Tout le fil

Paramètres de recherche

Niveau

A1 A2 B1 B2 C1 C2

Support

Audio Vidéo Texte Iconographie

Compétence

CO EO CE EE
21-30 sur 3279 résultats.

Coagulation

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 17/04/2018 09:00:05

Journal en français facile 16/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22 h à Paris, 20 h en TU. C’est l’heure de votre journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir, Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : En Syrie, polémique autour de la mission des enquêteurs en charge de l’attaque chimique présumée de Douma. Ils n’ont toujours pas pu accéder à la localité concernée. Suite à l’intervention militaire des Occidentaux, un débat a été organisé devant les Parlements français et britannique.

SB : Justin Trudeau est à Paris. Le Premier ministre du Canada a rencontré le Président français Emmanuel Macron. Tous deux ont une même vision sur de nombreux sujets, notamment sur la question du climat.

RA : Et puis le mouvement de protestation qui se poursuit dans les universités françaises. À Nanterre près de Paris, des examens prévus aujourd’hui ont dû être annulés, car des étudiants ont bloqué l’université.

-----

SB : Deux jours après les frappes menées par les Occidentaux en Syrie, l’heure est donc au débat

RA : Oui le sujet a été longuement évoqué ce lundi dans les Parlements français et britannique. En France, c’est Édouard Philippe qui a justifié à l’Assemblée nationale l’intervention militaire qui s’est déroulée samedi à l’aube. « Nous avons ainsi envoyé un message ferme, un message clair, un message fort », a dit le chef du gouvernement. « Nous voulons dire qu’aucune victoire militaire ne peut impunément être remportée au moyen d’armes chimiques ». Rappelons que les Occidentaux sont intervenus, car le régime syrien est accusé d’avoir mené une attaque chimique. En Grande-Bretagne, c’est également la Première ministre qui a pris la parole devant les députés. Teresa May qui est critiquée par l’opposition pour avoir participé à ses frappes. Elle a tenté de se défendre. Notre correspondante à Londres Muriel Delcroix a suivi les débats.

Theresa May a tenu à défendre point par point sa décision de participer à ces frappes militaires, menées a-t-elle rappelé pour des raisons humanitaires et éviter de plus amples souffrances aux civils syriens. La Première ministre a ensuite répondu spécifiquement aux nombreux députés qui lui reprochent de ne pas avoir consulté le parlement pour qu’il soutienne son action : « Il s’agissait de frappes ciblées et limitées, menées de façon légale comme cela s’est déjà produit par le passé et c’était une décision fondée sur des informations sensibles qui ne pouvaient pas être communiquées au parlement. Nous avons toujours dit clairement que le gouvernement avait le droit d’agir rapidement dans l’intérêt national. » Mais le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn n’a pas caché son total désaccord avec cette justification : « La déclaration de la Première ministre nous rappelle qu’elle est responsable devant ce parlement, et ne doit pas obéir aux caprices du président américain. Nous avons clairement besoin d’une nouvelle loi pour transformer une convention qui n’est plus désormais respectée en une obligation légale. Il est juste que le parlement ait le pouvoir de soutenir ou d’empêcher le gouvernement d’entreprendre des actions militaires. » Le dirigeant du Labour a aussi demandé au gouvernement d’engager des négociations avec toutes les parties en conflit en Syrie pour obtenir un cessez-le-feu au plus vite.

SB : Le débat est donc vif en Europe. Et pendant ce temps-là, en Syrie, les enquêteurs chargés de travailler sur l’attaque chimique présumée n’ont pas pu débuter leur mission.

RA : C’est une équipe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques qui se trouve en Syrie depuis samedi. Mais ils n’ont pas encore pu accéder à la ville de Douma où se serait produite l’attaque. La Russie parle de problèmes de sécurité, mais les Occidentaux remettent en cause cette version. Ainsi les États-Unis accusent la Russie d’avoir manipulé le site de Douma pour empêcher que des preuves soient découvertes. Moscou a vivement réagi : ces accusations sont sans fondement, assure le Kremlin. Et ce soir la Russie affirme que les enquêteurs auront accès à Douma demain.

SB : Les deux hommes ont de nombreux points communs : le Premier ministre du Canada Justin Trudeau s’est entretenu avec Emmanuel Macron aujourd’hui

RA : Justin Trudeau est en visite en France depuis ce matin. Âgé de 46 ans, contre 40 ans pour le Président français. Les deux hommes ont le même style. Et tous deux veulent renforcer les liens déjà importants entre le Canada et la France. Ils ont donc évoqué de nombreux sujets communs aux deux pays, le Ceta, le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, ou encore la question du climat. Marie Normand a suivi les échanges entre les deux hommes.

Emmanuel Macron et Justin Trudeau assurent vouloir défendre l’accord de Paris sur le climat. Le président français soutient que la France appuiera les initiatives canadiennes lors du G7 dans quelques semaines. Il annonce d’ailleurs qu’il effectuera une visite officielle au Canada juste avant le sommet. Des convergences donc sur le climat, avec la signature ce lundi d’un partenariat entre Paris et Ottawa. Pourtant, Justin Trudeau est très critiqué dans son pays par les écologistes. Le Premier ministre canadien soutient la prolongation d’un oléoduc pétrolier entre la province de l’Alberta et le port de Vancouver. Ce que ses détracteurs jugent contraire à ses engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre. Justin Trudeau, qui a défendu également le CETA, l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. La France l’applique déjà, avant même sa ratification par les différentes assemblées de l’UE. Et selon le Premier ministre canadien, les effets sont positifs. Il cite l’exemple des agriculteurs français qui peuvent vendre plus de fromage au Canada. Justin Trudeau parle d’un accord progressiste, moderne. Un modèle, selon lui, pour tous les accords commerciaux à l’avenir.

SB : On parle à présent de cette polémique en Chine : elle concerne un important réseau social.

RA : Weibo, c’est son nom, utilisé par plusieurs centaines de millions d’utilisateurs chaque mois. Ce réseau social avait décidé de censurer tous les contenus liés à l’homosexualité. Cela a provoqué une véritable tempête, et du coup Weibo a dû annuler sa décision. On revient sur cette affaire avec Christophe Paget.

Tout a commencé ce vendredi par un coup de tonnerre : Weibo, la célèbre plateforme chinoise de microblogs, qui revendique pas moins de 400 millions d’utilisateurs par mois, annonce qu’elle entame ce qu’elle appelle une « campagne de nettoyage » de « contenus illégaux », notamment ceux promouvant la violence, mais aussi l’homosexualité. Réaction : un déluge de posts de chinois furieux, sous le mot-dièse « Je suis gay ». « C’est incroyable que la Chine progresse économiquement et militairement, mais en revienne à l’époque féodale sur le plan des idées », se plaignait ce samedi un internaute — l’homosexualité a été décriminalisée en Chine il y a vingt ans. Beaucoup ce week-end ont défié la censure, avec des images d’eux en compagnie de leurs partenaires ou de leurs amis homosexuels. Une célèbre militante LGBT a ainsi posté une photo, rapidement devenue virale, d’elle et de son fils gay, soulignant qu’ils aimaient leurs pays et étaient fiers d’être chinois, mais que l’annonce de Weibo était discriminante et violente. Jusqu’à ce que, finalement, ce matin, Weibo recule: l’homosexualité ne sera plus concernée par la campagne de « nettoyage », et la plateforme de remercier les internautes pour leurs « suggestions ». Du côté du gouvernement chinois, pas de réaction sur les annonces de Weibo, qui affirmait vendredi censurer l’homosexualité dans le cadre de la nouvelle loi chinoise sur la cyber sécurité, pour atteindre « une société harmonieuse ».

SB : En France, le mouvement de colère dans les universités qui se poursuit.

RA : De nombreux étudiants protestent contre la nouvelle loi qui modifie les modalités d’accès à la faculté. Quatre universités sont bloquées, et dix à douze sites sont perturbés, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. L’inquiétude des autorités, c’est que les examens soient perturbés. Et c’est déjà le cas, puisqu’à l’université de Nanterre près de Paris, les examens qui étaient prévus aujourd’hui ont dû être reportés, en raison d’un blocage. Les explications de William de Lesseux.

À Nanterre impossible de mettre en place les examens prévus. Dès lundi matin, des étudiants se munissent de chaises, de tables et de banderoles pour barrer les accès à certaines portes. Plus un seul bâtiment libre d’accès proclame le compte Twitter des étudiants qui bloquent la fac. Or ce lundi des épreuves doivent avoir lieu. Le personnel comme les étudiants venus pour les examens, les partiels ne peuvent accéder aux salles. La direction de l’université n’a d’autre choix que de reporter sine die ces épreuves. Ou de les annuler : c’est le cas d’une évaluation de philosophie par exemple. Seule la note des étudiants durant leurs cours sera prise en compte. Plusieurs membres du personnel administratif sont dispensés de venir travailler. Pour forcer les barrages, la faculté aurait pu appeler les forces de l’ordre : mais face au tollé général provoqué la semaine dernière, la présidence de Nanterre change de stratégie. Le président Jean-François Balaudé avait appelé la police pour faire cesser une possible occupation. Désormais Paris X dit étudier les possibilités de report des épreuves. Et informe les étudiants au jour le jour.

SB : Enfin en sport, tennis : les premiers matchs ce lundi du tournoi de Monte-Carlo.

RA : C’est un tournoi de préparation à Roland Garros qui débute dans un mois et demi. À retenir du côté des Français, la qualification pour le deuxième tour de Pierre-Hugues Herbert, qui a battu l’Italien Lorenzi. Élimination en revanche de Julien Benneteau, battu par le Croate Coric. Et puis le Serbe Novak Djokovic qui traverse une période difficile, a facilement gagné son premier match 6-0 6-1 contre son compatriote Lajovic.

SB : Le journal en français facile touche à sa fin.

RA : Merci de nous avoir suivis. N’oubliez pas que vous pouvez réécouter ce journal sur notre site internet www.rfi.fr. Et retrouver sa transcription à partir de demain matin. Bonne soirée à tous.



Voir le flux - 16/04/2018 20:30:09

Reconquête

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Emmanuel Macron, le président de la République s’est de nouveau fait entendre à la télévision. S’agit-il vraiment d’une opération reconquête, comme je l’ai entendu dire en particulier sur RFI ? Et si c’est le cas pourquoi emploie-t-on ce mot ?

Il fait bien sûr référence à un mouvement qui cherche à récupérer ce qu’il a eu et ce qu’il a perdu. Après des revers politiques, ou après un simple essoufflement, un parti peut essayer de partir à la reconquête de son électorat !

Mais ce mot de reconquête a un sens spécial, qui s’exprime parfois plus encore quand on utilise le mot en espagnol : reconquista. Et ce terme peut être entendu dans une phrase toute française, mais il a au départ un sens historique particulier : il s’agit de l’éviction des Arabes de l’Espagne notamment entre le 11e et le 13e siècle. Et les adversaires des Maures étaient des princes chrétiens qui voulaient remettre la main sur une terre dont ils considéraient qu’elle était la leur. La référence est donc marquée par une certaine histoire.

Quant à une conquête, on sait ce que sait : le terme est d’abord militaire, et fait penser à une expédition guerrière dans un pays qu’on souhaite soumettre, s’approprier : on pense aux conquêtes d’Alexandre le Grand, à celles de Napoléon. Il y en a eu bien d’autres, mais ces deux personnages-là sont peut-être les conquérants qui viennent le plus facilement à l’esprit. Ce mot de conquête d’ailleurs peut avoir deux significations : d’abord l’action guerrière proprement dite, qui aboutit à une occupation et à une annexion des territoires. Et puis le même mot finit par désigner la terre conquise elle-même : si l’on parle des conquêtes d’Alexandre, on pense à tous les pays qui sont passés sous sa domination. Et c’est d’ailleurs surtout ce deuxième sens qui se retrouve dans l’usage figuré du mot qui nous amène à la langue amoureuse ! On peut parler de la conquête d’une femme par un homme (ou d’un homme par une femme… ? Mais franchement cet usage est plus rare : la tradition des rituels de galanterie le veut ainsi). Et cela nous renvoie à l’image du Don Juan. Le mot conquête se met le plus souvent au pluriel : on en parle si elles sont nombreuses, s’il s’agit d’un séducteur connu pour aligner les victoires amoureuses. Mais le mot conquête s’utilise surtout pour désigner la femme qui a cédé à son charme. On parle de la dernière conquête de ce Casanova, ou même d’une de ses anciennes conquêtes.

Les sens figurés évidemment ne concernent pas uniquement l’amour : l’image de la guerre se retrouve dans des situations bien différentes. Un jeune candidat qui aimerait devenir député peut partir à la conquête de sa circonscription. Le provincial qui arrive dans la capitale veut conquérir Paris.

 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 16/04/2018 08:00:06

Journal en français facile 15/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Édouard du Penhoat : Il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel, merci d’avoir choisi RFI. Soyez les bienvenues dans ce Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Édouard, bonsoir à tous.

ÉDP : Le retour à la diplomatie, en Syrie : les Français, les Britanniques et les Américains veulent de nouveau négocier la paix avec Bachar el-Assad. Une résolution dans ce sens va être déposée demain à l’ONU, plus de deux jours après les frappes internationales contre les sites chimiques syriens. « Ça n’était pas une déclaration de guerre », dit le président français. Emmanuel Macron assure ce soir que l’opération militaire est un succès. À suivre encore, l’armée israélienne assure qu’un tunnel clandestin a été détruit près de sa frontière avec la bande de Gaza. Le tunnel était creusé non loin de l’endroit où se réunissent depuis deux semaines plusieurs milliers de Palestiniens.

SB : Et enfin dans dix minutes on retrouvera en direct Thomas de Saint-Léger depuis le stade du Parc des princes, le Paris Saint-Germain est en train de filer sans obstacle vers le titre de champion de France de football. Après les frappes militaires menées en Syrie, les pays occidentaux veulent désormais remettre en avant la diplomatie.

-----

ÉDP : Les frappes ne sont pas amenées à se répéter tout de suite. Voilà ce que semblent dire plusieurs chancelleries occidentales. Dès demain, la France doit proposer une résolution au conseil de sécurité des Nations Unies, elle est soutenue par la Grande-Bretagne et par les États-Unis. Les trois pays veulent convaincre la Syrie de négocier la paix, mais l’objectif, déjà, semble très difficile à atteindre Léa Duperrin.

Une chose est sûre : les négociations s’annoncent compliquées. La résolution, portée par la France et soutenue par le Royaume-Uni et les États-Unis doit être présentée lundi. Le texte propose notamment un cessez-le-feu et exige de Damas la relance des négociations avec les rebelles. Un dernier point, sensible, aborde la création d’un organisme indépendant pour enquêter sur l’arsenal chimique du régime syrien. Mais il faudra pour cela convaincre la Russie, fermement opposée, qui a déjà usé de son droit de veto sur le sujet. Pendant ce temps-là, le président syrien Bachar el-Assad continue de dénoncer les frappes occidentales qu’il qualifie d’« agressions ». Du côté de la coalition occidentale, chacun a su remplir son rôle. Mais c’est désormais une autre partie qui se joue. Paris, Londres et Washington doivent rester unis. La France veut à tout prix éviter une escalade de la violence. Le président Emmanuel Macron sera en visite à Moscou au mois de mai avec un objectif : faire pression sur la Russie pour convaincre Damas de s’ouvrir aux négociations.

ÉDP : Le terrain d’entente avec Moscou pourrait être d’autant plus difficile à trouver que les États-Unis préparent de nouvelles sanctions contre la Russie. Déclaration tout à l’heure de l’ambassadrice américaine à l’ONU. Nikki Haley confirme que de nouveaux intérêts économiques russes vont être visés, des entreprises soupçonnées d’avoir un lien avec l’arsenal chimique syrien. Le secrétaire au Trésor Steve Mnunchin pourrait en dire davantage dès demain matin. Lui aussi est très critique envers l’attitude des Russes, le président français Emmanuel Macron. Il donne ce soir un long entretien où il revient sur la manière dont les frappes ont été décidées, sans que la Russie ait son mot à dire. Pour le chef de l’état, Moscou porte en effet une grande responsabilité sur la situation qui règne dans le pays.

« Les Russes ont, en novembre 2017, bloqué le mécanisme d’attribution de l’Organisation internationale de lutte contre les armes chimiques, ne permettant plus à la communauté internationale de s’organiser ! Ils l’ont “impuissantée” » ! Donc, ils sont complices, Emmanuel Macron ? « Bien sûr qu’ils sont complices. Je l’ai dit, et j’ai eu Vladimir Poutine le matin. Ils n’ont pas, eux, utilisé le chlore, mais ils ont construit méthodiquement l’incapacité de la communauté internationale par la voie diplomatique à empêcher l’utilisation d’armes chimiques ». Ils sont donc complices, c’est ce que vous avez dit à Vladimir Poutine ? « C’est ce que je lui ai dit, je lui ai dit que par le non-respect de la résolution des Nations unies, manifeste, nous mettions en situation la communauté internationale de ne plus faire respecter le droit humanitaire en Syrie. »

ÉDP : Emmanuel Macron tout à l’heure sur BFMTV et sur Mediapart.

SB : Quant aux frappes proprement dites, le président français déclare que l’opération militaire était une réussite, et que les capacités de production d’armes chimiques par la Syrie ont été détruites. Il ne s’agit pas pour autant d’une « déclaration de guerre », dit-il, au régime de Bachar el-Assad.

ÉDP : Enfin et pour refermer ce sujet, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a commencé ses travaux à Damas. Elle enquête sur cette attaque chimique justement qui a causé la riposte militaire internationale. Les experts de l’OIAC ont reçu ce matin des officiels du régime de Damas.

SB : Un tunnel clandestin entre la bande de Gaza et Israël aurait été mis hors d’usage par l’armée israélienne.

ÉDP : C’est ce qu’elle a annoncé aujourd’hui, la destruction de ce tunnel qui aurait été construit par le Hamas pour relier la bande de Gaza et le territoire israélien. Ce serait en tout cas le 8e tunnel détruit en 6 mois, alors qu’à la frontière justement, la tension est toujours aussi importante. RFI à Jérusalem, Guilhem Delteil.

L’entrée du tunnel se trouve dans le secteur de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza et le tracé le fait passer à proximité de l’un des cinq « camps du retour » installés par les organisateurs de la Grande Marche entamée le 30 mars dernier, dit l’armée israélienne. Mais la construction de cette infrastructure n’est pas liée à ce qu’Israël voit comme des tentatives d’attaque de sa frontière sous couvert des manifestations. Elle avait commencé après la dernière guerre, en 2014, affirme l’un des porte-parole de l’armée, précisant qu’Israël surveillait l’avancée de ce tunnel. La construction n’était pas terminée : le tunnel n’avait pas encore de sortie. Mais il avait atteint le territoire israélien. Et ce week-end, l’armée a décidé de le combler avec des matériaux qui le rendent inutilisable. Il s’agissait du tunnel « le plus long et le plus profond » s’est réjoui le ministre de la Défense, Avigdor Libermann : il faisait plusieurs kilomètres de long selon les estimations de l’armée. A l’ouverture du Conseil des ministres ce dimanche, le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, a affirmé qu’Israël « continuera à lutter contre les menaces souterraines ». Le gouvernement a d’ailleurs lancé la construction d’un mur souterrain avec la bande de Gaza pour empêcher les incursions sur le territoire israélien. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

SB : Paris, 22h06, prenons la direction du Parc des princes !

ÉDP : Voilà un peu plus d’une heure que le PSG reçoit Monaco. C’est évidemment du football, 33e journée de Ligue 1. Thomas de Saint-Léger vous êtes en direct avec nous, Paris peut être champion de France dès ce soir. C’est très très bien parti Thomas !

Oui Édouard, je crois qu’on peut le dire sans trop prendre de risques. Comme Manchester City en Angleterre, Paris sera sacré champion de France ce soir, et avec la manière ! Paris régale ! On est à la mi-temps de ce match, on attend d’ailleurs les Parisiens pour le coup d’envoi de la seconde période et le PSG mène 4 buts à 1. Quatre buts marqués en quinze minutes, quatre buts magnifiques dans la construction, dans la finition également tous marqués, ces buts, par des Sud-Américains : lo Celso l’Argentin, Cavani l’Uruguayen, Di Maria, encore un Argentin, et puis lo Celso, encore lui, sur un superbe centre extérieur du pied de Pastore. Les Monégasques ont réduit l’écart une dizaine de minutes avant la pause par Lopes, le brésilien… Mais franchement, franchement, on les voit mal revenir dans ce match. À signaler aussi un fait de jeu : la sortie sur blessure et sur civière de Djibril Sidibé, le latéral de Monaco et de l’équipe de France, visiblement touché à la jambe droite. On va rester prudent bien sûr, mais c’est évidemment inquiétant pour les Bleus à maintenant deux mois du coup d’envoi de la Coupe du monde en Russie !

ÉDP : Merci beaucoup Thomas de Saint-Léger, en direct du Parc des princes. Et justement, puisqu’on parle de Monaco, on va voir pourquoi on appelle parfois ses habitants « le Rocher », c’est l’expression de la semaine avec Yvan Amar !

Les Héraultais ont bien défendu leur terrain et les Biterrois ont su se montrer agressifs. Mais on peut entendre dire aussi que les attaquants parisiens doivent faire preuve de conviction face aux défenseurs du Rocher. Voilà quelques expressions d’un style spécial qu’on entend presque uniquement dans la littérature sportive, dans les commentaires sportifs. Pour éviter les répétitions, en effet on parle des attaquants biterrois plus que des attaquants de Béziers, surtout si on a déjà dit deux fois ou trois fois ce nom Béziers. Mais quand on parle des Héraultais, pour les habitants de l’Hérault qui est un département du sud de la France, eh bien là on est sur qu’on est dans un commentaire sportif. On ne parle comme ça que quand il s’agit de sport. Ça fait partie du plaisir, et ça fait partie aussi du folklore. Et on sait que ce dimanche, les footballeurs du Paris Saint Germain doivent bien se tenir face aux joueurs du Rocher. Qu’est-ce que c’est que ça ? Eh bien c’est encore différent. Le Rocher, c’est Monaco. Et les joueurs de l’équipe sont les Monégasques. Il y a une réalité géographique : la ville de Monaco est une avancée qui surplombe la mer juste à côté de la frontière italienne. Elle est située sur un petit pic rocheux qui en faisait une citadelle plus facile à défendre. Mais lorsqu’on parle de rocher, on pense bien sûr à un promontoire un peu aride, à un roc, des cailloux où peu de choses peuvent pousser. Alors qu’on est aujourd’hui face à l’une des cités les plus riches d’Europe. Et puis quand on parle du Rocher, on pense au football, mais il est vrai qu’on pense aussi aux actualités mondaines : Monaco est dirigée par un prince. Et la famille princière a très souvent été imaginée, commentée et rêvée pour sa vie privée par la presse à scandales qui vendait ses journaux en évoquant les amours des princes charmants, des actrices et des bergères.

ÉDP : Merci, Yvan Amar, et merci Sylvie Berruet et Claude Batista ! 



Voir le flux - 15/04/2018 20:30:06

L'éboueur de l'espace (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Un robot-éboueur qui nettoie l’espace ! Échanger sur le futur de l’homme dans l’espace (A2), présenter un projet spatial avant-gardiste (B1), présenter une invention qui combat la pollution (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale)

Voir le flux - 13/04/2018 13:00:00

Où en est la presse libyenne ? (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

La presse libyenne renaîtra-t-elle de ses cendres ? Faire une interview autour de la presse (A2), donner son opinion sur le rôle de la presse (B1), rédiger un discours (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale), Français des relations internationales (Diplomates, journalistes...)

Voir le flux - 13/04/2018 13:00:00

Dinosaure

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 13/04/2018 08:15:03

Journal en français facile 12/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : C’est l’heure de votre Journal en français facile présenté ce soir avec Alexis Guilleux.

Alexis Guilleux : Bonsoir Loïc, bonsoir à tous.

LB : À la Une de l’actualité de ce jeudi 12 avril : des frappes militaires occidentales en Syrie. Elles pourraient être menées par la France et les États-Unis. Paris et Washington qui disent avoir la preuve d’une attaque à l’arme chimique la semaine dernière, dans la Ghouta orientale.

AG : Le dossier syrien, c’était justement l’un des thèmes abordés par Emmanuel Macron aujourd’hui. Le Président français était l’invité du journal de 13 h de TF1 pour tenter de convaincre les Français de l’utilité de ses réformes.

LB : Du football également dans ce journal. Nous irons au Stade Vélodrome où se joue en ce moment même la rencontre de Ligue Europa Marseille —Leipzig.

-----

AG : On débute ce journal par un point sur la situation en Syrie. Une semaine après l’attaque sur la ville de Douma, une opération au cours de laquelle le régime de Bachar al Assad aurait fait usage d’armes chimiques.

LB : C’est en tous cas ce qu’affirment les États-Unis et la France. Les deux pays qui se disent prêts à intervenir tout en restant flous sur la date d’une éventuelle frappe en Syrie. Ils sont, ce soir, rejoints par la Grande-Bretagne pour qui il est, je cite, « nécessaire de prendre des mesures ». Devant ces annonces, La Russie, alliée de Damas, demande une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies. « Dès demain, il faut, dit-elle, que le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres fasse un point sur le dossier devant les quinze membres du Conseil ».

AG : Le dossier syrien justement, il en était question lors de l’interview d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, le Chef de l’État français était l’invité du journal de 13 h de TF1.

LB : Avant un deuxième entretien prévu dimanche, ce sera sur BFM et RMC, Emmanuel Macron qui prend la parole pour mieux expliquer les réformes malgré les différents mouvements de contestation de ces dernières semaines : grève à la SNCF, hausse de la CSG, grogne des avocats, des étudiants, des personnels hospitaliers... Autant de dossiers abordés par le Chef de l’État qui dit entendre l’inquiétude des Français, mais est surtout décidé à ne pas ralentir le rythme de réformes décrites comme « nécessaires ». Julien Chavanne.

« Il y a des inquiétudes, elles sont légitimes et moi je les entends ». Interrogé sur la grogne dans les hôpitaux ou chez les retraités, Emmanuel Macron s’est montré à l’écoute, compréhensif. Aux personnels de santé, il promet des annonces à l’été. Aux séniors, il leur dira 6 fois « merci » pendant l’émission, merci pour les efforts fournis avec la hausse de la CSG. Les cheminots ont aussi eu droit à un geste d’apaisement. « Non, ce ne sont pas des privilégiés », corrige le président. Assis entre les cahiers d’école et les dessins d’enfants, dans un journal télévisé où les régions sont mises en avant, Emmanuel Macron a pu se présenter proche des préoccupations quotidiennes de la population, être dans l’empathie... Mais sur le fond, il n’a rien lâché. Sur la réforme de la SNCF, il ira jusqu’au bout. À Notre Dame des Landes ou dans les facultés bloquées, même fermeté. Face aux zadistes, l’ordre sera rétabli promet le chef de l’État. Quant aux étudiants, il les met en garde : il n’y aura pas « d’examen en chocolat ». Une phrase peut résumer l’intervention du chef de l’État : « le fait qu’il y ait des gens parfois pas contents ne m’arrête pas ».

LB : Et on reviendra en détail sur cette intervention télévisée d’Emmanuel Macron toute à l’heure dans 24 h en France. Rendez-vous à minuit heure de Paris pour une demi-heure consacrée à l’actualité dans l’Hexagone.

AG : À la une également, les derniers développements de m’affaire Skripal, l’ex-espion russe empoisonné à Londres.

LB : Un empoisonnement qui serait l’œuvre de la Russie, c’est en tous cas ce qu’affirment les autorités britanniques. Et c’est ce que confirme aujourd’hui l’OAIC, l’organisation internationale contre les armes chimiques, pour qui le produit utilisé à Salisbury le 4 mars dernier est bien un agent innervant de la famille Novitchok. Cela signifie pour l’OIAC que la Russie serait bien responsable de l’attaque. Explications, Béatrice Leveillé.

Les examens lancés par L’Organisation internationale contre les armes chimiques, menés par quatre laboratoires ont confirmé les conclusions des experts britanniques sur l’agent neurotoxique utilisé pour empoisonner l’ancien agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia le 4 mars, à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre. Il s’agit bien d’un agent de la famille Novitchok de conception soviétique sous une forme très pure ce qui incrimine la Russie pour les Britanniques. « Seule la Russie a les moyens, le mobile et l’expérience en la matière », a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, dans un communiqué. « Le Kremlin doit apporter des réponses ». Le gouvernement britannique demande une réunion du conseil de sécurité dès la semaine prochaine pour étudier la suite à donner à cette affaire qui a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou et les Occidentaux avec la plus importante vague d’expulsions de diplomates de l’Histoire.

AG : Venons-en à ces déclarations du Pape François qui dit reconnaître « de graves erreurs », après une enquête, sur les comportements d’un évêque au Chili. Un évêque soupçonné de pédophilie.

LB : Et ce après une enquête du Vatican sur le cas de Juan Barros, l’évêque en question, qui est accusé de n’avoir pas signalé les crimes pédophiles commis par un autre religieux : le père Fernando Karadima. Le pape a également annoncé qu’il recevrait l’ensemble des évêques chiliens à Rome fin mai. Pour Juan Carlos Claret, de l’association Les séculiers d’Osorno la lettre du pape François est un grand pas en avant, reste à le confirmer par des actes. Propos recueillis par Rafael Moran.

« Il y a la demande de pardon, qui montre clairement un changement d’attitude du Pape à notre égard. L’autre nouveauté c’est qu’on parle d’appréhender et de punir, peut-être, non seulement les agressions sexuelles, les viols manifestes, mais aussi les abus de pouvoir et la manipulation psychique. Et enfin le Pape dit, et c’est important, qu’il faut reconnaître la parole des victimes. C’est important parce que c’est de cela justement que tout découle. Si l’Église chilienne traverse une telle crise, c’est parce que lorsque les victimes se sont fait connaître, l’épiscopat a décidé de ne pas les croire. Donc pour toutes ces raisons, cette lettre marque un progrès immense. Mais par ailleurs on aurait aussi voulu avoir des réponses concrètes. Ça n’aura servi à rien que le Pape exprime sa repentance si en fin de compte, au mois de mai, l’évêque Juan Barros se trouve conforté dans ses fonctions. C’est la crédibilité de son pontificat qui est jeu, et la crédibilité de l’église chilienne. Nous sommes à un tournant. »

AG : À Marseille, Marseille qui vit à l’heure du football. Ce soir, l’OM qui tente de se qualifier pour les demi-finales de la Ligue Europa.

LB : Compétition que l’on surnomme la « petite coupe d’Europe » en opposition à la Ligue des Champions. Marseille joue en ce moment même un quart de finale retour contre Leipzig. Une rencontre que suit pour RFI notre envoyé spécial Hugo Moissonnier...

[Transcription manquante]



Voir le flux - 12/04/2018 20:30:08

Un prince à Paris

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 12/04/2018 12:56:03