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Journal en français facile 13/02/2018 20h00 GMT

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 21h à Paris.

Vous écoutez votre journal en français facile, merci et bienvenu. Avec moi ce soir pour vous le présenter: Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphirin.

Zéphirin KOUADIO

Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP

Le Premier ministre israélien est visé par une enquête pour corruption. Et la police franchit un cap. Elle recommande de le mettre en examen. De son côté Benjamin Netanyahu nie être coupable et ne veut pas démissionner. Nous serons en direct de Jérusalem dans une minute.

ZK

Quatre-vingt-huit milliards de dollars, c'est ce que devrait coûter la reconstruction de l'Irak après trois de guerre contre les djihadistes du groupe Etat islamique. Mais le gouvernement de Bagdad veut en profiter pour étendre la reconstruction à des régions qui n'ont pas été détruite.

CP

Enfin nous irons en Thaïlande. Près de quatre ans après un coup d'Etat qui a porté les militaires au pouvoir, le gouvernement français y envoi un de ses représentants. Reportage sur cette visite à Bangkok.

ZK

Et c'est en Israël qu'on débute ce journal en français facile.

CP

Comme promis, on y retrouve tout de suite notre correspondant permanent à Jérusalem. Bonsoir Guilhem Delteil.

GD

Bonsoir Céline.

CP

Avec vous on va parler du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui est en mauvaise posture. En effet, on a appris ce soir que la police préconise, c'est-à-dire qu'elle recommande de l'inculper, de le mettre en examen  pour corruption, fraude et abus de confiance. Ce sont des accusations très lourdes. Mais les enquêteurs estiment avoir assez de preuves pour demander cette procédure judiciaire. Guilhem Delteil comment réagit le chef du gouvernement israélien qui pourrait donc être mis en examen?

Et bien Céline, c'est le scénario le plus problématique qui se pose à Benyamin Netanyahu. Car c’est finalement dans les deux enquêtes le visant que la police estime avoir obtenu assez d'éléments pour recommander sa mise en examen. Il n’était pas certain qu’elle en ait assez dans les deux dossiers. Et finalement, dans les deux cas, elle préconise de retenir trois chefs d'accusation lourds, vous le disiez: corruption, fraude et abus de confiance. Dans le premier dossier, les enquêteurs estiment que le chef du gouvernement a bien accepté des cadeaux indus de la part de deux riches hommes d'affaires. Il est question de cigares et de bouteilles de champagne notamment, pour des sommes de plusieurs dizaines de milliers d'euros au moins. Dans le second, aux yeux de la police, toujours, Benyamin Netanyahu a bien essayé de négocier avec le propriétaire du principal journal israélien une couverture médiatique plus favorable. Ces conclusions-là ont été transmises au procureur général, c’est lui qui est le seul capable de décider d'une éventuelle mise en examen du chef du gouvernement. Alors depuis le début de ces enquêtes, Benyamin Netanyahu n'a eu de cesse d'affirmer qu'il n'avait rien fait de répréhensible. Il l'a redit, ce mardi soir, dans une allocution télévisée, en direct depuis sa résidence. Il souligne que plus de la moitié des conclusions de la police ne sont pas suivies par le procureur. Et il a affirmé qu'il continuerait à diriger le gouvernement et que la législature irait jusqu’à son terme.

CP

Merci Guilhem Delteil. Vous étiez en direct de Jérusalem. Et on continuera évidemment de suivre cette affaire sur RFI.

ZK

Nous vous en parlions ici-même hier, la conférence internationale pour la reconstruction de l'Irak se tient en ce moment au Koweït. Mais les besoins du pays sont énormes et les investisseurs ne sont pas forcément très motivés.

CP

Effectivement. Le gouvernement irakien estime qu'après trois ans de guerre contre le groupe Etat islamique, le pays a besoin de quatre-vingt-huit milliards de dollars. Les combats ont ravagé des régions entières. Mais Bagdad veut également en profiter pour développer des zones qui n'ont pas connu de violences. Et pour ces projets, le gouvernement compte sur les entreprises privées. Les précisions à Koweït City de Wilson Fache.

Le message est clair: l'Irak est ouverte au business. Le pays cherche des fonds pour réhabiliter certaines infrastructures détruites pendant la guerre, comme l’aéroport de Mossoul ou l'usine d'engrais de Baiji. Et il veut aussi se développer en construisant, par exemple, un métro à Bagdad et de nouvelles raffineries. Bagdad met donc l’accent sur le secteur privé. Sont proposés plus de cent cinquante projets d’investissements avec parfois des taux de rendement très avantageux, mais risqués. Alors aujourd'hui les responsables irakiens ont notamment présenté des garanties juridiques pour tenter de séduire et rassurer de potentiels investisseurs. Des investisseurs qui se disent curieux mais sceptiques. Il faut dire que beaucoup de zones ne sont pas encore stables et le groupe État islamique conserve toujours un pouvoir de nuisance. Surtout, l'Irak est considéré comme l'un des pays les plus corrompus au monde. Alors les autorités irakiennes assurent qu’elles vont faire des reformes. Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi avait d’ailleurs annoncé en décembre que sa prochaine bataille sera contre la corruption. Mais pas sûr que ce soit suffisant pour convaincre le privé. Surtout que Bagdad a encore des dettes envers certaines des compagnies présentes aujourd’hui au Koweït.

ZK

On part à présent aux Etats Unis pour parler de policiers ripoux, Céline.

CP

Ripoux, cela veut dire que ces policiers sont corrompus. Qu'ils sont passé de l'autre côté de la loi, qu'ils sont sensés défendre. Du coté des criminels, parce qu'ils se sont associés avec eux pour leur bénéfice personnel. C'est ce pourquoi deux policiers de Baltimore sont jugés. Et faits accablants, les deux hommes faisaient partis d'une unité d'élite de la police. La justice américaine les a reconnu coupables, mais on ne connait pas encore leur peine. On revient sur cette histoire avec Romain Lemaresquier.

Il n’y a aucune tolérance lorsqu’il s’agit de corruption. C’est le message qu’a tenu à faire passer hier le tribunal de Baltimore qui jugeait cette rocambolesque affaire mêlant huit officiers de la Gun Trace Task Force. Il s’agit d’une unité d’élite censée traquer les armes disséminées dans les quartiers pauvres de ce grand port de la côte Est des Etats-Unis. Six de ces huit policiers avaient déjà plaidé coupable espérant ainsi atténuer leur peine. Les deux autres, Daniel Hersl et Marcus Taylor risquent quant à eux la réclusion à perpétuité. Rackets, cambriolages, fausses dépositions, vols à mains armés, vente d’armes, trafic de drogue, fausses preuves et même triche sur les heures supplémentaires : la liste des pratiques de ces huit hommes abordée pendant les débats de ce procès fait froid dans le dos. Des policiers qui misaient sur le fait que leurs victimes, très souvent des dealeurs, issues majoritairement de la minorité afro-américaine, n’oseraient pas porter plainte. Une affaire qui vient ternir encore plus la réputation de Baltimore, une ville qui arrive au second rang national en 2017 en matière d’homicides. Avec trois cent quarante-trois meurtres, derrière Saint Louis, mais devant Chicago. Une affaire qui risque de laisser des traces selon de nombreux experts dans une ville dont la population ne fait pratiquement plus confiance à sa police.

ZK

Un récit signé Romain Lemaresquier. Parlons à présent de la Thaïlande. C'est dans ce pays qu'un représentant de l'Etat français est actuellement en visite.

CP

Il s'agit de Jean-Baptiste Lemoyne. Il est secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. C'est la première visite d'un officiel français en Thaïlande depuis que le pays a connu un coup d'Etat en 2014. Au programme des discussions pour l'un des représentants du chef de la diplomatie française: la situation politique thaïlandaise, la coopération économique entre les deux pays. Mais également la situation des Rohingyas de Birmanie. Reportage à Bangkok d'Arnaud Dubus.

Jean-Baptiste Lemoyne a rencontré Surakiart Sathiratai, le président thaïlandais du comité chargé d'appliquer les recommandations de la commission Kofi Annan sur la question des Rohingyas. Sept cent mille musulmans Rohingyas ont dû fuir l'ouest de la Birmanie depuis septembre, après une campagne de violences lancée par l'armée birmane. Une campagne qualifiée de nettoyage ethnique par les Nations Unies. A Bangkok, Jean-Baptiste Lemoyne a réitéré la position de la France en termes très clairs sur ce drame humanitaire. « Le message que nous avons délivré est très clair, c'est que nous souhaitions que l'engagement international demeure fort. Il y a d'ailleurs aujourd'hui même une réunion aux Nations Unies qui se tient sur le sujet. Et que l'on ne saurait tolérer la négation de droits de l'homme et de droits de communauté. La France reste vraiment pleinement mobilisée. Jean-Yves le Drian a eu l'occasion de s'entretenir avec Aung San Suu Kyi. Et donc il faut à cet égard utiliser tous les canaux ». Parmi ces canaux, la Thaïlande, qui maintient un dialogue régulier sur cette question avec Aung San Suu Kyi, leader de facto du gouvernement birman. Jean-Baptiste Lemoyne a aussi évoqué la possibilité au niveau de l'Union Européenne de sanctions ciblées contre certains responsables birmans directement impliqués dans les violations des droits humains des Rohingyas.

ZK

La justice britannique a une nouvelle fois refusée ce mardi de lever le mandat d'arrêt visant Julian Assange.

CP

Le fondateur de Wikileaks ne pourra donc pas sortir libre de cette ambassade d'Equateur à Londres où il est réfugié depuis bientôt six ans. Sans pouvoir en sortir. Il a trois mois pour faire appel de cette décision. Julian Assange craint, en cas d'arrestation à Londres, d'être extradé c'est-à-dire emmené de force aux Etats Unis pour y être jugé. Et ce pour la publication par Wikileaks en 2010 de nombreux secrets militaires et de documents diplomatiques américains.

Et cette information insolite: de la drogue dans du chocolat. C’est une tonne et demie de cocaïne, qui était dissimulée dans des paquets de chocolat en poudre. La drogue a été saisie dans un aéroport d'Equateur, en Amérique du Sud, avant son envoi en Europe

CP

C'est la fin de cette édition du journal en français facile, réalisé par Laurent Philippot. Et présenté avec Zéphirin Kouadio. Merci à tous les deux. On se retrouve demain Zéphirin.

ZK

A demain Céline.

CP

Et vous pouvez évidemment réécouter ce journal en français facile sur le site savoirs.rfi.fr.



Voir le flux - 13/02/2018 20:45:03

Nature animée : la vie (niveau A1 débutant)

Dis, je viens d'où ? C'est quoi l'Univers ? Les secrets de la vie expliqués aux enfants par les enfants. Découvrir le système solaire, l’Univers et l’origine de la vie, pour les 7-8 ans.
Tivi5monde (Programmes jeunesse), Cours pour les 3 à 12 ans (Enfants et pré-adolescents)

Voir le flux - 13/02/2018 14:00:00

Lancement des JO d’hiver en Corée

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 13/02/2018 11:41:59

Studio

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
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Voir le flux - 13/02/2018 10:00:06

Journal en français facile 12/02/2018 20h00 GMT

Transcription

Céline PELLARIN

Vous écoutez RFI, il est 20h TU, 21h à Paris

Vous écoutez votre journal en français facile, merci et bienvenu. Avec moi ce soir pour vous le présenter: Zéphirin Kouadio. Bonsoir Zéphirin.

Zéphirin KOUADIO

Bonsoir Céline, bonsoir à tous.

CP

Refaire les routes, les autoroutes et les voies ferrées des Etats Unis. Voilà le plan de Donald Trump pour relancer l'économie américaine. Un plan qui coûte cher. Le président a besoin de  mille cinq cent milliards de dollars.

ZK

Des milliards de dollars également pour reconstruire l'Irak. Après plusieurs années de conflit, le pays est en grande partie fait de ruines. Tout ou presque est à faire. Une conférence internationale à lieu en ce moment au Koweït pour tenter de trouver des financements, c’est-à-dire de l'argent pour cette opération énorme.

CP

Et nous terminerons avec les Jeux Olympiques en Corée du Sud. Vous entendrez le Français Martin Fourcade, biathlète qui reste champion olympique en décrochant une médaille d'or. Alors c'est quoi le biathlon ? La réponse dans quelques minutes, restez à l'écoute de la radio du monde.

ZK

On commence aux Etats Unis avec le grand projet dévoilé par le président.

CP

Donald Trump révèle les grandes lignes de son plan pour les infrastructures. Le président américain veut trouver mille cinq cent milliards de dollars pour construire ou pour rénover les routes et les voies de chemin de fer du pays. Et Donald Trump veut également extraire deux cent milliards de dollars du budget fédéral. Les explications à Washington d'Anne Corpet

"Il s'agit du plus grand investissement de l'histoire américaine" a pavoisé Donald Trump en détaillant son plan pour les infrastructures. Mais le président veut que les Etats, les collectivités locales et le secteur privé mettent la main à la poche pour rénover les routes, ponts et voies ferrées du pays. Et rien ne garantit qu'il obtiendra les mille trois cent milliards de dollars qu'il espère. Il ne sera pas facile non plus de débloquer les deux cent milliards que le président réclame dans le budget fédéral alors que le déficit public est déjà creusé par la réforme fiscale. Tout cela devra être négocié au Congrès et on s'attend à des réticences y compris au sein du parti Républicain. En attendant, les besoins sont réels. Les routes, autoroutes, ponts et voies ferrées ont été pour la plupart construits entre les années cinquante et soixante-dix aux Etats Unis et ont été très mal entretenus. Donald Trump parle de "décrépitude" pour évoquer l'état de ces infrastructures. Outre des investissements massifs, le président veut simplifier les procédures pour obtenir des permis de construire et faire en sorte qu'elles ne puissent pas prendre plus de deux ans. "Washington ne sera plus une entrave au progrès" a promis Donald Trump. Il faut actuellement jusqu'à dix ans pour obtenir certains permis de construire.

ZK

Reconstruire, l'Irak après trois ans de guerre contre le groupe Etat islamique. Un travail titanesque. Cela veut dire gigantesque.

CP

Et cela va coûter très cher Zéphirin. Alors pour financer les travaux, les autorités irakiennes organisent une conférence internationale pour la reconstruction du pays. Cela se passe au Koweït depuis ce lundi matin et jusque mercredi. Responsables politiques, agences de l'ONU et investisseurs privés ont répondu présent. Le but c’est de réunir de l'argent et attirer les investissements étrangers. Pour nous expliquer les enjeux de cette conférence, voici les explications de notre envoyé spécial à Koweït City, Wilson Fache.

Les autorités irakiennes ont annoncé aujourd'hui que le coût de la reconstruction du pays s’élèvera à quatre-vingt-huit milliards de dollars, dont dix-sept milliards rien que pour le secteur du logement. Le chantier est donc immense, tout comme le besoin de fonds. Le gouvernement irakien a fait savoir qu'il n'avait pas les moyens de payer cette addition seul. Mais il faut dire que certains pays occidentaux semblent frileux à l’idée de reverser des sommes astronomiques dans le pays. Cette fois Washington ne devrait pas promettre de fonds supplémentaires. Les États-Unis avaient déjà dépensé soixante milliards de dollars en Irak sur les neuf années qui avaient suivi leur intervention contre le régime de Saddam Hussein en 2003. Le président américain Donald Trump a d'ailleurs déclaré cette après-midi sur Twitter que « après avoir de façon si stupide dépensé sept milliards de dollars au Moyen Orient, il est temps d'investir dans notre pays », fin de citation. Toute la journée les organisations humanitaires ont donc appelé la communauté internationale à ne pas abandonner l'Irak à un moment si critique. L'argument est aussi stratégique. Un haut responsable de l'ONU a averti que ne pas soutenir la stabilisation des zones reprises au groupe État islamique, c'est prendre le risque de perdre tous ces gains militaires.

ZK

Dans l’actualité également, l’Afrique du sud. Et cette question : combien de temps le président Zuma va-t-il rester à la tête du pays ?

CP

Et bien on le saura lorsque les chefs du Congrès national africain, qui est le parti au pouvoir, les chefs auront décidé de son sort. La direction de l'ANC est réunie à huis-clos, c'est-à-dire qu'ils sont seuls dans un hôtel de Pretoria et qu'on ne sait pas ce qu'ils se disent. Ils doivent prendre une décision sur un éventuel départ anticipé du président sud-africain. Jacob Zuma qui est empêtré, qui est au cœur de plusieurs scandales n'est plus soutenu par son parti. S'il n'a pas annoncé sa démission, le président Zuma, a déjà un successeur: Cyril Ramaphosa, c'est lui qui dirige le Congrès national africain, l'ANC qui a été le parti de Nelson Mandela.

ZK

L'enquête se poursuit en Russie après qu'un avion de ligne se soit écrasé dans la région de Moscou.

CP

Soixante et onze personnes étaient à bord. Toutes ont péri dans la catastrophe, qui est arrivée quelques minutes seulement après le décollage. Pour l'instant les enquêteurs russes ne privilégient aucune explication. Et les investigations seront probablement longues. En effet la recherche des débris de l’avion se poursuit et  sans doute elle va durer plusieurs jours. Car le lieu de l'accident est recouvert d'une épaisse couche de neige. A Moscou, la correspondance de Daniel Vallot.

Ce sont des centaines d'hommes qui sont à pied d'œuvre sur une zone de plusieurs hectares. Depuis dimanche soir, ils fouillent une terre enneigée, à la recherche des restes des victimes, et des débris de l'appareil. Les recherches sont rendues difficiles par la couche de neige, mais aussi par l'étendue de la zone. Il faudra une semaine environ, pour en finir avec ces opérations de recherche, a déclaré ce lundi le ministre russe des transports Maxime Solokov. L'enquête sera sans doute grandement facilitée toutefois par la découverte des deux boîtes noires de l'appareil, dont l'examen a déjà débuté. Une enquête a été également ouverte pour déterminer d'éventuels manquements aux règles de sécurité. La compagnie Saratov Airlines qui opérait le vol affirme que l'appareil avait subi un contrôle technique poussé en janvier dernier. La compagnie a décidé de suspendre temporairement l'utilisation des six autres appareils du même type, qu'elle exploite habituellement.

ZK

Les sports à présent Céline avec les Jeux Olympiques d’hiver qui se déroulent en ce moment en Corée du Sud.

CP

A Pyeongchang, les températures sont très basses et le vent très fort. Mais cela n'empêche pas les athlètes d'exercer leurs talents. Ce fut le cas d'un Français, Martin Fourcade qui décroche une médaille d'or et conserve ainsi son titre de champion olympique de la poursuite en biathlon. Qu'est-ce-que le biathlon? C'est une épreuve d'origine militaire avec deux disciplines: le ski de fond et le tir à la carabine. Les biathlètes doivent être à la fois rapides et puissants sur les skis. Et enchaîner avec le calme et la précision du tir couché et debout.

ZK

Et le grand champion de ce sport, en ce moment, c'est le Français Martin Fourcade.

CP

Oui Zéphirin Kouadio. Il cumule les victoires: triple champion olympique, onze fois champion du monde. Mais il n'est pas infaillible. Il peut lui arriver de faire des résultats moins bons que d'ordinaire. C'est ce qui lui ai arrivé dimanche lors de la première épreuve de biathlon de ces JO où il a terminé huitième du classement. Mais Martin Fourcade a su en tirer un enseignement comme il l'explique à notre envoyé spécial Christophe Diremszian à Pyeongchang.

C'est une journée énorme après la grosse déception d'hier. Je ne m'en cache pas. Ça a été une soirée difficile pour moi parce que j'ai eu du mal à comprendre dans un premier temps ce que j'avais fait de mal. De mauvais. Et ce matin j'ai eu une photo de mon tir d'hier. Où finalement pensant avoir un vent faible, je n’avais rien touché. Et sur cette photo, les fanions qui nous indiquent le vent, sont bien plus inclinés que ce que je l'ai, en fait, perçu en réalité. Et c'est je crois, un tournant de ma course, parce que c'est le moment où j'ai pris conscience qu'en fait le résultat d'hier ce n’était pas de la malchance. Ce n’était pas quelque chose d'inexpliqué. C'était simplement que j'avais fait une erreur. Et que cette erreur aujourd’hui je n'allais pas la refaire.

CP

Et il a retenu la leçon Martin Fourcade, puisque cette erreur il ne l'a donc pas refaite. Et c'est une médaille d'or que les organisateurs des Jeux Olympique d'hiver de Pyeongchang ont accroché à son cou. Et dans le biathlon féminin, la France a auparavant décroché ce lundi une médaille de bronze. C'est  Anaïs Bescond qui a créé la surprise. Elle n'était pas favorite mais elle a rattrapé toutes ces concurrentes pour finir sur la troisième place du podium. Bravo à elle.

ZK

Et il est probable que ces deux biathlètes aient célébré leurs victoires olympiques avec du Champagne.

CP

Les producteurs de ce vin blanc pétillant avec de belles bulles dorées ont, eux, réalisé un chiffre d'affaire record en 2017. Presque cinq milliards d'euros. Mais on rappelle que l'alcool est à consommer avec modération évidemment. Même pour fêter une médaille Olympique.

C'est la fin de cette édition du journal en français facile, réalisé par Christophe Loisel. Et présenté avec Zéphirin Kouadio. Merci à tous les deux. On se retrouve demain Zéphirin!

ZK

Merci Céline et à demain.



Voir le flux - 12/02/2018 20:45:03

Carnaval

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

On y est dans la période du carnaval. Que ce soit en Amérique du Sud, notamment au Brésil, l’un des pays de prédilection de ces manifestations, ou encore en France, dans le Sud-Est, à Nice, ou dans le Nord, autour de Dunkerque, les carnavals ont commencé, pour durer quelques jours, parfois une semaine. Une semaine de fête populaire om la population se retrouve dans la rue, pour danser, boire et festoyer. Parfois le carnaval est si important qu’il interdit toute autre activité : on s’arrête de travailler tellement la liesse générale transforme la vie de la cité. Ou bien il se tient en marge d’une activité qui continue bon an mal an son train-train.

Le carnaval, en plus des danses de rue est surtout marqué par des défilés : les rues sont investies, on se promène, à pied ou sur des chars qui montrent des figures construites, bricolées pour l’occasion : des personnages beaucoup plus grands que nature, grotesques, aux visages et aux corps déformés, qui peuvent faire rire ou faire peur : une représentation caricaturale des rapports humains, des hommes et des femmes, des puissants et des misérables. Tout ça en carton bouilli, en papier, en bois, assemblé avec les moyens du bord. Et bien souvent, le dernier jour, on brûle le « roi-carnaval », signe que la fête est finie. Ce sont ces poupées géantes qui expliquent le sens figuré du mot : un maquillage de carnaval, une tenue de carnaval évoquent un accoutrement tape-à-l’œil, coloré et un peu provocant : on veut se faire remarquer. Et on utilise nécessairement la formule dans une situation ordinaire, qui n’est pas celle du carnaval !

Mais la tradition carnavalesque (et cet adjectif existe, mais il est savant : il ne s’emploie que dans un discours qui réfléchit sur le carnaval, et essaie de le comprendre !) évoque encore autre chose. Pour mieux le comprendre, on peut se souvenir de l’origine du mot : les carnavals se tiennent en général avant le Carême, cette période du calendrier chrétien où l’on s’abstient de manger de la viande : on se réserve à la prière, et on se prive des plaisirs ordinaires de la vie – on fait maigre ! On supprime donc la viande, carnem levare, voilà les deux mots latins qui ont probablement servi à former ce mot de carnaval. Et juste avant de commencer cette période d’abstinence, on s’y prépare : on ripaille, on fait avec excès tout ce qu’on va s’interdire pendant plusieurs semaines : c’est tout le balancement du calendrier qui veut ça ! Et bien souvent on inverse les valeurs : pendant un court moment, les interdits sont levés, on peut se permettre ce qui est proscrit le reste du temps. Non seulement ça, mais les figures et attitudes sociales peuvent s’inverser : le serviteur peut se conduire comme un maître et le maître n’a pas le droit de le sanctionner. Comme un soupape, un moment de relâchement qui permet que les lois reprennent leur place ensuite, sans qu’on les mette en cause.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 12/02/2018 09:45:03

Entêtement

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Les Sud-Africains sont-ils lassés de l’ »entêtement » de leur président ? En tout cas RFI met l’accent sur cette lassitude, et souligne cet entêtement qui est reproché à Jacob Zuma. Apparemment une bonne partie de la population et de la classe politique aimerait qu’il quitte le pouvoir, mais il s’accroche, il fait comme si de rien n’était, comme s’il était encore légitime aux yeux du peuple, et populaire : il ne fait pas mine de démissionner.

C’est bien pour cela qu’on peut parler de son entêtement ; c’est-à-dire de sa tendance à ne pas changer d’idée ou de comportement. Et l’entêtement mot à mot et avec une logique un peu naïve, c’est le fait d’avoir une idée dans la tête et de ne pas pouvoir l’en faire sortir. Comme on le dit de façon familière, quand il a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs. C’est-à-dire qu’il poursuit son idée, quelles que soient les circonstances, et le plus souvent, malgré quelques échecs qui auraient pu le décourager.

Ce mot d’entêtement est le plus souvent légèrement négatif : on l’emploie pour critiquer, ou même pour condamner : être entêté est un défaut. De même qu’être têtu : les deux mots ont bien sûr la même origine, mais têtu est simplement un adjectif : pas de nom qui lui corresponde, alors que pour entêtement, on a entêté, et que pour obstination, on a obstiné. Et ces derniers mots ont également une image plutôt négative : on dit ça des enfants qui ne se résolvent pas à obéir, qui persévèrent dans leurs bêtises. Et l’image la plus courante fait intervenir un animal : la mule, plus rarement le mulet. Mais l’expression têtue comme une mule est fréquente, peu flatteuse. Et elle évoque l’image d’une mule qui refuse obstinément d’avancer, malgré les ordres, les supplications ou les coups de bâton.

Pourtant, ne pas changer d’idée, ne pas céder au découragement, même lorsqu’on ne réussit pas du premier coup, c’est souvent une qualité. Mais on utilisera d’autres termes, d’autres expressions pour le dire. Avoir de la suite dans les idées par exemple, c’est-à-dire revenir à la charge, défendre une idée même si elle n’a pas été réalisée lors de la première ou de la deuxième tentative. Et le plus souvent cette dernière formule a un caractère positif, élogieux.

Quant à l’opiniâtreté, c’est vraiment la même orientation d’esprit que l’obstination ou l’entêtement, mais vue de manière inverse, vue de manière flatteuse : celui qui est opiniâtre est celui qui continue de batailler malgré les difficultés, et qui ne baisse pas facilement les bras : on ne le fera pas abandonner.  

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Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 12/02/2018 09:00:05

Journal en français facile 11/02/2018 20h00 GMT

Transcription

Benjamin Delille: Merci d'avoir choisi RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet: Bonsoir Benjamin, Bonsoir à tous.

BD : A la Une de ce journal : Un avion de ligne s'est écrasé en Russie. Les 71 personnes qui étaient à bord sont mortes dans l'accident. Les causes, les raisons de la catastrophe sont inconnues pour le moment, mais une enquête a été ouverte pour en savoir plus.

SB : En Turquie, le parti pro-kurde, le HDP, s'est réuni en congrès aujourd'hui. Après de nombreuses arrestations de ses membres et de ses dirigeants par les autorités turques ces derniers mois, les militants ont choisi deux nouveaux présidents dans un contexte difficile.

BD : Le gouvernement britannique menace de priver Oxfam de ses financements. Des responsables de l'organisation humanitaires auraient engagé des prostituées à Haïti en 2011. Et Oxfam aurait essayé de cacher ce scandale jusqu'à aujourd'hui.

SB : Nous terminerons ce journal avec l'expression de la semaine d'Yvan Amar. Il vous expliquera "agiter le spectre".

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SB : Un avion de ligne russe s'est écrasé cet après-midi avec plus de 70 personnes à bord.

BD : L'appareil partait de la capitale Moscou et devait se rendre à la ville d'Orsk située dans l'Oural. Selon les autorités, les 71 personnes dans l'avion, passagers et membres de l'équipage, sont mortes dans l'accident. A Moscou, Daniel Vallot.

L'information a été confirmée en fin d'après-midi par le Kremlin : il n'y aucun survivant à ce crash qui s'est déroulée à 70 kilomètres environ de Moscou. L'appareil avait disparu des radars quelques minutes après le décollage de l'aéroport de Domodedovo près de Moscou. Selon les premiers éléments de l'enquête aucun appel de détresse n'a été émis avant la catastrophe. Les accidents d'avion ne sont pas rares malheureusement en Russie en raison notamment de la vétusté de certains des appareils utilisés sur les lignes locales. Mais l'Antonov qui s'est écrasé cet après-midi n'entre pas dans cette catégorie puisqu'il a été mis en service il y a moins de dix ans. Pour l'heure la piste de l'attentat terroriste n'est absolument pas évoquée, le ministère russe des transports affirme que plusieurs hypothèses sont prises en considération : les conditions météo, la mauvaise visibilité en raison des chutes de neige, ou encore l'erreur de pilotage. Vladimir Poutine, qui devait se rendre demain à Sotchi sur les bords de la Mer Noire, a annulé son déplacement. Le président russe a présenté ses condoléances aux familles des victimes, et a ordonné au gouvernement la création d'une commission d'enquête spéciale pour faire la lumière sur les circonstances de cette catastrophe. Daniel Vallot, Moscou, RFI.

SB : Israël multiplie les menaces et les mises en garde contre l'Iran aujourd'hui. Hier, l'armée israélienne a effectué plusieurs raids aériens contre des cibles « iraniennes » en Syrie.

BD : Israël avait réagi à l'entrée dans son espace aérien d'un drone iranien, contrôlé à distance, et qui avait décollé depuis la Syrie. Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, s'est félicité d'avoir porté « un coup sévère aux forces iraniennes et syriennes ».

SB: En Turquie le parti de gauche pro-kurde, le HDP, tenait son congrès aujourd'hui à Ankara. 32 000 membres du parti se sont donc retrouvés dans la capitale du pays alors que beaucoup de militants et de cadres du parti ont été arrêtés ces derniers mois.

BD: Ce congrès était nécessaire car il fallait remplacer les centaines de cadres du parti emprisonnés, dont les deux présidents. Alexandre Billette, notre correspondant en Turquie était sur place. Il a demandé aux membres du parti comment militer, défendre les valeurs de leur parti aujourd'hui alors que les autorités turques les stigmatisent et les menacent d'arrestation.

Plus de 10 000 personnes réunies en congrès, pour un parti politique c'est une réussite. Sauf que pour ces militants il est plus difficile que jamais de mener le combat électoral. Ali Atalan est député du HDP, il explique à quoi le parti doit faire face : « Nous militons dans les conditions les plus difficiles de l'histoire de la République : le Parlement a été court-circuité, la société civile a été court-circuitée, il n'y a plus de justice. Mais le HDP continue à tenir tête à l'obscurantisme. » Tenir tête à l'obscurantisme… Mais avec 7000 militants et des centaines de cadres emprisonnés, le parti doit d'abord élire de nouveaux responsables. Est-il aujourd'hui toujours possible de faire campagne ? Filiz Kerestecioglu est député d'Istanbul : « Nous ne pouvons pas envisager des élections sous état d'urgence. Cet état d'urgence a été récupéré politiquement de la même manière que la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016. » Aujourd'hui dans les coulisses de l'immense gymnase d'Ankara on a bien tenté de resserrer les rangs du parti, mais à quelques mois du début d'une grande période électorale, l'avenir de la gauche pro-kurde en Turquie n'a jamais été aussi incertain.

BD: Dans le même temps, la Turquie mène depuis le 20 janvier une opération militaire contre les Kurdes du nord de la Syrie, dans la région d'Afrine. Et le HDP est le seul parti en Turquie à s'opposer à cette offensive de l'armée.

SB: Comme chaque dimanche, Yvan Amar vous explique son expression de la semaine. Aujourd'hui, il s'agit d'"agiter le spectre".

Un avion israélien abattu, et voilà Israël qui agite le spectre d’une guerre avec l’Iran ! C’est-à-dire que les porte-paroles de l’état israélien évoquent cette possibilité : ils agitent le spectre comme on agite un drapeau : ils le brandissent, le font voir, attirent l’attention sur lui. Mais là, c’est un spectre qu’on agite : l’image d’une guerre, mais plus encore, d’une guerre qui fait peur. Il s’agit clairement d’une menace, en tout cas d’une mise en garde : le spectre de la guerre n’est pas seulement l’image de la guerre. Un spectre est l’image d’un mort, comme un fantôme, qui revient vous hanter, vous terrifier. Il quitte l’espace réservé aux morts pour revenir chez les vivants. Et c’est ce passage de frontière qui terrorise. L’image d’un spectre est très diverse : une ombre sans visage, parfois une tête de mort, un squelette : l’image même d’un corps mort qui fait plus peur encore qu’un agresseur vivant ; car on n’a pas les armes pour se protéger d’un mort qui vous attaque. Alors parfois on agite le spectre de quelque chose qui a déjà eu lieu, qui est déjà arrivé : on craint que ça ne revienne. C’est une façon de dire : « Attention ! On n’y prend pas garde, on n’y fait pas assez attention, mais cela pourrait se reproduire. » Ainsi parfois on agite le spectre du nazisme. Mais il arrive qu’on agite le spectre de ce qui ne s’est jamais produit. Des guerres, on en a déjà connu. Mais pas entre l’Iran et Israël. Et la gravité de cette éventualité, de cette possibilité fait frissonner. C’est ce que veut faire comprendre cette réponse de l’Etat d’Israël.

BD : Merci Yvan Amar !

SB: Première médaille d'or française aux Jeux Olympiques d'Hiver : du haut de ses 19 ans, la skieuse Perrine Lafont a remporté l'épreuve des bosses en ski acrobatique aujourd'hui à Pyeongchang en Corée du Sud.

BD: En revanche, déception pour Martin Fourcade, le roi du biathlon : il ne termine que huitième de l'épreuve du sprint remportée par l'Allemand Arnd Peiffer.

SB: Il y avait aussi du rugby aujourd'hui, l'équipe de France a perdu contre l'Ecosse, 26-32, dans le Tournoi des Six Nations.

BD: Cette nouvelle défaite de l'Equipe de France s'ajoute à une longue série: ils n'ont pas gagné depuis presque un an. Prochain match le 23 février contre l'Italie. En Football, dernier match de la 25ème journée de ligue 1 ce soir : Le coup d'envoi vient d'être donné entre Lyon et Rennes. Parmi les autres matchs de la journée, Strasbourg a gagné 2-1 à Caen et Nantes a fait match-nul contre à Lille, score final 2-2. C'est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs. Bonsoir à tous, bonsoir Sylvie !

SB: Bonsoir Benjamin !



Voir le flux - 11/02/2018 20:30:09

Journal en français facile 10/02/2018 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21h à paris, une heure de moins en temps universel.

Bonsoir et bienvenue, dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Andréane !

AM : Dans l'actualité de ce samedi,

Vives tensions entre Israël, Iran et Syrie. Israël assure avoir arrêté un avion iranien sans pilote, et a donc lancé des attaques importantes en Syrie ce samedi, visant des cibles iraniennes.

SB : La visite de Narendra Modi en territoires palestiniens occupés ce samedi. Une première pour un premier ministre indien !

AM: Nous irons également en Irlande où une passation de pouvoir importante a eu lieu ce samedi. Une femme, Mary Lou Macdonald, prend la tête du parti nationaliste du Sinn Féin.

SB : Et puis comme chaque samedi, le mot de la semaine expliqué ! Ce sera à la fin de cette édition. 

SB : Fortes tensions entre Israël, la Syrie et l'Iran depuis ce samedi.

AM : Ca a commencé hier, vendredi. Israël affirme avoir intercepté un drone iranien, donc un avion sans pilote, qui survolait son territoire. Réponse en Syrie où Israël affirme avoir frappé une douzaine de cibles syriennes et iraniennes ce samedi matin. Un avion de combat israélien aurait été abattu par la défense anti-aérienne syrienne. Le récit de Christophe Paget.

"Israël affirme avoir mené deux raids ce matin. Le premier en réponse à l’incursion d'un drone iranien parti de Syrie qui aurait violé son espace aérien. Un drone abattu par un hélicoptère israélien « et qui est maintenant en notre possession » affirme l’armée, qui a d’abord frappé le site de lancement du drone, ses avions ont alors essuyé des tirs de missiles anti-aériens. Un F 16 israélien s’est écrasé dans le nord d’Israël, un des pilotes est gravement blessé. L’armée a ensuite lancée une seconde vague d’attaques, frappant selon elle une douzaine de cibles syriennes et iraniennes. Cela fait plusieurs semaines que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu met en garde contre la présence de forces iraniennes en Syrie voisine.  Depuis 2011 Israël mène ponctuellement des frappes en Syrie, mais c’est la première fois depuis le début de la guerre que l’armée israélienne dit ouvertement avoir visé des cibles iraniennes. Dans un communiqué de leur commandement conjoint les forces alliées du régime syrien (Hezbollah, Iran et Russie) nient toute violation de l’espace aérien israélien par un drone. Damas défend le droit de la Syrie à l’autodéfense contre les attaques israéliennes. Et la Russie appelle toutes les parties à la "retenue" et considéré comme "absolument inacceptable" de mettre en danger la vie de soldats russes."

AM : Benyamin Netanyahou s'est exprimé ce samedi. Il a affirmé qu'Israël ne permettra pas une présence de longue durée de l'Iran en Syrie.

SB : Narendra Modi, le premier ministre indien,, en visite à Ramallah ce samedi.

AM : Et c'est la première fois ! Jamais auparavant un premier ministre indien ne s'était rendu dans les territoires palestiniens occupés. Narendra Modi était ce samedi au siège l'Autorité Palestinienne. Une visite particulièrement symbolique puisqu'il y a quelques semaines à peine le premier ministre indien recevait son homologue israélien Benjamin Netanyahu. Depuis quelques années, l'Etat Hébreu et l'Inde se rapprochent. Un rapprochement qui pourrait faire jouer un rôle à l'Inde d'après l'Autorité Palestinienne. Son président Mahmoud Abbas a déclaré qu'il comptait sur l'Inde. L'objectif, c'est la relance du processus de paix. Rôle décisif donc, mais visite express ce samedi. Notre correspondante à Ramallah, Marine Vlahovic.

"Lors de sa visite, historique, en Israel en juillet dernier Narendra Modi était resté trois jours... Et pour cette visite tout aussi historique à Ramallah aujourd'hui , le premier ministre indien n'a passé que trois heures à la moqata'a, le quartier général de l'Autorité Palestinienne. Tout juste le temps pour Narendra Modi de déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Yasser Arafat d'apporter son soutien aux Palestiniens, du bout des lèvres.

'J'ai réitéré à Mahmoud Abbas, l'engagement de l'Inde à veiller aux intérêts du peuple Palestinien. L'Inde espère que la Palestine deviendra bientôt un pays libre'.

Mahmoud Abbas le président de l'Autorité palestinienne a quant à lui souligné le rôle important que pourrait jouer l'Inde dans la reprise du processus de paix avec Israel... Un processus encore plus moribond depuis la décision américaine de reconnaitre Jérusalem comme capitale d'Israël. Marine Vlahovic Ramallah RFI".

AM : En Thaïlande ce samedi, plusieurs dizaines de personnes étaient rassemblées dans le centre de Bangkok. Leur objectif ? Réclamer le retour de la démocratie, et la tenue d'élections. Une manifestation organisée alors qu'une interdiction de se rassembler est toujours en place dans le pays : interdiction décrétée par les militaires au pouvoir depuis trois ans et demi. 

Les jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud à peine commencés, et déjà deux symboles forts de rapprochement entre les deux Corées. Ce samedi, Corée du Sud et Corée du Nord ont disputé un match de hockey sous un même maillot : équipe de corée féminine unifiée, elle a affronté la Suisse. Un peu plus tôt, Kim Jong Un, le président de la Corée du Nord a invité le président de la Corée du Sud à venir lui rendre visite pour un sommet dès que possible. Le président sud coréen Moon Jae Inn a répondu que pour mettre en place une telle rencontre, il fallait que toutes les conditions soient réunies. Parmi ces conditions : la reprise du dialogue avec les Etats-Unis.

Aux J-O toujours, une première médaille d'or pour la corée du sud ce samedi,,,,le pays qui accueille l'évènement,,,, déjà champion olympique grâce à Lim Hyo-jun, patineur de vitesse qui a finit premier en short track, donc patinage de vitesse sur piste courte, 1500 mètres.  Mais la toute première médaille d'or de ces Jeux, a été remportée par Charlotte Kalla, suédoise, victorieuse au skiatlon.

SB : En Irlande, une page se tourne...

AM : Hé oui, avec l'élection ce samedi à la tête du Sinn Féin, d'une femme, Mary Lou McDonald. Le parti réuni en congrès à Dublin aujourd'hui l'a officiellement intronisée. Elle succède donc à l'emblématique Gerry Adams, leader controversé du parti nationaliste irlandais. Longtemps perçu comme une vitrine politique du groupe armé irlandais IRA, Mary Lou McDonald était jusqu'ici son bras droit. L'objectif de cette femme de 48 ans, c'est maintenant de faire franchir un cap au parti.  A Dublin, Julien Lagache.

"Dans son discours d'une demi-heure, Mary Lou McDonald n'a pas manqué de saluer son prédécesseur et mentor, Gerry Adams... "lui qui a construit le Sinn Féin plus que n'importe qui"... a lancé la nouvelle présidente.
Mais rapidement elle a passé en revue les défis qui attendent le parti, devenu en 20 ans une force importante en République d'Irlande et en Irlande du Nord. "L'objectif est de grandir, de gagner des élections et de réaliser l'unité irlandaise" a proclamé la députée de Dublin de 48 ans, d'une voix forte bientôt couverte par les nombreux applaudissements. Entourée des jeunes élus qui incarnent le renouveau du Sinn Féin, elle a martelé le leitmotiv du parti: la réunification de l'île. Sans oublier les thèmes adoptés plus récemment: la lutte contre l'austérité ou le Brexit et pour l'Europe affirmant se placer du côté des gens ordinaires... tout en attaquant ce qu'elle a appellé l'establishment...Un discours plutôt fidèle aux origines ouvrières du Sinn Féin, mais qui intègre donc désormais des orientations plus modernes, et à même de séduire un électorat plus large. Julien Lagache, Dublin, RFI"

SB : En Italie, des milliers de personnes ont défilé contre le facisme ce samedi à Macérata.

AM : Manifestation qui s'est déroulée dans le calme,,,,une semaine après la fusillade à caractère raciste qui a fait six blessés dans cette ville du  centre de l'italie. D'autres rassemblements ont également eu lieu dans le pays, notamment à Milan.

SB : Et puis comme chaque samedi, tout de suite vous retrouvez le mot de la semaine !

AM : Aujourd'hui Yvan Amar vous explique le mot : conjugal.

"Rob Porter, ancien chef de cabinet de Donald Trump, soupçonné de violences conjugales…  C’est-à-dire de violences contre sa femme, ou contre ses femmes, puisque marié deux fois, ses deux épouses se plaignent de ses violences. C’est bien cela qui est évoqué par le mot conjugal : il s’agit de ce qui se passe dans un mariage. On peut parler de violence conjugale, entre un mari et sa femme, mais aussi, heureusement, de bonheur conjugal, de lien conjugal, de vie conjugale. Et c’est l’expression la plus fréquente qu’on trouve avec cette adjectif, dont le sens est très différent du verbe conjuguer. Conjuguer, au départ c’est joindre ensemble. Quand on se marie, on joint sa vie à celle de son conjoint, ou de sa conjointe, c’est vrai. Mais le verbe ne s’utilise pas pour évoquer le mariage : on conjugue ses forces quand on les unit. Et puis on conjugue un verbe : c’est encore un emploi très différent : on le décline à toutes ses formes, à toutes les personnes, et à tous les temps. En revanche, l’adjectif conjugal ne se rapporte qu’au mariage. Mais au mariage officiel : si deux personnes vivent ensemble, comme s’ils étaient mariés, mais sans l’être, on n’emploie pas ce mot : on parle de vie maritale : ils vivent comme mari et femme, comme on dit. Parle-t-on de concubinage ? Plus tellement. Le mot existe bien sûr, mais par sa sonorité, il fait naitre naturellement un certain mépris ou une certaine moquerie. Et comme la vie maritale, le fait pour un couple de vivre ensemble sans être marié s’est répandu du moins en Europe occidentale, comme c’est un mode de vie comme une autre, adopté par une bonne partie de la population, ce mot de concubinage a été plus ou moins délaissé."

AM : C'est la fin de votre Journal en français facile, bien sûr à retrouver sur notre site Rfi.fr, rubrique RFI Savoirs. 



Voir le flux - 10/02/2018 20:45:03

Journal en français facile 09/02/2018 20h00 GMT

Transcription

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Dans l'actualité :

Un budget provisoire voté par le Congrès des Etats-Unis, après un nouveau « shutdown ».  Une partie de l'administration a dû fermer pendant quelques heures.

SB : En Syrie, 5 ème jour de bombardements sur l'enclave rebelle de la Ghouta orientale.  Ces frappes du régime ont fait plus de 230 morts dans la population civile.

GM : Les Jeux olympiques de Pyeongchang seront ceux de la paix. C'est le message qu'a voulu faire passer la cérémonie d'ouverture, notamment au moment où des dirigeants nord-coréens et sud-coréens se sont serré la main.

 

SB : Aux Etats-Unis, l'administration fédérale est toujours financée en application d'un budget provisoire.

GM : Après un "shutdown" ( une fermeture partielle de l'administration )  qui a duré plusieurs heures, le Congrès a voté un budget qui prolonge jusqu'au 23 mars le financement de l'Etat américain.  Les explications de notre correspondante Anne Corpet :

« L'administration fédérale aura été paralysée pendant 5 heures et trente-trois minutes exactement, faute de vote au congrès. A l'origine du blocage, la rébellion du sénateur Rand Paul  ulcéré par l'incohérence du parti républicain. Car le budget finalement signé est une hérésie pour les tenants de l'orthodoxie budgétaire que sont normalement les conservateurs. Il comprend un très net accroissement des dépenses. Or les ressources de l'Etat sont largement rognées par la grande réforme fiscale adoptée cet automne qui a entrainé des baisses d'impôts sans précédent. Peu  importe, l'Amérique a décidé de dépenser sans compter, et de creuser encore un déficit déjà imposant. La question du  budget étant pour l'instant réglée, les parlementaires américains doivent maintenant s'attaquer à l'épineux dossier de l'immigration. Là encore les discussions s'annoncent houleuses et le temps presse. Les démocrates demandent qu'une solution soit trouvée pour les dreamers, ces jeunes clandestins arrivés lorsqu'ils étaient enfants aux Etats Unis, que Trump menace d'expulser à partir du 5 mars prochain. Le camp républicain exige pour sa part la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, et une réduction drastique de l'immigration légale. Si les deux camps parviennent à se mettre d'accord, cela sera sans doute au prix de nouvelles dépenses importantes. Donald Trump réclame 20 milliards de dollars pour sécuriser la frontière. »

 

SB : En Syrie, les bombardements du régime sur l'enclave rebelle de la Ghouta orientale se sont poursuivis aujourd'hui pour la cinquième journée consécutive.

GM : Le bilan de ces raids depuis lundi dernier s'élève à plus de 230 morts dans la population civile. Emmanuel Macron a demandé à son homologue russe d'intervenir. Vladimir Poutine doit selon lui  "tout faire pour que le régime syrien mette un terme à la dégradation insoutenable de la situation humanitaire".

SB : Autre pays de la région dévastée par une longue guerre civile, c'est le Yémen.

GM : Depuis 2015, une coalition arabe menée par l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, intervient au Yémen. Or, ces deux monarchies du Golfe achètent des armes à la France. Florence Parly,  ministre française des armées,  a souhaité rappeler les règles de ventes et d'utilisation des armes vendues par la France.

Sami Boukhelifa :

« Canons César pour l’Arabie Saoudite, avions de combats et chars d’assaut français pour les Emirats Arabes Unis, des armes utilisées dans la guerre au Yémen. Officiellement Ryad et Abou Dhabi luttent contre des rebelles chiites, les Houthistes, mais leur méthode est plus que controversée. Depuis 2015, les bavures s’enchainent et régulièrement des civils sont pris pour cible. Les bombardements font des victimes par centaines. Florence Parly ministre des armées, tente de se justifier. Elle était invitée sur France Inter : « L’utilisation des armes une fois livrées est normalement encadrée. Mais les conflits peuvent évoluer. Qui pouvait imaginer la survenance de ce conflit au Yémen ? Q : Donc les Yéménites peuvent prendre sur la tête une bombe française ? … et beaucoup de pays sont confrontés à cette situation, que d’avoir, le cas échéant, livré des armes à d’autres pays alors que ces armes n’étaient pas censées être utilisées. »

Pourtant au-delà des ventes d’armes, la France entretient une coopération étroite avec l’Arabie Saoudite en matière de défense."

 

SB : En Afrique du sud, le président Jacob Zuma était attendu aujourd'hui à Pretoria, la capitale politique, après une série de réunions au Cap, siège du Parlement.

GM : Le pays est suspendu à l'issue des tractations au sommet pour obtenir le départ de son encombrant président, empêtré dans une longue liste de scandales. Des affaires qui discréditent également son parti, l'ANC, à l'approche des élections générales de l'an prochain.

 

SB : Les Jeux olympiques de Pyeongchang seront ceux de la paix.

GM : C'est en tout cas sous ce signe qu'était placée la cérémonie d'ouverture, aujourd'hui. Le message pacifiste a été à de nombreuses reprises symbolisé durant ce spectacle long de deux heures et qui s'est déroulé dans un froid supportable.

Chloé Magister :

« Les jeux de la paix. C’est ainsi que la Corée du Sud imaginait cette 23è édition des Jeux Olympiques d’hiver. La cérémonie d’ouverture a été rythmée ce vendredi par les notes de la célèbre chanson de John Lennon, Imagine. Comme pour appuyer sur le message pacifiste envoyé par la Corée du sud. Mais ce qui a surtout marqué l’ouverture de ces Jeux Olympiques, c’est la poignée de main échangée entre Kim Yo Jong, la soeur cadette du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, avec le président sud-coréen, Moon Jae In. Un geste banal et pourtant historique, signe d’un rapprochement entre les deux Corées dans un contexte géopolitique marqué par de fortes tensions, liées notamment aux nombreux tests nucléaires organisés par la Corée du Nord ces derniers mois. Mais ces images porteuses d’espoir ont été écornées. Juste avant la cérémonie, le vice-président américain Mike Pence a esquivé un dîner, où il aurait dû partager la table des chefs de l’Etat sud-coréen et nord-coréen. Durant sa brève apparition, il aurait également échangé une poignée de main avec les dirigeants présents, à l’exception du chef de la délégation nord-coréenne, Kim Yong Nam. Selon la présidence sud-coréenne, Mike Pence ne serait pas resté parce qu’il devait rencontrer la délégation olympique nord-américaine. »

SB : Le défilé des athlètes lui, a duré une petite heure. Les 92 délégations ont défilé au son de célèbres tubes de la pop sud-coréenne.

GM : Côté français, la délégation était emmenée par le champion de biathlon Martin Fourcade. Ses impressions, recueillies par Christophe Diremzian :

« C’était beaucoup d’émotion, un peu tendu sur les premières secondes avec le drapeau… avec l’envie de bien faire,  de ne pas emmêler le drapeau ! Ensuite, dès que je suis entré dans le stade ça s’est tout de suite très bien passé. J’étais très ému et les 2 ou 3 fois où je me suis retrourné, de voir tous les sourires des membres de la délégation de France, et ils étaient nombreux, c’était beaucoup de bonheur. »

GM : Martin Fourcade, porteur du drapeau français à la cérémonie d'ouverture des JO.

 

SB : En France, la cour d'appel de Versailles a confirmé l'exclusion de Jean-Marie Le Pen du Front national. Parti qu'il a fondé. Il est présidé aujourd'hui par sa fille Marine, qui est fâché avec son père. Mais Jean-Marie Le Pen reste président d'honneur.

 

GM : Politique toujours : que ce soit à droite, à gauche, au FN et du côté de la France Insoumise, les réactions ont été peu nombreuses après les révélations de presse sur Nicolas Hulot, accusé de harcelèment sexuel. Contrairement à l'affaire Darmanin, il n'y a pas eu d'appel à la démission du ministre de l'Ecologie.

Anne Soetemondt :

" La justice est passée" : dans l'entourage de Laurent Wauquiez, patron de la droite le message est clair.  La plainte déposée pour viol contre Nicolas Hulot a été classée sans suite ; il n'y a donc pas matière à commenter et encore moins à comparer. Le 27 janvier, lorsque le journal le Monde sort un article sur une plainte déposée contre le ministre des comptes publics Gerald Darmanin, l'une des porte-parole des Républicains Lydia Guirous lance un appel à la démission de celui qui quelques mois plus tôt avait encore sa carte des Républicains. "Mais dans ce cas-là, il y une enquête en cours, une instruction, ce que nous avons demandé" explique un conseiller de la rue de Vaugirard. " Que le ministre se mette de côté jusqu'à ce que justice se fasse"… Rien à voir avec les révélations parues ce matin dans le magazine Ebdo. C’est plutôt à la presse que s'en prend la droite pour l'instant. Christian Jacob, chef de file des députés LR, dénonçant la "rumeur permanente" visant les responsables politiques. Même tonalité du côté du FN où le député Sébastien Chenu se refuse à tout commentaire, « nous avons pour habitude de refuser de crier avec les loups » explique le parlementaire pour qui il n'y a pas d'affaire Hulot, en tout cas pas encore… »

SB : Le coup d'envoi des Jeux Olympiques a été donné aujourd'hui, de même que celui du carnaval de Rio parfois qualifié de "plus grande fête du monde".

GM : Parmi les attractions,  un énorme char à l'effigie d'un rat représente les hommes politiques véreux.   La sécurité du carnaval est assurée cette année par plus de 17.000 policiers pour éviter que la fête ne soit gâchée comme l'an dernier par des accidents. C’est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs.

Bonsoir à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 09/02/2018 21:00:05