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Égypte : éternelle terre de découvertes (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Découverte d’une tombe antique près des pyramides de Gizeh. Imaginer une interview (A2), présenter une découverte archéologique (B1), développer une argumentation (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale), Français des relations internationales (Diplomates, journalistes...)

Voir le flux - 09/02/2018 14:00:00

Quand les écrans sont une drogue (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Et si la dépendance aux écrans était comparable à l’addiction aux drogues. Donner des conseils (A2), imaginer une interview (B1), donner son avis, argumenter (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale)

Voir le flux - 09/02/2018 14:00:00

Journal en français facile 08/02/2018 20h00 GMT

Transcription

21 h Paris

20 h TU

 

Gilles Moreau : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Dans l'actualité :

Y a-t-il-eu des crimes contre l'humanité commis au Vénézuela  et aux Philippines, deux pays connus pour leurs violences politiques ? La Cour pénale internationale a commencé des « examens préliminaires ».

SB : Nouvelles violences meurtrières en Syrie, dans la Ghouta orientale et dans la province de Deir Ezzor. Les morts se comptent par centaines. Le Conseil de sécurité se réunit ce soir pour débattre d'une trêve humanitaire.

 

GM : Dans ce journal également :

- Le limogeage du ministre tchadien de la culture.

- La suite du procès de Salah Abdeslam. C'était le dernier jour de l'audience à Bruxelles.

- et les Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, à la veille de la cérémonie d'ouverture.

 

 

SB : La Cour pénale internationale a commencé à se pencher sur d'éventuels crimes contre l'Humanité commis aux Philippines et au Vénézuela.

GM : Les Philippines, théâtre d'une guerre impitoyable contre le narco-trafic, et le Venezuela, connus pour ses violents troubles politiques. La CPI, qui siège à la Haye, aux Pays Bas, a entamé des "examens préliminaires".

Ecoutons la procureure Fatou Bensouda, elle revient sur la situation au Vénézuela :

"Les forces de l'ordre de cet État auraient fréquemment eu recours à la force de manière excessive pour disperser des manifestants ou réprimer des manifestations et auraient arrêté et détenu des milliers d'opposants véritables ou perçus comme tels, dont un certain nombre auraient subi de graves sévices et mauvais traitements pendant leur détention. Des groupes de manifestants auraient également eu recours à la violence, faisant des morts et des blessés au sein des forces de l'ordre.

J'insiste sur le fait qu'un examen préliminaire ne constitue nullement une enquête mais un processus au cours duquel les informations disponibles sont examinées afin de déterminer, en toute connaissance de cause, s'il existe une base raisonnable justifiant l'ouverture d'une enquête au regard des critères posés par le statut de Rome. Je rappelle que mon bureau s'acquitte de la mission qui lui incombe en toute indépendance et en toute impartialité conformément à son mandat et aux instruments juridiques de la Cour en vigueur. Ce faisant, nous espérons pouvoir compter sur la totale coopération des autorités nationales concernées au Venezuela".

GM : Fatou Bensouda, procureure de la CPI. Traduction assurée par Stéfanie Schüler.

 

SB : Les violences en Syrie, pays en guerre depuis bientôt 7 ans : aucun répit dans ces violences.

GM : ... alors que le régime de Bachar el Assad bombarde sans relâche la Ghouta orientale, enclave rebelle à l'est de Damas, d'autres combats particulièrement meurtriers ont tué une centaine de combattants pro-régime dans la province de Deir Ezzor, dans l'est du pays. C’est la coalition internationale menée par les Etats-Unis qui l'annonce. Elle affirme avoir lancé ces frappes, en riposte  à une attaque contre ses alliés des Forces démocratiques syriennes. Le Conseil de sécurité se réunit ce soir à huis clos pour débattre d'une trêve humanitaire en Syrie.

 

GM : En Ethiopie, près de 750 prisonniers vont être libérés, dont un dirigeant de l'opposition et des journalistes qui étaient poursuivis pour "participation à une entreprise terroriste". Ces libérations interviennent dans le cadre de réformes visant à apaiser les tensions dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

SB : Dans l'actualité encore le limogeage du ministre de la Culture tchadien. Le célèbre cineaste Mahamat Saleh Haroun, prix du Jury à Cannes en 2010 pour le film "Un homme qui crie" et dont le dernier long métrage "Une saison en France" raconte le parcours d'un réfugié centrafricain,  a été remercié ce jeudi.  Un limogeage qui a créé la surprise même si certains de ses propos auraient déplu en haut lieu.

Madjiasra Nako   :

« C’est un décret du chef de l’Etat qui a mis fin aux fonctions du ministre-cinéaste. Il est remplacé par un ancien ministre de la Culture, Djibert Younous, qui est aussi un des pontes du MPS, le parti au pouvoir. Le limogeage de Mahamat Saleh Haroun a surpris plus d’un observateurs tant il était respecté. Pour certains, c’est peut-être la dernière interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique qui est à l’origine de ce limogeage brutal. Dans l’entretien, le célèbre cinéaste a indiqué, parlant de la caution morale qu’il apporte au gouvernement tchadien, qu’il n’est pas devenu ministre pour laver la mémoire du Tchad, des propos qui auraient déplu en haut lieu. Pour d’autres, Mahamat Saleh Haroun a toujours gardé une liberté de parole qui l’a toujours distingué au sein du gouvernement sans pour autant déranger. Les mêmes sources indiquent que tout s’est passé ce jeudi en conseil des ministres. Le ministre-cinéaste a clairement affiché sa divergence vis-à-vis de l’action gouvernementale face à la crise sociale. Or, comme le disait l’ancien ministre français Jean-Pierre Chevènement : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. »

 

SB : Au procès de Salah Abdeslam, c'était aujourd'hui le deuxième et dernier jour d'audience à Bruxelles.

GM : Cet homme de 28 ans est le seul membre encore en vie des commandos jihadistes qui ont frappé Paris le 13 novembre 2015. Il comparait à Bruxelles dans le dossier de la fusillade avec des policiers belges en mars 2016, trois jours avant son arrestation. Aujourd'hui, Abeslam n'était pas à l'audience car il ne souhaitait plus assister à son procès. Mais on a pu entendre les avocats de la défense.

A Bruxelles pour RFI, Laxmi Lota :

"Pourquoi encore plaider ? Pour me rendre intéressant ? Pour avoir la Une des journaux ?" commence par interroger de manière très théâtrale, Me Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam. "Salah Abdeslam vous a dit qu'Allah était son seul juge. Pourquoi vouloir me fatiguer à le défendre ? " poursuit-il. "Pour démontrer aux barbares de l'EI que l'Etat de droit reste debout", explique l'avocat. Me Sven Mary, réputé pour être procédurier n'a pas failli à sa renommée: il débute son argumentation en invoquant un problème de procédure : "les poursuites sont irrecevables", assène-t-il car l'article 12 sur l'emploi des langues n'a pas été respecté. Selon lui, le juge d'instruction aurait dû rédiger le procès-verbal en néerlandais, or il l'a fait en français. Me Mary est ensuite revenu sur les faits : "Il n'y a aucune trace de l'ADN de mon client sur les armes de la fusillade ! ".

"Ils auraient pu faire un massacre, ce n'est pas arrivé", plaide l'avocat du 2eme prévenu. "Arrêtez de nous dire qu’ils sont trop gentils!", rétorque Me Bauwens, représentant des parties civiles. "Ce n'est pas un drapeau d'Anderlecht qu'on a retrouvé chez eux, c'est un drapeau de Daesch !"

GM : Le jugement sera rendu le 29 avril "au plus tard".

 

SB : Plus que quelques heures d'attente avant le coup d'envoi officiel des 23 èmes Jeux olympiques d'hiver.

GM : Les Jeux de Pyeongchang, en Corée du sud. La cérémonie d'ouverture aura lieu  ce vendredi à 20h00 (heure locale, 11H TU, midi en France). En raison du programme très chargé, les premières épreuves ont déjà commencé, des matches de curling. C’est l'une des 15 disciplines au programme de cette quinzaine sportive où 102 titres olympiques seront décernés. Notre correspondant Frédéric Ojardias s'est rendu à Gangneung, où se trouve le village olympique et où il fait très froid :

« Il gèle à pierre fendre à Gangneung, qui a pris des allures de ville fantôme : les rues du centre sont désertes, encore peu de visiteurs, même si des habitants - bien emmitouflés – sont tout de même sortis pour applaudir le passage de la flamme olympique, qui ce soir prend la direction de la station de PyeongChang, dans la montagne, là où aura lieu demain la cérémonie d’ouverture. La principale attraction du moment à Gangneung, ce sont les 22 athlètes nord-coréens et leurs accompagnateurs : on les croise parfois sur le village olympique, souriant mais silencieux, traînant dans leur sillage des nuées de photographes et de journalistes qui tentent de leur poser des questions, à chaque fois sans succès. La délégation nord-coréenne a accroché un énorme drapeau haut de trois étages sur la façade de sa résidence et l’opération de charme de la Corée du Nord continue : ce soir à Gangneung, un orchestre nord-coréen donne un concert, le premier au Sud depuis plus d’une décennie. Les spectateurs ont été sélectionnés sur loterie parce que les tickets étaient gratuits. Payer ces musiciens aurait en effet constitué une violation des sanctions internationales ! »

SB : Quelques chiffres : 92 participent à ces JO, un record pour  les jeux d'hiver. Parmi eux, 6 nouveaux venus : l'Equateur, l'Erythrée, le Kosovo, la Malaisie, le Nigéria et Singapour.

SB  : En France, encore un ministre inquiété par des accusations de harcèlement et violences sexuelles.

GM : Après Gérald Darmanin,  il s'agit cette fois de Nicolas Hulot,  ministre de la Transition écologique, mis en cause par le journal l'Ebdo, dans au moins une affaire. Le ministre, qui a le soutien du président de la République et du 1er ministre, a reconnu l'existence d'une plainte en 2008, classée "sans suite". "Je n'ai évidemment rien à me reprocher" a expliqué Nicolat Hulot qui dénonce des "rumeurs ignominieuses".

GM : PSQ : il va falloir s'habituer à ce nouveau sigle. Il désigne le toute nouvelle  "police de sécurité du quotidien", annoncée par le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. L'objectif est d'accorder davantage de moyens dans les quartiers difficiles et de rapprocher les Français de leur police.
 

C’est la fin de votre Journal en français facile à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 08/02/2018 20:45:03

Avoir un talon d’Achille

Cette semaine la puce continue sa balade sur le mont olympe en compagnie de Marie Dominique Porée. Cette fois-ci il est question du valeureux Achille et de l’expression qu’il a inspiré : « avoir un talon d’Achille ». Les CM2 de Myriam Oubrik de l’école Pierre Foncin à Paris nous emboîtent le pas.

Une chronique de la Danse des mots.



Voir le flux - 08/02/2018 14:38:38

Fondamental, interprété par Calogero (niveau B1 intermédiaire)

Calogero évoque ses souvenirs d’enfance sur une ballade nostalgique. Décrire une chambre d’adolescent d’aujourd’hui ou l’imaginer en 2050 (B1).
Cours pour les 13-17 ans (Adolescents), Paroles de clip (Chansons francophones)

Voir le flux - 08/02/2018 14:00:00

Fondamental, interprété par Calogero (niveau B2 avancé)

Calogero évoque ses souvenirs d'enfance sur une ballade nostalgique. Écrire à la manière de Georges Perec (B2).
Paroles de clip (Chansons francophones)

Voir le flux - 08/02/2018 14:00:00

Le Brésil a la fièvre

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 08/02/2018 11:06:25

Habemus Groko

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

 

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr



Voir le flux - 08/02/2018 08:45:03

Journal en français facile 07/02/2018 20h00 GMT

Transcription

 

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau : Bonjour et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Edouard du Penhoat, bonsoir !

Dans l'actualité :

Angela Merkel en route vers un nouveau mandat de chancelière en Allemagne, son quatrième, mais les démocrates-chrétiens ont dû faire de nombreuses concessions aux sociaux-démocrates qui obtiennent plusieurs ministères-clés dans le prochain gouvernement.

EDP : Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira demain pour discuter d'une trêve humanitaire en Syrie. Aujourd'hui encore, des dizaines de civils ont été tués par les frappes de l'armée de l'air syrienne,  dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale.

GM : En visite sur l'île, Emmanuel Macron s'est dit favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution française. Il s'est en revanche opposé à une reconnaissance du corse comme langue officielle.

EDP : A deux jours des Jeux olympiques d'hiver, le régime de Pyongyang annonce la présence à Séoul de la soeur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.

 

 

 

EDP : En Allemagne, les contours du prochain gouvernement Merkel se précisent.

GM : Après l'accord trouvé avec les conservateurs d'Angela Merkel,  Martin Schulz doit quitter la présidence du parti social-démocrate pour devenir ministre des Affaires étrangères. Autre portefeuille-clé, le poste de ministre des Finances doit revenir, lui aussi, à une personnalité du SPD ( le parti social-démocrate ).

Les précisions de notre correspondant Pascal Thibault :

( non disponible)

GM : Au Tchad, le pouvoir sanctionne les partis d'opposition qui ont soutenu un appel à manifester lancé par des syndicats. Dix partis sont suspendus pendant deux mois pour  (officiellement) "troubles à l'ordre public" et "incitation à la violence".

 

EDP : Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira demain à huis-clos pour discuter d'une trêve humanitaire en Syrie.  GM : La situation est critique dans trois régions, en particulier : la Ghouta orientale, la région d'Idlib et enfin Afrine.  Afrine, cette enclave kurde actuellement bombardée par la Turquie.
 Murielle Paradon a pu joindre un témoin privilégié qui se trouve sur place :

« Mohammed Billo habite la ville d'Afrine. Il travaille comme correspondant pour la webradio syrienne Rozana basée à Paris. Selon lui, la Turquie bombarde sans relâche les villages kurdes de la région, sans épargner les civils : « L’armée turque a utilisé toutes ses armes d’une façon arbitraire sur les villages sécurisés. Les bombardements ont obligé les concitoyens kurdes à quitter leur maison.

De nombreux civils ont dû fuir leurs villages. Beaucoup se sont regroupés dans la ville d'Afrine où 3 ou 4 familles s'entassent dans un appartement, selon Mohammed Billo. Pour lui, la situation devient tragique et l'aide humanitaire se fait attendre :

«  Aucune association humanitaire n’intervient à Afrine jusqu’à présent, seulement les associations locales... On ne sait pas combien de temps on va résister… »

Mohammed Billo assure vouloir rester dans sa ville d'Afrine. Mais si la situation devient plus dangereuse, il enverra sa famille dans un lieu plus sûr, comme à Alep, la grande ville au sud d'Afrine. »

GM : Au moins 7 morts, 260 blessés et une soixantaine de disparus : c'est le dernier bilan du séisme qui a frappé mardi soir la ville de Hualien, à Taïwan. Les secouristes continuent de rechercher d'éventuels survivants dans les décombres.

EDP : Les 23e Jeux olympiques d'hiver s'ouvriront vendredi à Pyeongchang, en Corée du sud.

GM : A deux jours de la cérémonie d'ouverture, 47 athlètes russes accusés de dopage attendent toujours d'être fixés sur leur sort par le tribunal arbitral du sport. Quant à la délégation nord-coréenne, elle comprend 22 membres.Ils se joindront aux athlètes sud-coréens pour un défilé commun vendredi soir.

Le régime de Pyongyang a également annoncé la présence à Séoul de la soeur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. Nous retrouvons à Séoul Frédéric Ojardias :

« Kim Yo-jong, la soeur de Kim Jong-un, occupe un poste de pouvoir à Pyongyang ; très proche de son frère, elle est membre du comité central du Parti des Travailleurs et est en charge des questions de propagande. Elle aurait moins de 30 ans. Kim Yo-jong devrait sans doute apporter à Séoul un message de son frère. La venue annoncée au Sud d'un membre aussi influent de la famille régnante à Pyongyang montre « la volonté du Nord de célébrer les Jeux Olympiques et de réduire les tensions » s'est félicitée la présidence sud-coréenne.

L'année dernière, Kim Yo-jong a été placée sur liste noire par les Etats-Unis, qui l'accusent de graves violations des droits de l'Homme. Ce qui pourrait compliquer sa venue au Sud. Le vice-président américain Mike Pence, en visite à Tokyo, vient d'ailleurs de promettre nouvelles sanctions économiques, « les plus dures et les plus offensives jamais prises » contre le régime. Il a ajouté qu'il ne laissera pas la « propagande » de Pyongyang « prendre en otage » les Jeux. Malgré la détente olympique, le bras de fer continue. »

 

EDP : Aux Etats Unis, le projet de Donald Trump d'organiser un défilé militaire - un peu sur le modèle de celui du 14 juillet en France - est loin de faire l'unanimité.  Il est même très critiqué.

GM : Le président voudrait promouvoir la puissance militaire de son pays. Or une telle démonstration de force  n'est pas dans la tradition des Etats-Unis. Seuls 30 % des sondés (des personnes interrogées) approuvent ce projet, selon un sondage du quotidien de l'armée Military Times et  70% considèrent qu'il s'agira d'un "gaspillage d'argent, alors que les soldats sont très occupés".

EDP : Au deuxième jour de sa visite en Corse, Emmanuel Macron s'est dit favorable à une mention de la Corse dans la Constitution française.

GM : Cette reconnaissance de la spécificité de la Corse est l'une des principales revendications des nationalistes au pouvoir sur l'île. Dans son discours prononcé à Bastia,  le chef de l'Etat s'est en revanche opposé à d'autres revendications,  notamment la reconnaissance du corse comme langue officielle. Les nationalistes ont réagi en qualifiant d'"occasion manquée" cette visite d'Emmanuel Macron.

 

EDP : Plus on est riche, plus on a de chance de vivre vieux !

GM : C’est même calculé très précisément : en France, les hommes les plus aisés vivent en moyenne 13 ans de plus que les plus modestes. Chez les femmes, l’écart est de 8 ans. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques).

Les détails avec Valérie Cohen :

« Le constat est sans appel : plus on est riche, plus l’espérance de vie est élevée, et l’écart est immense aux extrêmes. Ainsi, les 5% d’hommes les plus riches, gagnant en moyenne 5800 euros par mois ont une espérance de vie de 84 ans. Or elle est de 71 ans pour les 5% d’hommes les plus pauvres, ayant un revenu moyen d'environ 500 euros mensuels. Les femmes les plus aisées, quant à elles, ont une espérance de vie de 88 ans, contre 80 pour les plus modestes. La corrélation entre espérance de vie et revenus n’est pas linéaire. Aux alentours d’un revenu de 1000 euros par mois, 100 euros supplémentaires sont associés à 11 mois d’espérance de vie en plus chez les hommes. Autour de 2000 euros mensuels, c’est 3mois et demi de plus. Alors pourquoi les plus riches vivent-ils plus longtemps ? On sait que les cadres sont moins soumis que les ouvriers aux risques professionnels : accidents du travail, exposition à des produits toxiques etc. et ils ont aussi moins de comportements à risque, type tabagisme. Mais l’étude révèle que même sans diplôme, on vit plus longtemps quand on est aisé. Les personnes modestes renoncent parfois à consulter un médecin. Les difficultés financières entravent la prévention et l’accès aux soins. »

EDP : La neige est tombée en abondance depuis hier, provoquant de fortes perturbations à Paris et sa banlieue.

GM : Situation cahotique en particulier dans les transports.  Heureusement, ce paysage de neige fait aussi la joie des touristes, même si la tour Eiffel est fermée au public. Dans le quartier de Montmartre,  une piste de ski a été improvisée au pied de la Basilique du Sacré-Coeur.

C’est la fin de votre Journal en français facile, bonsoir à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 07/02/2018 21:00:06

Réquisition

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Vingt ans de réclusion. C’est la peine qui a été requise contre Salah Abdeslam lors de son procès. Mais attention, l’accusé n’est pas encore condamné La peine requise n’est pas une décision de justice. C’est simplement l’avis, officiellement donné, du Ministère public, représenté par un magistrat, procureur ou substitut. Et avant d’annoncer sa réquisition, le procureur prononce un réquisitoire. Il s’agit là du discours à charge : c’est la parole de l’accusation. Bien sûr ceux qui doivent trancher, le juge ou le jury, sont tenus de prendre en compte cet avis mais on ne sait jamais si le tribunal suivra la recommandation c'est-à-dire s’il prononcera cette peine, s’il ira plus loin ou se montrera plus clément au contraire. Et comme la dernière parole est laissée à la défense, on entend, à la suite du réquisitoire, la plaidoirie des avocats de la défense, c'est-à-dire le discours qui défend ceux qui sont mis en examen. On a donc deux discours opposés, réquisitoire et plaidoirie, et ces mots sont souvent utilisés dans un sens élargi, un sens qui n’est pas technique, qui n’appartient plus au vocabulaire du prétoire, de la justice : on appelle souvent réquisitoire un discours ou un texte fortement accusateur. Et pour montrer que le discours prend parti, fermement pour accuser, on précise souvent : c’est un véritable réquisitoire. L’expression est intéressante et paradoxale : justement, quand on prend la peine de dire que c’est un véritable réquisitoire, c’est que ce n’est pas un vrai réquisitoire, mais un discours aussi offensif et accusateur qu’un réquisitoire.

Mais on voit qu’on est en face d’une série de mots dont les échos sont bien différents les uns des autres : une requête est une demande, judiciaire ou pas. Requérir c’est demander. Réquisition est évidemment de la même famille. Et à partir de ce mot déjà long, on a formé un verbe dont le sens est bien différent de celui de requérir : c’est réquisitionner. Et c’est toujours la puissance publique qui réquisitionne, sauf si on emploie le mot au figuré, par ironie. C'est-à-dire que d’autorité, on utilise une chose, ou un service, alors même qu’on n’en est pas propriétaire. Et on a tous en tête ces images de cinéma ou de roman, dans lesquelles on voit la police réquisitionner une voiture pour se lancer à la poursuite des bandits.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 07/02/2018 11:00:06