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Journal en français facile 27/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Donald Trump accusé par son ex-avocat d’être un raciste, un escroc et un tricheur. Michael Cohen a dit soupçonner une collaboration avec la Russie de l’équipe du candidat Trump pour la présidentielle de 2016. Mais il n’a pas de preuves.

SB : Ça ne s’arrange pas entre l’Inde et le Pakistan. Islamabad a répliqué aux frappes préventives de New Delhi en envoyant des avions-chasseurs dans le ciel de l’Inde. Le président pakistanais Imran Khan appelle au dialogue.

JZ : Et puis nous parlerons du Festival de Cannes. Pour la première fois, cette année un réalisateur mexicain sera le président du jury du plus grand festival du film au monde, il s’agit d’Alejandro Inaritu.

-----

SB : Donald Trump est content de son premier jour de sommet avec Kim Jong-Un à Hanoï.

JZ : Le président américain participera demain à une cérémonie de signature d’un accord conjoint avec le dirigeant de la Corée du Nord. Les deux hommes se sont retrouvés aujourd’hui, huit mois après un premier sommet historique à Singapour. Des résultats concrets sont attendus, notamment sur le désarmement de la Corée du Nord, sur sa dénucléarisation. La question d’un accord de paix pourrait aussi être abordée pour mettre un terme à la guerre de Corée, qui s’était conclue par un simple armistice en 1953. Une brève conférence de presse s’est tenue avant un dîner entre les deux dirigeants accompagnés de leurs conseillers. On écoute d’abord le président américain Donald Trump.

« Je pense que votre pays a un potentiel économique considérable, incroyable, illimité. Je crois que votre pays aura un avenir formidable, un grand leader. J’espère que j’en serais le témoin et que je pourrais y contribuer. Nous aiderons pour que cela se réalise. »

JZ : Le président américain Donald Trump qui a laissé ensuite la parole au leader nord-coréen Kim Jong-un. On l’écoute.

« Ces huit derniers mois ont demandé beaucoup d’effort et d’endurance et aussi beaucoup de patience ont été nécessaire, plus que d’habitude. Je suis confiant qu’il y aura d’excellents résultats, ce que tout le monde souhaite, et je ferais de mon mieux pour que cela se produise ».

JZ : Kim Jong-un, le dirigeant de la Corée du Nord. Des propos recueillis par Yelena Tomic.

SB : Et voici des révélations qui perturbent fortement Donald Trump.

JZ : C’était aujourd’hui l’audition très attendue de Michael Cohen devant la commission de contrôle de la chambre des représentants. L’ancien avocat personnel du président a livré un portrait au vitriol de Donald Trump et il a fourni plusieurs documents compromettants. Dans sa déclaration préliminaire, Michael Cohen n’a pas mâché ses mots. À Washington, Anne Corpet.

« Je sais qui est Donald Trump, c’est un raciste, un escroc et un tricheur » assène Michael Cohen… Et l’ancien avocat du président évoque ses regrets d’avoir servi un tel homme. « J’ai honte de mes fautes, de ma faiblesse, j’ai honte de ce que j’ai fait pour protéger Donald Trump ». Michael Cohen n’est pas venu les mains vides : il apporte notamment la copie des chèques que le président a rédigée après son accession à la maison blanche, pour le rembourser des sommes versées à deux femmes qui assuraient avoir eu une liaison avec lui. Il assure que Donald Trump savait que Wikileaks allait sortir les emails piratés d’Hillary Clinton et qu’il s’en était réjoui. Sous le feu des accusations des républicains qui ne cessent de rappeler qu’il a menti sous serment par le passé et qu’il s’apprête à purger une peine de trois ans de prison, l’ancien avocat lève les yeux au ciel et répond : « j’ai menti pour protéger Donald Trump, et ceux qui aujourd’hui le suivent aveuglément souffriront comme moi des conséquences… J’ai tout perdu. Le prix à payer est énorme ». Anne Corpet, Washington, RFI.

JZ : Anne Corpet, vous étiez en direct de Washington.

SB : Le Brexit et Theresa May qui demande un nouveau vote au parlement britannique aujourd’hui.

JZ : La Première ministre souhaite que les députés appuient sa nouvelle stratégie en trois temps. Un premier vote sur un accord modifié de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. S’il est rejeté, elle proposera un deuxième vote sur une sortie sans accord, et en cas de nouveau rejet, ce sera un vote sur un report de la date-butoir du Brexit, initialement prévue pour le 29 mars.

SB : La tension s’aggrave entre l’Inde et le Pakistan.

JZ : Les deux pays ont tous les deux affirmé avoir abattu des avions du camp opposé. La communauté internationale redoute un conflit ouvert entre les deux frères ennemis de l’Asie du Sud, autour de la région du Cachemire qu’il se disputent. La situation s’est de nouveau enflammée depuis l’attentat suicide du 14 février. L’attentat commis par un groupe pakistanais au Cachemire a tué 40 soldats indiens. Hier, New Delhi a répliqué par des frappes aériennes contre ce groupe terroriste sur le sol pakistanais et ce matin, c’est l’armée pakistanaise qui semble avoir contre-attaqué. Des avions-chasseurs pakistanais ont traversé la frontière et ont été repoussés par des chasseurs indiens. Christophe Paget.

Le Pakistan a finalement indiqué avoir capturé un pilote indien et non deux. New Delhi demande son retour, et proteste contre la diffusion sur internet de plusieurs vidéos du soldat. Dans l’une d’entre elles, il affirme être très bien traité et avoir été secouru alors qu’il était pris à parti par une foule hostile. Pas de réponse de l’Inde pour le moment à la main tendue du Premier ministre pakistanais Imran Khan, qui a renouvelé son offre de dialogue avec l’Inde : « Le bon sens doit prévaloir, si une escalade commence, où s’arrêtera-t-elle ? » Washington, Pékin, Moscou, l’Union européenne et Paris ont appelé les deux capitales à la retenue. L’attaque pakistanaise de ce mercredi arrive après la riposte indienne de mardi : New Delhi avait envoyé ses avions en territoire pakistanais bombarder ce qu’elle présente comme une base du Jaïsh-e-Mohammed, le groupe qui a revendiqué l’attentat du 14 février au Cachemire indien qui a tué au moins 40 paramilitaires. L’Inde a d’ailleurs fourni ce mercredi un dossier au Pakistan prouvant selon elle la présence du Jaish-e-Mohammed sur le territoire pakistanais. New Delhi a rouvert les aéroports du nord du pays qu’elle avait d’abord fermés, Islamabad de son côté rouvre progressivement son espace aérien.

SB : La France demande des clarifications à la Hollande.

JZ : Hier, le gouvernement néerlandais a annoncé être monté au capital d’Air France KLM à hauteur de 12,68 %. Une décision qui a été prise sans en informer la France, qui détient elle-même 14 % du capital du groupe. Après le Président de la République, le ministre français de l’Économie a dénoncé cette initiative. Bruno Le Maire a annoncé la venue à Paris de son homologue néerlandais en fin de semaine pour s’expliquer sur ce dossier.

SB : Suite de l’affaire Tariq Ramadan.

JZ : Accusé de viol en France par trois femmes, le prédicateur musulman de nationalité suisse porte plainte contre elles pour « dénonciation calomnieuse ». Tariq Ramadan affirme que ses trois accusatrices ont volontairement menti et que leurs relations sexuelles étaient librement consenties.

SB : Le festival international du Film à Cannes. Cette année, il sera présidé par un célèbre réalisateur mexicain.

JZ : Alejandro Inarritu succède à l’actrice australienne Cate Blanchett à la tête du jury cannois. La direction du plus grand Festival de cinéma au monde honore, avec lui, le 7e art mexicain. C’est en effet la première fois qu’un artiste de ce pays présidera le jury du festival du 14 au 25 mai prochain. Sophie Torlotin.

5 Oscars, un prix de la mise en scène à Cannes, de multiples récompenses à l’étranger : à 55 ans, et en seulement six longs métrages, Alejandro Gonzales Inarritu s’est imposé comme un des plus grands cinéastes de sa génération. D’Amours chiennes à The Revenant, en passant par 21 grammes ou Babel, le réalisateur mexicain explore les destins croisés d’individus évoluant dans des univers âpres. Cet ancien présentateur vedette d’une radio musicale et réalisateur de publicités sait ce qu’il doit au Festival de Cannes. C’est en effet sur la Croisette qu’il présente son premier long métrage : Amours chiennes, à la Semaine de la critique en l’an 2000. Deux de ses films suivants ont été projetés en compétition à Cannes : Babel en 2006 qui lui vaut le prix de la mise en scène, et Biutiful quatre ans plus tard. Alejandro Gonzales Inarritu a également décroché deux fois l’Oscar du meilleur réalisateur pour Birdman en 2015 et The Revenant l’année suivante. En 2017, le réalisateur mexicain est revenu à Cannes pour présenter Carne y arena, une installation de réalité virtuelle mettant les spectateurs dans la peau d’un migrant traversant la frontière mexicano-américaine. Sophie Torlotin.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Béruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !



Voir le flux - 27/02/2019 20:45:03

Journal en français facile 27/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Donald Trump accusé par son ex-avocat d’être un raciste, un escroc et un tricheur. Michael Cohen a dit soupçonner une collaboration avec la Russie de l’équipe du candidat Trump pour la présidentielle de 2016. Mais il n’a pas de preuves.

SB : Ça ne s’arrange pas entre l’Inde et le Pakistan. Islamabad a répliqué aux frappes préventives de New Delhi en envoyant des avions-chasseurs dans le ciel de l’Inde. Le président pakistanais Imran Khan appelle au dialogue.

JZ : Et puis nous parlerons du Festival de Cannes. Pour la première fois, cette année un réalisateur mexicain sera le président du jury du plus grand festival du film au monde, il s’agit d’Alejandro Inaritu.

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SB : Donald Trump est content de son premier jour de sommet avec Kim Jong-Un à Hanoï.

JZ : Le président américain participera demain à une cérémonie de signature d’un accord conjoint avec le dirigeant de la Corée du Nord. Les deux hommes se sont retrouvés aujourd’hui, huit mois après un premier sommet historique à Singapour. Des résultats concrets sont attendus, notamment sur le désarmement de la Corée du Nord, sur sa dénucléarisation. La question d’un accord de paix pourrait aussi être abordée pour mettre un terme à la guerre de Corée, qui s’était conclue par un simple armistice en 1953. Une brève conférence de presse s’est tenue avant un dîner entre les deux dirigeants accompagnés de leurs conseillers. On écoute d’abord le président américain Donald Trump.

« Je pense que votre pays a un potentiel économique considérable, incroyable, illimité. Je crois que votre pays aura un avenir formidable, un grand leader. J’espère que j’en serais le témoin et que je pourrais y contribuer. Nous aiderons pour que cela se réalise. »

JZ : Le président américain Donald Trump qui a laissé ensuite la parole au leader nord-coréen Kim Jong-un. On l’écoute.

« Ces huit derniers mois ont demandé beaucoup d’effort et d’endurance et aussi beaucoup de patience ont été nécessaire, plus que d’habitude. Je suis confiant qu’il y aura d’excellents résultats, ce que tout le monde souhaite, et je ferais de mon mieux pour que cela se produise ».

JZ : Kim Jong-un, le dirigeant de la Corée du Nord. Des propos recueillis par Yelena Tomic.

SB : Et voici des révélations qui perturbent fortement Donald Trump.

JZ : C’était aujourd’hui l’audition très attendue de Michael Cohen devant la commission de contrôle de la chambre des représentants. L’ancien avocat personnel du président a livré un portrait au vitriol de Donald Trump et il a fourni plusieurs documents compromettants. Dans sa déclaration préliminaire, Michael Cohen n’a pas mâché ses mots. À Washington, Anne Corpet.

« Je sais qui est Donald Trump, c’est un raciste, un escroc et un tricheur » assène Michael Cohen… Et l’ancien avocat du président évoque ses regrets d’avoir servi un tel homme. « J’ai honte de mes fautes, de ma faiblesse, j’ai honte de ce que j’ai fait pour protéger Donald Trump ». Michael Cohen n’est pas venu les mains vides : il apporte notamment la copie des chèques que le président a rédigée après son accession à la maison blanche, pour le rembourser des sommes versées à deux femmes qui assuraient avoir eu une liaison avec lui. Il assure que Donald Trump savait que Wikileaks allait sortir les emails piratés d’Hillary Clinton et qu’il s’en était réjoui. Sous le feu des accusations des républicains qui ne cessent de rappeler qu’il a menti sous serment par le passé et qu’il s’apprête à purger une peine de trois ans de prison, l’ancien avocat lève les yeux au ciel et répond : « j’ai menti pour protéger Donald Trump, et ceux qui aujourd’hui le suivent aveuglément souffriront comme moi des conséquences… J’ai tout perdu. Le prix à payer est énorme ». Anne Corpet, Washington, RFI.

JZ : Anne Corpet, vous étiez en direct de Washington.

SB : Le Brexit et Theresa May qui demande un nouveau vote au parlement britannique aujourd’hui.

JZ : La Première ministre souhaite que les députés appuient sa nouvelle stratégie en trois temps. Un premier vote sur un accord modifié de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. S’il est rejeté, elle proposera un deuxième vote sur une sortie sans accord, et en cas de nouveau rejet, ce sera un vote sur un report de la date-butoir du Brexit, initialement prévue pour le 29 mars.

SB : La tension s’aggrave entre l’Inde et le Pakistan.

JZ : Les deux pays ont tous les deux affirmé avoir abattu des avions du camp opposé. La communauté internationale redoute un conflit ouvert entre les deux frères ennemis de l’Asie du Sud, autour de la région du Cachemire qu’il se disputent. La situation s’est de nouveau enflammée depuis l’attentat suicide du 14 février. L’attentat commis par un groupe pakistanais au Cachemire a tué 40 soldats indiens. Hier, New Delhi a répliqué par des frappes aériennes contre ce groupe terroriste sur le sol pakistanais et ce matin, c’est l’armée pakistanaise qui semble avoir contre-attaqué. Des avions-chasseurs pakistanais ont traversé la frontière et ont été repoussés par des chasseurs indiens. Christophe Paget.

Le Pakistan a finalement indiqué avoir capturé un pilote indien et non deux. New Delhi demande son retour, et proteste contre la diffusion sur internet de plusieurs vidéos du soldat. Dans l’une d’entre elles, il affirme être très bien traité et avoir été secouru alors qu’il était pris à parti par une foule hostile. Pas de réponse de l’Inde pour le moment à la main tendue du Premier ministre pakistanais Imran Khan, qui a renouvelé son offre de dialogue avec l’Inde : « Le bon sens doit prévaloir, si une escalade commence, où s’arrêtera-t-elle ? » Washington, Pékin, Moscou, l’Union européenne et Paris ont appelé les deux capitales à la retenue. L’attaque pakistanaise de ce mercredi arrive après la riposte indienne de mardi : New Delhi avait envoyé ses avions en territoire pakistanais bombarder ce qu’elle présente comme une base du Jaïsh-e-Mohammed, le groupe qui a revendiqué l’attentat du 14 février au Cachemire indien qui a tué au moins 40 paramilitaires. L’Inde a d’ailleurs fourni ce mercredi un dossier au Pakistan prouvant selon elle la présence du Jaish-e-Mohammed sur le territoire pakistanais. New Delhi a rouvert les aéroports du nord du pays qu’elle avait d’abord fermés, Islamabad de son côté rouvre progressivement son espace aérien.

SB : La France demande des clarifications à la Hollande.

JZ : Hier, le gouvernement néerlandais a annoncé être monté au capital d’Air France KLM à hauteur de 12,68 %. Une décision qui a été prise sans en informer la France, qui détient elle-même 14 % du capital du groupe. Après le Président de la République, le ministre français de l’Économie a dénoncé cette initiative. Bruno Le Maire a annoncé la venue à Paris de son homologue néerlandais en fin de semaine pour s’expliquer sur ce dossier.

SB : Suite de l’affaire Tariq Ramadan.

JZ : Accusé de viol en France par trois femmes, le prédicateur musulman de nationalité suisse porte plainte contre elles pour « dénonciation calomnieuse ». Tariq Ramadan affirme que ses trois accusatrices ont volontairement menti et que leurs relations sexuelles étaient librement consenties.

SB : Le festival international du Film à Cannes. Cette année, il sera présidé par un célèbre réalisateur mexicain.

JZ : Alejandro Inarritu succède à l’actrice australienne Cate Blanchett à la tête du jury cannois. La direction du plus grand Festival de cinéma au monde honore, avec lui, le 7e art mexicain. C’est en effet la première fois qu’un artiste de ce pays présidera le jury du festival du 14 au 25 mai prochain. Sophie Torlotin.

5 Oscars, un prix de la mise en scène à Cannes, de multiples récompenses à l’étranger : à 55 ans, et en seulement six longs métrages, Alejandro Gonzales Inarritu s’est imposé comme un des plus grands cinéastes de sa génération. D’Amours chiennes à The Revenant, en passant par 21 grammes ou Babel, le réalisateur mexicain explore les destins croisés d’individus évoluant dans des univers âpres. Cet ancien présentateur vedette d’une radio musicale et réalisateur de publicités sait ce qu’il doit au Festival de Cannes. C’est en effet sur la Croisette qu’il présente son premier long métrage : Amours chiennes, à la Semaine de la critique en l’an 2000. Deux de ses films suivants ont été projetés en compétition à Cannes : Babel en 2006 qui lui vaut le prix de la mise en scène, et Biutiful quatre ans plus tard. Alejandro Gonzales Inarritu a également décroché deux fois l’Oscar du meilleur réalisateur pour Birdman en 2015 et The Revenant l’année suivante. En 2017, le réalisateur mexicain est revenu à Cannes pour présenter Carne y arena, une installation de réalité virtuelle mettant les spectateurs dans la peau d’un migrant traversant la frontière mexicano-américaine. Sophie Torlotin.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Béruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !



Voir le flux - 27/02/2019 20:45:03

Journal en français facile 27/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Donald Trump accusé par son ex-avocat d’être un raciste, un escroc et un tricheur. Michael Cohen a dit soupçonner une collaboration avec la Russie de l’équipe du candidat Trump pour la présidentielle de 2016. Mais il n’a pas de preuves.

SB : Ça ne s’arrange pas entre l’Inde et le Pakistan. Islamabad a répliqué aux frappes préventives de New Delhi en envoyant des avions-chasseurs dans le ciel de l’Inde. Le président pakistanais Imran Khan appelle au dialogue.

JZ : Et puis nous parlerons du Festival de Cannes. Pour la première fois, cette année un réalisateur mexicain sera le président du jury du plus grand festival du film au monde, il s’agit d’Alejandro Inaritu.

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SB : Donald Trump est content de son premier jour de sommet avec Kim Jong-Un à Hanoï.

JZ : Le président américain participera demain à une cérémonie de signature d’un accord conjoint avec le dirigeant de la Corée du Nord. Les deux hommes se sont retrouvés aujourd’hui, huit mois après un premier sommet historique à Singapour. Des résultats concrets sont attendus, notamment sur le désarmement de la Corée du Nord, sur sa dénucléarisation. La question d’un accord de paix pourrait aussi être abordée pour mettre un terme à la guerre de Corée, qui s’était conclue par un simple armistice en 1953. Une brève conférence de presse s’est tenue avant un dîner entre les deux dirigeants accompagnés de leurs conseillers. On écoute d’abord le président américain Donald Trump.

« Je pense que votre pays a un potentiel économique considérable, incroyable, illimité. Je crois que votre pays aura un avenir formidable, un grand leader. J’espère que j’en serais le témoin et que je pourrais y contribuer. Nous aiderons pour que cela se réalise. »

JZ : Le président américain Donald Trump qui a laissé ensuite la parole au leader nord-coréen Kim Jong-un. On l’écoute.

« Ces huit derniers mois ont demandé beaucoup d’effort et d’endurance et aussi beaucoup de patience ont été nécessaire, plus que d’habitude. Je suis confiant qu’il y aura d’excellents résultats, ce que tout le monde souhaite, et je ferais de mon mieux pour que cela se produise ».

JZ : Kim Jong-un, le dirigeant de la Corée du Nord. Des propos recueillis par Yelena Tomic.

SB : Et voici des révélations qui perturbent fortement Donald Trump.

JZ : C’était aujourd’hui l’audition très attendue de Michael Cohen devant la commission de contrôle de la chambre des représentants. L’ancien avocat personnel du président a livré un portrait au vitriol de Donald Trump et il a fourni plusieurs documents compromettants. Dans sa déclaration préliminaire, Michael Cohen n’a pas mâché ses mots. À Washington, Anne Corpet.

« Je sais qui est Donald Trump, c’est un raciste, un escroc et un tricheur » assène Michael Cohen… Et l’ancien avocat du président évoque ses regrets d’avoir servi un tel homme. « J’ai honte de mes fautes, de ma faiblesse, j’ai honte de ce que j’ai fait pour protéger Donald Trump ». Michael Cohen n’est pas venu les mains vides : il apporte notamment la copie des chèques que le président a rédigée après son accession à la maison blanche, pour le rembourser des sommes versées à deux femmes qui assuraient avoir eu une liaison avec lui. Il assure que Donald Trump savait que Wikileaks allait sortir les emails piratés d’Hillary Clinton et qu’il s’en était réjoui. Sous le feu des accusations des républicains qui ne cessent de rappeler qu’il a menti sous serment par le passé et qu’il s’apprête à purger une peine de trois ans de prison, l’ancien avocat lève les yeux au ciel et répond : « j’ai menti pour protéger Donald Trump, et ceux qui aujourd’hui le suivent aveuglément souffriront comme moi des conséquences… J’ai tout perdu. Le prix à payer est énorme ». Anne Corpet, Washington, RFI.

JZ : Anne Corpet, vous étiez en direct de Washington.

SB : Le Brexit et Theresa May qui demande un nouveau vote au parlement britannique aujourd’hui.

JZ : La Première ministre souhaite que les députés appuient sa nouvelle stratégie en trois temps. Un premier vote sur un accord modifié de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. S’il est rejeté, elle proposera un deuxième vote sur une sortie sans accord, et en cas de nouveau rejet, ce sera un vote sur un report de la date-butoir du Brexit, initialement prévue pour le 29 mars.

SB : La tension s’aggrave entre l’Inde et le Pakistan.

JZ : Les deux pays ont tous les deux affirmé avoir abattu des avions du camp opposé. La communauté internationale redoute un conflit ouvert entre les deux frères ennemis de l’Asie du Sud, autour de la région du Cachemire qu’il se disputent. La situation s’est de nouveau enflammée depuis l’attentat suicide du 14 février. L’attentat commis par un groupe pakistanais au Cachemire a tué 40 soldats indiens. Hier, New Delhi a répliqué par des frappes aériennes contre ce groupe terroriste sur le sol pakistanais et ce matin, c’est l’armée pakistanaise qui semble avoir contre-attaqué. Des avions-chasseurs pakistanais ont traversé la frontière et ont été repoussés par des chasseurs indiens. Christophe Paget.

Le Pakistan a finalement indiqué avoir capturé un pilote indien et non deux. New Delhi demande son retour, et proteste contre la diffusion sur internet de plusieurs vidéos du soldat. Dans l’une d’entre elles, il affirme être très bien traité et avoir été secouru alors qu’il était pris à parti par une foule hostile. Pas de réponse de l’Inde pour le moment à la main tendue du Premier ministre pakistanais Imran Khan, qui a renouvelé son offre de dialogue avec l’Inde : « Le bon sens doit prévaloir, si une escalade commence, où s’arrêtera-t-elle ? » Washington, Pékin, Moscou, l’Union européenne et Paris ont appelé les deux capitales à la retenue. L’attaque pakistanaise de ce mercredi arrive après la riposte indienne de mardi : New Delhi avait envoyé ses avions en territoire pakistanais bombarder ce qu’elle présente comme une base du Jaïsh-e-Mohammed, le groupe qui a revendiqué l’attentat du 14 février au Cachemire indien qui a tué au moins 40 paramilitaires. L’Inde a d’ailleurs fourni ce mercredi un dossier au Pakistan prouvant selon elle la présence du Jaish-e-Mohammed sur le territoire pakistanais. New Delhi a rouvert les aéroports du nord du pays qu’elle avait d’abord fermés, Islamabad de son côté rouvre progressivement son espace aérien.

SB : La France demande des clarifications à la Hollande.

JZ : Hier, le gouvernement néerlandais a annoncé être monté au capital d’Air France KLM à hauteur de 12,68 %. Une décision qui a été prise sans en informer la France, qui détient elle-même 14 % du capital du groupe. Après le Président de la République, le ministre français de l’Économie a dénoncé cette initiative. Bruno Le Maire a annoncé la venue à Paris de son homologue néerlandais en fin de semaine pour s’expliquer sur ce dossier.

SB : Suite de l’affaire Tariq Ramadan.

JZ : Accusé de viol en France par trois femmes, le prédicateur musulman de nationalité suisse porte plainte contre elles pour « dénonciation calomnieuse ». Tariq Ramadan affirme que ses trois accusatrices ont volontairement menti et que leurs relations sexuelles étaient librement consenties.

SB : Le festival international du Film à Cannes. Cette année, il sera présidé par un célèbre réalisateur mexicain.

JZ : Alejandro Inarritu succède à l’actrice australienne Cate Blanchett à la tête du jury cannois. La direction du plus grand Festival de cinéma au monde honore, avec lui, le 7e art mexicain. C’est en effet la première fois qu’un artiste de ce pays présidera le jury du festival du 14 au 25 mai prochain. Sophie Torlotin.

5 Oscars, un prix de la mise en scène à Cannes, de multiples récompenses à l’étranger : à 55 ans, et en seulement six longs métrages, Alejandro Gonzales Inarritu s’est imposé comme un des plus grands cinéastes de sa génération. D’Amours chiennes à The Revenant, en passant par 21 grammes ou Babel, le réalisateur mexicain explore les destins croisés d’individus évoluant dans des univers âpres. Cet ancien présentateur vedette d’une radio musicale et réalisateur de publicités sait ce qu’il doit au Festival de Cannes. C’est en effet sur la Croisette qu’il présente son premier long métrage : Amours chiennes, à la Semaine de la critique en l’an 2000. Deux de ses films suivants ont été projetés en compétition à Cannes : Babel en 2006 qui lui vaut le prix de la mise en scène, et Biutiful quatre ans plus tard. Alejandro Gonzales Inarritu a également décroché deux fois l’Oscar du meilleur réalisateur pour Birdman en 2015 et The Revenant l’année suivante. En 2017, le réalisateur mexicain est revenu à Cannes pour présenter Carne y arena, une installation de réalité virtuelle mettant les spectateurs dans la peau d’un migrant traversant la frontière mexicano-américaine. Sophie Torlotin.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Béruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !



Voir le flux - 27/02/2019 20:45:03

Violences au Venezuela

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 27/02/2019 15:22:04

Train

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.

 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 27/02/2019 09:45:03

Journal en français facile 26/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Donald Trump est arrivé à Hanoi pour son deuxième sommet demain avec Kim Jong-un le dirigeant nord-coréen. Ils pourraient discuter d’un accord de paix historique pour mettre fin à la guerre de Corée. À Séoul, les conservateurs s’y opposent fermement.

SB : Au Royaume-Uni, Theresa May laisse le choix au parlement sur le Brexit. Pour la première fois, elle parle d’un report de la date de sortie de son pays de l’Union européenne.

JZ : Et puis nous évoquerons de la condamnation du numéro trois du Vatican. Le cardinal australien Georges Pell a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur mineurs. Un nouveau coup dur pour l’Église catholique.

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SB : Ils sont maintenant tous les deux arrivés à Hanoï.

JZ : Donald Trump s’est posé sur le sol vietnamien aujourd’hui en fin de journée. Avant lui, Kim Jong-un était lui aussi arrivé par le train dans la capitale vietnamienne pour ce deuxième sommet demain entre le président américain et le dirigeant de la Corée du Nord. Au programme, la question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, mais aussi un possible accord de paix pour mettre fin à la Guerre de Corée. En effet seul un armistice a été signé en 1953. Techniquement, Corée du Nord, États-Unis et Corée du Sud sont toujours en guerre. En Corée du Sud, le gouvernement y est très favorable, mais les plus conservateurs sont vent debout contre une telle déclaration. Pourquoi cette opposition ? Les explications à Séoul de Frédéric Ojardias.

Plusieurs transfuges nord-coréens crient leur colère et leur inquiétude, sous la statue de l’amiral Yi Sun-shin dans le centre de Séoul. Le réfugié Kim Seong-min appelle Donald Trump à parler des droits humains lors du sommet de Hanoi. [...] Donald Trump, demandez à Kim Jong-un de fermer les camps de prisonniers politiques ! Si jamais Kim et Trump déclarent la fin de la guerre, la Corée du Nord demandera ensuite le départ des troupes américaines de Corée du Sud. Le régime essaiera de faire du Sud un pays communiste. Kim Jong-un veut nous réduire en esclavage nous aussi ! Les manifestants ont ensuite déchiré des portraits de Kim Jong-un. Cho Won-jin est le président du Parti des Patriotes Coréens, organisateur de la manifestation. [...] Une déclaration de fin de la guerre sans abandon des armes nucléaires, c’est un piège de la Corée du Nord. Cela provoquera le départ des troupes américaines. Le président sud-coréen veut nous faire croire que cela constituera la paix, mais c’est faux. Dans un renversement plutôt inattendu, les progressistes sud-coréens, autrefois très opposés à Trump, louent à présent la politique d’engagement du président américain à l’égard de Kim Jong-un. Et ce sont les conservateurs coréens qui partagent le scepticisme des démocrates américains. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

SB : C’est le plus haut responsable de l’Église catholique condamné dans une affaire de pédophilie.

JZ : Le cardinal australien Georges Pell, numéro trois du Vatican, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur mineurs. Le verdict a été rendu le 11 décembre dernier par un tribunal australien, mais n’a été rendu public qu’aujourd’hui pour des raisons légales. Les avocats du cardinal ont fait appel. C’est une nouvelle gifle pour l’Église qui vient d’organiser un sommet historique sur la protection des mineurs. Le Saint-Siège a très vite réagi à l’annonce de la justice australienne. À Rome, Eric Sénanque.

Le Saint-Siège a « pris acte » du verdict du tribunal visant le cardinal Pell. « Une nouvelle douloureuse qui, nous en sommes bien conscients, a choqué de très nombreuses personnes, pas seulement en Australie » a commenté le porte-parole du Vatican. Le Saint-Siège qui réaffirme son « respect total à l’égard de la justice australienne » a-t-il précisé. Le Vatican qui au nom de ce respect attend désormais l’issue du procès en appel et souligne que le cardinal australien a le droit de poursuivre sa défense jusqu’au bout. Cette condamnation est en tout cas spectaculaire : George Pell faisait partie du premier cercle des collaborateurs du Pape François, nommé début 2014 préfet du secrétariat à l’économie du Saint-Siège. Il était l’artisan des dernières grandes réformes économiques au Vatican. Après avoir été accusé d’avoir protégé des abus perpétrés par d’autres prêtres sur des mineurs dans les années 70, le haut prélat australien a dû faire face à l’été 2017 à des accusations de pédophilie le visant directement. Le Pape l’a mis alors en congé pour qu’il aille se défendre devant la justice de son pays. Ce mardi on a appris que François avait confirmé des « mesures de précautions » vis-à-vis du cardinal, à savoir l’interdiction d’exercer publiquement son ministère, et bien –sûr d’avoir des contacts avec des mineurs.

JZ : Eric Sénanque, notre correspondant à Rome.

SB : Le Brexit et Theresa May qui veut laisser le choix au Parlement britannique.

JZ : Le choix sur un éventuel report de la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Date fixée au 29 mars. La Première ministre veut d’abord soumettre le 12 mars un accord de Brexit modifié, puis s’il est rejeté, elle convoquera un vote sur une sortie sans accord. Et si c’est à nouveau rejeté, elle proposera un vote sur un report du Brexit. C’est un changement radical de stratégie. On écoute Theresa May.

Si le parlement, après avoir rejeté le départ avec l’accord négocié avec l’UE, rejette ensuite de quitter l’UE le 29 mars sans accord de retrait et sans cadre futur, le gouvernement présentera le 14 mars une motion sur la question de savoir si le Parlement veut une extension courte et limitée de l’Article 50. Et si la Chambre vote en faveur de cette extension, on demandera à ce qu’elle soit approuvée avec l’UE et nous présenterons la législation nécessaire pour changer la date de sortie en fonction de cette extension. « Permettez-moi d’être claire, je ne veux pas que l’Article 50 soit prolongé. Notre objectif absolu doit être de travailler pour obtenir un accord et partir le 29 mars. Au final, les choix auxquels nous faisons face restent inchangés : partir avec un accord, partir sans accord ou ne pas avoir de Brexit (...) ».

JZ : La Première ministre britannique Theresa May. Des propos recueillis par Annissa Eljabri.

SB : Nouvelle escalade des tensions entre l’Inde et le Pakistan.

JZ : New Delhi a mené une frappe aérienne contre un groupe islamiste basé au Pakistan. Des représailles attendues et promises par l’Inde après l’attentat suicide du 14 février au Cachemire indien. L’attentat avait tué au moins 40 paramilitaires Indiens. Il avait été revendiqué par le groupe islamiste insurgé Jaish-e-Mohammed, établi au Pakistan. De son côté, le gouvernement d’Islamabad a dénoncé une agression intempestive et a promis de répondre à son tour en temps voulu.

SB : En Algérie, il sera candidat envers et contre tout.

JZ : Abdelaziz Bouteflika déposera ce dimanche sa candidature à un cinquième mandat de président, peu importe les manifestations populaires massives contre cette candidature. Aujourd’hui, des milliers d’étudiants se sont mobilisés, en particulier dans l’Université d’Alger, mais aussi dans le centre de la capitale algérienne et dans d’autres villes du pays.

JZ : L’homme d’affaires Alexandre Djourhi extradé vers la France. Une décision du tribunal de Westminster à Londres. Alexandre Djourhi, c’est le personnage central de l’enquête en France sur le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Convoqué à plusieurs reprises par la justice française, il avait été arrêté en janvier 2018 à l’aéroport londonien d’Heathrow, en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis notamment pour « détournements de fonds publics » et « corruption ». Les précisions de Grégoire Sauvage.

C’est une décision qui devrait ravir les magistrats français qui depuis 2016 réclame l’audition d’Alexandre Djouhri. Les juges en sont persuadés : cet intermédiaire sulfureux familier des réseaux de la droite française est le personnage clé de l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Les investigations menées ont permis établir des liens entre ce richissime homme d’affaires franco-algérien et la Libye de Kadhafi. Son nom était notamment apparu lors de la vente suspecte en 2009 d’une villa située sur la Côte d’Azur à un fonds libyen géré par un dignitaire du régime du Guide suprême. Dissimulé derrière plusieurs prêts noms, Alexandre Djouhri est soupçonné d’en avoir été le véritable propriétaire et de l’avoir vendu à un prix surévalué. Une transaction qui aurait pu permettre de camoufler d’éventuels versements occultes. Son audition prochaine par les juges français pourrait donc marquer un tournant dans cette enquête tentaculaire qui vaut à Nicolas Sarkozy une mise examen. Cependant, Alexandre Djouhri a annoncé son intention de faire appel de cette décision d’extradition. Selon lui, il n’a jamais été un fugitif et n’a pas tenté d’échapper à la justice. Ses avocats mettent également en avant ses problèmes cardiaques pour contester la demande des autorités françaises. Grégoire Sauvage.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !



Voir le flux - 26/02/2019 20:45:03

Journal en français facile 26/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Donald Trump est arrivé à Hanoi pour son deuxième sommet demain avec Kim Jong-un le dirigeant nord-coréen. Ils pourraient discuter d’un accord de paix historique pour mettre fin à la guerre de Corée. À Séoul, les conservateurs s’y opposent fermement.

SB : Au Royaume-Uni, Theresa May laisse le choix au parlement sur le Brexit. Pour la première fois, elle parle d’un report de la date de sortie de son pays de l’Union européenne.

JZ : Et puis nous évoquerons de la condamnation du numéro trois du Vatican. Le cardinal australien Georges Pell a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur mineurs. Un nouveau coup dur pour l’Église catholique.

------

SB : Ils sont maintenant tous les deux arrivés à Hanoï.

JZ : Donald Trump s’est posé sur le sol vietnamien aujourd’hui en fin de journée. Avant lui, Kim Jong-un était lui aussi arrivé par le train dans la capitale vietnamienne pour ce deuxième sommet demain entre le président américain et le dirigeant de la Corée du Nord. Au programme, la question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, mais aussi un possible accord de paix pour mettre fin à la Guerre de Corée. En effet seul un armistice a été signé en 1953. Techniquement, Corée du Nord, États-Unis et Corée du Sud sont toujours en guerre. En Corée du Sud, le gouvernement y est très favorable, mais les plus conservateurs sont vent debout contre une telle déclaration. Pourquoi cette opposition ? Les explications à Séoul de Frédéric Ojardias.

Plusieurs transfuges nord-coréens crient leur colère et leur inquiétude, sous la statue de l’amiral Yi Sun-shin dans le centre de Séoul. Le réfugié Kim Seong-min appelle Donald Trump à parler des droits humains lors du sommet de Hanoi. [...] Donald Trump, demandez à Kim Jong-un de fermer les camps de prisonniers politiques ! Si jamais Kim et Trump déclarent la fin de la guerre, la Corée du Nord demandera ensuite le départ des troupes américaines de Corée du Sud. Le régime essaiera de faire du Sud un pays communiste. Kim Jong-un veut nous réduire en esclavage nous aussi ! Les manifestants ont ensuite déchiré des portraits de Kim Jong-un. Cho Won-jin est le président du Parti des Patriotes Coréens, organisateur de la manifestation. [...] Une déclaration de fin de la guerre sans abandon des armes nucléaires, c’est un piège de la Corée du Nord. Cela provoquera le départ des troupes américaines. Le président sud-coréen veut nous faire croire que cela constituera la paix, mais c’est faux. Dans un renversement plutôt inattendu, les progressistes sud-coréens, autrefois très opposés à Trump, louent à présent la politique d’engagement du président américain à l’égard de Kim Jong-un. Et ce sont les conservateurs coréens qui partagent le scepticisme des démocrates américains. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

SB : C’est le plus haut responsable de l’Église catholique condamné dans une affaire de pédophilie.

JZ : Le cardinal australien Georges Pell, numéro trois du Vatican, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur mineurs. Le verdict a été rendu le 11 décembre dernier par un tribunal australien, mais n’a été rendu public qu’aujourd’hui pour des raisons légales. Les avocats du cardinal ont fait appel. C’est une nouvelle gifle pour l’Église qui vient d’organiser un sommet historique sur la protection des mineurs. Le Saint-Siège a très vite réagi à l’annonce de la justice australienne. À Rome, Eric Sénanque.

Le Saint-Siège a « pris acte » du verdict du tribunal visant le cardinal Pell. « Une nouvelle douloureuse qui, nous en sommes bien conscients, a choqué de très nombreuses personnes, pas seulement en Australie » a commenté le porte-parole du Vatican. Le Saint-Siège qui réaffirme son « respect total à l’égard de la justice australienne » a-t-il précisé. Le Vatican qui au nom de ce respect attend désormais l’issue du procès en appel et souligne que le cardinal australien a le droit de poursuivre sa défense jusqu’au bout. Cette condamnation est en tout cas spectaculaire : George Pell faisait partie du premier cercle des collaborateurs du Pape François, nommé début 2014 préfet du secrétariat à l’économie du Saint-Siège. Il était l’artisan des dernières grandes réformes économiques au Vatican. Après avoir été accusé d’avoir protégé des abus perpétrés par d’autres prêtres sur des mineurs dans les années 70, le haut prélat australien a dû faire face à l’été 2017 à des accusations de pédophilie le visant directement. Le Pape l’a mis alors en congé pour qu’il aille se défendre devant la justice de son pays. Ce mardi on a appris que François avait confirmé des « mesures de précautions » vis-à-vis du cardinal, à savoir l’interdiction d’exercer publiquement son ministère, et bien –sûr d’avoir des contacts avec des mineurs.

JZ : Eric Sénanque, notre correspondant à Rome.

SB : Le Brexit et Theresa May qui veut laisser le choix au Parlement britannique.

JZ : Le choix sur un éventuel report de la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Date fixée au 29 mars. La Première ministre veut d’abord soumettre le 12 mars un accord de Brexit modifié, puis s’il est rejeté, elle convoquera un vote sur une sortie sans accord. Et si c’est à nouveau rejeté, elle proposera un vote sur un report du Brexit. C’est un changement radical de stratégie. On écoute Theresa May.

Si le parlement, après avoir rejeté le départ avec l’accord négocié avec l’UE, rejette ensuite de quitter l’UE le 29 mars sans accord de retrait et sans cadre futur, le gouvernement présentera le 14 mars une motion sur la question de savoir si le Parlement veut une extension courte et limitée de l’Article 50. Et si la Chambre vote en faveur de cette extension, on demandera à ce qu’elle soit approuvée avec l’UE et nous présenterons la législation nécessaire pour changer la date de sortie en fonction de cette extension. « Permettez-moi d’être claire, je ne veux pas que l’Article 50 soit prolongé. Notre objectif absolu doit être de travailler pour obtenir un accord et partir le 29 mars. Au final, les choix auxquels nous faisons face restent inchangés : partir avec un accord, partir sans accord ou ne pas avoir de Brexit (...) ».

JZ : La Première ministre britannique Theresa May. Des propos recueillis par Annissa Eljabri.

SB : Nouvelle escalade des tensions entre l’Inde et le Pakistan.

JZ : New Delhi a mené une frappe aérienne contre un groupe islamiste basé au Pakistan. Des représailles attendues et promises par l’Inde après l’attentat suicide du 14 février au Cachemire indien. L’attentat avait tué au moins 40 paramilitaires Indiens. Il avait été revendiqué par le groupe islamiste insurgé Jaish-e-Mohammed, établi au Pakistan. De son côté, le gouvernement d’Islamabad a dénoncé une agression intempestive et a promis de répondre à son tour en temps voulu.

SB : En Algérie, il sera candidat envers et contre tout.

JZ : Abdelaziz Bouteflika déposera ce dimanche sa candidature à un cinquième mandat de président, peu importe les manifestations populaires massives contre cette candidature. Aujourd’hui, des milliers d’étudiants se sont mobilisés, en particulier dans l’Université d’Alger, mais aussi dans le centre de la capitale algérienne et dans d’autres villes du pays.

JZ : L’homme d’affaires Alexandre Djourhi extradé vers la France. Une décision du tribunal de Westminster à Londres. Alexandre Djourhi, c’est le personnage central de l’enquête en France sur le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Convoqué à plusieurs reprises par la justice française, il avait été arrêté en janvier 2018 à l’aéroport londonien d’Heathrow, en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis notamment pour « détournements de fonds publics » et « corruption ». Les précisions de Grégoire Sauvage.

C’est une décision qui devrait ravir les magistrats français qui depuis 2016 réclame l’audition d’Alexandre Djouhri. Les juges en sont persuadés : cet intermédiaire sulfureux familier des réseaux de la droite française est le personnage clé de l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Les investigations menées ont permis établir des liens entre ce richissime homme d’affaires franco-algérien et la Libye de Kadhafi. Son nom était notamment apparu lors de la vente suspecte en 2009 d’une villa située sur la Côte d’Azur à un fonds libyen géré par un dignitaire du régime du Guide suprême. Dissimulé derrière plusieurs prêts noms, Alexandre Djouhri est soupçonné d’en avoir été le véritable propriétaire et de l’avoir vendu à un prix surévalué. Une transaction qui aurait pu permettre de camoufler d’éventuels versements occultes. Son audition prochaine par les juges français pourrait donc marquer un tournant dans cette enquête tentaculaire qui vaut à Nicolas Sarkozy une mise examen. Cependant, Alexandre Djouhri a annoncé son intention de faire appel de cette décision d’extradition. Selon lui, il n’a jamais été un fugitif et n’a pas tenté d’échapper à la justice. Ses avocats mettent également en avant ses problèmes cardiaques pour contester la demande des autorités françaises. Grégoire Sauvage.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !



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Journal en français facile 26/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Joris Zylberman : Vous écoutez RFI, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir ! Soyez les bienvenus dans cette nouvelle édition du Journal en français facile. Pour m’accompagner ce soir, Sylvie Berruet. Bonsoir Sylvie !

Sylvie Berruet : Bonsoir Joris, bonsoir à tous !

JZ : À la une, Donald Trump est arrivé à Hanoi pour son deuxième sommet demain avec Kim Jong-un le dirigeant nord-coréen. Ils pourraient discuter d’un accord de paix historique pour mettre fin à la guerre de Corée. À Séoul, les conservateurs s’y opposent fermement.

SB : Au Royaume-Uni, Theresa May laisse le choix au parlement sur le Brexit. Pour la première fois, elle parle d’un report de la date de sortie de son pays de l’Union européenne.

JZ : Et puis nous évoquerons de la condamnation du numéro trois du Vatican. Le cardinal australien Georges Pell a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur mineurs. Un nouveau coup dur pour l’Église catholique.

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SB : Ils sont maintenant tous les deux arrivés à Hanoï.

JZ : Donald Trump s’est posé sur le sol vietnamien aujourd’hui en fin de journée. Avant lui, Kim Jong-un était lui aussi arrivé par le train dans la capitale vietnamienne pour ce deuxième sommet demain entre le président américain et le dirigeant de la Corée du Nord. Au programme, la question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, mais aussi un possible accord de paix pour mettre fin à la Guerre de Corée. En effet seul un armistice a été signé en 1953. Techniquement, Corée du Nord, États-Unis et Corée du Sud sont toujours en guerre. En Corée du Sud, le gouvernement y est très favorable, mais les plus conservateurs sont vent debout contre une telle déclaration. Pourquoi cette opposition ? Les explications à Séoul de Frédéric Ojardias.

Plusieurs transfuges nord-coréens crient leur colère et leur inquiétude, sous la statue de l’amiral Yi Sun-shin dans le centre de Séoul. Le réfugié Kim Seong-min appelle Donald Trump à parler des droits humains lors du sommet de Hanoi. [...] Donald Trump, demandez à Kim Jong-un de fermer les camps de prisonniers politiques ! Si jamais Kim et Trump déclarent la fin de la guerre, la Corée du Nord demandera ensuite le départ des troupes américaines de Corée du Sud. Le régime essaiera de faire du Sud un pays communiste. Kim Jong-un veut nous réduire en esclavage nous aussi ! Les manifestants ont ensuite déchiré des portraits de Kim Jong-un. Cho Won-jin est le président du Parti des Patriotes Coréens, organisateur de la manifestation. [...] Une déclaration de fin de la guerre sans abandon des armes nucléaires, c’est un piège de la Corée du Nord. Cela provoquera le départ des troupes américaines. Le président sud-coréen veut nous faire croire que cela constituera la paix, mais c’est faux. Dans un renversement plutôt inattendu, les progressistes sud-coréens, autrefois très opposés à Trump, louent à présent la politique d’engagement du président américain à l’égard de Kim Jong-un. Et ce sont les conservateurs coréens qui partagent le scepticisme des démocrates américains. Frédéric Ojardias, Séoul, RFI.

SB : C’est le plus haut responsable de l’Église catholique condamné dans une affaire de pédophilie.

JZ : Le cardinal australien Georges Pell, numéro trois du Vatican, a été reconnu coupable d’agressions sexuelles sur mineurs. Le verdict a été rendu le 11 décembre dernier par un tribunal australien, mais n’a été rendu public qu’aujourd’hui pour des raisons légales. Les avocats du cardinal ont fait appel. C’est une nouvelle gifle pour l’Église qui vient d’organiser un sommet historique sur la protection des mineurs. Le Saint-Siège a très vite réagi à l’annonce de la justice australienne. À Rome, Eric Sénanque.

Le Saint-Siège a « pris acte » du verdict du tribunal visant le cardinal Pell. « Une nouvelle douloureuse qui, nous en sommes bien conscients, a choqué de très nombreuses personnes, pas seulement en Australie » a commenté le porte-parole du Vatican. Le Saint-Siège qui réaffirme son « respect total à l’égard de la justice australienne » a-t-il précisé. Le Vatican qui au nom de ce respect attend désormais l’issue du procès en appel et souligne que le cardinal australien a le droit de poursuivre sa défense jusqu’au bout. Cette condamnation est en tout cas spectaculaire : George Pell faisait partie du premier cercle des collaborateurs du Pape François, nommé début 2014 préfet du secrétariat à l’économie du Saint-Siège. Il était l’artisan des dernières grandes réformes économiques au Vatican. Après avoir été accusé d’avoir protégé des abus perpétrés par d’autres prêtres sur des mineurs dans les années 70, le haut prélat australien a dû faire face à l’été 2017 à des accusations de pédophilie le visant directement. Le Pape l’a mis alors en congé pour qu’il aille se défendre devant la justice de son pays. Ce mardi on a appris que François avait confirmé des « mesures de précautions » vis-à-vis du cardinal, à savoir l’interdiction d’exercer publiquement son ministère, et bien –sûr d’avoir des contacts avec des mineurs.

JZ : Eric Sénanque, notre correspondant à Rome.

SB : Le Brexit et Theresa May qui veut laisser le choix au Parlement britannique.

JZ : Le choix sur un éventuel report de la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Date fixée au 29 mars. La Première ministre veut d’abord soumettre le 12 mars un accord de Brexit modifié, puis s’il est rejeté, elle convoquera un vote sur une sortie sans accord. Et si c’est à nouveau rejeté, elle proposera un vote sur un report du Brexit. C’est un changement radical de stratégie. On écoute Theresa May.

Si le parlement, après avoir rejeté le départ avec l’accord négocié avec l’UE, rejette ensuite de quitter l’UE le 29 mars sans accord de retrait et sans cadre futur, le gouvernement présentera le 14 mars une motion sur la question de savoir si le Parlement veut une extension courte et limitée de l’Article 50. Et si la Chambre vote en faveur de cette extension, on demandera à ce qu’elle soit approuvée avec l’UE et nous présenterons la législation nécessaire pour changer la date de sortie en fonction de cette extension. « Permettez-moi d’être claire, je ne veux pas que l’Article 50 soit prolongé. Notre objectif absolu doit être de travailler pour obtenir un accord et partir le 29 mars. Au final, les choix auxquels nous faisons face restent inchangés : partir avec un accord, partir sans accord ou ne pas avoir de Brexit (...) ».

JZ : La Première ministre britannique Theresa May. Des propos recueillis par Annissa Eljabri.

SB : Nouvelle escalade des tensions entre l’Inde et le Pakistan.

JZ : New Delhi a mené une frappe aérienne contre un groupe islamiste basé au Pakistan. Des représailles attendues et promises par l’Inde après l’attentat suicide du 14 février au Cachemire indien. L’attentat avait tué au moins 40 paramilitaires Indiens. Il avait été revendiqué par le groupe islamiste insurgé Jaish-e-Mohammed, établi au Pakistan. De son côté, le gouvernement d’Islamabad a dénoncé une agression intempestive et a promis de répondre à son tour en temps voulu.

SB : En Algérie, il sera candidat envers et contre tout.

JZ : Abdelaziz Bouteflika déposera ce dimanche sa candidature à un cinquième mandat de président, peu importe les manifestations populaires massives contre cette candidature. Aujourd’hui, des milliers d’étudiants se sont mobilisés, en particulier dans l’Université d’Alger, mais aussi dans le centre de la capitale algérienne et dans d’autres villes du pays.

JZ : L’homme d’affaires Alexandre Djourhi extradé vers la France. Une décision du tribunal de Westminster à Londres. Alexandre Djourhi, c’est le personnage central de l’enquête en France sur le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Convoqué à plusieurs reprises par la justice française, il avait été arrêté en janvier 2018 à l’aéroport londonien d’Heathrow, en vertu d’un mandat d’arrêt européen émis notamment pour « détournements de fonds publics » et « corruption ». Les précisions de Grégoire Sauvage.

C’est une décision qui devrait ravir les magistrats français qui depuis 2016 réclame l’audition d’Alexandre Djouhri. Les juges en sont persuadés : cet intermédiaire sulfureux familier des réseaux de la droite française est le personnage clé de l’enquête sur un possible financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Les investigations menées ont permis établir des liens entre ce richissime homme d’affaires franco-algérien et la Libye de Kadhafi. Son nom était notamment apparu lors de la vente suspecte en 2009 d’une villa située sur la Côte d’Azur à un fonds libyen géré par un dignitaire du régime du Guide suprême. Dissimulé derrière plusieurs prêts noms, Alexandre Djouhri est soupçonné d’en avoir été le véritable propriétaire et de l’avoir vendu à un prix surévalué. Une transaction qui aurait pu permettre de camoufler d’éventuels versements occultes. Son audition prochaine par les juges français pourrait donc marquer un tournant dans cette enquête tentaculaire qui vaut à Nicolas Sarkozy une mise examen. Cependant, Alexandre Djouhri a annoncé son intention de faire appel de cette décision d’extradition. Selon lui, il n’a jamais été un fugitif et n’a pas tenté d’échapper à la justice. Ses avocats mettent également en avant ses problèmes cardiaques pour contester la demande des autorités françaises. Grégoire Sauvage.

JZ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir écouté, et merci à Sylvie Berruet de m’avoir aidé à le présenter. Bonne soirée à tous à l’écoute de RFI !



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« Montrer que la francophonie est partout »

Depuis 6 ans, Destination Francophonie braque les projecteurs sur des projets foisonnants et des personnalités qui prouvent toute la vitalité du français dans le monde. Dans le cadre de notre rubrique « Étonnant francophone » en partenariat avec Destination Francophonie, nous livrons cette fois le témoignage du créateur et présentateur de l’émission, le « détonnant francophone » Ivan Kabacoff. Un témoignage à retrouver dans le numéro 423 (mars-avril 2019) du Français... Lire la suite

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Portrait de Louis le gros

Un exercice pour mieux comprendre une scène de la pièce de théâtre « Même le gâteau au patchouli a ses limites ». Cette pièce fait partie de la collection « 10 sur 10 » : des textes de théâtre écrits spécialement pour les apprenants de français.


Voir le flux - 26/02/2019 11:03:35