Tout le fil

Paramètres de recherche

Niveau

A1 A2 B1 B2 C1 C2

Support

Audio Vidéo Texte Iconographie

Compétence

CO EO CE EE
11-20 sur 4370 résultats.

Câble

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Un océan de câbles… Voici le titre d’un documentaire proposé par RFI sur tous ces liens déposés dans l’océan et qui véhiculent tant d’informations. Et il insiste sur quelque chose qu’on a bien souvent tendance à oublier : le virtuel passe par du concret : ces câbles sont bien matériels : ils ont un poids, une texture ; et même une fragilité : ils sont vulnérables et en cas de conflit peuvent être des cibles.

Mais qu’est-ce qu’un câble ? En gros c’est une corde, une grosse corde. C’est-à-dire un entrelacs de fils tressés pour constituer un lien solide, parce que torsadé. Et bien souvent ces fils sont métalliques, pour cette même raison : la solidité. Le câble peut donc tenir des charges très lourdes : fardeaux soulevés par une grue, ascenseur, téléphérique, ou funiculaire quand on pense à ces petits wagonnets qui montent des pentes si escarpées, et dont le nom même en français évoque cette traction : funis veut bien dire corde en latin.

Mais le câble métallique sert aussi bien souvent à faire circuler l’électricité : quand il est en métal, il est comme on dit très conducteur. C’est-à-dire que le courant électrique peut se frayer un chemin par ce moyen. Mais on l’a aussi utilisé comme relais du télégraphe : les impulsions électriques permettaient par un système de code alphabétique d’envoyer des lettres, donc des mots, donc des messages entiers d’un point à un autre. Le câble est donc devenu le mot par lequel on désignait le message lui-même. Et le verbe câbler voulait dire à peu près télégraphier : Il m’a câblé la nouvelle. Mais on vous parle là de techniques déjà anciennes. Le mot garde le souvenir de cet usage, mais l’usage, lui, n’existe plus. Mais ce souvenir est pour beaucoup dans les usages contemporains qui sont nombreux. En effet on a vu qu’on parlait encore des câbles qui assurent les liaisons internet. Le mot a donc été très à la mode il y a quelques années pour évoquer ce lien : on est câblé ou on ne l’est pas, selon qu’on est relié ou pas à cette toile, même si au bout du câble, un système d’ondes fait qu’on peut être englobé dans ce réseau sans avoir un fil à la patte. Et par ailleurs, un système de distribution des chaînes de télévision se fait aussi largement par ce moyen. Et des systèmes d’abonnement permettent d’accéder à des bouquets de chaînes nombreuses et différentes. Être câblé revient donc à peu près à être connecté. Se câbler équivaut parfois à s’acheter un de ces abonnements ou simplement à s’équiper, acquérir un ordinateur, créer une adresse électronique, utiliser la toile pour récolter des informations ou en donner, bref participer à ce grand mouvement qui fait que beaucoup de gens communiquent avec beaucoup de gens, même si tout le monde n’est pas au rendez-vous. Et au figuré, évidemment, être câblé c’est être au courant… On voit bien que l’image électrique est la même ! L’expression est moins entendue de nos jours, elle a vieilli vite, mais elle n’est pas tout à fait hors d’usage !

Et bien sûr il ne faut pas oublier l’expression familière péter un câble : comme si une liaison neuronale avait sauté : on a pété un câble quand on a perdu le contrôle, qu’on a explosé de colère, qu’on a passé les limites que d’ordinaire on ne franchit pas.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 21/03/2019 09:00:10

La Puce francophone : placoter

« La puce » fête la francophonie en « placotant » avec Loïc Depecker autour des expressions francophones liées à l’art de la conversation. Les CM1 de Carole Rossignon de l’école Forest à paris, jouent le jeu de la puce. Des apprentis linguistes, à la langue bien pendue !

Une chronique de De vive(s) voix.



Voir le flux - 21/03/2019 08:28:16

Journal en français facile 20/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin !

Zephyrin Kouadio : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, la demande de report du Brexit au 30 juin. Une demande de Theresa May, la Première ministre britannique. La France s’y opposera s’il n’y a pas de stratégie claire pour valider l’accord de retrait déjà négocié avec Bruxelles.

ZK : La justice américaine face au racisme. L’affaire Curtis Flowers passe aujourd’hui devant la Cour Suprême des États-Unis. Cet homme afro-américain a été jugé six fois pour meurtre par un jury entièrement composé d’hommes blancs.

JZ : Et puis nous parlerons de cette polémique en France sur l’âge de départ à la retraite. Le gouvernement veut-il le retarder ? Ce n’est pas complètement clair.

------

ZK : Les Européens très réservés face à la requête de Theresay May. La Première ministre britannique demande un report court du Brexit au 30 juin.

JZ : Theresa May veut éviter au Royaume-Uni une sortie de l’Union européenne sans accord. Il faut maintenant que les 27 autres États membres de l’UE approuvent cette demande. Il y a quelques heures, première réaction de Donald Tousk. Pour le président du conseil européen, c’est oui pour ce report, mais à la condition que les députés à Londres votent pour l’accord déjà négocié avec Bruxelles. Sur place, Pierre Benazet.

Avant même de recevoir la lettre de Theresa May, l’Union européenne avait commencé à préparer sa réponse puisque les services juridiques de la Commission ont émis ce mercredi un avis sur la question, un avis défavorable au scénario proposé par Theresa May. Plusieurs pays de l’UE jugeaient jusqu’ici possible un report jusqu’au trente juin, une date-butoir située avant la prestation de serment des nouveaux députés européens. Mais voilà, les services juridiques estiment finalement que ce serait ouvrir la porte à trop d’incertitudes politiques. Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, préconise donc une prolongation beaucoup plus courte, jusqu’au 23 mai, date du premier jour de vote pour les élections européennes, afin d’éviter les difficultés institutionnelles. L’autre possibilité évoquée par les services juridiques serait un report beaucoup plus long, mais qui obligerait les Britanniques à participer aux élections européennes, ce que refuse Theresa May. Mais quoi qu’il arrive, il n’est pas certain qu’un report sera accordé lors du sommet européen, car il faut l’unanimité des 27 et certains pays dont la France le refuserait si Theresa May ne fournit pas de garanties pour l’adoption de l’accord par la Chambre des Communes.

ZK : Et de son côté la France a également réagi sans enthousiasme à la demande de report du Brexit.

JZ : Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a posé ses conditions. La France s’opposera à ce report si Theresa May ne propose pas une stratégie claire pour faire accepter l’accord de retrait par le parlement à Londres. Je vous propose d’écouter le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux.

[Transcription manquante]

JZ : Benjamain Griveaux, porte-parole du gouvernement français, il était au micro d’Anne Soetmondt.

ZK : C’est l’un des auteurs des pires crimes commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

JZ : L’ancien président des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a été condamné définitivement à la prison à vie. Condamnation en appel du tribunal de l’ONU à La Haye pour génocide et crimes de guerre durant le conflit en Bosnie au milieu des années 1990. En particulier pour le massacre de Srebrenica.

ZK : Le président chinois est en Italie à partir de demain.

JZ : Xi Jinping devrait assister durant son séjour à la signature d’un accord permettant à l’Italie de rejoindre le grand projet chinois des « nouvelles routes de la soie ». L’Italie devient ainsi le premier membre du G7 à rejoindre l’aventure, Xi Jinping poursuivra sa visite par Monaco et la France. La France qui elle ne veut pas se joindre au projet des nouvelles routes de la soie.

ZK : On part aux États-Unis, les soupçons de racisme dans la justice américaine devant la Cour suprême.

JZ : Il s’agit du dossier de Curtis Flowers. Cet homme afro-américain jugé à six reprises pour le meurtre de quatre personnes en 1996 à Winona, une petite ville du Mississippi. Cet État américain est marqué par l’esclavage et la ségrégation raciale, la séparation entre les Blancs et les Noirs, le procureur du Mississippi chargé de l’affaire est accusé d’avoir volontairement écarté des jurés noirs, ce qui aurait favorisé la condamnation de Curtis Flowers. Romain Lemaresquier.

La Cour suprême américaine ne va pas se pencher sur la culpabilité ou non de Curtis Flowers, qui a passé ses 22 dernières années derrière les barreaux. Elle va se concentrer sur le dernier procès mené en 2010 et qui a vu cet Afro-Américain condamné à mort pour un crime dont il se dit innocent. Et c’est la composition du jury de ce procès qui pose problème. Le procureur du Mississippi en charge de ce dossier, qui est en place depuis 1991, aurait volontairement écarté des jurés noirs, plus enclins à juger innocent le coupable, ce qui lui aurait donc permis d’obtenir cette condamnation à mort. D’ailleurs les 3 premiers procès de Curtis Flowers ont été invalidés en raison des errements de Doug Evans, le procureur visé. La Cour suprême du Mississippi avait même jugé après le troisième procès que le procureur avait discriminé des jurés noirs. La défense de Curtis Flowers a épluché les dossiers gérés par Doug Evans et elle s’est rendu compte qu’il écartait des jurés à un rythme quatre fois supérieur pour les noirs que pour les blancs. Des preuves qui vont être étudiées par les 9 juges de la Cour Suprême. Une décision est attendue pour le mois de juin. En cas d’annulation de la condamnation à mort de Curtis Flowers, ce dernier aura le droit à un septième procès, et là encore il aura face à lui le même procureur. Romain Lemaresquier.

ZK : 8 enfants tués ou blessés chaque jour au Yémen.

JZ : Le drame se poursuit dans ce pays la trêve décidée il y a trois mois dans le port stratégique d’Hodeïda. C’est ce que dénonce aujourd’hui Michelle Bachelet, la haute-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. Au total, 348 civils ont été tués dans les deux provinces de Hajjah et Taëz où les combats persistent. Je vous rappelle qu’un cessez-le-feu a été conclu en Suède le 13 décembre, entre d’un côté le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite et de l’autre côté, les rebelles houthis.

ZK : En France, on a du mal à comprendre. Le gouvernement veut-il allonger l’âge de départ à la retraite ?

JZ : Edouard Philippe a dit « non », mais le Premier ministre n’est pas fermé à l’idée de travailler plus longtemps. Pour lui, iol s'agit de financer les besoins considérables pour soutenir le système de retraite. Hier, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé avait d’abord dit « oui » pour repousser l’âge de la retraite et puis finalement « non », on n’y touchera pas. À l’Assemblée nationale, la mise au point est loin d’avoir levé les doutes au sein des députés de la majorité. L’opposition en a profité pour dénoncer un couac, c’est une fausse note dans la communication du gouvernement. Julien Chavanne.

Le sujet est sensible, mais le gouvernement n’avait apparemment pas bien calé ses éléments de langage. De l’amateurisme pour Sébastien Chenu, député du Rassemblement national. Dans l’hémicycle, Edouard Philippe tente de rectifier le tir. La réforme du gouvernement ne prévoit pas de modifier l’âge légal de départ à la retraite assure le Premier ministre. Même si la question est bien sur la table. Le gouvernement avance prudemment sur cette question qui divise jusque dans les rangs de la République en Marche. Laurianne Rossi est une députée marcheuse venue de la gauche. À l’inverse, son collègue Bruno Bonnell est ouvert à une forme de volontariat. Sujet sensible en interne, et aussi au niveau national. Le gouvernement a tenté d’éviter d’ouvrir un nouveau front sur cet enjeu social alors qu’il doit déjà négocier l’issue du grand débat. Julien Chavanne.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Zéphyrin Kouadio de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous sur RFI !



Voir le flux - 20/03/2019 21:15:03

Journal en français facile 20/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin !

Zephyrin Kouadio : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, la demande de report du Brexit au 30 juin. Une demande de Theresa May, la Première ministre britannique. La France s’y opposera s’il n’y a pas de stratégie claire pour valider l’accord de retrait déjà négocié avec Bruxelles.

ZK : La justice américaine face au racisme. L’affaire Curtis Flowers passe aujourd’hui devant la Cour Suprême des États-Unis. Cet homme afro-américain a été jugé six fois pour meurtre par un jury entièrement composé d’hommes blancs.

JZ : Et puis nous parlerons de cette polémique en France sur l’âge de départ à la retraite. Le gouvernement veut-il le retarder ? Ce n’est pas complètement clair.

------

ZK : Les Européens très réservés face à la requête de Theresay May. La Première ministre britannique demande un report court du Brexit au 30 juin.

JZ : Theresa May veut éviter au Royaume-Uni une sortie de l’Union européenne sans accord. Il faut maintenant que les 27 autres États membres de l’UE approuvent cette demande. Il y a quelques heures, première réaction de Donald Tousk. Pour le président du conseil européen, c’est oui pour ce report, mais à la condition que les députés à Londres votent pour l’accord déjà négocié avec Bruxelles. Sur place, Pierre Benazet.

Avant même de recevoir la lettre de Theresa May, l’Union européenne avait commencé à préparer sa réponse puisque les services juridiques de la Commission ont émis ce mercredi un avis sur la question, un avis défavorable au scénario proposé par Theresa May. Plusieurs pays de l’UE jugeaient jusqu’ici possible un report jusqu’au trente juin, une date-butoir située avant la prestation de serment des nouveaux députés européens. Mais voilà, les services juridiques estiment finalement que ce serait ouvrir la porte à trop d’incertitudes politiques. Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, préconise donc une prolongation beaucoup plus courte, jusqu’au 23 mai, date du premier jour de vote pour les élections européennes, afin d’éviter les difficultés institutionnelles. L’autre possibilité évoquée par les services juridiques serait un report beaucoup plus long, mais qui obligerait les Britanniques à participer aux élections européennes, ce que refuse Theresa May. Mais quoi qu’il arrive, il n’est pas certain qu’un report sera accordé lors du sommet européen, car il faut l’unanimité des 27 et certains pays dont la France le refuserait si Theresa May ne fournit pas de garanties pour l’adoption de l’accord par la Chambre des Communes.

ZK : Et de son côté la France a également réagi sans enthousiasme à la demande de report du Brexit.

JZ : Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a posé ses conditions. La France s’opposera à ce report si Theresa May ne propose pas une stratégie claire pour faire accepter l’accord de retrait par le parlement à Londres. Je vous propose d’écouter le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux.

[Transcription manquante]

JZ : Benjamain Griveaux, porte-parole du gouvernement français, il était au micro d’Anne Soetmondt.

ZK : C’est l’un des auteurs des pires crimes commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

JZ : L’ancien président des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a été condamné définitivement à la prison à vie. Condamnation en appel du tribunal de l’ONU à La Haye pour génocide et crimes de guerre durant le conflit en Bosnie au milieu des années 1990. En particulier pour le massacre de Srebrenica.

ZK : Le président chinois est en Italie à partir de demain.

JZ : Xi Jinping devrait assister durant son séjour à la signature d’un accord permettant à l’Italie de rejoindre le grand projet chinois des « nouvelles routes de la soie ». L’Italie devient ainsi le premier membre du G7 à rejoindre l’aventure, Xi Jinping poursuivra sa visite par Monaco et la France. La France qui elle ne veut pas se joindre au projet des nouvelles routes de la soie.

ZK : On part aux États-Unis, les soupçons de racisme dans la justice américaine devant la Cour suprême.

JZ : Il s’agit du dossier de Curtis Flowers. Cet homme afro-américain jugé à six reprises pour le meurtre de quatre personnes en 1996 à Winona, une petite ville du Mississippi. Cet État américain est marqué par l’esclavage et la ségrégation raciale, la séparation entre les Blancs et les Noirs, le procureur du Mississippi chargé de l’affaire est accusé d’avoir volontairement écarté des jurés noirs, ce qui aurait favorisé la condamnation de Curtis Flowers. Romain Lemaresquier.

La Cour suprême américaine ne va pas se pencher sur la culpabilité ou non de Curtis Flowers, qui a passé ses 22 dernières années derrière les barreaux. Elle va se concentrer sur le dernier procès mené en 2010 et qui a vu cet Afro-Américain condamné à mort pour un crime dont il se dit innocent. Et c’est la composition du jury de ce procès qui pose problème. Le procureur du Mississippi en charge de ce dossier, qui est en place depuis 1991, aurait volontairement écarté des jurés noirs, plus enclins à juger innocent le coupable, ce qui lui aurait donc permis d’obtenir cette condamnation à mort. D’ailleurs les 3 premiers procès de Curtis Flowers ont été invalidés en raison des errements de Doug Evans, le procureur visé. La Cour suprême du Mississippi avait même jugé après le troisième procès que le procureur avait discriminé des jurés noirs. La défense de Curtis Flowers a épluché les dossiers gérés par Doug Evans et elle s’est rendu compte qu’il écartait des jurés à un rythme quatre fois supérieur pour les noirs que pour les blancs. Des preuves qui vont être étudiées par les 9 juges de la Cour Suprême. Une décision est attendue pour le mois de juin. En cas d’annulation de la condamnation à mort de Curtis Flowers, ce dernier aura le droit à un septième procès, et là encore il aura face à lui le même procureur. Romain Lemaresquier.

ZK : 8 enfants tués ou blessés chaque jour au Yémen.

JZ : Le drame se poursuit dans ce pays la trêve décidée il y a trois mois dans le port stratégique d’Hodeïda. C’est ce que dénonce aujourd’hui Michelle Bachelet, la haute-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. Au total, 348 civils ont été tués dans les deux provinces de Hajjah et Taëz où les combats persistent. Je vous rappelle qu’un cessez-le-feu a été conclu en Suède le 13 décembre, entre d’un côté le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite et de l’autre côté, les rebelles houthis.

ZK : En France, on a du mal à comprendre. Le gouvernement veut-il allonger l’âge de départ à la retraite ?

JZ : Edouard Philippe a dit « non », mais le Premier ministre n’est pas fermé à l’idée de travailler plus longtemps. Pour lui, iol s'agit de financer les besoins considérables pour soutenir le système de retraite. Hier, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé avait d’abord dit « oui » pour repousser l’âge de la retraite et puis finalement « non », on n’y touchera pas. À l’Assemblée nationale, la mise au point est loin d’avoir levé les doutes au sein des députés de la majorité. L’opposition en a profité pour dénoncer un couac, c’est une fausse note dans la communication du gouvernement. Julien Chavanne.

Le sujet est sensible, mais le gouvernement n’avait apparemment pas bien calé ses éléments de langage. De l’amateurisme pour Sébastien Chenu, député du Rassemblement national. Dans l’hémicycle, Edouard Philippe tente de rectifier le tir. La réforme du gouvernement ne prévoit pas de modifier l’âge légal de départ à la retraite assure le Premier ministre. Même si la question est bien sur la table. Le gouvernement avance prudemment sur cette question qui divise jusque dans les rangs de la République en Marche. Laurianne Rossi est une députée marcheuse venue de la gauche. À l’inverse, son collègue Bruno Bonnell est ouvert à une forme de volontariat. Sujet sensible en interne, et aussi au niveau national. Le gouvernement a tenté d’éviter d’ouvrir un nouveau front sur cet enjeu social alors qu’il doit déjà négocier l’issue du grand débat. Julien Chavanne.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Zéphyrin Kouadio de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous sur RFI !



Voir le flux - 20/03/2019 21:15:03

Nouvelle-Zélande : les armes à feu en question

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 20/03/2019 13:42:36

20 mars 2019 : journée internationale de la francophonie

Bonne fête aux francophones du mon entier ! « En français… s’il vous plaît ???? », c’est la formule reprise cette année par 300 millions de francophones pour fêter, à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars 2019*, leur langue en partage et la diversité de la Francophonie.   Ce slogan,... Lire la suite

Cet article 20 mars 2019 : journée internationale de la francophonie est apparu en premier sur FDLM : Le français dans le monde.



Voir le flux - 20/03/2019 11:55:25

Féminicide

Le terme « féminicide », apparu dans les années 1990 au Mexique, en espagnol, n’est pas la féminisation du terme « homicide ». Meurtre d’une femme ou d’une jeune fille « en raison de son sexe », le féminicide est une circonstance aggravante de l’homicide.

Formé comme homicide, patricide, suicide… sur le suffixe -cide qui vient du verbe latin caedere, tuer, et sur « femina », qui veut dire femme en latin. La Commission a préféré féminicide à fémicide qui est formé sur « female » en anglais.

Féminicide, n.m.
Domaine : Droit-Sciences humaines.
Définition : Homicide d’une femme, d’une jeune fille ou d’une enfant en raison de son sexe.
Note : Le féminicide peut désigner un meurtre à caractère individuel ou systématique.
Voir aussi : homicide sexiste.
Équivalent étranger : femicide (en), femicidio (es), feminicide (en), feminicidio (es), femminicidio (it).
Publié au Journal officiel le 16 septembre 2014



Voir le flux - 20/03/2019 10:08:16

Enfant du numérique (digital native)

Le terme « digital native » désigne ceux qui sont tombés dans la potion magique du numérique dès leur naissance. Avant de trouver un accord sur son équivalent français « enfant du numérique », les experts et les membres de l’Académie française ont tourné plusieurs fois autour du pot : débats courtois dans les coulisses de la Commission d’enrichissement. Mais pas question de traduire par « natif du digital » !

Formé comme le terme « enfant de la balle » pour les enfants du cirque, ou comme « enfant de la télévision », « enfant du numérique » est conforme à la morphologie de la langue française. On est natif d’un lieu, mais pas d’un domaine ou d’une discipline, et en français digital ne veut pas dire numérique. 

Enfant du numérique
Domaine : Tous domaines.
Définition : Personne qui, ayant toujours vécu dans un environnement numérique, est présumée familière des outils et des usages des nouvelles techniques d’information et de communication.
Voir aussi : habileté numérique.
Équivalent étranger : digital native (en).
Publié au Journal officiel le 24 mai 2015



Voir le flux - 20/03/2019 10:02:32

En bons termes

Freemium, fablab, mooc, bad bank, think tank, scanner, mailing, hot spot, pure player, subprime, remake, burn out, fake news, soft power, darknet, trailer, show runner, web, slash… nous employons chaque jour quantité de termes anglais, ou presque... Tics à la mode (passagers par nature), emprunts lexicalisés (dont on oublie même qu’’ils sont étrangers) ou anglicismes « orphelins » (sans équivalents français) ? Chaque mois, depuis les coulisses de la Commission d’enrichissement de la langue française, Pierrette Crouzet-Daurat nous fait découvrir comment les experts, au plus près de l’innovation, passent des anglicismes aux « bons termes » publiés au Journal officiel. Vous allez adorer le dire en français ! Une chronique « De vive(s) voix » avec Pierrette Crouzet-Daurat, Chef de la Mission du développement et de l’enrichissement de la langue à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) du Ministère de la Culture.


Voir le flux - 20/03/2019 09:52:04

Infox

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Rumeur, fausse information… ? On a prétendu que l’attentat de Strasbourg avait été annoncé à l’avance sur des sites officiels ou gouvernementaux. Et pendant un moment, on a même pu entendre que cet attentat aurait été inventé pour détourner l’attention des manifestations des Gilets jaunes. Et on le sait bien aujourd’hui, tout cela était faux. Fausses informations, fausses rumeurs entend-on parfois, en un mot fake news ! C’est l’expression qu’on entend le plus souvent, extrêmement à la mode depuis quelques années, et largement portées par Donald Trump qui voit bien souvent des fake news dans les informations qui lui déplaisent. Que veut dire fake news exactement ? Information inventée, fausse nouvelle. Le mot est là traduit littéralement, mais on le comprend très bien. Fake désigne souvent en effet ce qui est faux, mais qui se fait passer pour vrai : un bijou, une imitation d’un objet de marque, une contrefaçon. C’est bien ce qui désigne l’imposteur, celui qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas. L’expression est constamment présente dans les médias, et la plupart du temps sous cette forme américaine. Et pourtant un excellent équivalent français a été trouvé : infox ! Un mot qui pourrait prendre, et qu’on entend parfois. Un mot fort bien trouvé pour trois raisons : il se construit autour de la racine info, qui bien sûr évoque l’information ; il fait entendre fortement la syllabe « faux » qui renvoie à la falsification. (mais il faut se souvenir quand même que cette syllabe existe dans le mot information, sans que cela prête à conséquence…) ; et en troisième lieu, il est très proche du mot intox. Et on sait que ce terme, abréviation familière du mot intoxication, est souvent utilisé pour parler d’information mensongère, répandue délibérément pour influencer l’opinion publique. L’infox concentre donc toutes ces significations et nous donne un remarquable pendant, avec le même niveau de langue plutôt familier de fake news.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 20/03/2019 09:45:04