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Nouvelle session du MOOC « Enseigner le français langue étrangère aujourd’hui »

Les inscriptions pour la troisième session du MOOC / CLOM (cours en ligne ouvert et massif) « Enseigner le français langue étrangère aujourd’hui » sont ouvertes. Réalisé par le CAVILAM – Alliance française, ce MOOC / CLOM a pour objet de présenter les principes de base de l’enseignement du français langue étrangère. C’est le premier... Lire la suite

Cet article Nouvelle session du MOOC « Enseigner le français langue étrangère aujourd’hui » est apparu en premier sur FDLM : Le français dans le monde.



Voir le flux - 21/03/2018 15:11:17

Propriétaire

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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Voir le flux - 21/03/2018 09:00:06

Journal en français facile 20/03/2018 20h00 GMT

Transcription

 

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau  : Bonsoir à toutes et tous. Bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Dans l'actualité :

Mohamed Ben Salman, le prince héritier saoudien, reçu à la Maison Blanche par Donald Trump. Les deux hommes ont notamment évoqué  l'Iran et la guerre au Yémen.

SB : en France, la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 a-t-elle profité de financements libyens ?  Placé ce matin en garde à vue, l'ancien président s'explique dans ce dossier sur lequel la justice enquête depuis cinq ans.

Dans ce journal  également : de bien mauvaises nouvelles pour la faune et la biodiversité. Il n'y a presque plus de rhinocéros blancs en Afrique centrale. Et le déclin des oiseaux s'accélère à une vitesse vertigineuse.

 

GM : Mais avant de revenir sur ces titres, parlons francophonie.

SB : A l’ occasion de la journée mondiale de la francophonie, Emmanuel Macron a présenté son programme pour soutenir l'usage de la langue française dans le monde.

GM : ... notamment en Afrique. Le président français a pris la parole à l'Académie française, quelques mois après le discours de Ouagadougou où il avait déclaré que le "français deviendrait la première langue d'Afrique". Un extrait de son discours, consacré aussi à l'accueil des étudiants étrangers  :

«  Dans le domaine de l’enseignement supérieur je souhaite aussi que nos établissements osent s’implanter en-dehors de nos frontières et se regroupent dans des campus comme au Maroc, au Sénégal, demain en Tunisie avec la future université franco-tunisienne de l’Afrique et de la Méditerranée. Il s’agit de doubler dans ces formations le nombre d’élèves en 2022. Il nous faut aussi bien accueillir les étudiants étrangers qui viennent apprendre en France. La France devra accroitre le nombre d’étudiants étrangers sur son territoire. Et le nombre de ceux qui viennent des pays émergents doublera. Parce que la langue française est ce bien qui nous lie. Etudiants indiens, russes, chinois seront plus nombreux et devront l’être. Nous devons d’ores et déjà tout faire pour rénover les conditions de leur accueil. J’ai donc demandé à la ministre de l’Enseignement supérieur de concevoir un plan d’ensemble avec le concours de Campus France. C’est ce plan qui sera présenté début 2019. »

GM : Emmanuel Macron sous la coupole de l'Académie française. Il a présenté sa stratégie pour la francophonie en  cette journée spéciale Francophonie que vous a fait vivre RFI.

SB : Deux jours après sa réélection, le président russe Vladimir Poutine a reçu les félicitations de Donald Trump.

GM : D Trump qui a évoqué une prochaine rencontre avec l'homme fort de la Russie. A propos des sujets de discussions possibles, la président américain a mentionné la course aux armements, l'Ukraine, la Syrie ou encore la Corée du Nord. Dans un climat de tensions entre les deux camps, la victoire écrasante de Poutine dimanche l'a renforcé face à l'occident.

 

SB : Mohamed Ben Salman, le prince héritier saoudien, a été reçu à la Maison Blanche.

GM : Donald Trump a vanté sa très bonne relation avec le prince en visite officielle aux Etats Unis. Les deux hommes ont notamment évoqué  l'Iran et la guerre au Yémen.Tous deux cherchent à endiguer l'influence de l'Iran au Moyen-Orient. Il a aussi été question d'économie, à la suite des engagements pris par les deux pays l'année dernière. Aabla Jounaïdi :

« En mai dernier, pas moins de 360 milliards de dollars de contrats commerciaux et militaires étaient annoncés entre les deux pays. L'un des aspects de cette visite d'une semaine de Mohamed ben Salman c'est la concrétisation de ces annonces. Il s'agit pour le "Prince héritier d'aller à la rencontre des entreprises américaines et de trouver des partenaires privés pour son plan de réformes "Vision 2030". Un programme destiné à sortir le pays de sa dépendance au pétrole et qui peine à décoller. MBS doit rassurer les patrons américains après la vaste purge anti-corruption mené dans le royaume et qui a troublé les milieux d'affaires. Après Washington, le prince ira à Boston et à Seattle au siège d'Amazon puis dans la Silicon Valley à la rencontre des sociétés de divertissement et bien-sûr des entreprises du secteur de la défense, un pivot des relations bilatérales. Le 26 mars, ce sera au tour des milieux financiers à New York de recevoir Mohamed Ben Salmane. Avec en ligne de mire l’entrée en bourse de la compagnie pétrolière saoudienne ARAMCO, un "évènement" attendu au plus tôt cette année. Elle doit permettre de lever les fonds nécessaires pour diversifier l'économie du royaume. »

 

GM : En Syrie, au moins 35 morts dans un tir de roquette rebelle, selon l'agence officielle Sana. Le tir aurait visé un marché de la banlieue de Damas. C'est l'attaque la plus meurtrière qu'ait connue la capitale syrienne depuis plusieurs mois. D’autres violences, dans la Ghouta orientale. Cette fois selon l'OSDH, au moins 29 civils ont été tués dans les bombardements sur Douma, la principale ville des secteurs rebelles.

SB : L’armée camerounaise annonce la mort d'un ingénieur tunisien dans la partie anglophone du pays.

 GM ... région en proie à des violences depuis plusieurs mois.  L'ingénieur tunisien avait été enlevé le 15 mars par un groupe armé avec 3 autres hommes qui eux, ont pu être libérés par l'armée camerounaise. C'est la première fois qu'un étranger est tué en zone anglophone dans ce pays.

SB : En France, la garde à vue de Nicolas Sarkozy continue dans l'enquête sur un éventuel financement par la Libye de sa campagne électorale de 2007.

GM : L’ancien président est entendu depuis ce matin dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre, près de Paris à la suite d'une information  judiciaire qui a été ouverte en 2013 pour notamment corruption, trafic d'influence, faux et usage de faux. Franck Alexandre :

(Non-disponible)

GM : Après avoir atteint l'an dernier le cap symbolique des 2%, la croissance française devrait un peu marquer le pas cette année, selon l'INSEE. L'Institut national de la statistique a révisé à la baisse sa prévision au premier trimestre à 0,4%. Et pour l'ensemble de l'année la hausse du PIB serait de 1,6 %. Le taux de chômage lui, devrait se stabiliser, à 8,9 % à la fin du 1er semestre.

SB : Il était le dernier rhinocéros blanc mâle d’Afrique centrale. Il vient de mourir à l'âge de 45 ans. GM : Très vieux et très malade, Sudan ( c'était son nom) est mort dans la réserve du Kenya où il vivait, ne laissant plus en vie que deux femelles dans cette partie de l’Afrique.

Laurence Théault :

« Sur la photo, Sudan a l'air bien fatigué, il est avachi sur le sol, petits yeux éteints, les cornes sur le nez sont usées, et les gros plis de sa peau rugueuse expriment une sorte de lassitude... quadragénaire, le rhinocéros blanc du nord était malade et  avec cette image publiée sur internet Sudan avait conquis le cœur de nombreuses personnes par sa force et sa dignité. La mort de Sudan est synonyme d’extinction de la sous-espèce car il ne reste plus que deux femelles, ce qui anéantit les espoirs de reproduction de cet herbivore. A moins que les scientifiques qui ont prélevé le matériel génétique de Sudan parviennent à développer des techniques de fécondation in vitro afin de concevoir des "bébés rhinocéros éprouvettes" qui seraient implantés dans une mère porteuse d’une autre sous-espèce. Le rhinocéros blanc du Nord doit en premier lieu son extinction au braconnage, en raison notamment des prétendues vertus médicinales attribuées à sa corne en Asie, en particulier en Chine et au Vietnam. La dernière population sauvage de la sous-espèce comprenait entre 20 et 30 individus en République démocratique du Congo mais elle a disparu dans les combats à la fin des années 1990 et au début des années 2000. En 2008, le rhinocéros blanc du Nord était déjà considéré comme éteint à l’état sauvage. »

 

SB  : Les rhinocéros blancs disparaissent, alors que le déclin des oiseaux s'accélère dans nos campagnes.

GM : Deux études distinctes réalisées  par le CNRS et par le Museum d'histoire naturelle de Paris le confirment et font un lien avec l'évolution des pratiques agricoles, comme l'utilisation des pesticides qui éliminent les insectes. Selon l'une des ces études, les populations d'oiseaux vivant en milieu agricole, comme l'alouette des champs, ou la fauvette grisette ont diminué d'un tiers au cours des 15 dernières années.

C’est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs.

Bonsoir à tous, bonsoir Sylvie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 20/03/2018 20:45:03

Poutine: une réélection annoncée

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 20/03/2018 12:53:48

Plébiscite

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Vladimir Poutine triomphalement réélu, un score aux allures de raz-de-marée… Les expressions employées sur RFI comme dans la plupart des médias soulignent bien ce succès remarquable : même si le taux de participation n’a pas été aussi haut que l’espérait le pouvoir russe, le résultat est sans appel : Poutine plébiscité. Mais pourquoi utiliser ce mot ? Est-il péjoratif dans cet emploi ? Pas exactement ! On parle par exemple d’un produit plébiscité par le public quand il est utilisé en masse, et cela indépendamment de la publicité. Ce sont bien les utilisateurs qui en assurent le succès ! En revanche lorsque le mot est utilisé dans une situation électorale, il est pris dans son sens propre, et il est beaucoup moins positif. Rappelons son sens littéral le plus fréquent : il s’agit de demander aux électeurs s’ils acceptent une certaine personnalité pour leader. Le plébiscite ressemble donc au référendum. Mais le référendum pose une question sur une orientation politique : êtes-vous d’accord avec tel projet de réformeµ ? Êtes-vous favorable à telle loi ? On se prononce sur un texte, sur une direction politique, pas sur une personne. Mais lorsqu’on compare une élection à un plébiscite, c’est pratiquement toujours péjoratif : le plébiscite est considéré comme un dispositif qui ne laisse pas un choix tout à fait libre à ceux dont on demande l’avis. Comme si le processus démocratique était légèrement biaisé ; comme si on forçait la main aux votants, en pensant à leur place : on leur pose une question qui anticipe sur la réponse, qui donne déjà une direction de pensée par rapport à laquelle il faudra se déterminer. Le jeu démocratique semble donc faussé. Le champion du plébiscite a peut-être été Louis-Napoléon Bonaparte, qui allait devenir l’Empereur Napoléon III, et qui précisément utilisé un plébiscite pour faire accepter son couronnement. Il organisa trois plébiscites, en 1551, 1852, et 1870. Celui de 1852 proposait aux électeurs une phrase. Il fallait donc dire « oui » si l’on était d’accord, et « non » si on ne l’était pas ; et la phrase était la suivante « Le peuple veut le rétablissement de la dignité impériale en la personne de Louis-Napoléon Bonaparte avec hérédité dans sa descendance ». On voit bien là que la phrase du plébiscite parle à la place de l’électeur : aucune espace n’est laissé à la réflexion personnelle. La phrase en question parle à la place du peuple (« le peuple veut… ») , induit un retour à un ordre ancien (« le rétablissement »), met sur un piédestal le type de gouvernement proposé (non pas l’Empire, mais « la dignité impériale »)…

Le mot vient du latin. Littéralement, il signifie décret du peuple (de la plèbe), et il a été employé en histoire romaine, dans l’Antiquité.

Aujourd’hui il a donné le verbe plébisciter, qui en rajoute encore un peu sur le côté péjoratif du mot. On sait que les plébiscites ont toujours été marqués par des résultats spectaculaires : une immense majorité de « oui » contre une infime proportion de « non ». Quand quelqu’un se fait plébisciter, c’est qu’il se fait porter au pouvoir, ou qu’il fait approuver sa prise de pouvoir par une foule qui lui est acquise, et qui manifeste son assentiment de façon enthousiaste et affective, sans recul, sans réflexion. C’est pourquoi le plébiscite passe pour ce qu’on peut appeler une arme populiste.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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Voir le flux - 20/03/2018 08:45:03

Journal en français facile 19/03/2018 20h00 GMT

Transcription

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau : Bonsoir à toutes et tous. Bienvenue si vous nous rejoignez, et bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Namouri Dosso, bonsoir !

Dans  l'actualité :

Des messages amicaux des pays alliés, beaucoup moins de chaleur en occident : après la réélection de Vladimir Poutine, les réactions internationales sont contrastées.

ND : L’affaire de l'ancien espion russe empoisonné en Angleterre a provoqué des tensions entre la Russie et l'Occident. Aujourd'hui Moscou a demandé à Londres "des preuves" ou bien "des excuses".

GM : au sommaire également de ce journal :

- la Bolivie demande à la Cour internationale de justice de pouvoir accéder à l'océan Pacifique.

- En Israël,  un employé du consulat général de France à Jérusalem inculpé pour avoir participé à un trafic d'armes.

 

ND : Vladimir Poutine a donc été réélu président de la Russie à une écrasante majorité.

GM : 76, 7 % des voix  ( du jamais vu depuis 18 ans qu'il est au pouvoir... ) mais au prix selon l'opposition et les ONG russes de très nombreuses irrégularités, lors du scrutin d'hier. A l'étranger, contrairement aux messages provenant des pays amis comme la Chine et la Syrie, les Occidentaux ont semblé traîner les pieds pour féliciter Poutine.

Tour d'horizon avec Stéfanie Schüler :

« Parmi les premiers à saluer la victoire de Vladimir Poutine : le président chinois Xi Jinping qui dit vouloir "continuer à faire progresser la paix mondiale" avec son homologue russe. Le Syrien Bachar al-Assad, qui doit sa survie politique à l'intervention russe sur son sol, a félicité son précieux allié pour sa "remarquable performance". L'Iran qui, tout comme la Russie, soutient le régime de Damas se félicite d'une "victoire décisive". Les présidents vénézuélien et bolivien, Nicolas Maduro et Evo Morales, voient dans la réélection de Vladimir Poutine une garantie pour "l'équilibre géopolitique" et un rempart contre ce qu'ils qualifient d'"impérialisme", sous-entendu nord-américain. Sans parler des applaudissements chaleureux venus des dirigeants totalitaires de trois anciens républiques soviétiques, la Biélorussie, l'Ouzbekistan et le Kazakhstan.Du côté des pays occidentaux, les réactions ont mis beaucoup plus de temps à venir. La France a été la première à appeler Vladimir Poutine. Un entretien pendant lequel Emmanuel Macron n'a pas hésité à évoquer les dossiers épineux comme la Syrie, l'Ukraine ou encore l'affaire de l'empoisonnement d'un ex-espion russe en Grande-Bretagne. »

GM : Dans cette affaire d’empoisonnement, Moscou a réclamé aujourd'hui des "preuves" ou bien des "excuses" du gouvernement britannique. Or la Première ministre Theresa May a réitéré ses accusations. Selon elle il ne peut y avoir d'autre conclusion que la responsabilité de l'Etat russe dans cette affaire. Des experts de l'OIAC (l’Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques) sont arrivés au Royaume-Uni pour rencontrer les enquêteurs britanniques. Ils doivent repartir avec des échantillons de la substance utilisée pour empoisonner Sergueï Skripal.Lui et sa fille sont toujours dans un état critique, à l'hôpital.

ND : Aux Etats-Unis, Donald Trump présente ce soir son plan de lutte contre les opiacés, ces stupéfiants responsable d'une véritable crise de santé publique. Chaque année aux Etats-Unis, ils sont à l'origine de dizaines de milliers de morts par overdose. Donald Trump a promis de lutter contre ce "fléau". Il devrait encourager le recours à la peine de mort contre certains trafiquants de drogue.

 

GM : Depuis ce matin les Boliviens ont les yeux rivés sur leurs écrans de télévision. Ils suivent ce qui se passe à plus de 10 000 kilomètres de chez eux, à La Haye au Pays Bas. C'est là que la Bolivie plaide devant la CIJ (Cour internationale de justice) pour retrouver un accès souverain à l'océan Pacifique.  Un accès que le pays andin a perdu à l'issue d'une guerre contre le Chili, il y a plus de 130 ans. Aujourd'hui encore, cette perte reste une blessure ouverte pour le pays comme l’explique le ministre bolivien Carlos Romero :

« Il y a une grande attente et beaucoup d’espoir de la part du peuple bolivien, qui depuis des générations porte ce sentiment de frustration de ne pas avoir accès à la mer, de ne pas pouvoir profiter d’une plage, de ne pas pouvoir développer son commerce et ne pas s’intégrer plus facilement dans la région, à cause de notre isolement maritime, qui est le résultat d’une invasion avec l’usage de la force. Nous avons confiance dans l’humanité d’aujourd’hui, qui a su développer les droits de l’Homme et approfondir la démocratie, et qui a créé des tribunaux à mêmes de résoudre pacifiquement les différends existants entre deux pays. Dans notre cas c’est à la Cour Internationale de Justice de La Haye de trancher entre nos deux pays, la Bolivie et le Chili, deux peuples frères et ainsi nous conduire à une solution pacifique et négociée du différend maritime qui nous oppose. »

GM : Carlos Romero, ministre du gouvernement bolivien, joint par Paula Estañol, de la rédaction en langue espagnole de RFI.

 

ND : Des réactions internationales ont suivi la prise de contrôle de l'enclave syrienne d'Afrine par l'armée turque.

GM : Washington a exprimé sa "profonde préoccupation" quant au sort des civils. A Damas, le régime syrien a condamné l'occupation d'Afrine et réclamé le "retrait immédiat" des troupes d'Ankara. Mais Recep Tayip Erdogan, le président turc, a prévenu que l’offensive allait continuer contre les miliciens kurdes des YPG le long de la frontière syro-turque et si nécessaire jusqu'en Irak.

ND : Un employé du consulat général de France à Jérusalem a été inculpé en Israël pour avoir participé à un trafic d'armes.

GM : Il aurait profité des avantages du statut diplomatique pour faire sortir des armes de la bande de Gaza vers la Cisjordanie, pour le compte d'un réseau de trafiquants palestiniens.

Les précisions à Jérusalem de Marine Vlahovic :

( non disponible)

GM : La situation reste bloquée à Mayotte, département français de l'Océan indien confronté à une crise sociale. Les organisateurs du mouvement contre l'insécurité ont annoncé un renforcement des barrages. Une douzaine de points de blocage sont dénombrés actuellement par la gendarmerie. Des habitants de Mayotte ont commencé  à porter plainte pour "entrave à la liberté de circulation". Le gouvernement a mis en garde contre "des risques d'affrontements entre communautés".

 

ND : Le 1er ministre Edouard Philippe a présenté ce matin le nouveau plan de lutte contre le racisme et l'antisémisme. GM : L'an dernier, ces faits ont reculé  pour la deuxième année consécutive, mais les statistiques ne tiennent pas compte de ce qu'il se passe sur les réseaux sociaux. Le Premier ministre veut donc s'attaquer aux faits et propos haineux sur Internet, on l'écoute :

« On ne me fera jamais croire, mesdames et messieurs, que les réseaux sociaux seraient des espaces « hors sol ». Tout ce qui est publié et diffusé en France est publié et diffusé… en France et donc doit répondre aux lois de la République. (En général c’est le moment où je m’énerve). Reconnaissez avec moi qu’aujourd’hui il est plus facile de faire retirer une video de retransmission en direct d’un match de football sur les réseaux sociaux qu’une atteinte antisémite ou raciste. Je vous propose qu’ on y aille, qu’on aille voir ça au niveau européen. Voyons cela avec l’Europe. Portons ce combat. Portons le vraiment comme on l’a fait avec les travailleurs détachés. Je ne me résigne pas à l’idée scandaleuse qu’une ligue de football aurait plus de succès avec les réseaux sociaux que le gouvernement français. »

GM : Propos recueillis Julien Chavanne. Le gouvernement compte modifier la loi avec à la clé de fortes amendes pour obliger les réseaux sociaux à retirer au plus vite les propos haineux.

En France, des peines de prison avec sursis ont été requises contre 4 ex-salariés d'Air France jugés en appel dans l'affaire des chemises arrachées. Ils avaient violemment pris à partie deux cadres d'Air France, en marge d'un Comité central d'entreprise. Des "violences intolérables" selon l'avocat général qui a requis, comme en première instance, des peines de prison avec sursis pour les prévenus, tous membres de la CGT. Le procès doit s'achever demain avec les plaidoiries de la défense, trois jours avant une nouvelle grève à Air France.

C’est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs.

Bonsoir à tous, bonsoir Namouri !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 19/03/2018 20:30:05

Convoi

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité (transcription manquante).

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
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Voir le flux - 19/03/2018 09:15:04

Journal en français facile 18/03/2018 20h00 GMT

Transcription

 

21 h Paris

20 h TU

 

Gilles Moreau : Bonsoir à toutes et tous. Bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Namouri Dosso, bonsoir !

Dans  l'actualité :

Pari gagné pour Vladimir Poutine, le président russe facilement réélu avec près de 74 % des voix, pour une participation d'au moins 60 %. L’opposition accuse le Kremlin d'avoir fait pression sur les électeurs pour qu'ils aillent voter.

ND : En Syrie, le drapeau turc flotte désormais sur Afrine. La Turquie et ses alliés syriens sont parvenus à chasser la milice kurde qu'Ankara considère comme "terroriste".

GM, au sommaire également de ce journal :

- Un employé du consulat de France emprisonné à Jérusalem.  Il aurait convoyé des armes depuis la bande de Gaza.

- A Mayotte, une législative partielle fortement perturbée par la météo et par le climat social.

- « L’expression de la semaine » avec Yvan Amar : l’expression "Sous contrôle".

 

 

ND : La Russie vient de connaitre un vote aux allures de plébiscite. Sans surprise, Vladimir Poutine été réélu triomphalement.

GM : Sans surprise car sans véritable opposition. Un sondage de sortie des urnes crédite le président sortant de 74 % des suffrages, très loin devant le candidat communiste Pavel Groudinine (seulement 11 % ). La victoire de l'homme fort de la Russie est tout sauf une surprise. Beaucoup plus attendus par les observateurs : les chiffres de la participation. Trois heures avant la fermeture des bureaux de vote, la participation s'élevait à 60 %  selon la Commission électorale centrale.

Pour attirer les électeurs, les autorités avaient déployé des moyens sans précédents tout au long de la journée. Reportage à Moscou de Daniel Vallot :

« Animations pour les enfants, danseurs costumés et stands alimentaires : devant ce bureau de vote, c’est une véritable kermesse qui a été organisée par les autorités locales. Un objectif totalement assumé par les animateurs, et les vendeurs qui se sont installés devant la petite école :
« Nous vendons des pâtisseries, du pain, des crêpes… et aussi des saucisses… Pour les élections nous les vendons à prix réduit ! Les gens votent et ensuite ils en profitent pour acheter quelque chose ».
A l’intérieur du bureau de vote les observateurs déployés par les autorités ne trouvent rien à redire à cette ambiance de fête foraine. En revanche, ce jeune observateur de la candidate d’opposition Ksenia Sobchak regrette le mélange des genres, et pointe du doigt la responsabilité des autorités :
« C’est un peu étrange… Il y avait déjà eu des choses comme ça par le passé, mais rien de cette ampleur. C’est sans doute pour augmenter le taux de participation… Mais tout ça n’a rien à voir avec la politique. Les gens ne devraient pas venir voter parce qu’on leur donne de la nourriture. »
Pour inciter les électeurs à se rendre aux urnes, des coupons de réduction et des places de concerts étaient distribués dans certains bureaux de vote. Tout est fait pour garantir un taux de participation le plus élevé possible, et pour donner un air de plébiscite à la réélection de Vladimir Poutine. »

GM : Vladimir Poutine est très facilement réélu mais l'opposition accuse le Kremlin d'avoir fait gonfler la participation au moyen de nombreuses fraudes.

ND : En Syrie, le drapeau turc flotte désormais sur Afrine.

GM : Après quasiment deux mois de combats, la Turquie et ses alliés syriens ont réussi à chasser la milice kurde qu'Ankara considère comme "terroriste ». L'avancée finale des vainqueurs a entraîné un exode massif de civils, comme celui en cours dans la Ghouta orientale,  où s'est rendu aujourd'hui le président Bachar al-Assad.

GM : Nouvelle attaque anti-israélienne à Jérusalem. Un Palestinien a poignardé un agent de sécurité, le blessant grièvement avant d'être abattu par un policier.

ND : Restons à Jérusalem, un employé du consulat de France est emprisonné depuis un mois.

GM : L'agent consulaire, un chauffeur français, est accusé d'avoir convoyé des armes depuis la bande de Gaza.  Il sera présenté demain à un tribunal israélien. A Jérusalem pour RFI, Marine Vlahovic :

« Le chauffeur en question, un ressortissant français de 24 ans travaille pour le consulat de France à Jérusalem depuis plus d’un an. Détenteur d’un passeport de service, c’est à dire qu’il ne bénéficie pas d’immunité diplomatique , le jeune homme a été arrêté par les autorités israéliennes il y a un mois et placé depuis en détention administrative dans le plus grand secret. Selon certaines sources, il aurait avoué avoir convoyé à plusieurs reprises des dizaines d’armes depuis la bande de Gaza au moyen d’une voiture diplomatique c’est à dire qu’elle n’est pas contrôlée par les Israéliens…Un agent de sécurité palestinien travaillant également au consulat de France a lui aussi été arrêté. Selon le porte-parole de l’ambassade de France à Tel Aviv cette affaire est prise très au sérieux. L’agent consulaire doit être inculpé demain au cours d’une audience qui se déroulera au tribunal de Beer Sheva à la mi-journée. Tous les scénarios sont possibles, il n’est pas exclu que le chauffeur ait été manipulé. »
 

ND : En France, le 1er ministre Edouard Philippe a réuni son gouvernement cet après-midi à Paris.

GM : Un séminaire gouvernemental, le 5 ème depuis qu'il est à Matignon, destiné à coordonner et à préparer l'action de l'exécutif dans les 3 prochains mois. Pour Edouard Philippe, c'est la bonne application des réformes, et non leur rythme, qui est la question "la plus importante".

ND : Direction Mayotte, département français dans l'océan Indien où une partie des électeurs étaient appelés à voter ce dimanche.

GM : Un peu plus de 10 000 électeurs concernés par le premier tour d'une législative partielle. Un vote sur fond de crise sociale et d'insécurité. L'affluence n'était pas au rendez-vous dans les bureaux de vote, à cause notamment d'une météo très agitée mais aussi des barrages qui paralysent l'île.

Pierre Olivier :

« C'est une élection partielle qui s'est tenue dans des conditions très particulières du début à la fin du scrutin. Dimanche après-midi, c'est d'abord une pluie diluvienne et des vents violents que les mahorais ont dû braver pour rejoindre leurs bureaux de vote. Des électeurs qui ont aussi dû composer avec les barrages sauvages qui se dressent sur de nombreuses routes du nord de l'île. Sur les images de la chaîne télévisée « Mayotte première », on voit des arbres tronçonnés qui bloquent le passage, des barrières faites de pneus et de palettes. Les collectifs contre l'insécurité qui tiennent des points stratégiques filtrent le passage des électeurs au compte-goutte. Certains finissent par se décourager et font demi-tour.  Un peu plus tôt dans la matinée, certains électeurs mahorais ont eu la surprise de voir leur bureau de vote cadenassé. Des incidents qui ont retardé d'une heure l'ouverture de ces bureaux. Enfin, la préparation du scrutin, samedi, a elle aussi été perturbée, rapporte le journal de Mayotte. Les bulletins et les enveloppes ont parfois dû être acheminés jusqu'aux bureaux de vote à dos d'hommes en passant par les hauteurs. 

GM : Il est temps de retrouver Yvan Amar pour "l'expression de la semaine". Aujourd'hui l'expression "Sous contrôle" :

« Le drapeau turc flotte sur Afrine ; Et le gouvernement d’Erdogan assure que la cité est sous contrôle : tout le monde semble en ce moment avoir à cœur de contrôler la situation ! Et quand c’est le cas, on dit alors qu’on a la situation sous contrôle. Et on dit même parfois que quelqu’un est « sous contrôle », formule pas très aimable qui évoque qu’il peut être au pouvoir de quelqu’un d’autre, soumis à son influence ou à son bon vouloir. Mais est-ce vraiment cela ?  Quelqu’un est sous contrôle quand on sait qu’on a mis une limite à ses mouvements, à ses réactions possibles. Mais on dira aussi bien qu’on contrôle sa vitesse… ce qui veut dire qu’on peut s’arrêter si un obstacle apparait, ou simplement se débrouiller pour l’éviter : on n’est pas victime de sa vitesse. Ces emplois se sont développés sous l’influence de l’anglais, et on entend parfois des expressions anglaises : on parle de contrôle de soi, mais en français, on parle plus souvent de maîtrise de soi. Pourtant on entend parfois (pas très souvent, et je pense moins en moins) parler de self-control Mais le mot évoque aussi l’idée de surveillance, de vérification : dans un train par exemple, c’est bien le contrôleur qui vient poinçonner votre billet : « Contrôle des billets ! » annonce-t-il en passant entre les voyageurs ! »

GM : C’était Yvan Amar. Enfin, le coup d'envoi de la 23 ème Semaine de la langue française et de la francophonie a été donné ce week-end. Un événement à vivre tout au long de la semaine prochaine à travers 1 500 manifestations organisées sur les 5 continents. Sur RFI, Journée spéciale Francophonie mardi 20 mars en direct de la Bibliothèque Nationale de France. Vous trouverez le programme complet sur notre site Internet.

A retrouver aussi sur le site, le Journal en français facile, qui se termine. Bonsoir à tous, bonsoir Namouri !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 18/03/2018 20:45:03

Journal en français facile 17/03/2018 20h00 GMT

Transcription

21 h Paris

20 h TU

Gilles Moreau : Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile, présenté ce soir avec Sylvie Berruet. Bonsoir !

Dans l'actualité :

La crise diplomatique entre le Royaume Uni et la Russie. En réponse aux sanctions prises par Londres, Moscou expulse 23 diplomates britanniques en poste en Russie.

SB : Cette crise oppose les deux pays au moment où Vladimir Poutine est sur le point d'être réélu à la présidence de la Russie.

GM : Au sommaire également de ce journal :

- La fuite de dizaines de milliers de Syriens devant la violence des combats.

- A Mayotte, la législative partielle aura bien lieu demain, malgré les craintes des élus locaux.

- Le mot de la semaine en compagnie d'Yvan Amar : le mot "expulsion".

 

 

SB : 23 diplomates britanniques en poste en Russie vont être expulsés.

GM : C’est la réponse  de Moscou aux sanctions prises par Londres, des expulsions de diplomates russes décidées après l'empoisonnement d'un ancien agent double russe en Angleterre. La Russie met fin par ailleurs aux activités du British Council et retire l'autorisation donnée au Royaume-Uni d'ouvrir un consulat général à Saint-Pétersbourg.

Les précisions d'Achim Lippold :

« La Grande-Bretagne s'attendait à cette réponse musclée et l'a même "anticipée", a déclaré la première ministre Theresa May. Lors d'un discours prononcé au congrès de son parti conservateur à Londres, elle a accusé la Russie d'être - je cite -  coupable d'une tentative d'assassinat sur le sol britannique. Le gouvernement russe de son côté nie toute implication dans l'attaque au gaz toxique contre l'ancien espion Sergei Skripal et sa fille. Et il justifie l'expulsion des 23 diplomates britanniques par des "actions de provocation" et les "accusations sans fondement" portées par Londres contre la Russie. Vendredi, le ministre des affaires étrangères britannique Boris Johnson est allé encore plus loin. Il a directement accusé le président russe Vladimir Poutine d'avoir donné l'ordre d'empoisonner l'ancien espion. La riposte de Moscou ne se limite pas aux mesures contre le personnel diplomatique. Le Kremlin a également ordonné la fermeture du British Council, l'organisme chargé de promouvoir la culture britannique dans le monde. Va-t-on vers une escalade de la crise? Theresa May en tout cas ne semble pas exclure d'autres mesures. Nous allons réfléchir "aux prochaines étapes dans les jours qui viennent" a-t-elle déclaré ce samedi. »

 

GM : Avec ces mesures de rétorsion russes, une nouvelle étape est franchie dans la crise diplomatique russe entre la Russie et la Grande-Bretagne,  alors que Vladimir Poutine s'apprête à décrocher un quatrième mandat à la tête de son pays. Il est crédité de près de 70 % des voix dans les derniers sondages.

SB : En Syrie, des milliers de civils ont continué de fuir aujourd'hui sur les deux principales lignes de front :  la Ghouta orientale et la région d'Afrine.

 

GM : Selon l'OSDH, au moins 37 civils ont été tués aujourd'hui  par des raids aériens sur les zones de la Ghouta encore aux mains des rebelles. Et pour échapper aux bombes, plus de 20.000 personnes ont fui ces secteurs ce samedi.

Murielle Paradon :

« La télévision d'Etat syrienne montre des images de civils arrivant en colonnes dans les faubourgs de Damas. Des hommes, des femmes et des enfants, portant un simple baluchon, certains, malades ou blessés, arrivent sur des fauteuils roulants. Ils fuient la Ghouta orientale où les bombardements du régime ont redoublé d'intensité depuis un mois. Bachar el Assad veut en finir avec les rebelles qui tiennent l'enclave depuis 5 ans. Mais cela se fait au détriment des civils, qui meurent sous les bombes ou qui sont affamés. Depuis quelques jours seulement, ils parviennent à fuir. Sur un autre front, au nord de la Syrie, c'est aussi l'exode. Des milliers de Kurdes quittent la ville d'Afrine, encerclée par les Turques et leurs alliés, des rebelles syriens. Ankara a lancé une opération militaire il y a près de deux mois contre les combattants kurdes de la région, considérés comme des terroristes mais qui sont pourtant des alliés des Etats Unis ou de la France dans la lutte contre l'organisation Etat islamique. Là aussi des civils meurent. Selon plusieurs sources,  l'aviation turque a bombardé le principal hôpital d'Afrine hier soir, faisant plusieurs victimes. »

GM : L'opposition ivoirienne appelle à manifester le 22 mars, en vue des prochaines élections en Côte d'Ivoire : élections sénatoriales le 24 mars, puis locales cette année, et surtout la présidentielle de 2020.

L'opposition veut attirer l'attention sur la Commission électorale, qu'elle accuse d'être favorable au pouvoir.

SB : Les élus de Mayotte ont réclamé le report de l'élection législative partielle prévue demain dans ce département français de l'océan indien.

GM : Ils mettent en avant  "des raisons de sécurité" et les difficultés pour les candidats à faire campagne. Le département fait face à une grave crise sociale, économique et sécuritaire.

Ecoutons Mohamed Bacar,  maire Les Républicains de Tsingoni  :

« Nous estimons en effet que dans un contexte d’instabilité, de tensions sociales et de grogne populaire, il nous parait difficile de maintenir ces élections. La multiplication des barrages sur les routes empêche la bonne organisation du vote dans l’ensemble des communes concernées. Là ce que l’on constate c’est un déni de démocratie parce que les candidats n’ont même pas eu le temps de faire des meetings et de faire campagne, de prendre contact avec leurs électeurs. L’autre point fort c’est que vu l’insécurité qui règne nous craignons que nos agents de mairie désignés pour l’organisation des élections soient agressés physiquement par les manifestants. Et donc rien ne nous garantit que la sécurité soit présente. C’est pour cela que nous les maires avons demandé que les élections soient reportées. »

GM : Propos recueillis par Tom Rossi. Le préfet de Mayotte a répondu en fin de journée : cette législative partielle aura bien lieu demain.

Rugby : l'Irlande s'impose dans le tournoi des VI nations et s'offre un grand Chelem, le 3 ème de son histoire. Dernier succès cet après-midi c/ l'Angleterre, à Twickenham 24 à 15. Coté français, déception : le XV de France s’est incliné d'un seul point au pays de Galles 14 à 13. Avec un total de 2 victoires pour 3 défaites, les Bleus terminent à la 4 ème place dans ce tournoi.

« Expulsion » : c 'est le mot de la semaine, décrypté pour nous par Yvan Amar :

« 23 diplomates expulsés de Russie. C’est la réponse russe à Theresa May. Mais bien sûr ces diplomates n’ont aucune responsabilité directe dans le problème qui oppose les deux pays. Ce mot d’expulsion n’est pas réservé à une situation où l’expulsé et toujours une victime innocente. On peut parfois expulser des habitants qui ne payent pas leur loyer à leur propriétaire. Et on a d’ailleurs, en France une trêve hivernale durant laquelle les expulsions sont interdites. Mais ce mot est le plus souvent réservé à cet usage. On l’emploie rarement dans d’autres situations : par exemple lorsqu’on qu’on ne veut plus de vous dans votre emploi, ou dans votre école, ou dans un groupe quelconque. On peut dire qu’on est expulsé - une image assez violente. Mais on dira plutôt qu’on est exclu. Là, la langue est tout à fait administrative et officielle. Alors qu’on peut être expulsé par la force et sans que ce soit légal : on sent la violence, la force concrète, le coup de pied qui vous jette dehors. On en rajoute d’ailleurs parfois pour souligner que le processus s’effectue sans ménagement : expulsé manu militari. Par la main militaire ? En tout cas il s’agit avec cette expression latine d’une expulsion par la force, contre votre volonté, même si vous résistez. Est-ce que renvoyer est un autre synonyme ? Disons que c’est le mot neutre : ni familier, ni trop abstrait, on a l’impression qu’il dit juste ce qu’il veut dire, ni plus ni moins. Mais une fois terminé le conseil de classe ou l’entretien avec le responsable  des relations humaines, une fois dans le couloir, on peut parler autrement. Et on est furieux de s’être fait virer. Le terme est très fréquent, et il exprime justement la sècheresse du geste, en donnant une impression cinglante.  Se faire saquer n’est pas plus aimable, et au départ il s’agit de rendre son sac à celui qu’on avait tout d’abord embauché. Mais la liste serait longue s’il fallait s’arrêter sur tous les mots qui ont ce sens là : on se fait aussi bien balancer, lourder, remercier, congédier, mettre à la porte etc. »

Merci Yvan Amar, vous serez de retour demain à la même heure  pour « l'Expression de la semaine ».

Dans l'immédiat c'est la fin de votre Journal en français facile à retrouver sur notre site à la page RFI Savoirs.

Bonsoir à tous, bonsoir Sylvie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 17/03/2018 21:00:05

Journal en français facile 16/03/2018 20h00 GMT

Transcription

 

21 h Paris

20 h TU

 

Gilles Moreau : Bonsoir à toutes et tous, bienvenue dans votre Journal en français facile présenté ce soir avec Sylvie Berruet, bonsoir !

Dans l'actualité :

L'offensive de l'armée syrienne et de son allié russe pour reprendre la Ghouta orientale aux rebelles. Aujourd'hui encore les bombardements ont tué de nombreux civils et les habitants quittent leur région par milliers.La Ghouta a été reprise à 70 % selon le régime  de Damas.

SB : Dans l'affaire de l'empoisonnement d'un ancien agent double russe en Angleterre, Londres a mis en cause aujourd'hui Vladimir Poutine, provoquant la colère du Kremlin. A suivre dans un instant.

GM : Au sommaire du journal également :

Un sommet franco-allemand actuellement à  l'Elysée. Paris et Berlin feront des propositions d'ici au mois de juin pour relancer la construction européenne.

Football, en Ligue des champions le tirage au sort des 1/4 de finales. Parmi les affiches, le choc Real Madrid - Juventus Turin.

 

SB : Les relations entre la Russie et l'occident continuent de se tendre après l'empoisonnement d'un ancien agent double russe en Angleterre.

GM : L'affaire sera abordée lors du prochain sommet européen, les 22 et 23 mars à Bruxelles. Aujourd'hui,   le ministre britannique des Affaires étrangères a provoqué la colère du Kremlin en jugeant "probable" que Vladimir Poutine ait "ordonné" l'empoisonnement de Sergueï Skripal. C'était le 4 mars à Salisbury. Nous retrouvons à Moscou Daniel Vallot :

« Visiblement les déclarations de Boris Johnson, le chef de la diplomatie britannique, n’ont pas du tout été appréciées du côté du Kremlin. « Toute mention ou référence à notre président est choquante et impardonnable en termes d’étiquette diplomatique » a ainsi déclaré Dmitri Peskov. Moscou ne tolère pas que le nom de Vladimir Poutine soit directement lié à cette affaire d’empoisonnement. La Russie, qui continue de nier en bloc toute implication directe dans cette affaire, menace Londres de mesures de représailles suite à la décision de Teresa May d’expulser une vingtaine de diplomates russes.
Alors que la réponse de Moscou elle n’a pas encore été dévoilée sur le plan diplomatique en tous cas, en revanche, une enquête judiciaire a été ouverte pour tentative d’assassinat sur la fille de Sergei Skripal mais aussi - et c’est beaucoup plus inattenu - sur Nikolai Glouchkov, cet exilé russe retrouvé mort ce lundi à Londres dans des circonstances qui restent encore mystérieuses. 
En ce qui concerne les mesures de représailles prévues par Moscou, c’est Vladimir Poutine in fine qui prendra les décisions, c’est ce qu’a expliqué toute à l’heure Dmitri Peskov. Vladimir Poutine qui ne s’est toujours pas exprimé sur cette affaire depuis qu’elle a éclaté, hormis une très brève déclaration ce lundi à l’attention des journalistes de la BBC. »

GM : A deux jours du scrutin présidentiel en Russie, Moscou dénonce une "ingérence" de l'Ukraine dans ses affaires intérieures. Les autorités ukrainiennes auraient décidé d'interdire aux électeurs russes l'accès aux consulats de leur pays pour voter dimanche.

 

SB : L'offensive de l'armée syrienne et de son allié russe se poursuit en vue de reprendre aux rebelles la région de la Ghouta orientale.

GM : Presque un mois après l'assaut lancé le 18 février, l'objectif est sur le point d'être atteint. Le pouvoir de Bachar al-Assad a maintenant repris 70% de cet ultime bastion rebelle, situé dans la banlieue de Damas.  Et les habitants continuent de fuir par milliers cette offensive qui, selon l'OSDH, a tué ce vendredi près de 80 civils. Sami Boukélifa a recueilli un témoignage sur place,  celui d'Oussama Al Omari, militant de l’opposition syrienne :

« Rien n’a changé, les forces du régime continuent de pilonner les villes et les localités de Ghouta Orientale. Ce sont surtout les régions situées au centre de la Ghouta, qui sont le plus durement touchées. L’aviation russe utilise différentes armes et même de l’armement prohibés. Des bombes incendiaires sont larguées sur la Ghouta. Nous avons énormément de blessés et toujours pas de matériel médical pour les soigner. Il n’y a pas non plus de nourriture.  Ici dans la Ghouta Orientale, les civils manquent de tout. Jeudi, un convoi de 20 camions chargés d’aide humanitaire est entré dans la Ghouta. La livraison était supervisée par la Croix Rouge Internationale, et même ce convoi n’a pas échappé aux attaques du régime. » 

 

GM : L'ancien président sud-africain Jacob Zuma sera jugé pour corruption dans une affaire vieille de presque 20 ans. En marge d'un contrat d'armement, il aurait accepté des pots-de-vin de la société française Thales. Le parquet général sud-africain a précisé que la filiale locale de Thales serait poursuivie en même temps que l'ancien chef de l'Etat. Jacob Zuma  a démissionné il y a un mois sous la pression de son parti, l'ANC.

SB :  A la tête d'un nouveau gouvernement en Allemagne, la chancelière Angela Merkel est actuellement reçue à Paris pour un dîner de travail à l'Elysée.

 

GM : Emmanuel Macron l'a félicitée pour la formation de ce gouvernement qui associe la droite allemande et le parti social-démocrate. Rappelant l'importance du couple allemand,  le président français a proposé d'établir "une feuille de route claire et ambitieuse d'ici au mois de juin" pour refonder l'Union européenne. Ecoutons Emmanuel Macron :

« Pendant de longues années l’Europe a attendu que le couple franco-allemand avance et propose, avec la force qu’il a historiquement su trouver à chacune des grandes étapes de  l’Europe. Nous y sommes prêts. Et c’est donc cette étape qui est désormais devant vous. Il y a six mois j’ai fait des propositions. Nous avons beaucoup discuté avant celles-ci, ensemble, nous avons beaucoup discuté depuis. Il est indispensable  aujourd’hui que nous puissions ensemble construire cette ambition nouvelle. C’est cela notre tâche d’ici au mois de juin sur l’Union économique et monétaire et en particulier la Zone euro, notre capacité à réarticuler, responsabilité et solidarité, sur la politique migratoire, la politique de défense, la politique commerciale mais aussi nos politiques de recherche, notre culture, nous proposerons une feuille de route claire, ambitieuse pour cette refondation d’ici au mois de juin et nous y mettrons l’énergie requise. »

GM :  Emmanuel Macron, lors de sa conférence de presse commune à l'Elysée.

La ministre des Transports Elisabeth Borne juge « irresponsable » l'appel à la grève des syndicats de la SNCF contre le projet de réforme du système ferroviaire français. Toutefois elle se dit prête à négocier "sept jours sur sept" avec eux. La grève pourrait commencer début avril et s'étaler sur plusieurs semaines,  jusqu'à fin juin. Selon un sondage,  plus des deux tiers des Français estiment que la réforme est "bonne pour l'avenir" de l'entreprise. 43% sont opposés à la grève lancée par les syndicats.

SB : Olivier Faure  est le nouveau n° 1 du parti socialiste.

GM : Il sera investi premier secrétaire lors du Congrès d'Aubervilliers le 7 avril prochain, après avoir remporté l'élection interne, avec près de 50 % des voix. A 49 ans, le député de Seine-et-Marne est conscient  d'être "pour l'immense majorité des Français une page blanche" - un quasi inconnu -  en dehors du petit cercle médiatico-politique.

 

SB : Ouvrons une page football !

GM : On connait les affiches des quarts de finale de la Ligue des Champions. Le tirage au sort a eu lieu ce midi à Nyon en Suisse. A noter Eric Mamruth, qu'il n'y aura qu'un véritable gros choc :

( non disponible)

GM : Cette fois en Ligue Europa,  le tirage au sort des quarts de finale a désigné le club allemand de Leipzig comme adversaire de l'Olympique de Marseille, seul rescapé français.

Tennis, au programme ce soir du tournoi Masters 1000 d'Indian Wells la fin des 1/4 de finales hommes. Chez les dames place aux demi-finales, Venus Williams et Simona Halep partent favorites.

C’est la fin de votre Journal en français facile, à retrouver sur notre site, à  la page RFI Savoirs. Bonsoir à tous !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 16/03/2018 20:30:08