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Journal en français facile 17/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : l’explosion d’une voiture piégée en Colombie, à Bogota. Au moins 9 personnes sont mortes. Plusieurs dizaines d’autres sont blessées. L’attaque eut lieu devant l’école de la police. Les détails avec notre correspondante Marie-Eve Deteuf.

ZK : Le flou autour du Brexit après le rejet de l’accord de Theresa May par le parlement. Bruxelles se dit prêt à un report du départ britannique. La Première ministre, elle, prépare son plan B.

LB : Enfin, manger mieux pour limiter le réchauffement climatique, c’est le diagnostic de scientifiques. Ils expliquent leur méthode dans une revue médicale britannique.

------

ZK : On part en Colombie où l’explosion d’une voiture piégée a tué au moins 9 personnes ce jeudi à Bogota.

LB : Dans le sud de la capitale précisément, devant le siège de l’École de police, on fait le point avec notre correspondante Marie-Eve Deteuf.

Bogota est sous le choc. La ville n’avait pas connu d’attentat depuis juin 2017 et aucun attentat aussi meurtrier depuis plus de quinze ans. Les circonstances de l’explosion restent encore confuses. Le conducteur de la voiture est décédé, déchiqueté par l’explosion, ce qui a alimenté la rumeur d’un attentat suicide. Une pratique complètement inhabituelle en Colombie. Selon une autre version, le véhicule aurait été détecté par les chiens dits anti-explosifs. Le conducteur paniqué aurait redémarré et percuté un édifice, provoquant l’explosion. Le président de la République Ivan Duque a annulé un déplacement prévu en province pour se rendre sur les lieux du drame. Tous les secteurs politiques ont énergiquement condamné le fait, y compris le parti de la FARC, issu de l’ancienne guérilla des FARC démobilisée. Aucune piste pour le moment sur l’auteur de l’attentat, qui n’a pas été revendiqué. Tous les soupçons se portent sur la petite guérilla de l’ELN ou sur une dissidence des Farc, ces guérilleros qui n’ont pas rendu les armes. Marie Eve Detoeuf, Bogota.

LB : Ce soir, le parquet de Bogota affirme fait savoir que l’auteur de l’attentat à la voiture piégée a été identifié sans préciser si l’homme José Aldemar Rojas Rodriguez est ou non lié à un groupe armé.

ZK : Dans l’actualité également, la mort du Canadien enlevé hier sur un site minier du Burkina Faso.

LB : Kirk Woodman a vraisemblablement été assassiné par ses ravisseurs. Le corps du géologue a été retrouvé criblé de balles. Le Gouvernement canadien condamne « un crime odieux » et se dit prêt à apporter son aide aux autorités de Ouagadougou pour « rechercher les responsables ».

ZK : Le flou autour de la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

LB : Dans la foulée de leur acquittement mardi, la CPI s’était prononcée pour la mise en liberté de l’ex-président ivoirien et de l’ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes. Mais les procureurs de la Cour ont fait appel hier de cette décision et demandé leur maintien en détention le temps de recevoir les motivations des juges concernant l’acquittement.

ZK : Le Brexit peut-être reporté. L’Union européenne se dit en tous cas prête à étudier la question 48h après le rejet par les députés britanniques de l’accord porté par Theresa May.

LB : La Première ministre qui planche actuellement sur un plan B sur lequel le parlement se prononcera à la fin du mois. Il s’agit de de trouver un consensus a déclaré Theresa May, comprendre un terrain d’entente. Mais la démarche ne convainc pas l’opposition travailliste qui dénonce un dialogue de façade. Juliette Gheerbrant.

Jeremy Corbyn reproche à la Première ministre de ne pas accepter elle même de faire certaines concessions, comme il l’a expliqué jeudi, en meeting dans le sud-est du pays : « Pour parvenir à un accord qui obtienne la majorité au Parlement Theresa May doit laisser tomber ses lignes rouges et faire des propositions sérieuses pour l’avenir (applaudissements) ». La ligne rouge, c’est l’idée que le Royaume-Uni puisse rester dans l’union douanière, ce qui résout entre autres le problème de la frontière irlandaise. Mais jamais les députés conservateurs partisans d’un brexit dur n’accepteraient une telle option. Pas plus qu’ils n’accepteraient la deuxième condition que Jeremy Corbyn pose à Theresa May pour entamer le dialogue : « Je le dis à la Première ministre, je suis tout à fait prêt à discuter, mais le point de départ de toute négociation sur le brexit doit être que la menace d’une désastreuse sortie sans accord soit exclue. Retirez maintenant cette option de la table, Madame la Première ministre ! » La sortie de l’impasse ne semble pas se rapprocher. Et sous la pression de son parti, Jeremy Corbyn n’écarte plus complètement l’idée d’un nouveau référendum, même s’il continue de lui préférer des législatives anticipées.

LB : On le disait à l’instant. Bruxelles réfléchit à un report du départ britannique au-delà du 29 mars, comme prévu, mais uniquement si Londres apporte de solides garanties, préviennent des diplomates européens. De son côté, la France a déclenché un plan d’urgence pour se préparer à un Brexit sans accord. Une éventualité « de moins en moins improbable » selon Édouard Philippe.

ZK : L’actualité en France justement et les suites de l’affaire Ghosn. Renault confirme travailler sur le remplacement de son PDG toujours emprisonné au Japon.

LB : Pour des soupçons de malversations au sein du groupe Nissan, allié de Renault, le constructeur répond à l’appel de son premier actionnaire l’État français à travers la voix de Bruno le Maire qui demande publiquement qu’un successeur soit trouvé à un Carlos Ghosn « durablement empêché », selon les mots du ministre de l’Économie.

ZK : Le ministère de l’Économie qui répond par ailleurs aujourd’hui dans une note sur la Fiscalité et les dépenses publiques. À cette question essentielle : où vont les impôts ?

LB : Le document est publié sur le site dédié au Grand débat national et censé y contribuer. Objectif pour le gouvernement faire de la pédagogie fiscale auprès des Français. Anieshka Koumor.

Le ministère de l’Économie rappelle que la France possède le niveau de dépense publique le plus élevé des pays développés. Soit 56,5 % du PIB. Pour plus de clarté, les dépenses publiques sont présentées sur un budget de 1000 euros. Ainsi, les retraites constituent le poste le plus lourd, 268 euros. Viennent ensuite : l’assurance-maladie, les allocations familiales, le chômage, l’aide au logement et autres primes. Au total, la protection sociale pèse pour plus de la moitié, soit 575 euros. Le reste est destiné aux dépenses sectorielles comme les crédits d’impôt alloués aux entreprises, mais aussi l’argent destiné aux routes, au transport et aux équipements collectifs. Dans la même case, on retrouve le fonctionnement des musées, la gestion de l’eau et des déchets, ainsi que l’éclairage public. Les services publics régaliens, dont la défense, la sécurité et la justice arrivent en troisième position. L’éducation, la recherche et les administrations publiques se placent en queue de peloton. Le ministère rappelle que malgré le niveau élevé de prélèvements obligatoires, la France est en déficit depuis plus de trente ans. Ce qui signifie que l’administration dépense plus que ce qu’elle perçoit.

ZK : Nouvel épisode dans l’affaire Benalla, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été placé en garde à vue.

LB : Il doit s’expliquer, entre autres, sur l’utilisation controversée de ses passeports diplomatiques après son limogeage de l’Élysée. Il est visé par une enquête pour abus de confiance, étendue à faux et usage de faux. Alexandre Benalla sera par ailleurs de nouveau entendu par la commission d’enquête du Sénat la semaine prochaine.

ZK : Pour refermer cette édition, on s’intéresse au réchauffement climatique et à cette question : comment faire pour limiter le phénomène au quotidien ?

LB : Les scientifiques le répètent assez souvent, il faut changer nos comportements en matière d’alimentation notamment. C’est en tous cas ce qui ressort d’une étude d’envergure publiée dans la revue médicale britannique The Lancet. Ses auteurs affirment que l’on pourra bien nourrir sainement les 10 milliards d’êtres humains que nous serons en 2050, mais à condition de changer pas mal de choses. Simon Rozé.

Oui, il est possible de nourrir 10 milliards de personnes avec un impact limité pour la planète. Aujourd’hui près de 3 milliards d’humains mangent trop ou trop peu et la production alimentaire actuelle est un cauchemar pour l’environnement, responsable d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre et de la surexploitation des ressources. On pourrait donc faire autrement, sans pour autant se priver et en contentant tout le monde, il n’est par exemple pas question de se priver de viande. Il faudra cependant en manger moins, une à deux fois par semaine maximum et mettre l’accent sur les légumes et les céréales pour obtenir un apport en calories largement suffisant. Un tel menu est par ailleurs adaptable en fonction des traditions locales. Il aurait également le double avantage d’éviter les 11 millions de morts annuelles dues à de mauvais régimes alimentaires et n’exploiterait pas les écosystèmes au dela de leurs limites. Mais il reste cependant beaucoup à faire pour y parvenir, une révolution agricole mondiale comme l’écrivent les chercheurs qui prônent la mise en place d’un réel engagement international pour une alimentation plus saine et la production d’aliments de meilleure qualité.



Voir le flux - 17/01/2019 20:45:03

Rejet

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.



Voir le flux - 17/01/2019 10:00:07

Journal en français facile 16/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : Au sommaire : la décision des juges de la cour pénale internationale. La CPI qui s’oppose au maintien en détention de Laurent Gbagbo. L’ancien président ivoirien acquitté hier de crime contre l’humanité tout comme l’ex-chef des Jeunes patriotes Charles Blé Goudé.

ZK : Au Royaume-Uni, Theresa May évite un deuxième revers, après le rejet massif de son plan d’accord sur le Brexit. Hier les députés ont voté contre la défiance des travaillistes de justesse. C’est ce que nous dira Anissa El Jabri.

LB : Et puis en France, un nouvel épisode dans le feuilleton Benalla. L’ex-collaborateur aurait utilisé une vingtaine de fois son passeport diplomatique depuis son licenciement de l’Élysée.

-----

ZK : L’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, sera bientôt libre. De même que l’ancien chef du mouvement des Jeunes Patriotes, Charles Blé-Goudé.

LB : La décision a été annoncée aujourd’hui par la CPI, la Cour Pénale Internationale de La Haye, aux Pays-Bas. 24 heures après l’acquittement des deux hommes de crimes contre l’humanité. Clémentine Pawlotsky.

Pour les juges de la CPI, rien ne justifie le maintien en détention de Laurent Gbagbo et Charles Blé-Goudé, autrement dit, ils ne resteront pas en prison. Ils ont tous les 2 été acquittés hier, cela signifie qu’ils n’ont pas été reconnus coupables. Ils étaient jugés pour crimes contre l’humanité, pendant la crise en Côte d’Ivoire, entre 2010 et 2011. À ce moment-là, plus de 3000 personnes ont été tuées. Mais d’après les juges, les preuves de la responsabilité de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé dans ces crimes, étaient insuffisantes. Les deux hommes seront donc bientôt libres. Mais cela ne veut pas dire que l’affaire est terminée puisque le Procureur va faire appel, c’est-à-dire que d’autres juges vont dire s’ils confirment ou non l’acquittement de l’ancien président de la Cote d’Ivoire et de l’ancien leader des Jeunes Patriotes. Pendant ce temps là, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé doivent se tenir à disposition de la justice. Autrement dit, si de nouvelles audiences ont lieu, ils devront à nouveau se présenter devant la Cour Pénale Internationale.

ZK : L’autre grand titre de ce journal, c’est le Brexit et cette motion de censure contre Theresa May sur laquelle les députés viennent de se prononcer.

LB : Motion de censure déposée par l’opposition travailliste contre la Première ministre au lendemain du rejet massif de son accord sur le Brexit au parlement. Vous le disiez Zéphyrin, les députés viennent de voter et ils ont renouvelé leur confiance à Theresa May. Elle avait besoin de 318 voix pour éviter la censure. À l’arrivée, elle en comptabilise un peu plus de 325. C’est à peine plus que la majorité Anissa El Jabri.

C’est le reflet de la très petite majorité de May sauf qu’en plus elle n’a même pas tout à fait fait le plein des voix, ça reste un résultat sans surprise. Dès hier soir, même ses adversaires les plus bruyants chez les conservateurs avaient annoncé leur soutien. Le meilleur argument de Theresa May s’appelle Jeremy Corbyn, le leader des travaillistes bête noire des tories, de toute façon pas prêts à prendre le risque de perdre le pouvoir. Maintenant la Première ministre survit, mais avec une autorité chancelante après le revers massif et historique subi hier soir. Elle va entamer des discussions avec les parlementaires, ça commence dès ce soir. Theresa May a 3 jours pour faire avancer le débat. Elle doit présenter lundi un plan B aux députés, le seul ciment qui unit l’opposition et Theresa May, c’est la volonté d’éviter une sortie sèche, sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne, ça renforce encore une possibilité dont on parle depuis déjà une semaine, le report de la sortie de l’UE. Elle est prévue toujours pour l’instant, le 29 mars, c’est dans 10 semaines.

ZK : Dans l’actualité également, cette déclaration de Mike Pence après la mort de soldats US dans une attaque suicide dans le nord de la Syrie.

LB : « Nous resterons dans la région et nous poursuivrons la lutte pour assurer que le groupe État islamique ne montre plus sa face immonde », voilà les mots du vice-président américain qui confirme toutefois le retrait à venir des troupes américaines en Syrie. Un retrait qui depuis qu’il a été annoncé le mois dernier par Donald Trump entraîne de nombreuses réactions et des conséquences. À commencer par celle de la Turquie, qui partage une frontière avec la Syrie, et qui affirme vouloir imposer ce qu’elle appelle une « zone de sécurité », de 30 km en territoire syrien. L’idée vient d’être rejetée par les Kurdes de Syrie dont les forces sont actuellement implantées dans cette région. La Russie exprime également ses réticences. Nicolas Falez.

La priorité de la Turquie c’est toujours d’empêcher la formation d’une entité kurde dans le nord de la Syrie, car Ankara est en conflit ouvert avec les mouvements autonomistes kurdes sur son sol comme à ses frontières. C’est pour cela que la Turquie a applaudi le mois dernier l’annonce du retrait militaire américain de Syrie privée de ce soutien américain, les Kurdes de Syrie apparaissaient alors à la merci d’une opération armée que le Président turc Erdogan annonce comme imminente. Depuis, les États-Unis ont nuancé l’annonce de leur retrait, refusant d’indiquer un calendrier et Donald Trump a dit son opposition à une intervention militaire turque contre les Kurdes de Syrie, tout en exprimant son soutien à l’idée d’une « zone de sécurité » qui serait contrôlée par les Turcs en territoire syrien. C’est ce scénario qui - sans surprise - a été rejeté ces dernières heures par Damas, par les Kurdes de Syrie, quant à Russie, soutien du régime de Bachar El Assad, elle exprime clairement ses réticences. " Nous sommes convaincus que l’issue optimale, et la seule qui soit juste, est un passage de ces territoires sous contrôle du gouvernement syrien, des forces armées syriennes et de leurs structures administratives" estime le Chef de la Diplomatie russe Serguei Lavrov. Le pouvoir syrien de Bachar EL Assad a bien l’intention de poursuivre sa reconquête méthodique des territoires perdus pendant les années de conflit. Et aujourd’hui ce sont ses alliés, Russie en tête, qui semblent en position de dire qui va remplir le vide laissé par le retrait américain.

ZK : Au Kenya, le bilan est d’au moins 21 morts au lendemain de l’attaque d’un complexe hôtelier de Nairobi.

LB : Selon un nouveau bilan du chef de la police, l’attaque aura duré près de 20 heures, menée par un commando d’islamistes shebab. Les assaillants ont tous été tués, sans que leur nombre précis ne soit indiqué. Les islamistes shebab qui disent ce soir avoir agi en représailles au transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

ZK : Au Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa sort du silence au troisième jour d’une fronde sociale déclenchée par la hausse des prix du carburant. Le Président, en tournée à l’étranger, appelle au calme. La contestation au Zimbabwe a fait au moins 3 morts depuis lundi et de nombreux blessés. Plus de 200 personnes ont été interpellées, dont la figure de la société civile le pasteur Evan Mawarire. 16h à Caracas, au Venezuela. L’opposition, majoritaire à l’Assemblée nationale, même si cette dernière n’est plus reconnue par l’exécutif, a adopté hier un décret d’amnistie, comprendre de pardon, très large qui inclut les militaires qui refuseraient de reconnaître la légitimité du second mandat de Nicolas Maduro.

LB : Il s’agit d’une nouvelle étape en vue d’assumer le pouvoir dans le cadre d’un gouvernement de transition, c’est ce qu’affirme le président de l’Assemblée nationale Juan Guaido. Un président qui n’avait pas hésité à déclarer au lendemain de l’investiture de Nicolas Maduro qu’il était le seul élu légitime à pouvoir assumer le pouvoir selon la Constitution vénézuélienne. Qu’est-ce que ce décret et quelle pourrait être sa portée ? Les explications de Romain Lemaresquier.

Il s’agit d’un décret court, qui ne comporte que six articles, mais qui pourrait avoir une portée considérable s’il est suivi par les militaires et les fonctionnaires vénézuéliens. Selon le texte adopté ce mardi, tout civil, militaire ou fonctionnaire qui a contribué ou contribuera à la défense de la constitution de la république bolivarienne sera protégé d’éventuelles poursuites. C’est-à-dire qu’il sera exonéré de responsabilité civile, pénale, administrative, disciplinaire ou fiscale, et ce pour la période courant entre janvier 1999, c’est à dire l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, et aujourd’hui. Les prisonniers politiques, les personnes persécutées, les exilés politiques qu’ils soient civils ou militaires seront également amnistiés après examen de leur dossier. Enfin les militaires, civils ou fonctionnaires qui contribueront au rétablissement de la démocratie au Venezuela bénéficieront également de toutes les garanties constitutionnelles. Il s‘agit clairement d’un appel à désobéir à l’exécutif en place, un exécutif illégitime, car résultat d’élections frauduleuses selon l’opposition et une bonne partie de la communauté internationale. Reste à savoir si les militaires et les fonctionnaires, et principalement les subalternes, vont suivre ces consignes, ce qui permettrait à l’Assemblée nationale de bénéficier d’une légitimité tant sur le plan national qu’international.

ZK : En France, Alexandre Benalla de nouveau à la une. La commission d’enquête du Sénat reprenait ses auditions aujourd’hui.

LB : Pour tenter de faire toute la lumière sur "l’affaire Benalla", l’ex-chargé de mission de l’Élysée, mis en examen pour violences en réunion après des images le montrant en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier, sera entendu une nouvelle fois la semaine prochaine. Avant cela, ce sont Jean-Yves le Drian, Christophe Castaner et Patric Strzoda qui se sont exprimé. Ce dernier, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron affirme notamment qu’Alexandre Benalla avait utilisé" presque une vingtaine de fois" ses passeports diplomatiques après son licenciement au mois de juillet.



Voir le flux - 16/01/2019 20:30:09

Journal en français facile 16/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : Au sommaire : la décision des juges de la cour pénale internationale. La CPI qui s’oppose au maintien en détention de Laurent Gbagbo. L’ancien président ivoirien acquitté hier de crime contre l’humanité tout comme l’ex-chef des Jeunes patriotes Charles Blé Goudé.

ZK : Au Royaume-Uni, Theresa May évite un deuxième revers, après le rejet massif de son plan d’accord sur le Brexit. Hier les députés ont voté contre la défiance des travaillistes de justesse. C’est ce que nous dira Anissa El Jabri.

LB : Et puis en France, un nouvel épisode dans le feuilleton Benalla. L’ex-collaborateur aurait utilisé une vingtaine de fois son passeport diplomatique depuis son licenciement de l’Élysée.

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ZK : L’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, sera bientôt libre. De même que l’ancien chef du mouvement des Jeunes Patriotes, Charles Blé-Goudé.

LB : La décision a été annoncée aujourd’hui par la CPI, la Cour Pénale Internationale de La Haye, aux Pays-Bas. 24 heures après l’acquittement des deux hommes de crimes contre l’humanité. Clémentine Pawlotsky.

Pour les juges de la CPI, rien ne justifie le maintien en détention de Laurent Gbagbo et Charles Blé-Goudé, autrement dit, ils ne resteront pas en prison. Ils ont tous les 2 été acquittés hier, cela signifie qu’ils n’ont pas été reconnus coupables. Ils étaient jugés pour crimes contre l’humanité, pendant la crise en Côte d’Ivoire, entre 2010 et 2011. À ce moment-là, plus de 3000 personnes ont été tuées. Mais d’après les juges, les preuves de la responsabilité de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé dans ces crimes, étaient insuffisantes. Les deux hommes seront donc bientôt libres. Mais cela ne veut pas dire que l’affaire est terminée puisque le Procureur va faire appel, c’est-à-dire que d’autres juges vont dire s’ils confirment ou non l’acquittement de l’ancien président de la Cote d’Ivoire et de l’ancien leader des Jeunes Patriotes. Pendant ce temps là, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé doivent se tenir à disposition de la justice. Autrement dit, si de nouvelles audiences ont lieu, ils devront à nouveau se présenter devant la Cour Pénale Internationale.

ZK : L’autre grand titre de ce journal, c’est le Brexit et cette motion de censure contre Theresa May sur laquelle les députés viennent de se prononcer.

LB : Motion de censure déposée par l’opposition travailliste contre la Première ministre au lendemain du rejet massif de son accord sur le Brexit au parlement. Vous le disiez Zéphyrin, les députés viennent de voter et ils ont renouvelé leur confiance à Theresa May. Elle avait besoin de 318 voix pour éviter la censure. À l’arrivée, elle en comptabilise un peu plus de 325. C’est à peine plus que la majorité Anissa El Jabri.

C’est le reflet de la très petite majorité de May sauf qu’en plus elle n’a même pas tout à fait fait le plein des voix, ça reste un résultat sans surprise. Dès hier soir, même ses adversaires les plus bruyants chez les conservateurs avaient annoncé leur soutien. Le meilleur argument de Theresa May s’appelle Jeremy Corbyn, le leader des travaillistes bête noire des tories, de toute façon pas prêts à prendre le risque de perdre le pouvoir. Maintenant la Première ministre survit, mais avec une autorité chancelante après le revers massif et historique subi hier soir. Elle va entamer des discussions avec les parlementaires, ça commence dès ce soir. Theresa May a 3 jours pour faire avancer le débat. Elle doit présenter lundi un plan B aux députés, le seul ciment qui unit l’opposition et Theresa May, c’est la volonté d’éviter une sortie sèche, sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne, ça renforce encore une possibilité dont on parle depuis déjà une semaine, le report de la sortie de l’UE. Elle est prévue toujours pour l’instant, le 29 mars, c’est dans 10 semaines.

ZK : Dans l’actualité également, cette déclaration de Mike Pence après la mort de soldats US dans une attaque suicide dans le nord de la Syrie.

LB : « Nous resterons dans la région et nous poursuivrons la lutte pour assurer que le groupe État islamique ne montre plus sa face immonde », voilà les mots du vice-président américain qui confirme toutefois le retrait à venir des troupes américaines en Syrie. Un retrait qui depuis qu’il a été annoncé le mois dernier par Donald Trump entraîne de nombreuses réactions et des conséquences. À commencer par celle de la Turquie, qui partage une frontière avec la Syrie, et qui affirme vouloir imposer ce qu’elle appelle une « zone de sécurité », de 30 km en territoire syrien. L’idée vient d’être rejetée par les Kurdes de Syrie dont les forces sont actuellement implantées dans cette région. La Russie exprime également ses réticences. Nicolas Falez.

La priorité de la Turquie c’est toujours d’empêcher la formation d’une entité kurde dans le nord de la Syrie, car Ankara est en conflit ouvert avec les mouvements autonomistes kurdes sur son sol comme à ses frontières. C’est pour cela que la Turquie a applaudi le mois dernier l’annonce du retrait militaire américain de Syrie privée de ce soutien américain, les Kurdes de Syrie apparaissaient alors à la merci d’une opération armée que le Président turc Erdogan annonce comme imminente. Depuis, les États-Unis ont nuancé l’annonce de leur retrait, refusant d’indiquer un calendrier et Donald Trump a dit son opposition à une intervention militaire turque contre les Kurdes de Syrie, tout en exprimant son soutien à l’idée d’une « zone de sécurité » qui serait contrôlée par les Turcs en territoire syrien. C’est ce scénario qui - sans surprise - a été rejeté ces dernières heures par Damas, par les Kurdes de Syrie, quant à Russie, soutien du régime de Bachar El Assad, elle exprime clairement ses réticences. " Nous sommes convaincus que l’issue optimale, et la seule qui soit juste, est un passage de ces territoires sous contrôle du gouvernement syrien, des forces armées syriennes et de leurs structures administratives" estime le Chef de la Diplomatie russe Serguei Lavrov. Le pouvoir syrien de Bachar EL Assad a bien l’intention de poursuivre sa reconquête méthodique des territoires perdus pendant les années de conflit. Et aujourd’hui ce sont ses alliés, Russie en tête, qui semblent en position de dire qui va remplir le vide laissé par le retrait américain.

ZK : Au Kenya, le bilan est d’au moins 21 morts au lendemain de l’attaque d’un complexe hôtelier de Nairobi.

LB : Selon un nouveau bilan du chef de la police, l’attaque aura duré près de 20 heures, menée par un commando d’islamistes shebab. Les assaillants ont tous été tués, sans que leur nombre précis ne soit indiqué. Les islamistes shebab qui disent ce soir avoir agi en représailles au transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

ZK : Au Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa sort du silence au troisième jour d’une fronde sociale déclenchée par la hausse des prix du carburant. Le Président, en tournée à l’étranger, appelle au calme. La contestation au Zimbabwe a fait au moins 3 morts depuis lundi et de nombreux blessés. Plus de 200 personnes ont été interpellées, dont la figure de la société civile le pasteur Evan Mawarire. 16h à Caracas, au Venezuela. L’opposition, majoritaire à l’Assemblée nationale, même si cette dernière n’est plus reconnue par l’exécutif, a adopté hier un décret d’amnistie, comprendre de pardon, très large qui inclut les militaires qui refuseraient de reconnaître la légitimité du second mandat de Nicolas Maduro.

LB : Il s’agit d’une nouvelle étape en vue d’assumer le pouvoir dans le cadre d’un gouvernement de transition, c’est ce qu’affirme le président de l’Assemblée nationale Juan Guaido. Un président qui n’avait pas hésité à déclarer au lendemain de l’investiture de Nicolas Maduro qu’il était le seul élu légitime à pouvoir assumer le pouvoir selon la Constitution vénézuélienne. Qu’est-ce que ce décret et quelle pourrait être sa portée ? Les explications de Romain Lemaresquier.

Il s’agit d’un décret court, qui ne comporte que six articles, mais qui pourrait avoir une portée considérable s’il est suivi par les militaires et les fonctionnaires vénézuéliens. Selon le texte adopté ce mardi, tout civil, militaire ou fonctionnaire qui a contribué ou contribuera à la défense de la constitution de la république bolivarienne sera protégé d’éventuelles poursuites. C’est-à-dire qu’il sera exonéré de responsabilité civile, pénale, administrative, disciplinaire ou fiscale, et ce pour la période courant entre janvier 1999, c’est à dire l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, et aujourd’hui. Les prisonniers politiques, les personnes persécutées, les exilés politiques qu’ils soient civils ou militaires seront également amnistiés après examen de leur dossier. Enfin les militaires, civils ou fonctionnaires qui contribueront au rétablissement de la démocratie au Venezuela bénéficieront également de toutes les garanties constitutionnelles. Il s‘agit clairement d’un appel à désobéir à l’exécutif en place, un exécutif illégitime, car résultat d’élections frauduleuses selon l’opposition et une bonne partie de la communauté internationale. Reste à savoir si les militaires et les fonctionnaires, et principalement les subalternes, vont suivre ces consignes, ce qui permettrait à l’Assemblée nationale de bénéficier d’une légitimité tant sur le plan national qu’international.

ZK : En France, Alexandre Benalla de nouveau à la une. La commission d’enquête du Sénat reprenait ses auditions aujourd’hui.

LB : Pour tenter de faire toute la lumière sur "l’affaire Benalla", l’ex-chargé de mission de l’Élysée, mis en examen pour violences en réunion après des images le montrant en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier, sera entendu une nouvelle fois la semaine prochaine. Avant cela, ce sont Jean-Yves le Drian, Christophe Castaner et Patric Strzoda qui se sont exprimé. Ce dernier, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron affirme notamment qu’Alexandre Benalla avait utilisé" presque une vingtaine de fois" ses passeports diplomatiques après son licenciement au mois de juillet.



Voir le flux - 16/01/2019 20:30:09

Journal en français facile 16/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : Au sommaire : la décision des juges de la cour pénale internationale. La CPI qui s’oppose au maintien en détention de Laurent Gbagbo. L’ancien président ivoirien acquitté hier de crime contre l’humanité tout comme l’ex-chef des Jeunes patriotes Charles Blé Goudé.

ZK : Au Royaume-Uni, Theresa May évite un deuxième revers, après le rejet massif de son plan d’accord sur le Brexit. Hier les députés ont voté contre la défiance des travaillistes de justesse. C’est ce que nous dira Anissa El Jabri.

LB : Et puis en France, un nouvel épisode dans le feuilleton Benalla. L’ex-collaborateur aurait utilisé une vingtaine de fois son passeport diplomatique depuis son licenciement de l’Élysée.

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ZK : L’ancien président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, sera bientôt libre. De même que l’ancien chef du mouvement des Jeunes Patriotes, Charles Blé-Goudé.

LB : La décision a été annoncée aujourd’hui par la CPI, la Cour Pénale Internationale de La Haye, aux Pays-Bas. 24 heures après l’acquittement des deux hommes de crimes contre l’humanité. Clémentine Pawlotsky.

Pour les juges de la CPI, rien ne justifie le maintien en détention de Laurent Gbagbo et Charles Blé-Goudé, autrement dit, ils ne resteront pas en prison. Ils ont tous les 2 été acquittés hier, cela signifie qu’ils n’ont pas été reconnus coupables. Ils étaient jugés pour crimes contre l’humanité, pendant la crise en Côte d’Ivoire, entre 2010 et 2011. À ce moment-là, plus de 3000 personnes ont été tuées. Mais d’après les juges, les preuves de la responsabilité de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé dans ces crimes, étaient insuffisantes. Les deux hommes seront donc bientôt libres. Mais cela ne veut pas dire que l’affaire est terminée puisque le Procureur va faire appel, c’est-à-dire que d’autres juges vont dire s’ils confirment ou non l’acquittement de l’ancien président de la Cote d’Ivoire et de l’ancien leader des Jeunes Patriotes. Pendant ce temps là, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé doivent se tenir à disposition de la justice. Autrement dit, si de nouvelles audiences ont lieu, ils devront à nouveau se présenter devant la Cour Pénale Internationale.

ZK : L’autre grand titre de ce journal, c’est le Brexit et cette motion de censure contre Theresa May sur laquelle les députés viennent de se prononcer.

LB : Motion de censure déposée par l’opposition travailliste contre la Première ministre au lendemain du rejet massif de son accord sur le Brexit au parlement. Vous le disiez Zéphyrin, les députés viennent de voter et ils ont renouvelé leur confiance à Theresa May. Elle avait besoin de 318 voix pour éviter la censure. À l’arrivée, elle en comptabilise un peu plus de 325. C’est à peine plus que la majorité Anissa El Jabri.

C’est le reflet de la très petite majorité de May sauf qu’en plus elle n’a même pas tout à fait fait le plein des voix, ça reste un résultat sans surprise. Dès hier soir, même ses adversaires les plus bruyants chez les conservateurs avaient annoncé leur soutien. Le meilleur argument de Theresa May s’appelle Jeremy Corbyn, le leader des travaillistes bête noire des tories, de toute façon pas prêts à prendre le risque de perdre le pouvoir. Maintenant la Première ministre survit, mais avec une autorité chancelante après le revers massif et historique subi hier soir. Elle va entamer des discussions avec les parlementaires, ça commence dès ce soir. Theresa May a 3 jours pour faire avancer le débat. Elle doit présenter lundi un plan B aux députés, le seul ciment qui unit l’opposition et Theresa May, c’est la volonté d’éviter une sortie sèche, sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne, ça renforce encore une possibilité dont on parle depuis déjà une semaine, le report de la sortie de l’UE. Elle est prévue toujours pour l’instant, le 29 mars, c’est dans 10 semaines.

ZK : Dans l’actualité également, cette déclaration de Mike Pence après la mort de soldats US dans une attaque suicide dans le nord de la Syrie.

LB : « Nous resterons dans la région et nous poursuivrons la lutte pour assurer que le groupe État islamique ne montre plus sa face immonde », voilà les mots du vice-président américain qui confirme toutefois le retrait à venir des troupes américaines en Syrie. Un retrait qui depuis qu’il a été annoncé le mois dernier par Donald Trump entraîne de nombreuses réactions et des conséquences. À commencer par celle de la Turquie, qui partage une frontière avec la Syrie, et qui affirme vouloir imposer ce qu’elle appelle une « zone de sécurité », de 30 km en territoire syrien. L’idée vient d’être rejetée par les Kurdes de Syrie dont les forces sont actuellement implantées dans cette région. La Russie exprime également ses réticences. Nicolas Falez.

La priorité de la Turquie c’est toujours d’empêcher la formation d’une entité kurde dans le nord de la Syrie, car Ankara est en conflit ouvert avec les mouvements autonomistes kurdes sur son sol comme à ses frontières. C’est pour cela que la Turquie a applaudi le mois dernier l’annonce du retrait militaire américain de Syrie privée de ce soutien américain, les Kurdes de Syrie apparaissaient alors à la merci d’une opération armée que le Président turc Erdogan annonce comme imminente. Depuis, les États-Unis ont nuancé l’annonce de leur retrait, refusant d’indiquer un calendrier et Donald Trump a dit son opposition à une intervention militaire turque contre les Kurdes de Syrie, tout en exprimant son soutien à l’idée d’une « zone de sécurité » qui serait contrôlée par les Turcs en territoire syrien. C’est ce scénario qui - sans surprise - a été rejeté ces dernières heures par Damas, par les Kurdes de Syrie, quant à Russie, soutien du régime de Bachar El Assad, elle exprime clairement ses réticences. " Nous sommes convaincus que l’issue optimale, et la seule qui soit juste, est un passage de ces territoires sous contrôle du gouvernement syrien, des forces armées syriennes et de leurs structures administratives" estime le Chef de la Diplomatie russe Serguei Lavrov. Le pouvoir syrien de Bachar EL Assad a bien l’intention de poursuivre sa reconquête méthodique des territoires perdus pendant les années de conflit. Et aujourd’hui ce sont ses alliés, Russie en tête, qui semblent en position de dire qui va remplir le vide laissé par le retrait américain.

ZK : Au Kenya, le bilan est d’au moins 21 morts au lendemain de l’attaque d’un complexe hôtelier de Nairobi.

LB : Selon un nouveau bilan du chef de la police, l’attaque aura duré près de 20 heures, menée par un commando d’islamistes shebab. Les assaillants ont tous été tués, sans que leur nombre précis ne soit indiqué. Les islamistes shebab qui disent ce soir avoir agi en représailles au transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

ZK : Au Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa sort du silence au troisième jour d’une fronde sociale déclenchée par la hausse des prix du carburant. Le Président, en tournée à l’étranger, appelle au calme. La contestation au Zimbabwe a fait au moins 3 morts depuis lundi et de nombreux blessés. Plus de 200 personnes ont été interpellées, dont la figure de la société civile le pasteur Evan Mawarire. 16h à Caracas, au Venezuela. L’opposition, majoritaire à l’Assemblée nationale, même si cette dernière n’est plus reconnue par l’exécutif, a adopté hier un décret d’amnistie, comprendre de pardon, très large qui inclut les militaires qui refuseraient de reconnaître la légitimité du second mandat de Nicolas Maduro.

LB : Il s’agit d’une nouvelle étape en vue d’assumer le pouvoir dans le cadre d’un gouvernement de transition, c’est ce qu’affirme le président de l’Assemblée nationale Juan Guaido. Un président qui n’avait pas hésité à déclarer au lendemain de l’investiture de Nicolas Maduro qu’il était le seul élu légitime à pouvoir assumer le pouvoir selon la Constitution vénézuélienne. Qu’est-ce que ce décret et quelle pourrait être sa portée ? Les explications de Romain Lemaresquier.

Il s’agit d’un décret court, qui ne comporte que six articles, mais qui pourrait avoir une portée considérable s’il est suivi par les militaires et les fonctionnaires vénézuéliens. Selon le texte adopté ce mardi, tout civil, militaire ou fonctionnaire qui a contribué ou contribuera à la défense de la constitution de la république bolivarienne sera protégé d’éventuelles poursuites. C’est-à-dire qu’il sera exonéré de responsabilité civile, pénale, administrative, disciplinaire ou fiscale, et ce pour la période courant entre janvier 1999, c’est à dire l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez, et aujourd’hui. Les prisonniers politiques, les personnes persécutées, les exilés politiques qu’ils soient civils ou militaires seront également amnistiés après examen de leur dossier. Enfin les militaires, civils ou fonctionnaires qui contribueront au rétablissement de la démocratie au Venezuela bénéficieront également de toutes les garanties constitutionnelles. Il s‘agit clairement d’un appel à désobéir à l’exécutif en place, un exécutif illégitime, car résultat d’élections frauduleuses selon l’opposition et une bonne partie de la communauté internationale. Reste à savoir si les militaires et les fonctionnaires, et principalement les subalternes, vont suivre ces consignes, ce qui permettrait à l’Assemblée nationale de bénéficier d’une légitimité tant sur le plan national qu’international.

ZK : En France, Alexandre Benalla de nouveau à la une. La commission d’enquête du Sénat reprenait ses auditions aujourd’hui.

LB : Pour tenter de faire toute la lumière sur "l’affaire Benalla", l’ex-chargé de mission de l’Élysée, mis en examen pour violences en réunion après des images le montrant en train de frapper un manifestant le 1er mai dernier, sera entendu une nouvelle fois la semaine prochaine. Avant cela, ce sont Jean-Yves le Drian, Christophe Castaner et Patric Strzoda qui se sont exprimé. Ce dernier, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron affirme notamment qu’Alexandre Benalla avait utilisé" presque une vingtaine de fois" ses passeports diplomatiques après son licenciement au mois de juillet.



Voir le flux - 16/01/2019 20:30:09

Assassinat du maire de Gda?sk

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 16/01/2019 11:33:08

Acquitter

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Laurent Gbagbo acquitté par la Cour Pénale Internationale. Voilà l’une des principales informations qu’on ait apprises depuis vingt-quatre heures. Et le sens de la phrase est très clair : cela signifie que Gbagbo n’a pas été reconnu coupable des chefs d’accusation qui le visaient. Et le mot appartient bien au vocabulaire juridique. Cette signification du mot est très courante, mais assez curieusement, elle est récente : pas même deux cents ans. Et avant ? Et bien le mot existe déjà avec un sens différent, et qu’il a gardé, un sens financier : on s’acquitte d’une dette quand on la paye. On a donc l’idée de se délier d’une obligation, de se libérer par rapport à quelqu’un. Il en reste d’ailleurs des traces dans certaines formules officielles ou administratives par exemple : pour acquit écrit-on parfois au bas d’une facture. Cela prouve que la facture a été payée, qu’on ne peut plus en demander, que la créance est réglée. Et lorsque vous payez votre loyer, on vous donne une quittance. Et à partir de là, le verbe acquitter peut recevoir quelques sens dérivés ; on s’acquitte de ses tâches, de ses devoirs, quand on les fait. Avec toujours cette idée que si on s’est acquitté de ce qu’on avait à faire, on peut marcher la tête haute : on ne doit plus rien ; on n’est pas en faute.

Un autre mot de la même famille a un usage un peu différent : on est quittes. Ce qui peut se dire bien sûr pour une dette, pour de l’argent. Mais plus souvent pour des raisons plus abstraites : il s’agit fréquemment de services rendus, et de dette morale. Si quelqu’un vous aide, vous soutient, vous tire d’affaire dans une période où votre vie vacille, vous lui devez de la gratitude, de la reconnaissance. Mais s’il arrive qu’ensuite, ce soit vous qui lui rendiez la pareille, et qui le secouriez lorsqu’il en a besoin, il pourra vous dire : « Nous sommes quittes, tu m’as rendu le bien que je t’avais fait ». Et parfois, ironiquement, on peut le dire dans une situation inverse : tu m’as fait un sale coup. Je te le rends. Et nous sommes quittes.

On comprend donc pourquoi le verbe quitter est également de cette famille-là ! Quitter, c’est partir sans fil à la patte, sans qu’on puisse vous retenir par une obligation. Alors le verbe a pris un sens tout à fait concret : on quitte son domicile lorsqu’on s’en va. (Et ce peut être très temporaire : j’ai quitté la maison à 9 heures, et je suis rentré à midi.) Mais on peut également quitter une mauvaise habitude, lorsqu’on s’en débarrasse, qu’on coupe les liens. Et enfin le mot a un emploi lié aux relations amoureuses : quitter quelqu’un c’est rompre une relation. Et ça peut être tout à fait unilatéral, et non pas d’un commun accord : dans un couple, une personne peut quitter l’autre même si l’autre n’est pas d’accord.



Voir le flux - 16/01/2019 09:30:09

Journal en français facile 15/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins de temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir, les députés britanniques disent non à l’accord sur le Brexit. Ils viennent de se prononcer par 432 voix contre 202. Nous serons en direct de Londres en tout début de journal.

ZK : L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la CPI. Pour les juges de La Haye, l’ancien président ivoirien et l’ex-leader des Jeunes Patriotes ne sont pas coupables de crimes contre l’Humanité commis entre 2010 et 2011.

LB : Et puis en France, jour J pour le grand débat. Emmanuel Macron donnait le coup d’envoi de la consultation qui va durer 2 mois depuis le département de l’Eure.

ZK : À la une également, cette attaque au Kenya revendiquée par les islamistes shebab.

LB : Au moins cinq personnes ont été tuées dans l’assaut. C’est un complexe regroupant un hôtel, des restaurants et des immeubles de bureaux qui a été visé. Des coups de feu et au moins une explosion ont été entendus.

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ZK : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés par la Cour Pénale Internationale. Les deux étaient poursuivis pour crimes contre l’Humanité.

LB : Pour des faits datant de la crise post-électorale de 2010-2011. Les juges de la chambre de première instance de la CPI ont rendu publiques leurs conclusions ce matin à La Haye. Pour eux, le Procureur n’a pas réussi à prouver l’existence d’un « plan commun » mis en place par l’ancien président ivoirien et l’ex-leader des Jeunes Patriotes pour se maintenir au pouvoir et commettre des violences contre les populations civiles qui leur étaient hostiles. Notez que RFI sera en édition spéciale demain mercredi, à partir de 6h TU sur cette question de l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI.

ZK : Aux États-Unis, la commission des Affaires judiciaires du Sénat a commencé à auditionner William Barr, candidat désigné par Donald Trump pour devenir Attorney General.

LB : C’est l’équivalent de ministre de la Justice, William Barr doit remplacer Jeff Sessions, limogé par Donald Trump. C’est surtout un personnage qui par le passé a longtemps critiqué l’enquête Robert Mueller sur le rôle supposé de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016. Pourtant au cours de son audition, le candidat choisi par Donald Trump a affirmé qu’il ne remettrait pas en cause le travail du procureur spécial et même qu’il ferait tout pour que cette enquête aboutisse. William Barr.

Je crois que c’est dans l’intérêt de tous, du président, du congrès et du peuple américain que cette question soit résolue en laissant le procureur spécial terminer son travail. Le pays a besoin d’une résolution crédible de ce problème. Et si je suis confirmé, je ne laisserai pas la politique partisane, les intérêts personnels ou toute autre considération inappropriée interférer avec cette enquête comme avec toute autre enquête. Je suivrai la règle scrupuleusement et en toute bonne foi en ce qui concerne le procureur spécial avec bonne foi. Sous mon autorité, Bob sera autorisé à terminer son travail. Le président Trump n’a cherché aucune assurance, aucune promesse d’aucune sorte de ma part, de manière explicite ou implicite, et je ne lui en donné aucune autre que celle-ci : je dirigerai le département de la justice avec professionnalisme et intégrité. En tant que secrétaire à la justice, je prêterai allégeance à la règle de droit, à la constitution et au peuple américain. C’est ainsi que les choses devraient être, doivent être, et si vous me confirmez, c’est ainsi qu’elles le seront.

ZK : L’actualité en France dominée par le grand débat. La réponse d’Emmanuel Macron à la colère des gilets jaunes.

LB : Le Chef de l’État qui donnait le coup d’envoi symbolique de cette grande consultation dans une commune du département de l’Eure où il a rencontré plus de 600 maires cet après-midi. Des maires devant lesquels il a réaffirmé son opposition au retour de l’ISF, l’impôt sur la fortune, qu’il a transformé en IFI, impôt sur la fortune immobilière. Une transformation qui doit ceci dit « être évaluée » a-t-il ajouté. « On ne va pas renoncer à la réforme qui a été faite il y a un an, mais les parlementaires vont regarder ce qui marche, ce qui ne marche pas » a détaillé le président.

ZK : On part en Inde a présent et l’on s’intéresse à l’affaire Sabarimala.

LB : Ce temple de l’État du Kerala est autorisé depuis septembre aux femmes en âge de procréer. Début janvier deux femmes y étaient enfin entrées, provoquant la fureur des hindouistes. Depuis elles se cachaient, l’une d’entre elles est enfin rentrée chez elle ce mardi. Elle a été battue par un membre de sa famille. Christophe Paget.

C’est sa belle-mère qui a envoyé Kanakadurga à l’hôpital, elle l’aurait frappée à coups de bâton ; une plainte a été déposée. Kanakadurga savait que sa famille était en colère depuis qu’elle était entrée, sans les prévenir pour éviter qu’ils ne l’en empêchent, dans le temple de la déesse Ayyappa. Kanakadurga avait expliqué qu’elle voulait par cet acte exercer son droit à prier et renforcer l’égalité entre les genres. Des violences avaient ensuite éclaté dans le Kerala, 3 000 personnes avaient été arrêtées, et Kanakadurga avait dû se cacher dans une dizaine d’endroits différents. Mais la colère de sa famille n’était manifestement pas retombée. Et ce ne sont pas les propos du Premier ministre indien, en visite ce mardi au Kerala, justement, qui vont calmer la fureur des hindouistes. Narendra Modi lançait, à quelques mois des législatives, la campagne de son parti nationaliste dans cet Etat où il n’a jamais gagné de siège. Et il a violemment attaqué les communistes au pouvoir au Kerala, qui soutiennent l’accès du temple Sabarimala à toutes les femmes, parlant d’une attitude « honteuse » et les accusant d’« endommager le tissu culturel » de cet État.

ZK : On part en Corée du Sud pour refermer ce journal. La Corée où la pollution de l’air continue d’atteindre des niveaux record depuis plusieurs jours.

LB : À Séoul, le taux moyen de particules ultrafines dans l’atmosphère était de 118 microgrammes par m3 lundi, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis qu’il est mesuré par le gouvernement, rapporte l’agence Yonhap. C’est environ cinq fois le maximum recommandé par l’OCDE. La gravité de cette pollution persistante perturbe la vie quotidienne. Correspondance à Séoul de Frédéric Ojardias.

Séoul a disparu, ensevelie sous un épais voile brumeux : plus de ciel, plus d’horizon, juste du gris partout. Les passants portent des masques blancs, remparts dérisoires contre ces particules métalliques, 30 fois plus fines que le diamètre d’un cheveu, qui pénètrent dans le sang et provoquent des maladies des poumons et du cœur. Les Coréens se calfeutrent chez eux, ils annulent leurs rendez-vous, préfèrent ne pas envoyer leurs enfants à la crèche. Les cabinets des médecins débordent. Les autorités ont réagi hier en interdisant aux vieux véhicules diesel de circuler dans Séoul et en obligeant la moitié des fonctionnaires à laisser leur voiture au garage. Les centrales électriques au charbon fonctionnent à 80 % de leur capacité. Mais ces mesures sont jugées insuffisantes face à la gravité du problème. Si les Coréens accusent souvent la Chine voisine de polluer leur atmosphère, plusieurs études ont montré que la moitié environ de ces particules fines provient de Corée... Le gouvernement continue pourtant de construire des centrales au charbon et ne met en place aucune véritable politique d’économies d’énergie. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.



Voir le flux - 15/01/2019 20:30:09

Journal en français facile 15/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins de temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir, les députés britanniques disent non à l’accord sur le Brexit. Ils viennent de se prononcer par 432 voix contre 202. Nous serons en direct de Londres en tout début de journal.

ZK : L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la CPI. Pour les juges de La Haye, l’ancien président ivoirien et l’ex-leader des Jeunes Patriotes ne sont pas coupables de crimes contre l’Humanité commis entre 2010 et 2011.

LB : Et puis en France, jour J pour le grand débat. Emmanuel Macron donnait le coup d’envoi de la consultation qui va durer 2 mois depuis le département de l’Eure.

ZK : À la une également, cette attaque au Kenya revendiquée par les islamistes shebab.

LB : Au moins cinq personnes ont été tuées dans l’assaut. C’est un complexe regroupant un hôtel, des restaurants et des immeubles de bureaux qui a été visé. Des coups de feu et au moins une explosion ont été entendus.

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ZK : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés par la Cour Pénale Internationale. Les deux étaient poursuivis pour crimes contre l’Humanité.

LB : Pour des faits datant de la crise post-électorale de 2010-2011. Les juges de la chambre de première instance de la CPI ont rendu publiques leurs conclusions ce matin à La Haye. Pour eux, le Procureur n’a pas réussi à prouver l’existence d’un « plan commun » mis en place par l’ancien président ivoirien et l’ex-leader des Jeunes Patriotes pour se maintenir au pouvoir et commettre des violences contre les populations civiles qui leur étaient hostiles. Notez que RFI sera en édition spéciale demain mercredi, à partir de 6h TU sur cette question de l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI.

ZK : Aux États-Unis, la commission des Affaires judiciaires du Sénat a commencé à auditionner William Barr, candidat désigné par Donald Trump pour devenir Attorney General.

LB : C’est l’équivalent de ministre de la Justice, William Barr doit remplacer Jeff Sessions, limogé par Donald Trump. C’est surtout un personnage qui par le passé a longtemps critiqué l’enquête Robert Mueller sur le rôle supposé de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016. Pourtant au cours de son audition, le candidat choisi par Donald Trump a affirmé qu’il ne remettrait pas en cause le travail du procureur spécial et même qu’il ferait tout pour que cette enquête aboutisse. William Barr.

Je crois que c’est dans l’intérêt de tous, du président, du congrès et du peuple américain que cette question soit résolue en laissant le procureur spécial terminer son travail. Le pays a besoin d’une résolution crédible de ce problème. Et si je suis confirmé, je ne laisserai pas la politique partisane, les intérêts personnels ou toute autre considération inappropriée interférer avec cette enquête comme avec toute autre enquête. Je suivrai la règle scrupuleusement et en toute bonne foi en ce qui concerne le procureur spécial avec bonne foi. Sous mon autorité, Bob sera autorisé à terminer son travail. Le président Trump n’a cherché aucune assurance, aucune promesse d’aucune sorte de ma part, de manière explicite ou implicite, et je ne lui en donné aucune autre que celle-ci : je dirigerai le département de la justice avec professionnalisme et intégrité. En tant que secrétaire à la justice, je prêterai allégeance à la règle de droit, à la constitution et au peuple américain. C’est ainsi que les choses devraient être, doivent être, et si vous me confirmez, c’est ainsi qu’elles le seront.

ZK : L’actualité en France dominée par le grand débat. La réponse d’Emmanuel Macron à la colère des gilets jaunes.

LB : Le Chef de l’État qui donnait le coup d’envoi symbolique de cette grande consultation dans une commune du département de l’Eure où il a rencontré plus de 600 maires cet après-midi. Des maires devant lesquels il a réaffirmé son opposition au retour de l’ISF, l’impôt sur la fortune, qu’il a transformé en IFI, impôt sur la fortune immobilière. Une transformation qui doit ceci dit « être évaluée » a-t-il ajouté. « On ne va pas renoncer à la réforme qui a été faite il y a un an, mais les parlementaires vont regarder ce qui marche, ce qui ne marche pas » a détaillé le président.

ZK : On part en Inde a présent et l’on s’intéresse à l’affaire Sabarimala.

LB : Ce temple de l’État du Kerala est autorisé depuis septembre aux femmes en âge de procréer. Début janvier deux femmes y étaient enfin entrées, provoquant la fureur des hindouistes. Depuis elles se cachaient, l’une d’entre elles est enfin rentrée chez elle ce mardi. Elle a été battue par un membre de sa famille. Christophe Paget.

C’est sa belle-mère qui a envoyé Kanakadurga à l’hôpital, elle l’aurait frappée à coups de bâton ; une plainte a été déposée. Kanakadurga savait que sa famille était en colère depuis qu’elle était entrée, sans les prévenir pour éviter qu’ils ne l’en empêchent, dans le temple de la déesse Ayyappa. Kanakadurga avait expliqué qu’elle voulait par cet acte exercer son droit à prier et renforcer l’égalité entre les genres. Des violences avaient ensuite éclaté dans le Kerala, 3 000 personnes avaient été arrêtées, et Kanakadurga avait dû se cacher dans une dizaine d’endroits différents. Mais la colère de sa famille n’était manifestement pas retombée. Et ce ne sont pas les propos du Premier ministre indien, en visite ce mardi au Kerala, justement, qui vont calmer la fureur des hindouistes. Narendra Modi lançait, à quelques mois des législatives, la campagne de son parti nationaliste dans cet Etat où il n’a jamais gagné de siège. Et il a violemment attaqué les communistes au pouvoir au Kerala, qui soutiennent l’accès du temple Sabarimala à toutes les femmes, parlant d’une attitude « honteuse » et les accusant d’« endommager le tissu culturel » de cet État.

ZK : On part en Corée du Sud pour refermer ce journal. La Corée où la pollution de l’air continue d’atteindre des niveaux record depuis plusieurs jours.

LB : À Séoul, le taux moyen de particules ultrafines dans l’atmosphère était de 118 microgrammes par m3 lundi, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis qu’il est mesuré par le gouvernement, rapporte l’agence Yonhap. C’est environ cinq fois le maximum recommandé par l’OCDE. La gravité de cette pollution persistante perturbe la vie quotidienne. Correspondance à Séoul de Frédéric Ojardias.

Séoul a disparu, ensevelie sous un épais voile brumeux : plus de ciel, plus d’horizon, juste du gris partout. Les passants portent des masques blancs, remparts dérisoires contre ces particules métalliques, 30 fois plus fines que le diamètre d’un cheveu, qui pénètrent dans le sang et provoquent des maladies des poumons et du cœur. Les Coréens se calfeutrent chez eux, ils annulent leurs rendez-vous, préfèrent ne pas envoyer leurs enfants à la crèche. Les cabinets des médecins débordent. Les autorités ont réagi hier en interdisant aux vieux véhicules diesel de circuler dans Séoul et en obligeant la moitié des fonctionnaires à laisser leur voiture au garage. Les centrales électriques au charbon fonctionnent à 80 % de leur capacité. Mais ces mesures sont jugées insuffisantes face à la gravité du problème. Si les Coréens accusent souvent la Chine voisine de polluer leur atmosphère, plusieurs études ont montré que la moitié environ de ces particules fines provient de Corée... Le gouvernement continue pourtant de construire des centrales au charbon et ne met en place aucune véritable politique d’économies d’énergie. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.



Voir le flux - 15/01/2019 20:30:09

Journal en français facile 15/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins de temps universel. Bonsoir et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette nouvelle édition de votre Journal en français facile. Journal que je vous présente en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir, les députés britanniques disent non à l’accord sur le Brexit. Ils viennent de se prononcer par 432 voix contre 202. Nous serons en direct de Londres en tout début de journal.

ZK : L’acquittement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la CPI. Pour les juges de La Haye, l’ancien président ivoirien et l’ex-leader des Jeunes Patriotes ne sont pas coupables de crimes contre l’Humanité commis entre 2010 et 2011.

LB : Et puis en France, jour J pour le grand débat. Emmanuel Macron donnait le coup d’envoi de la consultation qui va durer 2 mois depuis le département de l’Eure.

ZK : À la une également, cette attaque au Kenya revendiquée par les islamistes shebab.

LB : Au moins cinq personnes ont été tuées dans l’assaut. C’est un complexe regroupant un hôtel, des restaurants et des immeubles de bureaux qui a été visé. Des coups de feu et au moins une explosion ont été entendus.

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ZK : Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés par la Cour Pénale Internationale. Les deux étaient poursuivis pour crimes contre l’Humanité.

LB : Pour des faits datant de la crise post-électorale de 2010-2011. Les juges de la chambre de première instance de la CPI ont rendu publiques leurs conclusions ce matin à La Haye. Pour eux, le Procureur n’a pas réussi à prouver l’existence d’un « plan commun » mis en place par l’ancien président ivoirien et l’ex-leader des Jeunes Patriotes pour se maintenir au pouvoir et commettre des violences contre les populations civiles qui leur étaient hostiles. Notez que RFI sera en édition spéciale demain mercredi, à partir de 6h TU sur cette question de l’acquittement de Laurent Gbagbo par la CPI.

ZK : Aux États-Unis, la commission des Affaires judiciaires du Sénat a commencé à auditionner William Barr, candidat désigné par Donald Trump pour devenir Attorney General.

LB : C’est l’équivalent de ministre de la Justice, William Barr doit remplacer Jeff Sessions, limogé par Donald Trump. C’est surtout un personnage qui par le passé a longtemps critiqué l’enquête Robert Mueller sur le rôle supposé de la Russie dans l’élection présidentielle de 2016. Pourtant au cours de son audition, le candidat choisi par Donald Trump a affirmé qu’il ne remettrait pas en cause le travail du procureur spécial et même qu’il ferait tout pour que cette enquête aboutisse. William Barr.

Je crois que c’est dans l’intérêt de tous, du président, du congrès et du peuple américain que cette question soit résolue en laissant le procureur spécial terminer son travail. Le pays a besoin d’une résolution crédible de ce problème. Et si je suis confirmé, je ne laisserai pas la politique partisane, les intérêts personnels ou toute autre considération inappropriée interférer avec cette enquête comme avec toute autre enquête. Je suivrai la règle scrupuleusement et en toute bonne foi en ce qui concerne le procureur spécial avec bonne foi. Sous mon autorité, Bob sera autorisé à terminer son travail. Le président Trump n’a cherché aucune assurance, aucune promesse d’aucune sorte de ma part, de manière explicite ou implicite, et je ne lui en donné aucune autre que celle-ci : je dirigerai le département de la justice avec professionnalisme et intégrité. En tant que secrétaire à la justice, je prêterai allégeance à la règle de droit, à la constitution et au peuple américain. C’est ainsi que les choses devraient être, doivent être, et si vous me confirmez, c’est ainsi qu’elles le seront.

ZK : L’actualité en France dominée par le grand débat. La réponse d’Emmanuel Macron à la colère des gilets jaunes.

LB : Le Chef de l’État qui donnait le coup d’envoi symbolique de cette grande consultation dans une commune du département de l’Eure où il a rencontré plus de 600 maires cet après-midi. Des maires devant lesquels il a réaffirmé son opposition au retour de l’ISF, l’impôt sur la fortune, qu’il a transformé en IFI, impôt sur la fortune immobilière. Une transformation qui doit ceci dit « être évaluée » a-t-il ajouté. « On ne va pas renoncer à la réforme qui a été faite il y a un an, mais les parlementaires vont regarder ce qui marche, ce qui ne marche pas » a détaillé le président.

ZK : On part en Inde a présent et l’on s’intéresse à l’affaire Sabarimala.

LB : Ce temple de l’État du Kerala est autorisé depuis septembre aux femmes en âge de procréer. Début janvier deux femmes y étaient enfin entrées, provoquant la fureur des hindouistes. Depuis elles se cachaient, l’une d’entre elles est enfin rentrée chez elle ce mardi. Elle a été battue par un membre de sa famille. Christophe Paget.

C’est sa belle-mère qui a envoyé Kanakadurga à l’hôpital, elle l’aurait frappée à coups de bâton ; une plainte a été déposée. Kanakadurga savait que sa famille était en colère depuis qu’elle était entrée, sans les prévenir pour éviter qu’ils ne l’en empêchent, dans le temple de la déesse Ayyappa. Kanakadurga avait expliqué qu’elle voulait par cet acte exercer son droit à prier et renforcer l’égalité entre les genres. Des violences avaient ensuite éclaté dans le Kerala, 3 000 personnes avaient été arrêtées, et Kanakadurga avait dû se cacher dans une dizaine d’endroits différents. Mais la colère de sa famille n’était manifestement pas retombée. Et ce ne sont pas les propos du Premier ministre indien, en visite ce mardi au Kerala, justement, qui vont calmer la fureur des hindouistes. Narendra Modi lançait, à quelques mois des législatives, la campagne de son parti nationaliste dans cet Etat où il n’a jamais gagné de siège. Et il a violemment attaqué les communistes au pouvoir au Kerala, qui soutiennent l’accès du temple Sabarimala à toutes les femmes, parlant d’une attitude « honteuse » et les accusant d’« endommager le tissu culturel » de cet État.

ZK : On part en Corée du Sud pour refermer ce journal. La Corée où la pollution de l’air continue d’atteindre des niveaux record depuis plusieurs jours.

LB : À Séoul, le taux moyen de particules ultrafines dans l’atmosphère était de 118 microgrammes par m3 lundi, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis qu’il est mesuré par le gouvernement, rapporte l’agence Yonhap. C’est environ cinq fois le maximum recommandé par l’OCDE. La gravité de cette pollution persistante perturbe la vie quotidienne. Correspondance à Séoul de Frédéric Ojardias.

Séoul a disparu, ensevelie sous un épais voile brumeux : plus de ciel, plus d’horizon, juste du gris partout. Les passants portent des masques blancs, remparts dérisoires contre ces particules métalliques, 30 fois plus fines que le diamètre d’un cheveu, qui pénètrent dans le sang et provoquent des maladies des poumons et du cœur. Les Coréens se calfeutrent chez eux, ils annulent leurs rendez-vous, préfèrent ne pas envoyer leurs enfants à la crèche. Les cabinets des médecins débordent. Les autorités ont réagi hier en interdisant aux vieux véhicules diesel de circuler dans Séoul et en obligeant la moitié des fonctionnaires à laisser leur voiture au garage. Les centrales électriques au charbon fonctionnent à 80 % de leur capacité. Mais ces mesures sont jugées insuffisantes face à la gravité du problème. Si les Coréens accusent souvent la Chine voisine de polluer leur atmosphère, plusieurs études ont montré que la moitié environ de ces particules fines provient de Corée... Le gouvernement continue pourtant de construire des centrales au charbon et ne met en place aucune véritable politique d’économies d’énergie. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.



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