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Journal en français facile 28/12/2018 20h00 GMT

Transcription

Pierre Pillet : Il est 21 heures à Paris, 22 heures au Caire. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Sébastien Duhamel est avec nous ce soir. Bonsoir, Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : A la Une : une attaque à la bombe en Égypte.

SB : Trois personnes ont été tuées dans un bus touristique au sud du Caire, les explications dès le début de ce journal.

PP : L’armée syrienne envoie des soldats dans la région de Minbej, dans le nord du pays. Ce sont les Kurdes qui ont demandé de l’aide au régime de Bachar el Assad. Une demande qui provoque la colère de la Turquie.

SB : En France, les passeports diplomatiques d’Alexandre Benalla déclenchent une nouvelle affaire concernant cet ancien chargé de la sécurité du président Emmanuel Macron.

PP : Enfin la mort de l’écrivain israélien Amos Oz à 79 ans. Il a reçu de nombreuses récompenses, un homme très engagé pour la paix.

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SB : C’est l’information de la soirée, Pierre : une attaque à la bombe a eu lieu en Égypte contre un bus dans lequel se trouvaient des touristes.

PP : Anissa el Jabri est avec nous en studio, Anissa que sait-on à l’heure actuelle ?

On a un premier bilan, transmis par les autorités. Deux Vietnamiens et leur guide égyptien tués, dix autres touristes et le chauffeur blessés. A l’origine, un engin artisanal qui a explosé au passage du bus. Un bus très abîmé : sur les premières images, on distingue une carrosserie très endommagée par des éclats. La police est arrivée très vite sur place. L’attentat a eu lieu tout près de la capitale, Gizeh. Ce sont les pyramides les plus accessibles du Caire. L’Égypte est régulièrement la cible d’attaques terroriste. Ces derniers mois, ce sont les forces de sécurité et la minorité chrétienne copte qui étaient visées. Le dernier attentat ciblant des touristes a eu lieu en 2015, bien loin de la capitale et du centre du pouvoir. C’était une bombe visant un avion russe qui volait au-dessus du Sinaï : deux cent vingt-quatre morts, une attaque revendiquée par l’État islamique.

PP : Alors est-ce que cet événement tragique aura des conséquences sur le tourisme en Égypte ? Avec huit millions deux cent mille visiteurs, le pays a enregistré une hausse de fréquentation l’an dernier par rapport à la précédente.

SB : Les dernières informations sur cette attaque à la bombe en Égypte sont à suivre sur RFI et sur RFI.FR.

PP : Dans l’actualité également, Palestinien a été tué par des tirs israéliens lors de manifestations près de la barrière de sécurité qui sépare ce pays de la bande de Gaza, depuis la fin du mois de mars et le début de la mobilisation appelée « Marche du retour », au moins 240 Palestiniens ont perdu la vie.

SB : Ce mouvement réclame la fin du blocage imposé à Gaza depuis dix ans et le retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu’ils ont fuies.

PP : L’armée syrienne est entrée dans la région de Manbij, dans le nord de la Syrie, Sébastien.

SB : Les troupes de Bachar el Assad se sont déployées dans cette région tenue par les Kurdes, près de la frontière avec la Turquie. Des Kurdes qui ont fait appel au régime de Damas en raison de la menace d’une intervention turque, Murielle Paradon :

Les combattants kurdes, les YPG, qui luttent contre l’organisation Etat islamique en Syrie, n’avaient pas d’autre choix que d’appeler le régime syrien à l’aide. Avec l’annonce de Washington d’un retrait des troupes américaines de Syrie, les Kurdes se retrouvent seuls. Et ils craignent une intervention imminente de la Turquie voisine, contre eux. En effet, Ankara a massé des troupes à la frontière et a déclaré à plusieurs reprises vouloir combattre les YPG, considérés comme le prolongement du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, jugé comme un mouvement terroriste en Turquie. Les Turcs sont déjà intervenus en début d’année en Syrie en chassant les Kurdes de l’enclave d’Afrin. Aujourd’hui, ces derniers font appel au régime de Bachar el Assad, même si cela risque d’affaiblir leurs revendications d’autonomie dans le nord du pays. Pour les autorités syriennes, en tous cas, c’est une aubaine. C’est l’occasion de réinvestir de larges territoires qui leur échappaient. Ces régions conquises par les Kurdes au gré des batailles contre l’organisation Etat islamique sont aussi riches en ressources énergétiques.

PP : Et la Russie, allié au régime de Bachar el Assad, salue l’entrée des troupes syriennes en zone kurde. Moscou estime que cela contribue à une « stabilisation de la situation. »

SB : L’actualité en Afrique : dans deux jours auront lieu les élections en République démocratique du Congo.

PP : Le matériel servant au vote est en cours d’installation dans les bureaux où se rendront les électeurs. Dans la capitale, Kinshasa, des policiers ont été vus en train de surveiller des valises noires.

SB : Une réunion a été organisée entre les représentants de la commission électorale nationale indépendante, des candidats et des observateurs africains. Dans quarante-huit heures, les Congolais voteront pour les élections présidentielles, législatives et provinciales. Un vote qui dans deux régions a été reporté au mois de mars : il s’agit de Béni-Butembo dans l’est du pays et à Yumbi, dans l’Ouest.

PP : Nouvelles manifestations dans plusieurs villes du Soudan.

SB : La police a utilisé du gaz lacrymogène pour repousser des centaines de fidèles qui ont exprimé leur colère, notamment à Khartoum, la capitale. Des groupes d’opposition au gouvernement ont appelé à de nouvelles protestations.

PP : Depuis dix jours, le président Omar el-Béchir est confronté à ce mouvement de contestation. C’est l’augmentation soudaine du prix du pain qui a provoqué cette mobilisation. Un pain qui coûte trois fois plus cher qu’avant. 

SB : Il est 15h05 à Washington. Et si Donald Trump fermait la frontière entre les États-Unis et le Mexique ?

PP : Une menace que le président américain va appliquer si le Congrès n’autorise pas une dépense de cinq milliards de dollars pour construire un mur entre les deux pays. C’est ce projet de mur qui a conduit au shutdown, c’est-à-dire la fermeture partielle des administrations dans le pays. Les démocrates s’opposent à cet édifice anti-immigration.

SB : Autre menace de Donald Trump : arrêter l’aide américaine au Honduras, au Guatemala et au Salvador, des pays d’Amérique centre qui selon lui ne font pas assez d’efforts pour empêcher les voyages de migrants vers les États-Unis.

PP : L’actualité en France, cette affaire qui pose des problèmes à la présidence : elle concerne les passeports diplomatiques d’Alexandre Benalla.

SB : Alexandre Benalla, 27 ans, avait des passeports diplomatiques lorsqu’il était responsable de la sécurité du président Emmanuel Macron. Mais il a été licencié cet été pour avoir commis des violences lors d’une manifestation. Il a affirmé avoir rendu ces documents, mais d’après les journalistes de Mediapart, il a continué à les utiliser après son départ de l’Élysée.

PP : L’entourage d’Alexandre Benalla affirme que ces passeports lui ont été restitués, c’est-à-dire redonnés, début octobre, alors qu’il n’était plus en poste. D’après Mediapart, il s’en serait servi pour entrer dans différents pays. Le palais présidentiel français, l’Élysée, a réagi, mais avec prudence, Julien Chavanne :

C’est par « souci de transparence » que l’Élysée a voulu répondre à Mediapart. Le site d’informations indique que l’ancien collaborateur s’est servi de ses passeports diplomatiques pour ses voyages en Afrique et en Israël. Pas si sûr, rétorque la présidence. Les services d’Emmanuel Macron ne disposent « à ce stade » d’aucune trace de leur utilisation. Deuxième mise au point : Mediapart se demandait pourquoi l’État n’avait rien fait pour récupérer ces passeports. L’Élysée répond avoir pourtant demandé aux services compétents de s’en occuper, et cela dès le licenciement d’Alexandre Benalla. La riposte de l’exécutif est aussi judiciaire. Jean-Yves le Drian, le ministre des Affaires étrangères, va saisir le procureur de la République. Pour la troisième fois cette semaine, l’Élysée a été obligé de se défendre, de se justifier dans un étrange face à face à distance avec Alexandre Benalla. Le chef de l’État lui fait tout pour ne pas s’exposer.

SB : Les explications de Julien Chavanne sur RFI.

PP : Israël perd un de ses grands écrivains : Amos Oz s’est éteint à 79 ans. L’auteur est décédé d’un cancer. Il a écrit des romans dans lesquels il est question du couple, de l’amitié, du voisinage. Lauréat de nombreux prix internationaux, il était également partisan de la paix. C’est ce qu’il expliquait en 2013 au micro de Catherine Fruchon-Toussaint, du service culture de RFI :

Je suis très actif dans un mouvement pour la paix depuis plus de quarante ans maintenant et je suis un fervent croyant en la coexistence, avec compromis, entre Israéliens et Palestiniens. Je suis profondément impliqué dans la paix maintenant et dans d’autres organisations pacifiques. Mes livres sont traduits en arabe et lus dans le monde arabe et bien que je sois traduit dans quarante-deux langues, pour moi la plus importante et la seule traduction qui me tient à cœur, c’est l’arabe, parce que je souhaite que ces traductions permettent de construire des ponts entre Israéliens et Arabes.

SB : Vous venez d’entendre l’écrivain israélien Amos Oz sur RFI.

PP : C’est la fin de ce Journal en français facile, que vous pouvez réécouter sur rfi.fr et savoirs.rfi.fr. Il est presque 21 heures 10 à Paris, 20 heures 10 en temps universel.



Voir le flux - 28/12/2018 20:45:03

Journal en français facile 27/12/2018 20h00 GMT

Transcription.

Pierre Pillet : Il est 15h à Washington, 21h à Paris et Milan. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Clément Fraioli est avec nous ce soir. Bonsoir, Clément.

Clément Fraioli : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : À la Une : Donald Trump en Irak. Déplacement surprise du président des États-Unis auprès de soldats américains. Des poignées de mains, des photos avec les militaires, mais aussi des erreurs. Explications avec notre correspondant.

CF : Dans ce journal également : les passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla, nouvelle affaire à gérer pour la présidence française concernant l'ancien responsable de la sécurité d'Emmanuel Macron.

PP : Enfin, Carlo Ancelotti, l'entraîneur du club de football de Naples est en colère après les cris racistes dont un de ses joueurs a été victime.

CF : Donald Trump s'est rendu en Irak aujourd'hui ! Un déplacement du président des États-Unis qui n'était pas prévu.

PP : Il a rencontré des soldats américains sur une base aérienne située 160 kilomètres à l'ouest de Bagdad. Le but de ce déplacement, c'était de remercier les militaires pour leur engagement et leur souhaiter, avec un peu de retard, un joyeux Noël.

CF : Donald Trump a aussi expliqué sa décision de retirer ses troupes de Syrie : « Les États-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde » déclare-t-il. C'était le premier voyage du chef de l'État en zone de conflit depuis son élection. Son épouse Melania Trump était présente.

PP : Du soutien, des félicitations aux soldats et pourtant, tout n'a pas été positif. À New York, les explications de Grégoire Pourtier :

Alors que la communication était verrouillée puisque la plupart des images étaient fournies par la Maison-Blanche, il y a plusieurs fausses notes. D’abord, la propension de Donald Trump à mentir. Hier, il s’est encore vanté d’avoir augmenté le salaire des militaires pour la première fois depuis une décennie, et pas qu’un peu, +10 %. Sauf que la paie des soldats grimpe en fait chaque année, et que pour 2019, ils ont eu droit à +2,6 %. C’est un tout petit mieux que d’habitude, mais bien loin de la fanfaronnade présidentielle. Deuxième chose, ces affiches de campagne de Donald Trump portées par des soldats, et surtout les photos où il signe des casquettes « Make America Great Again » ou « Trump 2020 ». Une propagande totalement interdite sur une base militaire. Enfin, autre problème, des images révéleraient la présence de Navy Seals, unité spéciale aux activités secrètes. Alors évidemment, ce n’est pas une surprise qu’un tel commando opère en Irak, mais là, on distingue clairement les visages, et même un nom. Bref, ce non-respect des conventions, voire du secret défense ne fait pas très sérieux. D’autant que Donald Trump a aussi heurté les Irakiens, puisqu’il ne s’est pas arrêté à Bagdad, se contentant d’un appel téléphonique avec le Premier ministre. Grégoire Pourtier, New York, RFI.

CF : Pour des raisons de sécurité, les autorités irakiennes n'ont été prévenues que deux heures avant l'arrivée d'Air Force One, l'avion de Donald Trump.

PP : Il est 21h03 à Bruxelles. Six enfants de combattants jihadistes belges, actuellement retenus en Syrie avec leur maman, vont pouvoir revenir dans leur pays.

CF : C'est une décision de la justice belge. L'État a désormais 40 jours pour organiser leur retour. L'analyse de Sébastien Boussois, chercheur en sciences politiques à l'Université libre de Belgique. Il est spécialiste des questions de terrorisme et radicalisation :

« C'est une situation qui n'a pas eu jusque maintenant de similitudes et de parallèles. Donc on voit bien que la justice tâtonne et qu'elle évolue, d'un appel à l'autre. La réalité c'est qu'il y a d'une part les mères, qui effectivement demandaient le retour de leur enfant, directement en Belgique, depuis maintenant un certain temps, mais ces fameuses mères sont dans des camps en Turquie et sont dans des camps retenues par des Kurdes. Donc il a à la fois d'un côté ce que les mamans ont fait, avec des enfants qui sont Belges, et de l'autre côté il y a l'action des grands-parents qui est menée aujourd'hui depuis la Belgique pour réclamer le retour de ces enfants. Donc globalement, il y a sur les six enfants, il y en a trois qui sont de mamans belges, trois autres dont les pères étaient belges puisqu'après il y a eu des remariages. Donc on voit bien que toute la difficulté est d'estimer ça. Mais la réalité c'est ce que ça fait des mois et des mois pour cette situation comme d'autres, que les familles, et en l'occurrence les grands-parents qui sont ici, réclament le retour de ces enfants qui n'ont rien demandé, qui sont mineurs et qui malheureusement doivent rentrer pour avoir un suivi. »

PP : Le chercheur Sébastien Boussois, qui répondait à Pauline Gleize sur RFI. 160 enfants belges âgés de moins de six ans se trouvent en Syrie.

CF : C'est une première au Vatican, une condamnation pour blanchiment d'argent.

PP : Deux ans et demi de prison pour un entrepreneur italien. L'homme de 63 ans a placé plus d'un million d'euros dans cet État. Une somme obtenue grâce à des activités illicites, c'est-à-dire interdites.

CF : La Grande-Bretagne s'inquiète face au nombre de personnes qui essayent de rejoindre son territoire en traversant la Manche.

PP : 20 migrants ont été secourus ce matin, 40 autres le jour de Noël près des côtes françaises. « Des traversées encouragées et facilitées par des groupes criminels », affirme Londres.

CF : Ces migrants montent sur des canots pneumatiques, ce qui est très dangereux avec les nombreux de bateaux qui naviguent sur cette mer et la faible température de l'eau.

PP : En France, ce nom qui revient encore dans l'actualité : Alexandre Benalla. L'ancien responsable de la sécurité du président Emmanuel Macron a voyagé avec un passeport diplomatique après avoir démissionné. Il a quitté son poste, car il est soupçonné d'avoir commis des violences lors d'une manifestation.

CF : Le passeport diplomatique facilite les déplacements, dans le cadre de ses fonctions officielles. Alexandre Benalla l'a utilisé alors qu'il n'était plus à l'Élysée. Une révélation des journalistes de Mediapart, Simon Rozé :

Les voyages d'Alexandre Benalla, depuis qu'il a quitté le cabinet d'Emmanuel Macron, causent bien des remous. Sa visite au Tchad, dix jours avant celle du chef de l'État, avait poussé l'Elysée à lui demander des explications. Réponse de l'intéressé : « c'était un voyage d'affaires privé ». Une défense mise à mal par les révélations de Mediapart ce jeudi : Alexandre Benalla voyageait en effet avec un passeport diplomatique. Il l'a utilisé pour se rendre en Israël et dans plusieurs pays africains. Un précieux sésame qui lui avait été remis trois semaines après sa mise à pied. Il a donc omis de le rendre après son licenciement, malgré ce qu'il affirmait devant la commission d'enquête du Sénat en septembre dernier. Alexandre Benalla déclarait alors avoir laissé le document dans son bureau à l’Élysée. Le ministère des Affaires étrangères le lui avait pourtant réclamé en juillet, ainsi qu'un deuxième passeport. Une injonction qui n'a donc pas été suivie des faits. Et, à la suite de ces révélations, le quai d'Orsay se réserve le droit de donner des suites judiciaires à l'affaire.

PP : La commission d'enquête du Sénat chargée de l'affaire Benalla regardera s'il existe une « contradiction » entre les dernières informations et les auditions de septembre.

On reste en France, où une centaine de « gilets jaunes » se sont rassemblés devant l'Hôtel de police de Roanne, dans le sud-est du pays. Ils ont voulu exprimer leur soutien à quatre autres manifestants convoqués pour avoir bloqué un rond-point dans une commune voisine.

CF : L'actualité africaine, Andry Rajoelina remporte l'élection présidentielle à Madagascar, d'après la Commission électorale.

PP : il obtient 55,66 % des suffrages. Victoire face à Marc Ravalomanana. Les deux candidats ont affirmé qu'il y a eu des fraudes lors du vote. Ajoutons que les deux hommes ont déjà dirigé le pays.

CF : À trois jours des élections en République démocratique du Congo, une partie de l'opposition lance un appel à la grève générale.

PP : Des Congolais mobilisés contre le report du vote dans deux régions : à Beni et Butembo, dans l'est, et Yumbi, dans l'ouest. Les autorités considèrent que dans ces zones, le virus Ebola et les violences empêchent l'organisation du vote.

CF : Trois élections sont prévues : la présidentielle, les législatives et les provinciales.

PP : En football, le club italien de l’Inter Milan sanctionné à cause du racisme de certains de ses supporters.

CF : Deux matches du club devant se jouer à domicile auront lieu à huis clos, c'est-à-dire dans un stade entièrement vide. Cette sanction a été prise après les cris racistes et les chants insultants destinés au défenseur sénégalais de Naples, Kalidou Koulibaly.

PP : C'était lors du match entre les deux clubs, hier soir, Inter Milan-Naples. L'entraîneur de Naples estime que cette attitude des supporters milanais a perturbé son joueur et a entraîné son expulsion. On écoute Carlo Ancelotti :

« Je ne suis pas énervé, mais très déçu. Je suis allé voir l'arbitre. Je pense que ce carton rouge est arrivé dans un contexte où le joueur était fortement perturbé par les insultes qu'il a reçues tout au long du match. Nous avions demandé aux autorités de la Fédération d'intervenir afin d'arrêter temporairement la rencontre pour que cessent ces insultes, une décision qui me semblait juste et nécessaire. Mais elles ont préféré faire seulement quelques annonces au public. Il est très rare de voir Koulibaly réagir comme il l'a fait. C'était bien sûr un mauvais geste de sa part, mais il faut comprendre que son état d'esprit n'était pas serein. Et l'arbitre n'a pas voulu prendre en compte cette situation. »

PP : Le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly a été expulsé hier soir. C’est la fin de ce Journal en français facile, il est 21h10 à Paris. 



Voir le flux - 27/12/2018 20:30:06

Le goût de lire

Rendez-vous au Mois international du livre et de la lecture à N'Djamena. Objectif : sensibiliser aux bienfaits de la lecture et de la littérature. Cette activité est proposée en partenariat avec le numéro 421 du « Français dans le monde ».


Voir le flux - 27/12/2018 14:36:54

Tonneau

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Traverser l’Atlantique dans un tonneau ! Voilà une belle résolution pour les prochains jours. Si Jean-Jacques Savin y arrive, il aura bien commencé l’année qui vient ! Parce qu’un tonneau, même si ça peut flotter, ça n’est pas bien grand, et ça propose rarement tout le confort. C’est même parfois le contraire : vivre dans un tonneau, depuis l’Antiquité, était considéré comme l’exemple même d’une vie a minima, qui refuse tout bien-être dont on peut se passer. On se souvient de Diogène, ce penseur grec qui prônait le dénuement et dormait dans un tonneau, ou une jarre !

Un tonneau est donc un grand récipient presque cylindrique mais enflé en son milieu, en général en bois, et qui sert à conserver le plus souvent un liquide. Surtout du vin d’ailleurs, qu’on peut garder et faire vieillir ainsi. Mais on trouve aussi des tonneaux de bière, de choucroute, de poissons séchés…

Sa forme se prête donc à des expressions imagées : être gros comme un tonneau. Mais le tonneau roule aussi sur lui-même, ce qui fait que le mot fait penser à des mouvements : un avion peut faire des tonneaux, c’est une figure de voltige, lorsqu’il tourne sur lui-même. En revanche, si une voiture fait des tonneaux, c’est qu’elle s’est retournée complètement, lors d’un accident.

D’autres significations nous viennent, non pas de la forme mais de l’usage du tonneau : il peut donner un certain goût, un certain caractère à ce qu’il contient. C’est comme cela qu’on peut comprendre une expression comme « du même tonneau », c’est-à-dire du même genre.

D’autre part, il est fait pour conserver, mais gare aux fuites. Le tonneau qui n’est pas étanche est donc semblable au panier percé, à la poche percée : une façon pittoresque de parler de ceux qui sont très dépensiers.

On se rappelle aussi le tonneau des Danaïdes : une locution qui évoque une tâche qu’on n’arrive jamais à terminer, un peu comme d’autres épisodes mythologiques : les écuries d’Augias, si vastes qu’une fois qu’on les avait nettoyées, la première partie était de nouveau souillée. Ou encore la punition de Sisyphe qui doit monter un rocher au sommet d’une colline, mais dont le fardeau redescend toujours sitôt que le sommet est en vue. Mais l’image du tonneau des Danaïdes est forte, et le plus souvent, on l’emploie à propos de dettes qu’on n’arrive pas à payer, d’une affaire qu’on ne parvient pas à assainir financièrement. Alors pourquoi les Danaïdes ? C’était cinquante sœurs promises à cinquante frères, mais qui avaient peur -peut-être à juste titre- d’être massacrées par leur mari. Alors, pour éviter cette fin cruelle, elles avaient, à la fin de la nuit de noces, plongé leur épingle dans le cœur de leur jeune mari confiant. Une punition exemplaire les guettait, et Zeus avait ordonné qu’elles remplissent, dans les Enfers, un tonneau percé.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 27/12/2018 14:15:03

Fuite en avant

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Fuite en avant de Benyamin Netanyahu ! C’est ainsi que la presse nomme la politique du Premier ministre israélien, fort embarrassé par une nouvelle affaire de corruption. Les élections législatives sont donc avancées de sept mois, ce qui, en cas de victoire -et l’actuel chef du gouvernement est plutôt en position favorable- éviterait une confrontation immédiate avec la justice. Pourquoi fuite en avant ? L’expression est le plus souvent utilisée dans le cas d’une manœuvre extrêmement risquée, alors que, dans le cas de Netanyahu, elle semble tactiquement assez astucieuse. Il s’agirait donc d’une fuite en avant raisonnée, d’une défense habile.

Lorsqu’on parle de fuite en avant, on évoque un mouvement qui est l’inverse du recul, au lieu de faire un pas en arrière, on fait un pas en avant. Ou même deux ou trois ! On a bien cette idée que dans une situation très menaçante, on poursuit son premier mouvement, et même on l’accentue : on continue, à marche forcée dans la direction qu’on s’est fixée, on en rajoute ! Mais l’expression va également dans le sens d’un risque multiplié : comme si on jouait son va-tout, comme si on s’enfonçait bien plus loin et plus vite qu’on l’avait imaginé au départ. On peut donc s’en sortir, mais si ce n’est pas le cas, plus dure sera la chute. On l’emploie par exemple lorsque celui qui, très endetté, et incapable de rembourser, emprunte encore plus en espérant se refaire. Ou pour celui qui, empêtré dans ses mensonges, ment encore plus en souhaitant s’en sortir ainsi. La formule peut donc être comparée à d’autres : la course à l’abîme, qui risque de précipiter le coureur dans un précipice fatal. C’est l’un des titres que l’on trouve dans le mythe de Faust, qui vend son âme au diable, tourne le dos au salut et se précipite vers l’Enfer.

L’image combine donc une notion de courage et d’intrépidité et celle d’une peur panique qui pousse sa victime vers un désastre définitif et catastrophique, une mécanique diabolique qu’on ne contrôle plus et qui décuple les conséquences néfastes.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 27/12/2018 09:30:06

Journal en français facile 26/12/2018 20h00 GMT

Transcription.

Pierre Pillet : Il est 21 heures à Paris, 22 heures au Caire, 23 heures à Moscou. Bonjour à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Clément Fraioli est avec nous ce soir. Bonsoir Clément.

Clément Fraioli : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : À la Une : La colère de la Russie après les bombardements d'Israël en Syrie.

CF : Quelles sont les relations de Moscou avec les pays du Proche et du Moyen-Orient ? Réponse dans ce journal.

PP : Deux ennemis, deux anciens présidents face-à-face en Égypte aujourd'hui : Hosni Moubarak, renversé en 2011, accuse Mohamed Morsi de complicités avec des groupes armés étrangers. C'était lors du printemps arabe, il y a sept ans.

CF : Aux États-Unis, les désaccords entre républicains et démocrates à propos de la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique continuent. Et cela pourrait jouer un rôle dans la prochaine élection présidentielle. 

PP : Et puis, le Japon va reprendre la chasse commerciale à la baleine. Explications à suivre.

CF : Une accusation, une colère dans l'actualité : celle de la Russie contre Israël. Moscou affirme que le pays a violé la souveraineté de la Syrie.

PP : Moscou, allié du pouvoir syrien, critique les bombardements de l'armée israélienne près de Damas, la capitale syrienne. Israël, de son côté, affirme s'être protégé contre un tir de missile. Mais le ministère russe des Affaires étrangères se dit très préoccupé. La Russie est alliée de beaucoup de pays au Proche et au Moyen-Orient.

CF : Décryptage avec Cyrille Bret, professeur à Sciences-Po :

« Les relations sont plutôt bonnes depuis quelques années entre Israël et la Russie et le ton s'est durci avec la solidarité croissante entre la Russie et l'Iran. Aujourd'hui, la Russie au Moyen-Orient est prise entre ses différents réseaux d'alliances. La Russie a réussi à maintenir une alliance forte entre la puissance chiite, l'Iran, mais aussi à améliorer ses relations avec Israël. Mais également à conserver des liens forts avec deux puissances sunnites dans la région, l'Arabie saoudite et l'Égypte. Donc, la Russie a un peu fait la quadrature du cercle au Moyen-Orient. Il est possible que, à mesure que son dispositif est amené à se renforcer, qu'elle soit obligée de clarifier ses réseaux d'alliances. Et le signe envoyé à l'égard d'Israël montre que ce n'est peut-être pas du côté d'Israël que ses préférences iront. »

PP : Cyrille Bret, professeur à Sciences-Po, interrogé pour RFI par Anissa El Jabri.

CF : Autre actualité en Israël, le Parlement, qu'on appelle la Knesset, a voté pour sa dissolution.

PP : Cela signifie que de nouvelles élections auront lieu, ce sera le 9 avril prochain. On parle d'élections anticipées car elles ont été avancées, ce scrutin devait être organisé sept mois plus tard. Avec 61 députés, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'avait plus qu'un siège d'avance sur l'opposition.

CF : En Égypte, l’ancien président Hosni Moubarak a témoigné dans le procès d'un autre ex-chef de l'État, Mohamad Morsi, issu des Frères musulmans.

PP : Ce procès concerne également 28 autres dirigeants de cette confrérie des Frères musulmans. Procès reporté au 24 janvier. Mais avant qu'on apprenne ce report, Hosni Moubarak a affirmé que Mohamed Morsi a utilisé des puissances étrangères, qu'il a fait appel à des groupes armés étrangers, pour le chasser du pouvoir, c'était en 2011, lors du printemps arabe.

CF : Les précisions d'Alexandre Buccianti au Caire pour RFI :

C’est appuyé sur une canne et entouré de ses deux fils, que le nonagénaire ex-président Moubarak a fait son entrée au tribunal. Dans le box des accusés se trouvait déjà l’ex-président Morsi. C’était la première fois que les deux ennemis jurés, le militaire et le Frère musulman, se trouvaient dans le même lieu. Répondant aux questions du juge anti-terroriste, Moubarak a accusé les Frères musulmans de complicité avec le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais « pour semer le chaos lors du soulèvement du 25 janvier ». Il a indiqué que 800 combattants de diverses nationalités s’étaient introduits en Égypte, le 26 janvier, à partir des tunnels de Gaza. Ils ont, selon lui, attaqué des commissariats et tué des policiers avant de prendre d’assaut les prisons pour faire évader les Frères musulmans et les membres du Hamas et du Hezbollah. Ces hommes armés auraient même tiré sur les manifestants de la place Tahrir, selon Moubarak. Alexandre Buccianti, Le Caire, RFI.

PP : Par ailleurs, Hosni Moubarak demande au président en poste en ce moment, Abdel Fattah al-Sissi, l'autorisation de dévoiler des informations sur les attaques durant la révolution de 2011.

CF : Plus d'un million deux cent cinquante mille électeurs ne pourront pas voter dimanche lors des élections générales en République démocratique du Congo.

PP : Dans trois zones, les habitants se rendront aux urnes au mois de mars pour ces scrutins présidentiel, législatif et provincial : il s'agit des villes de Beni et Butembo, dans l'est du pays, en raison d'une épidémie du virus Ebola. Yumbi, dans l'ouest du territoire, est également concernée à cause de problèmes sécuritaires, plus de cent personnes y ont été tuées dans des violences la semaine dernière.

CF : Voilà pour les motifs donnés par les autorités. L'opposition, elle, estime que cela arrange le pouvoir, car dans les villes dont nous parlons, les opposants au président Joseph Kabila sont majoritaires. Près de 39 millions de Congolais sont appelés aux urnes dimanche afin de choisir son successeur.

PP : Au Soudan, un parti au pouvoir réclame l'ouverture d'une enquête concernant la mort de manifestants.

CF : Selon le parti du Congrès populaire, dix-sept personnes ont été tuées lors des manifestations contre l'augmentation du prix du pain : il coûte trois fois plus cher depuis que le gouvernement a décidé cette hausse. L'ONG Amnesty International a compté trente-sept personnes tuées par les forces de l'ordre. La contestation est forte, elle a lieu dans une dizaine de villes, dont la capitale, Khartoum.

PP : Aux États-Unis le « shutdown » se poursuit, Clément.

CF : Bientôt une semaine qu'une partie des administrations est fermée. En cause, le financement du mur de 800 kilomètres le long de la frontière avec le Mexique. Un édifice voulu par le président républicain Donald Trump. Mais les démocrates sont en désaccord avec le prix que coûte ce mur.

PP : Un sujet politique qui pourrait avoir des conséquences sur la prochaine élection présidentielle, en 2020. Ce qu'explique François Durpaire, spécialiste des États-Unis :

« Là, on commence à voir émerger certains sondages, renvoyant dos à dos Trump et les démocrates, et donc, se disant "si on a beaucoup à perdre dans ce shutdown, il faut qu'on trouve un compromis". Ce compromis pourrait être trouvé, alors, peut-être autour de ce financement, plus de cinq milliards [de dollars] réclame Trump. Les démocrates sont prêts pour l'instant à 1,6 milliard. Ça fait un peu marchand de tapis, mais on peut s'imaginer qu'on pourrait s'entendre autour de trois milliards. Donc il faudra nécessairement discuter. Ce qui est sûr, c'est que démocrates et républicains jouent l'élection de 2020 sur cette possibilité ou non de financer ce mur, qui est devenu extrêmement symbolique. C'était la promesse principale, Donald Trump a coché toutes les cases de promesses, il a simplement des difficultés à faire passer celle-là. Il voudrait qu'il y ait huit-cents kilomètres de mur financés d'ici 2020, pour l'instant il est très, très loin du compte. »

CF : François Durpaire, spécialiste des États-Unis, invité de RFI à la mi-journée.

PP : À Java, dans le sud-ouest de l'Indonésie, la pluie complique le travail des secouristes, quatre jours après le tsunami.

CF : Une vague mortelle qui a fait au moins 430 morts et 1 500 blessés, sur cette île ainsi que sur celle de Sumatra. Les habitants ont peur d'une deuxième catastrophe, car le volcan qui a créé ce raz-de-marée est toujours en activité.

PP : 5 heures et huit minutes à Tokyo. Le Japon va se remettre à chasser les baleines. Pour y parvenir, le pays se retire d'une commission internationale. La correspondance de Frédéric Charles :

Il est très rare que le Japon se retire d’une juridiction internationale, en l’occurrence la commission baleinière internationale qui interdit la pêche commerciale de la baleine depuis 1986. Cette interdiction n’empêchait pas le Japon de capturer plusieurs centaines de baleines chaque année, au nom de la recherche scientifique. Sa décision s’explique par des considérations politiques : le principal port baleinier japonais situé dans le fief électoral du très nationaliste Premier ministre Shinzo Abe, lequel invoque une tradition séculaire de consommation de la chair de baleine, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Le Japon souligne qu’il limitera la pêche commerciale à la baleine aux eaux territoriales et à sa zone économique exclusive. Il s’abstiendra de les chasser dans les eaux de l’Antarctique ou dans l’hémisphère sud. Sous couvert de recherches scientifiques, les pêcheurs japonais étaient les plus importants prédateurs au monde de grands cétacés, les seuls à les poursuivre jusque dans leur sanctuaire de l’océan austral. Frédéric Charles, Tokyo, RFI.

PP : Le Japon, l'Islande, la Norvège, voici trois pays qui autorisent la chasse à la baleine.

C'est la fin de ce journal en français facile. Presque 21 heures 10 à Paris, une heure de moins en temps universel. 



Voir le flux - 26/12/2018 20:45:03

Sapin

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Transcription manquante.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 26/12/2018 13:02:39

Tsunami

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Transcription manquante.

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Voir le flux - 26/12/2018 12:31:50

Journal en français facile 25/12/2018 20h00 GMT

Transcription.

Pierre Pillet : Il est 21 heures à Paris et au Vatican, 3 heures du matin à Jakarta. Bonjour à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Sébastien Duhamel est avec nous ce soir. Bonsoir Sébastien.

Sébastien Duhamel : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : À la Une, l'appel à la paix et à la fraternité du pape François.

SB : Le souverain pontife a prononcé son message de Noël au Vatican et s'est exprimé sur les conflits dans le monde.

PP : En Indonésie, les associations humanitaires ont peur d'une catastrophe sanitaire. Il n'y a pas assez d'eau potable, de nourriture et de médicaments pour les survivants du tsunami, sur les îles de Java et Sumatra.

SB : Dans ce journal, nous entendrons le témoignage d'un journaliste du Nicaragua, recherché par les autorités. Il dénonce la répression mise en place par le président Daniel Ortega.

PP : Et pas de repos pour certains sportifs en cette période de fêtes. Deux grands clubs de basket-ball de Californie s'affrontent dans quelques heures : les Golden State de San Francisco et les Lakers de Los Angeles.

SB : Une tradition en ce jour de Noël, Pierre, le message du pape François.

PP : Bénédiction Urbi et Orbi, ce qui signifie « à la ville et au monde ». Elle a eu lieu devant des dizaines de milliers de fidèles place Saint-Pierre, au Vatican. La fraternité était au cœur du message du souverain pontife, en raison des guerres dans le monde :

« Que la fête de Noël permette aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre le dialogue et d'entreprendre un chemin de paix qui mette fin à un conflit de soixante-dix ans. Que la communauté internationale œuvre résolument pour une solution politique qui mette de côté les divisions et les intérêts partisans, de sorte que le peuple syrien, surtout ceux qui ont dû quitter leur terre pour chercher refuge ailleurs, puisse retourner vivre en paix dans leur pays. Je pense au Yémen, avec l'espoir que la trêve obtenue grâce à la médiation de la communauté internationale puisse finalement soulager les nombreux enfants et les populations épuisés par la guerre et la famine. Je pense aussi à l’Afrique, où des millions de personnes sont réfugiées ou déplacées et ont besoin d’aide humanitaire et de sécurité alimentaire. »

SB : La paix, on en est loin, Pierre, si on se fie à la situation de l'Afghanistan par exemple.

PP : 43 personnes ont été tuées dans l'attaque d'un bâtiment où se trouvent plusieurs ministères. C'était hier dans la capitale, Kaboul. Des hommes armés sont entrés dans ce lieu.

SB : Pas de revendication pour le moment. Cette année, plus de vingt mille personnes, civils et militaires confondus, ont perdu la vie en raison des attaques, menées notamment par les talibans.

PP : Trois heures et trois minutes à Java et Sumatra, en Indonésie, où la situation reste catastrophique, trois jours après le passage d'un tsunami.

SB : Pas assez d'eau potable, de nourriture, de médicaments, les besoins sont importants afin d'aider les personnes réfugiées dans les centres d'urgence. Les travailleurs humanitaires mettent en garde contre les risques de crise sanitaire. Ce drame a fait au moins 373 morts et 1 400 blessés.

PP : Les forces de l'ordre et de secours font tout ce qu'elles peuvent comme l'explique ce policier rencontré par l'envoyé spécial de RFI, Joël Bronner, sur la partie ouest de l'île de Java :

« Au lendemain du tsunami, nous avons essayé de sauver des gens, mais il y avait beaucoup de personnes déjà décédées parmi les gens que nous avons évacués. Ils ont notamment été envoyés dans l'hôpital du district voisin de Pandeglang. À partir du deuxième jour, notre mission a été d'évacuer des habitants sinistrés vers des lieux plus sûrs. En particulier près du poste de police de la ville de Carita. Car au-delà de la recherche de cadavres, nous sommes aussi là pour prêter main-forte aux victimes qui sont toujours en vie. Notre président, Joko Widodo, est venu dans cette ville pour prendre des nouvelles des victimes et se renseigner à propos de ce tsunami. Nous espérons que notre gouvernement pourra prendre ces victimes convenablement en charge, du point de vue de la nourriture comme du reste. »

PP : Les autorités sont toujours sans nouvelles d'environ 150 personnes. Les chrétiens d'Indonésie ont prié pour les victimes en ce jour de Noël.

SB : Toujours en Asie, plus de 10 500 militants politiques ont été arrêtés ces dernières semaines par la police au Bangladesh.

PP : Sur ce nombre d'arrestations, on compte plus de 7 000 membres du Parti nationaliste bangladais, la principale formation politique d'opposition. Certains parlent d'intimidation, d'une volonté de créer de la peur avant les élections législatives. Elles ont lieu dimanche. La Première ministre Sheikh Hasina va tenter d'obtenir un nouveau mandat.

SB : Direction maintenant l'Amérique centrale, plus précisément le Nicaragua, où la chaîne d'informations 100 % Noticias est fermée depuis samedi.

PP : Fermeture ordonnée par les autorités. Le directeur a été arrêté, tout comme la directrice de la rédaction. Tous deux ont été inculpés pour conspiration et terrorisme, c'est-à-dire qu'ils sont accusés de ces faits. Ce type d'accusation est retenu conte la plupart des manifestants qui réclament depuis plusieurs mois le départ du président Daniel Ortega.

SB : Deux autres journalistes de la chaîne sont recherchés. L'un d'eux, Luis Galeano, a pu être joint par le service en langue espagnole de RFI :

« Je suis un journaliste qui pose des questions, si la Constitution a été violée, si l’on ne respecte pas les libertés civiles ou si l’on ne respecte pas l’État de droit. Je ne fais rien d’autre que mon métier de journaliste. Nous, les journalistes, ne souhaitons pas être des martyrs ni être victimes de persécutions politiques. Nous ne voulons pas fuir et nous cacher. Mais nous assumons, parce que nous avons un engagement auprès de la population, concernant ses droits, ses libertés, et nous sommes donc prêts à assumer toutes les conséquences que cela peut avoir. Il est important que le monde entier sache que monsieur Ortega a fermé toutes les portes pour que le pays sorte de cette crise de manière pacifique. À travers ses actions, il a clairement fait comprendre qu’il n’était pas prêt à quitter le pouvoir. Le pouvoir, il le quittera soit mort, soit par la force. Il a dit que le dialogue pour tenter de trouver une issue à la crise n’est pas une option qu’il envisage. La conséquence selon moi, c’est que la communauté internationale doit commencer à envisager d’autres types d’actions contre monsieur Ortega. »

PP : Luis Galeano, journaliste de la chaîne 100% Noticias au Nicaragua. Il était joint par le service en langue espagnole de RFI.

SB : Aux États-Unis, le chef de l’État, Donald Trump, estime que seul le financement d'un mur à la frontière avec le Mexique permettra de sortir du « shutdown ».

PP : « Je peux vous dire que le gouvernement ne rouvrira pas avant que nous ayons un mur, une barrière à la frontière mexicaine » : c’est ce que déclare le président américain à des journalistes. Le « shutdown », c'est la fermeture partielle des administrations. Elle a commencé vendredi en raison de désaccords entre démocrates et républicains concernant le budget du pays.

SB : Les démocrates s'opposent à la construction et à la dépense d'argent pour ce mur. Il coûterait selon les estimations cinq milliards de dollars.

PP : Pendant les fêtes de fin d'année, le sport ne s'arrête pas, Sébastien ! Les basketteurs américains sont habitués à jouer le 25 décembre, jour de Noël.

SB : Et cette année, il y a au programme un choc entre deux équipes de l'État de Californie : d'un côté, les Golden State, club de San Francisco, double tenant du titre en NBA, le championnat national. De l'autre, les Lakers de Los Angeles, qui retrouvent un bon niveau cette saison grâce à un joueur : LeBron James.

PP : LeBron James qui sera opposé cette nuit à Stephen Curry son ennemi de toujours. Le décryptage de Martin Guez :

« Sa conquête de l'ouest prend forme peu à peu. LeBron James, l'homme de l'est, trois titres NBA avec Miami et Cleveland, quatre titres de MVP de meilleur joueur de la saison, a fait le pari risqué à trente-trois ans de redonner un petit peu de couleurs à des Lakers bien pâles. Car, le maillot doré du mythique club de Los Angeles avait perdu de son éclat. Deuxième club le plus titré de l'histoire de la NBA derrière Boston, l'équipe de Magic Johnson, ancienne gloire et nouveau propriétaire, patauge depuis cinq ans... Cinq ans sans participer aux play-offs et aucune star de renom dans l'effectif depuis la retraite de l'icône Kobe Bryant, il y a deux ans. Heureusement, LeBron est arrivé, sans se presser et revoilà les Lakers qui jouent les premiers rôles, actuels quatrièmes de la conférence Ouest, juste derrière l'ogre Golden State, trois titres NBA en quatre ans. Trois titres tous obtenus grâce au talent du meneur Stephen Curry, tous obtenus également face à LeBron James en finale, alors joueur des Cavaliers de Cleveland. Désormais, les forces se sont recentrées, la Californie est le terrain d'une rivalité nouvelle en basket, entre Los Angeles, gloire historique, et San Francisco, place forte moderne. Mais pour assister au choc, il faudra que les supporters aient été très gâtés par le père Noël : 1 200 dollars en moyenne à la revente pour voir à nouveau LeBron James affronter Stephen Curry. »

PP : Les explications de Martin Guez, du service des sports de RFI.

SB : C'est la fin de ce Journal en français facile. Vous pouvez le réécouter sur RFI.fr et SAVOIRS.RFI.FR. Excellente soirée sur la radio du monde.



Voir le flux - 25/12/2018 20:30:06

Journal en français facile 24/12/2018 20h00 GMT

Transcription.

Pierre Pillet : Il est 21 heures à Paris, 22 heures à Bethléem, 3 heures du matin à Jakarta. Bonjour à tous et bienvenue dans votre Journal en français facile. Fanny Bleichner est avec nous ce soir. Bonsoir Fanny.

Fanny Bleichner : Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.

PP : À la Une de l'actualité : cette situation catastrophique en Indonésie après le passage d'un tsunami samedi.

FB : Le raz-de-marée a tué au moins 373 personnes et en a blessé plus de 1 400 autres. Sur les îles de Java et Sumatra, les habitants se mettent en sécurité dans les endroits situés en hauteur.

PP : Les élections législatives auront lieu plus tôt que prévu en Israël, ce sont des élections anticipées. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou l'a annoncé aujourd'hui.

FB : Au Pakistan, l'ancien chef du gouvernement Nawaz Sharif est condamné à sept ans de prison pour corruption.

PP : Et, en ce 24 décembre, des milliers de personnes se rendent à Bethléem pour célébrer la naissance du Christ. Bonnes fêtes et bienvenue dans ce journal !

FB : Le bilan s'alourdit encore en Indonésie, deux jours après le tsunami qui a frappé les côtes de Java et Sumatra dans le sud-ouest de l'archipel.

PP : Au moins 373 morts, plus de 1 400 blessés, près de 130 personnes disparues. Les équipes de secours continuent leurs recherches pour trouver des survivants. Certains habitants se mettent à l'abri en hauteur, afin d'être en sécurité au cas où un nouveau raz-de-marée arrive. Ils se réfugient dans des abris créés par les associations.

FB : Murielle Paradon a joint Aulia Arriani, une porte-parole de la Croix-Rouge :

« Je me trouve actuellement dans un des abris où la population vient pour se sentir en sécurité. Les gens ne veulent pas rester chez eux à la maison parce qu'il y a actuellement de grosses vagues. Il y a des rumeurs au sein de la population qui disent qu'il pourrait y avoir un nouveau tsunami. Alors, ils veulent rester dans ce refuge jusqu'au 26 décembre. Cet endroit est une école, il y a beaucoup de pièces. Environ 500 personnes se sont réfugiées ici. Nous leur fournissons de la nourriture, de l'eau potable. Mais ce n'est pas suffisant. Certains réclament des couvertures, car il peut faire froid la nuit. Et ils n'ont pas de couvertures, car ils ont fui leur maison sans rien emporter. »

PP : De nouvelles vagues mortelles pourraient arriver, car le volcan entré en éruption samedi est toujours en activité. C'est lui qui a provoqué la catastrophe.

FB : En ce 24 décembre, veille de la naissance du Christ, des pèlerins du monde entier sont arrivés près de la basilique de la Nativité à Bethléem, au sud de Jérusalem.

PP : C'est le lieu où est venu au monde Jésus d'après la tradition chrétienne. Un immense sapin de Noël a été mis en place aux abords du lieu de culte.

FB : Il est 22 heures 4 à Tel-Aviv : il y aura des élections anticipées en Israël, Pierre.

PP : Ces élections, qui permettent d'élire les députés devaient avoir lieu en novembre prochain, elles sont finalement avancées au mois d'avril. L'annonce a été faite par le Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Cette situation est liée à démission du ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, c’était en novembre.

FB : Pour le politologue israélien Ilan Greislsammer, le chef du gouvernement cherche surtout à échapper à la justice. Cette dernière pourrait l'inculper pour des affaires de corruption :

« Nous sommes là, à quelques mois de la décision du procureur général. Il prendra sa décision et annoncera donc la mise en accusation de Netanyahu vers le mois de mai. Il fallait donc, du point de vue de Netanyahu, prendre de court ce procureur général en provoquant des élections. Actuellement, les sondages donnent le Likoud, le parti de Netanyahu, largement gagnant à des élections de ce genre, ce qu’il fait qu’il pourrait arriver à cette décision du procureur général comme disons auréolé de sa victoire dans les élections, un peu comme pour dire "quoi, on ne peut pas mettre en accusation quelqu’un que le public adore et qu’il élit et réélit à chaque fois". Reste à savoir si le calcul de Netanyahu est juste : est-ce qu’il remporterait une telle victoire, est-ce que ça dissuaderait le système judiciaire de le mettre en accusation ? Là, je dirais grand point d’interrogation. »

PP : Le politologue israélien Ilan Greilsammer.

Au moins 25 personnes ont été tuées à Kaboul, la capitale de l'Afghanistan, dans l'explosion d'une voiture piégée suivie de l'attaque d'un bâtiment du gouvernement. Vingt autres personnes ont été blessées dans cet assaut qui a duré plusieurs heures. Il s'est terminé par la mort des quatre assaillants. Un bilan communiqué par le ministre de l'Intérieur.

FB : Direction à présent le Pakistan où un ancien Premier ministre est condamné à sept ans de prison.

PP : Nawaz Sharif devra aussi verser 9 millions d'euros d'amende. Il était jugé pour corruption et a occupé le poste de chef du gouvernement entre 2013 et 2017. Les précisions de Yelena Tomic :

C'est un coup dur pour Nawaz Sharif qui vient d'écoper d'une nouvelle peine de 7 ans de prison. La condamnation porte cette fois-ci sur des actifs détenus par la famille Sharif au Moyen-Orient. En juillet dernier, l'ancien Premier ministre avait écopé d'une peine de dix ans de prison pour corruption dans une autre affaire de biens immobiliers détenus à Londres. Emprisonné peu après sa condamnation, Nawaz Sharif avait été libéré sous caution dans l'attente d'un jugement en appel. Il a été interpellé ce lundi et devrait être transféré, selon la télévision officielle pakistanaise, dans une prison à Lahore. Les ennuis avec la justice ont commencé en septembre 2017, plus d'un an après les révélations des « Panama Papers », qui avait mis en lumière un gigantesque système d'évasion fiscale. Ce scandale avait provoqué sa destitution par la Cour suprême, qui l'avait banni à vie de tout mandat politique. A 68 ans, Nawaz Sharif a toujours nié les faits qui lui sont reprochés dénonçant une conspiration de la puissante armée pakistanaise à son encontre et en faveur du nouveau chef du gouvernement Imran Khan, élu en juillet dernier.

PP : Explications sur RFI signées Yelena Tomic.

FB : Aux États-Unis, le décret sur la Syrie a été signé.

PP : Cela signifie que les 2 000 soldats américains présents sur le sol syrien pourraient commencer à se retirer dans les semaines à venir. Ce départ est voulu par le président Donald Trump, une décision qui a provoqué la démission de son responsable de la Défense, Jim Mattis.

FB : Ce retrait américain intervient trop tôt selon la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, membres du groupe de pays qui luttent contre les terroristes.

PP : 14 heures et 6 minutes à Managua. Les arrestations des opposants et des personnes qui critiquent le président Daniel Ortega continuent au Nicaragua

FB : Une deuxième journaliste de la chaîne d'informations 100% Noticias a été interpellée. Les juges l'accusent de « terrorisme » et lui reprochent de créer de l'angoisse et de la haine contre le parti au pouvoir.

PP : La chaine 100 % Noticias a été fermée par le gouvernement dans le cadre de la répression des manifestions antigouvernementales qui ont débuté en avril. Cette répression se durcit selon Geneviève Guarrigos. Elle est responsable Amériques chez Amnesty International, organisation de défense des droits de l'Homme :

« Le président Ortega a immédiatement utilisé la force et l’utilisation, notamment, de balles réelles contre les manifestants. Et depuis, il a systématiquement fait arrêter que ce soient les leaders, les opposants politiques. Depuis une dizaine de jours, on est dans une nouvelle phase où on voit que neuf organisations non gouvernementales de défense des droits humains ont été interdites, plusieurs télévisions ont été également interdites, des journalistes sont menacés et le groupe d’experts indépendants qui avait été nommé par la commission interaméricaine des droits de l’Homme, justement pour enquêter sur toutes ces violations, a été expulsé du pays alors qu’il allait rendre son rapport qui accuse le président Ortega de crimes contre l’humanité. Et on voit bien qu’on est dans une phase où il fait feu de tout bois pour faire taire la contestation, mais sans y parvenir puisque la mobilisation est réelle et déterminée. »

FB : Geneviève Guarrigos, responsable Amériques chez Amnesty International. Elle répondait à Béatrice Leveillé.

PP : L'actualité en Afrique : un avion militaire a raté son atterrissage à l'aéroport de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo. 38 blessés, dont quatre membres d’équipage. L'est de la RDC est touché par une épidémie du virus Ebola, c'est une des causes du report de l'élection présidentielle. Elle aura lieu dimanche.

FB : En France, fin de la grève au Samu de Seine-Saint-Denis. Un accord a été conclu pour recruter plus de dix personnes.

PP : Les équipes du service d'aide médicale d'urgence de ce département au nord de Paris protestaient contre le manque de personnel. La conséquence, c'est que les appels des personnes en détresse étaient pris au bout de longues minutes d'attente.

FB : Enfin, ça y est, la tournée du Père Noël a démarré

PP : L'homme en rouge attendu par les petits se trouve en ce moment en Estonie, dans les Pays baltes. Il est parti à onze heures et une minute en temps universel du pôle Nord. Plusieurs sites internet et applications vous permettent de suivre son voyage.



Voir le flux - 24/12/2018 20:45:03