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Que va devenir l’Aquarius ?

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 13/06/2018 09:49:42

Poignée de main

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Une poignée de main, emblème de la rencontre qui a réuni Trump et Kim Jun un à Saïgon. Et on sait que Trump a la réputation d’avoir la poignée de main redoutable.

Cette poignée de main c’est d’abord une image, mais bien vite une formule, une expression. Même si on n’a pas de photos le geste est commenté et le symbole est fort. Et depuis bien longtemps, c’est une action qui représente l’amitié et l’accord entre deux personnes. Un sens apparemment très positif, qui s’explique d’abord par une implication négative : si on se serre la main, cela veut d’abord dire « on ne s’attaque pas ! ». La poignée de main sous-entend qu’on se touche à main nue. Donc que la main n’est pas en train de tenir une arme, et le prouve. Et par ailleurs elle est très représentative d’un contact viril : la poignée de main est d’abord masculine, dans l’imaginaire. On ne se touche pas de trop près, mais le contact se fait par ce membre qui évoque la puissance, l’adresse. Et l’acte lui-même se fait avec une certaine force, modérée, soit ; on n’est pas là pour se faire mal, au contraire. Mais il montre bien que la puissance est là, maîtrisée, mais présente.

Comme un serment, comme une signature, mais avec un langage du corps peut-être plus archaïque, la poignée est donc un pacte de non-agression, et plus si affinité.. Et elle fonctionne souvent d’ailleurs en guise de réconciliation. Un peu comme l’on utilise cette autre formulation : on enterre la hache de guerre, qui nous vient de l’anglais, qui lui-même l’avait empruntée à un rituel indien. Sûrement authentique, mais largement popularisé et sorti de son contexte par la littérature très populaire américaine : la hache de guerre qu’on déterre ou qu’on enterre doit son succès au western.

Mais revenons à notre poignée de main : une poignée c’est ce qui tient dans le poing, c’est ce qu’on serre de la paume de sa main. Le mot évoque donc également une certaine quantité, dont on reconnaît l’existence, mais qui pourtant est modeste. Ce n’est jamais énorme, une poignée. Une poignée de terre qu’on répand sur une tombe : image de la brièveté et de la vanité de la vie : on est bien peu de chose ! Une poignée de pièces de monnaie, ou de dollars pour reprendre encore une fois une image de western, fut-il spaghetti ! La poignée est donc plus importante que la pincée, ce qu’on prend entre le pouce et l’index, pour en saupoudrer une préparation – une pincée de sel ou de safran. Mais moins que la brassée, qu’on peut prendre entre ses deux bras : une brassée de fleurs.

Enfin la poignée n’est pas seulement ce qui tient dans le poing, ou ce que serre le poing : c’est aussi ce qu’on peut saisir avec cette main si habile : une poignée de porte ou de guidon. 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 13/06/2018 08:00:06

Journal en français facile 12/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une le sommet de Singapour entre Donald Trump et Kim Jong un. Vous l’entendrez les deux hommes sont sortis satisfaits de cette rencontre, même si l’accord qu’ils ont signé ne contient que des engagements très flous.

SB : Les 630 migrants de l’Aquarius ont pris la direction de Valence en Espagne. Le navire humanitaire a interdiction d’entrer en Italie, une décision critiquée par Paris. La France qui n’a pas pour autant offert au bateau de faire escale sur son territoire.

NV : La Macédoine va changer de nom après un accord avec la Grèce. Elle va se rebaptiser République de Macédoine du Nord.

SB : Dans ce journal nous reviendrons aussi sur les violences au Nicaragua.

NV : Et puis à quelques jours de la coupe du Monde, les prix grimpent en Russie.

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SB : On commence par cette poignée de main historique entre Donald Trump et Kim Jong un.

NV : Jamais avant aujourd’hui un président américain et un dirigeant nord-coréen ne s’étaient rencontrés. Les deux hommes qui il y a quelques mois encore s’insultaient étaient tout sourire au moment de présenter l’accord qu’ils ont tous les deux signé. Un accord en quatre points, mais sans engagement précis et sans calendrier. Mais pour Kim Jong un, c’est déjà une manière de regarder vers le futur.

« Eh bien ça n’a pas été facile d’arriver jusqu’ici. Le passé nous enchaînait, en quelque sorte. Les anciens préjugés et les anciennes habitudes ont mis beaucoup d’obstacles sur notre route. Mais nous les avons tous surmontés, et nous sommes ici aujourd’hui. »

SB : Donald Trump après cette rencontre a surpris le Pentagone et ses plus proches alliés dans la région en annonçant la fin des manœuvres militaires communes avec Séoul.

NV : Ce n’était pourtant pas dans l’accord. Ces exercices militaires communs avaient mobilisé 17 500 militaires américains l’an dernier. Visiblement surprise, la présidence sud-coréenne a demandé des « précisions ». Mais le président américain assure qu’il reste le grand gagnant de ces négociations.

« J’ai remarqué que certaines personnes ont dit : le président a accepté cette rencontre, il a renoncé à tellement de choses. Je n’ai cédé sur rien. Je suis ici. Je n’ai pas dormi depuis 25 heures, mais j’ai pensé qu’il fallait le faire — parce que nous avons négocié littéralement 24 heures sur 24. Mais nous n’avons cédé sur rien, si ce n’est que j’ai accepté de le rencontrer. Et je pense que la réunion était tout aussi bonne pour les États-Unis que pour la Corée du Nord ».

SB : Mais alors que contient-il exactement ce texte signé par Donald Trump et Kim Jong un ? Eh bien Sylvie, sur le point clé de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, aucune percée majeure. Christophe Paget

Les Américains ont perdu deux mots en cours de route : certes, la Corée du Nord réaffirme son engagement à une dénucléarisation « complète » de la péninsule, mais pas « vérifiable et irréversible » comme le souhaitait Washington. Pas de calendrier non plus pour cette dénucléarisation, encore moins de définitions : les bâtiments américains qui croisent au large de la Corée du Sud sont-ils concernés ? On ne le sait pas, puisque si le texte parle de « garanties de sécurité » américaines envers la Corée du Nord, elles ne sont pas explicitées. Pas un mot non plus des sanctions qui touchent la RPDC et de leur éventuelle levée, pour autant il y a une allusion à l’économie – ce qui intéresse le plus Kim Jong-un, avec le mot « prospérité ». Sans plus. Le texte mentionne la restitution des restes des prisonniers de guerre (la guerre de Corée), mais pas une éventuelle libération des Japonais enlevés dans les années 70 et 80 par Pyongyang. C’est pourtant le sujet le plus important pour Tokyo, le grand allié des États-Unis dans la région. Le mot « paix » est utilisé trois fois, mais pas de mention d’un éventuel Traité de paix entre les deux Corées. Bref quand on lit dans cette déclaration qu’États-Unis et Corée du Nord « s’engagent à des négociations à venir », on veut bien les croire, il y a encore beaucoup à négocier.

SB : Emmanuel Macron dénonce l’attitude « cynique » et « irresponsable » du nouveau gouvernement italien après le refus de Rome de laisser l’Aquarius et les 630 migrants à son bord de rejoindre la terre ferme.

NV : Édouard Philippe le Premier ministre français a proposé son aide à l’Espagne qui a offert au bateau de rejoindre le port de Valence. Mais malgré les critiques, y compris au sein de la majorité, la France n’a pas proposé d’ouvrir ses ports, pourtant bien situés entre l’Italie et l’Espagne. La France explique ne pas vouloir « créer de précédent ». Rappelons que parmi les migrants de l’Aquarius sauvés en mer on trouve 123 mineurs non accompagnés, 11 autres enfants, et 7 femmes enceintes. Par ailleurs un bâtiment de la marine américaine a repêché 12 cadavres en mer Méditerranée ces jours-ci.

SB : L’actualité européenne c’est aussi la Macédoine qui va changer de nom.

NV : Le nom de ce petit pays des Balkans ne plaisait pas à Athènes, puisque la Macédoine c’est aussi une région grecque. Cela fait près de 30 ans que le gouvernement grec et son voisin sont en conflit sur le sujet, la Grèce craignait que ce nom n’encourage la Macédoine à revendiquer des territoires aujourd’hui situés dans les frontières de la Grèce. Le Premier ministre grec a annoncé un accord, la Macédoine va donc se rebaptiser République de Macédoine du Nord.

SB : Au Nicaragua, la capitale Managua toujours théâtre de violences...

NV : La police anti-émeutes et les milices paramilitaires pro-gouvernementales ont attaqué des barricades de manifestants. La répression du mouvement social a déjà fait près de 150 morts en un mois et demi. Ce nouvel épisode intervient 5 jours à peine après la rencontre le président Daniel Ortega et les évêques du pays. L’Église catholique avait en effet proposé un plan de sortie de crise pacifique... Carlotta Morteo

« Le président a répondu par les faits » a déclaré hier soir l’évêque de Esteli, membre de la Conférence Episcopale du Nicaragua. « Sa réponse, c’est plus de violence ». Selon les témoignages d’habitants recueillis par la presse nicaraguéenne, les forces de sécurité ont fait irruption vers 6h du matin dans les quartiers est de la capitale, Managua. Sur les vidéos amateurs postées sur les réseaux sociaux, la police, soutenue par des hommes en civil encagoulés, AKA 47 en bandoulière, attaquent les barricades de pavés et de pneus qui bloquent les principales artères de la ville. Des tirs à balle réelle auxquels répondent les quelques jeunes manifestants qui montent la garde à coup de jet de pierres, et de mortiers artisanaux. La principale voie bloquée par les manifestants est l’autoroute qui relie la capitale à Masaya. Située à seulement 25 kilomètres, Masaya, ville historique du Sandinisme, est aujourd’hui devenu le cœur de l’insurrection. Pour les manifestants, les barricades servent à protéger les citoyens des attaques quotidiennes des groupes de paramilitaires, mais aussi à paralyser l’économie du pays pour mettre la pression sur le gouvernement. L’intervention des forces armées hier montre que le président Ortega refuse toujours le plan de négociation proposé par les évêques, et qu’il a fait le choix de la répression.

SB : Plus que deux jours avant le premier match de la Coupe du monde en Russie...

NV : Le football étant le sport le plus populaire au monde, on attend plusieurs centaines de milliers de personnes dans le pays, et ces visiteurs il faudra les loger, dans les hôtels, mais aussi chez les particuliers. Dans les villes où les matchs vont se jouer, certains espèrent profiter de la Coupe du Monde pour se faire un peu d’argent. Conséquence, les prix ont beaucoup augmenté. Reportage à Samara, de notre envoyé spécial Daniel Vallot.

C’est un immeuble vieillissant, à quarante minutes environ du centre de Samara, au cinquième étage, nous découvrons un appartement de cinquante mètres carrés environ, un petit deux pièces, que son propriétaire, a bien l’intention de louer durant la coupe du monde. « Ici c’est le salon, il y a un canapé-lit, deux fauteuils et une télévision, en plus vous avez une armoire et la clim ! bref tout ce qu’il faut pour passer un bon séjour ». Lors de notre visite, le jeune trentenaire proposait son appartement pour 20 000 roubles par nuit, soit environ 270 euros. Plus que le prix demandé, en temps normal, pour un mois de loyer. « Durant la coupe du monde, nous voulons en profiter. Et on s’est bien renseignés, les prix sont comme ça en ce moment ! Avec le Mondial on peut gagner de l’argent alors, on ne va pas rater cette occasion ! » Ivan n’est pas le seul en Russie à vouloir profiter de la Coupe du Monde. Selon les autorités, les prix des chambres d’hôtel eux aussi se sont envolés à l’approche de la compétition. En particulier dans les villes hôtes, où la capacité hôtelière est réduite, et où il sera difficile aux supporters de se loger. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

NV : Le Real Madrid a tranché : pour entraîner la meilleure équipe d’Espagne, il faut au moins l’actuel sélectionneur de l’équipe nationale. C’est donc à Julen Lopetegui que reviendra la lourde tâche de succéder à Zinédine Zidane. Le club précise que l’entraîneur, ancien gardien de foot, prendra ses fonctions après le Mondial. Zinedine Zidane qui dispute en ce moment avec ses anciens coéquipiers de l’équipe de France 98 un match amical à Paris contre une sélection d’anciens joueurs de l’époque. Un match évènement pour fêter les 20 ans de la première et pour l’instant la seule coupe du Monde des Bleus.



Voir le flux - 12/06/2018 20:45:03

À la découverte de la voix

Notre voix se transforme sans cesse : quand on est fatigué ou de bonne humeur, déçu ou détendu, quand on souhaite convaincre, rassurer ou réclamer. Grâce à ces activités d’écoute, vous allez comprendre ce qu’est la voix, trouver les bons mots pour la décrire et enfin, utiliser votre voix pour jouer.

01'04" - Première diffusion le 12/06/2018



Voir le flux - 12/06/2018 10:06:11

Orient Occident

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La rencontre Trump-Kim fait évidemment la Une des journaux, d’abord parce que, au vu des amabilités que se sont échangées les deux présidents ces derniers mois, elle a longtemps semblé tout à fait improbable, et semble encore aujourd’hui relativement incongrue. Ensuite parce qu’ils semblent représenter deux extrêmes, d’un point de vue politique, géographique ou même culturel. Dira-t-on alors que l’Orient rencontre l’Occident ? Géographiquement, c’est vrai. Enfin, il faut encore s’accorder sur ces notions géographiques qui ne prennent leur sens que par rapport à un genre de méridien médian : c’est une référence européenne qui permet de comprendre ces notions cardinales. Par rapport à l’Europe, l’Amérique est à l’ouest, et l’Asie à l’est. Mais, alors que l’idée de l’occident est parfaitement endossée par l’Amérique, l’Asie ne se sent pas forcément orientale : La Chine se définissait comme l’Empire du Milieu. Ce qui est assez logique : on se définit (presque) toujours comme si on était au centre, comme si les autres étaient périphériques, et gravitaient autour de vous. Et même si la Corée n’est pas la Chine, elle est sûrement plus proche d’une idéologie chinoise qu’européenne.

Alors l’Orient, en français et dans de nombreuses langues européennes évoque ce qui est lointain, mais reposant sur des civilisations et des sagesses très anciennes, même si elles sont très étrangères aux habitudes de l’Europe, ou même de l’Amérique. Et l’Extrême-Orient plus encore. L’expression est à saisir par rapport à d’autres : Proche Orient, Moyen-Orient, lié à ces cultures le plus souvent sémitiques avec lesquelles les Européens ont des histoires mêlées. Mais l’Extrême-Orient donne souvent cette idée de monde impénétrable et mystérieux, même si dans le cas de la Corée du Nord, une image néo-stalinienne vient modifier la donne. On se souvient de la célèbre phrase de De Gaulle : « Vers l’orient compliqué, je volais avec des idées simples. »

Parle-t-on de manière symétrique d’extrême Occident ? Oui et non. L’expression n’existe pas, mais l’idée existe peut-être. Notamment avec des formules américaines, bien connues en français : le Far West. C’est bien l’ouest le plus lointain qui soit. Et qui porte des conceptions totalement opposées à nos conceptions de l’orient : libéralisme extrême, individualisme parfois brutal de ceux qui se font tout seuls, le tout teinté d’un certain puritanisme d’apparence.

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Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 12/06/2018 08:00:05

Journal en français facile 11/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20h en temps universel, 22h à Paris. Soyez les bienvenus dans cette édition du Journal en français facile, à mes côtés pour le présenter : Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une ce sommet très attendu entre Donald Trump et Kim Jong un à Singapour. Et plus précisément sur l’île paradisiaque de Sentosa. Vous allez voir il y a pire endroit pour une rencontre historique.

SB : Les plages de sables chauds qui ne doivent pas faire oublier que les négociations s’annoncent difficiles entre le président américain et le dirigeant nord-coréen, vous l’entendrez.

NV : L’Aquarius et les 630 migrants toujours à son bord attend toujours de savoir où il pourra accoster. Après le refus de La Valette et de Rome, l’Espagne a en principe donné son accord pour que le bateau se rende au port de Valence.

SB : L’un des principaux suspects des attentats du 13 novembre 2015 mis en examen à Paris.

NV : Enfin dans ce journal nous reviendrons sur les préparatifs de la coupe du monde de football.

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SB : On commence par cette rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong un qui commence dans 5 heures à Singapour.

NV : C’est la première fois qu’un président américain rencontrera un dirigeant nord-coréen. Les négociations entre les deux dirigeants n’auront pas lieu dans la capitale de l’archipel, mais sur la petite île de Sentosa. Une île très touristique du sud de Singapour, un décor paradisiaque où s’est rendu Vincent Souriau. Vincent Souriau, envoyé spécial de RFI, reportage dans des conditions très difficiles. Kim Jong un lui aussi a profité de ce sommet pour faire un peu de tourisme. Le dictateur nord-coréen s’est promené avec ses gardes du corps et son entourage dans les rues de Singapour pour découvrir les principales attractions de la ville.

C’est ça, Sentosa. Un paradis artificiel où Singapour vend du rêve, de la musique douce le long de la plage, des selfies sous les cocotiers, des soirées popcorn et cinéma sur le sable... On peut aussi visiter les studios Universal, faire du golf ou aller au casino. Oubliée, l’histoire sinistre de ce lieu, ancien camp de prisonniers pendant l’occupation japonaise, Sentosa est devenue une île-spectacle. Un immense parc d’attractions, rien ne dépasse, tout est parfait, sauf la vue... Ce ne sont pas des bateaux de pêche que l’on voit au large, mais les frégates de l’armée singapourienne qui veillent sur le sommet entre Donald Trump et Kim Jong un. La zone de l’hôtel Capella est bouclée, c’est là qu’aura lieu la rencontre. Impossible d’en faire le tour. On sait juste que le rendez-vous ne va pas durer. Kim Jon un devrait repartir très vite vers la Corée du Nord, il a prévu de déjeuner avec le président américain qui s’envole pour Washington dans la soirée de mardi. Vincent Souriau, Singapour, RFI.

SB : Et lors de ce sommet, que va-t-il se passer concrètement ?

NV : L’enjeu effectivement ce n’est pas le tourisme, mais bien la paix sur la péninsule coréenne. Les États-Unis et leurs alliés souhaitent que la Corée du Nord renonce à son programme nucléaire et à l’arme atomique. En échange Pyongyang veut des garanties sur sa sécurité. Le processus prendra, quoi qu’il arrive demain, plusieurs années. Écoutez Myung lim Park, il est professeur à l’Université de Yonsei et conseiller du président sud-coréen Moon Jae-in, qui travaille au rapprochement des deux Corées.

Pour abandonner son arsenal nucléaire, Kim Jong un doit procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses installations nucléaires, ce qui suppose au préalable de signer un pacte de non-agression, deuxièmement de normaliser les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Corée du Nord et enfin d’assouplir le régime des sanctions internationales. Pour cela il est nécessaire de signer un accord de paix avec la Corée du Nord. Ce sont des points très sensibles et difficiles à atteindre. Car le processus de dénucléarisation va prendre du temps, il s’échelonnera sur plusieurs étapes, en commençant par un moratoire puis le gel des essais nucléaires et enfin le démantèlement. Entre le moratoire et le démantèlement, des années vont s’écouler, je dirais au moins 5 ans.

NV : Il répondait à Yelena Tomic.

SB : En Irak, le vainqueur des dernières législatives appelle à l’unité et met en garde contre un risque de guerre.

NV : Le religieux chiite Moktada al Sadr réagit après un incendie sur le lieu où étaient entreposées les urnes où se trouvent toujours les bulletins qui ont servi lors de l’élection du 12 mai. De quoi accentuer les tensions alors que plusieurs partis dénoncent des fraudes et que le Parlement a ordonné un nouveau comptage.

SB : Ils sont 629, parmi eux 123 mineurs non accompagnés, 11 autres enfants et 7 femmes enceintes. 629 migrants recueillis en Méditerranée par le bateau Aquarius et cela fait deux jours qu’ils sont coincés en mer entre Malte et l’Italie. Aucun de ces deux pays n’a autorisé le navire et ses occupants à rejoindre la terre ferme. Les autorités maltaises se sont contentées d’envoyer de l’eau et de la nourriture, mais juste assez pour fournir un repas demain aux rescapés. L’Espagne a accepté au nom des droits de l’homme d’accueillir les migrants. L’Aquarius sera donc autorisé à rejoindre le port de Valence. Le maire de Valence Joan Ribo s’est félicité de cette décision.

Je viens de parler avec la vice-présidente du Conseil, et avec l’ensemble des villes refuges, nous sommes d’accord pour éviter qu’une autre tragédie comme celle de l’enfant Aylan il y a quelques années se répète. Nous croyons qu’il est très important d’agir ainsi, surtout au moment où le gouvernement et les idées d’extrême droite s’installent et s’expriment en Italie pour abandonner à leur sort plus de 621 réfugiés. Il paraît qu’il y a 130 enfants et parmi eux un bébé né cette nuit, parce qu’il y a beaucoup de femmes enceintes. Il nous semble qu’il est absolument inhumain de laisser un bateau à la dérive dans ces conditions et nous pensons que comme nous avons un port à Valence, nous allons faire toutes les démarches pour que Valence puisse rester ce qu’elle a toujours voulu être : une ville refuge.

NV : Le maire de Valence Joan Ribo. Sur son compte twitter SOS Méditerranée indique n’avoir toujours reçu aucune instruction. Le bateau et ses occupants sont donc toujours coincés.

SB : La Belgique a remis à la France l’un des principaux suspects des attentats du 13 novembre 2015.

NV : L’homme de 25 ans a été mis en examen à Paris pour complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinats et de séquestration en relation avec une entreprise terroriste. Également suspect des attentats qui ont frappé Bruxelles 4 mois plus tard, il était détenu depuis 2 ans en Belgique.

SB : À la veille d’une nouvelle journée de grève des trains et des RER, le projet de loi du gouvernement sur la réforme de la SNCF poursuit son chemin.

NV : Les députés et les sénateurs réunis en commission mixte paritaire se sont mis d’accord sur un texte commun. Le projet de loi pourrait donc être adopté de manière définitive dès cette semaine.

SB : Le Mondial de Football à quatre jours du match d’ouverture les équipes continuent d’arriver en Russie.

NV : Hier les Bleus ont découvert leur camp de base à une cinquantaine de kilomètres de Moscou. Du côté du pays organisateur, la Russie termine les derniers préparatifs avant le début de la compétition. Notamment au stade Loujniki, c’est là que se jouera jeudi le match d’ouverture entre la Russie et l’Arabie Saoudite. À Moscou la correspondance de Daniel Vallot.

C’est la dernière ligne droite à Moscou avant l’évènement. Sur la pelouse du stade Loujniki, un match test a permis hier de vérifier le bon fonctionnement des installations, de la sono, et la bonne tenue de la pelouse. Aux alentours les volontaires sont déjà à pied d’œuvre pour orienter les journalistes et les visiteurs et on commence à disposer les souvenirs, les maillots qui seront vendus aux supporters du monde entier. Juste au-dessus du stade loujniki, la Fan Zone a été ouverte hier également, sur le campus de l’université de Moscou avec un écran géant, des animations, et une sono tonitruante. L’emplacement de cette fan zone continue d’ailleurs de susciter la polémique, des étudiants dénonçant les nuisances provoquées par l’évènement alors qu’ils sont en période d’examen. Dans le reste de la ville, l’atmosphère est encore loin de celle à laquelle on pourrait s’attendre pour ce genre d’évènements. Hormis les affiches placardées pour souhaiter la bienvenue aux équipes et à leurs supporters, rien ou presque ne laisse supposer que le pays s’apprête à accueillir le plus grand évènement sportif de la planète. Mais l’essentiel est que la compétition puisse débuter — et que les 11 villes hôtes soient prêtes à temps. Selon la FIFA, la Russie de ce point de vue a parfaitement répondu à ses attentes. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : Et puisqu’on parle de préparatifs avant la coupe du monde, la géopolitique se mêle parfois au football.

NV : Conséquence inattendue : on ne sait pas quelles chaussures les joueurs iraniens vont porter pendant cette coupe du monde. L’équipementier américain Nike refuse de fournir des chaussures aux joueurs de l’équipe nationale d’Iran. Nike dit devoir respecter les sanctions imposées par Washington à Téhéran. L’Iran doit commencer sa coupe du monde face au Maroc. On espère que les joueurs ne seront pas pieds nus.



Voir le flux - 11/06/2018 20:45:03

Sosie

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

C’est demain le jour de cette rencontre au sommet, à Singapour entre les chefs d’état nord-coréen et américain. Mais depuis quelques jours l’excitation est palpable à Singapour. D’autant que l’arrivée des présidents a été précédée par celle de ses sosies : deux personnages, qui ne sont pas de Singapour, mais ont fait le voyage exprès pour susciter la curiosité, pour anticiper, pour mimer ce rendez-vous. Car l’un comme l’autre ressemble étonnamment aux hommes politiques, dont ils ont déjà souvent incarné la personnalité : des sosies.

Le mot date en français du début du 17e siècle et son sens s’explique par le théâtre de l’Antiquité. Mais si Molière n’avait pas été là pour propulser ce mot, il serait certainement resté dans l’ombre. Car Molière, après Rotrou qui l’avait précédé d’une trentaine d’années, donne vie à ce Sosie, en reprenant un vieux mythe antique.

On sait bien que les dieux de l’antiquité avaient des personnalités, et des vies même s’ils passaient pour immortels qui n’étaient pas si éloignées de celles des humains. Zeus par exemple est un séducteur impénitent. Alors sa divinité lui donne bien des atouts : avec les séduisantes mortelles, cela sert d’être un dieu. Et il est rare qu’on lui résiste.

Et pourtant, dans sa longue carrière d’amoureux, il lui est arrivé de croiser celle qui ne cède pas à se charmes. Elle est belle, et reine, et amoureuse de son mari. À tel point que Zeus, tout divin qu’il soit, comprend vite qu’il n’a aucune chance de lui faire quitter le droit chemin. Alcmène n’aime qu’Amphitryon !

Mais quand on est Zeus, on n’abandonne pas si facilement. D’autant qu’une idée assez perverse peut vous traverser l’esprit. Une idée digne d’Ulysse, le rusé, que pour une fois Zeus imite : Il faut prendre les traits du roi pour se faire aimer de la reine.

Sitôt pensé sitôt fait. Zeus fait éclater une guerre entre Amphitryon et ses voisins, et voici le jeune roi qui part en campagne. Et le soir venu, on toque à la porte du palais. Ma parole, c’est le roi qui est revenu, qui a échappé un moment à ses obligations pour quitter le camp et passer la nuit avec sa femme.

Hélas non ! Stratagème infâme ! C’est Zeus qui a pris les traits du mari – quand on est le dieu des dieux, on se permet bien des fantaisies - et qui vient usurper la couche conjugale. Vient-il seul ? Non il est accompagné de son fidèle Mercure. Et Mercure, pour entrer chez Alcmène, s’est déguisé aussi, et il a pris les traits du valet d’Amphitryon. Qui s’appelle… Sosie évidemment. Voici donc comment, grâce à cette comédie émouvante, où la grivoiserie s’arrête là où commence la réflexion sur l’identité, ce mot entre français.

Et il désigne donc aujourd’hui quelqu’un qui ressemble trait pour trait, ou au moins très fortement à quelqu’un d’autre !

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Voir le flux - 11/06/2018 07:45:03

Journal en français facile 10/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l'actualité ce soir : l'arrivée à Singapour de Donald Trump et de Kim Jong un. Les deux dirigeants doivent se rencontrer mardi pour un sommet historique entre les États-Unis et la Corée du Nord.

SB : Donald Trump qui a semé le trouble à l'issue du sommet du G7. Il a décidé de se retirer de la déclaration finale. Une décision condamnée par les Européens.

RA : Et puis comme chaque dimanche nous retrouverons l'expression de la semaine. Rendez-vous avec Yvan Amar à la fin de cette édition.

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SB : Ils sont déjà sur place, à deux jours du grand évènement.

RA : Donald Trump et Kim Jong un sont arrivés à Singapour ce dimanche, à quelques heures d'écart. Ils ont rendez-vous mardi, pour un sommet historique entre un président américain et un leader nord-coréen. La question du nucléaire de Pyongyang sera au cœur des discussions : Washington exige une dénucléarisation, c'est à dire l'arrêt des activités nucléaires de la Corée du Nord. Mais ce ne sera pas le seul enjeu du sommet. L'avenir des relations entre les deux Corées dépend également des discussions entre les deux hommes. Les deux Corées qui sont toujours officiellement en guerre. Autant dire que le sommet entre Trump et Kim va être suivi de près en Corée du Sud. Reportage à Séoul de Frédéric Ojardias.

Beaucoup de Sud-Coréens se demandent si Donald Trump et Kim Jong un proclameront la fin de la guerre de Corée, une guerre qui s’est conclue en 1953 par un simple armistice. La question divise : les conservateurs redoutent que les 28 500 soldats américains stationnés en Corée du Sud partent si un traité de paix est signé. Réactions dans les rues de Séoul. « Il ne faut pas qu’ils signent un traité de paix. Kim Jong-un et notre président cherchent à nous berner avec une paix factice. Je ne crois pas que la Corée du Nord est sincère tant qu'elle garde ses armes nucléaires. » « Je suis opposée à la présence de l’armée américaine sur notre territoire. C’est elle qui a amené en premier des armes nucléaires tactiques sur la péninsule. Nous sommes obligés d’obéir aux États-Unis, nous sommes dépendants d'eux. Un accord de paix est nécessaire, il aidera à résoudre ce problème. » « Moi je suis pour un traité de paix. Ça permettrait un démantèlement nucléaire, même si je sais pas trop comment ! (rire) » La fin de la Guerre de Corée aura-t-elle lieu ? Réponse peut-être demain à Singapour. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI

SB : Et dans l'avion qui l'amenait à Singapour la nuit dernière, Donald Trump a beaucoup fait parler de lui.

RA : Avec un tweet dont le Président américain a l'habitude, mais qui a détruit le travail effectué ces deux derniers jours lors du sommet du G7. Dans ce tweet, il annonce qu'il retire son soutien au communiqué final. Il rejette la faute sur le Premier ministre canadien, qui accueillait le sommet ces deux derniers jours : Donald Trump accuse en effet Justin Trudeau d'avoir menti lors de sa conférence de presse. Un brusque changement de position qui a été largement commenté et critiqué ce dimanche. En premier lieu par les Européens qui ont participé au sommet du G7. Ainsi la chef de la diplomatie allemande affirme que Donald Trump a détruit une grande partie de la confiance entre les États-Unis et l'Europe. Réaction également de la Présidence française, qui maintient son soutien au communiqué final du G7. Détails avec Marie Normand.

L'Élysée qui insiste d'abord sur le compromis qui avait été trouvé sur les questions commerciales. "Nous avons passé deux jours à avoir un texte et des engagements. Quiconque les quitterait le dos tourné montre son incohérence et son inconsistance". La présidence promet que la France et l'Europe, au contraire, "maintiennent leur soutien au communiqué". Elle souligne encore que "la coopération internationale ne peut dépendre de colères ou de petits mots". "Soyons sérieux et dignes de nos peuples". Cette réponse de l'Élysée est à la mesure de l'affront. Car depuis son arrivée à la présidence Emmanuel Macron s'est attaché à cultiver ses relations avec le président américain... Son entourage aime le présenter comme le "traducteur de Donald Trump en Europe". Mais cette relation spéciale, cette amitié présumée n'a pas empêché le président américain de torpiller ce G7 si cher à Emmanuel Macron. Un sommet dont justement la France doit prendre la présidence l'année prochaine. Alors que va-t-il advenir des relations entre Washington et Paris ? On remarque qu'Emmanuel Macron n'a pas personnellement commenté ce revirement de Donald Trump ... préférant tweeter ce dimanche matin, sur ses premiers souvenirs de football. Preuve, peut-être, que malgré l'affront, le pragmatisme continue de régner.

RA : Et des critiques dans le camp de Donald Trump. Ainsi le principal conseiller économique du Président américain Larry Kudlow dénonce "une trahison".

SB : En Syrie, la mort de 11 civils, tués par des bombardements du régime.

RA : Cela s'est passé dans la province d'Idleb, dans le nord de la Syrie. Les forces de Bachar al-Assad tentaient de répondre à des attaques djihadistes. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, des bombes seraient également tombées près d'un hôpital pour enfants, rendant ce dernier hors service.

SB : Également dans l'actualité, la mort du chercheur malien Ogobara Doumbo.

RA : Il était un spécialiste international du paludisme. Il est décédé à Marseille où il était hospitalisé. Ogobara Doumbo avait notamment reçu le Prix Christophe Merieux qui récompense le travail des chercheurs sur le terrain. L'hommage du Professeur Olivier Bouchard, responsable du service des maladies Infectieuses et Tropicales à l'hôpital Avicenne, en région parisienne.

[Transcription manquante]

RA : L’hommage à Ogobara Doumbo. Propos recueillis par Christine Siebert.

SB : En sport, tennis, Rafael Nadal est bien le maître de Roland Garros.

RA : L'Espagnol a remporté ce dimanche pour la 11e fois le tournoi parisien. Il a battu en finale l'Autrichien Dominic Thiem en trois sets.

SB : Du football, l'équipe de France est arrivée ce soir en Russie.

RA : Elle s'apprête à disputer la Coupe du Monde, qui débutera jeudi prochain. Les Bleus doivent rallier leur camp de base situé à Istra, dans les environs de Moscou. Leur premier match dans la compétition est prévu samedi, face à l'Australie. La toute première rencontre de cette Coupe du monde opposera le pays organisateur, la Russie, à l'Arabie saoudite, et ce sera donc jeudi prochain.

RA : On a eu chaud. Telle est l'expression de la semaine selon Yvan Amar. Ses explications dans le Journal en français facile.

L’équipe de France a eu chaud hier à Lyon. C’est avec cette image que RFI présente le match qui opposait la France aux États-Unis. Et en effet, les Bleus sont sentis le vent du boulet. Un peu plus et ils se faisaient battre par les Américains. Alors voilà que je remplace une image par une autre : ils ont senti le vent du boulet. C’est-à-dire le coup est passé bien près ! Comme s’ils avaient senti le souffle de ce boulet passé à quelques centimètres. Mais lorsqu’on sent le vent du boulet, on en sort indemne : on l’a échappé belle, peut-être, mais on en est réchappé. C’est l’idée qui domine dans toutes ces expressions : de la peur, mais pas de mal ! Et il s’en est fallu de peu : pour exprimer ça, on utilise fréquemment cette idée de l’espace minuscule qui sépare de la catastrophe : c’était moins une. Encore que dans ce dernier cas, il s’agisse plutôt d’un temps très court plutôt que d’un très petit espace : moins une quoi ? Moins une seconde peut-être. À une seconde près ! Alors, pourquoi dire qu’on a eu chaud ? Parce que la peur justement donne chaud. Ou l’émotion. En tout cas c’est comme ça qu’on se la représente. Avec souvent le geste qui va avec : le personnage, rescapé de justesse, qui s’éponge le front comme s’il fallait ôter la sueur qui accompagne ces manifestations. Et souvent également une interjection, un mot expressif, qui évoque un cri étouffé, un soupir de soulagement, un bruit qui prend son sens aux limites du langage articulé : « Ouf ! ».



Voir le flux - 10/06/2018 20:45:03

Journal en français facile 09/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir avec Sébastien Duhamel, bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l'actualité ce soir : la fin du sommet du G7 au Canada. Les dirigeants s'orientent vers une déclaration commune. Mais un texte "qui ne règle pas tout" affirme Emmanuel Macron. Vous entendrez le Président français dans un instant.

SD : En Syrie la contre-offensive du régime. Les forces soutien de Bachar al-Assad ont repoussé les djihadistes du groupe État islamique qui étaient entrés hier dans la ville de Boukamal, dans le nord du pays.

RA : Du football ce soir, l'équipe de France affronte les États-Unis en match amical. 1-0 pour les Américains à la mi-temps. Dernière rencontre pour les Bleus avant le début de la Coupe du monde, dans cinq jours, en Russie.

SD : Et puis à la fin de cette édition, nous retrouverons Yvan Amar pour le mot de la semaine.

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SD : Donald Trump en route pour Singapour.

RA : Le Président américain attendu pour son sommet avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, qui est prévu mardi. Il a quitté ce soir le Canada où se tenait un autre sommet, celui du G7, qui rassemble les dirigeants des pays les plus riches du monde. Un évènement au cours duquel les divisions sont apparues au grand jour. Donald Trump a proposé que la Russie fasse à nouveau partie du G7, elle qui en a été exclue il y a quatre ans. Proposition qui a été rejetée par les Européens. Ce samedi le ton s'est voulu plus conciliant, les dirigeants évoquant la possibilité d'une déclaration commune. À la Malbaie au Canada pour RFI, Mounia Daoudi.

[Transcription manquante]

SD : Un autre sommet se tient ce week-end, et il se déroule en Chine.

RA : Le sommet de l'OCS, comme Organisation de coopération de Shanghai. Une organisation qui réunit la Chine, la Russie, l'Inde, le Pakistan, et plusieurs pays d'Europe centrale. Bien sûr la question de la bataille commerciale lancée par les États-Unis plane au-dessus de cet évènement. Face à cela, les pays participants tentent d'afficher leur entente : ainsi le président russe Vladimir Poutine a eu un entretien avec son homologue iranien Hassan Rohani, et ce dernier a appelé à un dialogue plus important entre Moscou et Téhéran, notamment après le retrait américain de l'accord sur le nucléaire.

SD : En Syrie, cela fait plusieurs mois que le groupe Etat islamique n'avait pas mené une telle offensive.

RA : Hier vendredi les djihadistes sont entrés à Boukamal, c'est une ville qui se trouve dans le nord de la Syrie. Ils ont pris le contrôle d'une partie de la ville, en lançant plusieurs attaques meurtrières. Mais ce samedi, la réponse des forces pro régime : elles ont lancé une contre-offensive, qui a obligé les djihadistes à reculer. Le récit de Paul Khalifeh, à Beyrouth.

Les djihadistes ont traversé l'Euphrate à bord de canots et de barques pour attaquer, vendredi, la ville de Boukamal, à la frontière syro-irakienne, dans l'est de la Syrie. Avançant à la faveur de l'effet de surprise et d'une vague de kamikazes, ils ont réussi à occuper une partie des quartiers périphériques de cette ville de 70000 habitants, avant la guerre. La garnison s'est repliée sur des positions défensives en attendant les renforts. Une violente contre-offensive, appuyée par l'aviation russe et syrienne, a ensuite été lancée. Les assaillants ont dû reculer devant la puissante de feu et céder le terrain occupé. Même scénario au nord-est de la province méridionale de Soueida. Après une percée initiale, les djihadistes ont été chassés par les troupes gouvernementales qui ont reçu des renforts de la province voisine de Deraa. Selon des sources syriennes, les assaillants seraient les rescapés du camp de Yarmouk à Damas, évacués vers le désert le 22 mai. Ces incidents, ainsi que trois autres attaques, survenues depuis la mi-mai, montrent que le groupe État islamique reprend une posture offensive, après avoir réorganisé ses rangs et activé ses cellules dormantes. Ses cibles privilégiées semblent être l'armée syrienne et ses alliés. Les troupes pro-gouvernementales auraient perdu 190 hommes, dont quatre militaires russes, en moins d'un mois. Paul Khalifeh, Beyrouth, RFI.

SD : En sport, d'abord le football, avec actuellement la dernière répétition pour l'équipe de France avant le début de la Coupe du monde dans cinq jours.

RA : Les Bleus affrontent actuellement les États-Unis. La rencontre se déroule à Lyon, et vous êtes sur place pour RFI Antoine Grognet.

[Transcription manquante]

SD : Et puis en tennis, la numéro 1 mondiale remporte enfin un tournoi du Grand Chelem.

RA : Il s'agit de la Roumaine Simona Halep. Jusque-là elle avait disputé trois finales dans les tournois majeurs, sans en gagner une seule. Mais cet après-midi elle s'est imposée à Roland Garros en battant l'Américaine Sloane Stephens en trois sets.

SD : Et puis dans l'épreuve du double la victoire cet après-midi des Français Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert.

RA : Ils ont battu en finale le Croate Pavic et l'Autrichien Marach en deux sets. C'est seulement la troisième fois de l'Histoire qu'une paire française remporte le double messieurs. Enfin demain dimanche la fin de Roland Garros avec la finale hommes. Elle opposera l'Espagnol Rafael Nadal à l'Autrichien Dominic Thiem.

RA : RFI 22h08 ici à Paris, l'heure de retrouver Yvan Amar pour le mot de la semaine. Et il s'agit du mot franc.

Au G7, des discussions franches sur le commerce international ! C'est ce qu'on apprend sur RFI, qui reprend un vocabulaire tout à fait diplomatique. Ah cette langue diplomatique, on sait qu'elle s'exprime en général par euphémismes. C'est-à-dire qu'on en dit moins pour ne faire comprendre plus ! Le moindre mot a des résonnances, des significations fortes. Alors lorsqu'on parle de discussions franches ... on entend d'abord que tous les participants ne sont pas d'accord. Et qu'ils le font savoir ! Il ne s'agit pas de cacher les dissensions, on ne va pas arrondir les angles. Donc si les discussions ont été franches, c'est qu'elles sont sorties de l'ambiance feutrée, policée des relations diplomatiques. On ne se parle plus par allusions ou par sous-entendu, à demi-mot. Un langage de vérité, précise RFI. Ce qui est bine rare dans ces environnements. Alors quand on parle de franchise, puisque c'est le nom qui correspond à cet adjectif « franc , on pense d'abord à un certain naturel ! Pas de coquetterie, pas d'afféterie, pas de chichi comme on dit très familièrement : on va droit au but. Et souvent cette franchise est associée à une certaine brusquerie ; on est direct, c'est-à-dire qu'on ne cherche pas à minimiser, à réduire. Donc c'est aussi qu'on n'a pas peur du conflit, de l'affrontement. Et fréquemment, on emploie le mot pour annoncer qu'on va être non seulement direct, mais même un peu brutal. Si une phrase commence par « je vais être très franc avec toi... » on peut s'attendre au pire. Ou tout au moins, on sait qu'on va entendre quelque chose qui ne va pas faire plaisir. C'est une façon d'annoncer la couleur. 



Voir le flux - 09/06/2018 20:45:03

Journal en français facile 08/06/2018 20h00 GMT

Transcription

Hugo Lanoë : 22h à Paris à l’écoute de RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile que j’ai le plaisir de présenter ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL : Au sommaire de cette édition : Jean Pierre Bemba acquitté, relaxé par la Cour Pénale Internationale. Et pourtant, cette même CPI avait reconnu coupable en 2016 l’ancien vice-président congolais de « crimes contre l’humanité ». Le gouvernement centrafricain se dit consterné et attristé vous l’entendrez dans un instant.

SB : Nous irons ensuite en Syrie. Une quarantaine de civils, dont des enfants, ont été tués la nuit dernière, au nord-ouest du pays, dans des bombardements, imputés, attribués à l’aviation russe.

HL : Et puis nous parlerons de Singapour, en plein préparatif avant la rencontre historique prévue le 12 juin entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong un.

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SB : Condamné en 2016 à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crime contre l’humanité, Jean-Pierre Bemba a finalement été acquitté, relaxé ce vendredi par la Cour Pénale Internationale.

HL : Les juges ont relevé de sérieuses erreurs dans le jugement de l’ancien vice-président congolais. Une décision qui suscite, qui provoque des réactions, notamment en Centrafrique qui a connu, il y a 15 ans, les actions particulièrement dures, cruelles et féroces du MLC, le mouvement de libération du Congo... une milice dont Jean Pierre Bemba a été le chef. L’heure est à la consternation, à la tristesse pour le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui.

Le gouvernement centrafricain et la population centrafricaine sont dans une grande consternation. Nous nous concerterons, nous la partie centrafricaine, pour voir s’il y a des voies de recours, s’il y en a, et nous verrons bien ce qu’il faudra faire. Ce n’est manifestement pas un bon signal qui a été lancé par la justice internationale, par la Cour Pénale Internationale. C’est même un très mauvais signal. Dans notre pays nous avons considéré que parmi les voies de retour à la paix durable, en plus des discussions, de la négociation, des pourparlers, il y avait la justice, il y a les réparations. Aujourd’hui nous vivons dans une situation où les Centrafricaines et les Centrafricains qui par milliers ont été lésés et bien se voient daigner cette justice. Cela pose même un problème de confiance par rapport à la justice internationale.

HL : Voilà le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange Maxime Kazagui au micro d’Édouard Dropsy. Et puis justice toujours. En Afrique du Sud cette fois-ci. Un procès pour corruption de l’ancien président Jacob Zuma devait s’ouvrir ce matin à Durban. Le procès a été ajourné, renvoyé au 27 juillet.

SB : Une quarantaine de civils tués en Syrie cette nuit, dans la province d’Idleb, le dernier bastion, le dernier fief des combattants hostiles, opposés au régime de Bachar Al Assad.

HL : Au moins 44 civils tués, dont 6 enfants. Information rapportée par l’OSDH, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme qui attribue ces bombardements meurtriers à l’aviation russe. Murielle Paradon

Les raids ont frappé tard jeudi soir la localité de Zardana, dans la province d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie. Le bilan s’est alourdi dans la journée, car des corps ont été extraits des décombres des maisons, détruites par les bombardements. L’aviation russe est soupçonnée d’avoir mené ces raids. Moscou, allié du régime syrien, est régulièrement accusé de frapper des civils, mais affirme cibler des terroristes, en référence aux djihadistes ou aux rebelles. La province d’Idlib est contrôlée en grande partie par des djihadistes, issue de l’ex branche d’Al-Qaïda en Syrie. Idlib une des dernières régions qui échappe au contrôle de Bachar el Assad. C’est là que sont envoyés les combattants rebelles ou djihadistes qui acceptent de déposer les armes après des combats. Cela a été le cas notamment après les affrontements violents dans la Ghouta orientale près de Damas. Mais de nombreux civils vivent également dans cette province d’Idlib, beaucoup sont des déplacés de guerre. Ils craignent d’être la cible de la prochaine grande offensive du régime syrien.

SB : Murielle Paradon, sur RFI. Et à 300 km d’Idleb Hugo, l’organisation État islamique confirme qu’elle reste une force à craindre sur le terrain syrien.

HL : L’EI a attaqué aujourd’hui la ville de Boukamal dans la province de Deir Ezzor, près de la frontière avec l’Irak. Les terroristes ont repris une partie de la ville contrôlée par les forces fidèles au régime de Bachar Al Assad grâce à 10 attaques suicide. 25 soldats syriens ont péri dans cette offensive, la plus importante menée depuis des mois par l’organisation djihadiste en Syrie.

SB : Au moins trois Palestiniens tués aujourd’hui par des tirs de soldats israéliens.

HL : Un regain de tension, une recrudescence des violences qui interviennent au cours d’un nouvel épisode de la « marche du retour ». Depuis la fin du mois de mars, les Palestiniens se rassemblent tous les vendredis à la frontière entre Israël et la bande de Gaza pour réclamer leur droit de retourner sur leur terre. Des manifestations violemment réprimées par l’État hébreu. Plus tôt dans la journée, les autorités palestiniennes annonçaient près de 400 blessés... parmi lesquels un confrère, journaliste et photographe de l’Agence France-Presse, touché par balle à la jambe.

SB : Après avoir rencontré le secrétaire d’État américain à Washington hier, le chef de la diplomatie singapourienne arrive aujourd’hui en Corée du Nord pour une visite de deux jours.

HL : Singapour ne cache pas sa fierté d’accueillir mardi prochain le sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un. Avec ces deux visites officielles, la cité-État située au large de la Malaisie fait tout pour que cette rencontre historique se passe bien. Les explications de notre correspondante à Singapour, Carrie Nooten.

Quasiment rien ne pourrait venir perturber la torpeur calme et tropicale de Singapour... et l’organisation de l’événement diplomatique de l’année en Asie ne déroge pas à la règle. C’est à peine si on remarque les préparatifs. Il y a bien des répétitions de cortèges et autres enfilades de bolides rapides, qui filent toutes sirènes hurlantes et gyrophares dehors... des installations de caméras supplémentaires autour de l’hôtel Shangri-La où devrait résider Donald Trump... et des avions de chasse qui s’entraînent à un rythme un poil plus soutenu que d’habitude. Mais les autorités singapouriennes sont déjà expertes en logistique et dans l’art de stopper la circulation de manière rapide, leur territoire est couvert à 80 % par les caméras de surveillance et elles savent qu’elles peuvent compter sur une obéissance sans faille des foules ici. En échange, les citoyens et commerçants s’attendent à un minimum de perturbations en dehors de deux zones spéciales désignées, l’une autour des hôtels des dirigeants américain et coréen, l’autre sur Sentosa, une petite île artificielle dédiée aux attractions touristiques qui pourrait accueillir le sommet. Là, passants et résidents pourront être fouillés, et aucune bannière ou drapeau ne sera toléré. Carrie Nooten, Singapour, RFI.

SB : Sur fond de guerre commerciale, c’est un sommet économique houleux, tendu et agité qui s’est ouvert aujourd’hui à la Malbaie au Québec.

HL : Oui Sylvie, les dirigeants des 7 puissances mondiales les plus riches sont sur place. Fidèle à lui-même Donald Trump est arrivé avec une heure de retard. Le 45e président des États-Unis a même imposé à ses collègues la liste des sujets qui doivent être abordés, examinés et discutés. En premier plan : la Russie. Donald Trump souhaite que la fédération russe soit de nouveau intégrée à cette réunion économique. Ce soir, les Européens sont catégoriques et déterminés, ils se disent contre, opposés au retour de la Russie.

SB : Donald Trump qui souhaite par ailleurs gracier 3 000 personnes qui auraient été traitées injustement par la société américaine.

HL : Gracier ça signifie amnistier, pardonner, rendre la liberté à un quelqu’un. Et parmi ces 3 000 personnes figure le boxeur Muhammad Ali décédé il y a deux ans... condamné pour avoir refusé de faire son service militaire en 1967.

SB : On reste aux États-Unis Hugo avec cette histoire digne d’une série télévisée.

HL : 25 années de prison pour l’ancien chef de la police de Baltimore. Décision d’un juge fédéral après l’un des plus gros scandales de corruption de l’histoire américaine. Devant le tribunal, le sergent Wayne Jenkins s’est excusé. Les précisions sur cette affaire avec Eric de Salves.

Selon le procureur de Baltimore, le niveau de corruption du sergent Wayne Jenkins est tel que son impact sur la population est impossible à mesurer : racket de dealers pour leur voler argent et stupéfiants, escroqueries d’habitants afro-Américains pariant sur le fait qu’ils ne déposeraient pas plainte, cambriolages, vols à main armée, fausses déclarations, et ce à un rythme quotidien pendant des années. L’affaire retentissante rappelle le scénario de The Wire, célèbre série télé américaine, qui dépeint justement la corruption policière à Baltimore, une des villes les plus violentes et meurtrières des États-Unis. L’officier de 37 ans était pourtant à la tête Gun Trace Task Force, une unité d’élite chargée traquer les armes dans les quartiers de Baltimore. À la place il alimentait lui-même le trafic et encourageait ses hommes à suivre son exemple. Selon la justice, son unité se comporterait avec la population de la même manière qu’un gang criminel. Réputé intouchable, le sergent Jenkins est finalement tombé au bout de cinq ans. Notamment en raison de dénonciations et d’écoutes téléphoniques. « Du fond de mon cœur j’aimerais pouvoir revenir en arrière » s’est-il excusé en sanglot devant le tribunal, mais il écope d’une peine de 25 ans. Avec lui un autre policier de son unité écope de 18 années de prison. La peine de deux autres policiers ripoux de Baltimore doit être annoncée aujourd’hui. Eric de Salves, RFI.

HL : C’est la fin de votre journal en français facile, présenté aux côtés de Sylvie Berruet. Mise en ondes Fabrice Viollet. Merci à vous deux. Merci à vous qui restez fidèle à RFI.



Voir le flux - 08/06/2018 20:45:03