Tout le fil

Paramètres de recherche

Niveau

A1 A2 B1 B2 C1 C2

Support

Audio Vidéo Texte Iconographie

Compétence

CO EO CE EE
21-30 sur 4370 résultats.

Journal en français facile 19/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous.

JB : à la une de ce journal : le Brexit. On est à 10 jours de la date officielle. Theresa May pourrait demander un report de cette date dans les heures qui viennent. L’Union européenne pose ses conditions.

SB : Plus de 200 morts au Mozambique après le passage du cyclone Idai. Annonce ce soir du président. Sur place, les secouristes tentent de venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés.

JB : Enfin la colère des victimes de prêtres pédophiles après la décision du Pape François. Le souverain pontife refuse d’accepter la démission du cardinal Barbarin, condamné en première instance par la justice pour non-dénonciation d’actes pédophiles.

------

SB : Dix jours de la date officielle du Brexit, la pression est maximale sur Theresa May.

JB : Faut-il sortir sans accord le 29 mars prochain ou bien repousser la date du Brexit ? La question reste entière. Mais Theresa May semble se diriger vers la deuxième option. La Première ministre britannique doit adresser d’ici demain un courrier au président du conseil européen. À Londres, le récit de Béatrice Leveillé.

Pendant que Theresa May rédige sa lettre à Donald Tusk toutes portes fermées protégées par des policiers à l’abri des caméras et des questions des journalistes, les réunions s’enchaînent à Westminster pour tenter de trouver une issue à la crise. Une crise politique que la cheffe du gouvernement avait prédite dit son porte-parole si les députés n’approuvaient pas son accord lors du second vote. Pour l’instant le troisième vote n’est plus à l’ordre du jour ce qui entraîne cette demande de report de la date de sortie de l’Union européenne. Elle devait avoir lieu dans dix jours précisément et pourrait être repoussée au mois de juin si les 27 l’acceptent. Les rumeurs vont bon train et ce changement de date pourrait être une modification suffisante de l’accord ce qui autoriserait un troisième vote dans la foulée ou encore les députés pourraient à la majorité décider de voter. En attendant, les brexiters se sentent trahis par un parlement qui, disent-ils, tente par tous les moyens d’éviter le Brexit. Ils ne cachent pas leur colère et les discussions entre pro-Brexit et anti-Brexit sont vives devant le parlement britannique. Béatrice Leveillé, Londres.

JB : Et le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier met en garde aujourd’hui : une prolongation des discussions, oui, mais seulement si elle permet de faire adopter l’accord de sortie rejeté par le parlement britannique la semaine dernière. Au Mozambique, le bilan du cyclone Idai dépasse désormais les 200 morts. Annonce ce soir du président mozambicain Filipe Nyusi. La course contre la montre se poursuit dans le pays. Les secouristes tentent d’aider les nombreuses victimes. Et la situation pourrait s’aggraver, car plusieurs barrages qui retiennent l’eau dans les régions sinistrées menacent de céder.

SB : C’était le 19 mars 1962, les accords d’Evian donnaient lieu à un cessez-le-feu en Algérie.

JB : Et en ce jour d’anniversaire de l’indépendance algérienne, cette date figurait sur de nombreuses pancartes de manifestants aujourd’hui. Des milliers d’étudiants rejoints par des professionnels de la santé ont défilé notamment à Alger pour réclamer à nouveau le départ d’Abdelaziz Bouteflika.

SB : Le président kazakh Nursultan Nazarbayev annonce son départ après 30 ans à la tête du pays. 

JB : L’annonce a été faite à la télévision. Elle intervient moins d’un mois après le limogeage du gouvernement en raison des mauvais résultats économiques et d’une colère sociale grandissante. À un an de la présidentielle, Nursultan Nazarbayev reste néanmoins président du parti au pouvoir. Les explications de Christophe Paget.

Noursoultan Nazarbaïev n’a donné aucune raison à son départ, se bornant à souligner que cette année 2019 marquait les 30 ans de son arrivée au pouvoir. Mais cette démission se fait sur fond de crise sociale - le pays ne s’est toujours pas remis de la chute du prix des hydrocarbures, dont la république d’Asie centrale est grande exportatrice ; et il y a un mois le président limogeait son gouvernement pour « mauvais résultats économiques ». On sait aussi que Noursoultan Nazarbaïev, 78 ans, est malade, et que la question de sa succession, jamais réglée, devait finir par se poser. Peut-être ce départ est-il un moyen pour lui de contrôler cette succession tant qu’il le peut encore. D’autant que ses pouvoirs restent considérables : président du parti majoritaire qui contrôle l’Assemblée, chef du Conseil de sécurité et donc les forces de l’ordre, Père de la nation - ce qui lui garantit l’immunité judiciaire… Sa famille contrôle des pans entiers de l’économie. Et le président par intérim, jusqu’ici président du Sénat, travaille avec lui depuis l’indépendance de 1991. Un départ donc, mais pas un changement de régime : un régime qui ne laisse aucun espace à l’opposition, un régime accusé d’atteintes à la liberté de la presse et dont les forces de l’ordre pratiqueraient la torture.

JB : Les négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis avancent. C’est ce que fait savoir l’administration Trump. La semaine prochaine, une délégation américaine va se rendre à Pékin. Objectif : parvenir à un accord d’ici la fin avril.

SB : Sa décision était attendue. Le pape François refuse la démission du cardinal Barbarin. 

JB : C’est le cardinal lui-même qui l’annonce. Le Pape a donc décidé de réitérer, de renouveler sa confiance au prélat français. Et ce malgré sa condamnation par la justice pour ne pas avoir dénoncé des agressions pédophiles imputées à un prêtre de son diocèse. Juste après cette annonce, le cardinal Barbarin a annoncé se mettre en retrait pour « quelque temps ». De son côté, le Vatican est resté très discret aujourd’hui. La correspondance d’Eric Sénanque.

La réaction du Saint-Siège est sobre, à l’image de sa communication dans cette affaire Barbarin. Répondant à quelques journalistes, le porte-parole du Vatican, Alessandro Gisotti, a confirmé que le Pape François n’avait pas accepté la démission du Primat des Gaules, et laissé l’archevêque de Lyon face à ses responsabilités : « Conscient, cependant, des difficultés que connaît actuellement l’archidiocèse, le Saint-Père a laissé le cardinal Barbarin libre de prendre la décision la plus appropriée pour son diocèse. Le cardinal Barbarin a donc décidé de se mettre en retrait pour quelque temps et de demander au père Yves Baumgarten, vicaire général, de prendre la conduite du diocèse. » « Le Saint-Siège tient à redire sa proximité avec les victimes d’abus, avec les fidèles de l’archidiocèse de Lyon et avec toute l’Église de France qui vivent des heures douloureuses », a également précisé Alessandro Gisotti. Dans cette affaire Barbarin, le Pape François aura toujours fait preuve d’une extrême prudence, et le Saint-Siège a préféré laisser parler l’archevêque. En évoquant la présomption d’innocence du cardinal Barbarin, le pape prend le risque d’être impopulaire et de rendre floue sa politique de « tolérance zéro » concernant les affaires d’abus sexuels dans l’Église, mais montre sa confiance dans la justice laïque. En mai 2016 déjà, François avait défendu l’archevêque lyonnais précisant « attendre la suite de la procédure devant la justice civile ».

JB : Et les associations de victimes de prêtres pédophiles ont vivement critiqué cette annonce du Pape François.

SB : Christophe Castaner hué, autrement dit sifflé, ou encore conspué, aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

JB : Le ministre français de l’Intérieur est très critiqué après les violences de samedi sur les Champs-Élysées. Certains députés de l’opposition appellent ouvertement à sa démission. Christophe Castaner qui était auditionné, interrogé, au Sénat cet après-midi avec le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Il a justifié le limogeage du préfet de Paris et défendu ses décisions en matière de maintien de l’ordre. Paris justement, mais aussi Singapour et Hong Kong. Voilà le trio ex aequo des villes les plus chères au monde en 2018. C’est ce que révèle une étude du journal britannique The Economist. Jeanne Richard.

Prix des transports, des loyers, mais aussi du kilo de pain, d’une bouteille de bière ou d’une coupe chez le coiffeur. Les chercheurs ont comparé le prix de plus de 150 produits et services dans 130 villes dans le monde. Résultat : le top 10 des villes les plus chères est dominé par les villes européennes et asiatiques. Juste derrière Paris, Singapour et Hong Kong, on retrouve ainsi Zurich et Genève en Suisse, et Osaka au Japon. Dans le bas du classement, Caracas au Venezuela est considérée comme la ville où la vie est la moins chère au monde : le pays est embourbé dans une crise économique et politique sans précédent. On retrouve également Damas en Syrie ou Karachi au Pakistan à cause des problèmes sécuritaires. Alors, à quoi s’attendre pour 2019 ? Les conflits bien sûr, mais aussi les conséquences du Brexit en Europe, ou la guerre commerciale des États-Unis avec la Chine. Autant d’inconnues qui pourraient fragiliser les États et leurs économies. Mais les analystes estiment toutefois que le coût de la vie va globalement continuer à augmenter et atteindre un apogée en 2020.

JB : Les précisions de Jeanne Richard. Et c’est la fin de ce journal en français facile que vous pouvez retrouver sur notre site internet rfi.fr.



Voir le flux - 19/03/2019 20:30:10

Journal en français facile 19/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous.

JB : à la une de ce journal : le Brexit. On est à 10 jours de la date officielle. Theresa May pourrait demander un report de cette date dans les heures qui viennent. L’Union européenne pose ses conditions.

SB : Plus de 200 morts au Mozambique après le passage du cyclone Idai. Annonce ce soir du président. Sur place, les secouristes tentent de venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés.

JB : Enfin la colère des victimes de prêtres pédophiles après la décision du Pape François. Le souverain pontife refuse d’accepter la démission du cardinal Barbarin, condamné en première instance par la justice pour non-dénonciation d’actes pédophiles.

------

SB : Dix jours de la date officielle du Brexit, la pression est maximale sur Theresa May.

JB : Faut-il sortir sans accord le 29 mars prochain ou bien repousser la date du Brexit ? La question reste entière. Mais Theresa May semble se diriger vers la deuxième option. La Première ministre britannique doit adresser d’ici demain un courrier au président du conseil européen. À Londres, le récit de Béatrice Leveillé.

Pendant que Theresa May rédige sa lettre à Donald Tusk toutes portes fermées protégées par des policiers à l’abri des caméras et des questions des journalistes, les réunions s’enchaînent à Westminster pour tenter de trouver une issue à la crise. Une crise politique que la cheffe du gouvernement avait prédite dit son porte-parole si les députés n’approuvaient pas son accord lors du second vote. Pour l’instant le troisième vote n’est plus à l’ordre du jour ce qui entraîne cette demande de report de la date de sortie de l’Union européenne. Elle devait avoir lieu dans dix jours précisément et pourrait être repoussée au mois de juin si les 27 l’acceptent. Les rumeurs vont bon train et ce changement de date pourrait être une modification suffisante de l’accord ce qui autoriserait un troisième vote dans la foulée ou encore les députés pourraient à la majorité décider de voter. En attendant, les brexiters se sentent trahis par un parlement qui, disent-ils, tente par tous les moyens d’éviter le Brexit. Ils ne cachent pas leur colère et les discussions entre pro-Brexit et anti-Brexit sont vives devant le parlement britannique. Béatrice Leveillé, Londres.

JB : Et le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier met en garde aujourd’hui : une prolongation des discussions, oui, mais seulement si elle permet de faire adopter l’accord de sortie rejeté par le parlement britannique la semaine dernière. Au Mozambique, le bilan du cyclone Idai dépasse désormais les 200 morts. Annonce ce soir du président mozambicain Filipe Nyusi. La course contre la montre se poursuit dans le pays. Les secouristes tentent d’aider les nombreuses victimes. Et la situation pourrait s’aggraver, car plusieurs barrages qui retiennent l’eau dans les régions sinistrées menacent de céder.

SB : C’était le 19 mars 1962, les accords d’Evian donnaient lieu à un cessez-le-feu en Algérie.

JB : Et en ce jour d’anniversaire de l’indépendance algérienne, cette date figurait sur de nombreuses pancartes de manifestants aujourd’hui. Des milliers d’étudiants rejoints par des professionnels de la santé ont défilé notamment à Alger pour réclamer à nouveau le départ d’Abdelaziz Bouteflika.

SB : Le président kazakh Nursultan Nazarbayev annonce son départ après 30 ans à la tête du pays. 

JB : L’annonce a été faite à la télévision. Elle intervient moins d’un mois après le limogeage du gouvernement en raison des mauvais résultats économiques et d’une colère sociale grandissante. À un an de la présidentielle, Nursultan Nazarbayev reste néanmoins président du parti au pouvoir. Les explications de Christophe Paget.

Noursoultan Nazarbaïev n’a donné aucune raison à son départ, se bornant à souligner que cette année 2019 marquait les 30 ans de son arrivée au pouvoir. Mais cette démission se fait sur fond de crise sociale - le pays ne s’est toujours pas remis de la chute du prix des hydrocarbures, dont la république d’Asie centrale est grande exportatrice ; et il y a un mois le président limogeait son gouvernement pour « mauvais résultats économiques ». On sait aussi que Noursoultan Nazarbaïev, 78 ans, est malade, et que la question de sa succession, jamais réglée, devait finir par se poser. Peut-être ce départ est-il un moyen pour lui de contrôler cette succession tant qu’il le peut encore. D’autant que ses pouvoirs restent considérables : président du parti majoritaire qui contrôle l’Assemblée, chef du Conseil de sécurité et donc les forces de l’ordre, Père de la nation - ce qui lui garantit l’immunité judiciaire… Sa famille contrôle des pans entiers de l’économie. Et le président par intérim, jusqu’ici président du Sénat, travaille avec lui depuis l’indépendance de 1991. Un départ donc, mais pas un changement de régime : un régime qui ne laisse aucun espace à l’opposition, un régime accusé d’atteintes à la liberté de la presse et dont les forces de l’ordre pratiqueraient la torture.

JB : Les négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis avancent. C’est ce que fait savoir l’administration Trump. La semaine prochaine, une délégation américaine va se rendre à Pékin. Objectif : parvenir à un accord d’ici la fin avril.

SB : Sa décision était attendue. Le pape François refuse la démission du cardinal Barbarin. 

JB : C’est le cardinal lui-même qui l’annonce. Le Pape a donc décidé de réitérer, de renouveler sa confiance au prélat français. Et ce malgré sa condamnation par la justice pour ne pas avoir dénoncé des agressions pédophiles imputées à un prêtre de son diocèse. Juste après cette annonce, le cardinal Barbarin a annoncé se mettre en retrait pour « quelque temps ». De son côté, le Vatican est resté très discret aujourd’hui. La correspondance d’Eric Sénanque.

La réaction du Saint-Siège est sobre, à l’image de sa communication dans cette affaire Barbarin. Répondant à quelques journalistes, le porte-parole du Vatican, Alessandro Gisotti, a confirmé que le Pape François n’avait pas accepté la démission du Primat des Gaules, et laissé l’archevêque de Lyon face à ses responsabilités : « Conscient, cependant, des difficultés que connaît actuellement l’archidiocèse, le Saint-Père a laissé le cardinal Barbarin libre de prendre la décision la plus appropriée pour son diocèse. Le cardinal Barbarin a donc décidé de se mettre en retrait pour quelque temps et de demander au père Yves Baumgarten, vicaire général, de prendre la conduite du diocèse. » « Le Saint-Siège tient à redire sa proximité avec les victimes d’abus, avec les fidèles de l’archidiocèse de Lyon et avec toute l’Église de France qui vivent des heures douloureuses », a également précisé Alessandro Gisotti. Dans cette affaire Barbarin, le Pape François aura toujours fait preuve d’une extrême prudence, et le Saint-Siège a préféré laisser parler l’archevêque. En évoquant la présomption d’innocence du cardinal Barbarin, le pape prend le risque d’être impopulaire et de rendre floue sa politique de « tolérance zéro » concernant les affaires d’abus sexuels dans l’Église, mais montre sa confiance dans la justice laïque. En mai 2016 déjà, François avait défendu l’archevêque lyonnais précisant « attendre la suite de la procédure devant la justice civile ».

JB : Et les associations de victimes de prêtres pédophiles ont vivement critiqué cette annonce du Pape François.

SB : Christophe Castaner hué, autrement dit sifflé, ou encore conspué, aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

JB : Le ministre français de l’Intérieur est très critiqué après les violences de samedi sur les Champs-Élysées. Certains députés de l’opposition appellent ouvertement à sa démission. Christophe Castaner qui était auditionné, interrogé, au Sénat cet après-midi avec le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Il a justifié le limogeage du préfet de Paris et défendu ses décisions en matière de maintien de l’ordre. Paris justement, mais aussi Singapour et Hong Kong. Voilà le trio ex aequo des villes les plus chères au monde en 2018. C’est ce que révèle une étude du journal britannique The Economist. Jeanne Richard.

Prix des transports, des loyers, mais aussi du kilo de pain, d’une bouteille de bière ou d’une coupe chez le coiffeur. Les chercheurs ont comparé le prix de plus de 150 produits et services dans 130 villes dans le monde. Résultat : le top 10 des villes les plus chères est dominé par les villes européennes et asiatiques. Juste derrière Paris, Singapour et Hong Kong, on retrouve ainsi Zurich et Genève en Suisse, et Osaka au Japon. Dans le bas du classement, Caracas au Venezuela est considérée comme la ville où la vie est la moins chère au monde : le pays est embourbé dans une crise économique et politique sans précédent. On retrouve également Damas en Syrie ou Karachi au Pakistan à cause des problèmes sécuritaires. Alors, à quoi s’attendre pour 2019 ? Les conflits bien sûr, mais aussi les conséquences du Brexit en Europe, ou la guerre commerciale des États-Unis avec la Chine. Autant d’inconnues qui pourraient fragiliser les États et leurs économies. Mais les analystes estiment toutefois que le coût de la vie va globalement continuer à augmenter et atteindre un apogée en 2020.

JB : Les précisions de Jeanne Richard. Et c’est la fin de ce journal en français facile que vous pouvez retrouver sur notre site internet rfi.fr.



Voir le flux - 19/03/2019 20:30:10

Film biographique (biopic)

Comment l’anglicisme « biopic » rivalise avec son équivalent français « biofilm » ? Qu’est-ce qui fait qu’un terme s’implante dans la langue courante, en particulier dans le domaine du cinéma où de nombreux emprunts à l’anglais sont entrés dans les dictionnaires (comme star, remake, thriller ou travelling) tandis que d’autres termes ne sont employés qu’en français (comme images d’archives, fondu enchaîné ou plan rapproché) ?

Contraction de biographical picture, biopic n’est pas pleinement satisfaisant, et biofilm est polysémique…

Film biographique
Synonyme : biofilm, n.m.
Domaine : Audiovisuel.
Définition : Film illustrant la vie et l'œuvre d'un personnage célèbre.
Équivalent étranger : biographical picture (en), biopic (en).
Publié au Journal officiel le 27 novembre 2008



Voir le flux - 19/03/2019 12:36:21

Qu’est-ce qu’une commission de terminologie ?

Comment fonctionne la Commission d’enrichissement de la langue française ? Comment prend-elle ses décisions ? Avec quels partenaires ? Pour tout comprendre, ce reportage en immersion lors d’une séance de la Commission d’enrichissement au ministère de la Culture.

Chaque année depuis 50 ans, la Commission d’enrichissement fait paraître environ 300 termes et définitions au Journal officiel, dans tous les domaines du savoir où les innovations technologiques produisent de nouveaux termes mais en anglais la plupart du temps. Comment les experts chargés de la terminologie auprès de la Commission choisissent-ils les termes candidats ? Comment les décisions sont-elles prises ?  Quels sont les critères retenus pour trouver les « bons termes » ?

De nombreux mots sont déjà entrés dans notre quotidien : 

alerte professionnelle au lieu de whistleblowing

audition au lieu de casting

commerce équitable au lieu de fair trade

comptant au lieu de cash

covoiturage pour car pooling

décrochage au lieu de dropping-out 

équipage au lieu de crew

éreintage, acharnement au lieu de bashing

financement participatif au lieu de crowdfunding

gagnant-gagnant au lieu de win-win

gardien de but au lieu de goal

géonavigateur au lieu de GPS

gyropode au lieu de Segway

heure de grande écoute au lieu de prime time

indicatif au lieu de jingle

information de dernière minute au lieu de breaking news

infox au lieu de  fake news

liseuse au lieu de e-book, e-reader

mise en récit au lieu de storytelling

navette au lieu de shuttle

pavé tactile au lieu de track pad

remue-méninges au lieu de brainstorming

tirs au but au lieu de penalties

 

Pour obtenir plus d’informations sur la Commission d’enrichissement de la langue française, découvrir 8000 termes et déposer vos suggestions : France Terme, un site du ministère français de la Culture.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture



Voir le flux - 19/03/2019 12:27:34

Déserteur

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Ce serait un déserteur de l’armée malienne qui aurait coordonné et dirigé l’attaque meurtrière qui a frappé le camp militaire de Dioura, au centre du pays. En effet, on dit qu’il a été officier dans l’armée régulière, et qu’il l’a quittée une première fois en 2006, puis y est revenu pour s’en éloigner de nouveau en 2012. Est-ce que ça fait de lui un déserteur ? Tout dépend de la manière dont il a quitté l’armée.

En effet le mot déserteur a un sens bien précis : il s’agit d’un soldat lié par un contrat avec l’armée, et qui quitte le service avant que ce contrat soit allé à son terme. Plusieurs possibilités : soit c’est un engagé volontaire, ou quelqu’un qui fait carrière dans l’armée, soit il est sous les drapeaux, il fait son service militaire. Soit si l’on est en période de guerre, il a été mobilisé : dans aucun de ces trois cas, il n’est censé quitter son poste. Tant qu’il n’a pas été démobilisé, il fait encore partie des forces armées. De plus on peut lui faire le reproche d’abandonner l’armée par peur. Il empoche sa solde et n’est pas là quand il y a du danger : la désertion peut parfois être comparée à une fuite. Et le déserteur n’a pas toujours une bonne image. Mais l’infamie qui s’attache au mot est bien souvent née de l’intérêt de l’État-major : c’est un esprit militariste qui peut propager ce genre d’idées. Mais on peut aussi remarquer que le sens de ces mots dérive très directement du sens du deserere en latin, dont l’une des formes est desertum, et qui a donné ces mots français : cela signifie abandonner, délaisser. Et le verbe déserter en français a très souvent une construction intransitive, c’est-à-dire qu’on parle de déserter tout court : abandonner son unité. Et on ne dit pas déserter l’armée. En revanche au figuré, on dit déserter une cause, quand on cesse de la soutenir.

Mais on voit que ces significations puisqu’elles sont en lien direct avec la signification latine du mot, de dérive pas du mot désert.

Et le désert est bien un lieu abandonné, mais il a pris un sens géographique bien particulier : une grande étendue pas ou presque pas habitée, et en général très aride : rien n’y pousse, que ce soit un désert de sable ou de pierres. Et dans un imaginaire français, le désert par excellence est évidemment le Sahara. Mais des déserts, on en a aussi au Moyen-Orient, ce qui fait que le mot apparaît très souvent dans les traductions françaises des textes bibliques : dans l’Ancien, et surtout dans le Nouveau Testament, par référence aux prédications de Jean-Baptiste. On parle de prêcher dans le désert. Et au figuré, l’expression a signifié parler dans être écouté, sans être compris, et surtout sans être suivi, comme s’il n’y avait personne, alors même qu’on a des auditeurs. Et on a aussi la traversée du désert. Le souvenir de la Bible est clair : il s’agit des quarante ans que les Hébreux mettent pour aller de l’Égypte pharaonique qu’ils quittent, jusqu’à la Terre Promise. Mais la formule a un sens politique clair : il s’agit d’une période de latence, de vide : après avoir eu des responsabilités, des fonctions officielles, on n’en a plus. Mais on est destiné à en avoir de nouveau : patience. Et l’expression a d’abord été employée dans ce sens en parlant de la période où De Gaulle n’était plus aux affaires : entre 1946 et 1958.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 19/03/2019 09:30:12

Journal en français facile 18/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous.

JB : À la une de l’actualité, le Brexit. Le gouvernement britannique ne peut pas présenter le même accord de retrait aux parlementaires pour un nouveau vote. Déclaration du président de la Chambre des communes John Bercow. Nous serons à Londres en début de journal.

SB : Le tireur d’Utrecht arrêté ce soir aux Pays-Bas. Ce matin il a abattu 3 personnes et blessé neuf autres. Ses motivations ne sont pas claires selon le Premier ministre néerlandais. 

JB : Enfin le Premier ministre français annonce des mesures après les violences de ce week-end sur les Champs-Élysées. Le préfet de police de Paris est limogé. Des manifestations de gilets jaunes interdites dans certaines conditions.

------

SB : En Grande-Bretagne, c’est un nouvel obstacle sur la route du Brexit.

JB : Le Président de la Chambre des communes John Bercow affirme que Theresa May ne peut pas faire revoter les parlementaires sur l’accord de retrait de l’Union européenne. Pourquoi ? Parce que le texte n’a subi aucune modification depuis le dernier vote le 12 mars dernier. L’accord avait alors été rejeté par les parlementaires. À Londres, Muriel Delcroix.

Le Speaker, le président de la Chambre des Communes, vient de lancer un énorme pavé dans la mare du Brexit en exhumant une convention parlementaire datant de 1604 selon laquelle le gouvernement ne peut pas demander aux députés de voter deux fois de suite sur le même texte. John Bercow contrarie ainsi brutalement les plans de Theresa May qui s’apprêtait à solliciter à nouveau le parlement après deux échecs cuisants et alors qu’elle est actuellement en pleines discussions avec différents groupes de rebelles brexiters pour les convaincre de soutenir son accord de divorce avant le sommet européen de jeudi à Bruxelles. Comme si la situation n’était déjà pas assez compliquée pour elle, la Première ministre se retrouve face à un nouveau casse-tête ce soir et va devoir trouver un moyen de modifier son texte. Mais il est possible qu’on s’achemine tout droit vers une crise constitutionnelle si le gouvernement s’engage dans un bras de fer avec les gardiens de la Chambre des Communes, en essayant par exemple de soumettre une motion demandant à suspendre, vu les circonstances exceptionnelles, les règles existantes. Mais pour l’instant on ne sait pas comment va répondre le gouvernement dont un porte-parole a refusé de commenter la décision du Speaker et il est clair que Theresa May doit activement échafauder un plan pour contourner cette nouvelle difficulté.

SB : L’auteur de la fusillade d’Utrecht aux Pays-Bas a été arrêté ce soir.

JB : Après plusieurs heures de cavale, de fuite, l’homme a été interpellé. Âgé de 37 ans, l’homme avait abattu dans la matinée trois personnes dans un quartier résidentiel de la ville. 9 autres personnes ont été blessées. Le mobile du suspect n’est pas clair. Les autorités néerlandaises ont d’abord privilégié la piste terroriste. Désormais elles n’excluent aucune piste. Y compris celle d’un différend familial.

SB : Au Mozambique, le bilan du cyclone qui s’est abattu ce week-end sur le pays pourrait atteindre le millier de morts.

JB : C’est ce qu’a annoncé le président mozambicain. « C’est un véritable désastre humanitaire », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée. Il estime que « la vie de 100 000 personnes est en danger ». Pour l’instant le bilan officiel fait état de 84 morts. Mais l’ampleur de la catastrophe laisse peu de doute sur le nombre de victimes. La tempête a tout emporté sur son passage : maisons routes et ponts. Les communications et l’électricité sont coupées dans plusieurs régions.

SB : En Nouvelle-Zélande, la Première ministre l’avait déjà annoncé. Elle l’affirme à nouveau : la loi sur les armes à feu va être durcie. 

JB : Jacinda Ardern annonce des mesures d’ici une semaine pour restreindre, autrement dit rendre plus difficile, l’accès aux armes. Des mesures qui pourraient comprendre l’interdiction de certains fusils semi-automatiques et un programme de rachat d’armes. Ces dernières années pourtant plusieurs tentatives de réformes avaient échoué. Reportage de notre envoyée spéciale à Christchurch, Carrie Nooten.

Si la culture des armes est réelle en Nouvelle-Zélande, elle l’est surtout parce qu’une grande majorité de la population vit en milieu rural et fermier. Mais les massacres perpétrés dans les deux mosquées de Christchurch vendredi ont remis les armes à feu au centre du débat. Les Néo-Zélandais pro armement se pensaient « raisonnables » - le contexte n’a rien avoir avec celui des États-Unis. Pourtant une polémique pointe : il semblerait que les permis de port d’armes soient très facilement octroyés. Le journaliste de l’Otago Daily Times George Block enquêtait sur l’armement et venait de recevoir des données compilées de l’administration. Il y a trouvé le réel taux d’attribution des ports d’arme à feu. « La police du district du sud, où résidait le suspect des attaques terroristes, a remis des ports d’armes à feu à 99 % des personnes qui les réclamaient, chaque année depuis 5 ans. Et à 98 % des postulants les dix dernières années. Ca a poussé un militant anti armement à réclamer des restrictions plus strictes, et un processus de cooptation plus rigoureux. Car selon lui, trop de gens y accèdent, et des armes se retrouvent en possession des mauvaises personnes. » La Chef du gouvernement est bien consciente du dilemme que cela posera aux fermiers, et a promis qu’elle prendrait conseil. Elle pourrait s’inspirer de l’Australie voisine, qui a réformé ses lois sur l’armement il y a 20 ans, justement après un massacre de masse. Carrie Nooten, Christchurch, RFI.

SB : Un procès sous haute tension s’est ouvert ce matin à Dresde en Allemagne. 

JB : Un réfugié syrien est jugé pour homicide contre un jeune Allemand. C’était l’été dernier à Chemnitz lors d’une rixe, d’une bagarre, entre plusieurs personnes. Cette mort avait donné lieu à des manifestations d’extrême-droite dans les jours qui avaient suivi. Correspondance de Pascal Thibaut.

« Avez-vous participé à des manifestations des mouvements anti-migrants Pegida ou Pro Chemnitz ? Êtes-vous membres ou sympathisants du parti d’extrême-droite Alternative pour l’Allemagne ? Vous êtes-vous exprimés publiquement sur la crise migratoire ? » Autant de questions que l’avocate de l’accusé a dès l’ouverture du procès posé aux juges. La juriste souhaitait d’ailleurs que son client soit jugé dans une autre région allemande craignant un éventuel parti pris des magistrats ou la pression sur ces derniers de l’opinion publique. Le procès contre le réfugié syrien Alaa Sheikhi a été ajourné jusqu’à ce que ces questions posées par son avocate aient été tirées au clair. Elles montrent bien l’état de tension qui règne dans la région après le meurtre fin août de Daniel H. à Chemnitz qui avait donné lieu dans les jours suivants à des manifestations et des débordements organisés par l’extrême-droite. Ces images avaient choqué l’Allemagne et fait le tour du monde. Plus de six mois après, la tension reste palpable. Des élections auront lieu en Saxe le 1er septembre dans une région fief de l’extrême-droite. Plusieurs centaines de hooligans de Chemnitz, impliqués dans les heurts de l’été dernier, se rassemblaient ce lundi pour enterrer un de leurs leaders. La mairesse de Chemnitz a souhaité qu’une condamnation soit prononcée. Mais l’issue du procès est plus qu’incertaine en raison des preuves ténues contre Alaa Sheikhi.

JB : Un djihadiste belge condamné à mort en Irak. Originaire d’Anvers, il avait combattu dans les rangs du groupe État islamique avant d’être arrêté à Mossoul en 2017. Sa condamnation a été confirmée par le ministère belge des Affaires étrangères. C’est le deuxième djihadiste belge condamné à mort dans le pays.

SB : L’actualité en France et la réponse de l’exécutif accusé de manque de fermeté après les violences de ce week-end.

JB : Le gouvernement est vivement critiqué. À Paris, 80 enseignes avaient été vandalisées, dégradées, certaines incendiées sur les Champs-Élysées. Edouard Philippe annonce le limogeage, le départ du préfet de police de Paris, Michel Delpuech. Des manifestations de gilets jaunes vont être interdites dans certains quartiers et certaines villes, en cas notamment de présence de casseurs. Le Premier ministre qui appelle, justement, les gilets jaunes à prendre leur distance avec les casseurs.

[Transcription manquante]

JB : Édouard Philippe. Le ministre de l’Économie Bruno Lemaire recevait lui des représentants des commerçants et artisans. Il a chiffré le coût des dégradations commises depuis le début des manifestations des gilets jaunes à plus de 170 millions d’euros. C’est la fin de ce Journal en français facile. Restez avec nous sur RFI.



Voir le flux - 18/03/2019 21:00:05

Journal en français facile 18/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous.

JB : À la une de l’actualité, le Brexit. Le gouvernement britannique ne peut pas présenter le même accord de retrait aux parlementaires pour un nouveau vote. Déclaration du président de la Chambre des communes John Bercow. Nous serons à Londres en début de journal.

SB : Le tireur d’Utrecht arrêté ce soir aux Pays-Bas. Ce matin il a abattu 3 personnes et blessé neuf autres. Ses motivations ne sont pas claires selon le Premier ministre néerlandais. 

JB : Enfin le Premier ministre français annonce des mesures après les violences de ce week-end sur les Champs-Élysées. Le préfet de police de Paris est limogé. Des manifestations de gilets jaunes interdites dans certaines conditions.

------

SB : En Grande-Bretagne, c’est un nouvel obstacle sur la route du Brexit.

JB : Le Président de la Chambre des communes John Bercow affirme que Theresa May ne peut pas faire revoter les parlementaires sur l’accord de retrait de l’Union européenne. Pourquoi ? Parce que le texte n’a subi aucune modification depuis le dernier vote le 12 mars dernier. L’accord avait alors été rejeté par les parlementaires. À Londres, Muriel Delcroix.

Le Speaker, le président de la Chambre des Communes, vient de lancer un énorme pavé dans la mare du Brexit en exhumant une convention parlementaire datant de 1604 selon laquelle le gouvernement ne peut pas demander aux députés de voter deux fois de suite sur le même texte. John Bercow contrarie ainsi brutalement les plans de Theresa May qui s’apprêtait à solliciter à nouveau le parlement après deux échecs cuisants et alors qu’elle est actuellement en pleines discussions avec différents groupes de rebelles brexiters pour les convaincre de soutenir son accord de divorce avant le sommet européen de jeudi à Bruxelles. Comme si la situation n’était déjà pas assez compliquée pour elle, la Première ministre se retrouve face à un nouveau casse-tête ce soir et va devoir trouver un moyen de modifier son texte. Mais il est possible qu’on s’achemine tout droit vers une crise constitutionnelle si le gouvernement s’engage dans un bras de fer avec les gardiens de la Chambre des Communes, en essayant par exemple de soumettre une motion demandant à suspendre, vu les circonstances exceptionnelles, les règles existantes. Mais pour l’instant on ne sait pas comment va répondre le gouvernement dont un porte-parole a refusé de commenter la décision du Speaker et il est clair que Theresa May doit activement échafauder un plan pour contourner cette nouvelle difficulté.

SB : L’auteur de la fusillade d’Utrecht aux Pays-Bas a été arrêté ce soir.

JB : Après plusieurs heures de cavale, de fuite, l’homme a été interpellé. Âgé de 37 ans, l’homme avait abattu dans la matinée trois personnes dans un quartier résidentiel de la ville. 9 autres personnes ont été blessées. Le mobile du suspect n’est pas clair. Les autorités néerlandaises ont d’abord privilégié la piste terroriste. Désormais elles n’excluent aucune piste. Y compris celle d’un différend familial.

SB : Au Mozambique, le bilan du cyclone qui s’est abattu ce week-end sur le pays pourrait atteindre le millier de morts.

JB : C’est ce qu’a annoncé le président mozambicain. « C’est un véritable désastre humanitaire », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée. Il estime que « la vie de 100 000 personnes est en danger ». Pour l’instant le bilan officiel fait état de 84 morts. Mais l’ampleur de la catastrophe laisse peu de doute sur le nombre de victimes. La tempête a tout emporté sur son passage : maisons routes et ponts. Les communications et l’électricité sont coupées dans plusieurs régions.

SB : En Nouvelle-Zélande, la Première ministre l’avait déjà annoncé. Elle l’affirme à nouveau : la loi sur les armes à feu va être durcie. 

JB : Jacinda Ardern annonce des mesures d’ici une semaine pour restreindre, autrement dit rendre plus difficile, l’accès aux armes. Des mesures qui pourraient comprendre l’interdiction de certains fusils semi-automatiques et un programme de rachat d’armes. Ces dernières années pourtant plusieurs tentatives de réformes avaient échoué. Reportage de notre envoyée spéciale à Christchurch, Carrie Nooten.

Si la culture des armes est réelle en Nouvelle-Zélande, elle l’est surtout parce qu’une grande majorité de la population vit en milieu rural et fermier. Mais les massacres perpétrés dans les deux mosquées de Christchurch vendredi ont remis les armes à feu au centre du débat. Les Néo-Zélandais pro armement se pensaient « raisonnables » - le contexte n’a rien avoir avec celui des États-Unis. Pourtant une polémique pointe : il semblerait que les permis de port d’armes soient très facilement octroyés. Le journaliste de l’Otago Daily Times George Block enquêtait sur l’armement et venait de recevoir des données compilées de l’administration. Il y a trouvé le réel taux d’attribution des ports d’arme à feu. « La police du district du sud, où résidait le suspect des attaques terroristes, a remis des ports d’armes à feu à 99 % des personnes qui les réclamaient, chaque année depuis 5 ans. Et à 98 % des postulants les dix dernières années. Ca a poussé un militant anti armement à réclamer des restrictions plus strictes, et un processus de cooptation plus rigoureux. Car selon lui, trop de gens y accèdent, et des armes se retrouvent en possession des mauvaises personnes. » La Chef du gouvernement est bien consciente du dilemme que cela posera aux fermiers, et a promis qu’elle prendrait conseil. Elle pourrait s’inspirer de l’Australie voisine, qui a réformé ses lois sur l’armement il y a 20 ans, justement après un massacre de masse. Carrie Nooten, Christchurch, RFI.

SB : Un procès sous haute tension s’est ouvert ce matin à Dresde en Allemagne. 

JB : Un réfugié syrien est jugé pour homicide contre un jeune Allemand. C’était l’été dernier à Chemnitz lors d’une rixe, d’une bagarre, entre plusieurs personnes. Cette mort avait donné lieu à des manifestations d’extrême-droite dans les jours qui avaient suivi. Correspondance de Pascal Thibaut.

« Avez-vous participé à des manifestations des mouvements anti-migrants Pegida ou Pro Chemnitz ? Êtes-vous membres ou sympathisants du parti d’extrême-droite Alternative pour l’Allemagne ? Vous êtes-vous exprimés publiquement sur la crise migratoire ? » Autant de questions que l’avocate de l’accusé a dès l’ouverture du procès posé aux juges. La juriste souhaitait d’ailleurs que son client soit jugé dans une autre région allemande craignant un éventuel parti pris des magistrats ou la pression sur ces derniers de l’opinion publique. Le procès contre le réfugié syrien Alaa Sheikhi a été ajourné jusqu’à ce que ces questions posées par son avocate aient été tirées au clair. Elles montrent bien l’état de tension qui règne dans la région après le meurtre fin août de Daniel H. à Chemnitz qui avait donné lieu dans les jours suivants à des manifestations et des débordements organisés par l’extrême-droite. Ces images avaient choqué l’Allemagne et fait le tour du monde. Plus de six mois après, la tension reste palpable. Des élections auront lieu en Saxe le 1er septembre dans une région fief de l’extrême-droite. Plusieurs centaines de hooligans de Chemnitz, impliqués dans les heurts de l’été dernier, se rassemblaient ce lundi pour enterrer un de leurs leaders. La mairesse de Chemnitz a souhaité qu’une condamnation soit prononcée. Mais l’issue du procès est plus qu’incertaine en raison des preuves ténues contre Alaa Sheikhi.

JB : Un djihadiste belge condamné à mort en Irak. Originaire d’Anvers, il avait combattu dans les rangs du groupe État islamique avant d’être arrêté à Mossoul en 2017. Sa condamnation a été confirmée par le ministère belge des Affaires étrangères. C’est le deuxième djihadiste belge condamné à mort dans le pays.

SB : L’actualité en France et la réponse de l’exécutif accusé de manque de fermeté après les violences de ce week-end.

JB : Le gouvernement est vivement critiqué. À Paris, 80 enseignes avaient été vandalisées, dégradées, certaines incendiées sur les Champs-Élysées. Edouard Philippe annonce le limogeage, le départ du préfet de police de Paris, Michel Delpuech. Des manifestations de gilets jaunes vont être interdites dans certains quartiers et certaines villes, en cas notamment de présence de casseurs. Le Premier ministre qui appelle, justement, les gilets jaunes à prendre leur distance avec les casseurs.

[Transcription manquante]

JB : Édouard Philippe. Le ministre de l’Économie Bruno Lemaire recevait lui des représentants des commerçants et artisans. Il a chiffré le coût des dégradations commises depuis le début des manifestations des gilets jaunes à plus de 170 millions d’euros. C’est la fin de ce Journal en français facile. Restez avec nous sur RFI.



Voir le flux - 18/03/2019 21:00:05

Roman

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 18/03/2019 10:30:13

Journal en français facile 17/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous.

JB : Et à la une, la polémique en France après les violences d’hier sur les Champs-Élysées. Matignon reconnaît ce soir des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité. Edouard Philippe annoncera demain des mesures contre les violences.

SB : Nous serons en Nouvelle-Zélande où les hommages aux victimes de l’attentat de Christchurch se sont multipliés aujourd’hui.

JB : Et puis on commence à en savoir plus sur le crash du Boeing de l’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé il y a une semaine près d’Addis-Abeba. Selon la ministre éthiopienne des Transports, l’analyse des boîtes noires montre des points communs avec un autre crash survenu l’an dernier en Indonésie.

------

SB : Mais tout de suite direction le Parc des princes à Paris pour le « classico » français.

JB : Le Paris Saint-Germain affronte Marseille. Le coup d’envoi vient d’être donné. Bonsoir Antoine Grognet.

AG : Bonsoir Jeanne, bonsoir Sylvie et bonsoir tout le monde !

JB : Les Parisiens espèrent reconquérir leurs supporters après l’élimination en Ligue des champions.

[Transcription manquante]

JB : Antoine Grognet en direct du Parc des princes. Et toutes nos excuses pour cette liaison un peu difficile.

SB : Le gouvernement français reconnaît des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité lors de l’acte 18 des gilets jaunes.

JB : Édouard Philippe fera dès demain des propositions à Emmanuel Macron, c’est ce qu’annonce Matignon après une réunion ministérielle exceptionnelle. Hier à Paris des violences ont éclaté sur les Champs-Élysées. Les dégâts ont été très importants avec 80 enseignes dégradées et incendiées, du mobilier urbain détruit. L’opposition accuse le gouvernement de laxisme. Au total, plus de 200 personnes sont en garde à vue après ces violences. Olivier Rogez.

Deux cent trente-sept personnes arrêtées samedi sur les Champs-Élysées. Deux cents en garde à vue dimanche dont 185 personnes majeures. La plupart devraient être jugés en comparution immédiate. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, la justice a pris l’habitude d’agir rapidement contre les fauteurs de troubles, ce qui ne veut pas dire qu’elle a nécessairement la main lourde. Selon un décompte officiel, datant de la mi-février, 7400 personnes avaient été interpellées depuis le début du mouvement, sur l’ensemble du territoire. 1800 condamnations ont été prononcées et près d’un quart des 1350 personnes présentées en comparution immédiate ont été incarcérées. Le ministère de la Justice se veut ferme. Côté politique, il s’agit désormais d’apporter une réponse aux lacunes constatées dans le maintien de l’ordre. Les images des Champs-Élysées dévastées samedi ont un effet désastreux. La loi anti-casseurs présentée par le gouvernement est encore inopérante, puisqu’elle doit passer devant le Conseil constitutionnel. Emmanuel Macron a réclamé à son gouvernement des mesures fortes et immédiates pour prévenir de nouvelles violences lors de la prochaine journée de manifestations.

JB : Et sachez que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et le ministre de l’Économie Bruno Lemaire ont été convoqués ce mardi au Sénat après donc les violences survenues hier à Paris.

SB : En Israël, la Cour suprême annonce avoir invalidé la candidature du chef du parti d’extrême droite « Force juive ».

JB : Michael Ben-Ari est accusé par le procureur général d’Israël d’incitation au racisme anti-arabe. Il avait notamment déclaré que les Arabes israéliens étaient des « traîtres et meurtriers ». Sa candidature aux élections législatives du 9 avril prochain avait pourtant été approuvée par la commission électorale, mais le parti de gauche Meretz avait saisi la Cour suprême pour la faire invalider. Et puis un soldat israélien a lui été tué aujourd’hui en Cisjordanie occupée. Un autre soldat et un colon israélien ont également été grièvement blessés dans une attaque menée par un Palestinien. Le mouvement islamiste du Hamas, a salué cette attaque

SB : L’émotion toujours très forte en Nouvelle-Zélande, 3 jours après l’attentat de Christchurch.

JB : Oui les hommages se poursuivent dans le pays. Et la plupart des Néo-zélandais montrent leur attachement à des valeurs de paix et de respect. Sherney Jones a 17 ans, elle n’a pas l’intention de céder à la peur ou à la tristesse. Avec ses amis, elle se dirige vers les deux mosquées visées par l’attaque.

« On a des petits panneaux “Câlins gratuits” ou avec des citations pour propager un peu de positivité. Parce que c’est un évènement terrible, ça a touché beaucoup de gens. Pas seulement directement, mais aussi indirectement. C’est quelque chose d’important pour Christchurch - des évènements de ce calibre, il n’y en a jamais ici. Donc on veut juste sortir, et essayer de remettre des sourires sur le visage des gens. On en voit dans les informations de l’étranger, mais jamais si gros ou si proche de nous - ce n’est qu’à 10-15 minutes de notre école, donc ça c’est vraiment passé “à la maison”, c’est plus profond. » Ruby, pouvez-vous me lire ce qu’il y a sur votre panneau et me dire ce que ça signifie ? « Ça se lit “I Fano KotaHi Tato”, et signifie “On est une famille”, en maori, le langage indigène de la Nouvelle-Zélande. Sur celui-là il est écrit “Nous sommes tous hindous, bouddhistes, musulmans, athéistes, chrétien, juif. Et si on lit en vertical, ça donne les mots humains. Donc ça montre qu’importe la race ou la religion, nous sommes tous humains. »

JB : Témoignage recueilli par notre envoyée spéciale sur place Carrie Nooten.

SB : L’enquête sur le crash d’un Boeing de l’Ethiopian Airlines. Il y a une semaine que cet avion s’est écrasé. 

JB : Les données des boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 ont mis en évidence, ont révélé des « similarités claires » avec le crash en octobre du même avion, cette fois de la compagnie Lion Air. C’est ce qu’annonce aujourd’hui la ministre éthiopienne des Transports. Et tout de suite c’est l’expression de la semaine avec Yvan Amar.

La marche du siècle a marqué la journée d’hier : il s’agissait de pousser les gouvernants, ceux qui ont du pouvoir, à lutter plus fortement contre le dérèglement climatique, le réchauffement de la planète, et de favoriser toutes les actions humaines qui permettent ces évolutions. Marche du siècle ? Bon titre. Ça montre l’importance de la manifestation, l’importance qu’elle a, mais aussi l’importance qu’elle se donne : les marcheurs sont bien conscients de participer à une action primordiale. Et qui implique, qui concerne, qui intéresse beaucoup de monde. Alors la marche du siècle, ce peut être compris comme la plus importante du siècle. Ce siècle n’est pas encore très avancé : 19 ans. Peut-on dire que c’est la démonstration de force la plus importante dans ces 19 ans ? En tout cas, ça donne du poids à la chose. Mais on peut comprendre l’expression d’une autre façon : c’est peut-être, dans l’esprit des organisateurs, la marche la plus importante pour le siècle dans lequel nous vivons. En tout cas ce type de formule, on le trouve souvent pour souligner quelque chose, lui donner la première place dans une certaine période : l’homme du jour, l’événement de la semaine, le film de l’année. Alors, aller jusqu’au siècle, c’est montrer qu’on se soucie d’un temps assez long. L’évolution climatique en effet ne bouleverse pas une histoire de quelques années, mais elle peut changer un mode de vie qui était celui des humains depuis des centaines d’années, des siècles. Et on peut rappeler aussi, même si beaucoup étaient trop jeunes pour s’en souvenir dans cette marche, que la Marche du Siècle a été le nom d’une célèbre émission de télévision française, qui s’interrogeait sur les grands sujets de société : comment marche le siècle ! Ça compte aussi dans le choix de ce nom : comment le siècle à venir va-t-il marcher ? C’est peut-être encore entre les mains de ceux qui se préoccupent du climat.

JB : C’était Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Et c’est ainsi que se termine votre Journal en français facile.



Voir le flux - 17/03/2019 20:45:03

Journal en français facile 17/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Jeanne, bonsoir à tous.

JB : Et à la une, la polémique en France après les violences d’hier sur les Champs-Élysées. Matignon reconnaît ce soir des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité. Edouard Philippe annoncera demain des mesures contre les violences.

SB : Nous serons en Nouvelle-Zélande où les hommages aux victimes de l’attentat de Christchurch se sont multipliés aujourd’hui.

JB : Et puis on commence à en savoir plus sur le crash du Boeing de l’Ethiopian Airlines qui s’est écrasé il y a une semaine près d’Addis-Abeba. Selon la ministre éthiopienne des Transports, l’analyse des boîtes noires montre des points communs avec un autre crash survenu l’an dernier en Indonésie.

------

SB : Mais tout de suite direction le Parc des princes à Paris pour le « classico » français.

JB : Le Paris Saint-Germain affronte Marseille. Le coup d’envoi vient d’être donné. Bonsoir Antoine Grognet.

AG : Bonsoir Jeanne, bonsoir Sylvie et bonsoir tout le monde !

JB : Les Parisiens espèrent reconquérir leurs supporters après l’élimination en Ligue des champions.

[Transcription manquante]

JB : Antoine Grognet en direct du Parc des princes. Et toutes nos excuses pour cette liaison un peu difficile.

SB : Le gouvernement français reconnaît des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité lors de l’acte 18 des gilets jaunes.

JB : Édouard Philippe fera dès demain des propositions à Emmanuel Macron, c’est ce qu’annonce Matignon après une réunion ministérielle exceptionnelle. Hier à Paris des violences ont éclaté sur les Champs-Élysées. Les dégâts ont été très importants avec 80 enseignes dégradées et incendiées, du mobilier urbain détruit. L’opposition accuse le gouvernement de laxisme. Au total, plus de 200 personnes sont en garde à vue après ces violences. Olivier Rogez.

Deux cent trente-sept personnes arrêtées samedi sur les Champs-Élysées. Deux cents en garde à vue dimanche dont 185 personnes majeures. La plupart devraient être jugés en comparution immédiate. Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, la justice a pris l’habitude d’agir rapidement contre les fauteurs de troubles, ce qui ne veut pas dire qu’elle a nécessairement la main lourde. Selon un décompte officiel, datant de la mi-février, 7400 personnes avaient été interpellées depuis le début du mouvement, sur l’ensemble du territoire. 1800 condamnations ont été prononcées et près d’un quart des 1350 personnes présentées en comparution immédiate ont été incarcérées. Le ministère de la Justice se veut ferme. Côté politique, il s’agit désormais d’apporter une réponse aux lacunes constatées dans le maintien de l’ordre. Les images des Champs-Élysées dévastées samedi ont un effet désastreux. La loi anti-casseurs présentée par le gouvernement est encore inopérante, puisqu’elle doit passer devant le Conseil constitutionnel. Emmanuel Macron a réclamé à son gouvernement des mesures fortes et immédiates pour prévenir de nouvelles violences lors de la prochaine journée de manifestations.

JB : Et sachez que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et le ministre de l’Économie Bruno Lemaire ont été convoqués ce mardi au Sénat après donc les violences survenues hier à Paris.

SB : En Israël, la Cour suprême annonce avoir invalidé la candidature du chef du parti d’extrême droite « Force juive ».

JB : Michael Ben-Ari est accusé par le procureur général d’Israël d’incitation au racisme anti-arabe. Il avait notamment déclaré que les Arabes israéliens étaient des « traîtres et meurtriers ». Sa candidature aux élections législatives du 9 avril prochain avait pourtant été approuvée par la commission électorale, mais le parti de gauche Meretz avait saisi la Cour suprême pour la faire invalider. Et puis un soldat israélien a lui été tué aujourd’hui en Cisjordanie occupée. Un autre soldat et un colon israélien ont également été grièvement blessés dans une attaque menée par un Palestinien. Le mouvement islamiste du Hamas, a salué cette attaque

SB : L’émotion toujours très forte en Nouvelle-Zélande, 3 jours après l’attentat de Christchurch.

JB : Oui les hommages se poursuivent dans le pays. Et la plupart des Néo-zélandais montrent leur attachement à des valeurs de paix et de respect. Sherney Jones a 17 ans, elle n’a pas l’intention de céder à la peur ou à la tristesse. Avec ses amis, elle se dirige vers les deux mosquées visées par l’attaque.

« On a des petits panneaux “Câlins gratuits” ou avec des citations pour propager un peu de positivité. Parce que c’est un évènement terrible, ça a touché beaucoup de gens. Pas seulement directement, mais aussi indirectement. C’est quelque chose d’important pour Christchurch - des évènements de ce calibre, il n’y en a jamais ici. Donc on veut juste sortir, et essayer de remettre des sourires sur le visage des gens. On en voit dans les informations de l’étranger, mais jamais si gros ou si proche de nous - ce n’est qu’à 10-15 minutes de notre école, donc ça c’est vraiment passé “à la maison”, c’est plus profond. » Ruby, pouvez-vous me lire ce qu’il y a sur votre panneau et me dire ce que ça signifie ? « Ça se lit “I Fano KotaHi Tato”, et signifie “On est une famille”, en maori, le langage indigène de la Nouvelle-Zélande. Sur celui-là il est écrit “Nous sommes tous hindous, bouddhistes, musulmans, athéistes, chrétien, juif. Et si on lit en vertical, ça donne les mots humains. Donc ça montre qu’importe la race ou la religion, nous sommes tous humains. »

JB : Témoignage recueilli par notre envoyée spéciale sur place Carrie Nooten.

SB : L’enquête sur le crash d’un Boeing de l’Ethiopian Airlines. Il y a une semaine que cet avion s’est écrasé. 

JB : Les données des boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 ont mis en évidence, ont révélé des « similarités claires » avec le crash en octobre du même avion, cette fois de la compagnie Lion Air. C’est ce qu’annonce aujourd’hui la ministre éthiopienne des Transports. Et tout de suite c’est l’expression de la semaine avec Yvan Amar.

La marche du siècle a marqué la journée d’hier : il s’agissait de pousser les gouvernants, ceux qui ont du pouvoir, à lutter plus fortement contre le dérèglement climatique, le réchauffement de la planète, et de favoriser toutes les actions humaines qui permettent ces évolutions. Marche du siècle ? Bon titre. Ça montre l’importance de la manifestation, l’importance qu’elle a, mais aussi l’importance qu’elle se donne : les marcheurs sont bien conscients de participer à une action primordiale. Et qui implique, qui concerne, qui intéresse beaucoup de monde. Alors la marche du siècle, ce peut être compris comme la plus importante du siècle. Ce siècle n’est pas encore très avancé : 19 ans. Peut-on dire que c’est la démonstration de force la plus importante dans ces 19 ans ? En tout cas, ça donne du poids à la chose. Mais on peut comprendre l’expression d’une autre façon : c’est peut-être, dans l’esprit des organisateurs, la marche la plus importante pour le siècle dans lequel nous vivons. En tout cas ce type de formule, on le trouve souvent pour souligner quelque chose, lui donner la première place dans une certaine période : l’homme du jour, l’événement de la semaine, le film de l’année. Alors, aller jusqu’au siècle, c’est montrer qu’on se soucie d’un temps assez long. L’évolution climatique en effet ne bouleverse pas une histoire de quelques années, mais elle peut changer un mode de vie qui était celui des humains depuis des centaines d’années, des siècles. Et on peut rappeler aussi, même si beaucoup étaient trop jeunes pour s’en souvenir dans cette marche, que la Marche du Siècle a été le nom d’une célèbre émission de télévision française, qui s’interrogeait sur les grands sujets de société : comment marche le siècle ! Ça compte aussi dans le choix de ce nom : comment le siècle à venir va-t-il marcher ? C’est peut-être encore entre les mains de ceux qui se préoccupent du climat.

JB : C’était Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Et c’est ainsi que se termine votre Journal en français facile.



Voir le flux - 17/03/2019 20:45:03