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Journal en français facile 22/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Marie Casadebaig : Bonsoir à tous et bienvenu dans le journal en français facile sur RFI, que j'ai le plaisir de présenter avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Marie, bonsoir à toutes et à tous.

MC : À la Une de l'actualité ce soir, la mission de protection européenne que Londres voudrait installer dans la région du détroit d'Ormuz. C'est là qu'un bateau britannique, transportant du pétrole, a été arrêté par l'Iran vendredi.

ZK : La colère des habitants du quartier de Sour Baher au sud de Jérusalem. Les autorités israéliennes ont décidé de détruire leurs immeubles, car ils seraient trop près de la barrière qui sépare l'État hébreu de la Cisjordanie occupée.

MC : Un suspect a été arrêté, puis amené à l'hôpital dans l'affaire de Mamoudou Barry dans le nord-ouest de la France. Ce Guinéen a été frappé vendredi soir. Il en est mort le lendemain.

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ZK : La Grande-Bretagne répond à l'Iran, trois jours après l'arrestation, par Téhéran d'un pétrolier britannique, c'est-à-dire un bateau transportant du pétrole. Cela s'est passé dans le détroit d'Ormuz.

MC : La Première ministre, Theresa May, a organisé une réunion d'urgence avec plusieurs ministres ce matin. Mais ce soir, c'est son ministre des Affaires étrangères qui a expliqué au Parlement britannique, quelle décision le gouvernement avait prise pour réagir à l'attitude des autorités iraniennes. À Londres, la correspondance de Muriel Delcroix.

Jeremy Hunt a qualifié la capture du Stena Impero et de son équipage d’« acte de piraterie étatique » et prévenu que si l’Iran continuait à agir de la sorte, il lui faudrait accepter une « présence occidentale accrue » dans le golfe Persique. La principale mesure annoncée par le chef de la diplomatie est la constitution d’une mission maritime de protection dans le détroit d’Ormuz pour y assurer la libre navigation. Cette force sera créée par les pays européens et n’inclura pas les États-Unis, a bien précisé Jeremy Hunt qui a insisté sur le fait que le Royaume-Uni ne partageait pas la politique de pression maximale appliquée par Donald Trump sur l’Iran. Le chef de la diplomatie a d’ailleurs dit regretter cette escalade et a rappelé que Londres ne cherchait pas la confrontation avec Téhéran. Après la publication d’images vidéo des 23 marins du pétrolier arraisonné qui paraissent bien traités, le gouvernement britannique a encore réclamé la libération immédiate du tanker et en attendant a relevé d’un nouveau cran son niveau de sécurité dans le Golfe. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

MC : Dans le nord-est de la Syrie, un marché aux légumes a été la cible de bombardements aériens, dans la province d'Idleb. Au moins une cinquantaine de personnes ont été tuées. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme qui donne ce bilan accuse l'armée russe. Mais Moscou dément être responsable de ces attaques. Le régime de Damas et son principal allié ont intensifié leurs bombardements, depuis le mois d'avril, sur cette province qui échappe toujours à son contrôle.

ZK : L'État d'Israël a commencé à détruire, ce lundi, des logements dans le quartier de Sour Baher au sud de Jérusalem.

MC : Ces appartements, construits par des Palestiniens, se trouvent trop près de la barrière de séparation entre l'État hébreu et la Cisjordanie, selon les autorités israéliennes. Mais pour les habitants du quartier, la majorité de ces bâtiments se trouvent dans une zone sous contrôle de l'Autorité palestinienne. Le reportage de Guilhem Delteil.

Khaled Abou Mahamid regarde sur le toit d'un immeuble voisin l'armée israélienne détruire sa maison. Les lunettes de soleil de cet avocat palestinien cachent difficilement ses larmes : « Je suis très triste, très triste. Pour ma femme et mes enfants. Et puis ce sont 15 années de travail qui sont détruites. » Khaled Abou Mahamid vit en Cisjordanie, mais au pied de la barrière de séparation. Il avait obtenu l'autorisation des autorités locales pour construire cette maison de quatre étages pour héberger toute sa famille : onze personnes y vivaient depuis un an. À quelques mètres, mais de l'autre côté de la barrière, les bulldozers détruisent deux autres bâtiments. Eux aussi avaient reçu des permis de construire de l'Autorité palestinienne, assure Khaled el-Khatib, le maire de Dar as-Salah, la commune palestinienne : « On a donné des permis à ce bâtiment-là et à celui-là aussi. Cette zone ne fait pas partie de la municipalité de Jérusalem. Elle nous appartient. Elle appartient à l'Autorité palestinienne. La plupart des gens ont obtenu un permis de construire de notre part, de l'Autorité palestinienne. » Contacté par RFI, le gouvernement israélien ne reconnaît pas la validité des permis de construire accordés par l'Autorité palestinienne. Alors que les cartes de l'ONU placent ces bâtiments en territoire palestinien, il affirme que la plupart de ces habitations sont dans une zone israélienne et invoque des raisons de sécurité, soulignant qu'elles ont été attestées par la plus haute instance judiciaire israélienne. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

MC : Cette opération de démolition a été dénoncée par les Nations unies et l'Union européenne.

ZK : Une attaque contre la base militaire française de Gao, dans le nord du Mali.

MC : Un véhicule a explosé à l'entrée du site. Trois personnes, françaises et estoniennes, ont été blessées. Leur vie n'est pas en danger. Cette base militaire est partagée par la force française de lutte contre le jihadisme, Barkhane, la mission de maintien de la paix des Nations unies et les forces armées maliennes.

En République démocratique du Congo, en pleine épidémie du virus Ebola dans le nord-est du pays, le ministre de la Santé a démissionné. Le docteur Oly Ilunga s'est senti mis à l'écart. La présidence de la République a décidé de prendre le contrôle de la riposte, donc toute l'organisation de lutte contre la maladie. L'épidémie a déjà tué plus de 1 700 personnes en un an.

ZK : Des questions au lendemain d'une nouvelle manifestation à Hong Kong. Près de 400 000 personnes ont défilé, hier, pour dénoncer l'influence grandissante de la Chine sur cette ancienne colonie britannique. Des violences ont éclaté à la fin de la journée.

MC : Des hommes habillés avec des vêtements et portant des masques ont frappé des manifestants avec des bâtons. Au moins 45 personnes ont été blessées, certaines gravement. Des Hongkongais dénoncent ce lundi l'intervention de membres de la mafia locale. Ils dénoncent aussi le manque de réactivité de la police. Jean-Philippe Béja est directeur de recherche au Centre d'études français sur la Chine contemporaine.

[Transcription manquante]

MC : Propos recueillis par Heike Schmidt.

Quatorze États membres de l'Union européenne ont donné leur accord de principe pour un « mécanisme de solidarité » pour répartir les migrants secourus en Méditerranée. C'est ce qu'annonce aujourd'hui Emmanuel Macron, après une réunion de représentants européens à Paris. Le projet est porté par la France et l'Allemagne. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, n'a pas fait le déplacement en France.

ZK : Trois jours après le meurtre de Mamoudou Barry, dans le nord-ouest de la France, un suspect a été arrêté puis hospitalisé.

MC : Cet enseignant-chercheur guinéen a été frappé par un homme, vendredi soir, peu de temps avant la finale de la Coupe d'Afrique des nations de football, qui opposait l'Algérie au Sénégal. Il est mort de ses blessures le lendemain. Ses proches pensent qu'il s'agit d'un crime raciste. Les détails sur l'enquête avec Laura Martel.

Le suspect âgé de 29 ans est français d’origine turque, et non pas turque comme l’avait d’abord indiqué des sources policières à l'AFP. Ce trentenaire est connu pour des infractions liées aux stupéfiants selon les mêmes sources, qui précisent qu'il présente également des antécédents psychiatriques et est actuellement sous tutelle. Quelques heures après son interpellation, le procureur de Rouen a confirmé sa mise en garde à vue puis indiqué en début d'après-midi que suite à un examen médical, la garde à vue avait dû être levée et le suspect hospitalisé. Il faudra donc patienter pour connaitre les circonstances exactes du drame, notamment le motif de l'agression. Pour l'avocat de la famille Barry, c'est indéniablement un crime raciste, puisque le suspect aurait apostrophé le chercheur guinéen et sa femme en criant « sales Noirs, on va vous niquer ce soir ». En revanche, « rien ne permet d'établir que c'est en lien avec la finale de la CAN », précise Maître Haddad. En effet, dès l'annonce du drame, certaines personnalités ou quidams avaient pointé du doigt les supporters de l'Algérie. S'il est désormais établi que le suspect n'est pas Algérien et souffre de problèmes psychiatriques, il reste possible que le football ait servi de prétexte à l'agression, car outre que les propos attribués au suspect pourraient faire référence au match, l'homme portait alors le maillot d'un club d’Istanbul. Ce sera à l'enquête d'apporter ces précisions.

MC : C’était les explications de Laura Martel. C’est la fin de ce journal en français facile. Merci Zéphiryn Kouadio.

ZK : C’était un plaisir, Marie.

MC : Journal à retrouver en ligne, savoirs.rfi.fr



Voir le flux - 22/07/2019 20:30:11

Détroit

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Pour l'ancien ambassadeur de France à Téhéran, François Nicoullaud : « Le détroit d'Ormuz est un détroit extrêmement étroit. » Voilà donc une belle déclaration, où se résume toute la pertinence du langage diplomatique. Blague dans le coin, cette phrase fortement géographique souligne le fait que dans un espace très resserré passent de très nombreux pétroliers et tankers : une grande partie du pétrole mondial transite par cet espace minime, ce qui multiplie les risques d’incidents et de frictions : on se frôle facilement !

Alors qu’est-ce qu’un détroit ? Au départ une sorte de défilé, un passage peu large. Entre deux montagnes par exemple : on pense par exemple au détroit des Thermopyles où la formidable armée perse fut mise en difficulté par les Spartiates de Léonidas : très peu de soldats pouvaient passer en même temps, donc leur grand nombre ne leur servait pas à grand-chose. Mais ce mot détroit désigne surtout un passage maritime entre deux terres importantes : les Dardanelles, ou Gibraltar par exemple, où l’extrême sud de l’Espagne, de l’Europe, touche presque le continent africain. Le détroit est donc le contraire, le symétrique inverse de l’isthme, petite bande de terre, entre deux mers immenses : l’isthme de Panama. Et parfois, pour éviter que l’isthme ne fasse obstacle au commerce, on creuse un canal pour rejoindre deux océans, qui est comme un détroit artificiel. Alors on parle parfois du détroit de Panama. Ce n’est pas si fréquent : le mot canal est plus fréquent !

Alors bien sûr un détroit, c’est étroit ! Les deux mots ne sont pas sans rapport. Et l’adjectif étroit a d’abord un sens purement spatial : ce qui est étroit est peu large. Mais le mot a également un sens plus abstrait, plus figuré, et au sens plus orienté : il est presque toujours négatif : ce qui est étroit évoque ce qui est borné, aux limites proches. Donc on se rapproche de l’idée de petitesse : ce qui est étroit manque d’espace, de largeur de vue. Cela évoque un manque de tolérance, ou simplement de souplesse : rigide, campé sur ses positions et refusant d’en changer, peu ouvert aux nouveautés. L’étroit n’est pas loin du fermé, et l’étroitesse de la fermeture.

Être à l’étroit est une expression toute faite qui signifie qu’on manque d’espace, mais là, on est le plus souvent retourné à un contexte littéral : on est à l’étroit quand on manque de place. Simple constatation ! Aucun sous-entendu péjoratif la plupart du temps.

Enfin quand on parle d’un rapport étroit entre deux personnes, d’une relation étroite, on n’a pas non plus d’implication négative, au contraire : un rapport étroit est un rapport très proche, une relation étroite est une relation de proximité, et souvent de confiance, d’amitié ou d’amour.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 22/07/2019 09:45:04

Journal en français facile 21/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 22 heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre journal en français facile présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Jeanne et bonsoir à toutes et à tous.

JB : À la Une de ce journal, le pétrolier britannique intercepté dans le détroit d'Ormuz toujours entre les mains de l'Iran. Londres adresse un courrier aux Nations Unies. Le Royaume-Uni dément la version de Téhéran et promet une réponse officielle demain.

ZK : Le Premier ministre pakistanais Imran Khan doit rencontrer demain Donald Trump à la Maison Blanche. Objectif : apaiser les relations conflictuelles entre les deux pays.

JB : Et puis le Tour de France. Le héros du jour s'appelle Simon Yates. Le Britannique remporte la 15e étape devant Thibaut Pinot.

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ZK : Le bras de fer, autrement dit Jeanne, la confrontation se poursuit entre Téhéran et Londres autour du pétrolier britannique intercepté par l'Iran dans le détroit d'Ormuz.

JB : Le Royaume-Uni dit étudier « une série d'options » avant de faire connaître sa réponse officielle demain. Accusé de « non-respect du code maritime international » par l’Iran, le Stena Impero et ses 23 membres d'équipage sont toujours bloqués au large du port de Bandar Abbas, dans le sud de l'Iran. Les incidents dans le détroit d'Ormuz se multiplient ces derniers mois. François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France en Iran rappelle l'importance stratégique de ce détroit dans la région.

[Transcription manquante]

François Nicoullaud au micro de Jelena Tomic.

ZK : Un « journaliste citoyen », Anas al-Dyab tué aujourd'hui dans des frappes russes sur la région d'Idleb en Syrie.

JB : L'information est révélée et rendue publique par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme et l'organisation des Casques blancs. Organisation de secouristes opérant en zone rebelle. Photographe et vidéaste de 22 ans, Anas al-Dyab avait collaboré, avait travaillé avec l'Agence France presse. Il était également bénévole au sein des Casques blancs. Il a été tué dans la ville de Khan Cheikhoun. Selon l'OSDH dix autres civils ont été tués aujourd'hui dans la province d'Idleb.

ZK : Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, doit rencontrer demain Donald Trump à la Maison Blanche.

JB : Une visite qui doit aider à apaiser, à calmer les relations tendues entre les deux pays. Les États-Unis attendent le soutien d'Islamabad pour mettre fin à la guerre en Afghanistan. En contrepartie, Washington pourrait proposer son aide au Pakistan pour éviter la faillite autrement dit, la banqueroute. Mais les États-Unis ne sont pas les seuls à courtiser le Pakistan comme nous l'explique Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS.

« Washington a évidemment son mot à dire sur la politique du Fonds monétaire international. Donc les 6 milliards de dollars prévus sous conditions de réforme économique pakistanaise semblent devoir se confirmer. Les Chinois sont là, mais il y a aussi le monde arabe, puisque les Saoudiens de leur côté et les Émirats arabes unis de l’autre ont chacun inscrit un budget de 6 milliards de dollars eux aussi sous des formes diverses. Mais en tout cas, le Pakistan est dans une situation économique difficile, mais il garde toujours un atout essentiel : c’est sa position géostratégique. Entre le Moyen-Orient, l’Asie du sud, la Chine et l’Asie centrale, c’est 200 millions d’habitants, c’est une puissance nucléaire. Le Pakistan peut demander de l’aide à de multiples partenaires, mais en même temps ils restent dans une situation fragile face à une Inde qui, elle-même, développe sa politique vis-à-vis du Moyen-Orient et des pays arabes, donc les marges de manœuvre sont là pour Islamabad, mais elles sont limitées. D’où l’intérêt de trouver un meilleur compromis possible avec les États-Unis d’aujourd’hui. »

JB : Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS au micro d'Heike Schmidt.

ZK : Une manifestation anti-gouvernementale dispersée dans la violence à Hong Kong.

JB : Pendant la soirée, la police anti-émeutes a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. Depuis des semaines, les manifestants réclament l'annulation pure et simple d'un projet de loi qui permettrait les extraditions vers la Chine continentale. Ils dénoncent l'influence grandissante de Pékin sur Hong Kong.

Enfin le Tour de France, 15e étage aujourd'hui. C'est le Britannique Simon Yates qui s'est imposé au sommet du col du Prat d'Albis dans les Pyrénées. Le Français Thibaut Pinot prend la 2e place. Le leader de la Groupama-FDJ remonte de la 6e à la 4e place au classement général, à 1’50’’ secondes du maillot jaune Julian Alaphilippe. Thibaut Pinot qui a surpris même son directeur sportif aujourd'hui. Philippe Mauduit :

[Transcription manquante]

JB : Philippe Mauduit, directeur sportif de Groupama-FDJ, au micro de Christophe Diremszian.

22h07 à l’écoute d’RFI

Tout de suite, Yvan Amar nous décrypte l’expression de la semaine.

YA : Apollon père d’Artémis ? Voilà la formule relevée dans la presse des derniers jours, et qui souligne la succession de ces deux programmes spatiaux. Apollo, en anglais, qui a permis que les trois premiers hommes se posent sur la Lune en juillet 1969, et que deux en foulent le sol, marchent véritablement sur le sol lunaire. Le programme Apollo date de 1961 et son nom a été choisi par l’un des directeurs de la Nasa, Abe Silverstein. Mais, il était bien ans la lignée des recherches en cours, puisqu’il succédait à un autre programme, nommé Mercury. La mythologie est donc à l’honneur, comme si les hommes voulaient égaler les dieux. Pourquoi Apollon ? Le prestige du dieu a sûrement fait beaucoup pour son choix. Et pourtant, Apollon n’a pas grand-chose à voir avec la Lune : c’est le dieu du soleil. Mais aussi des arts : c’est le conducteur des neuf muses.

Et dans la politique spatiale américaine, Artémis lui succède. Pendant quelques années, les expéditions humaines vers la Lune se succèdent, mais elles s’arrêtent et la Nasa redéploie ses efforts vers des recherches moins prestigieuses, mais un peu moins coûteuses, et tournées vers des investigations qui visent autre chose qu’un triomphe médiatique.

Et, on a ensuite Artémis. Filiation vraiment ? Artémis n’est pas la fille d’Apollon : c’est sa sœur jumelle. Et même, d’après la mythologie, elle serait née la première, et aurait aidé sa mère à accoucher du deuxième bébé. Ce serait donc plutôt Artémis qui aurait un rôle maternel par rapport à Apollon. Et elle a une vocation bien plus proche de programme spatial, puisqu’en plus d’être déesse de la chasse, elle est associée à la Lune. Ce n’est pas la seule : Séléné est la divinité lunaire par excellence. Mais Artémis n’est pas loin !

JB : C’était Yvan Amar qui nous décryptait l’expression de la semaine. Et RFI vous fait revivre ces jours-ci le 50e anniversaire de la mission Apollo 11. Rendez-vous sur RFI et rfi.fr. Sur Twitter, mais aussi sur Facebook. Excellente soirée à tous à l’écoute de la radio du monde.



Voir le flux - 21/07/2019 20:15:04

Journal en français facile 20/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Jeanne Bartoli : Vous écoutez RFI. Il est 22heures à Paris, 20 heures en temps universel. Bonsoir et bienvenue dans votre journal en français facile présenté ce soir avec Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Jeanne et bonsoir à toutes et à tous.

JB : À la Une de ce journal, Londres, Paris, Berlin ou encore l'Union européenne appellent l'Iran à relâcher le pétrolier britannique intercepté hier dans le détroit d'Ormuz. Ce soir, Londres dit néanmoins souhaiter un « apaisement ».

ZK : La compagnie British Airways suspend ses vols vers Le Caire pendant sept jours. Elle invoque des raisons de sécurité.

JB : Et puis, le Tour de France, deux Français en tête à l’arrivée du Tourmalet. Thibaut Pinot suivit de près par Julian Alaphilippe qui conserve donc le maillot jaune.

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ZK : Une réunion de crise aujourd'hui, à Londres, après la saisie d'un pétrolier britannique par l'Iran.

JB : C'était hier, dans la zone du détroit d'Ormuz. Depuis, les appels à relâcher ce navire se sont multipliés. Ce soir, le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt dit souhaiter, vouloir, « l'apaisement », c'est-à-dire la baisse des tensions avec l’Iran. Le Royaume-Uni qui recommande à ses navires d'éviter le détroit d'Ormuz pour une durée indéterminée. Alors justement, pourquoi cette zone est-elle au centre des tensions ces dernières semaines ? David Baché nous rappelle son importance stratégique.

Le détroit d'Ormuz, c'est un petit passage de 38 kilomètres de large qui relie le golfe Persique à l'océan Indien. D'un côté, l'Iran. De l'autre, le Sultanat d'Oman et les Émirats arabes unis, collés à l'Arabie saoudite, à Bahreïn et au Qatar. Autant d'alliés des États-Unis, en tout cas sur le dossier iranien. Et au milieu de ces rivaux coule une mer de pétrole : par le détroit d'Ormuz transite en effet un cinquième de la consommation mondiale de pétrole, un tiers du volume de pétrole exporté par voie maritime. Pour les pays producteurs du Golfe, comme pour les pays consommateurs -en Europe, en Asie ou en Amérique-, il s'agit donc d'un verrou crucial sur le plan économique. Pour les montants que ce pétrole représente en soi, mais aussi pour les activités qu'il permet d'alimenter. Des oléoducs terrestres existent, qui constituent des voies alternatives d'approvisionnement, mais ils ne permettent de transporter que 3 millions de barils chaque jour actuellement. Sept ou huit, s'ils étaient exploités à plein régime. Bien loin des 21 millions de barils qui passent chaque jour par le détroit d'Ormuz.

JB : David Baché.

La compagnie aérienne British Airways suspend ses vols vers Le Caire pendant sept jours. British Airways affirme vouloir évaluer la sécurité de l'aéroport de la capitale égyptienne. Sur sa page de conseils aux voyageurs se rendant en Égypte, le ministère britannique des Affaires étrangères évoque un « risque accru de terrorisme contre l'aviation ».

ZK : Le retour triomphal des « Fennecs » en Algérie aujourd'hui après leur sacre en coupe d’Afrique des nations.

JB : Leur avion s'est posé en début d'après-midi à l'aéroport d'Alger où les attendait une délégation officielle. L'équipe a ensuite paradé, défilé, dans les rues d'Alger dans un bus sur lequel avaient été inscrites les deux étoiles remportées par l'équipe : La CAN 1990 et la CAN 2019.

ZK : À Hong Kong, la découverte par la police d'un laboratoire clandestin de fabrication d'explosif TATP.

JB : Les autorités affirment avoir mis la main sur des tracts, des prospectus pro-indépendance. Cette opération intervient en pleine vague de contestation contre l'influence de Pékin sur Hong Kong. Aujourd'hui, au moins 100 000 personnes ont manifesté pour exprimer leur soutien à la police et réclamer un arrêt des violences. Les précisions de Jelena Tomic.

La police de Hong Kong a saisi ce qui semble être la plus grande cache d'explosifs jamais découverte dans la ville, lors d'un raid vendredi soir. Les policiers ont mis la main sur dix cocktails Molotov, des lance-pierres et des barres en métal. Les policiers ont également saisi dans ce laboratoire clandestin un couteau et des tracts contre le projet de loi sur l'extradition, mais aussi et surtout deux kilos de TATP. Les explications de Alick McWhirter, démineur : « Le TATP est un explosif extrêmement instable et puissant, qui peut causer des dégâts très importants. En raison de son instabilité, il peut exploser à tout moment, au contact de la chaleur, d'un frottement ou d'un impact, ce qui nous complique notre travail pour nettoyer la zone. » Le TATP a notamment été utilisé dans les attentats jihadistes en 2015 à Paris, en 2016 à Bruxelles ou plus récemment en avril dernier au Sri Lanka. La police a confirmé avoir arrêté un homme de 27 ans, soupçonné d'appartenir à un groupuscule pro-indépendance, le Front national de Hong Kong. Le commandant de police Tse Chun-Chung : « Sur la base des renseignements, nous sommes intervenus à Tusen Wan. Un homme a été arrêté et nous avons saisi des engins explosifs. L'opération est toujours en cours, il se peut que nous arrêtions d'autres personnes dans les jours qui viennent. À ce stade, nous n'avons aucune preuve que cette découverte a un lien quelconque avec les évènements de demain. » Une chose est sûre dimanche, les Hongkongais vont de nouveau battre le pavé pour demander liberté et démocratie.

JB : Jelena Tomic. Et une importante mobilisation est donc également prévue ce dimanche.

ZK : Manifestation d'ampleur de l'opposition dans les rues de Moscou aujourd'hui.

JB : 12 000 manifestants selon la police russe. Plus de 22 000 selon une ONG. Dans les cortèges, l’opposant Alexeï Navalny. Objet de la colère des manifestants : l'exclusion par les autorités de plusieurs dizaines de candidats indépendants au Parlement de la ville de Moscou.

ZK : Direction la Hongrie. Une grande figure de la scène intellectuelle s’est éteinte hier.

JB : La philosophe Agnès Heller, opposante au régime communiste puis engagée ces dernières années contre la politique de Viktor Orban. Elle est décédée, hier, à l'âge 90 ans. Son portrait par Florence La Bruyère.

C’est une grande dame qui disparaît. Issue d’une famille juive – son père était mort à Auschwitz -, Agnès Heller était la disciple du philosophe marxiste Georg Lukacs. Et elle était devenue l’une des animatrices de « l'école de Budapest », un courant critique du socialisme, né après la rébellion de 1956 contre l’occupant soviétique. Pourchassée par le régime communiste dans les années 1970, Agnès Heller avait dû s'exiler pour enseigner en Australie et à New York. Rentrée en Hongrie dans les années 2000, cette petite femme aux cheveux courts est devenue une figure de l'opposition intellectuelle au Premier ministre nationaliste Viktor Orban. Elle a d’ailleurs été la cible de campagnes de dénigrement lancées par le gouvernement Orban. Dans des conférences et des interviews, elle ne cessait de témoigner de son inquiétude face à ce qu'elle appelait la régression des libertés démocratiques en Hongrie. Peu avant les élections européennes du mois de mai, elle avait été accueillie au palais de l'Élysée par le président français Emmanuel Macron. Elle y avait parlé de son engagement contre la montée des nationalismes. Florence La Bruyère, Budapest, RFI.

JB : 22h07 sur RFI, tout de suite vous retrouvez Yvan Amar pour le mot de la semaine.

50 ans tout juste qu’on a été voir sur la Lune ce qui s’y passait. On en a abondamment parlé depuis deux jours, de cette Lune dont on pense qu’elle habite la nuit, alors qu’en fait elle existe autant quand on ne la voit pas, cette Lune si proche, si inaccessible, compagne des hommes depuis la nuit des temps. Elle se retrouve ainsi un peu dans toutes les langues et notamment en français évidemment ! Contradiction d’un objet céleste qui est notre voisin, tout en restant hors d’atteinte, est à l’origine de bien des significations ! Quand on est dans la lune par exemple, c’est qu’on n’a plus les pieds sur terre ! On n’a plus le sens des réalités, on n’est plus vraiment réveillé : sans être endormi, on rêve. Comme si cette lune laiteuse nous enlevait à la vie concrète. La lune évoque une légère déraison, un espace un peu étrange : on dit bien être dans la lune, et non sur la lune. Alors qu’on a beaucoup dit, le 20 juillet 1969, On a marché sur la Lune ! Pour reprendre le titre des aventures de Tintin. Mais être dans la lune évoque un univers qui vous attrape et où l’on se perd ! Et souvent la chute est douloureuse, quand on est rappelé aux réalités, ou qu’on vous apprend ce que vous étiez censé le savoir : on a l’air bien bête, bien ahuri, comme réveillé brutalement - on tombe de la lune quand on montre son extrême surprise en découvrant quelque chose à quoi on ne s’attendait pas ! Mais la Lune, figure souvent l’impossible : promettre la lune, c’est promettre bien plus qu’on ne pourra tenir, mais surtout laisser entendre qu’on vous donnera ce qui n’était pas même espéré ! Demander la lune, c’est évidemment l’inverse. Est-on toujours dans le rêve et l’impossible ? Presque, mais pas totalement : il arrive qu’on puisse décrocher la lune. Très jolie formule qui sert à dire qu’on a obtenu quelque chose de presque inenvisageable. N’oublions pas la lune de miel : l’expression désigne le tout début d’un mariage, le moment où aucun nuage ne vient obscurcir un amour partagé. La Lune bien sûr évoque souvent un cycle d’un mois (vingt-huit jours pour être précis) et celle qui est de miel semble être plus douce que toute autre !

JB : C’était Yvan Amar. C’est la fin de votre journal en français facile. Restez à l’écoute de la radio du monde.



Voir le flux - 20/07/2019 20:15:04

Journal en français facile 19/07/2019 20h00 GMT

Transcription

Philippe Lecaplain : Il est 22 heures sur RFI. C'est l'heure du journal en français facile en compagnie de Zéphyrin Kouadio. Et pour commencer, les titres de l’actualité.

Zéphyrin Kouadio : Regain de tension dans le détroit d'Ormuz. Les Gardiens de la révolution iranienne se sont emparés d'un pétrolier britannique et les présidents français et américains viennent de se parler à ce sujet.

PL : Angela Merkel se lâche contre Donald Trump. La chancelière allemande juge avec une rare véhémence que le président américain a porté atteinte à « la grandeur de l'Amérique » avec ses propos attaquant des élues démocrates issues de l'immigration.

Les quatre pays qui bordent le lac Tchad lancent un fonds d'environ de 90 millions d'euros pour des projets visant à contrer les effets des attaques du groupe jihadiste Boko Haram.

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ZK : Les Gardiens de la révolution iranienne se sont emparés d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz.

PL : Le Stena Impero a été arraisonné au prétexte que son équipage a enfreint les règles internationales qui encadrent la navigation maritime, affirme la télévision d'État iranienne. Donald Trump et Emmanuel Macron viennent de se parler au téléphone. Ils disent avoir évoqué « les efforts en cours pour s'assurer que l'Iran n'obtienne pas l'arme nucléaire ».

ZK : L'Iran qui assure n'avoir perdu aucun drone dans le détroit d'Ormuz.

PL : Hier, Donald Trump avait annoncé la destruction d'un avion iranien sans pilote à bord qui s'était selon lui approché à moins de 900 mètres d'un bâtiment de l'US Navy. C'est parole contre parole dans la mesure où Washington affirme avoir des « preuves évidentes » que leur marine a bel et bien abattu un tel drone. Le mois dernier, les forces iraniennes avaient abattu un Global Hawk américain près du détroit d'Ormuz. Téhéran considérant que l'engin a violé son espace aérien.

ZK : Les premières déclarations publiques de la future présidente de la Commission européenne.

PL : L'Allemande Ursula von der Leyen, élue mardi par le Parlement à Strasbourg, a accordé un entretien à plusieurs grands journaux européens. Elle y parle de son ambition pour l’Union européenne sans pour autant avancer beaucoup de pistes concrètes. Anastasia Becchio.

Élue de justesse, perçue par certains députés européens comme parachutée, Ursula von der Leyen doit maintenant s’employer à convaincre. Elle a fait de la lutte contre le changement climatique l’une de ses priorités en présentant des objectifs très ambitieux. Dans Le Figaro, elle les résume : « rendre les émissions de CO2 plus chères, investir dans la recherche et le financement vert. » Elle promet un plan détaillé dans les prochains mois. Autre dossier important : la politique migratoire. Ursula von der Leyen dénonce le système « dysfonctionnel » de Dublin selon lequel, le pays de l’UE où les personnes demandeuses d’asile sont entrées doit se charger d’examiner les requêtes. « Je me demande comment un accord aussi imparfait a pu être signé », déclare la future présidente de la Commission, qui prône une approche globale. Sur les questions d’un budget de la zone euro et d’un ministre européen des Finances, elle reste vague : « Il faudra travailler dans le détail, lorsque nous aurons la nouvelle Commission » dit-elle. Le Guardian reprend ses propos sur le Brexit : une sortie du Royaume-Uni sans accord « aurait des conséquences extrêmement négatives pour les deux parties », dit-elle. Elle n’est pas opposée à repousser une nouvelle fois la date de sortie fixée au 31 octobre : « Si nos amis britanniques ont de bonnes raisons pour une prolongation, je suis disposée à les écouter », affirme Ursula von der Leyen.

ZK : « Les médias grand public, qui ont perdu toute crédibilité, sont officiellement ou officieusement devenus un morceau du parti de gauche radicale démocrate. C'est pathétique à regarder ! »

PL : Ainsi parle Donald Trump alors qu'il est engagé dans une bataille verbale avec plusieurs élues démocrates à la Chambre des représentants, dont Ilhan Omar, toutes issues de minorités, et à qui il intime de « quitter » les États-Unis si elles ne les « aiment pas ». Pour sa part, Angela Merkel déclare sans détour que les attaques de Trump contre des élues vont à l'encontre de « la grandeur » américaine.

ZK : Au Kosovo, le Premier ministre, accusé de crimes de guerre par la justice internationale, annonce sa démission.

PL : Ramush Haradinaj avait commandé la guérilla kosovare pendant le conflit qui remonte aux années 1998-99.

ZK : Le massacre de Srebrenica a été la pire tuerie en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

PL : Au total, près de 8 000 hommes et garçons musulmans ont été tués au cours du massacre en juillet 1995. L’enclave de Srebrenica, à majorité musulmane, dans l'est de la Bosnie, était protégée par des Casques bleus néerlandais, faiblement armés et sans soutien aérien. La Cour suprême des Pays-Bas vient de dire que l'État néerlandais a une responsabilité, mais qu'elle est « très limitée ». Les familles jugent la décision insuffisante, mais le jugement est historique explique Marco Gerritsen, il est l'un des avocats qui représente l'association des « Mères de Srebrenica » :

« Je comprends la frustration qu'elles ressentent quand on parle seulement d'un petit groupe de 350 hommes et jeunes garçons, mais il ne faut pas oublier que c'est un jugement unique et très important, parce que jamais un État n'avait été tenu responsable sous mandat de l'ONU, et là l'État est reconnu responsable de la mort de 350 hommes et jeunes garçons. Donc nous allons maintenant négocier une compensation pour les familles et nous verrons si nous pouvons trouver un accord. Et concernant les 10 % de responsabilité invoqués, il y a peut-être une chance de contester ce chiffre devant la Cour européenne des droits de l'Homme, et si ça doit prendre 15 ans, nous irons jusqu'au bout, jamais nous n'abandonnerons cette bataille juridique. »

Des propos recueillis par Clara Losi.

ZK : En France, la justice interdit temporairement à Greenpeace de s'approcher des convois de matières radioactives.

PL : Le tribunal de Paris décide qu'il ne sera plus possible à ses militants de s'approcher à moins de 250 mètres des convois de « transport et d'acheminement de matières ou de déchets nucléaires ou radioactifs », de deux filiales d'Orano, ex-Areva. L'injonction est assortie d'une astreinte de 1 500 euros par personne qui perturberait ou entraverait « de quelque façon que ce soit le transport et l'acheminement » des convois. L'ONG annonce vouloir faire appel.

ZK : Une énorme explosion a dévasté une usine de gazéification dans le centre de la Chine.

PL : Toutes les vitres ont été brisées dans un rayon de trois kilomètres dans la ville de Sanmenxia. Il y a de nombreux blessés.

ZK : Alors que la tension est grande entre la Corée du Sud et le Japon, un Sud-Coréen s’est immolé aujourd’hui par le feu devant l’ambassade du Japon en Corée du Sud avant de mourir à l’hôpital.

PL : Un nombre croissant de Sud-Coréens se joignent actuellement à une vaste campagne de boycott des produits japonais pour protester contre les restrictions à l’exportation au Japon et les prises de position révisionnistes de Shinzo Abe liées à la violente colonisation de la Corée par le Japon. Louis Palligiano.

Alors que le mouvement « Boycott Japon » qui encourage les Sud-Coréens à ne pas visiter l’archipel et à ne pas acheter de produits japonais prend de l’ampleur, un septuagénaire a trouvé la mort tôt dans la journée après avoir mis le feu à son véhicule à proximité de l’ambassade du Japon à Séoul. L’homme, identifié par son nom de famille, Kim, a incendié sa camionnette dans laquelle une vingtaine de petites bouteilles de gaz et 40 litres d’essence ont été retrouvés. Kim avait téléphoné à un proche peu avant le drame pour le prévenir de son acte, expliquant ressentir « une hostilité envers le Japon ». La famille du défunt a déclaré que son beau-père faisait partie des Coréens contraints au travail forcé quand la péninsule se trouvait sous le joug colonial japonais, entre 1910 et 1945. Au début du mois, Tokyo a durci les contrôles sur ses exportations vers la Corée du Sud de matériaux essentiels à la production d’écrans et de semi-conducteurs, deux secteurs technologiques clés pour le pays. Des restrictions appliquées suite à la décision de la Cour suprême sud-coréenne d’ordonner à certaines firmes japonaises comme Mitsubishi Heavy Industries et Nippon Steel d’indemniser les travailleurs forcés de l’époque coloniale. Louis Palligiano, Séoul, RFI.

ZK : « Améliorer la fourniture des services de base et renforcer les moyens de subsistance » des populations : c'est ainsi que l'on pourrait repousser la propagande islamique et la violence de Boko Haram.

PL : C'est pour cela que les quatre pays qui bordent le lac Tchad : Cameroun, Niger, Nigeria, Tchad, ont lancé à Niamey un fonds d'environ 90 millions d'euros pour des projets visant à contrer les effets des attaques du groupe jihadiste. La Suède a déjà annoncé une contribution d'environ 7 millions d'euros. L'Allemagne, le Royaume-Uni et de l'Union européenne (UE) ont aussi promis un soutien.

ZK : Et cette question, le Sénégal ou l'Algérie comme vainqueur de la CAN ?

PL : Il est encore impossible de répondre à cette question. Le résultat de la finale à suivre bien sûr RFI. Pour l'instant, le score est de 1 à 0 pour l’Algérie. Pierre Olivier est à Paris, dans le quartier de la Goutte-d'Or où le match est très très suivi.

[Transcription manquante]

PL : Pour que la fête ne soit pas gâchée, le ministre de l'Intérieur appelle au respect des « valeurs du sport » afin d'éviter une répétition des scènes de violence qui ont suivi la qualification de l'équipe algérienne. La ville de Toulouse va, elle, recourir à la vidéo-verbalisation afin de sanctionner les comportements routiers dangereux.



Voir le flux - 19/07/2019 20:30:09

Faire un tabac

Avant des vacances bien méritées, la puce « fait un tabac » avec Julien Soulié et les CE2/CM1 de madame ben jelloum de l’école Nordmann à Paris. bel été à tous !

Une chronique de De vive(s) voix.



Voir le flux - 19/07/2019 12:28:08

De but en blanc

Cette semaine la puce revient sans détours sur l’expression « de but en Blanc ». Julien Soulié et les CE2/CM1 de Madame Ben Jelloum de l’école Nordmann à Paris sont nos complices.

Une chronique de De vive(s) voix.



Voir le flux - 19/07/2019 12:05:59

Portrait de Johnny Clegg, le « Zoulou blanc »

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 19/07/2019 11:46:14

Violentomètre

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 19/07/2019 08:30:11

Journal en français facile 18/07/2019 20h00 GMT

Transcription

GN : Il est 20h en temps universel, 22h ici à Paris. Bonsoir et bienvenue dans le journal en Français facile avec ce soir Marie Casadebaig. Bonsoir Marie.

MC : Bonsoir.

GN : Dans l’actualité de ce jeudi, il y a Carola Rackete devant les juges. La capitaine allemande du bateau seawatch s’est expliquée après avoir débarqué des migrants sur l’île de Lampedusa.

MC : Un incendie criminel meurtrier au Japon. C’est un studio de film d’animation qui a brûlé. Il y a au moins 33 morts.

GN : Des manifestations à Porto Rico. Les protestataires veulent le départ du gouverneur qui a envoyé des messages, racistes, sexistes et homophobes.

MC : La chute en bourse de Netflix. Le service de vidéo à la demande a moins de nouveaux abonnés que prévu.

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MC : Carola Rackete devant les juges italiens.

GN : Après quatre heures d’interrogatoire portant sur deux délits présumés :'aide à l’immigration clandestine et de refus d’obéissance à un bateau militaire pour être entrée de force dans le port de Lampedusa, le 29 juin, la capitaine du seawatch est sortie libre du Palais de justice. Elle a lancé un appel à l’Union européenne pour que les ONG qui sauvent des vies humaines n’affrontent plus des situations semblables à celle qu’elle vient de vivre. Rome, Anne Le Nir.

Carola Rackete est apparue beaucoup détendue après son interrogatoire qu’au moment où elle franchissait la porte du tribunal d’Agrigente. Elle était accompagnée de son avocat qui a affirmé qu’elle pouvait rentrer en Allemagne dès qu’elle le voudrait, qu’elle n’est plus capitaine, car l’équipage du Sea-Watch a changé et qu’elle a envie de se consacrer à d’autres activités. Pour sa part, la jeune femme a parlé du soulagement qu’elle ressentait après s’être expliquée devant les juges, avant de lancer cet appel à Bruxelles « J’espère sincèrement que la Commission européenne et le Parlement européen, nouvellement élu, feront le maximum pour éviter, qu’à l’avenir une telle situation ne se reproduise. Et que tous les pays européens vont travailler de concert pour accueillir les personnes secourues par des bateaux civils ». Pour le moment ici en Italie, aucun représentant de parti politique n’a réagi à cet appel, mais on sait que le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, est bien décidé à camper sur ses positions hostiles à l’accueil de navires de secours. Anne Le Nir Rome RFI.

MC : Le Japon sous le choc.

GN : Un incendie dans un studion de films d’animation de Kyoto a causé la mort de 33 personnes selon le dernier bilan. Le feu est à l’évidence d’origine criminelle. À Tokyo les précisions de notre correspondant Frédéric Charles.

[Transcription manquante]

MC : Un pétrolier étranger aux mains de l’Iran.

GN : Les gardiens de la révolution, force idéologique du régime annoncent que le navire et son équipage soupçonnés de contrebande ont été arraisonnés le 14 juillet au sud de l’île de Lark dans le détroit d’Ormuz. Le nom et le pavillon du navire ne sont pas précisés. Le 4 juillet, un pétrolier iranien avait été intercepté par les autorités britanniques au large de Gibraltatr. Ce soir, Donald Trump annonce que les États-Unis ont abattu un drone iranien, un avion sans pilote, qui menaçait un navire de guerre américain, au-dessus du détroit d’Ormuz.

MC : Des chants qui font du bruit lors d’un discours de Donald Trump.

GN : « Renvoyez là » ont scandé hier en Caroline du Nord les spectateurs au sujet d’Ilhan Omar, de l’une des quatre élues démocrates mises en cause par le président depuis plusieurs jours. Ilhan Omar est d’origine somalienne et elle est fille de réfugiés. Donald Trump dit désapprouver ces chants.

MC : La pression s’accentue sur le gouverneur de Porto Rico.

GN : Il s’appelle Ricardo Rossello. Et des milliers de Portoricains sont descendus dans les rues de la capitale San Juan, ce mercredi, pour réclamer sa démission. Le dirigeant de cette île autonome associée aux États-Unis est au pouvoir depuis fin 2016. Si la colère des Portoricains grondait depuis longtemps, c’est la révélation de messages privés homophobes, sexistes et racistes par un groupe de journalistes indépendants créé en 2007 et très actif dans les médias portoricains, qui a mis le feu aux poudres. Margot Turgy.

Ces messages insultants s’étalent sur 889 pages. Dans leur conversation sur l’application Telegram, Ricardo Rossello et une douzaine de ses collaborateurs n’épargnent personne : les élus d’opposition - dont une opposante traitée de « pute » - , les figures de la communauté LGBT comme le chanteur Ricky Martin et même les victimes de l’ouragan Maria. Ce mercredi, les manifestants ont donc scandé des « Ricky, démissionne ! ». Ricky, c’est le surnom du gouverneur. Une manifestation très suivie, car la colère gronde sur l’île depuis longtemps. Les Porto-Ricains reprochent aux autorités leur gestion de l’après-Maria. Cette énorme tempête avait fait plus de 3 000 victimes, il y a deux ans. Enfin, le gouverneur Ricardo Rossello fait aussi face à des accusations de corruption, alors que Porto Rico est criblée de dettes depuis des années. Plusieurs artistes se sont joints à la mobilisation, comme l’acteur Benicio Del Toro, et trois rappeurs ont même écrit une chanson pour l’occasion. Le morceau, intitulé « Affûter les couteaux », interpelle directement le gouverneur Rossello. Mais le dirigeant de 40 ans, qui s’est excusé, n’entend pas se plier aux appels de la rue.

GN : La manifestation s’est terminée par des tirs de gaz lacrymogènes, tirés par les policiers. 5 personnes ont été arrêtées.

MC : Le G7 finances à Chantilly près de Paris.

GN : Les ministres de finances des 7 pays les plus riches du monde ont discuté taxation du numérique. Ils ont trouvé un consensus à ce sujet. Ils s’engagent à taxer les grandes entreprises là où elles créent de la valeur et non plus dans les paradis fiscaux où elles cherchent à rapatrier leurs profits. Le sujet divise notamment la France qui voit le résultat des discussions comme une avancée et les États-Unis dont le secrétaire au trésor parle de progrès significatifs, mais avec du travail restant à accomplir.

MC : Coup de frein inattendu pour Netflix. Le service de vidéo à la demande a enregistré deux fois moins de nouveaux abonnés que prévu entre avril et juin. Et elle en a même perdu aux États-Unis. Ce n’était jamais arrivé depuis 2011. L’entreprise a été immédiatement sanctionnée à Wall Street. Les explications de Mathilde Warda.

Les contenus ont moins séduit que prévu, c’est une des explications données par le groupe. Et cela, malgré le succès important de quelques séries et documentaires. L’augmentation du prix des abonnements entre 1 et 2 euros dans certains pays a aussi joué un rôle dans ce ralentissement. Netflix refuse d’accuser la concurrence pour cette contre-performance. Pourtant, avec Amazon, Hulu ou encore la BBC, elle est de plus en plus forte. Disney et Apple sont sur le point d’arriver sur le marché. La guerre du streaming n’est pas prête de s’arrêter. Difficile donc pour Netflix, d’autant plus que la plateforme va perdre des séries phares comme Friends ou The office. Elle souhaite se rattraper sur le prochain trimestre et mise sur le lancement des nouvelles saisons de ses séries les plus populaires ainsi que sur les sorties exclusives du film de Martin Scorsese et celui de Micheal Bay. Malgré ce coup de mou, Netflix vient de dépasser la barre des 150 millions d’abonnés, un record.

MC : Le dossier explosif de la réforme des retraites en France.

GN : Le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye a présenté son rapport aujourd’hui. D’abord aux partenaires sociaux, puis au Premier ministre. Objectif, l’instauration un système unique par points dès 2025 pour remplacer les 42 régimes existants et supprimer les régimes spéciaux. Il s’agit aussi d’inciter les Français à prolonger leur activité jusqu’à 64 ans, tout en maintenant l’âge légal de départ à 62 ans. Les préconisations de Jean-Paul Delevoye vont servir de base à la future réforme des retraites qui sera présentée en conseil des ministres à l’automne.

Les sports et le football. Le Nigéria sur la troisième marche du podium de la coupe d’Afrique des Nations en Égypte. Hier soir dans le match pour la 3e place les Nigérians ont battu les Tunisiens 1 à 0. La grande finale, c’est demain. Elle oppose l’Algérie au Sénégal à 19h temps universel. Ce sera à suivre en direct et en intégralité sur les antennes africaines de RFI.



Voir le flux - 18/07/2019 20:15:04