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Journal en français facile 10/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 16h à Washington, l’heure de votre Journal en français facile. 
Il avait reçu le soutien de son gouvernement, mais Kim Darroch a préféré jeter l’éponge : l’ambassadeur britannique aux États-Unis a démissionné, pris dans le scandale de la révélation de ses déclarations peu sympathiques à l’égard de Donald Trump. Donald Trump qui a promis de durcir rapidement les sanctions contre l’Iran alors même que le conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron se trouve à Téhéran pour tenter d’apaiser les tensions et qu’une réunion d’urgence sur le nucléaire iranien se tenait au siège de l’Agence Internationale à l’Énergie Atomique. Et puis les footballeuses américaines ont célébré aujourd’hui leur titre de championnes du monde à New York. En revanche elles n’iront pas à la Maison-Blanche.

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AD : La pression a donc été trop forte pour Kim Darroch, l’ambassadeur britannique aux États-Unis a annoncé sa démission aujourd’hui. C’est l’épilogue, le dernier épisode, de l’affaire des fuites de ses messages fort peu diplomatiques à l’égard de Donald Trump. Le président américain, rendu furieux par la publication de ces câbles très critiques à son égard et à celui de son administration, avait déclaré qu’il refuserait désormais tout contact avec l’ambassadeur. Correspondance à Washington Anne Corpet.

Depuis la fuite de documents officiels provenant de cette ambassade, il y a eu beaucoup de spéculations sur mon poste et la durée de mon mandat. Je veux y mettre fin. La situation actuelle m’empêche de remplir mon rôle comme je le souhaiterais » constate simplement l’ambassadeur dans sa lettre de démission. Lundi soir, le président américain avait annoncé sur Twitter que son administration coupait les ponts avec le diplomate. Mardi, Donald Trump avait poursuivi son offensive, et qualifié Kim Darroch d’idiot pompeux et de cinglé. À l’origine de la colère présidentielle, la divulgation de documents officiels rédigés ou signés par le représentant britannique à Washington : il décrivait une administration américaine inepte et dysfonctionnelle et qualifiait le président américain d’instable d’incompétent. Kim Darroch était un ambassadeur respecté dans la capitale fédérale et ses soirées étaient fréquentées par des proches de Donald Trump. Mais la rupture de tout contact avec l’administration américaine rendait son travail difficile, voire impossible. Les câbles diplomatiques sont normalement réservés à un usage interne et la question de l’origine de ces fuites se pose toujours.

AD : Donald Trump qui a annoncé aujourd’hui vouloir considérablement durcir les sanctions à l’égard du régime iranien, coupable à ses yeux de mentir sur le caractère civil de son programme nucléaire. Une déclaration sur les réseaux sociaux du président américain qui intervient alors le conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, Emmanuel Bonne, est en ce moment à Téhéran pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Mais les autorités iraniennes ont fait part de leur volonté de ne pas céder aux pressions américaines. Téhéran et Washington qui se sont également affrontés ce mercredi à Vienne où se tenait une réunion extraordinaire de l’agence Internationale à l’Énergie Atomique. Et les deux camps se sont durement critiqués... les explications de notre correspondante en Autriche, Isaure Hiace.

Cette réunion extraordinaire s’est tenu dans un contexte tendu, alors que l’Iran a annoncé cette semaine avoir recommencé à enrichir de l’uranium au-delà de 3,67 %, le degré maximal fixé par l’accord. L’Iran, durement touché par les sanctions américaines, continue de demander aux Européens des garanties solides pour atténuer les effets de ces sanctions sur son économie. Ce mercredi, les États-Unis ont accusé Téhéran de violer les termes de l’accord pour extorquer des fonds à la communauté internationale. Critiques vives également, à la fin de la réunion, du représentant iranien vis-à-vis de Washington : l’application de la politique de la pression maximale, qui est destinée à l’échec est la principale cause de la situation actuelle, a -t-il expliqué. La situation a donc peu évolué, or le temps presse, car l’Iran menace de prendre de nouvelles mesures dans « 60 jours » si ses demandes ne sont toujours pas satisfaites.

AD : L’annonce par Donald Trump de sa volonté d’alourdir les sanctions contre l’Iran qui sonne comme un camouflet pour la France, dont le conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron se trouve donc à Téhéran. Et autre motif de tension entre Washington et Paris, cette déclaration du président américain rapporté par l’agence Bloomberg. Donald Trump compterait lancer une enquête sur la décision de la France de taxer les géants du Net américains, Google, Amazon, Facebook et autres Uber. Selon l’agence de presse, le président américain serait prêt à imposer des droits de douane prohibitifs sur les produits français comme mesure de rétorsion. 

La France doit par ailleurs faire face à un dossier embarrassant en Libye. Les autorités françaises ont admis être propriétaires de missiles découverts par les forces progouvernementales libyennes dans une ville reprise au Maréchal Haftar. La France conteste toutefois avoir fourni ces armes en violation de l’embargo sur les armes en vigueur en Libye. Selon le ministère des armées, il s’agirait de missiles destinés à la protection d’un détachement français envoyé en Libye à des fins de contre-terrorisme.

L’actualité française toujours, Benjamin Griveaux sera le candidat de la République en Marche pour les municipales à Paris. La commission d’investiture du parti présidentiel a tranché ce soir et investi l’ancien secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement. Il est préféré aux députés Cédric Villani et Hugues Renson.

C’était il y a trois ans jour pour jour, Kem Ley est assassiné en plein jour, au cœur de la capitale du Cambodge Phnom Penh. Ce commentateur était connu pour ses analyses sur la politique cambodgienne, et notamment pour ses prises de position sans concession à l’égard du parti du Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis 34 ans. Des commémorations étaient prévues ce mercredi, mais elles ont été entravées par les autorités. La correspondance de Juliette Buchez.

Plus d’une cinquantaine de membres des forces de l’ordre encerclaient la station essence ce matin. Celle où Kem Ley a été assassiné le 10 juillet 2016. Quelques dizaines de personnes se tiennent malgré tout à distance comme Sothea. Je veux lui rendre hommage, car c’est une icône au Cambodge. Quand je vois d’autres personnes sont venues et qu’on ne peut rien faire, je trouve que c’est très triste. Car, plus tôt ce matin, trois hommes ont été emmenés par la police alors qu’ils déposaient des fleurs. D’autres arrivent avec un t-shirt commémorant la vie de Kem Ley. On leur demande de les couvrir. Malgré le climat tendu, Heng est venu boire son café comme d’habitude. Je crois que je ne fais rien de mal. Je suis un citoyen, comme Kem Ley : c’est mon droit. Nous avons perdu une personne qui osait commenter librement la situation/la réalité. L’assassinat du commentateur politique reste un sujet sensible. Alors que des proches du défunt ont dénoncé un acte politique. Des observateurs issus d’organisations de défense des droits de l’Homme étaient également présents ce matin. Parmi eux, Am Sam Ath vice-directeur de la Licadho. Aujourd’hui, il s’agit seulement de commémorer les 3 ans du meurtre de Kem Ley. C’est le droit des citoyens. Je pense que les autorités s’inquiètent que ce soit davantage politisé. Hier, 24 organisations ont encore demandé l’ouverture d’une enquête transparente et indépendante sur les circonstances qui ont entouré la mort de Kem Ley. 

AD : Du sport à présent et le Sénégal est le premier qualifié pour les 1/2 finales de la coupe d’Afrique des Nations de football. Les Lions de la Téranga ont battu les Écureuils du Bénin 1/0. Le Nigéria affronte en ce moment l’Afrique du Sud pour le deuxième quart de finale de cette journée. Elles sont championnes du monde. Les joueuses de l’équipe nationale américaine de football ont été reçues en héroïnes à New York aujourd’hui. La sélection des États-Unis a défilé dans les rues de Manhattan. Les joueuses ont en revanche confirmé qu’elles ne rendraient à la Maison-Blanche en cas d’invitation de Donald Trump. La capitaine de l’équipe Megan Rapinoe s’est d’ailleurs directement adressée sur CNN au président américain.

« Je pense que votre message exclut les gens. Vous m’excluez moi, vous excluez les gens qui me ressemblent, vous excluez les gens de couleurs. Vous excluez des Américains qui peut-être vous soutiennent. Je pense qu’il faudrait réévaluer votre message : “Make America Great Again”. Je pense que vous vous référez à une époque qui n’était pas satisfaisante pour tout le monde. Elle l’était peut-être pour quelques personnes, mais aujourd’hui elle ne l’est pas pour suffisamment d’Américains sur la planète. Et je pense que nous avons tous une responsabilité, vous avez une grande responsabilité en tant que dirigeant de ce pays de prendre soin de chaque individu et vous devez faire mieux pour tout le monde. »

AD : Megan Rapinoe, la capitaine de la sélection américaine de football. Il est bientôt 22h10 à Paris, 21h10 à Londres, merci d’avoir suivi ce Journal en français facile. 



Voir le flux - 10/07/2019 20:30:10

Championnes du monde

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 10/07/2019 10:39:01

Mort

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

« Le projet de loi est mort ! » a déclaré Carrie Lam, chef de l’exécutif de Hong Kong à propos des textes législatifs si fortement contestés qui portent sur les problèmes d’extradition vers la Chine. Les opposants à ce projet de loi ne se réjouissent qu’à moitié, en soulignant que son retrait total n’a pas été envisagé. Et Carrie Lam réplique en disant qu’elle avait peur de n’être pas crue si elle parlait de retrait.

Il est vrai que le mot mort (même s’il est traduit… mais l’image est sensiblement la même dans toutes les langues !) est fort. On voit mal comment un projet mort pourrait revenir à la vie.

Et ce terme est très vif (si l’on peut dire…) en français, où il apparaît dans une expression un peu familière, en tout cas très orale, et dont la vogue est relativement récente : « C’est mort ! » qui est un peu l’équivalent de « c’est à l’eau ! C’est fichu. Tu peux oublier ça ! » autres expressions plus ou moins familières dont la mode est plus ancienne. Mais dans tous ces exemples, le sens de l’expression est négatif : elle exprime un regret, une constatation dépitée : constat d’échec.

Mais si la mort est à la mode, c’est aussi parce qu’elle sert d’intensif, de superlatif dans la langue parlée, familière, souvent liée à la jeunesse. Et on sait combien cette langue tient aux superlatifs, combien elle aime en rajouter et s’exclamer. Une soirée de la mort, un appartement de la mort, un boulot de la mort font envie, font rêver. Et même si c’est pour rire, on en rajoute parfois un peu : une casquette de la mort qui tue ! Et cette façon d’en rajouter est si fréquente que bien souvent on n’y prend plus garde : elle ne fait même plus rire, on ne l’entend plus !

Cette expression « de la mort » qui suit en général un no (un blouson de la mort, un gâteau de la mort) fait suite à une autre dont la construction est différente : à mort. Le plus souvent elle d’applique à une action, donc à un verbe : je travaille à mort, c’est à dire beaucoup, et même plus que ça. Et elle indique parfois une adhésion, un enthousiasme : je suis à mort pour !

On vient d’aborder quelques locutions courantes et encore assez neuves. Mais l’idée de la mort elle-même est bien vieille, et on peut concevoir que la langue s’en soit saisie depuis longtemps ! De nombreuses formules l’utilisent donc, et depuis fort longtemps, et certaines sont encore dans le langage d’aujourd’hui :

« Ce n’est pas la mort ! » ou même « Ce n’est pas la mort du petit cheval ! » Une formule presque toujours utilisée à la négative, pour dire, « Ce n’est pas si affreux que ça ! ». Et même souvent pour exprimer un avis financier : « Ce n’est pas si cher que ça ! On peut bien se le payer ! »

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 10/07/2019 09:00:09

Journal en français facile 09/07/2019 20h00 GMT

Transcription

 

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 21h à Londres, l’heure de votre Journal en français facile et à mes côtés pour présenter ce journal, Marie Casadebaig, bonsoir Marie.

Marie Casadebaig : Bonsoir Aurélien, bonsoir à toutes et à tous.

AD : Après une longue hésitation, le patron du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn a officialisé ce mardi son intention de demander un nouveau referendum sur le Brexit. Annonce qui intervient alors que les deux candidats pour prendre la tête du parti conservateur débattaient ce soir

MC : Peut-être un pas vers un accord de paix en Afghanistan. Une délégation afghane a signé une déclaration conjointe avec les talibans à l’issue d’une séance de négociations au Qatar.

AD : Nous parlerons également de cette taxe sur les billets d’avion qu’a annoncée le gouvernement français aujourd’hui. Elle entrera en vigueur l’an prochain et ira de 1 euro 50 à 18 euros par billet.

------

MC : Une heure de débat ponctué d’invectives et de moqueries. Les deux candidats au poste de chef du parti conservateur britannique se sont mesurés une première fois ce soir.

AD : Boris Johnson, ancien ministre des Affaires étrangères et grand favori pour le poste, faisait face à Jeremy Hunt son successeur au gouvernement. L’enjeu : la place de chef du Parti Conservateur donc, mais surtout le poste de Premier ministre, les Tories ayant la majorité au Parlement. Chacun des deux hommes a défendu sa vision pour réussir le Brexit, ce que n’est pas parvenue à faire Theresa May. Mais encore faut-il qu’il y ait un Brexit. Le leader du Parti Travailliste Jeremy Corbyn a annoncé aujourd’hui qu’il souhaitait la mise en place d’un nouveau referendum. Les explications de Marina Darras à Londres.

Après trois ans d’incertitude, Jeremy Corbyn ose enfin prendre position sur le Brexit. Il a très longtemps hésité, ne voulant pas frustrer une partie de son électorat qui avait voté pour le Brexit ni mettre en danger certains députés travaillistes qui siègent dans des circonscriptions à majorité pro-Brexit. Mais après des élections européennes désastreuses pour le parti, beaucoup de députés travaillistes réclamaient un changement par peur de voir son électorat fuir vers des partis plus engagés, comme les verts ou les libéraux démocrates. Après des semaines de dialogue avec les syndicalistes et membres de son parti, Jeremy Corbyn a finalement tranché. Il a mis au défi le futur Premier ministre conservateur d’organiser un nouveau référendum sur le Brexit, affirmant qu’il militerait pour sa part pour rester dans l’Union européenne afin d’empêcher un Brexit sans accord ou un Brexit dur et néfaste pour le pays. De quoi réjouir le numéro 2 du parti, Tom Watson, qui voulait faire du Labour un parti clairement pro européen.

MC : Et avant le débat de ce soir, c’est en tant que chef de la diplomatie que Jeremy Hunt s’est exprimé cet après-midi.

AD : Il a dénoncé les propos « faux et irrespectueux » de Donald Trump à l’égard du Royaume-Uni et Theresa May. Le président américain a dénoncé la manière dont la Première ministre britannique a géré le Brexit. Une déclaration qui intervient après la révélation de propos peu amènes, peu sympathiques de l’ambassadeur britannique à Washington à l’égard de Donald Trump. Londres a annoncé que l’ambassadeur resterait en fonction bien que le président américain ne souhaite plus le rencontrer. Les États-Unis où un 24e candidat s’est déclaré dans la course à la primaire pour l’investiture démocrate à l’élection présidentielle. Il s’agit de Tom Steyer, un milliardaire qui fait partie des plus gros donateurs du parti.

MC : Lui avait été candidat à l’élection en 1992, précipitant la chute de George Bush Senior et la victoire de Bill Clinton.

AD : Ross Perot est mort à l’âge de 89 ans. Il avait fortune dans l’informatique avant de se lancer en politique. Autre disparition, celle de l’ancien président argentin Fernando de la Rua. Il avait dirigé le pays de 1999 à décembre 2001, quand il avait dû précipitamment quitter le palais présidentiel en hélicoptère face à la colère de la rue, le pays étant alors plongé dans une grave crise économique.

MC : En Colombie, cela fait plus d’une semaine que Jesus Santrich, un ex-chef des Farc, a disparu. 

AD : Il avait quitté son escorte lors d’une visite dans une zone de réinsertion d’anciens guérilleros dans le nord du pays. Arrêté, puis remis en liberté en mai dernier, il est réclamé par les États-Unis et une audience à ce sujet est prévue ce mardi. C’est le deuxième dirigeant des Farc a disparaître après Ivan Marquez... Pourquoi ? Les explications de Jairo Cala, député du parti politique « Farc », issu de l’ancienne guérilla.

« Dans le cas d’Ivan et de Santrich, nous savons qu’une menace pesait sur leur sécurité juridique. Cela les a obligés à prendre certaines mesures pour empêcher de devenir l’objet de montages judiciaires. Des montages qui peuvent entraîner l’extradition vers les États-Unis. Selon nous le gouvernement et la communauté internationale doivent encadrer le processus de paix en Colombie. Ils doivent mettre en place des garanties juridiques et physiques pour que ce processus se transforme en un modèle à suivre pour les organisations qui n’ont pas encore conclu des accords de paix. Il faut également mettre en place une feuille de route qui soumettra les bandes criminelles et les paramilitaires pour que la paix soit vraiment “complète” ».

MC : À deux mois et demi de l’élection présidentielle en Afghanistan, une étape a été franchie la nuit dernière au Qatar.

AD : Des représentants talibans et une délégation afghane de 60 personnes s’étaient réunis à Doha. Les deux parties sont parvenues à se mettre d’accord sur un communiqué conjoint, une sorte de déclaration censée préparer le terrain à des négociations de paix inter-afghane. Les précisions de Sonia Ghezali.

Cette déclaration est une feuille de route sur laquelle les représentants Taliban et la délégation afghane se sont mis d’accord. Elle comporte deux principaux points : « réduire la violence, et démarrer un processus de paix sans l’ingérence des pays voisins ». Autour de la table, les membres de la société civile et de partis politiques afghans se sont tous déclarés satisfaits de cette rencontre, les femmes y participant s’étonnant de voir les représentants talibans désireux d’échanger avec elles. La déclaration conjointe comporte une clause qui stipule que les droits de femme seront respectés en accord avec les valeurs islamiques. Encore une fois peu de détails sur ce que cela signifie concrètement. Une voix dissonante s’est toutefois fait entendre parmi les participants. Celle de Shahgul Rezae. « Nous avons besoin de plus de temps pour évaluer si les Talibans ont vraiment changé », dit cette militante de la société civile. « L’attaque que les talibans ont menée à Ghazni il y a quelques jours montre qu’ils n’ont pas évolué dans le domaine de la protection des civils », dit-elle. 14 personnes ont été tuées, plus de 180 blessées dont des dizaines d’enfants il y a deux jours dans cette attaque à la voiture piégée revendiquée par les Talibans. Les autorités afghanes saluent la rencontre qui a eu lieu : « cela est un progrès certain », a réagi la présidence. Suheil Shahin, le porte-parole des Taliban à Doha a quant à lui rappel la position des insurgés : toute discussion sur un processus de paix intra-afghan et le cessez-le-feu ne pourra avoir lieu qu’après l’annonce du retrait des troupes étrangères.

MC : « Une taxe cynique, une balle que la France se tire dans le pied... » ou au contraire « une mesure qui va dans le bon sens... » les réactions politiques sont contrastées ce soir en France après l’annonce par Elisabeth Borne d’une écotaxe sur les billets d’avion.

AD : La ministre des Transports a annoncé que cette mesure s’appliquerait à partir de l’an prochain et coûterait entre 1 euro 50 à 18 euros par billet, David Baché.

La taxe s’appliquera sur tous les vols partant de France. À l’exception des correspondances, et des vols à destination de la Corse ou des territoires français d’outre-mer. 1euro 50 à 3 euros en classe éco, 9 à 18 euros en classe affaires, selon que la destination se trouve dans ou en dehors de l’Union européenne. Des montants non négligeables, qui devraient rapporter plus de 180 millions d’euros chaque année à l’État. Objectif : dissuader les voyageurs -quand c’est possible- de recourir à l’avion, moyen de transport de loin le plus polluant, et financer des moyens de transport plus écolos, à commencer par le train. Jusqu’ici, le transport aérien était le seul secteur en France pour lequel le carburant d’origine fossile n’était pas taxé. Entre les émissions de dioxyde de carbone -2 % des émissions mondiales -, la création de traînées blanches de condensation ou encore le rejet par les réacteurs de dioxyde d’azote, le Réseau Action Climat estime que le transport aérien est responsable de 4 à 4,9 % du réchauffement climatique mondial. Plus de quatre milliards de passagers prennent chaque année l’avion dans le monde ; le trafic aérien devrait doubler dans les vingt prochaines années.

MC : Le groupe Canal + va supprimer près de 20 % de ses effectifs en France.

AD : C’est ce qu’ont annoncé les dirigeants du groupe audiovisuel : plus de 500 postes vont être supprimés et un plan de départs volontaires lancé. Canal + est en difficulté depuis plusieurs années en raison de la perte de certains droits sportifs, dans le football notamment, ainsi que la concurrence de Netflix sur le cinéma et les séries.

MC : Du sport, avec le Tour de France. Le peloton est arrivé à Nancy en fin d’après-midi après avoir quitté Reims ce matin. 

AD : Et le premier à franchir la ligne dans la ville lorraine a été le sprinteur italien Elia Viviani. Son coéquipier, le Français Julian Alaphilippe, garde le maillot jaune de leader. Il est bientôt 22h10 à Paris, 21h10 à Londres, c’est la fin de ce Journal en français facile merci Marie Casadebaig et bonne soirée à tous



Voir le flux - 09/07/2019 20:15:03

Journal en français facile 09/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 21h à Londres, l’heure de votre Journal en français facile et à mes côtés pour présenter ce journal, Marie Casadebaig, bonsoir Marie.

Marie Casadebaig : Bonsoir Aurélien, bonsoir à toutes et à tous.

AD : Après une longue hésitation, le patron du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn a officialisé ce mardi son intention de demander un nouveau referendum sur le Brexit. Annonce qui intervient alors que les deux candidats pour prendre la tête du parti conservateur débattaient ce soir

MC : Peut-être un pas vers un accord de paix en Afghanistan. Une délégation afghane a signé une déclaration conjointe avec les talibans à l’issue d’une séance de négociations au Qatar.

AD : Nous parlerons également de cette taxe sur les billets d’avion qu’a annoncée le gouvernement français aujourd’hui. Elle entrera en vigueur l’an prochain et ira de 1 euro 50 à 18 euros par billet.

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MC : Une heure de débat ponctué d’invectives et de moqueries. Les deux candidats au poste de chef du parti conservateur britannique se sont mesurés une première fois ce soir.

AD : Boris Johnson, ancien ministre des Affaires étrangères et grand favori pour le poste, faisait face à Jeremy Hunt son successeur au gouvernement. L’enjeu : la place de chef du Parti Conservateur donc, mais surtout le poste de Premier ministre, les Tories ayant la majorité au Parlement. Chacun des deux hommes a défendu sa vision pour réussir le Brexit, ce que n’est pas parvenue à faire Theresa May. Mais encore faut-il qu’il y ait un Brexit. Le leader du Parti Travailliste Jeremy Corbyn a annoncé aujourd’hui qu’il souhaitait la mise en place d’un nouveau referendum. Les explications de Marina Darras à Londres.

Après trois ans d’incertitude, Jeremy Corbyn ose enfin prendre position sur le Brexit. Il a très longtemps hésité, ne voulant pas frustrer une partie de son électorat qui avait voté pour le Brexit ni mettre en danger certains députés travaillistes qui siègent dans des circonscriptions à majorité pro-Brexit. Mais après des élections européennes désastreuses pour le parti, beaucoup de députés travaillistes réclamaient un changement par peur de voir son électorat fuir vers des partis plus engagés, comme les verts ou les libéraux démocrates. Après des semaines de dialogue avec les syndicalistes et membres de son parti, Jeremy Corbyn a finalement tranché. Il a mis au défi le futur Premier ministre conservateur d’organiser un nouveau référendum sur le Brexit, affirmant qu’il militerait pour sa part pour rester dans l’Union européenne afin d’empêcher un Brexit sans accord ou un Brexit dur et néfaste pour le pays. De quoi réjouir le numéro 2 du parti, Tom Watson, qui voulait faire du Labour un parti clairement pro européen.

MC : Et avant le débat de ce soir, c’est en tant que chef de la diplomatie que Jeremy Hunt s’est exprimé cet après-midi.

AD : Il a dénoncé les propos « faux et irrespectueux » de Donald Trump à l’égard du Royaume-Uni et Theresa May. Le président américain a dénoncé la manière dont la Première ministre britannique a géré le Brexit. Une déclaration qui intervient après la révélation de propos peu amènes, peu sympathiques de l’ambassadeur britannique à Washington à l’égard de Donald Trump. Londres a annoncé que l’ambassadeur resterait en fonction bien que le président américain ne souhaite plus le rencontrer. Les États-Unis où un 24e candidat s’est déclaré dans la course à la primaire pour l’investiture démocrate à l’élection présidentielle. Il s’agit de Tom Steyer, un milliardaire qui fait partie des plus gros donateurs du parti.

MC : Lui avait été candidat à l’élection en 1992, précipitant la chute de George Bush Senior et la victoire de Bill Clinton.

AD : Ross Perot est mort à l’âge de 89 ans. Il avait fortune dans l’informatique avant de se lancer en politique. Autre disparition, celle de l’ancien président argentin Fernando de la Rua. Il avait dirigé le pays de 1999 à décembre 2001, quand il avait dû précipitamment quitter le palais présidentiel en hélicoptère face à la colère de la rue, le pays étant alors plongé dans une grave crise économique.

MC : En Colombie, cela fait plus d’une semaine que Jesus Santrich, un ex-chef des Farc, a disparu. 

AD : Il avait quitté son escorte lors d’une visite dans une zone de réinsertion d’anciens guérilleros dans le nord du pays. Arrêté, puis remis en liberté en mai dernier, il est réclamé par les États-Unis et une audience à ce sujet est prévue ce mardi. C’est le deuxième dirigeant des Farc a disparaître après Ivan Marquez... Pourquoi ? Les explications de Jairo Cala, député du parti politique « Farc », issu de l’ancienne guérilla.

« Dans le cas d’Ivan et de Santrich, nous savons qu’une menace pesait sur leur sécurité juridique. Cela les a obligés à prendre certaines mesures pour empêcher de devenir l’objet de montages judiciaires. Des montages qui peuvent entraîner l’extradition vers les États-Unis. Selon nous le gouvernement et la communauté internationale doivent encadrer le processus de paix en Colombie. Ils doivent mettre en place des garanties juridiques et physiques pour que ce processus se transforme en un modèle à suivre pour les organisations qui n’ont pas encore conclu des accords de paix. Il faut également mettre en place une feuille de route qui soumettra les bandes criminelles et les paramilitaires pour que la paix soit vraiment “complète” ».

MC : À deux mois et demi de l’élection présidentielle en Afghanistan, une étape a été franchie la nuit dernière au Qatar.

AD : Des représentants talibans et une délégation afghane de 60 personnes s’étaient réunis à Doha. Les deux parties sont parvenues à se mettre d’accord sur un communiqué conjoint, une sorte de déclaration censée préparer le terrain à des négociations de paix inter-afghane. Les précisions de Sonia Ghezali.

Cette déclaration est une feuille de route sur laquelle les représentants Taliban et la délégation afghane se sont mis d’accord. Elle comporte deux principaux points : « réduire la violence, et démarrer un processus de paix sans l’ingérence des pays voisins ». Autour de la table, les membres de la société civile et de partis politiques afghans se sont tous déclarés satisfaits de cette rencontre, les femmes y participant s’étonnant de voir les représentants talibans désireux d’échanger avec elles. La déclaration conjointe comporte une clause qui stipule que les droits de femme seront respectés en accord avec les valeurs islamiques. Encore une fois peu de détails sur ce que cela signifie concrètement. Une voix dissonante s’est toutefois fait entendre parmi les participants. Celle de Shahgul Rezae. « Nous avons besoin de plus de temps pour évaluer si les Talibans ont vraiment changé », dit cette militante de la société civile. « L’attaque que les talibans ont menée à Ghazni il y a quelques jours montre qu’ils n’ont pas évolué dans le domaine de la protection des civils », dit-elle. 14 personnes ont été tuées, plus de 180 blessées dont des dizaines d’enfants il y a deux jours dans cette attaque à la voiture piégée revendiquée par les Talibans. Les autorités afghanes saluent la rencontre qui a eu lieu : « cela est un progrès certain », a réagi la présidence. Suheil Shahin, le porte-parole des Taliban à Doha a quant à lui rappel la position des insurgés : toute discussion sur un processus de paix intra-afghan et le cessez-le-feu ne pourra avoir lieu qu’après l’annonce du retrait des troupes étrangères.

MC : « Une taxe cynique, une balle que la France se tire dans le pied... » ou au contraire « une mesure qui va dans le bon sens... » les réactions politiques sont contrastées ce soir en France après l’annonce par Elisabeth Borne d’une écotaxe sur les billets d’avion.

AD : La ministre des Transports a annoncé que cette mesure s’appliquerait à partir de l’an prochain et coûterait entre 1 euro 50 à 18 euros par billet, David Baché.

La taxe s’appliquera sur tous les vols partant de France. À l’exception des correspondances, et des vols à destination de la Corse ou des territoires français d’outre-mer. 1euro 50 à 3 euros en classe éco, 9 à 18 euros en classe affaires, selon que la destination se trouve dans ou en dehors de l’Union européenne. Des montants non négligeables, qui devraient rapporter plus de 180 millions d’euros chaque année à l’État. Objectif : dissuader les voyageurs -quand c’est possible- de recourir à l’avion, moyen de transport de loin le plus polluant, et financer des moyens de transport plus écolos, à commencer par le train. Jusqu’ici, le transport aérien était le seul secteur en France pour lequel le carburant d’origine fossile n’était pas taxé. Entre les émissions de dioxyde de carbone -2 % des émissions mondiales -, la création de traînées blanches de condensation ou encore le rejet par les réacteurs de dioxyde d’azote, le Réseau Action Climat estime que le transport aérien est responsable de 4 à 4,9 % du réchauffement climatique mondial. Plus de quatre milliards de passagers prennent chaque année l’avion dans le monde ; le trafic aérien devrait doubler dans les vingt prochaines années.

MC : Le groupe Canal + va supprimer près de 20 % de ses effectifs en France.

AD : C’est ce qu’ont annoncé les dirigeants du groupe audiovisuel : plus de 500 postes vont être supprimés et un plan de départs volontaires lancé. Canal + est en difficulté depuis plusieurs années en raison de la perte de certains droits sportifs, dans le football notamment, ainsi que la concurrence de Netflix sur le cinéma et les séries.

MC : Du sport, avec le Tour de France. Le peloton est arrivé à Nancy en fin d’après-midi après avoir quitté Reims ce matin. 

AD : Et le premier à franchir la ligne dans la ville lorraine a été le sprinteur italien Elia Viviani. Son coéquipier, le Français Julian Alaphilippe, garde le maillot jaune de leader. Il est bientôt 22h10 à Paris, 21h10 à Londres, c’est la fin de ce Journal en français facile merci Marie Casadebaig et bonne soirée à tous



Voir le flux - 09/07/2019 20:15:03

Exonymes et gentilés : le tour du monde en français

En France, le groupe d’experts du ministère des Affaires étrangères met à jour la liste toponymique des noms français officiels de capitales, villes, pays étrangers (les exonymes) et habitants (les gentilés) auxquels ce ministère doit se référer. La Commission d’enrichissement de la langue française la valide et la fait paraître au Journal officiel. Le groupe d’experts prend en compte les évolutions politiques et historiques locales, mais dans le respect de l’usage français qui veut que l’on francise les toponymes étrangers. Ainsi, Birmanie reste l’appellation en français du pays qui a choisi de se donner le nouveau nom de Myanmar, en birman. Et les habitants sont appelés en français les Birmans.

La Commission d'enrichissement de la langue française a publié au Journal officiel du 21 avril 2019 la dernière liste toponymique établie par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

Cette liste fait référence. Elle est disponible sur le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères français.



Voir le flux - 09/07/2019 13:39:15

Mal être

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 09/07/2019 08:15:07

Journal en français facile 08/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous et merci d’écouter RFI, il est 22h à Paris, 23h à Athènes, l’heure de votre Journal en français facile. Et à mes côtés pour présenter ce journal, Marie Casadebaig, bonsoir Marie.

Marie Casadebaig : Bonsoir Aurélien, bonsoir à toutes et à tous.

AD : La Grèce a un nouveau gouvernement. Le 1er ministre Kyriakos Mistotakis a révélé son équipe en début de soirée... nous en parlerons avec notre correspondante en Grèce Charlotte Stiévenard.

MC : Les Émirats arabes unis retirent une partie de leurs troupes du Yémen. Un changement de stratégie assumé, mais pas forcément dû à l’enlisement du conflit nous dira le chercheur Ryad Kawaji.

AD : Le Pape François lance un nouvel appel à la solidarité avec les migrants... appel qui intervient alors que la haute-commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme se déclare choquée par la gestion de ce dossier aux États-Unis.

MC : Et puis les déboires de Boeing avec son modèle 737 MAX pourraient bien lui coûter sa place de premier constructeur mondial d’avions civils, au profit de l’Européen Airbus.

------

MC : La Grèce connaît donc son nouveau gouvernement.

AD : Après avoir prêté serment le leader du parti Nouvelle Démocratie Kyriakos Mistotakos, vainqueur des élections législatives ce week-end, a rendu publique la composition de son équipe. Présentation de ce gouvernement d’alternance avec notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard.

C’est un gouvernement qui reflète les promesses de campagne du candidat conservateur, avec l’accent mis sur les investissements et la croissance. Un ministère entier leur est consacré. À sa tête il y a cependant, un homme politique controversé Antonis Georgiadis, ancien nationaliste du parti Laos, archéologue et historien de formation. Au ministère des Finances, on retrouve Christos Staïkouras, banquier et économiste. Il avait déjà été ministre adjoint aux finances de 2012 à 2015. Et concernant l’autre thème clef de la campagne de Kyriakos Mitsotakis, la sécurité, on retrouve là aussi Michalis Chrisochoïdis au ministère de l’Intérieur. Ce membre de l’autre grand parti traditionnel de Grèce, les socialistes du Pasok, avait déjà occupé ce poste en 2010 et 2012. C’est un gouvernement somme toute très traditionnel, avec peu de femmes. Seulement Lina Mendoni à la culture et au sport et Niki Kerameos à l’éducation. Et malgré la présence d’un autre ancien membre de l’extrême droite, Makis Voridis, à l’agriculture, on peut souligner quelques ouvertures au centre avec notamment Charis Theocharis au tourisme, ancien membre de To Potami, parti libéral/centriste.

MC : Ce changement de stratégie des Émirats arabes unis au Yémen.

AD : Fidèles soutiens de l’Arabie Saoudite dans la coalition combattant la rébellion chiite houthi dans le pays, les émirats ont annoncé être en train de réduire leur présence militaire dans le pays et vouloir aboutir à la paix. Depuis 4 ans, le conflit s’est en effet enlisé, mais ce n’est pas pour cette raison que les Émiriens vont réduire leur présence au Yémen. Selon l’expert en stratégie militaire Riyad Kahwaji, ce sont surtout les tensions dans le Golfe qui dictent la conduite d’Abou Dhabi.

« Les récentes attaques contre des navires pétroliers dans le Golfe, les menaces iraniennes à répétition et l’escalade entre l’Iran et les États-Unis, tout cela a un impact direct sur les pays de la région. Et donc logiquement cela pousse les Émirats arabes unis, à revoir leur stratégie militaire et à réorganiser leurs troupes afin de protéger leur territoire et leurs intérêts. Il s’agit aussi bien de protéger les installations pétrolières, que les routes d’exportation maritimes ou aériennes. Ce sont donc toutes ces raisons qui ont poussé Abou Dhabi à rappeler ses troupes et à les désengager du conflit au Yémen ».

MC : Riyad Kahwaji, président de l’INEGMA, un institut de recherche stratégique au Moyen-Orient, contacté par Sami Boukélifa. Le conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, Emmanuel Bonne, se rendra en Iran mardi et mercredi.

AD : Objectif, apaiser les tensions entre Téhéran et la communauté internationale, l’Europe en particulier. Les pays européens ont critiqué la décision de Téhéran de dépasser le seuil limite de 3,67 % d’enrichissement de son uranium s’attirant aussitôt les reproches des autorités iraniennes. Le Vatican a annoncé avoir levé l’immunité de son représentant en France. Luigi Ventura est poursuivi pour agressions sexuelles après les plaintes de 4 hommes. Il occupe depuis 10 ans le siège de nonce apostolique, chargé donc des relations entre la France et le Vatican.

MC : Le Pape François de son côté a lancé ce lundi un nouvel appel à l’aide en faveur des migrants.

AD : « Le symbole de tous les exclus de la société globalisée » selon le souverain pontife. Discours prononcé devant des migrants justement, mais aussi des secouristes lors d’une messe dans la Basilique Saint Pierre de Rome à l’occasion du 6e anniversaire de sa visite sur l’île de Lampedusa toujours au cœur de l’actualité en Italie. Le reportage de notre correspondant au Vatican Eric Sénanque.

C’était une messe pour ne pas oublier ces milliers de personnes qui chaque jour risquent leur vie pour un avenir meilleur, en Méditerranée notamment. Le pape dans son homélie a voulu mettre des mots sur leurs souffrances et rappeler une nouvelle fois sa proximité avec ces migrants, dont beaucoup avaient été invités à la cérémonie. « En ce sixième anniversaire de ma visite à Lampedusa, ma pensée va vers les derniers… ce sont les derniers torturés, maltraités et violentés dans les camps de détention ; ce sont les derniers qui défient les flots d’une mer impétueuse ». Le souverain pontife qui hier appelait de nouveau à l’ouverture de couloirs humanitaires en provenance de Libye pour les migrants les plus vulnérables a invité les fidèles à les consoler de leurs maux et à leur offrir la miséricorde ; à assouvir leur faim et leur soif de justice. Ces personnes ne sont pas seulement des migrants a également tenu à rappeler le pape argentin, mais avant tout des personnes humaines, au sens où ils sont aujourd’hui le symbole de tous les exclus de la société globalisée. Des mots qui font écho à ceux qu’il avait prononcés à Lampedusa, non loin des épaves de bateaux échoués, dénonçant une « mondialisation de l’indifférence ».

AD : Le sort des migrants aux États-Unis qui alarme l’ONU. La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michèle Bachelet s’est dite choquée par les conditions de détentions des migrants sur le sol américain, notamment celles des enfants séparés de leurs parents.

MC : Encore une mauvaise nouvelle, une de plus, pour le constructeur d’avions américain Boeing.

AD : Dans le sillage des accidents mortels qui clouent toujours au sol son 737-max, Airbus en profite. Ce dimanche, une compagnie low-cost saoudienne a annoncé qu’elle annulait une commande de 737 Max au profit d’une trentaine de son équivalent chez le constructeur européen l’A320 Neo. Et cela pourrait peut-être faire repasser dès cette année Airbus devant Boeing, ce qui n’est plus arrivé depuis 2011. Aabla Jounaïdi.

« À l’avenir, toute la flotte de Flyadeal sera composée d’A320 », a annoncé la compagnie saoudienne, filiale de la compagnie nationale « Saudi Arabian Airlines ». Et cela, dans le cadre d’un accord passé entre la compagnie mère et Airbus le mois dernier au salon du Bourget où l’avionneur avait raflé les engagements d’achat pour son nouveau-né le long-courrier A321XLR. C’est un coup dur de plus pour le transporteur américain dont le 737 max n’a pas encore eu l’autorisation de revoler et qui doit réduire la production de faute de pouvoir livrer. Dans un jeu de balancier bien rôdé. Airbus en profite. L’avionneur européen va augmenter les cadences de production. Il est déjà passé à 57 appareils A320 Neo par mois l’an dernier. Monter à 60 est l’objectif de cette année, puis 63 en 2021. Avec une ambition désormais : rafler la place de premier constructeur à Boeing, ce qui serait une première depuis 2011. Encore faut-il que la chaîne de sous-traitants suive ces cadences. Le journal Les Echos annonce que les objectifs de livraison d’a320 pourraient être revus à la baisse à cause des retards sur la chaîne d’assemblage à Hambourg. Chez Airbus, on nie ces informations et on maintient que les objectifs restent intacts.

MC : Du sport avec tout d’abord la Coupe d’Afrique des Nations de football.

AD : La Côte d’Ivoire affrontera l’Algérie en 1/4 de finale de la compétition après sa victoire 1/0 contre le Mali ce soir. La Tunisie affronte le Ghana en ce moment. En Tennis, les têtes de série sont au rendez-vous de Wimbledon en tout cas chez les hommes. Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic, David Goffin ou encore Roberto Bautista Agut se sont qualifiés. À noter la défaite chez les dames de la numéro 1 mondiale Ashley Barty. Qualifications en revanche de Serena Williams et de Simona Halep qui a mis fin au parcours de la sensation de ce tournoi londonien, la jeune Américaine Cori Gauff. Il est 21h10 à Londres, 22h10 à Paris, merci à vous Marie Casadebaig, excellente soirée à l’écoute de la radio du monde.



Voir le flux - 08/07/2019 20:30:09

Journal en français facile 08/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous et merci d’écouter RFI, il est 22h à Paris, 23h à Athènes, l’heure de votre Journal en français facile. Et à mes côtés pour présenter ce journal, Marie Casadebaig, bonsoir Marie.

Marie Casadebaig : Bonsoir Aurélien, bonsoir à toutes et à tous.

AD : La Grèce a un nouveau gouvernement. Le 1er ministre Kyriakos Mistotakis a révélé son équipe en début de soirée... nous en parlerons avec notre correspondante en Grèce Charlotte Stiévenard.

MC : Les Émirats arabes unis retirent une partie de leurs troupes du Yémen. Un changement de stratégie assumé, mais pas forcément dû à l’enlisement du conflit nous dira le chercheur Ryad Kawaji.

AD : Le Pape François lance un nouvel appel à la solidarité avec les migrants... appel qui intervient alors que la haute-commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme se déclare choquée par la gestion de ce dossier aux États-Unis.

MC : Et puis les déboires de Boeing avec son modèle 737 MAX pourraient bien lui coûter sa place de premier constructeur mondial d’avions civils, au profit de l’Européen Airbus.

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MC : La Grèce connaît donc son nouveau gouvernement.

AD : Après avoir prêté serment le leader du parti Nouvelle Démocratie Kyriakos Mistotakos, vainqueur des élections législatives ce week-end, a rendu publique la composition de son équipe. Présentation de ce gouvernement d’alternance avec notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard.

C’est un gouvernement qui reflète les promesses de campagne du candidat conservateur, avec l’accent mis sur les investissements et la croissance. Un ministère entier leur est consacré. À sa tête il y a cependant, un homme politique controversé Antonis Georgiadis, ancien nationaliste du parti Laos, archéologue et historien de formation. Au ministère des Finances, on retrouve Christos Staïkouras, banquier et économiste. Il avait déjà été ministre adjoint aux finances de 2012 à 2015. Et concernant l’autre thème clef de la campagne de Kyriakos Mitsotakis, la sécurité, on retrouve là aussi Michalis Chrisochoïdis au ministère de l’Intérieur. Ce membre de l’autre grand parti traditionnel de Grèce, les socialistes du Pasok, avait déjà occupé ce poste en 2010 et 2012. C’est un gouvernement somme toute très traditionnel, avec peu de femmes. Seulement Lina Mendoni à la culture et au sport et Niki Kerameos à l’éducation. Et malgré la présence d’un autre ancien membre de l’extrême droite, Makis Voridis, à l’agriculture, on peut souligner quelques ouvertures au centre avec notamment Charis Theocharis au tourisme, ancien membre de To Potami, parti libéral/centriste.

MC : Ce changement de stratégie des Émirats arabes unis au Yémen.

AD : Fidèles soutiens de l’Arabie Saoudite dans la coalition combattant la rébellion chiite houthi dans le pays, les émirats ont annoncé être en train de réduire leur présence militaire dans le pays et vouloir aboutir à la paix. Depuis 4 ans, le conflit s’est en effet enlisé, mais ce n’est pas pour cette raison que les Émiriens vont réduire leur présence au Yémen. Selon l’expert en stratégie militaire Riyad Kahwaji, ce sont surtout les tensions dans le Golfe qui dictent la conduite d’Abou Dhabi.

« Les récentes attaques contre des navires pétroliers dans le Golfe, les menaces iraniennes à répétition et l’escalade entre l’Iran et les États-Unis, tout cela a un impact direct sur les pays de la région. Et donc logiquement cela pousse les Émirats arabes unis, à revoir leur stratégie militaire et à réorganiser leurs troupes afin de protéger leur territoire et leurs intérêts. Il s’agit aussi bien de protéger les installations pétrolières, que les routes d’exportation maritimes ou aériennes. Ce sont donc toutes ces raisons qui ont poussé Abou Dhabi à rappeler ses troupes et à les désengager du conflit au Yémen ».

MC : Riyad Kahwaji, président de l’INEGMA, un institut de recherche stratégique au Moyen-Orient, contacté par Sami Boukélifa. Le conseiller diplomatique d’Emmanuel Macron, Emmanuel Bonne, se rendra en Iran mardi et mercredi.

AD : Objectif, apaiser les tensions entre Téhéran et la communauté internationale, l’Europe en particulier. Les pays européens ont critiqué la décision de Téhéran de dépasser le seuil limite de 3,67 % d’enrichissement de son uranium s’attirant aussitôt les reproches des autorités iraniennes. Le Vatican a annoncé avoir levé l’immunité de son représentant en France. Luigi Ventura est poursuivi pour agressions sexuelles après les plaintes de 4 hommes. Il occupe depuis 10 ans le siège de nonce apostolique, chargé donc des relations entre la France et le Vatican.

MC : Le Pape François de son côté a lancé ce lundi un nouvel appel à l’aide en faveur des migrants.

AD : « Le symbole de tous les exclus de la société globalisée » selon le souverain pontife. Discours prononcé devant des migrants justement, mais aussi des secouristes lors d’une messe dans la Basilique Saint Pierre de Rome à l’occasion du 6e anniversaire de sa visite sur l’île de Lampedusa toujours au cœur de l’actualité en Italie. Le reportage de notre correspondant au Vatican Eric Sénanque.

C’était une messe pour ne pas oublier ces milliers de personnes qui chaque jour risquent leur vie pour un avenir meilleur, en Méditerranée notamment. Le pape dans son homélie a voulu mettre des mots sur leurs souffrances et rappeler une nouvelle fois sa proximité avec ces migrants, dont beaucoup avaient été invités à la cérémonie. « En ce sixième anniversaire de ma visite à Lampedusa, ma pensée va vers les derniers… ce sont les derniers torturés, maltraités et violentés dans les camps de détention ; ce sont les derniers qui défient les flots d’une mer impétueuse ». Le souverain pontife qui hier appelait de nouveau à l’ouverture de couloirs humanitaires en provenance de Libye pour les migrants les plus vulnérables a invité les fidèles à les consoler de leurs maux et à leur offrir la miséricorde ; à assouvir leur faim et leur soif de justice. Ces personnes ne sont pas seulement des migrants a également tenu à rappeler le pape argentin, mais avant tout des personnes humaines, au sens où ils sont aujourd’hui le symbole de tous les exclus de la société globalisée. Des mots qui font écho à ceux qu’il avait prononcés à Lampedusa, non loin des épaves de bateaux échoués, dénonçant une « mondialisation de l’indifférence ».

AD : Le sort des migrants aux États-Unis qui alarme l’ONU. La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Michèle Bachelet s’est dite choquée par les conditions de détentions des migrants sur le sol américain, notamment celles des enfants séparés de leurs parents.

MC : Encore une mauvaise nouvelle, une de plus, pour le constructeur d’avions américain Boeing.

AD : Dans le sillage des accidents mortels qui clouent toujours au sol son 737-max, Airbus en profite. Ce dimanche, une compagnie low-cost saoudienne a annoncé qu’elle annulait une commande de 737 Max au profit d’une trentaine de son équivalent chez le constructeur européen l’A320 Neo. Et cela pourrait peut-être faire repasser dès cette année Airbus devant Boeing, ce qui n’est plus arrivé depuis 2011. Aabla Jounaïdi.

« À l’avenir, toute la flotte de Flyadeal sera composée d’A320 », a annoncé la compagnie saoudienne, filiale de la compagnie nationale « Saudi Arabian Airlines ». Et cela, dans le cadre d’un accord passé entre la compagnie mère et Airbus le mois dernier au salon du Bourget où l’avionneur avait raflé les engagements d’achat pour son nouveau-né le long-courrier A321XLR. C’est un coup dur de plus pour le transporteur américain dont le 737 max n’a pas encore eu l’autorisation de revoler et qui doit réduire la production de faute de pouvoir livrer. Dans un jeu de balancier bien rôdé. Airbus en profite. L’avionneur européen va augmenter les cadences de production. Il est déjà passé à 57 appareils A320 Neo par mois l’an dernier. Monter à 60 est l’objectif de cette année, puis 63 en 2021. Avec une ambition désormais : rafler la place de premier constructeur à Boeing, ce qui serait une première depuis 2011. Encore faut-il que la chaîne de sous-traitants suive ces cadences. Le journal Les Echos annonce que les objectifs de livraison d’a320 pourraient être revus à la baisse à cause des retards sur la chaîne d’assemblage à Hambourg. Chez Airbus, on nie ces informations et on maintient que les objectifs restent intacts.

MC : Du sport avec tout d’abord la Coupe d’Afrique des Nations de football.

AD : La Côte d’Ivoire affrontera l’Algérie en 1/4 de finale de la compétition après sa victoire 1/0 contre le Mali ce soir. La Tunisie affronte le Ghana en ce moment. En Tennis, les têtes de série sont au rendez-vous de Wimbledon en tout cas chez les hommes. Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic, David Goffin ou encore Roberto Bautista Agut se sont qualifiés. À noter la défaite chez les dames de la numéro 1 mondiale Ashley Barty. Qualifications en revanche de Serena Williams et de Simona Halep qui a mis fin au parcours de la sensation de ce tournoi londonien, la jeune Américaine Cori Gauff. Il est 21h10 à Londres, 22h10 à Paris, merci à vous Marie Casadebaig, excellente soirée à l’écoute de la radio du monde.



Voir le flux - 08/07/2019 20:30:09

Le procès Papon

Maurice Papon est un haut fonctionnaire qui a été poursuivi en justice pour son rôle de collaborateur avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Son procès a permis de revenir sur les faits de déportations durant la guerre 39-45.


Voir le flux - 08/07/2019 13:26:42