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Journal en français facile 14/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : les États-Unis et la Russie tentent de renouer le dialogue. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a passé la journée à Moscou. Et il a été notamment question de l’Iran, sujet sensible entre les deux pays. « Fondamentalement nous ne cherchons pas la guerre avec l’Iran », affirme Mike Pompeo.

SB : En France l’hommage national aux deux militaires tués la semaine dernière dans le nord du Burkina Faso. Le Président Emmanuel Macron salue « le sacrifice suprême » de « deux héros ».

RA : Et puis nous apprendrons que Whatsapp a été victime d’une attaque. Cette application de messagerie utilisée par un milliard et demi de personnes dans le monde.

-----

SB : Un déplacement délicat aujourd’hui pour le chef de la diplomatie américaine.

RA : Mike Pompeo est à Moscou. Il a eu deux entretiens très importants, ce soir avec le Président Vladimir Poutine, et un peu plus tôt dans la journée il a tenu une conférence de presse aux côtés de son homologue Serguei Lavrov. C’est un déplacement délicat, car les sujets de désaccords ne manquent pas entre les États-Unis et la Russie : la Syrie, le Venezuela, l’Ukraine. Mais en premier lieu sans doute l’Iran. Hier soir le Président américain Donald Trump lançait une mise en garde à Téhéran. Lors de sa conférence de presse aux côtés de Serguei Lavrov, Mike Pompeo a maintenu la fermeté des États-Unis

« Nous attendons de l’Iran qu’il se comporte comme un pays normal. Nous avons fait pression sur les dirigeants iraniens pour qu’ils le fassent. Fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l’Iran. Nous attendons de l’Iran qu’il cesse sa campagne d’assassinats en Europe, qu’il cesse de soutenir le Hezbollah. Qu’il arrête de soutenir les Houthis au Yémen, qui lancent des missiles dans des zones où voyagent des citoyens russes et américains. Concernant les mouvements de troupes que vous avez évoqués, je laisserai le soin au Secrétariat à la Défense de répondre à cette question. Mais nous avons clairement fait savoir aux Iraniens que nous répondrions de la façon la plus appropriée, si les intérêts américains étaient attaqués. »

RA : Mike Pompeo le secrétaire d’État américain aujourd’hui, à Moscou.

SB : Mike Pompeo tente donc d’apaiser les tensions avec l’Iran. Mais dans ce contexte, notons des tensions toujours plus fortes dans le Golfe.

RA : Et ce sont des pays alliés des États-Unis qui sont concernés, en premier lieu l’Arabie saoudite qui a été victime d’attaques de drones qui ont touché deux stations de pompage près de Riyad la capitale. Ces attaques ont été revendiquées par les Houthis qui affrontent au Yémen la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. Et cet incident intervient deux jours après des actes de sabotage qui se seraient déroulés au large des Émirats arabes unis et qui auraient touché des bateaux saoudiens et étrangers.

SB : En France, l’émotion était forte ce matin dans la cour des Invalides à Paris.

RA : Les Invalides, monument historique de Paris où se trouve le siège des hautes autorités miliaires. C’est donc là que s’est déroulé l’hommage national aux deux soldats qui ont été tués la semaine dernière lors de la libération de deux otages français dans le nord du Burkina Faso. Hommage présidé par le Emmanuel Macron qui les a faits chevaliers de la Légion d’honneur à titre posthume, c’est-à-dire un titre qui est décerné après le décès. Dans son discours le Président français a salué le « sacrifice suprême » de « deux héros ». Retour sur la cérémonie avec Olivier Fourt.

L’émotion lorsque le chant militaire, loin de chez nous, en Afrique, résonne dans la cour des invalides. Les cercueils des 2 commandos Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello sont portés par leurs camarades bérets, et visage dissimulés pour préserver leur anonymat. Le président de la République Emmanuel Macron salue l’engagement des deux jeunes soldats. [...] Pour le chef des armées, les deux éléments des forces spéciales sont morts en Héro la semaine dernière au Burkina Faso dans une mission périlleuse, mais nécessaire. [...] Le son de la cornemuse accompagne les deux commandos marines morts au combat pour libérer les otages français. Le Bagad de Lanbihoué, en échos aux origines de ces commandos marine, Kieffer et les combattants de la France Libre formé, au stage d’Achnacary en Écosse avant de débarquer sur les plages de Normandie un certain 6 juin 1944.

RA : Le reportage d’Olivier Fourt. Et à noter qu’avant la cérémonie aux Invalides le convoi qui transportait les deux cercueils a traversé la Seine, sous les applaudissements d’une foule importante.

SB : On évoquait au début de ce journal les désaccords entre les États-Unis et la Russie. Voilà maintenant l’illustration des mauvaises relations entre Washington et les dirigeants palestiniens.

RA : L’une des responsables de l’OLP l’Organisation de libération de la Palestine s’est vue refuser une demande de visa pour se rendre aux États-Unis. Il s’agit de Hanane Ashraoui, qui a pourtant participé dans les années 90 aux négociations de paix avec Israël. Et qui avait l’habitude d’aller régulièrement dans le pays. Les explications à Jérusalem de notre correspondant Guilhem Delteil.

Jusqu’en février dernier, Hanane Ashraoui avait un visa valide pour se rendre aux États-Unis. La dirigeante palestinienne y allait plusieurs fois par an ; pour des rencontres officielles, pour des conférences ou pour rendre visite à sa fille et ses petits-enfants qui y vivent. Dès le mois de janvier, avant l’expiration de son titre de séjour, Hanane Ashraoui a pris contact avec l’ambassade américaine à Amman, en Jordanie. Et sa demande a été formalisée en mars. Pendant plusieurs semaines, celle-ci est restée sans réponse... avant d’être finalement rejetée ce lundi. « Pas de motif. Choisissez-en un » ironise sur Twitter celle qui dit avoir rencontré et négocié avec tous les secrétaires d’État américain depuis trente ans. Et elle énumère : « je suis une grand-mère de plus de 70 ans ; je milite pour la Palestine depuis la fin des années 1960 ; j’ai toujours été une ardente défenseure de la résistance non-violente ». Mais l’interrogation se veut rhétorique. Depuis la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump en décembre 2017, les responsables palestiniens ont coupé les liens avec l’administration américaine. Et pour l’un des proches de Hanane Ashraoui, cette décision américaine « est une punition visant la direction palestinienne ». Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

SB : Et puis encore une mauvaise nouvelle pour Facebook.

RA : Le groupe qui est accusé notamment d’exploiter de manière abusive les données de ses utilisateurs. Là il ne s’agit pas de Facebook, mais d’une application qui a été rachetée par Facebook : il s’agit de Whatsapp. Whatsapp qui a fondé sa popularité sur une bonne réputation en matière de sécurité. Mais Whatsapp a été infecté par un logiciel espion. C’est une information du Financial Times, qui a été confirmée par l’application. Selon plusieurs spécialistes en informatique, c’est une société israélienne qui serait à l’origine du développement de ce logiciel espion très sophistiqué. Les explications de Grégoire Sauvage.

C’est avec un simple appel non décroché que le logiciel espion prenait le contrôle du téléphone. Les attaquants avaient alors accès à tout son contenu : contacts, messages, photos, géolocalisation, ils pouvaient aussi activer le microphone et la caméra à l’insu du propriétaire du smartphone. Selon le Financial Times, cette faille de sécurité très difficile à détecter a été exploitée pour installer le logiciel espion PEGASUS développé par NSO Group. Cette entreprise israélienne spécialisée en cyber surveillance est bien connu des services de renseignements de divers pays. Plusieurs ONG l’accusent d’aider des gouvernements autoritaires à épier les faits et gestes de leurs opposants. Dans un communiqué, Amnesty International rappelle que l’un de ses employés a été ciblé en 2018 par ce logiciel malveillant comme l’ont été des militants et des journalistes en Arabie saoudite, au Mexique et aux Émirats arabes unis. Amnesty International annonce qu’elle va porter plainte contre le ministère de la défense israélien, autorité de tutelle de NSO Group. De son côté la firme israélienne a réagi en affirmant que sa technologie est commercialisée dans le seul objectif de combattre le terrorisme et la criminalité.

SB : Et puis le Festival de Cannes s’est officiellement ouvert ce soir.

RA : C’est parti pour 12 jours de festival dans cette ville du sud-est de a France. À l’issue de la compétition, la Palme d’Or sera décernée, c’est la récompense la plus prestigieuse. De nombreuses stars sont attendues, Pedro Almodovar, Ken Loach ou encore Xavier Dolan.



Voir le flux - 14/05/2019 20:30:11

Journal en français facile 14/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : les États-Unis et la Russie tentent de renouer le dialogue. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a passé la journée à Moscou. Et il a été notamment question de l’Iran, sujet sensible entre les deux pays. « Fondamentalement nous ne cherchons pas la guerre avec l’Iran », affirme Mike Pompeo.

SB : En France l’hommage national aux deux militaires tués la semaine dernière dans le nord du Burkina Faso. Le Président Emmanuel Macron salue « le sacrifice suprême » de « deux héros ».

RA : Et puis nous apprendrons que Whatsapp a été victime d’une attaque. Cette application de messagerie utilisée par un milliard et demi de personnes dans le monde.

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SB : Un déplacement délicat aujourd’hui pour le chef de la diplomatie américaine.

RA : Mike Pompeo est à Moscou. Il a eu deux entretiens très importants, ce soir avec le Président Vladimir Poutine, et un peu plus tôt dans la journée il a tenu une conférence de presse aux côtés de son homologue Serguei Lavrov. C’est un déplacement délicat, car les sujets de désaccords ne manquent pas entre les États-Unis et la Russie : la Syrie, le Venezuela, l’Ukraine. Mais en premier lieu sans doute l’Iran. Hier soir le Président américain Donald Trump lançait une mise en garde à Téhéran. Lors de sa conférence de presse aux côtés de Serguei Lavrov, Mike Pompeo a maintenu la fermeté des États-Unis

« Nous attendons de l’Iran qu’il se comporte comme un pays normal. Nous avons fait pression sur les dirigeants iraniens pour qu’ils le fassent. Fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l’Iran. Nous attendons de l’Iran qu’il cesse sa campagne d’assassinats en Europe, qu’il cesse de soutenir le Hezbollah. Qu’il arrête de soutenir les Houthis au Yémen, qui lancent des missiles dans des zones où voyagent des citoyens russes et américains. Concernant les mouvements de troupes que vous avez évoqués, je laisserai le soin au Secrétariat à la Défense de répondre à cette question. Mais nous avons clairement fait savoir aux Iraniens que nous répondrions de la façon la plus appropriée, si les intérêts américains étaient attaqués. »

RA : Mike Pompeo le secrétaire d’État américain aujourd’hui, à Moscou.

SB : Mike Pompeo tente donc d’apaiser les tensions avec l’Iran. Mais dans ce contexte, notons des tensions toujours plus fortes dans le Golfe.

RA : Et ce sont des pays alliés des États-Unis qui sont concernés, en premier lieu l’Arabie saoudite qui a été victime d’attaques de drones qui ont touché deux stations de pompage près de Riyad la capitale. Ces attaques ont été revendiquées par les Houthis qui affrontent au Yémen la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. Et cet incident intervient deux jours après des actes de sabotage qui se seraient déroulés au large des Émirats arabes unis et qui auraient touché des bateaux saoudiens et étrangers.

SB : En France, l’émotion était forte ce matin dans la cour des Invalides à Paris.

RA : Les Invalides, monument historique de Paris où se trouve le siège des hautes autorités miliaires. C’est donc là que s’est déroulé l’hommage national aux deux soldats qui ont été tués la semaine dernière lors de la libération de deux otages français dans le nord du Burkina Faso. Hommage présidé par le Emmanuel Macron qui les a faits chevaliers de la Légion d’honneur à titre posthume, c’est-à-dire un titre qui est décerné après le décès. Dans son discours le Président français a salué le « sacrifice suprême » de « deux héros ». Retour sur la cérémonie avec Olivier Fourt.

L’émotion lorsque le chant militaire, loin de chez nous, en Afrique, résonne dans la cour des invalides. Les cercueils des 2 commandos Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello sont portés par leurs camarades bérets, et visage dissimulés pour préserver leur anonymat. Le président de la République Emmanuel Macron salue l’engagement des deux jeunes soldats. [...] Pour le chef des armées, les deux éléments des forces spéciales sont morts en Héro la semaine dernière au Burkina Faso dans une mission périlleuse, mais nécessaire. [...] Le son de la cornemuse accompagne les deux commandos marines morts au combat pour libérer les otages français. Le Bagad de Lanbihoué, en échos aux origines de ces commandos marine, Kieffer et les combattants de la France Libre formé, au stage d’Achnacary en Écosse avant de débarquer sur les plages de Normandie un certain 6 juin 1944.

RA : Le reportage d’Olivier Fourt. Et à noter qu’avant la cérémonie aux Invalides le convoi qui transportait les deux cercueils a traversé la Seine, sous les applaudissements d’une foule importante.

SB : On évoquait au début de ce journal les désaccords entre les États-Unis et la Russie. Voilà maintenant l’illustration des mauvaises relations entre Washington et les dirigeants palestiniens.

RA : L’une des responsables de l’OLP l’Organisation de libération de la Palestine s’est vue refuser une demande de visa pour se rendre aux États-Unis. Il s’agit de Hanane Ashraoui, qui a pourtant participé dans les années 90 aux négociations de paix avec Israël. Et qui avait l’habitude d’aller régulièrement dans le pays. Les explications à Jérusalem de notre correspondant Guilhem Delteil.

Jusqu’en février dernier, Hanane Ashraoui avait un visa valide pour se rendre aux États-Unis. La dirigeante palestinienne y allait plusieurs fois par an ; pour des rencontres officielles, pour des conférences ou pour rendre visite à sa fille et ses petits-enfants qui y vivent. Dès le mois de janvier, avant l’expiration de son titre de séjour, Hanane Ashraoui a pris contact avec l’ambassade américaine à Amman, en Jordanie. Et sa demande a été formalisée en mars. Pendant plusieurs semaines, celle-ci est restée sans réponse... avant d’être finalement rejetée ce lundi. « Pas de motif. Choisissez-en un » ironise sur Twitter celle qui dit avoir rencontré et négocié avec tous les secrétaires d’État américain depuis trente ans. Et elle énumère : « je suis une grand-mère de plus de 70 ans ; je milite pour la Palestine depuis la fin des années 1960 ; j’ai toujours été une ardente défenseure de la résistance non-violente ». Mais l’interrogation se veut rhétorique. Depuis la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump en décembre 2017, les responsables palestiniens ont coupé les liens avec l’administration américaine. Et pour l’un des proches de Hanane Ashraoui, cette décision américaine « est une punition visant la direction palestinienne ». Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

SB : Et puis encore une mauvaise nouvelle pour Facebook.

RA : Le groupe qui est accusé notamment d’exploiter de manière abusive les données de ses utilisateurs. Là il ne s’agit pas de Facebook, mais d’une application qui a été rachetée par Facebook : il s’agit de Whatsapp. Whatsapp qui a fondé sa popularité sur une bonne réputation en matière de sécurité. Mais Whatsapp a été infecté par un logiciel espion. C’est une information du Financial Times, qui a été confirmée par l’application. Selon plusieurs spécialistes en informatique, c’est une société israélienne qui serait à l’origine du développement de ce logiciel espion très sophistiqué. Les explications de Grégoire Sauvage.

C’est avec un simple appel non décroché que le logiciel espion prenait le contrôle du téléphone. Les attaquants avaient alors accès à tout son contenu : contacts, messages, photos, géolocalisation, ils pouvaient aussi activer le microphone et la caméra à l’insu du propriétaire du smartphone. Selon le Financial Times, cette faille de sécurité très difficile à détecter a été exploitée pour installer le logiciel espion PEGASUS développé par NSO Group. Cette entreprise israélienne spécialisée en cyber surveillance est bien connu des services de renseignements de divers pays. Plusieurs ONG l’accusent d’aider des gouvernements autoritaires à épier les faits et gestes de leurs opposants. Dans un communiqué, Amnesty International rappelle que l’un de ses employés a été ciblé en 2018 par ce logiciel malveillant comme l’ont été des militants et des journalistes en Arabie saoudite, au Mexique et aux Émirats arabes unis. Amnesty International annonce qu’elle va porter plainte contre le ministère de la défense israélien, autorité de tutelle de NSO Group. De son côté la firme israélienne a réagi en affirmant que sa technologie est commercialisée dans le seul objectif de combattre le terrorisme et la criminalité.

SB : Et puis le Festival de Cannes s’est officiellement ouvert ce soir.

RA : C’est parti pour 12 jours de festival dans cette ville du sud-est de a France. À l’issue de la compétition, la Palme d’Or sera décernée, c’est la récompense la plus prestigieuse. De nombreuses stars sont attendues, Pedro Almodovar, Ken Loach ou encore Xavier Dolan.



Voir le flux - 14/05/2019 20:30:11

Nation arc-en-ciel

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 14/05/2019 08:15:05

Journal en français facile 13/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Donald Trump salue le bilan de Victor Orban. Le Président américain a reçu ce soir à la Maison-Blanche le Premier ministre de Hongrie, critiqué pour ses dérives nationalistes.

SB : De mystérieux actes de sabotage au large des Émirats arabes unis. Plusieurs bateaux auraient été endommagés. Indirectement, l’Iran est accusé.

RA : Y’aura-t-il un procès Julian Assange ? Cette perspective est possible après la Suède a décidé aujourd’hui de rouvrir l’enquête sur des accusations de viol de la part du fondateur de Wikileaks.

SB : Et puis nous terminerons ce journal en musique, avec la voix de Doris Day. La chanteuse et actrice américaine est décédée ce lundi à l’âge de 97 ans.

------

SB : Une rencontre sous le feu des critiques : à moins de deux semaines des élections européennes, Donald Trump a reçu Victor Orban à la Maison-Blanche.

RA : Le Premier ministre hongrois connu pour son discours eurosceptique et ses dérives nationalistes, on parle de remise en cause de la liberté de la presse en Hongrie et de certains droits humains. Mais Victor Orban est un des rares dirigeants européens à ouvertement dire qu’il est admiratif de Donald Trump. Voilà pourquoi le Président américain l’a reçu, en grande pompe, c’est-à-dire avec les honneurs. Correspondance à Washington d’Anne Corpet.

« C’est un grand honneur de vous recevoir ici, vous êtes un homme très respecté, un peu controversé comme moi, mais cela n’est pas grave », a déclaré Donald Trump en recevant le Premier ministre hongrois. « Nous avons des approches similaires dans notre combat contre l’immigration illégale », a de son côté souligné Victor Orban. Cette proximité affichée va sans doute hérisser les démocrates : ils dénoncent la visite du Premier ministre hongrois, porteur selon eux de valeurs contraires à celles des États-Unis. Dans un courrier à la maison blanche les élus de la commission des affaires étrangères du sénat, issus des deux partis, ont pour leur part demandé à Donald Trump d’évoquer l’érosion de la démocratie en Hongrie devant son interlocuteur et alerté le président sur la menace que représente Victor Orban pour les intérêts américains en Europe. Du côté de la présidence, on fait savoir qu’il s’agit de contrer l’influence russe et chinoise sur l’Europe de l’Est. Ils entendent notamment manifester leur inquiétude au sujet du développement de la 5G chinoise en Hongrie. Les Américains espèrent aussi et surtout vendre des armes et du gaz naturel à la Hongrie. Pour Donald Trump, qui se targue d’être un excellent négociateur, l’essentiel est toujours de conclure des affaires et de ravir des parts de marché. Anne Corpet, Washington, RFI.

SB : Donald Trump qui met en garde l’Iran : « s’ils font quelque chose, ils vont souffrir énormément », affirme-t-il ce soir.

RA : Cette déclaration intervient à un moment particulier, déjà il y a le regain de tension avec l’Iran autour de l’accord sur le nucléaire. Et puis depuis hier Téhéran est indirectement accusé après de mystérieux actes de sabotage en mer. Des bateaux saoudiens et étrangers qui auraient été endommagés au large des Émirats. C’est ce qu’annoncent Abou Dabi et Riyad. L’Iran réagit en demandant l’ouverture d’une enquête. Kamal Kharrazi est le chef du Conseil stratégique des relations internationales d’Iran. 

« Cet évènement soulève beaucoup de questions et il est indispensable de mener une enquête pour savoir qui se cache derrière cette affaire. Il va de soi que dans le contexte actuel qui est très dangereux, que certaines personnes souhaitent créer des tensions supplémentaires afin qu’il y ait un conflit. Et c’est pour cela qu’il faut mener une enquête pour savoir ce qui s’est passé exactement. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pourrons faire des annonces en conséquence. Bien évidemment si quelqu’un agit contre nous prendrons également toutes les mesures nécessaires. »

RA : Kamal Kharrazi, chef du Conseil stratégique des relations internationales d’Iran. Propos recueillis par Sami Boukhelifa. Et à noter que Berlin et Londres ont fait part de leur inquiétude après ces tensions dans le Golfe.

SB : Un nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire Julian Assange.

RA : Julian Assange c’est le fondateur de Wikileaks. Il est accusé de viol en Suède son pays d’origine. Il y a deux ans les autorités décident de clore l’enquête, car Julian Assange vit à l’époque réfugié à Londres, à l’ambassade d’Équateur. Mais le mois dernier Julian Assange a été arrêté, et cela relance l’espoir de la plaignante de voir le fondateur de Wikileaks être jugé. Par Julian Assange qui est aussi menacé d’extradition aux États-Unis. La correspondance à Stockholm de Frédéric Faux.

La décision a été annoncée en fin de matinée à Stockholm. La procédure pour viol ouverte contre Julian Assange en 2010, puis classée en 2017 faute de pouvoir interroger le principal suspect, a été réouverte à la demande d’une des deux victimes. Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle l’avait rencontrée au cours d’une conférence à Stockholm. C’est une mauvaise nouvelle de plus pour Julian Assange, qui doit rendre des comptes à la justice dans plusieurs pays depuis qu’il a été expulsé de l’ambassade d’Équateur à Londres. Il s’y était réfugié en 2012 pour échapper, déjà, à une extradition vers la Suède. Depuis, le lanceur d’alerte a été condamné à cinquante semaines de prison par la justice britannique. Mais la plus grande menace qui pèse sur lui vient des États-Unis, où il pourrait être extradé pour avoir publié sur Wikileaks des millions de documents classés « secret-défense », relatifs notamment aux guerres d’Afghanistan et d’Irak. Julian Assange s’est dit prêt à collaborer avec la justice suédoise, mais a toujours nié les faits, affirmant que les deux femmes qui l’accusent étaient consentantes. Fréderic Faux, Stockholm, RFI.

RA : Et s’il y a un procès, celui-ci devra être rapidement mis en place, car en août 2020 les faits dont Julian Assange est accusé seront prescrits, c’est-à-dire qu’ils seront trop anciens pour être jugés.

SB : En France, la première journée du procès des époux Balkany.

RA : Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret commune située près de Paris, et Isabelle son épouse et première adjointe. Tous deux sont jugés depuis ce matin pour fraude fiscale et blanchiment, ils sont accusés d’avoir caché au fisc plus de 13 millions d’euros de patrimoine. Le procès s’est ouvert devant le tribunal correctionnel, mais sans Isabelle Balkany qui est hospitalisée après une tentative de suicide au début du mois. Pour cette raison un report du procès a été demandé, mais cette demande n’a pas été acceptée par le tribunal. Le procès se poursuivra donc demain. Le couple risque jusqu’à 10 ans de prison.

SB : Également en France, la compagnie aérienne Air France confirme son plan de restructuration.

RA : Ce sera le premier depuis que le Canadien Ben Smith a été nommé à la tête de l’entreprise il y a 9 mois. Et ce plan concerne 465 postes, mais la direction de la compagnie assure qu’il n’y aura aucun licenciement, uniquement des départs volontaires. Le détail avec Altin Alzaj.

Les réductions d’effectifs concernent les vols intérieurs d’Air France très concurrencés par le TGV et les autres compagnies à bas coût. Cette activité a perdu l’an dernier 189 millions d’euros, presque le double des pertes enregistrées en 2017. La direction prévoit de réduire l’activité de 15 % d’ici 2 ans. Mais c’est le personnel au sol sur ces escales intérieures qui devrait payer le plus lourd tribut. Toutefois, la direction assure qu’il n’y aura aucun licenciement sec. Les départs se feront sur la base du volontariat. Air France prévoit plusieurs modalités comme des aides au reclassement, des aides à la création d’entreprises ou des départs en préretraite. Cette annonce pourrait mettre en péril le fragile équilibre retrouvé au sein de la compagnie. L’arrivée de Ben Smith avait permis de tourner la page et de retrouver la paix sociale, après la signature en octobre dernier, d’un accord comprenant une hausse générale des salaires.

SB : Et puis c’est un tube que l’on entend, c’est-à-dire un morceau qui a connu un grand succès : « que sera, sera ». Son interprète, l’Américaine Doris Day est décédée ce lundi à l’âge de 97 ans.

RA : Ce tube a fait le lien entre les deux grands domaines de la carrière de Doris Day, à savoir la chanson et le cinéma. Cette chanson, Doris Day l’interprète dans un film d’Alfred Hitchcock, « L’homme qui en savait trop ». Au total Doris Day a joué dans une quarantaine de films, dont de nombreuses comédies musicales. 



Voir le flux - 13/05/2019 20:15:03

Journal en français facile 13/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Donald Trump salue le bilan de Victor Orban. Le Président américain a reçu ce soir à la Maison-Blanche le Premier ministre de Hongrie, critiqué pour ses dérives nationalistes.

SB : De mystérieux actes de sabotage au large des Émirats arabes unis. Plusieurs bateaux auraient été endommagés. Indirectement, l’Iran est accusé.

RA : Y’aura-t-il un procès Julian Assange ? Cette perspective est possible après la Suède a décidé aujourd’hui de rouvrir l’enquête sur des accusations de viol de la part du fondateur de Wikileaks.

SB : Et puis nous terminerons ce journal en musique, avec la voix de Doris Day. La chanteuse et actrice américaine est décédée ce lundi à l’âge de 97 ans.

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SB : Une rencontre sous le feu des critiques : à moins de deux semaines des élections européennes, Donald Trump a reçu Victor Orban à la Maison-Blanche.

RA : Le Premier ministre hongrois connu pour son discours eurosceptique et ses dérives nationalistes, on parle de remise en cause de la liberté de la presse en Hongrie et de certains droits humains. Mais Victor Orban est un des rares dirigeants européens à ouvertement dire qu’il est admiratif de Donald Trump. Voilà pourquoi le Président américain l’a reçu, en grande pompe, c’est-à-dire avec les honneurs. Correspondance à Washington d’Anne Corpet.

« C’est un grand honneur de vous recevoir ici, vous êtes un homme très respecté, un peu controversé comme moi, mais cela n’est pas grave », a déclaré Donald Trump en recevant le Premier ministre hongrois. « Nous avons des approches similaires dans notre combat contre l’immigration illégale », a de son côté souligné Victor Orban. Cette proximité affichée va sans doute hérisser les démocrates : ils dénoncent la visite du Premier ministre hongrois, porteur selon eux de valeurs contraires à celles des États-Unis. Dans un courrier à la maison blanche les élus de la commission des affaires étrangères du sénat, issus des deux partis, ont pour leur part demandé à Donald Trump d’évoquer l’érosion de la démocratie en Hongrie devant son interlocuteur et alerté le président sur la menace que représente Victor Orban pour les intérêts américains en Europe. Du côté de la présidence, on fait savoir qu’il s’agit de contrer l’influence russe et chinoise sur l’Europe de l’Est. Ils entendent notamment manifester leur inquiétude au sujet du développement de la 5G chinoise en Hongrie. Les Américains espèrent aussi et surtout vendre des armes et du gaz naturel à la Hongrie. Pour Donald Trump, qui se targue d’être un excellent négociateur, l’essentiel est toujours de conclure des affaires et de ravir des parts de marché. Anne Corpet, Washington, RFI.

SB : Donald Trump qui met en garde l’Iran : « s’ils font quelque chose, ils vont souffrir énormément », affirme-t-il ce soir.

RA : Cette déclaration intervient à un moment particulier, déjà il y a le regain de tension avec l’Iran autour de l’accord sur le nucléaire. Et puis depuis hier Téhéran est indirectement accusé après de mystérieux actes de sabotage en mer. Des bateaux saoudiens et étrangers qui auraient été endommagés au large des Émirats. C’est ce qu’annoncent Abou Dabi et Riyad. L’Iran réagit en demandant l’ouverture d’une enquête. Kamal Kharrazi est le chef du Conseil stratégique des relations internationales d’Iran. 

« Cet évènement soulève beaucoup de questions et il est indispensable de mener une enquête pour savoir qui se cache derrière cette affaire. Il va de soi que dans le contexte actuel qui est très dangereux, que certaines personnes souhaitent créer des tensions supplémentaires afin qu’il y ait un conflit. Et c’est pour cela qu’il faut mener une enquête pour savoir ce qui s’est passé exactement. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pourrons faire des annonces en conséquence. Bien évidemment si quelqu’un agit contre nous prendrons également toutes les mesures nécessaires. »

RA : Kamal Kharrazi, chef du Conseil stratégique des relations internationales d’Iran. Propos recueillis par Sami Boukhelifa. Et à noter que Berlin et Londres ont fait part de leur inquiétude après ces tensions dans le Golfe.

SB : Un nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire Julian Assange.

RA : Julian Assange c’est le fondateur de Wikileaks. Il est accusé de viol en Suède son pays d’origine. Il y a deux ans les autorités décident de clore l’enquête, car Julian Assange vit à l’époque réfugié à Londres, à l’ambassade d’Équateur. Mais le mois dernier Julian Assange a été arrêté, et cela relance l’espoir de la plaignante de voir le fondateur de Wikileaks être jugé. Par Julian Assange qui est aussi menacé d’extradition aux États-Unis. La correspondance à Stockholm de Frédéric Faux.

La décision a été annoncée en fin de matinée à Stockholm. La procédure pour viol ouverte contre Julian Assange en 2010, puis classée en 2017 faute de pouvoir interroger le principal suspect, a été réouverte à la demande d’une des deux victimes. Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, elle l’avait rencontrée au cours d’une conférence à Stockholm. C’est une mauvaise nouvelle de plus pour Julian Assange, qui doit rendre des comptes à la justice dans plusieurs pays depuis qu’il a été expulsé de l’ambassade d’Équateur à Londres. Il s’y était réfugié en 2012 pour échapper, déjà, à une extradition vers la Suède. Depuis, le lanceur d’alerte a été condamné à cinquante semaines de prison par la justice britannique. Mais la plus grande menace qui pèse sur lui vient des États-Unis, où il pourrait être extradé pour avoir publié sur Wikileaks des millions de documents classés « secret-défense », relatifs notamment aux guerres d’Afghanistan et d’Irak. Julian Assange s’est dit prêt à collaborer avec la justice suédoise, mais a toujours nié les faits, affirmant que les deux femmes qui l’accusent étaient consentantes. Fréderic Faux, Stockholm, RFI.

RA : Et s’il y a un procès, celui-ci devra être rapidement mis en place, car en août 2020 les faits dont Julian Assange est accusé seront prescrits, c’est-à-dire qu’ils seront trop anciens pour être jugés.

SB : En France, la première journée du procès des époux Balkany.

RA : Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret commune située près de Paris, et Isabelle son épouse et première adjointe. Tous deux sont jugés depuis ce matin pour fraude fiscale et blanchiment, ils sont accusés d’avoir caché au fisc plus de 13 millions d’euros de patrimoine. Le procès s’est ouvert devant le tribunal correctionnel, mais sans Isabelle Balkany qui est hospitalisée après une tentative de suicide au début du mois. Pour cette raison un report du procès a été demandé, mais cette demande n’a pas été acceptée par le tribunal. Le procès se poursuivra donc demain. Le couple risque jusqu’à 10 ans de prison.

SB : Également en France, la compagnie aérienne Air France confirme son plan de restructuration.

RA : Ce sera le premier depuis que le Canadien Ben Smith a été nommé à la tête de l’entreprise il y a 9 mois. Et ce plan concerne 465 postes, mais la direction de la compagnie assure qu’il n’y aura aucun licenciement, uniquement des départs volontaires. Le détail avec Altin Alzaj.

Les réductions d’effectifs concernent les vols intérieurs d’Air France très concurrencés par le TGV et les autres compagnies à bas coût. Cette activité a perdu l’an dernier 189 millions d’euros, presque le double des pertes enregistrées en 2017. La direction prévoit de réduire l’activité de 15 % d’ici 2 ans. Mais c’est le personnel au sol sur ces escales intérieures qui devrait payer le plus lourd tribut. Toutefois, la direction assure qu’il n’y aura aucun licenciement sec. Les départs se feront sur la base du volontariat. Air France prévoit plusieurs modalités comme des aides au reclassement, des aides à la création d’entreprises ou des départs en préretraite. Cette annonce pourrait mettre en péril le fragile équilibre retrouvé au sein de la compagnie. L’arrivée de Ben Smith avait permis de tourner la page et de retrouver la paix sociale, après la signature en octobre dernier, d’un accord comprenant une hausse générale des salaires.

SB : Et puis c’est un tube que l’on entend, c’est-à-dire un morceau qui a connu un grand succès : « que sera, sera ». Son interprète, l’Américaine Doris Day est décédée ce lundi à l’âge de 97 ans.

RA : Ce tube a fait le lien entre les deux grands domaines de la carrière de Doris Day, à savoir la chanson et le cinéma. Cette chanson, Doris Day l’interprète dans un film d’Alfred Hitchcock, « L’homme qui en savait trop ». Au total Doris Day a joué dans une quarantaine de films, dont de nombreuses comédies musicales. 



Voir le flux - 13/05/2019 20:15:03

Journal en français facile 12/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : en Israël le Premier ministre Benjamin Netanyahu va demander un délai pour la formation d’un gouvernement de coalition. Plus d’un mois après les élections législatives, la nouvelle équipe devait être annoncée en début de semaine prochaine, mais les discussions avec les autres partis de droite prennent du temps.

AG : Six fidèles catholiques tués dans le nord du Burkina Faso. Des hommes armés ont attaqué une église à l’heure de la messe.

RA : Et puis rendez-vous à la fin de cette édition pour retrouver l’expression de la semaine selon Yvan Amar.

------

AG : En Israël, il faudra donc attendre avant de connaître le nouveau gouvernement.

RA : Cela fait plus d’un mois que les élections législatives ont eu lieu, elles ont été remportées par le parti de Benjamin Netanyahu. Suite à cela le Président israélien Reuven Rivlin a demandé au Premier ministre de former une coalition de gouvernement dans les 28 jours. Pas suffisant semble-t-il puisque ce dimanche Benjamin Netanyahu déclare qu’il va demander un délai supplémentaire de 14 jours. Pour quelles raisons ? Les explications à Jérusalem de Guilhem Delteil.

La demande d’un délai supplémentaire pour former un gouvernement n’a rien d’exceptionnel. L’éventualité, prévue par la loi, a déjà été saisie à plusieurs reprises par des chefs de gouvernement. Pour Benyamin Netanyahu, il s’agit même d’une « pratique acceptée ». Pratique d’autant plus nécessaire cette année, a-t-il jugé en ouverture du conseil des ministres ce dimanche, que le délai de 28 jours incluait une période de fêtes en Israël : la Pâque juive fin avril et les célébrations de l’indépendance du pays cette semaine. Le Premier ministre a également invoqué les tensions avec les groupes armés de Gaza, qui ont coûté la vie à 4 Israéliens et 25 Palestiniens, le week-end dernier pour justifier l’absence d’avancée dans les négociations avec ses futurs partenaires de gouvernement. Officiellement donc, la demande d’un délai supplémentaire n’est pas inquiétante pour le Premier ministre. Mais il n’a toujours annoncé aucun accord formel avec un autre parti du bloc de droite. Et Benyamin Netanyahu est engagé dans une course contre la montre avec le procureur général. Celui-ci a fait savoir son intention de le convoquer à une audition en vue d’une mise en examen. Une telle éventualité ne l’obligerait pas à démissionner, mais l’affaiblirait politiquement. Ses avocats ont écrit au procureur général pour réclamer un report de l’audition de leur client. Sur le front judiciaire aussi, le chef du gouvernement a demandé un délai. Mais l’acceptation de celui-ci est moins automatique. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

AG : L’actualité sur le continent africain : une église catholique attaquée ce dimanche au Burkina Faso.

RA : Cela s’est passé à Dablo, c’est une commune qui est située dans le nord du pays. Des hommes armés sont entrés dans l’église alors que la messe venait de débuter. Le bilan est de 6 morts, dont le prêtre. Les assaillants ont pris la fuite. L’attaque n’a pas été revendiquée.

AG : Aux États unis, la situation inquiétante dans l’État du Nebraska.

RA : C’est un État qui se trouve dans le centre des États-Unis, et qui est touché depuis plusieurs mois par des intempéries exceptionnelles. Elles ont débuté au mois de mars ! Et cela perturbe complètement le cycle agricole, ce qui est effectivement inquiétant, car le Nebraska est un département rural. On fait le point sur cette situation avec Stefanie Schüler.

Quand on est agriculteur dans le Nebraska, on sème le maïs de la mi-avril au 10 mai. Mais en ce printemps 2019, les sols sont gorgés d’eau. Il n’y a presque plus de surfaces cultivables, et la récolte d’été est désormais compromise. C’est un coup dur pour la population de cet État, troisième producteur de maïs aux États-Unis. Ici, un emploi sur quatre est lié à l’agriculture. Après une tempête de neige en mars, suivie de pluies diluviennes ces dernières semaines, le Nebraska est en proie à des inondations exceptionnelles qui affectent 85 % de sa surface. Dans 81 de ses 93 comtés, l’état d’urgence a été déclaré. Les autorités estiment les dommages pour les céréaliers à 440 millions de dollars. Les éleveurs ne s’en sortent guère mieux. Beaucoup de bêtes ont péri lors des crues, d’autres sont tombées malades à cause des eaux sales. Ces inondations tombent au plus mal. Les revenus des agriculteurs américains ont chuté de moitié depuis 2013. Une précarisation qui risque d’être aggravée par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Puisque la Chine est aujourd’hui le premier importateur des récoltes américaines.

AG : Direction à présent Berlin la capitale allemande où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont commémoré ce dimanche la fin du blocus de leur ville il y a 70 ans.

RA : Pendant près d’un an, entre juin 1948 et mai 1949, les accès à Berlin par la route ont été bloqués par les Soviétiques, c’est ce qu’on appelle le blocus. Face à ce blocus, un pont aérien avait été mis en place pour permettre à la population d’être ravitaillée, d’avoir accès notamment à de la nourriture. Ce blocus a pris fin le 12 mai 1949, c’était donc il y a 70 ans jour pour jour, et c’est cet anniversaire qui a été célébré aujourd’hui sur l’ancien aéroport de Tempelhoh où atterrissaient les avions des Alliés. Aujourd’hui les relations entre Berlin et Washington se sont dégradées. Reportage Delphine Nerbollier.

Hans Peter Enkel avait 7 ans lorsque le blocus de Berlin Ouest a pris fin, le 12 mai 1949.... en ce dimanche ensoleillé, il est venu célébrer les 70 ans de la fin du Blocus... sur cet aéroport de Tempelhof, où atterrissaient justement les avions des Alliés. Ce Berlinois salue l’action des Américains, mais a quelques doutes sur leur fiabilité actuelle... « À l’époque, les Russes étaient les adversaires, les Américains devaient donc réagir. Je ne suis pas sûr qu’ils le feraient de nouveau aujourd’hui. » Déficit commercial, participation financière à l’OTAN, les différends entre Berlin et Washington n’ont en effet jamais été aussi nombreux... devant un avion de l’armée américaine qui ravitailla Berlin en 1948, Paul, un Berlinois de 16 ans, tente de rester positif... « Les relations avec les USA sont très importantes, peut être mois qu’avant, car nous avons maintenant l’Europe, mais à mon avis, même si Donald Trump n’est pas d’accord sur tout, il ne faut pas gâcher cette relation » 70 ans après la fin du blocus de Berlin-Ouest, la perte de confiance envers l’allié traditionnel américain est toutefois réelle... selon une enquête d’opinion, 43 % des Allemands jugent la Chine davantage digne de confiance que les Américains. Delphine Nerbollier, Berlin, RFI.

AG : En football le match des « Olympiques » actuellement.

RA : L’Olympique de Marseille reçoit l’Olympique Lyonnais en clôture de la 36e journée de Ligue 1. Cette rencontre est pour les Marseillais leur dernière chance pour se qualifier pour une Coupe d’Europe la saison prochaine.

RA : 22h08 ici à Paris, comme chaque dimanche c’est l’heure de l’expression de la semaine expliquée par Yvan Amar. Ce soir, « entre le marteau et l’enclume ».

Guerre commerciale États-Unis-Chine : l’Europe entre le marteau et l’enclume ! Voilà l’un des titres proposés aujourd’hui par les informations de RFI. Et en écoutant le contenu de l’article, on apprend que quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent le plus. Les deux affirmations signifient-elles la même chose ? Elles sont proches en tout cas, et on comprend que ce conflit entre les deux super puissances risque d’avoir des retombées très néfastes, très mauvaises sur d’autres pays. Comme si ceux-ci, en Europe en particulier, étaient comme pris entre les deux géants : les puissants veulent se taper dessus, mais on peut être sur la trajectoire des coups ! Pourquoi un marteau et une enclume ? L’image est celle du forgeron, qui frappe de toutes ses forces et avec son marteau. Sur quoi frappe-t-il ? Sur l’objet qu’il cherche à façonner. Mais cet objet doit reposer que quelque chose pour qu’on le frappe avec précision. Il faut donc une enclume, une sorte de plateau très solide et bien fixé sur laquelle on met la pièce à forger. Et donc si vous êtes entre le marteau et l’enclume, même si le coup ne vous est pas destiné, c’est vous qui le prendrez ! Être entre le marteau et l’enclume, c’est donc au figuré, se trouver malgré soi, sans l’avoir voulu, dans une situation où l’on va être exposé aux chocs. Comme si on se retrouvait entre deux lignes ennemies, entre deux personnes qui veulent se battre : on risque de prendre des coups des deux côtés ! Et sans être l’adversaire déclaré ni de l’un ni de l’autre. Est-ce l’équivalent d’être pris entre deux feux ? Un peu, à cette différence qu’on accentue davantage l’innocence de celui qui se retrouve entre le marteau et l’enclume : il n’y est pour rien, il se retrouve là presque par hasard !

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 12/05/2019 20:15:04

Journal en français facile 12/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : en Israël le Premier ministre Benjamin Netanyahu va demander un délai pour la formation d’un gouvernement de coalition. Plus d’un mois après les élections législatives, la nouvelle équipe devait être annoncée en début de semaine prochaine, mais les discussions avec les autres partis de droite prennent du temps.

AG : Six fidèles catholiques tués dans le nord du Burkina Faso. Des hommes armés ont attaqué une église à l’heure de la messe.

RA : Et puis rendez-vous à la fin de cette édition pour retrouver l’expression de la semaine selon Yvan Amar.

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AG : En Israël, il faudra donc attendre avant de connaître le nouveau gouvernement.

RA : Cela fait plus d’un mois que les élections législatives ont eu lieu, elles ont été remportées par le parti de Benjamin Netanyahu. Suite à cela le Président israélien Reuven Rivlin a demandé au Premier ministre de former une coalition de gouvernement dans les 28 jours. Pas suffisant semble-t-il puisque ce dimanche Benjamin Netanyahu déclare qu’il va demander un délai supplémentaire de 14 jours. Pour quelles raisons ? Les explications à Jérusalem de Guilhem Delteil.

La demande d’un délai supplémentaire pour former un gouvernement n’a rien d’exceptionnel. L’éventualité, prévue par la loi, a déjà été saisie à plusieurs reprises par des chefs de gouvernement. Pour Benyamin Netanyahu, il s’agit même d’une « pratique acceptée ». Pratique d’autant plus nécessaire cette année, a-t-il jugé en ouverture du conseil des ministres ce dimanche, que le délai de 28 jours incluait une période de fêtes en Israël : la Pâque juive fin avril et les célébrations de l’indépendance du pays cette semaine. Le Premier ministre a également invoqué les tensions avec les groupes armés de Gaza, qui ont coûté la vie à 4 Israéliens et 25 Palestiniens, le week-end dernier pour justifier l’absence d’avancée dans les négociations avec ses futurs partenaires de gouvernement. Officiellement donc, la demande d’un délai supplémentaire n’est pas inquiétante pour le Premier ministre. Mais il n’a toujours annoncé aucun accord formel avec un autre parti du bloc de droite. Et Benyamin Netanyahu est engagé dans une course contre la montre avec le procureur général. Celui-ci a fait savoir son intention de le convoquer à une audition en vue d’une mise en examen. Une telle éventualité ne l’obligerait pas à démissionner, mais l’affaiblirait politiquement. Ses avocats ont écrit au procureur général pour réclamer un report de l’audition de leur client. Sur le front judiciaire aussi, le chef du gouvernement a demandé un délai. Mais l’acceptation de celui-ci est moins automatique. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

AG : L’actualité sur le continent africain : une église catholique attaquée ce dimanche au Burkina Faso.

RA : Cela s’est passé à Dablo, c’est une commune qui est située dans le nord du pays. Des hommes armés sont entrés dans l’église alors que la messe venait de débuter. Le bilan est de 6 morts, dont le prêtre. Les assaillants ont pris la fuite. L’attaque n’a pas été revendiquée.

AG : Aux États unis, la situation inquiétante dans l’État du Nebraska.

RA : C’est un État qui se trouve dans le centre des États-Unis, et qui est touché depuis plusieurs mois par des intempéries exceptionnelles. Elles ont débuté au mois de mars ! Et cela perturbe complètement le cycle agricole, ce qui est effectivement inquiétant, car le Nebraska est un département rural. On fait le point sur cette situation avec Stefanie Schüler.

Quand on est agriculteur dans le Nebraska, on sème le maïs de la mi-avril au 10 mai. Mais en ce printemps 2019, les sols sont gorgés d’eau. Il n’y a presque plus de surfaces cultivables, et la récolte d’été est désormais compromise. C’est un coup dur pour la population de cet État, troisième producteur de maïs aux États-Unis. Ici, un emploi sur quatre est lié à l’agriculture. Après une tempête de neige en mars, suivie de pluies diluviennes ces dernières semaines, le Nebraska est en proie à des inondations exceptionnelles qui affectent 85 % de sa surface. Dans 81 de ses 93 comtés, l’état d’urgence a été déclaré. Les autorités estiment les dommages pour les céréaliers à 440 millions de dollars. Les éleveurs ne s’en sortent guère mieux. Beaucoup de bêtes ont péri lors des crues, d’autres sont tombées malades à cause des eaux sales. Ces inondations tombent au plus mal. Les revenus des agriculteurs américains ont chuté de moitié depuis 2013. Une précarisation qui risque d’être aggravée par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Puisque la Chine est aujourd’hui le premier importateur des récoltes américaines.

AG : Direction à présent Berlin la capitale allemande où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont commémoré ce dimanche la fin du blocus de leur ville il y a 70 ans.

RA : Pendant près d’un an, entre juin 1948 et mai 1949, les accès à Berlin par la route ont été bloqués par les Soviétiques, c’est ce qu’on appelle le blocus. Face à ce blocus, un pont aérien avait été mis en place pour permettre à la population d’être ravitaillée, d’avoir accès notamment à de la nourriture. Ce blocus a pris fin le 12 mai 1949, c’était donc il y a 70 ans jour pour jour, et c’est cet anniversaire qui a été célébré aujourd’hui sur l’ancien aéroport de Tempelhoh où atterrissaient les avions des Alliés. Aujourd’hui les relations entre Berlin et Washington se sont dégradées. Reportage Delphine Nerbollier.

Hans Peter Enkel avait 7 ans lorsque le blocus de Berlin Ouest a pris fin, le 12 mai 1949.... en ce dimanche ensoleillé, il est venu célébrer les 70 ans de la fin du Blocus... sur cet aéroport de Tempelhof, où atterrissaient justement les avions des Alliés. Ce Berlinois salue l’action des Américains, mais a quelques doutes sur leur fiabilité actuelle... « À l’époque, les Russes étaient les adversaires, les Américains devaient donc réagir. Je ne suis pas sûr qu’ils le feraient de nouveau aujourd’hui. » Déficit commercial, participation financière à l’OTAN, les différends entre Berlin et Washington n’ont en effet jamais été aussi nombreux... devant un avion de l’armée américaine qui ravitailla Berlin en 1948, Paul, un Berlinois de 16 ans, tente de rester positif... « Les relations avec les USA sont très importantes, peut être mois qu’avant, car nous avons maintenant l’Europe, mais à mon avis, même si Donald Trump n’est pas d’accord sur tout, il ne faut pas gâcher cette relation » 70 ans après la fin du blocus de Berlin-Ouest, la perte de confiance envers l’allié traditionnel américain est toutefois réelle... selon une enquête d’opinion, 43 % des Allemands jugent la Chine davantage digne de confiance que les Américains. Delphine Nerbollier, Berlin, RFI.

AG : En football le match des « Olympiques » actuellement.

RA : L’Olympique de Marseille reçoit l’Olympique Lyonnais en clôture de la 36e journée de Ligue 1. Cette rencontre est pour les Marseillais leur dernière chance pour se qualifier pour une Coupe d’Europe la saison prochaine.

RA : 22h08 ici à Paris, comme chaque dimanche c’est l’heure de l’expression de la semaine expliquée par Yvan Amar. Ce soir, « entre le marteau et l’enclume ».

Guerre commerciale États-Unis-Chine : l’Europe entre le marteau et l’enclume ! Voilà l’un des titres proposés aujourd’hui par les informations de RFI. Et en écoutant le contenu de l’article, on apprend que quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent le plus. Les deux affirmations signifient-elles la même chose ? Elles sont proches en tout cas, et on comprend que ce conflit entre les deux super puissances risque d’avoir des retombées très néfastes, très mauvaises sur d’autres pays. Comme si ceux-ci, en Europe en particulier, étaient comme pris entre les deux géants : les puissants veulent se taper dessus, mais on peut être sur la trajectoire des coups ! Pourquoi un marteau et une enclume ? L’image est celle du forgeron, qui frappe de toutes ses forces et avec son marteau. Sur quoi frappe-t-il ? Sur l’objet qu’il cherche à façonner. Mais cet objet doit reposer que quelque chose pour qu’on le frappe avec précision. Il faut donc une enclume, une sorte de plateau très solide et bien fixé sur laquelle on met la pièce à forger. Et donc si vous êtes entre le marteau et l’enclume, même si le coup ne vous est pas destiné, c’est vous qui le prendrez ! Être entre le marteau et l’enclume, c’est donc au figuré, se trouver malgré soi, sans l’avoir voulu, dans une situation où l’on va être exposé aux chocs. Comme si on se retrouvait entre deux lignes ennemies, entre deux personnes qui veulent se battre : on risque de prendre des coups des deux côtés ! Et sans être l’adversaire déclaré ni de l’un ni de l’autre. Est-ce l’équivalent d’être pris entre deux feux ? Un peu, à cette différence qu’on accentue davantage l’innocence de celui qui se retrouve entre le marteau et l’enclume : il n’y est pour rien, il se retrouve là presque par hasard !

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 12/05/2019 20:15:04

Journal en français facile 11/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie d’Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un accueil sobre pour les deux anciens otages français libérés dans le nord du Burkina Faso. Ils sont rentrés en France aujourd’hui, 36 h après leur libération au cours de laquelle deux militaires ont été tués.

AG : Au Venezuela des manifestations qui ne semblent pas rassembler les foules. Ce samedi est une nouvelle journée de mobilisation à l’appel du chef de l’opposition Juan Guaido, mais les manifestants craignent la répression du régime.

RA : Et puis à la fin de cette édition, rendez-vous avec Yvan Amar pour le mot de la semaine.

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AG : Les deux anciens otages français sont donc de retour dans leur pays.

RA : Patrick Pique et Laurent Lassimouillas, retenus pendant neuf jours et libérés il y a un peu plus de 36 h dans le nord du Burkina Faso. L’avion à bord duquel les deux hommes ont été rapatriés a atterri en fin de journée sur la base aérienne de Villacoublay près de Paris. Ils ont été accueillis par le Président Emmanuel Macron dans une ambiance grave. Le récit de Valérie Cohen de retour de Villacoublay.

L’accueil des ex-otages était volontairement sobre et grave ; car leur libération a été assombrie par la mort de 2 sous-officiers français. Pas d’effusion, la famille des touristes français les attendait dans un salon de la base militaire. Le Président de la République a accueilli les 2 Français et la ressortissante sud-coréenne sur le tarmac, mais il n’a pas fait de déclaration. Emmanuel Macron réserve ses propos pour l’hommage solennel et national qui sera rendu aux 2 militaires mardi aux Invalides. Étaient présents la ministre des Armées, Florence Parly, ainsi que le ministre des Affaires étrangères qui eux ont pris la parole : le devoir de l’État est d’assurer la sécurité des Français, a déclaré Jean-Yves Le Drian, tout en insistant sur le fait que les conseils au voyageur émanant du Quai d’Orsay doivent être respectés intégralement. Des conseils que les ex-otages regrettent de ne pas avoir suivis. L’un d’eux, Laurent Lassimouillas, en costume cravate comme son compagnon a rendu d’abord hommage aux 2 soldats et à je cite leur « sacrifice », avant de reconnaître qu’ils auraient dû je cite « certainement prendre davantage en compte les recommandations de l’État et la complexité de l’Afrique. »

AG : Au Venezuela l’inquiétude de l’opposition.

RA : C’est une nouvelle journée de manifestations aujourd’hui, à l’appel de Juan Guaido le chef de l’opposition dans le pays. Mais pour le moment la mobilisation ne semble pas très importante, on compte entre 1500 et 2000 personnes sur une place de Caracas et les manifestants ne défilent pas. Les opposants ont peur de la répression du régime de Nicolas Maduro, suite au soulèvement manqué du 30 avril. On va s’intéresser au rôle de l’église dans cette crise au Venezuela. Un rôle important puisque plusieurs prêtres soutiennent ouvertement Juan Guaido. C’est un reportage à Caracas des envoyés spéciaux de RFI Boris Vichith et Oriane Verdier.

Voilà plusieurs mois que les évêques vénézuéliens ont clairement demandé le départ du Président Nicolas Maduro. La conférence épiscopale tente cependant de conserver un rôle de médiateur dans un pays polarisé à l’extrême. Le père Honegger Molina : « Nous avons toujours travaillé autour de l’appel à la paix dans une ambiance religieuse. Des représentants de partis politiques de l’opposition s’adressent à nous, mais aussi des membres du gouvernement pour essayer d’avoir un espace de dialogue et de rapprochement. » Malgré tout le père Honegger Molina dénonce la dictature du régime de Maduro et la misère dans laquelle le chavisme a plongé le pays. « Une prise de position politique inacceptable de la part d’un homme d’Église » du point de vue d’un autre père : Numa Molina, représentant médiatique de la minorité de prêtres défenseurs du chavisme. « Ce n’est pas non plus tout le peuple qui a faim. Il y a par exemple un projet du gouvernement les cartons de nourritures qui arrivent à tout le pays. Les gens trouvent de la nourriture pour tenir le coup. Pourquoi il n’y a pas eu de soulèvement social au Venezuela ? Avec toute la détresse ? C’est par ce que le peuple est conscient que tout cela est une nouvelle attaque impérialiste. Ce n’est pas nous qui avons créé cela. » S’ils ont des points de vue opposés, les deux hommes d’Église affirment être prêts à faire partie active d’un dialogue de transition. Le père Honegger craint cependant que la résolution pacifique du conflit ne soit aujourd’hui impossible. Caracas, Boris Vichith Oriane Verdier, RFI.

AG : Au Pakistan un hôtel de luxe attaqué par des hommes armés.

RA : Cela s’est passé dans le sud-ouest du pays, à Gwadar. Il y a au moins un mort, un garde qui se trouvait à l’entrée de l’hôtel. L’attaque a été revendiquée par un groupe indépendantiste, l’Armée de libération du Baloutchistan.

AG : Et puis c’est la campagne pour les élections européennes. Ce soir nous nous arrêtons en Grèce.

RA : En Grèce où trois élections sont prévues cette année. Les Européennes, le 26 mai, les régionales le même jour, et puis les législatives à l’automne. Avant ces trois échéances, le Premier ministre Alexis Tsipras a obtenu la confiance du Parlement, c’était hier soir. Un vote qu’il avait lui-même demandé pour renforcer sa position dans cette année très importante. Le voilà donc en campagne, une campagne axée sur des thèmes plutôt nationaux. Les échos à Athènes : reportage de Charlotte Stievenard.

En début de semaine, le Premier ministre Alexis Tsipras a annoncé le retour d’un 13e mois pour les retraités, une baisse de 24 à 13 pour cent de la Taxe sur la valeur ajoutée sur les produits alimentaires. Dans les rues d’Athènes, les réactions sont contrastées : « Je pense qu’ils nous ont volés. Des 10 qu’ils nous ont pris, ils nous rendent 1 sous forme de subventions et d’aumône. » « Les autres ont fait les coupes et lui il restaure ce que n’ont pas restauré les autres. »  À l’approche des élections européennes, les discussions au niveau politique et dans la presse portent ne portent pourtant pas sur les thèmes importants explique Stella Ladi, professeur adjointe à l’université Panteio. « Les partis parlent surtout de la corruption, si le Premier ministre est allé se balader dans un yacht de luxe, si la nouvelle démocratie a été mêlée à des scandales pour lesquels il n’y a pas de preuves. Ils ne discutent même pas des thèmes qui sont importants pour la Grèce comme l’économie, l’immigration. » Jusqu’ici, les conservateurs de la Nouvelle Démocratie devancent le parti au pouvoir Syriza dans les sondages. Après les élections européennes et locales fin mai, les législatives devraient suivre en octobre. Charlotte Stievenard, Athènes, RFI.

AG : Et puis en France le mouvement des gilets jaunes s’essouffle.

RA : On parle d’essoufflement d’un mouvement quand celui-ci perd de sa force. Aujourd’hui il y avait moins de 19mille manifestants en France selon le ministère de l’Intérieur. Il faut savoir qu’au plus fort de la contestation les gilets jaunes ont rassemblé près de 300 mille personnes dans le pays.

RA : RFI 22h08 à Paris, l’heure de retrouver comme chaque samedi le mot de la semaine, et il s’agit du mot enterrement. Yvan Amar.

L’entreprise ThyssenKrupp enterre son mariage avec Tata, autre entreprise géante. L’union ne se fera donc pas. Et les journalistes de RFI, comme bien d’autres, ont utilisé cette image matrimoniale : rupture au bout de deux années de fiançailles. Mariage enterré donc. Les deux événements sont souvent associés. Deux manifestations sociales et familiales, l’une triste et l’autre gaie en général qui fondent la société. Le sens littéral de ce mot enterrement fait penser à un enfouissement : on enterre quelque chose pour le mettre à l’abri : un trésor, une cassette, une clé. Mais évidemment on pense aussi aux rites funéraires : on enterre un mort lorsqu’on dépose son corps sous la terre, qu’il soit entouré d’un simple linceul ou déposé dans un cercueil. Mais l’enterrement signifie aussi un abandon définitif. Et justement, les mariages et les enterrements sont parfois liés, grâce à ce sens figuré. C’est peut-être pour ça qu’on entend souvent parler d’enterrement de vie de garçon ou d’enterrement de vie de jeune fille. Cérémonies fort à la mode ces derniers temps. L’enterrement de vie de garçon est une tradition plus ancienne. Celle des « jeunes filles » est portée par la parité, le traitement égal pour les deux genres. Il s’agit de faire la fête ; juste avant son mariage, pour symboliquement dire adieu à la vie insouciante des célibataires. Une soirée de joie et souvent d’excès qu’on passe soit entre filles soit entre garçons.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 11/05/2019 20:15:03

Journal en français facile 10/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Hugo Lanoë : 22h à Paris à l’écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi ce soir, Alexis Guilleux. Bonsoir Alexis !

Alexis Guilleux : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL : Au sommaire de cette édition : « une opération d’une rare difficulté » voilà les mots ce soir de la ministre française des armées. Florence Parly a pris la parole pour préciser les détails de la libération de 4 otages occidentaux au Sahel. Elle en a profité pour rendre hommage aux deux militaires français tués au cours de cette opération. On fait le point dans un instant.

AG : Des armes qui restent à quai, un bateau qui fait demi-tour et des ONG qui crient victoire. Le cargo saoudien qui devait charger des munitions françaises n’a finalement pas fait escale au Havre aujourd’hui. Pourquoi ? Éléments de réponse dans ce journal.

HL : Et puis nous terminerons cette édition avec un triste record... celui du nombre de déplacés dans le monde en 2018 à cause des guerres, mais aussi du réchauffement climatique. Voilà pour le programme Bienvenue à tous !

------

AG : « Donner sa vie pour sauver celle des autres ». Voilà les mots ce soir de la ministre des armées Florence Parly.

HL : Aux côtés de Florence Parly : le chef d’état-major des armées, François Lecointre. Au cours d’une conférence de presse donnée en fin de journée, ils ont ensemble salué la mémoire de Cédric de Pierrepont et celle d’Alain Bertoncello, morts la nuit dernière pour avoir libéré 4 otages occidentaux au Sahel, précisément au Burkina Faso. Parmi ces 4 otages : une Sud-Coréenne et une Américaine a priori retenues depuis 28 jours, et les deux touristes français, Patrick Pique et Laurent Lassimouiillas enlevés le 1er mai au Bénin. Les détails sur cette opération militaire avec Laure Broulard.

Les forces françaises suivaient l’évolution des ravisseurs depuis plusieurs jours. Et c’est pour éviter le transfèrement des otages aux jihadistes de la Katiba Macina, un groupe terroriste proche d’Al Qaida opérant au Mali, que l’opération a été lancée la nuit dernière. Pas encore de confirmation officielle quant à l’identité de ces primo-ravisseurs, 4 d’entre eux ont été tués, les deux autres se sont échappés selon l’armée française. Ils sont en tout cas parvenus à transporter Laurent Lassimouillas et Patrick Pique du nord du Bénin au nord du Burkina Faso. L’opération de la nuit dernière, conduite avec le concours des forces burkinabés et le soutien du renseignement américain était d’une très grande complexité, c’est un véritable exploit a assuré Florence Parly, la ministre des armées. Les commandos des forces spéciales se sont infiltrés dans la nuit avant d’être finalement repérés à 10 m des abris des ravisseurs a renchéri le chef d’état-major. Des questions demeurent cependant autour des deux autres otages libérés par les forces françaises. Personne n’était au courant de leur présence dans la zone » explique l’armée française. Les 4 ex-otages sont en tout cas attendus en France demain après-midi, à Villacoublay, où ils seront reçus par le président de la République.

HL : Mardi, Emmanuel Macron présidera aux Invalides une cérémonie d’hommage national aux deux commandos français tué dans l’exercice de leur fonction, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Les États-Unis remercient de leur côté la France pour la libération de l’otage américaine.

AG : Direction les États-Unis justement Hugo où Donald Trump l’assure : les discussions avec la Chine sont constructives et vont se poursuivre.

HL : Ma relation avec le président Xi Jinping reste très forte dit-il. Le vice-premier ministre chinois est actuellement à Washington. Les négociations entre les deux parties sont finies pour aujourd’hui. Elles reprendront demain. Objectif : trouver une solution au conflit commercial qui oppose Washington et Pékin depuis plus d’un an.

AG : La tâche s’annonce ardue, difficile, compliquée et pour cause : les États-Unis ont renforcé leurs droits de douane la nuit dernière.

HL : Les taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois sont passées de 10 à 25 %. Pékin promet de riposter, de répondre, de contre-attaquer. Ces deux puissances veulent dominer l’économie mondiale. Et dans cette bataille Alexis, un enjeu : celui de la propriété intellectuelle et du pillage technologique. Écoutez les explications de l’économiste Sylvie Matelly.

Les États-Unis, comme les Européens d’ailleurs, critiquent depuis très longtemps la Chine parce que c’est bien connu : la Chine copie les technologies occidentales pour développer ses propres produits... donc il y a une tendance au plagiat des technologies occidentales pour développer ses propres produits. Et donc les États-Unis comme l’Union européenne font pression sur la Chine depuis plusieurs années pour qu’elle mette en place des mécanismes qui permettent un meilleur respect de la propriété intellectuelle. Il y a par exemple un phénomène qui est souvent critiqué par les occidentaux, c’est le fait qu’il n’y a aucune garantie, il n’y a aucun pare-feu, quand des entreprises étrangères investissent dans des entreprises chinoises, que les brevets et la propriété intellectuelle appartenant à ces entreprises étrangères ne vont pas se diffuser, vont être correctement protégées en Chine. Alors le paradoxe de la situation c’est que ça apparaît au grand jour au moment même où les Chinois sont en train de changer de position parce que les Chinois se retrouvent aujourd’hui avec des technologies qui sont leurs propres innovations et qu’ils veulent eux-mêmes protéger.

AG : L’économiste Sylvie Matelly jointe au téléphone par David Baché. Autre concurrent, autre adversaire des États-Unis Hugo, la Russie.

HL : D’ailleurs Mike Pompeo sera en Russie la semaine prochaine. Le chef de la diplomatie américaine rencontrera mardi à Sotchi le président Vladimir Poutine et son homologue russe Sergueï Lavrov.

AG : Et au cours de ces rencontres, de ces entrevues Hugo... il sera sans doute question du Venezuela.

HL : Le pays annonce d’ailleurs la réouverture de sa frontière avec le Brésil. Le Venezuela où le bras droit de l’opposant Juan Guaido a été placé en détention dans une prison militaire de Caracas. Edgar Zambrano, vice-président de l’Assemblée nationale, a été arrêté mercredi pour sa participation au soulèvement raté du 30 avril contre le président en place Nicolas Maduro.

AG : À l’écoute du Journal en français facile sur RFI. Direction l’ouest de la France où une cargaison d’armes est restée à quais au port du Havre. Attendu depuis plusieurs jours, un cargo saoudien a finalement annulé son escale. Il devait procéder à un chargement d’armes et de munitions probablement en direction du Yémen où sévit une guerre civile depuis 2015. Les organisations de défense des droits saluent une première victoire. Alors pourquoi ce Saoudien a-t-il fait demi-tour ? Éléments de réponse avec Murielle Paradon.

Cela faisait plusieurs jours que le cargo Bahri Yanbu mouillait au large du Havre, sans entrer dans le port. Officiellement les conditions techniques n’étaient pas réunies. Finalement le navire saoudien repart sans faire escale et vraisemblablement sans prendre sa cargaison d’armes françaises. Car Paris a confirmé qu’il devait bien y avoir un chargement, en vertu d’un contrat pris de longue date avec l’Arabie saoudite. Emmanuel Macron dit assumer ces ventes d’armes, au nom de la lutte contre le terrorisme et d’exigences économiques. Le président français affirme avoir reçu des garanties que ces armes ne soient pas utilisées contre des civils au Yémen. Les organisations de Défense des droits de l’Homme sont très sceptiques. Une ONG, l’ACAT, avait déposé un recours en urgence pour empêcher le départ du bateau rempli d’armes. Le recours a été rejeté, le tribunal administratif jugeant qu’il n’y avait pas de « danger imminent ». Les pressions sont en tous cas de plus en plus fortes contre la vente d’armes françaises à l’Arabie saoudite, un des principaux acteurs de la guerre au Yémen qui a fait au moins 10 000 morts en 4 ans.

HL : Murielle Paradon. L’un des belligérants, l’un des acteurs qui prend part à cette guerre au Yémen, les rebelles chiites Houthis, viennent d’accepter d’évacuer trois ports stratégiques du pays d’ici à mardi. Le but : permettre à l’ONU d’acheminer l’aide humanitaire internationale. Les guerres civiles qui poussent certains à quitter leur pays et à se risquer à la traversée de la mer méditerranée. D’ailleurs trois migrants ont péri après le naufrage de leur embarcation entre la Libye et l’Italie.

AG : D’ailleurs un chiffre Hugo : 41 millions d’êtres humains ont quitté leur foyer l’année dernière à cause de la violence.

HL : Un bien triste record Alexis et avec le réchauffement climatique, la tendance devrait même s’amplifier selon l’IDMC, une ONG spécialisée dans les déplacements de population. Les explications à Genève avec Jérémie Lanche.

En 2018, les violences ont forcé près de 11 millions de personnes à abandonner leur maison. La plupart, en République démocratique du Congo, en Éthiopie et en Syrie. Mais encore plus de personnes ont été déplacées à cause des désastres environnementaux comme les inondations, les sécheresses et les cyclones : plus de 17 millions selon l’IDMC. Et la tendance n’est pas prête de s’arrêter dit la directrice de l’ONG Alexandra Billak : « C’est vrai que ces dernières années on a souvent plus de personnes qui sont déplacées par des catastrophes climatiques que par les conflits. Bien sûr, il est impossible de donner des projections en termes de chiffres, mais ce qu’on sait c’est que les effets du changement climatique ne vont faire qu’intensifier ces aléas climatiques donc on ne peut que s’attendre à une augmentation de ces mouvements à l’avenir. » Violences et catastrophes climatiques : les deux ne sont pas incompatibles. C’est le cas en Somalie et en Afghanistan. L’Afghanistan où la sécheresse l’an passé a provoqué autant de déplacements de population que le conflit avec les talibans. Jérémie Lanche, Genève, RFI.

HL : Un mot de football avec le match d’ouverture de la 36e journée de Ligue 1 en France. Saint-Étienne reçoit en ce moment Montpellier, 1 pour les Montpelliérains et 2 cartons rouges, un dans chaque camp. C’est la fin de votre Journal en français facile, présenté aux côtés de Alexis Guilleux merci Alexis.

AG : Merci Hugo.

HL : Belle soirée à vous qui nous écoutez. 



Voir le flux - 10/05/2019 20:30:12

Journal en français facile 10/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Hugo Lanoë : 22h à Paris à l’écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi ce soir, Alexis Guilleux. Bonsoir Alexis !

Alexis Guilleux : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL : Au sommaire de cette édition : « une opération d’une rare difficulté » voilà les mots ce soir de la ministre française des armées. Florence Parly a pris la parole pour préciser les détails de la libération de 4 otages occidentaux au Sahel. Elle en a profité pour rendre hommage aux deux militaires français tués au cours de cette opération. On fait le point dans un instant.

AG : Des armes qui restent à quai, un bateau qui fait demi-tour et des ONG qui crient victoire. Le cargo saoudien qui devait charger des munitions françaises n’a finalement pas fait escale au Havre aujourd’hui. Pourquoi ? Éléments de réponse dans ce journal.

HL : Et puis nous terminerons cette édition avec un triste record... celui du nombre de déplacés dans le monde en 2018 à cause des guerres, mais aussi du réchauffement climatique. Voilà pour le programme Bienvenue à tous !

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AG : « Donner sa vie pour sauver celle des autres ». Voilà les mots ce soir de la ministre des armées Florence Parly.

HL : Aux côtés de Florence Parly : le chef d’état-major des armées, François Lecointre. Au cours d’une conférence de presse donnée en fin de journée, ils ont ensemble salué la mémoire de Cédric de Pierrepont et celle d’Alain Bertoncello, morts la nuit dernière pour avoir libéré 4 otages occidentaux au Sahel, précisément au Burkina Faso. Parmi ces 4 otages : une Sud-Coréenne et une Américaine a priori retenues depuis 28 jours, et les deux touristes français, Patrick Pique et Laurent Lassimouiillas enlevés le 1er mai au Bénin. Les détails sur cette opération militaire avec Laure Broulard.

Les forces françaises suivaient l’évolution des ravisseurs depuis plusieurs jours. Et c’est pour éviter le transfèrement des otages aux jihadistes de la Katiba Macina, un groupe terroriste proche d’Al Qaida opérant au Mali, que l’opération a été lancée la nuit dernière. Pas encore de confirmation officielle quant à l’identité de ces primo-ravisseurs, 4 d’entre eux ont été tués, les deux autres se sont échappés selon l’armée française. Ils sont en tout cas parvenus à transporter Laurent Lassimouillas et Patrick Pique du nord du Bénin au nord du Burkina Faso. L’opération de la nuit dernière, conduite avec le concours des forces burkinabés et le soutien du renseignement américain était d’une très grande complexité, c’est un véritable exploit a assuré Florence Parly, la ministre des armées. Les commandos des forces spéciales se sont infiltrés dans la nuit avant d’être finalement repérés à 10 m des abris des ravisseurs a renchéri le chef d’état-major. Des questions demeurent cependant autour des deux autres otages libérés par les forces françaises. Personne n’était au courant de leur présence dans la zone » explique l’armée française. Les 4 ex-otages sont en tout cas attendus en France demain après-midi, à Villacoublay, où ils seront reçus par le président de la République.

HL : Mardi, Emmanuel Macron présidera aux Invalides une cérémonie d’hommage national aux deux commandos français tué dans l’exercice de leur fonction, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Les États-Unis remercient de leur côté la France pour la libération de l’otage américaine.

AG : Direction les États-Unis justement Hugo où Donald Trump l’assure : les discussions avec la Chine sont constructives et vont se poursuivre.

HL : Ma relation avec le président Xi Jinping reste très forte dit-il. Le vice-premier ministre chinois est actuellement à Washington. Les négociations entre les deux parties sont finies pour aujourd’hui. Elles reprendront demain. Objectif : trouver une solution au conflit commercial qui oppose Washington et Pékin depuis plus d’un an.

AG : La tâche s’annonce ardue, difficile, compliquée et pour cause : les États-Unis ont renforcé leurs droits de douane la nuit dernière.

HL : Les taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois sont passées de 10 à 25 %. Pékin promet de riposter, de répondre, de contre-attaquer. Ces deux puissances veulent dominer l’économie mondiale. Et dans cette bataille Alexis, un enjeu : celui de la propriété intellectuelle et du pillage technologique. Écoutez les explications de l’économiste Sylvie Matelly.

Les États-Unis, comme les Européens d’ailleurs, critiquent depuis très longtemps la Chine parce que c’est bien connu : la Chine copie les technologies occidentales pour développer ses propres produits... donc il y a une tendance au plagiat des technologies occidentales pour développer ses propres produits. Et donc les États-Unis comme l’Union européenne font pression sur la Chine depuis plusieurs années pour qu’elle mette en place des mécanismes qui permettent un meilleur respect de la propriété intellectuelle. Il y a par exemple un phénomène qui est souvent critiqué par les occidentaux, c’est le fait qu’il n’y a aucune garantie, il n’y a aucun pare-feu, quand des entreprises étrangères investissent dans des entreprises chinoises, que les brevets et la propriété intellectuelle appartenant à ces entreprises étrangères ne vont pas se diffuser, vont être correctement protégées en Chine. Alors le paradoxe de la situation c’est que ça apparaît au grand jour au moment même où les Chinois sont en train de changer de position parce que les Chinois se retrouvent aujourd’hui avec des technologies qui sont leurs propres innovations et qu’ils veulent eux-mêmes protéger.

AG : L’économiste Sylvie Matelly jointe au téléphone par David Baché. Autre concurrent, autre adversaire des États-Unis Hugo, la Russie.

HL : D’ailleurs Mike Pompeo sera en Russie la semaine prochaine. Le chef de la diplomatie américaine rencontrera mardi à Sotchi le président Vladimir Poutine et son homologue russe Sergueï Lavrov.

AG : Et au cours de ces rencontres, de ces entrevues Hugo... il sera sans doute question du Venezuela.

HL : Le pays annonce d’ailleurs la réouverture de sa frontière avec le Brésil. Le Venezuela où le bras droit de l’opposant Juan Guaido a été placé en détention dans une prison militaire de Caracas. Edgar Zambrano, vice-président de l’Assemblée nationale, a été arrêté mercredi pour sa participation au soulèvement raté du 30 avril contre le président en place Nicolas Maduro.

AG : À l’écoute du Journal en français facile sur RFI. Direction l’ouest de la France où une cargaison d’armes est restée à quais au port du Havre. Attendu depuis plusieurs jours, un cargo saoudien a finalement annulé son escale. Il devait procéder à un chargement d’armes et de munitions probablement en direction du Yémen où sévit une guerre civile depuis 2015. Les organisations de défense des droits saluent une première victoire. Alors pourquoi ce Saoudien a-t-il fait demi-tour ? Éléments de réponse avec Murielle Paradon.

Cela faisait plusieurs jours que le cargo Bahri Yanbu mouillait au large du Havre, sans entrer dans le port. Officiellement les conditions techniques n’étaient pas réunies. Finalement le navire saoudien repart sans faire escale et vraisemblablement sans prendre sa cargaison d’armes françaises. Car Paris a confirmé qu’il devait bien y avoir un chargement, en vertu d’un contrat pris de longue date avec l’Arabie saoudite. Emmanuel Macron dit assumer ces ventes d’armes, au nom de la lutte contre le terrorisme et d’exigences économiques. Le président français affirme avoir reçu des garanties que ces armes ne soient pas utilisées contre des civils au Yémen. Les organisations de Défense des droits de l’Homme sont très sceptiques. Une ONG, l’ACAT, avait déposé un recours en urgence pour empêcher le départ du bateau rempli d’armes. Le recours a été rejeté, le tribunal administratif jugeant qu’il n’y avait pas de « danger imminent ». Les pressions sont en tous cas de plus en plus fortes contre la vente d’armes françaises à l’Arabie saoudite, un des principaux acteurs de la guerre au Yémen qui a fait au moins 10 000 morts en 4 ans.

HL : Murielle Paradon. L’un des belligérants, l’un des acteurs qui prend part à cette guerre au Yémen, les rebelles chiites Houthis, viennent d’accepter d’évacuer trois ports stratégiques du pays d’ici à mardi. Le but : permettre à l’ONU d’acheminer l’aide humanitaire internationale. Les guerres civiles qui poussent certains à quitter leur pays et à se risquer à la traversée de la mer méditerranée. D’ailleurs trois migrants ont péri après le naufrage de leur embarcation entre la Libye et l’Italie.

AG : D’ailleurs un chiffre Hugo : 41 millions d’êtres humains ont quitté leur foyer l’année dernière à cause de la violence.

HL : Un bien triste record Alexis et avec le réchauffement climatique, la tendance devrait même s’amplifier selon l’IDMC, une ONG spécialisée dans les déplacements de population. Les explications à Genève avec Jérémie Lanche.

En 2018, les violences ont forcé près de 11 millions de personnes à abandonner leur maison. La plupart, en République démocratique du Congo, en Éthiopie et en Syrie. Mais encore plus de personnes ont été déplacées à cause des désastres environnementaux comme les inondations, les sécheresses et les cyclones : plus de 17 millions selon l’IDMC. Et la tendance n’est pas prête de s’arrêter dit la directrice de l’ONG Alexandra Billak : « C’est vrai que ces dernières années on a souvent plus de personnes qui sont déplacées par des catastrophes climatiques que par les conflits. Bien sûr, il est impossible de donner des projections en termes de chiffres, mais ce qu’on sait c’est que les effets du changement climatique ne vont faire qu’intensifier ces aléas climatiques donc on ne peut que s’attendre à une augmentation de ces mouvements à l’avenir. » Violences et catastrophes climatiques : les deux ne sont pas incompatibles. C’est le cas en Somalie et en Afghanistan. L’Afghanistan où la sécheresse l’an passé a provoqué autant de déplacements de population que le conflit avec les talibans. Jérémie Lanche, Genève, RFI.

HL : Un mot de football avec le match d’ouverture de la 36e journée de Ligue 1 en France. Saint-Étienne reçoit en ce moment Montpellier, 1 pour les Montpelliérains et 2 cartons rouges, un dans chaque camp. C’est la fin de votre Journal en français facile, présenté aux côtés de Alexis Guilleux merci Alexis.

AG : Merci Hugo.

HL : Belle soirée à vous qui nous écoutez. 



Voir le flux - 10/05/2019 20:30:12