jordaniens.

ZK : L’équipe de football américain qui a remporté le Superbowl ne sera pas invitée à la Maison-Blanche. Donald Trump n’apprécie pas les critiques de certains joueurs.

NV : Et puis Tariq Ramadan ne sera pas finalement mis en cause dans une 3e affaire de viol par la justice française.

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ZK : On commence par la Syrie où l’armée turque continue de faire reculer les forces kurdes à l’intérieur des frontières syriennes.

NV : En 2016, la ville de Manbij avait été reprise par les YPG, les combattants kurdes de Syrie, des mains de l’organisation Etat islamique. Les Unités de protection du peuple étaient lourdement appuyées par les forces américaines. Officiellement les YPG ne sont pas présents dans la ville, mais leurs conseillers militaires collaborent avec le Conseil militaire local aux côtés des États-Unis. Et c’est cette influence qui déplaît au voisin turc. Oriane Verdier.

C’est le premier résultat concret de négociations entamées en février dernier entre la Turquie et les États-Unis. Il y a trois mois la tension entre les deux pays était à son comble. La Turquie avait lancé une offensive militaire à Afrin, dans le nord-ouest de la Syrie, alors encore tenue par les milices kurdes. Si les YPG sont considérés comme forces terroristes par les Turcs, les États-Unis eux, luttent à leur côté contre l’organisation État islamique. C’est d’ailleurs ensemble que les forces américaines et kurdes étaient entrées dans la ville de Manbij en 2016 faisant reculer le groupe terroriste. La prochaine étape de la feuille de route dessinée par Washington et Ankara pour éviter tout affrontement armé serait maintenant de constituer des patrouilles militaires américano-turques à Manbij. Selon un responsable américain, le retrait des forces kurdes de la ville répond à l’engagement des États-Unis à déplacer les YPG à l’est de l’Euphrate. Côté turc cependant, le ministre des Affaires étrangères a affirmé que ce modèle pourrait être suivi dans d’autres secteurs au-delà du fleuve par exemple à Rakka ou Kobane toujours sous contrôle des YPG.

ZK : Le dossier syrien évoqué à Paris au cours d’un entretien entre Benjamin Netanyahu et Emmanuel Macron.

NV : Le Premier ministre israélien et le président français ont évoqué la transition en Syrie. Mais c’est surtout de l’Iran que Benjamin Netanyahu est venu parler. Le chef du gouvernement israélien veut convaincre ses alliés européens du danger que représente à ses yeux la République islamique pour Israël et pour la région. Le président français a lui redit sa conviction que l’accord de Vienne qui encadre le programme nucléaire iranien depuis 2015 devait être préservé malgré le retrait des États-Unis. Emmanuel Macron a aussi appelé au calme face à un risque d’escalade dans la région.

ZK : Après une semaine de contestation sociale, le roi Abdallah reprend la main en Jordanie.

NV : Face à la pression de la rue, le Premier ministre a démissionné hier. Le roi a expliqué à son remplaçant ce qu’il attendait de lui sur le plan économique. La colère des manifestants se concentre sur les augmentations d’impôts décidées ces dernières semaines. Dans une lettre adressée au nouveau chef du gouvernement, le Roi cherche donc à apparaître comme le défenseur du peuple… À Amman, Jérôme Boruszewski.

C’est la troisième fois en cinq jours que le Roi répond aux attentes du peuple, il a reporté l’augmentation des prix de l’électricité, il a changé de Premier ministre comme le demandait la rue, et aujourd’hui, il rouvre le dossier brûlant de la réforme fiscale. Dans sa lettre, le Roi reprend certaines critiques que les protestataires formulaient lors des manifestations ces derniers jours, il parle de « bureaucratie », de « taxes injustes ». Les manifestants se plaignaient exactement des mêmes maux, notamment de l’inefficacité des services de l’État. Abdallah de Jordanie demande au gouvernement de rouvrir le dialogue pour « réexaminer le système fiscal ». Dans son message écrit, le roi identifie les problèmes économiques du pays, mais il n’explique pas comment les régler. Il demande au gouvernement de « chercher des solutions créatives », sans détailler. Le Roi revient enfin sur les contraintes qui pèsent sur l’économie jordanienne, la fermeture de la frontière syrienne, la réouverture très progressive de la frontière irakienne comme pour signifier qu’il n’y aura pas de solution miracle aux problèmes économiques que rencontre la Jordanie.

ZK : Un incendie a touché la zone interdite autour de la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl ce mardi.

NV : Les autorités ukrainiennes disent que le feu a commencé dans les herbes sèches autour de cette zone radioactive avant de s’étendre à une petite zone boisée. Pas de quoi paniquer pour l’instant, en tout si l’on écoute le gouvernement de Kiev, aucune augmentation de la radioactivité n’a été repérée et la centrale elle-même n’aurait pas été touchée.

ZK : Une explosion dans une mine de fer au nord-est de la Chine a fait 11 morts et 9 blessés, d’après la télévision d’État chinoise.

NV : Il y aurait également 25 mineurs pris au piège à l’intérieur. À l’origine du drame, un camion transportant des explosifs, dont les charges se sont déclenchées près de l’entrée alors que les mineurs perçaient un puits à l’intérieur.

ZK : Donald Trump n’hésite décidément pas à changer les habitudes : il a décidé que, cette année, il ne recevrait pas à la Maison-Blanche l’équipe de football américain qui a remporté le Super Bowl...

NV : Le Superbowl c’est la grande compétition du football américain. Cette année ce sont les Philadelphia Eagles, les Aigles de Philadelphie qui l’ont emporté. Mais ils ne sont plus les bienvenus, le président américain n’a pas apprécié que certains joueurs disent ne pas vouloir le rencontrer. Donald Trump est en conflit depuis plusieurs mois avec le milieu du football américain, parce que des joueurs ont choisi de protester les violences raciales aux États-Unis en posant le genou à terre pendant l’hymne national. Correspondance à Washington, Anne Corpet.

C’est un conflit que le président exploite depuis des mois : Donald Trump estime que mettre un genou à terre pendant la diffusion de l’hymne national est un manque de respect au drapeau, alors que les joueurs expliquent qu’ils protestent seulement contre les violences raciales. Le mois dernier, le président a même déclaré que ces joueurs « ne devraient peut-être pas être dans le pays ». Sans doute la remarque de trop pour certains membres de l’équipe des Philadephia Eagles, qui ont décidé de ne pas participer à la traditionnelle fête donnée en l’honneur des champions du Superbowl à la maison blanche. Piqué au vif, le président a décidé d’annuler la réception de l’équipe, mais les mille fans conviés sont toujours invités. « Nous allons fièrement interpréter l’hymne national et d’autres airs merveilleux pour fêter notre pays » a tweeté ce matin le président pour consoler ceux qui espéraient rencontrer leurs idoles. Dans un communiqué les Eagles n’évoquent pas geste d’humeur du président, mais remercient simplement leurs supporteurs. Le maire de Philadelphie réagit plus vivement : « le retrait de l’invitation des Eagles prouve que le président n’est pas un vrai patriote » écrit-il sur Twitter. Sa directrice de cabinet fait elle preuve d’humour et d’une certaine malice : elle publie côte à côte les photos de l’investiture de Donald Trump et celle de la fête qui a suivi la victoire des champions dans les rues de Philadelphie avec pour commentaire « notre foule est plus grande que la vôtre ». Anne Corpet Washington RFI.

ZK : L’islamologue Tariq Ramadan est arrivé ce mardi matin au tribunal de Paris pour son premier interrogatoire depuis son incarcération pour viols en février.

NV : Une audition qui pourrait conduire à sa mise en examen pour des agressions sur une troisième femme. Franck Alexandre.

Tariq Ramadan est déjà mis en examen pour deux viols présumés, ce qui se joue aujourd’hui dans le bureau des juges, c’est l’éventualité d’une troisième inculpation pour agressions... La nouvelle accusatrice se nomme Mounia Rabbouj, cet ancienne escort girl, n’est pas une inconnue, elle a fait parti des protagonistes de l’affaire du Carlton aux cotés de Dominique Strauss Kahn... Elle dit avoir été violée à neuf reprises par l’islamologue en France, mais aussi à Bruxelles et à Londres entre 2013 et 2014. Et elle compte en apporter la preuve : elle a versé au dossier une robe noire tachée de sperme, les résultats des tests ADN sont attendus prochainement. Une relation consentie se défend Tariq Ramadan, pour le prouver son avocat Emmanuel Marsigny a déposé plus des centaines de vidéos et photos témoignant d’une relation consentie. Dans le bureau des juges a donc débuté ce matin un véritable bras de fer, l’audition pourrait même s’étaler sur deux jours... Et si cette audition sur le fond devait déboucher sur une troisième inculpation, l’image de celui qui défend un islam rigoriste serait durablement écornée.

NV : Et on a appris juste avant ce journal que Tariq Ramadan avait reconnu une relation avec cette patiente, mais il échappe à une inculpation pour viol. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci Zephyrin Kouadio.

ZK : Merci Nathanaël.

NV : Et merci à vous de l’avoir suivi. 



Voir le flux - 05/06/2018 20:30:06

Chine : commémoration de Tiananmen

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 05/06/2018 14:06:50

Tollé

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 05/06/2018 07:30:10

Journal en français facile 04/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter avec Zephyrin Kouadio qui fait son grand retour parmi nous aujourd’hui, bonsoir Zephyrin.

Zephyrin Kouadio : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une, la rencontre à Berlin entre Benjamin Netanyahu et Angela Merkel. Le Premier ministre israélien est venu chercher du soutien auprès de ses alliés européens face à l’Iran qu’il considère comme une menace dans la région.

ZK : Le sommet très attendu entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen aura bien lieu le 12 juin prochain à Singapour. La Maison-Blanche l’a confirmé.

NV : Dans ce journal également, la démission du Premier ministre jordanien après 5 jours d’importantes manifestations.

ZK : Le massacre des étudiants de Tiananmen par le régime communiste chinois c’était il y a tout juste 29 ans. Un évènement commémoré à Hong Kong.

NV : Nous reviendrons également sur cette violente éruption du volcan Fuego au Guatemala. Les coulées de lave ont fait au moins 33 morts.

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ZK : Benjamin Netanyahu en tournée européenne. Avant Londres et Paris, le Premier ministre israélien était à Berlin aujourd’hui.

NV : Trois capitales de pays signataires de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, accord que le gouvernement israélien a toujours combattu. Benjamin Netanyahu et Angela Merkel ont évoqué le Moyen-Orient. Ils sont d’accord pour condamner la présence des milices iraniennes dans la région. Mais pour le reste, tout oppose les deux dirigeants. À Berlin, Nathalie Versieux.

Vêtue d’une veste bleue et d’un pantalon blanc aux couleurs d’Israël, Merkel a souligné le soutien de l" Allemagne envers l’État hébreu. Avant de rappeler la longue liste des différents qui opposent Jérusalem à Berlin sur l’analyse de la situation au MO et les moyens de parvenir à la paix. Nous sommes d’avis différents sur différentes questions comme la politique des colonies de peuplement. Reste que chaque jour, le droit à l’existence d’Israël est menacé. C’est pourquoi nous sommes partenaires, et c’est pourquoi, lorsqu’il s’agit de sujet hautement technologique nous commerçons avec Israël. Par exemple dans le domaine des drones israéliens, qui d’ailleurs dans notre engagement au Mali contribuent considérablement à augmenter la sécurité de nos soldats. À ses côtés pendant 30 minutes face à la presse, Benjamin Netanyahu a semblé pour sa part surtout occupé à souligner les dangers émanant de l’Iran dans la région.

ZK : Donald Trump et Kim Jong un se rencontreront bien à Singapour.

NV : La Maison-Blanche a confirmé ce rendez-vous déjà qualifié d’historique entre le président américain et le leader nord-coréen. Donald Trump avait pourtant annulé une première fois après des propos hostiles de la part des autorités de Pyongyang. Mais les efforts de ces derniers jours et les discussions entre responsables de hauts rangs de part et d’autre ont visiblement été suffisamment productifs pour permettre cette rencontre.

ZK : Les États-Unis toujours aussi divisés autour d’une histoire de gâteau.

NV : Un gâteau de mariage plus précisément. Il avait été commandé par un couple homosexuel à un pâtissier du Colorado. Celui-ci avait refusé, expliquant que cela serait contraire à sa foi chrétienne. Le couple avait porté plainte devant la justice, s’estimant victime de discrimination. Toutes les cours leur avaient donné raison, jusqu’à ce que l’affaire soit portée devant la Cour Suprême. La plus haute juridiction américaine a tranché, et elle a donné raison au pâtissier. Une décision, toutefois, qui ne vaut que pour ce seul cas. La Cour estime que les arguments du pâtissier n’ont pas été assez pris en compte par les tribunaux qui avaient jugé l’affaire avant elle.

ZK : RFI 23h à Amman. Le Premier ministre jordanien a démissionné aujourd’hui.

NV : Hani Mulqi ne dirigera plus le gouvernement. Conséquence des manifestations qui secouent le pays depuis plusieurs jours. Plusieurs milliers de manifestants protestaient contre la politique sociale de son gouvernement et en particulier contre un texte de loi qui prévoit la hausse des prix et des impôts. Sami Boukhelifa.

Tôt ce matin le roi Abdallah II de Jordanie convoque son Premier ministre. La suite on la connaît Hani Mulqi, à la tête du gouvernement depuis mai 2016 pose finalement sa démission. Depuis plusieurs jours le Royaume vit au rythme de la contestation. Chaque soir en ce mois de Ramadhan, les Jordaniens se mobilisent. Des rassemblements dans la rue pour dire non à la hausse des prix et au matraquage fiscal. Ce sont les manifestations les plus importantes depuis 2011. Il faut dire que la Jordanie est sous pression du Fonds monétaire internationale. Il y a urgence... le FMI, presse ce pays sans ressource particulière et dépendant de l’aide américaine, à mener des réformes. Dans un premier temps et face à la grogne populaire, le roi appelle d’abord les différentes parties au dialogue. Mais le lien entre le gouvernement, les élus, les syndicats et les principaux acteurs socioéconomiques est comme rompu. Les syndicats appuyés par une population en colère lancent une grève nationale et réclament le retrait pur et simple d’un projet de loi fiscale avant d’entamer la moindre discussion.

ZK : 182 prisonniers évadés d’une prison du centre du Nigéria.

NV : C’est en tout cas ce qu’indique le gouvernement cité par l’Agence France Presse. Une évasion massive après une attaque menée par des hommes non identifiés qui ont ouvert le feu sur l’établissement pénitentiaire. D’après le ministre de l’Intérieur, 210 prisonniers se sont originellement échappés, mais 28 ont été repris. En 2012 une attaque similaire revendiquée par Boko Haram avait donné lieu à l’évasion d’une centaine de prisonniers.

ZK : On revient à présent sur ce triste anniversaire : le massacre de Tiananmen. C’était il y a 29 ans, presque 3 décennies. La place Tiananmen se trouve au centre de Pékin, c’est là que les étudiants s’étaient rassemblés au printemps 1989 pour réclamer plus de démocratie. On se souvient de cette image : un homme, debout, seul devant les chars de l’armée populaire de Chine. L’image a fait le tour du monde, mais le sujet reste tabou en Chine. La répression de ce rassemblement étudiant a coûté la vie à des dizaines de milliers d’étudiants. À Hong Kong, on veut se souvenir. Sur place correspondance de Florence de Changy.

À 20 heures précises, les lumières des terrains de sport du grand parc Victoria s’éteignent. Et les dizaines de milliers de petites bougies se mettent à briller. En dépit d’un régime de plus en plus répressif en Chine, cette année, le comité organisateur a choisi comme thème de la veillée de Hong Kong : À bas la dictature du parti unique. Depuis ses premiers jours, en 1989 le comité organisateur qui s’était constitué à Hong Kong par solidarité avec les étudiants pékinois avait la même ambition que les étudiants de Pékin : rendre la Chine démocratique. Si la veillée de Hong Kong continue aussi de porter les mêmes revendications, elle commémore avant tout le massacre de centaines ou de milliers d’étudiants cette nuit-là, qui n’a toujours pas été reconnue par les autorités chinoises. Le secrétaire d’État américain Mike Pompéo a demandé au gouvernement chinois de dire toute la vérité « sur le nombre de morts, de détenus et de portés disparus. » Et de citer le prix Nobel de la Paix, Liu Xiaobo, décédé il y a bientôt un an, qui avait dit « Les fantômes du 4 juin ne sont pas encore en paix ». Florence de Changy, Hong Kong RFI.

ZK : Au Guatemala, l’éruption du volcan de Feu a fait au moins 33 morts.

NV : Le volcan Fuego se trouve à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale. Les projections de lave et de cendres se sont étendues sur des dizaines de kilomètres alors que d’énormes colonnes de fumée pleines de cendre et de sable continuaient de s’échapper du volcan. L’aéroport de la ville a été fermé. D’après les secours, plusieurs personnes ont été prises au piège dans leurs habitations. Écoutez David de Leon, porte-parole de la Coordination guatémaltèque pour la réduction des catastrophes naturelles.

Dans certaines communautés, on nous a indiqué que les habitants n’ont pas pu sortir de leurs maisons à cause des flux qui s’étaient abattus dans ces endroits. Donc on espère trouver dans ces zones des personnes encore en vie, qui sont restées coincées et qui n’ont pas pu s’enfuir. On va s’efforcer de travailler dans ces communautés. La plupart des rapports qu’on reçoit concernent la partie située au nord du volcan, du côté de Panimaché, Yepocapa, Chimaltenango. Il y a d’ailleurs une alerte rouge déclenchée pour ce département. Nous allons aussi continuer à rechercher des personnes plus au sud du volcan où on a pu avoir ces informations dramatiques à travers les médias. Les personnes qui sont décédées se trouvaient justement au sud du volcan.

NV : Il répondait par téléphone à Lucile Gimberg de la rédaction Amérique Latine de RFI. La journée à Roland Garros marquée par les déceptions : il y a eu d’abord cet abandon de Serena Williams sur blessure, avant le match qui devait l’opposer à Maria Sharapova. La Française Caroline Garcia s’est inclinée, balayée par l’Allemande Angelique Kerber vainqueure facile en deux petits sets 6-2, 6-3. C’est la fin de ce Journal en français facile, merci Zéphyrin Kouadio.

ZK : Merci et merci à vous de l’avoir suivi.



Voir le flux - 04/06/2018 20:45:03

Marteler, enfoncer le clou

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Matteo Salvini, le tout récent ministre de l’Intérieur italien est parti en Sicile pour marteler sa politique migratoire. Et les informations de RFI nous précisent qu’il enfonce le clou sur la politique migratoire qu’il entend mener. Deux expressions qui proviennent de la même image : marteler, enfoncer le clou. Ont-elles absolument le même sens ? Presque ! Pas tout à fait cependant. Le verbe marteler s’emploie à propos d’idées, d’opinions, mais au départ à propos de mot qu’on prononce et souvent qu’on répète. Mais on insiste sur cette prononciation ! On enfonce les syllabes, on les scande, on les détache. Il y a donc au départ tout un jeu presque théâtral autour la manière dont on assène ces syllabes : on les répète, de même qu’on répète des coups de marteau. Et chaque fois on les dit plus fort, comme si ça pouvait servir à enfoncer la vérité de ce qu’on dit dans le crâne de ceux qui nous écoutent Répétition et force : voici donc ce qui ressort de ce verbe. Il est bien évident que la formule « enfoncer le clou » dérive de la même comparaison. Mais on a avec cette phrase l’idée d’un accroissement. Un peu comme lorsque les célèbres détectives Dupondt, dans Tintin, disent plaisamment « je dirai même plus ! » Je lui ai interdit de venir ici. Et j’ai même rajouté que si jamais il passait un coup de téléphone, je ne lui parlerais plus de ma vie : j’ai enfoncé le clou. C’est-à-dire, j’en ai rajouté dans la menace. J’en ai rajouté une couche, dit-on parfois, là aussi de manière plaisante, mais aussi familière.

Le marteau est un outil fort utile et fort ancien. Et en plus très facile à manier : tout le monde s’en sert, tout le monde en a un. On comprend donc qu’il soit aussi présent dans la langue que dans les maisons. Avec des expressions toutes faites, comme entre le marteau et l’enclume. Marteau et enclume sont tous deux des instruments du forgeron. Et la pièce à forger est nécessairement posée sur l’une et frappée par l’autre. Quand on est entre le marteau et l’enclume, c’est qu’on se trouve, involontairement dans une situation de conflit où l’on risque de se faire frapper par l’une ou par l’autre partie : pile au mauvais endroit, alors même qu’on n’est pas forcément partie prenante dans ce qui est en train de se jouer. : on n’y est pour rien, mais on prendra des coups qui viennent des deux camps.

Et enfin on sait bien que le marteau sert à taper, à cogner. Dont on retrouve un sens proche de « il est toqué, il est frappé » quand on dit de quelqu’un « il est marteau ! » Il est fou, il n’est pas bien. Mais on est dans une langue un peu ancienne et franchement familière. 

 

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Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 04/06/2018 07:45:03

Journal en français facile 03/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : 22h à Paris, 21h au large de la Tunisie. Vous écoutez RFI. L’heure quotidienne de retrouver votre Journal en français facile ce soir présenté avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien. Voici les titres : « l’Italie ne peut pas être le camp de réfugiés de l’Europe », déclaration aujourd’hui - en Sicile - de Matteo Salvini, le leader de l’extrême droite italienne, devenu ministre.

AD : Au Nicaragua, il y a eu 6 morts hier lors d’une manifestation contre le président Daniel Ortega. Le pape François, que vous entendrez, appelle au calme.

SB : Pour avoir rejoint le groupe État islamique en Irak, une Française, Mélina Boughédir, échappe à la peine de mort, mais fera de la prison.

AD : Quant à l’expression de la semaine, Yvan Amar nous expliquera l’expression « tuer dans l’œuf ».

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SB : Et tout d’abord, Adrien, des Hommes et des Femmes qui voulaient rejoindre l’Europe, à partir du continent africain ne sont jamais arrivés.

AD : Au moins 47 migrants sont morts noyés dans le naufrage d’un bateau au large des côtes de la Tunisie, annonce aujourd’hui le ministère tunisien de la Défense. 47 corps - sans vie - ont été repêchés au large des côtes de Sfax, 68 migrants ont pu être secourus, c’est un bilan encore provisoire. L’identité des personnes décédées n’est pas connue. Leur embarcation avait été repérée dans la nuit alors qu’elle était « sur le point de couler ».

SB : Au même moment, le nouveau ministre italien de l’Intérieur est en face de la Tunisie en Sicile pour marteler, insister, sur son discours anti-immigration.

AD : Matéo Salvini vient soutenir sur l’île les candidats de « la Ligue », parti d’extrême droite ; aux élections municipales partielles du 10 juin. Après une première étape à Catane, il a visité le « hot spot » de Pozzallo, centre d’accueil et de sélection, où 258 migrants sont arrivés vendredi soir à bord d’un navire humanitaire. L’occasion pour le chef de l’extrême droite de réaffirmer ses priorités en matière d’immigration. Juliette Gheerbrant

La Sicile ne doit plus être le camp de réfugiés de l’Europe a déclaré Matteo Salvini à Catane. Depuis deux jours le Vice Premier ministre multiplie les déclarations sur le sujet. Il a appelé les migrants clandestins à je cite « faire leurs valises ». Il entend réduire le budget alloué à l’accueil et augmenter le nombre des expulsions. Quant aux bateaux humanitaires, qualifiés de passeurs adjoints, plus aucun ne doit accoster en Italie estime-t-il. Réagissant aux deux naufrages survenus dimanche au large de la Tunisie et de la Turquie, le ministre a déclaré que la solution pour sauver des vies c’était d’empêcher les migrants de prendre la mer. Et qu’il ferait tout pour y parvenir en travaillant avec les pays de départ. À Catane dimanche quelques dizaines de personnes ont brièvement manifesté leur opposition avec une banderole invitant le ministre à rentrer chez lui. Les protestations on s’en fout a-t-il répondu, nous suivrons notre ligne. Une ligne que Matteo Salvini entend défendre auprès de ses partenaires de l’Union européenne. Il sera mardi à Luxembourg pour une réunion des 28 ministres de l’Intérieur. Au programme la révision de l’accord de Dublin qui oblige les migrants à déposer leur demande d’asile dans le premier pays européen où ils arrivent.

AD : Dans l’actualité, depuis plusieurs nuits il y a des manifestations populaires en Jordanie. Des rassemblements à Aman la capitale, contre la hausse des prix en général et contre un projet de loi sur l’augmentation des impôts.

SB : La Condamnation aujourd’hui en Irak de Mélina Boughédir. Âgée de 27 ans, la Française Mélina Boughedir a été condamnée à la prison à perpétuité par un tribunal de Bagdad.

AD : Une peine qui correspond selon le doit irakien à 20 ans de réclusion. La justice irakienne lui reproche d’avoir rejoint le groupe État islamique en 2015. De nombreuses réactions, Paris dit respecter « la souveraineté des juridictions irakiennes ». Quant à la fédération internationale des droits de l’homme, elle estime que le procès n’a « en aucun cas » respecté les droits à la défense de Mélina Boughedir.

SB : Le Nicaragua a vécu une nouvelle journée de violence hier, samedi.

AD : Six personnes, dont un Américain, sont mortes lors d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Ça s’est passé à Masaya, ville située à 20 kilomètres au sud-est de la capitale : Managua. Depuis 1 mois et demi le président- Daniel Ortega - est confronté à une vague de protestation notamment de la part des étudiants. Une centaine de personnes sont mortes depuis le début des manifestations. Ce dimanche, le pape François, le représentant des catholiques dans le monde, appelle au calme.

« Je rejoins mes frères évêques du Nicaragua pour exprimer ma douleur face à des violences importantes qui ont fait des morts et des blessés, des violences commises par des groupes armés avec l’objectif de réprimer les manifestations sociales. Je prie pour les victimes et leurs familles. L’église est toujours favorable au dialogue. Mais cela suppose un engagement effectif à respecter la liberté, et avant tout, la vie. Je prie pour que cessent toutes les violences et pour que soient réunies le plus rapidement possible les conditions pour la reprise d’un dialogue. »

SB : RFI il est 4h06 à Pékin. Le secrétaire américain au commerce - Wilbur Ross - est en Chine.

AD : Accompagné d’une équipe d’une cinquantaine de négociateurs, Wilbur Ross est venu poursuivre les discussions au sujet des problèmes commerciaux qui opposent la Chine aux États-Unis. Washington demande que Pékin achète davantage de produits américains dans le but de réduire son déficit commercial. C’est-à-dire rééquilibrer la part des importations et des exportations. La Chine montre des signes d’ouverture sans toutefois s’engager concrètement. À Shanghai, Angélique Forget.

Sitôt la rencontre avec Wilbur Ross et le vice-premier ministre chinois terminée, Pékin a publié un communiqué dans lequel sont évoquées des avancées « concrètes et positives ». Les négociateurs chinois ont abordé ces pourparlers avec un objectif : calmer le jeu, empêcher l’instauration de nouvelles barrières douanières américaines. Et temporiser alors que Washington exige des changements concrets et structurels. Pour l’instant, aucune annonce chiffrée, aucun engagement n’a été pris, mais d’après les informations publiées dans la presse officielle chinoise, la Chine et les États-Unis ont réaffirmé leur souhait de ne pas entrer dans une guerre commerciale. Une promesse que les 2 plus grandes économies de la planète s’étaient déjà faite en mai dernier à Washington avant que Donald Trump ne remette sur la table des menaces d’instauration de barrières douanières. Un ultimatum que Pékin n’a pas du tout apprécié. Le vice-premier ministre chinois LIU He en charge des négociations l’a fait savoir à Wilbur Ross : si les menaces continuent, la Chine reviendra sur les derniers signes d’ouverture qu’elle a montrés.

SB : Place toute de suite à l’expression de la semaine.

AD : Toujours en écho à l’actualité. Notamment au Mali. Yvan Amar, vous avez retenu l’expression « tuer dans l’œuf ».

Le mécontentement populaire au Mali s’est-il vraiment exprimé ? Pas autant qu’on aurait pu le penser, car les manifestations ont été étouffées dans l’œuf : RFI l’annonçait : les forces de l’ordre ont tué dans l’œuf ce qui apparaissait comme une démonstration de force des opposants à l’approche de la présidentielle de juillet prochain. Une image forte et assez pittoresque, mais qu’on comprend facilement : les manifestations n’ont pas eu le temps de s’organiser, de se déployer : alors qu’elles en étaient encore occupées à se mettre en place, elles ont été dispersées par la police, qui a occupé les points de départ et d’arrivée des cortèges. Elle a donc été tuée dans l’œuf, cette expression du mécontentement ! C’est-à-dire avant qu’elle ait pu éclore et fleurir : avant même d’être née. C’est bien là ce qui explique le sens : de l’œuf fécondé va sortir va naître le poussin. On a donc l’idée de ce qu’on force à avorter : on en coupe le développement, sachant qu’il est bien plus facile et bien plus radical de s’en débarrasser à ce moment-là qu’à un stade ultérieur : ce n’est pas « on supprime », mais c’est « on empêche que ça ait lieu ! ». On a aussi une formule assez proche : couper le mal à la racine : l’image est végétale, elle évoque les plantes. Mais le résultat est le même : on barre un développement possible. Et là c’est clair : il s’agit toujours d’une phrase très négative, puisqu’on coupe le mal. En revanche quand on étouffe dans l’œuf, il peut s’agir d’un mouvement de résistance ou d’un mouvement qu’on ne condamne pas en utilisant l’expression.



Voir le flux - 03/06/2018 20:45:03

Journal en français facile 02/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Pedro Sanchez a prêté serment devant le roi d’Espagne. Il est le nouveau chef du gouvernement, au lendemain de la chute de Mariano Rajoy.

SB : Au Mali au moins 16 personnes blessées selon l’opposition qui organisait une manifestation. Le rassemblement n’avait pas été autorisé par le pouvoir. Il intervenait à deux mois de l’élection présidentielle.

RA : En sport, actuellement se déroule la finale du Championnat de France de rugby. Montpellier affronte Castres. À la mi-temps c’est Castres qui mène 19 à 6. Et puis en tennis, il ne reste plus qu’une Française à Roland Garros, c’est Caroline Garcia. Richard Gasquet, Gaël Monfils, Lucas Pouille et Pierre-Hugues Herbert ont été battus dès le troisième tour.

SB : Et puis à la fin de cette édition, nous nous intéresserons au mot de la semaine, choisi par Yvan Amar.

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SB : Le nouvel homme fort de l’Espagne prend ses fonctions : Pedro Sanchez a prêté serment ce samedi.

RA : La prestation de serment c’est toujours une cérémonie très officielle qui marque l’entrée en fonction d’un nouveau dirigeant. En Espagne, cela se passe devant le roi Felipe VI. Ce samedi, Mariano Rajoy était également présent, lui qui a été chef du gouvernement pendant plus de six ans avant d’être destitué hier, à profit donc de Pedro Sanchez. Le plus dur commence pour le dirigeant socialiste qui va devoir former un gouvernement, un véritable défi Achim Lippold.

Pedro Sanchez n’aura pas le temps de fêter son accession inattendue au pouvoir. Les tractations en vue de former un gouvernement ont déjà commencé. Une question est déjà tranchée : ce sera une équipe 100 % socialiste. Le parti de la gauche radicale Podemos avait souhaité occuper quelques postes, mais son vœu n’a pas été exaucé. Pedro Sanchez veut montrer qu’il est capable de gouverner le pays avec ses 84 députés socialistes — c’est à dire seulement un quart des « Cortes » le parlement — et si possible jusqu’à la fin de la législature en 2020. Le problème c’est que ses alliés de circonstances, à savoir Podemos et les nationalistes basques et catalans lui ont déjà fait savoir que leur soutien n’était pas un chèque en blanc. Cette majorité instable rend l’avenir de Pedro Sanchez incertain et limite forcément sa marge de manœuvre. Mais tous ces partenaires ont finalement un intérêt commun : ni le PSOE, ni les partis nationalistes ni Podemos ne souhaitent des élections anticipées. Au contraire des centristes de Ciudadanos et pour cause : selon sondages ils seraient aujourd’hui largement victorieux. Parmi les dossiers qui attendent le nouveau premier ministre, celui de la Catalogne. Son nouveau dirigeant Quim Torra, qui a également prêté serment ce samedi, vient de l’appeler à des discussions. Jeudi dernier, Pedro Sanchez avait déclaré qu’il essayerait d’établir des liens avec le gouvernement catalan.

SB : Au Mali, la police est intervenue lors d’une manifestation de l’opposition ce samedi.

RA : Au moins 16 personnes ont été blessées selon la Coalition pour l’Alternance et le Changement, qui organisait le rassemblement. La manifestation avait été interdite par le pouvoir, elle a mobilisé plusieurs centaines de personnes, à deux mois de l’élection présidentielle au Mali où le Président Ibrahim Boubacar Keïta va tenter de remporter un second mandat.

SB : Au Brésil, les syndicats du secteur routier font part de leur satisfaction au lendemain de la démission du Président de Petrobras.

RA : Petrobras, le géant du pétrole au Brésil. Pedro Parente n’aura pas résisté au mouvement de grève des routiers ces dernières semaines. Mouvement qui a pris fin quand le Président Michel Temer a accepté les revendications des protestataires, à savoir des prix plus bas. Car jusque-là c’est Petrobras qui fixait les prix du carburant, alignés sur les cours du pétrole. Désormais la gestion revient à l’État. Et l’homme qui devra mener à bien cette mission, c’est le directeur financier du groupe, Aabla Jounaidi.

Selon la presse brésilienne en effet, c’est Ivan Monteiro, le directeur financier du groupe qui deviendrait directeur général à la place de Pedro Parente, dont la position était devenue intenable. Décrit comme un technicien très rigoureux, Ivan Monteiro est censé mettre en place le nouveau mécanisme de fixation du prix du diesel, qui pendant 6 mois doit alléger le fardeau des Brésiliens. Ce mécanisme consisterait pour l’État à payer à Petrobras la différence entre un prix de référence, lié au cours mondial du brut et le prix de vente sur le marché brésilien. Facture estimée pour le gouvernement, 2,2 milliards d’euros. Le président brésilien, le très impopulaire Michel Temer l’assure : l’Etat ne veut pas influer sur la politique de fixation des prix de Petrobras. Mais d’après les journaux brésiliens, le nouveau mécanisme voulu par le gouvernement remet en cause de fait l’autonomie tarifaire dont jouissait Petrobras depuis 2016 et qui a tant concouru à sa santé financière. D’ailleurs, les marchés financiers ont très mal perçu le départ de Pedro Parente, créditer pour avoir redressé les comptes de l’entreprise publique qui a son arrivée était perclus de dettes, miné par les affaires de corruption.

RA : Et Michel Temer le Président brésilien s’est dit favorable à ce qu’Ivan Monteiro prenne durablement la tête de Petrobras.

SB : En sport, d’abord le rugby. On suit actuellement la finale du Championnat de France.

RA : Montpellier affronte Castres au Stade de France. On joue actuellement la seconde période, et surprise Eric Chaurin ce sont les Castrais qui dominent ? Eric Chaurin en direct du Stade de France. On vous retrouvera dans une heure pour l’issue de cette finale entre Montpellier et Castres.

[Transcription manquante]

SB : Et puis le tennis à Roland Garros. La journée a été difficile pour les Français.

RA : Ils étaient 5 sur les courts ce samedi, 4 d’entre eux ont été éliminés au troisième tour. Richard Gasquet, battu en trois sets par Rafael Nadal, vainqueur à dix reprises du tournoi parisien. Battu également Lucas Pouille par le Russe Kachanov, de même que Gaël Monfils qui a pourtant eu quatre balles de match contre le Belge David Goffin. Et puis il y a quelques minutes c’est Pierre Hugues Herbert qui a été à son tour éliminé, dominé par l’Américain John Isner. Seule victoire française, elle est à mettre à l’actif de Caroline Garcia dans le tableau féminin, qui a battu la Roumaine Begu. Elle sera donc la seule Française à disputer les 1/8e de finale de Roland Garros. Et puis à noter également les qualifications ce samedi de Juan Martin Del Potro l’Argentin, de Fabio Fognini l’Italien, et de l’Américaine Serena Williams, ancienne numéro 1 mondiale.

RA : RFI 22h08 ici à Paris, l’heure de découvrir le mot de la semaine selon Yvan Amar. Il s’agit du mot « vautour ».

Un vautour à Pékin ! Le titre a parfois été utilisé dans la presse aujourd’hui pour parler de la visite en Chine de Wilbur Ross, Secrétaire américain au Commerce, qui souhaite faire appliquer la politique protectionniste voulue par Donald Trump. Protectionniste, c’est-à-dire qui voudrait protéger l’économie américaine de la concurrence étrangère, qui veut limiter cette concurrence, en particulier en élevant les droits de douane. Mais pourquoi Ross est-il un vautour ? On l’a appelé ainsi avant qu’il soit Secrétaire d’État. On l’appelait aussi le roi de la faillite, car il a beaucoup racheté d’entreprises en grandes difficultés, au bord de la faillite, pour les remettre sur pied grâce à d’importants licenciements ! C’est là qu’on voit l’image du vautour : au sens propre un oiseau de proie qui a la réputation de se nourrir de charogne, de chair d’animaux morts. Donc facilement, on l’imagine planer au-dessus des plus faibles, de ceux qui n’en ont plus pour longtemps à vivre, et par conséquent qui ne pourront ni fuir ni se défendre. Le mot est donc vraiment négatif : il évoque celui qui ne voit que son intérêt, qui n’a pas de scrupule, pas de pitié, pas de sentiments pour ses victimes. Et si cette image fonctionne, c’est parce que derrière on a le mot rapace, qui a les deux significations au départ : le rapace c’est d’un côté celui qui est avide, qui veut piller le bien des autres : le mot est de la même famille que rapt. Et de l’autre côté, et au sens propre, il désigne un oiseau de proie, qui plane, essaie de découvrir sa proie. Et quand il l’a vue, il fond dessus, se laisse tomber, pique dessus pour la saisir.



Voir le flux - 02/06/2018 20:30:09

Journal en français facile 01/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. C’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la Une de l’actualité ce soir : Donald Trump qui annonce qu’il rencontrera Kim Jong-un. Comme cela était prévu, le 12 juin, à Singapour. Le Président américain a fait cette annonce après avoir reçu pendant plus d’une heure un très proche du leader nord-coréen.

SB : L’Europe s’organise pour tenter de répondre aux États-Unis. La guerre commerciale est en marche après la décision de Washington de taxer lourdement l’acier l’aluminium importé des pays européens, mais également du Canada et du Mexique.

RA : Et puis le nouveau gouvernement italien officiellement en fonction. Il est dirigé par Giuseppe Conte, encore inconnu il y a quinze jours. La nouvelle équipe qui inquiète fortement Bruxelles.

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SB : Le sommet tant attendu devrait donc avoir lieu.

RA : C’est un nouveau rebondissement dans la recherche d’un dialogue entre les États-Unis et la Corée du Nord. Ce vendredi le Président américain Donald Trump a reçu pendant plus d’une heure un très proche de Kim Jong-un. Et c’est après cet entretien qu’il a annoncé qu’il rencontrerait le leader nord-coréen le 12 juin prochain à Singapour, comme cela était initialement prévu. Je vous propose d’écouter Donald Trump.

« Nous allons nous rencontrer le 12 juin à Singapour, cela s’est très bien passé et je pense que cela va être tout un processus. Je n’ai jamais dit que tout serait résolu en une rencontre, mais nous établissons un lien et je pense que c’est très positif. Je sais qu’ils veulent dénucléariser ils veulent développer leur pays et cela va se produire je n’en ai aucun doute. Le Japon est impliqué la Corée du Sud est très impliquée on voit beaucoup de choses positives, y compris de la part de la chine. On se verra le 12 juin à Singapour, ce sera le début, et je pense qu’il y aura de très bons résultats à la fin, pas à l’issue du premier sommet. On verra ce qu’on verra. Ils veulent cette rencontre nous pensons que c’est important et je pense que nous ferions une grosse erreur de ne pas y aller. Je pense que nous allons entamer une relation le 12 juin. Nous avons parlé de beaucoup de choses, vraiment. Mais une fois de plus c’est un processus. On ne va pas signer quelque chose le 12 juin, on va entamer un processus. Et je leur ai dit aujourd’hui “prenez votre temps, on peut aller vite, on peut aller lentement, mais le processus va commencer le 12 juin à Singapour.”

RA : Donald Trump ce soir à la Maison-Blanche. Et puis autre déclaration du Président américain. Cette fois concernant l’économie. Il affirme qu’il envisage de mettre en place deux accords séparés avec le Canada et le Mexique. Alors qu’il existe actuellement l’accord de libre-échange ALENA, qui lie les trois pays, mais cet accord ne satisfait pas Donald Trump.

SB : Les États-Unis qui sont au cœur de ce que l’on appelle “la bataille de l’acier”.

RA : Bataille déclenchée il y a 24 heures par Washington qui a décidé d’imposer de lourdes taxes sur l’acier et l’aluminium en provenance des pays de l’Union européenne, du Canada et du Mexique. Tous ces pays préparent leur riposte. Ainsi l’Union européenne a déposé plainte devant l’Organisation mondiale du commerce. Mais la guerre de l’acier n’est peut-être qu’une première étape pour Washington. Les Européens, et l’Allemagne en tête craignent que le Président américain s’en prenne désormais au secteur de l’automobile. Correspondance à Berlin de Nathalie Versieux.

En s’attaquant à l’automobile allemande, Donald Trump touche un nerf particulièrement sensible. 800 000 emplois dépendent directement de l’automobile, fleuron et fierté nationale. L’an passé, BMW, Mercedes, Porsche, Audi et VW ont vendu 1,35 million de véhicules légers aux USA. Dont 800 000 produits sur place, dans des usines américaines aujourd’hui menacées, ce qui explique la pression des sénateurs américains des régions concernées sur le gouvernement fédéral. Les exportations en provenance d’Allemagne sont en regard bien plus modestes, avec quelques 500 000 véhicules l’an passé, 10 % de moins qu’en 2016 à cause du scandale des moteurs diesel truqués. L’instauration d’une taxe supplémentaire de 25 % évoquée par Trump dans différents tweets se traduirait pour la voiture haut de gamme allemande par une charge supplémentaire de 4,5 milliards d’euros, et sans doute la fonte des bénéfices des entreprises concernées. Nathalie Versieux Berlin RFI.

SB : RFI 22h à Rome. En Italie c’est donc un gouvernement inédit qui a prêté serment ce vendredi.

RA : L’alliance entre un jeune mouvement populiste, le Mouvement 5 étoiles, et un parti d’extrême-droite, la Ligue. Cette alliance qui donne donc naissance à un gouvernement populiste, c’est une première dans l’un des pays fondateurs de l’Union européenne. La nouvelle équipe a prêté serment, cela veut dire qu’elle entre désormais en fonction. C’est une équipe composée de 18 ministres. Il y a seulement 5 femmes. La cérémonie s’est déroulée au palais de la Présidence. Anne Le Nir est à Rome pour RFI.

C’est dans le somptueux salon des fêtes du Palais du Quirinal que Giuseppe Conte et ses 18 ministres ont prêté serment devant le chef de l’État Sergio Matterella. Tous sont apparus rayonnants de joie, mais aussi émus- à noter la touche originale du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini qui s’est présenté avec une cravate vert pomme aux couleurs de la Ligue. Et les petits gestes maladroits de son allié 5 Etoiles Luigi di Maio, en charge du Développement économique et du Travail, qui ne savait pas trop comment reboutonner son très chic veston gris anthracite. Toute la belle équipe a ensuite rejoint le Palais Chigi, le Matignon italien, pour le passage de consignes entre Giuseppe Conte et Paolo Gentiloni. Ce dernier a remis au nouveau président du Conseil une clochette, rite bien rodé depuis 1948. Dernière étape à franchir : le vote de confiance au parlement mardi. Il est donné pour acquis, car le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue ont la majorité dans les deux chambres. Anne Le Nir Rome RFI.

SB : Une nouvelle équipe donc en Italie. Et en Espagne, un nouveau chef du gouvernement.

RA : Après plus de six ans au pouvoir, Mariano Rajoy perd son poste. Il a été renversé par une motion de censure, c’est-à-dire qu’un parti de l’opposition, en l’occurrence le parti socialiste, a proposé au parlement de voter en faveur de son départ. Et les députés ont, en majorité, soutenu cette motion. C’est donc le leader du parti socialiste Pedro Sanchez qui se retrouve au poste de chef du gouvernement. Le départ de Mariano Rajoy a été motivé par la condamnation de son parti pour corruption.

SB : En France, c’est désormais officiel : le Front national change de nom.

RA : Il faut désormais parler de Rassemblement national. Les militants se sont prononcés à plus de 80 % en faveur de ce nouveau nom. Ils sont réunis ce week-end à Lyon autour de la présidente du parti Marine Le Pen. Anne Soetemondt est sur place pour RFI.

Fini donc le FN, place au RN. C’est incontestablement une victoire pour marine Le Pen, la présidente du FN en avait fait le pari. Les adhérents ont donc dit oui au changement de nom à plus de 80 %. Un bémol toutefois : ils ne sont que 53 % à avoir voté. Une nouvelle page est en train de s’ouvrir a expliqué la dirigeante d’extrême-droite, selon elle ce changement de nom devrait permettre de nouer des alliances et donc d’accéder au pouvoir. Marine Le Pen a d’ailleurs cité l’exemple italien, celui de la ligue du nord, transformée en ligue tout court, alliée au mouvement 5 étoiles et désormais au gouvernement. Elle a également réitéré son appel à Nicolas Dupont Aignan pour la formation d’une liste commune l’an prochain aux européennes. Un nouveau nom, un logo rajeuni, mais attention, il ne s’agit que d’un ravalement de façade, ce vendredi soir, le programme du FN devenu RN reste le même, tout comme l’hostilité envers la presse. Anne Soetemondt Lyon RFI.

RA : Dans l’actualité sportive : il y a du football actuellement. L’équipe de France accueille à Nice l’Italie. France/Italie, une affiche historique du football, mais il s’agit là d’un match amical à moins de deux semaines du début de la Coupe du monde. Antoine Grognet, vous suivez la rencontre pour RFI. Les Français mènent 2 buts à 1.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 01/06/2018 20:45:03

Au Liban, les enfants syriens vont de l'avant (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Que fait l’association Yalla ! pour aider les réfugiés ? Parler de son rapport à la langue française (A2), présenter une association (B1), rédiger une lettre afin de lever des fonds pour une association (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale), Français des relations internationales (Diplomates, journalistes...)

Voir le flux - 01/06/2018 13:00:00

La Deudeuche, un monument ! (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

La 2CV fête ses 70 ans. Présenter une voiture mythique (A2), rédiger une devinette (B1), présenter un objet emblématique de votre pays (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale)

Voir le flux - 01/06/2018 13:00:00