Tout le fil

Paramètres de recherche

Niveau

A1 A2 B1 B2 C1 C2

Support

Audio Vidéo Texte Iconographie

Compétence

CO EO CE EE
11-20 sur 4541 résultats.

Mexico en alerte

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 17/05/2019 08:27:42

Journal en français facile 16/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel, l’heure de votre Journal en français facile. À mes côtés Zéphyrin Kouadio, pour présenter cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : l’escalade entre Washington et Téhéran. Donald Trump dit « ne pas espérer » une guerre avec l’Iran qui l’accuse de provoquer une « escalade de tensions » dans le Golfe Persique.

ZK : La suite du procès pour fraude fiscale des époux Balkany en France. Ils risquent 4 ans de prison et 10 d’inéligibilité.

LB : Et puis lui remporte 91 millions de dollars pour la vente d’une de ses sculptures, l’Américain Jeff Koons devient l’artiste contemporain le plus cher au monde.

-----

ZK : Le ton continue de monter entre Téhéran et Washington. L’Iran et les États-Unis qui depuis plusieurs jours échangent des propos agressifs.

LB : À l’image de ces propos du chef de la diplomatie iranienne en visite au Japon et qui accuse les Américains de « provoquer une inacceptable escalade de tensions ». Les États-Unis qui se sont retirés de l’accord sur le nucléaire il y a un an. Unilatéralement, c’est-à-dire selon leur seule décision, les États-Unis ont appliqué récemment de nouvelles sanctions contre Téhéran et renforcé leur présence militaire dans le Golfe. L’Iran de son côté a suspendu certains de ses engagements prévus dans l’accord. Murielle Paradon.

En visite à Tokyo, Mohammad Javad Zarif répond à des journalistes japonais. Le chef de la diplomatie iranienne réaffirme qu’il n’y a aucun dialogue possible avec les États-Unis. Réagissant aux déclarations de Donald Trump selon lesquelles l’Iran voudrait bientôt discuter, voici ce qu’il répond : « Je ne sais pas pourquoi il est si confiant, car c’est complètement faux ». Mohammad Javad Zarif met également en cause l’entourage de Donald Trump : son conseiller à la sécurité nationale John Bolton, mais aussi Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, les princes héritiers d’Arabie saoudite et d’Abu Dhabi Ben Salman et Ben Zayed, l’équipe des B, comme on les surnomme : « Je pense que l’équipe des B entraîne les États-Unis ou essaie de les entraîner vers la guerre. Ce n’est ni dans l’intérêt des États-Unis ni dans l’intérêt de la région. Je pense qu’ils vont au suicide ». Le ministre iranien des Affaires étrangères affirme que son pays agit au contraire « avec un maximum de retenue ».

LB : Par ailleurs toujours concernant l’actualité aux États-Unis, Donald Trump prononçait ce soir un discours sur l’immigration. C’était il y a une heure à peine, le président américain a promis un système migratoire « admiré du monde entier » qui intègre davantage de travailleurs qualifiés, en dénonçant le modèle actuel selon lui faussé par les demandes d’asile « fantaisistes ». Entre autres annonces, il dit souhaiter obliger les immigrants à apprendre l’Anglais.

ZK : On reste aux États-Unis où des élus ont décidé cette semaine d’interdire à leur police l’utilisation de logiciels de reconnaissance faciale.

LB : Et ce à une large majorité, ça se passe à San Francisco. San Francisco qui devient ainsi la première ville des États-Unis à bannir ces logiciels de surveillance très controversés, mais de plus en plus utilisés par la police américaine. Eric de Salve.

C’est parce que leur ville Capitale de la Silicon Valley héberge tous les géants des nouvelles technologies que les élus de San Francisco se disent investis de la mission d’en réguler les excès. Or à leurs yeux, un logiciel permettant à la police de retrouver n’importe quelle identité à partir de simples images de vidéo surveillance est une menace pour les libertés individuelles. « C’est psychologiquement malsain quand les gens savent qu’ils sont observés partout dans l’espace public, dans la rue, dans les parcs. Je n’ai pas envie de vivre dans ce genre de ville. » Élu municipal de San Francisco, Aaron Peskin a rédigé la législation locale votée à 8 voix contre 1 pour interdire à la police d’utiliser la reconnaissance faciale, technologie dangereuse selon lui pour la démocratie. Depuis un an la reconnaissance faciale se généralise aux États-Unis dans la police et dans les aéroports. Le vote des élus de San Francisco été salué comme historique par ACLU. La puissante association de défense des libertés juge ces logiciels « incompatibles avec une démocratie saine ». Eric de Salve San Francisco RFI.

ZK : L’actualité de ce jeudi, ce sont aussi ces discussions en Norvège pour tenter de résoudre la crise au Venezuela.

LB : Le chef de file de l’opposition parle pour l’instant de « médiation », Juan Guaido confirme en tous cas avoir envoyé des délégués à Oslo. Le pouvoir de Nicolas Maduro affirme de son côté discuter avec des représentants de l’opposition démocratique, celle qui n’a pas le soutien des États-Unis, ce qui exclut donc Juan Guaido et ses partisans.

ZK : Au Soudan, le dialogue entre civils et militaires est suspendu pour 72 heures.

LB : Alors que les deux parties devaient tenter de former un Conseil souverain, censé remplacer le Conseil militaire de transition (CMT), en place depuis la chute du président Omar el Béchir le mois dernier, la situation évolue toutefois favorablement aucune violence n’ayant été signalée dans la journée. 

ZK : Et puis concernant le dossier libyen, Emmanuel Macron va recevoir le maréchal Khalifa Haftar la semaine prochaine.

LB : C’est ce qu’indique l’Élysée qui précise que la rencontre « aura pour objet d’échanger sur la situation en Libye et les conditions de reprise du dialogue politique, à la suite de la visite du Premier ministre, et en lien avec l’ONU et nos partenaires ».

ZK : On part pour le Sri Lanka a présent. Le Sri Lanka où le Comité de protection des journalistes lance un cri d’alarme.

LB : Cet organe chargé de défendre la liberté de la presse dans le monde dénonce le retour en grâce d’un cadre de la police sri-lankaise. Malgré un très lourd passif, le major Prabath Bulathwatte reprend du service pour enquêter sur les attentats de Pâques. Il avait pourtant été écarté après des accusations d’assassinat et de tortures envers plusieurs journalistes à la fin des années 2000, Vincent Souriau.

La justice ne l’a jamais condamné, mais, dans plusieurs affaires, c’est le suspect n°1. En 2009, la mort du rédacteur en chef d’un quotidien indépendant, Le Sunday Leader, des hommes masqués bloquent sa voiture sur le bord de la route et le tabassent avec des barres de fer. Il ne survivra pas à ses blessures. 15 jours plus tard, la tentative d’assassinat d’un chroniqueur critique du pouvoir, Molesté avec sa femme en pleine rue. Il sera forcé de s’exiler aux États-Unis où il vit depuis 10 ans. Le célèbre éditorialiste Keith Noyahr, enlevé, détenu et torturé pendant sept heures en 2008. La liste est longue, et tout converge vers un escadron secret des services de renseignement. Une sorte de milice chargée de faire taire quiconque s’intéressait de trop près à la politique sécuritaire sri-lankaise pendant la guerre avec les Tigres Tamouls. Or, qui dirigeait ce groupe clandestin ? Prabath Bulathwatte. Qu’il reprenne des fonctions au sein de l’appareil sécuritaire, écrit le Comité de protection des journalistes, c’est la garantie de nouvelles menaces contre la liberté de la presse.

ZK : En bref, les suites, en France du procès des époux Balkany.

LB : Poursuivis pour fraude fiscale, la journée a été marquée par les réquisitions du parquet national financier qui dénonce un « acharnement à frauder » de la part du maire de Levallois-Perret et de son épouse pour qui il demande respectivement 4 ans de prison avec mandat de dépôt et 4 ans, dont 2 avec sursis. Une peine de 10 ans d’inéligibilité est également requise. Les débats se poursuivent jusqu’à fin juin, verdict attendu en septembre.

ZK : On referme cette édition avec un record, celui de l’artiste contemporain le plus cher au monde.

LB : Record désormais détenu par l’Américain Jeff Koons avec la vente hier de sa sculpture le « Rabbit », un lapin en acier, adjugé pour un peu plus de 91 millions de dollars. De quoi a l’air cette œuvre Muriel Maalouf ?

C’est un moulage en acier gris métallisé d’un lapin gonflable d’un mètre de haut. Une œuvre emblématique du style de Jeff Koons héritier du pop art d’Andy Warhol. Avec cette œuvre, le sculpteur a battu le tableau « Portrait of an artist » du peintre britannique David Hockney. Le plasticien de 64 ans a ainsi récupéré le record qu’il détenait avant d’être brièvement détrôné par Hockney. Son « Balloon Dog (Orange) », vendu 58,4 millions de dollars en 2013, avait tenu cinq ans la barre de l’œuvre la plus chère. Des œuvres nettes quasi hygiéniques qui n’ont de la simplicité que l’apparence. Le temps de production de chaque sculpture serait en moyenne 3 ans. L’artiste dit vouloir s’adresser au plus grand nombre avec des œuvres populaires. Ce champion du marketing se fait d’abord connaître avec des œuvres pornographiques réalisées avec sa première femme l’actrice italienne La Cicciolina. Il a beaucoup fait parlé de lui dernièrement en voulant offrir une œuvre monumentale : « un bouquet de tulipes » à la ville de Paris en hommage aux victimes des attentats de 2015, proposant de l’installer devant le Palais de Tokyo pas loin de la Tour Eiffel. Ses détracteurs craignent que cela profite surtout à monter sa côte. Finalement le cadeau sera accepté et posé dans les jardins du petit palais après 2 ans de controverse.



Voir le flux - 16/05/2019 20:30:13

Journal en français facile 16/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel, l’heure de votre Journal en français facile. À mes côtés Zéphyrin Kouadio, pour présenter cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : l’escalade entre Washington et Téhéran. Donald Trump dit « ne pas espérer » une guerre avec l’Iran qui l’accuse de provoquer une « escalade de tensions » dans le Golfe Persique.

ZK : La suite du procès pour fraude fiscale des époux Balkany en France. Ils risquent 4 ans de prison et 10 d’inéligibilité.

LB : Et puis lui remporte 91 millions de dollars pour la vente d’une de ses sculptures, l’Américain Jeff Koons devient l’artiste contemporain le plus cher au monde.

-----

ZK : Le ton continue de monter entre Téhéran et Washington. L’Iran et les États-Unis qui depuis plusieurs jours échangent des propos agressifs.

LB : À l’image de ces propos du chef de la diplomatie iranienne en visite au Japon et qui accuse les Américains de « provoquer une inacceptable escalade de tensions ». Les États-Unis qui se sont retirés de l’accord sur le nucléaire il y a un an. Unilatéralement, c’est-à-dire selon leur seule décision, les États-Unis ont appliqué récemment de nouvelles sanctions contre Téhéran et renforcé leur présence militaire dans le Golfe. L’Iran de son côté a suspendu certains de ses engagements prévus dans l’accord. Murielle Paradon.

En visite à Tokyo, Mohammad Javad Zarif répond à des journalistes japonais. Le chef de la diplomatie iranienne réaffirme qu’il n’y a aucun dialogue possible avec les États-Unis. Réagissant aux déclarations de Donald Trump selon lesquelles l’Iran voudrait bientôt discuter, voici ce qu’il répond : « Je ne sais pas pourquoi il est si confiant, car c’est complètement faux ». Mohammad Javad Zarif met également en cause l’entourage de Donald Trump : son conseiller à la sécurité nationale John Bolton, mais aussi Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, les princes héritiers d’Arabie saoudite et d’Abu Dhabi Ben Salman et Ben Zayed, l’équipe des B, comme on les surnomme : « Je pense que l’équipe des B entraîne les États-Unis ou essaie de les entraîner vers la guerre. Ce n’est ni dans l’intérêt des États-Unis ni dans l’intérêt de la région. Je pense qu’ils vont au suicide ». Le ministre iranien des Affaires étrangères affirme que son pays agit au contraire « avec un maximum de retenue ».

LB : Par ailleurs toujours concernant l’actualité aux États-Unis, Donald Trump prononçait ce soir un discours sur l’immigration. C’était il y a une heure à peine, le président américain a promis un système migratoire « admiré du monde entier » qui intègre davantage de travailleurs qualifiés, en dénonçant le modèle actuel selon lui faussé par les demandes d’asile « fantaisistes ». Entre autres annonces, il dit souhaiter obliger les immigrants à apprendre l’Anglais.

ZK : On reste aux États-Unis où des élus ont décidé cette semaine d’interdire à leur police l’utilisation de logiciels de reconnaissance faciale.

LB : Et ce à une large majorité, ça se passe à San Francisco. San Francisco qui devient ainsi la première ville des États-Unis à bannir ces logiciels de surveillance très controversés, mais de plus en plus utilisés par la police américaine. Eric de Salve.

C’est parce que leur ville Capitale de la Silicon Valley héberge tous les géants des nouvelles technologies que les élus de San Francisco se disent investis de la mission d’en réguler les excès. Or à leurs yeux, un logiciel permettant à la police de retrouver n’importe quelle identité à partir de simples images de vidéo surveillance est une menace pour les libertés individuelles. « C’est psychologiquement malsain quand les gens savent qu’ils sont observés partout dans l’espace public, dans la rue, dans les parcs. Je n’ai pas envie de vivre dans ce genre de ville. » Élu municipal de San Francisco, Aaron Peskin a rédigé la législation locale votée à 8 voix contre 1 pour interdire à la police d’utiliser la reconnaissance faciale, technologie dangereuse selon lui pour la démocratie. Depuis un an la reconnaissance faciale se généralise aux États-Unis dans la police et dans les aéroports. Le vote des élus de San Francisco été salué comme historique par ACLU. La puissante association de défense des libertés juge ces logiciels « incompatibles avec une démocratie saine ». Eric de Salve San Francisco RFI.

ZK : L’actualité de ce jeudi, ce sont aussi ces discussions en Norvège pour tenter de résoudre la crise au Venezuela.

LB : Le chef de file de l’opposition parle pour l’instant de « médiation », Juan Guaido confirme en tous cas avoir envoyé des délégués à Oslo. Le pouvoir de Nicolas Maduro affirme de son côté discuter avec des représentants de l’opposition démocratique, celle qui n’a pas le soutien des États-Unis, ce qui exclut donc Juan Guaido et ses partisans.

ZK : Au Soudan, le dialogue entre civils et militaires est suspendu pour 72 heures.

LB : Alors que les deux parties devaient tenter de former un Conseil souverain, censé remplacer le Conseil militaire de transition (CMT), en place depuis la chute du président Omar el Béchir le mois dernier, la situation évolue toutefois favorablement aucune violence n’ayant été signalée dans la journée. 

ZK : Et puis concernant le dossier libyen, Emmanuel Macron va recevoir le maréchal Khalifa Haftar la semaine prochaine.

LB : C’est ce qu’indique l’Élysée qui précise que la rencontre « aura pour objet d’échanger sur la situation en Libye et les conditions de reprise du dialogue politique, à la suite de la visite du Premier ministre, et en lien avec l’ONU et nos partenaires ».

ZK : On part pour le Sri Lanka a présent. Le Sri Lanka où le Comité de protection des journalistes lance un cri d’alarme.

LB : Cet organe chargé de défendre la liberté de la presse dans le monde dénonce le retour en grâce d’un cadre de la police sri-lankaise. Malgré un très lourd passif, le major Prabath Bulathwatte reprend du service pour enquêter sur les attentats de Pâques. Il avait pourtant été écarté après des accusations d’assassinat et de tortures envers plusieurs journalistes à la fin des années 2000, Vincent Souriau.

La justice ne l’a jamais condamné, mais, dans plusieurs affaires, c’est le suspect n°1. En 2009, la mort du rédacteur en chef d’un quotidien indépendant, Le Sunday Leader, des hommes masqués bloquent sa voiture sur le bord de la route et le tabassent avec des barres de fer. Il ne survivra pas à ses blessures. 15 jours plus tard, la tentative d’assassinat d’un chroniqueur critique du pouvoir, Molesté avec sa femme en pleine rue. Il sera forcé de s’exiler aux États-Unis où il vit depuis 10 ans. Le célèbre éditorialiste Keith Noyahr, enlevé, détenu et torturé pendant sept heures en 2008. La liste est longue, et tout converge vers un escadron secret des services de renseignement. Une sorte de milice chargée de faire taire quiconque s’intéressait de trop près à la politique sécuritaire sri-lankaise pendant la guerre avec les Tigres Tamouls. Or, qui dirigeait ce groupe clandestin ? Prabath Bulathwatte. Qu’il reprenne des fonctions au sein de l’appareil sécuritaire, écrit le Comité de protection des journalistes, c’est la garantie de nouvelles menaces contre la liberté de la presse.

ZK : En bref, les suites, en France du procès des époux Balkany.

LB : Poursuivis pour fraude fiscale, la journée a été marquée par les réquisitions du parquet national financier qui dénonce un « acharnement à frauder » de la part du maire de Levallois-Perret et de son épouse pour qui il demande respectivement 4 ans de prison avec mandat de dépôt et 4 ans, dont 2 avec sursis. Une peine de 10 ans d’inéligibilité est également requise. Les débats se poursuivent jusqu’à fin juin, verdict attendu en septembre.

ZK : On referme cette édition avec un record, celui de l’artiste contemporain le plus cher au monde.

LB : Record désormais détenu par l’Américain Jeff Koons avec la vente hier de sa sculpture le « Rabbit », un lapin en acier, adjugé pour un peu plus de 91 millions de dollars. De quoi a l’air cette œuvre Muriel Maalouf ?

C’est un moulage en acier gris métallisé d’un lapin gonflable d’un mètre de haut. Une œuvre emblématique du style de Jeff Koons héritier du pop art d’Andy Warhol. Avec cette œuvre, le sculpteur a battu le tableau « Portrait of an artist » du peintre britannique David Hockney. Le plasticien de 64 ans a ainsi récupéré le record qu’il détenait avant d’être brièvement détrôné par Hockney. Son « Balloon Dog (Orange) », vendu 58,4 millions de dollars en 2013, avait tenu cinq ans la barre de l’œuvre la plus chère. Des œuvres nettes quasi hygiéniques qui n’ont de la simplicité que l’apparence. Le temps de production de chaque sculpture serait en moyenne 3 ans. L’artiste dit vouloir s’adresser au plus grand nombre avec des œuvres populaires. Ce champion du marketing se fait d’abord connaître avec des œuvres pornographiques réalisées avec sa première femme l’actrice italienne La Cicciolina. Il a beaucoup fait parlé de lui dernièrement en voulant offrir une œuvre monumentale : « un bouquet de tulipes » à la ville de Paris en hommage aux victimes des attentats de 2015, proposant de l’installer devant le Palais de Tokyo pas loin de la Tour Eiffel. Ses détracteurs craignent que cela profite surtout à monter sa côte. Finalement le cadeau sera accepté et posé dans les jardins du petit palais après 2 ans de controverse.



Voir le flux - 16/05/2019 20:30:13

Brûler ses vaisseaux

La puce remonte le temps et revient cette fois sur une expression qui tire son origine de la Grèce antique. Et comme elle n’a pas froid aux yeux, elle « brûle ses vaisseaux » avec Sylvie Brunet qui vient de faire paraître aux éditions first « le petit livre des mots moches et mal fichus ». Sur le pont également, les CM1 de l’école Nordmann à Paris. Tous à l’abordage !!!

Une chronique de De vive(s) voix.



Voir le flux - 16/05/2019 08:34:50

Boxe

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Boxe mortelle ? Hélas oui dans certains cas. C’est ce que nous apprend RFI, qui d’ailleurs souligne l’existence d’un documentaire diffusé par la chaîne France 2, sur ces combats qui opposent des enfants en Thaïlande. Des enfants qui, s’ils gagnent peuvent nourrir leur famille, et parfois même financer leurs études. Mais le risque est lourd et certains jeunes boxeurs risquent parfois d’y laisser leur vie. De quelle boxe parle-t-on ? De ce qu’on appelle souvent la boxe thaï, discipline violente, dont les règles sont différentes d’autres sports.

Car en français, en général, lorsqu’on parle de boxe, sans préciser, on parle de la boxe anglaise. C’est violent aussi, mais régi par des règles strictes qui interdisent les coups avec autre chose que les poings. Et même si les enfants peuvent pratiquer ce sport (et c’est relativement rare), il n’existe pas de compétition ni de pari : personne ne peut gagner d’argent !

On entend bien que le mot est d’origine anglaise, même si l’on n’est pas trop sûr de son origine. Et en Angleterre d’abord, puis ailleurs il a désigné un combat populaire, assez violent. Mais la mode des exercices physiques savamment réglés, avec un arbitre, un gagnant et un perdant, entre gens de bonne compagnie – ce qu’on va appeler au 19e siècle le sport, et dont le succès vient d’abord d’Angleterre avant de conquérir le continent européen va permettre d’élaborer des règles et de conférer un genre de noblesse à cette pratique. On l’appelle d’ailleurs, et même en français, le noble art. Et c’est un sport de gentlemen, qui s’accommode de toute une mentalité : ce qu’on appelle le fairplay : il faut gagner, mais « à la loyale ». On a le droit de se frapper le torse ou la face. Pas en dessous. C’est ainsi qu’apparaît par exemple l’image des coups en dessous de la ceinture, qui reprend le sens de ce qu’on appelle des « coups bas ». En ce qui concerne la boxe, l’expression est bien précise. Et elle prend un sens figuré pour désigner des manœuvres mesquines ou méprisables, des attaques indignes. À l’inverse, les coups permis ont des noms qui sont passés en français en gardant souvent leur origine anglo-saxonne. Pas tous : on parle d’un direct ou d’un crochet. Mais on parle aussi d’un swing, un coup circulaire, et un uppercut. Le mot est prononcé à la française, mais en le décomposant, on perçoit tout de suite son origine.

Et si l’on parle souvent en France de boxe anglaise, c’est bien qu’il existe également une boxe française, née dans la première moitié du 19e siècle, et connue parfois sous le terme de savate. Une savate est au départ une vieille chaussure ou un chausson qui tient à peine au pied. Ça évoque plutôt le laisser-aller ou la pauvreté. Mais étrangement, ce nom de savate a été utilisé pour nommer une discipline parfois populaire, mais strictement codifiée, dont les gestes principaux et la logique dérivent de l’escrime.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 16/05/2019 07:45:06

Journal en français facile 15/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : le personnel diplomatique américain sommé de quitter l’Irak, pour cause de menaces liées aux activités de l’Iran dans la région indique le Département d’État. Les explications de notre correspondante à Washington dans un instant.

ZK : Réguler les contenus à caractère terroristes sur internet. C’est le sens de « l’appel de Christchurch » lancé par Emmanuel Macron et Jacinda Arden deux mois après les attaques contre des mosquées en Nouvelle-Zélande.

LB : Dans cette édition également, une ville en alerte environnementale. Un nuage de pollution enveloppe Mexico depuis 4 jours et oblige la population à vivre au ralenti.

------

ZK : Tout d’abord cette annonce du département d’État américain. Il ordonne à une partie de son personnel diplomatique en Irak de quitter le pays.

LB : C’est le signe de la montée des tensions dans le Golfe. L’administration évoque des menaces liées aux activités iraniennes dans la région. Le secrétaire d’État affirme que des milices proches de Téhéran se sont rapprochées des bases américaines en Irak sans toutefois préciser lesquelles. RFI Washington, Anne Corpet.

Oui Mike Pompéo n’a pas précisé quelles bases étaient concernées, mais il a prévenu : « il y aura une forte riposte si ces milices menacent les forces américaines. » La décision d’évacuer tout le personnel jugé non indispensable de l’ambassade à Bagdad, mais aussi du consulat à Erbil, a été annoncée dans la foulée ce matin. Hier le pentagone a pour sa part fait savoir qu’il faisait passer ses troupes stationnées dans le pays en état d’alerte, et ce, même si l’aggravation des menaces évoquées a été contestée, par les Irakiens, mais aussi par le porte-parole de la coalition internationale en Irak et en Syrie. La décision d’évacuer partiellement le personnel diplomatique intervient dans un contexte de tension croissante entre Washington et Téhéran : le dispositif de l’armée américaine a été renforcé dans le Golfe, et les élus des deux bords au congrès s’inquiètent de possibles velléités guerrières de l’administration. Ils demandent à être informés au plus vite par l’exécutif. Donald Trump a toujours fait part de ses réticences vis-à-vis des interventions armées à l’étranger, mais selon le Washington Post, il y a eu des réunions la semaine dernière à la maison blanche sur l’Iran et la possibilité d’une action militaire a été envisagée. John Bolton, conseiller national à la sécurité plaide avec insistance pour frapper Téhéran. Et beaucoup voient son influence derrière l’escalade qui se profile au Moyen-Orient.

ZK : À la une également ce mercredi, cet appel à contrôler les contenus à caractère terroristes sur internet lancé cet après-midi à l’Élysée.

LB : Deux mois jours pour jours après les attentats qui ont fait 51 morts dans 2 mosquées de Nouvelles-Zélande, des attaques dont les images avaient été diffusées sur les réseaux sociaux. Cette initiative de la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Arden, et du président français, Emmanuel Macron associe près d’une trentaine de pays et d’entreprises comme Google et Facebook. Vincent Souriau.

« Éviter que les réseaux sociaux soient pervertis par le terrorisme ». Ce sont les mots de Jacinda Ardem qui a rappelé la spécificité des attentats de Christchurch : le tueur s’est filmé pendant qu’il massacrait ses victimes et cette vidéo a été diffusée en direct sur Facebook. C’est une attaque qui était conçue pour devenir virale, pour toucher le plus grand nombre de spectateurs, et les plateformes Internet ont eu énormément de mal à contrer cet effet boule de neige. Un seul chiffre : cette vidéo a été censurée plus d’un million de fois par Facebook, Twitter et YouTube, car à chaque fois qu’ils la supprimaient, elle était remise en ligne dans la seconde. L’appel de Christchurch, c’est donc une manière pour les gouvernements de s’associer aux entreprises du net pour trouver les bons outils. La priorité, c’est la rapidité du retrait : plus les réseaux sociaux agissent vite pour enlever les contenus à caractère terroriste, moins ils auront d’impact. Comment identifier ces contenus ? Comment jouer sur les algorithmes ? La discussion continue. Emmanuel Macron et Jacinda Ardem promettent un suivi technique au mois de juin et une coopération renforcée sur ce thème lors du G7 prévus à Biarritz au mois d’août.

ZK : Au Niger, bilan revu à la hausse au lendemain d’une embuscade près de la frontière avec le Mali.

LB : L’attaque, qui visait une patrouille de l’armée nigérienne a fait au moins 28 morts. Les corps des 11militaires disparus ayant été retrouvés. Les faits se sont produits près de la ville de Tongo Tongo, dans une zone même où 4 soldats américains et 5 militaires nigériens avaient déjà été tués il y a un an et demi.

ZK : Au Soudan, plusieurs blessés par balle à Khartoum. Les tirs ont touché contre des personnes qui manifestaient près du QG de l’armée. 

LB : Peu avant la reprise de discussions sur la transition politique, des discussions qui visent à remplacer le Conseil militaire de transition (CMT), qui assure l’intérim du pouvoir au Soudan depuis la chute du président Omar el Béchir en avril, un accord final devrait être annoncé cette nuit. Mais on apprend ce soir que les négociations ont été suspendues.

ZK : Et puis Au Yémen, des affrontements ce mercredi à Hodeïda, principal port yéménite sur la mer Rouge.

LB : Au lendemain de l’annonce par les Nations unies du retrait des combattants houthis qui occupaient la ville. Au lendemain aussi d’une attaque au drone contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, attaque revendiquée par la rébellion yéménite Houthi.

ZK : On part pour l’Inde où le cyclone Fani continue de préoccuper la population. Le plus violent à avoir frappé l’Asie du Sud depuis 20 ans.

LB : C’était il y a une dizaine de jours, des vents soufflant à plus de 200 km/h s’abattaient sur l’État de l’Odisha sur la côte est de l’Inde. Les autorités ont pu évacuer plus d’un million de personnes, ce qui a permis de limiter les pertes humaines. Les dégâts matériels, en revanche, sont énormes et compliquent notamment l’accès à l’eau de plusieurs millions, ce qui fait craindre des épidémies. Sur place les précisions de Sébastien Farcis.

Il y a environ 10 jours, Fani, le plus violent cyclone des 20 dernières années d’Asie du Sud frappait les côtes orientales de l’Inde, des vents de plus de 200 km/h ont dévasté l’État de l’Odisha. Par chance, les autorités ont évacué plus d’un million de personnes, ce qui a permis de limiter les pertes humaines et seulement 64 personnes sont décédées, mais les dégâts matériels sont énormes et l’accès à l’eau est compliqué pour les millions de personnes sinistrées, ce qui risque d’entraîner des épidémies. Correspondance en Inde, Sébastien Farcis. Plus de 500 000 maisons détruites ou gravement endommagées, 150 000 poteaux électriques abattus, le cyclone Fani a laissé un paysage de désolation dans l’État de l’Odisha. Jagadanand, fondateur du Centre pour la jeunesse et le développement social (Centre For Youth And Social Development), mène des opérations de secours. Beaucoup de lacs et de sources d’eau sont contaminés par les débris et les cadavres d’animaux et un grand nombre de stations d’épuration des eaux ne peuvent fonctionner, car il n’y a pas d’électricité dans les régions rurales. Nous voyons donc apparaître des cas graves de diarrhées et de jaunisse. Et nous craignons l’apparition d’épidémies. Nous utilisons donc 4 stations mobiles de purification pour offrir de l’eau saine aux réfugiés. « Le cyclone a également déraciné 1 million 400 arbres et cela pose un autre sérieux problème », explique Jagadanand. « Nous souffrons déjà d’une canicule exceptionnelle, avec des températures de plus de 45 degrés. » Or le cyclone a détruit 90 % de la couverture végétale, ce qui réduit les espaces d’ombre et devrait faire augmenter la température de 2 degrés, jusqu’à 48 degrés. Nous devons donc sauver ou replanter ces arbres immédiatement. Le gouvernement régional estime que la reconstruction coûtera plus de 12 milliards d’euros.

ZK : À Mexico, c’est vers le ciel également que les regards se dirigent ces derniers jours. La ville est aujourd’hui en alerte environnementale pour cause de pic de pollution.

LB : C’est en fait toute la zone métropolitaine qui est concernée de même que les États limitrophes. Une alerte a également été mise en place dans les villes de Puebla, Hidalgo et Toluca. Correspondance Patrick John Buffe.

Au deuxième jour de cette urgence environnementale, la vallée de Mexico est toujours envahie par un nuage de fumée qui masque partiellement les immeubles et réduit la visibilité. La cause principale de ce pic de pollution : les nombreux incendies agricoles et forestiers qui ont éclaté dans les faubourgs de la capitale, ainsi que dans les États voisins. À cela s’ajoutent une augmentation du taux d’ozone, des températures très élevées et une absence de vent qui empêche la dissipation des fumées et des gaz polluants. Par conséquent, les autorités ont demandé aux habitants d’éviter toute activité physique à l’extérieur. Et aux personnes âgées ou souffrant de maladies respiratoires de rester chez elles. Et pour faire face à cette situation exceptionnelle, des mesures d’urgence ont été prises, parmi lesquelles l’interdiction de circuler pour un nombre important de véhicules roulant dans la capitale ou la vallée de Mexico. Les autorités ont également demandé aux industries polluantes de diminuer leurs activités afin de réduire l’émission de particules en suspension. Des particules nocives qui vont mettre du temps à disparaître si les incendies continuent et si les conditions météorologiques actuelles ne changent pas.

LB : Cette alerte environnementale pousse également les autorités reporter la demi-finale du championnat de foot de division 1. En bref le football et la fin de l’histoire entre Antoine Griezmann et l’Atletico de Madrid. L’attaquant français quittera le club à la fin de la saison. Il l’annonce sur son compte Twitter sans préciser où il jouerait la saison prochaine. 

Un mot de l’actualité du Festival de Cannes avec deux films en compétition officielle aujourd’hui : Les Misérables du Français Ladj Ly et Bacurau, film brésilien de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles.



Voir le flux - 15/05/2019 20:30:13

Journal en français facile 15/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : le personnel diplomatique américain sommé de quitter l’Irak, pour cause de menaces liées aux activités de l’Iran dans la région indique le Département d’État. Les explications de notre correspondante à Washington dans un instant.

ZK : Réguler les contenus à caractère terroristes sur internet. C’est le sens de « l’appel de Christchurch » lancé par Emmanuel Macron et Jacinda Arden deux mois après les attaques contre des mosquées en Nouvelle-Zélande.

LB : Dans cette édition également, une ville en alerte environnementale. Un nuage de pollution enveloppe Mexico depuis 4 jours et oblige la population à vivre au ralenti.

------

ZK : Tout d’abord cette annonce du département d’État américain. Il ordonne à une partie de son personnel diplomatique en Irak de quitter le pays.

LB : C’est le signe de la montée des tensions dans le Golfe. L’administration évoque des menaces liées aux activités iraniennes dans la région. Le secrétaire d’État affirme que des milices proches de Téhéran se sont rapprochées des bases américaines en Irak sans toutefois préciser lesquelles. RFI Washington, Anne Corpet.

Oui Mike Pompéo n’a pas précisé quelles bases étaient concernées, mais il a prévenu : « il y aura une forte riposte si ces milices menacent les forces américaines. » La décision d’évacuer tout le personnel jugé non indispensable de l’ambassade à Bagdad, mais aussi du consulat à Erbil, a été annoncée dans la foulée ce matin. Hier le pentagone a pour sa part fait savoir qu’il faisait passer ses troupes stationnées dans le pays en état d’alerte, et ce, même si l’aggravation des menaces évoquées a été contestée, par les Irakiens, mais aussi par le porte-parole de la coalition internationale en Irak et en Syrie. La décision d’évacuer partiellement le personnel diplomatique intervient dans un contexte de tension croissante entre Washington et Téhéran : le dispositif de l’armée américaine a été renforcé dans le Golfe, et les élus des deux bords au congrès s’inquiètent de possibles velléités guerrières de l’administration. Ils demandent à être informés au plus vite par l’exécutif. Donald Trump a toujours fait part de ses réticences vis-à-vis des interventions armées à l’étranger, mais selon le Washington Post, il y a eu des réunions la semaine dernière à la maison blanche sur l’Iran et la possibilité d’une action militaire a été envisagée. John Bolton, conseiller national à la sécurité plaide avec insistance pour frapper Téhéran. Et beaucoup voient son influence derrière l’escalade qui se profile au Moyen-Orient.

ZK : À la une également ce mercredi, cet appel à contrôler les contenus à caractère terroristes sur internet lancé cet après-midi à l’Élysée.

LB : Deux mois jours pour jours après les attentats qui ont fait 51 morts dans 2 mosquées de Nouvelles-Zélande, des attaques dont les images avaient été diffusées sur les réseaux sociaux. Cette initiative de la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Arden, et du président français, Emmanuel Macron associe près d’une trentaine de pays et d’entreprises comme Google et Facebook. Vincent Souriau.

« Éviter que les réseaux sociaux soient pervertis par le terrorisme ». Ce sont les mots de Jacinda Ardem qui a rappelé la spécificité des attentats de Christchurch : le tueur s’est filmé pendant qu’il massacrait ses victimes et cette vidéo a été diffusée en direct sur Facebook. C’est une attaque qui était conçue pour devenir virale, pour toucher le plus grand nombre de spectateurs, et les plateformes Internet ont eu énormément de mal à contrer cet effet boule de neige. Un seul chiffre : cette vidéo a été censurée plus d’un million de fois par Facebook, Twitter et YouTube, car à chaque fois qu’ils la supprimaient, elle était remise en ligne dans la seconde. L’appel de Christchurch, c’est donc une manière pour les gouvernements de s’associer aux entreprises du net pour trouver les bons outils. La priorité, c’est la rapidité du retrait : plus les réseaux sociaux agissent vite pour enlever les contenus à caractère terroriste, moins ils auront d’impact. Comment identifier ces contenus ? Comment jouer sur les algorithmes ? La discussion continue. Emmanuel Macron et Jacinda Ardem promettent un suivi technique au mois de juin et une coopération renforcée sur ce thème lors du G7 prévus à Biarritz au mois d’août.

ZK : Au Niger, bilan revu à la hausse au lendemain d’une embuscade près de la frontière avec le Mali.

LB : L’attaque, qui visait une patrouille de l’armée nigérienne a fait au moins 28 morts. Les corps des 11militaires disparus ayant été retrouvés. Les faits se sont produits près de la ville de Tongo Tongo, dans une zone même où 4 soldats américains et 5 militaires nigériens avaient déjà été tués il y a un an et demi.

ZK : Au Soudan, plusieurs blessés par balle à Khartoum. Les tirs ont touché contre des personnes qui manifestaient près du QG de l’armée. 

LB : Peu avant la reprise de discussions sur la transition politique, des discussions qui visent à remplacer le Conseil militaire de transition (CMT), qui assure l’intérim du pouvoir au Soudan depuis la chute du président Omar el Béchir en avril, un accord final devrait être annoncé cette nuit. Mais on apprend ce soir que les négociations ont été suspendues.

ZK : Et puis Au Yémen, des affrontements ce mercredi à Hodeïda, principal port yéménite sur la mer Rouge.

LB : Au lendemain de l’annonce par les Nations unies du retrait des combattants houthis qui occupaient la ville. Au lendemain aussi d’une attaque au drone contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, attaque revendiquée par la rébellion yéménite Houthi.

ZK : On part pour l’Inde où le cyclone Fani continue de préoccuper la population. Le plus violent à avoir frappé l’Asie du Sud depuis 20 ans.

LB : C’était il y a une dizaine de jours, des vents soufflant à plus de 200 km/h s’abattaient sur l’État de l’Odisha sur la côte est de l’Inde. Les autorités ont pu évacuer plus d’un million de personnes, ce qui a permis de limiter les pertes humaines. Les dégâts matériels, en revanche, sont énormes et compliquent notamment l’accès à l’eau de plusieurs millions, ce qui fait craindre des épidémies. Sur place les précisions de Sébastien Farcis.

Il y a environ 10 jours, Fani, le plus violent cyclone des 20 dernières années d’Asie du Sud frappait les côtes orientales de l’Inde, des vents de plus de 200 km/h ont dévasté l’État de l’Odisha. Par chance, les autorités ont évacué plus d’un million de personnes, ce qui a permis de limiter les pertes humaines et seulement 64 personnes sont décédées, mais les dégâts matériels sont énormes et l’accès à l’eau est compliqué pour les millions de personnes sinistrées, ce qui risque d’entraîner des épidémies. Correspondance en Inde, Sébastien Farcis. Plus de 500 000 maisons détruites ou gravement endommagées, 150 000 poteaux électriques abattus, le cyclone Fani a laissé un paysage de désolation dans l’État de l’Odisha. Jagadanand, fondateur du Centre pour la jeunesse et le développement social (Centre For Youth And Social Development), mène des opérations de secours. Beaucoup de lacs et de sources d’eau sont contaminés par les débris et les cadavres d’animaux et un grand nombre de stations d’épuration des eaux ne peuvent fonctionner, car il n’y a pas d’électricité dans les régions rurales. Nous voyons donc apparaître des cas graves de diarrhées et de jaunisse. Et nous craignons l’apparition d’épidémies. Nous utilisons donc 4 stations mobiles de purification pour offrir de l’eau saine aux réfugiés. « Le cyclone a également déraciné 1 million 400 arbres et cela pose un autre sérieux problème », explique Jagadanand. « Nous souffrons déjà d’une canicule exceptionnelle, avec des températures de plus de 45 degrés. » Or le cyclone a détruit 90 % de la couverture végétale, ce qui réduit les espaces d’ombre et devrait faire augmenter la température de 2 degrés, jusqu’à 48 degrés. Nous devons donc sauver ou replanter ces arbres immédiatement. Le gouvernement régional estime que la reconstruction coûtera plus de 12 milliards d’euros.

ZK : À Mexico, c’est vers le ciel également que les regards se dirigent ces derniers jours. La ville est aujourd’hui en alerte environnementale pour cause de pic de pollution.

LB : C’est en fait toute la zone métropolitaine qui est concernée de même que les États limitrophes. Une alerte a également été mise en place dans les villes de Puebla, Hidalgo et Toluca. Correspondance Patrick John Buffe.

Au deuxième jour de cette urgence environnementale, la vallée de Mexico est toujours envahie par un nuage de fumée qui masque partiellement les immeubles et réduit la visibilité. La cause principale de ce pic de pollution : les nombreux incendies agricoles et forestiers qui ont éclaté dans les faubourgs de la capitale, ainsi que dans les États voisins. À cela s’ajoutent une augmentation du taux d’ozone, des températures très élevées et une absence de vent qui empêche la dissipation des fumées et des gaz polluants. Par conséquent, les autorités ont demandé aux habitants d’éviter toute activité physique à l’extérieur. Et aux personnes âgées ou souffrant de maladies respiratoires de rester chez elles. Et pour faire face à cette situation exceptionnelle, des mesures d’urgence ont été prises, parmi lesquelles l’interdiction de circuler pour un nombre important de véhicules roulant dans la capitale ou la vallée de Mexico. Les autorités ont également demandé aux industries polluantes de diminuer leurs activités afin de réduire l’émission de particules en suspension. Des particules nocives qui vont mettre du temps à disparaître si les incendies continuent et si les conditions météorologiques actuelles ne changent pas.

LB : Cette alerte environnementale pousse également les autorités reporter la demi-finale du championnat de foot de division 1. En bref le football et la fin de l’histoire entre Antoine Griezmann et l’Atletico de Madrid. L’attaquant français quittera le club à la fin de la saison. Il l’annonce sur son compte Twitter sans préciser où il jouerait la saison prochaine. 

Un mot de l’actualité du Festival de Cannes avec deux films en compétition officielle aujourd’hui : Les Misérables du Français Ladj Ly et Bacurau, film brésilien de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles.



Voir le flux - 15/05/2019 20:30:13

Inondations au Nebraska

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 15/05/2019 13:40:45

Coach

On a tendance à mettre l’anglicisme coach à toutes sauces. La Commission d’enrichissement a publié au Journal officiel en juillet 2005 une recommandation pour nous inciter à puiser dans la richesse du vocabulaire français : « tuteur », « répétiteur », « accompagnateur », « mentor » ou « entraîneur ». Les mots français ne manquent pas. Et ne venez pas dire à de grandes sportives comme Corinne Diacre, Audrey Zitter ou Helena Costa qu’une « entraîneuse » travaille dans un bar la nuit…

Mais, au fait, d’où vient le mot coach ? Du français « coche » (voiture, carrosse) bien sûr ! Dans l’argot universitaire du xviie siècle, c’est le « répétiteur qui aide un étudiant en vue d’une épreuve », en l’entraînant… comme une voiture !

Coach n.m.
Domaine : Sports ; Économie et gestion d’entreprise ; Arts ; Audiovisuel ; Santé
Équivalents :
entraîneur, -euse, n.
Domaine : Sports
Définition : Personne chargée d'améliorer les compétences et la réussite sportive d'un individu ou d'une équipe
Équivalent étranger : coach (en), trainer (en)
Journal officiel du 22/09/2000
------
mentor, n.
Domaine : Économie et gestion d'entreprise
Définition : Cadre chargé d'améliorer les compétences et la réussite professionnelle d'un individu ou d'une équipe
Voir aussi : mentorat, poulain
Équivalent étranger : coach (en)
Journal officiel du 26/03/2004
------
mentor, n.
Domaine : Arts / Arts de la scène
Définition : Personne chargée de conseiller sur le plan artistique et commercial un artiste ou un groupe pour lui permettre d'atteindre une plus grande notoriété.
Voir aussi : répétiteur, -trice
Équivalent étranger : coach (en)
Journal officiel du 16/09/2006
------
répétiteur, -trice, n.
Domaine : Audiovisuel - Arts / Arts de la scène
Définition : Personne chargée d'aider un artiste ou un groupe, par divers exercices ou lors des répétitions, à se préparer à tenir un rôle ou à un concert.
Voir aussi : mentor
Équivalent étranger : coach (en)
Journal officiel du 16/09/2006
------
guidance, n.f.
Domaine : Santé et médecine / Psychologie
Définition : Ensemble de méthodes et de pratiques visant à conseiller et à accompagner une personne dans les décisions qu’elle est amenée à prendre, pour elle-même ou pour un proche, en matière de santé ou d’hygiène.
Équivalent étranger : coaching (en), counseling (en), counselling (en), guidance (en)
Journal officiel du 06/04/2016



Voir le flux - 15/05/2019 09:04:33

Zombie

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le Festival de Cannes s’ouvre avec la projection d’un film qui met en scène des zombies : The dead don’t die nous dit Jim Jarmush, les morts ne meurent pas.

Ce film met donc en scène des morts-vivants, personnages fréquents des films d’horreur, qu’on appelle comme ça depuis le succès d’une des plus connues de ces productions, la Nuit des Morts-vivants. On peut d’ailleurs remarquer que ce genre de film, un peu comme ses héros, renaît périodiquement sous une forme différente : le premier film a été tourné en 1968, et plusieurs autres depuis, sur le même type de scénario et parfois avec le même titre, qui continue d’être en français. En 1968 on traduisait bien davantage les titres de film, et celui-ci n’est pas connu sous le nom de Night of the living dead, qui est le titre d’origine. C’est pourquoi l’expression mort-vivant est entrée telle quelle dans le vocabulaire francophone du cinéma, et presque dans la langue courante. Mais il est vrai qu’on parle aussi de zombie, et c’est par exemple le mot le plus employé pour évoquer le film tout nouveau de Jim Jarmush.

Il est employé en français, mais il a été emprunté au 19e siècle, même s’il a attendu un certain temps pour être courant. Et il nous vient du créole haïtien, qui lui-même le tenait d’une langue africaine. C’est que ce mot est important dans les traditions vaudoues, qui d’Afrique et notamment de la région de l’actuel Bénin sont passées en Amérique du Sud, au Brésil particulièrement et dans un certain nombre d’îles antillaises, en suivant les chemins de la traite esclavagiste. Au départ le mot désigne le pouvoir surnaturel qui peut réanimer un mort. Et dans de nombreuses traditions, les morts qui reprennent vie en veulent aux vivants qui ne sont pas encore morts, les terrorisent, et parfois les tuent pour les transformer eux aussi en morts-vivants, en zombies. En fait ce type de légende se retrouve dans des traditions très différentes : les histoires de vampires ne sont pas sans ressemblance avec celles de zombies.

Et comme le mot s’est répandu, il a pris bien souvent un sens figuré très affaibli : un zombie, bien souvent c’est une personne considérée comme sans consistance, sans volonté : celle qui semble absente alors même qu’elle est là. Le mot peut être senti comme insultant, en tout cas négatif, mais il peut arriver qu’on parle ainsi de soi-même. Si l’on manque de sommeil au point d’être à demi endormi, si on a trop bu la veille et qu’on a du mal à être très attentif au monde qui nous entoure, on n’est pas loin d’être un zombie ?

Mais au sens premier, on trouve un certain nombre de synonymes de ce mot, dont certains sont tout à fait parlants : le revenant par exemple, c’est celui qui revient, quand on ne l’attendait pas, d’entre les morts. Le fantôme. Et parfois on parle aussi d’esprit. Car précisément, on trouve une caractéristique commune à tous ces ectoplasmes : ils n’habitent pas vraiment leur corps, et parfois ils n’en ont pas. Leur existence concrète, en chair et en os comme on dit souvent, est mise en doute : pas de poids, pas de masse, juste une apparence. Et d’ailleurs on parle parfois d’apparition. Et le spectre, de la même famille que spectacle, vient du verbe latin specere : ce qu’on regarde. On le voit, parfois, il se donne à voir… mais pas à toucher.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 15/05/2019 08:30:14