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Journal en français facile 24/09/2017 20h00 GMT

transcription

20 h TU

22 h à Paris

Gilles Moreau : Bonsoir à tous. Voici votre Journal en français facile présenté avec Céline Pellarin. Bonsoir !

Dans l'actualité : L'Allemagne et le succès d'Angela Merkel aux élections  législatives. Avec environ  32 % des voix les conservateurs arrivent en tête. Des élections également marquées par l'entrée de la droite populiste au parlement  et par le refus du parti social-démocrate de participer à la prochaine coalition.

CP : En France, les élections sénatoriales ont conforté la majorité de droite à la Chambre haute du Parlement, au détriment de la République en marche, le parti du président Macron. Il subit son premier échec électoral.

GM : La population du Kurdistan irakien est appelée par ses autorités à voter au référendum sur l'indépendance, demain. A Bagdad, le gouvernement irakien proteste et menace de prendre les mesures nécessaires pour préserver l'unité du pays.

CP : dans ce journal également,  comme chaque dimanche l'Expression de la semaine avec Yvan Amar. Aujourd'hui "Numéro d'équilibriste".

 

CP : En Allemagne la victoire revient donc au camp conservateur de la chancelière Merkel.

GM : Angela Merkel en route vers un quatrième mandat à la tête de la première puissance économique en Europe. Les résultats des élections législatives donnent vainqueur la CDU-CSU avec environ 32 % des voix, contre 20 % au Parti social-démocrate et 13 % au parti de la droite populiste "Alternative pour l'Allemagne",  l'AfD qui (comme prévu aussi) va faire une entrée très remarquée au Bundestag. Angela Merkel va maintenant chercher des partenaires pour former le prochain gouvernement. Ce ne sera pas le SPD qui a décidé de passer dans l'opposition.

Bien que victorieuse, la chancelière a reconnu que le score de son parti aurait pu être meilleur :

« Cela ne fait aucun doute, nous aurions espéré un résultat légèrement meilleur. C'est une évidence...  Nous, la CDU-CSU, sommes le parti le plus fort. Nous avons de quoi former un gouvernement et aucun gouvernement ne peut être constitué contre nous. Bien sûr, nous sommes confrontés à un défi immense avec l'entrée au Parlement de l'AfD. Nous mènerons une analyse de fond parce que nous voulons récupérer les électeurs de l'AfD en réglant les problèmes, en écoutant leurs doléances, et parfois leurs craintes, mais surtout grâce à une politique efficace. »

GM La chancelière Angela Merkel, à la télévision allemande.

En Espagne, les autorités de la Catalogne ont toujours prévu d'organiser un référendum d'autodétermination dimanche prochain 1er octobre, malgré son interdiction par la justice et par le gouvernement central de Madrid. Aux cris de "Nous voterons !", des milliers de manifestants ont défilé aujourd'hui, notamment à Barcelone où des bulletins de vote ont  été distribués aux passants.

CP : Les habitants du Kurdistan irakien sont appelés à voter demain lundi par le président de cette région autonome.

GM :   "  L'indépendance permettra de ne pas répéter les tragédies du passé "  a déclaré aujourd'hui Massoud Barzani, expliquant aussi que " le partenariat  avec Bagdad avait échoué ". Sur place, pour RFI, Muriel Paradon :

« N’essayez pas de briser la détermination du peuple kurde, vous échouerez : c’est le message du président Massoud Barzani à la communauté internationale. Les Kurdes ont trop longtemps attendu, ils ont gagné leur droit à l’indépendance, ils ont trop souffert sous le régime irakien. La rupture est donc consommée mais le dialogue reste ouvert. Massoud Barzani promet qu’au lendemain du référendum, l’indépendance ne sera pas déclarée. Des négociations avec Bagdad vont s’ouvrir, pendant 2 ou 3 ans, pour définir notamment les frontières du futur Etat kurde.Massoud Barzani se veut également rassurant vis-à-vis de la communauté internationale : la coopération entre les forces irakiennes et kurdes dans la lutte contre l’organisation Etat islamique va continuer. C’est l’une des principales inquiétudes des pays occidentaux qui sont tous opposés au référendum.Quant aux risques d’isolement de la part de ces pays comme des voisins turc ou iranien, le président kurde se montre confiant. Selon lui, la communauté internationale va revenir à un certain réalisme et finir par soutenir le nouveau Kurdistan. »

GM : Après la décision du Kurdistan irakien de maintenir son référendum d'indépendance, le gouvernement irakien a demandé à tous les pays de ne traiter qu'avec lui pour les transactions pétrolières.

CP : 3 Casques bleus tués ce matin au Mali. 5 autres sont grièvement blessés.  Ils escortaient un convoi dans le nord du pays,  lorsqu'une mine a explosé.

GM : Ces Casques bleus appartiennent au contingent du Bengladesh au sein de la Minusma, la Mission des Nations unies au Mali. L'attaque n'a pas été revendiquée.

CP : En France, des élections sénatoriales avaient lieu ce dimanche. Les grands électeurs (des élus locaux) étaient appelés à renouveler la moitié de la Chambre haute.

GM : Ces élections ont renforcé la majorité de droite au Palais du Luxembourg, alors que la République en marche, le parti du président Macron, a subi un échec. Contrairement à ses ambitions, le nombre de ses sénateurs devrait rester le même. C'est le premier revers électoral d'Emmanuel Macron depuis qu'il est à l'Elysée.

CP : Toujours dans l'actualitéé politique en France, le ton est encore monté d'un cran entre le gouvernement et Jean-Luc Mélenchon.

GM : En réponse aux propos d'Emanuel Macron sur "la rue qui ne gouverne pas", le meneur de la France Insoumise a affirmé hier que "la rue avait abattu les nazis". Une contre-vérité historique qualifiée de "faute morale et politique" par le porte-parole du gouvernement. Le récit d'Anne Soëtemondt :

« Tout commence à New York, il y a quelques jours. Emmanuel Macron répond à une journaliste américaine qui le questionne sur la mobilisation contre la réforme du code du travail. “La démocratie, ce n’est pas la rue » explique le chef de l’Etat. Acte 2 hier : Jean-Luc Mélenchon réplique au président de la République par une anaphore : « Monsieur le président, c’est la rue qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés, c'est la rue qui a abattu le plan Juppé, les rois, les nazis… » lance le chef de la France Insoumise, place de la République. Une contre-vérité immédiatement relevée par la majorité : le porte-parole du gouvernement fustige dès hier « un amalgame » entre les nazis et Emmanuel Macron. Ce matin, la ministre du Travail qualifie ces propos d'"indignes et honteux". "Comme une grande majorité de Français j'ai été choquée, indignée qu'on puisse mettre sur le même plan les nazis, des démocrates, des républicains", déclare-t-elle sur Europe 1. Acte 3 : ce dimanche, sur son blog, Jean-Luc Mélenchon dément toute comparaison et dénonce « une diversion » après la manifestation de samedi. »

GM : Anne Soëtemondt du service politique de RFI.

Football, avec la suite de la 7 ème Journée de Ligue 1. Saint Etienne et Rennes ont fait match nul 2 partout. Nantes est allé battre Strasbourg 2 - 1. Actuellement le match Marseille - Toulouse clôture cette 7 ème journée.

Il est temps de retrouver  Yvan Amar comme chaque dimanche pour  l'Expression de la semaine.  Aujourd'hui "Numéro d'équilibriste" :

« La presse depuis hier parle du numéro d’équilibriste de Theresa May, chef du gouvernement britannique. En effet elle propose une sortie « douce » de l’Europe, un Brexit soft comme elle le dit. Elle ne peut revenir sur la décision du référendum : le Royaume-Uni doit sortir de l’Union Européenne. Mais pas tout de suite, pas trop vite. Elle essaye ainsi de tranquilliser les Européens. Mais elle veut aussi probablement donner des gages, ménager, rassurer tous les Britanniques qui sont contre ce Brexit. Ils sont très nombreux : les dernières élections de juin dernier, défavorables à Theresa May, l’ont montré. Donc il faut qu’elle fasse sortir son pays de l’Union Européenne, mais sans « tourner le dos à l’Europe » comme elle l’a déclaré. C’est un peu ça un numéro d’équilibriste. D’autres journalistes ont dit également que Theresa May était sur la corde raide : l’image est la même : un pas de trop, ou un mot de trop dans un sens ou dans l’autre, et elle tombe. Il s’agit donc d’avoir un langage qui ne fâche ni les uns ni les autres. Elle ne doit déplaire ni à ceux qui sont d’un côté, ni à ceux qui sont de l’autre, ou en tout cas, pas trop. Une situation très inconfortable On la compare donc à un funambule : c’est lui qui au sens propre est sur la corde raide. En effet un funambule, qu’on appelle parfois un danseur de corde, est un artiste qui tend un fil au-dessus du vide, pour marcher dessus, danser éventuellement, et parcourir sans tomber la distance qui sépare les deux accroches de ce filin. C’est souvent au cirque qu’on voit ça, mais depuis quelques années, on a pu voir des funambules jeter leur fil entre deux immeubles, en pleine ville, et traverser sous l’œil des passants. Un numéro, c’est-à-dire un spectacle d’équilibriste ! »

Merci Yvan Amar.  C’est la fin de votre journal en français facile, bonsoir à tous, bonsoir Céline !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 24/09/2017 20:45:04

Expression à deviner n° 208

Indice : Travail. Réponse n° ?207 : La nuit, tous les chats sont gris. A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


Voir le flux - 24/09/2017 06:24:12

Journal en français facile 23/09/2017 20h00 GMT

transcription

 

 

20 h TU

22 h à Paris.

Gilles Moreau  : Bonsoir à tous, voici votre journal en Français facile présenté avec Céline Pellarin, bonsoir !

Dans l'actualité : L'Allemagne à la veille des élections législatives. Angela Merkel et les conservateurs partent favoris face au parti social-démocrate. Ces élections devraient aussi être marquées par l'entrée de l'extrême-droite au parlement. On en reparle dans un instant.

CP : En France, la mobilisation de la gauche radicale  contre les réformes d'Emmanuel Macron. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé aujourd'hui à Paris à l'appel de la France insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon.

GM : Un soldat français meurt au combat dans la zone irako-syrienne. C'est la première fois qu'un soldat français est tué dans la région depuis le début de l'opération Chammal contre le groupe Etat islamique, en septembre 2014.

 

CP : Les électeurs s'apprêtent à voter en Allemagne.

GM : Ils sont appelés à se rendre aux urnes pour des législatives qui, d'après les sondages, devraient être remportées par l'alliance conservatrice conduite par Angela Merkel. Mais il y aurait encore un tiers d'électeurs indécis. Donc prudence. C'est la raison pour laquelle les sociaux-démocrates et leur chef Martin Schulz croient encore en leurs chances.

Quant au parti xénophobe Alternative pour l'Allemagne, il s'apprête à faire son entrée au Bundestag : une première pour une formation d'extrême-droite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Nous retrouvons notre envoyée spéciale à Berlin Anissa el Jabri :

« Les réunions publiques sont encore assez clairsemées. Dans les rues les sympathisants se font discrets aux micros. Peu importe, pour l’Afd la dynamique électorale est là. Cheveux blonds longs jusqu’ à la taille, Wiebke Muhsal, élue au parlement de la région de Thuringe et candidate aux législatives, a déjà une idée très précise du futur rôle de l’Afd au Bundestag : « Nous pouvons être une vraie nouvelle opposition parce qu’aujourd’ hui il n’y en a pas. Les autres partis sont tous les mêmes ! Nous nous dirons haut et fort ce que les gens pensent. Sur l’immigration c’est important, pour combattre l’euro aussi et pour une vraie politique de la famille »

Une des affiches électorales du parti montre d’ailleurs en gros plan le ventre rond d’une femme enceinte et ce slogan « les nouveaux Allemands nous les fabriquons nous-mêmes ». Comprendre : ces nouveaux Allemands, ce ne sont pas les réfugiés. Une campagne au total au ton assez dur et clivant, comme un prélude, une nouvelle phase de cette vie politique allemande jusqu’ ici si attachée au compromis. »

GM : L'Allemagne vote demain dimanche ; à suivre tout au long de la journée sur RFI et demain soir, édition spéciale dès 18 h 10 heure de Paris.

CP : Un soldat français est mort ce matin au combat dans la zone irako-syrienne.

GM : C’est  le président Macron qui l'a annoncé ce soir, précisant que l'homme était un adjudant issu du 13 ème Régiment de dragons parachutistes. Ce régiment fait partie des forces spéciales françaises. C'est la première fois qu'un soldat français est tué dans la région depuis le début de l'opération Chammal contre le groupe Etat islamique, en septembre 2014.

CP : Dans cette guerre contre les jihadistes, les forces irakiennes ont lancé il y a deux jours une offensive pour les chasser de la localité d'Hawija, au sud de Mossoul.

GM : Sami Boukhelifa a pu joindre un officier de l'armée irakienne qui est très confiant sur l'issue de cette bataille, le lieutenant-colonel  Anssaïf Al Zanguine : 

« A Hawija, les combattants de Daech savent pertinemment qu’ils vont tous être exterminés. Pas question de leur laisser une porte de sortie. La reprise de Hawija est une simple formalité en comparaison avec la libération de Mossoul, par exemple. La bataille pour la libération de la partie ouest de Mossoul a été la plus intense que nous ayons menée. Nous avons des renseignements et tous les jours on en apprend un peu plus sur Daech à Hawija. Nous savons que la nuit dernière certains djihadistes se sont réunis autour d’un de leurs chefs et ont décidé de se rendre aux forces kurdes, les peshmergas. Ils savent que les peshmergas les arrêteront, les jugeront et les condamneront certainement à mort. Mais nous, les forces irakiennes, nous les combattrons jusqu’à la mort. Ce sont des ennemis, nous sommes sur un champ de bataille et c’est jusqu’à la fin.  Hawija est une petite ville, nous la libèrerons en quelques jours. »

CP :   L'Iran  annonce avoir testé "avec succès" un nouveau missile d'une portée de 2.000 kilomètres. Annonce intervenue sur fond de climat très tendu avec les Etats-Unis. Washington menace de sortir de l'accord nucléaire de 2015.

GM : De leur côté, les dirigeants iraniens affirment que les missiles de leur pays ne sont pas conçus pour porter des têtes nucléaires.

 

CP :   "Notre victoire est à portée de mains", déclare à l'ONU le ministre syrien des Affaires étrangères. Il en veut pour preuves  " la libération d'Alep et de Palmyre, la levée du siège de Deir Ezzor et l'éradication du terrorisme dans de nombreuses parties du pays".

GM  :  Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Walid al Moualem a salué le rôle constructif de la Russie et de l'Iran, les deux grands alliés du régime de Bachar al-Assad.

 

CP :   Venons-en à la mobilisation de la France insoumise, le parti de Jean - Luc Mélenchon, contre Emmanuel Macron et ses réformes, en particulier celle du Code du travail.

GM : Ils étaient plusieurs dizaines de milliers aujourd'hui à Paris. 30 000 manifestants selon la police, 150 000 selon  les organisateurs. Il y avait foule en tout cas place de la République pour écouter le discours de J Luc Mélenchon. Discours très offensif comme d'habitude. " La bataille n'est pas finie mais elle commence" a-t-il lancé à ses troupes.

CP : Les manifestants de la France Insoumise ont défilé, alors que les ordonnances réformant le code du travail venaient d'être publiées au Journal officiel. Cette réforme est censée répondre au chômage de masse en France. Elle s'applique immédiatement, au moins en partie.

Explications, Aabla Jounaidi :

( non disponible)

 GM : Aabla Jounaidi du service Economique de RFI.

GM : Il y avait donc à nouveau des manifestants dans la rue, aujourd'hui. "Rue", c'est le mot de la semaine, Yvan Amar :        

« La rue au premier plan de l’actualité en France. D’abord à cause de cette manifestation contre la politique d’Emmanuel Macron : de nombreux Français, mécontents, ont défilé dans Paris. Ensuite parce que Jean-Luc Mélenchon  leader de la « France insoumise », qui s’oppose au président de la République, a voulu lui répondre. Il y a quelques jours, Macron déclarait : "La démocratie, ce n'est pas la rue. » Mélenchon lui dit aujourd’hui : « C'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE.» Alors de quelle rue parle-t-on ? Le mot est un peu synonyme de colère populaire. En tout cas il évoque une manifestation, plus ou moins encadrée mais qui donne souvent l’impression d’être spontanée. En effet, on dit souvent que les gens sont «descendus dans la rue » pour dire qu’ils ont manifesté. Descendre dans la rue, c’est-à-dire quitter son travail ou son domicile, se retrouver dans l’espace public pour exprimer sa colère. Avec souvent l’idée que ces démonstrations de mécontentement ne sont pas organisées, ni même contrôlées par les partis politiques ou les organisations syndicales. Comme si parfois on était face à une exaspération qui ne s’occupait plus d’élection, de calendrier politique, mais voulait se faire entendre tout de suite, sur le champ ! On peut défiler, aller d’un point à un autre en scandant des slogans, en criant, parfois en chantant. On peut simplement occuper le terrain, montrer qu’on est là, sur une place, dans un lieu donné, qu’on en partira pas avant que les choses aient changé : c’était le cas par exemple lors des printemps arabes, au Caire, notamment. Ou à Paris lors des manifestations « nuit debout ».

C'était Yvan Amar, que l’on retrouvera demain soir pour cette fois « l’expression de la semaine ». Dans l’immédiat c’est la fin de votre journal en français facile. Bonsoir à tous, Bonsoir Céline !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 23/09/2017 20:30:04

Expression à deviner n° 207

Indice : Aucune différence. Réponse n° ?206 : Il ne faut pas réveiller un chat qui dort. A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.f


Voir le flux - 23/09/2017 06:27:01

Journal en français facile 22/09/2017 20h00 GMT

transcription

20 h en TU

22 h à Paris

Gilles Moreau : voici votre journal en français facile présenté avec Céline Pellarin. Bonsoir Céline !

GM : Dans l'actualité, un discours de Theresa May conciliant à l'égard des Européens. La Première ministre britannique a plaidé pour un "Brexit doux", comprenant une période de transition. Le négociateur en chef de l'Union europénne salue un " esprit constructif " alors que les négociations vont reprendre lundi prochain.

CP : En France, Emmanuel Macron a signé les ordonnances réformant le Code du travail. C’était l'un de ses grands engagements de campagne. Les opposants à cette réforme restent mobilisés. Demain ce seront les  troupes de Jean-Luc Mélenchon qui descendront dans la rue.

GM : Les voitures de la société Uber sont désormais interdites à Londres. Les autorités de la ville mettent en avant des conditions de sécurité insuffisantes pour le public. La société californienne va faire appel de cette interdiction.

CP : Theresa May fait le choix de la conciliation vis-à-vis des Européens, alors que commencera lundi une nouvelle phase de discussions entre négociateurs britanniques et européens.

GM : Dans un discours prononcé à Florence, en Italie, la Première ministre britannique a plaidé pour un " Brexit soft " (doux) comprenant une période de transition d'environ deux ans. Le Brexit interviendra bien en mars 2019. Il serait suivi de cette période de transition afin d’assurer une sortie "en douceur", a expliqué Theresa May.

Muriel Delcroix :          

« L’intervention florentine de Theresa May suffira-t-elle à débloquer les négociations entre Londres et les 27 ? C’est ce qu’espère en tout cas la dirigeante britannique qui a ostensiblement adopté une approche plus conciliante avant la reprise des pourparlers lundi prochain. Notamment sur la question de la facture de sortie :  « Je ne veux pas que nos partenaires craignent de devoir payer plus ou recevoir moins pour le reste du budget en cours à cause de notre départ. Le Royaume Uni honorera les engagements pris précédemment.»Autre concession, la dirigeante a souhaité que les tribunaux britanniques prennent en compte les jugements de la Cour européenne de justice lors de décisions concernant les droits des citoyens européens. Mais Theresa May a aussi signalé les premiers changements sur l’immigration lors de la période de transition :« Pendant cette période, les gens seront toujours libres de venir et même de travailler au Royaume-Uni, mais il y aura un système d’enregistrement, une préparation essentielle au nouveau régime. »Enfin, soulignant les liens historiques avec ses « amis » européens, la Première ministre a exclu l’idée de relations commerciales copiées sur le modèle canadien ou norvégien et souhaité un accord sur-mesure. Première réaction de Bruxelles : le négociateur Michel Barnier a loué l’"esprit constructif" de Theresa May tout en attendant plus d’explications, en clair : élève motivée mais peut mieux faire… »

GM : Les autorités de Bruxelles sont donc plutôt satisfaites. De son côté le président Macron a noté des "avancées" dans le discours de Theresa May.

 

CP : La  société Uber va faire appel de l'interdiction qui vient de la frapper à Londres.

GM : Les autorités de la ville ont décidé de ne pas renouveler sa licence d'exploitation. Elles reprochent à Uber un « manque de responsabilité, avec des conséquences potentielles pour la sécurité du public". Uber conteste et va donc faire appel. La compagnie californienne pourra continuer de faire rouler ses chauffeurs tant que les procédures d'appel seront en cours.

CP : Les Rohingyas continuent d’affluer au Bangladesh, chassés par les opérations de l’armée birmane.

GM : Ils sont maintenant 450 000 à s’entasser dans des camps. Médecins Sans Frontières, qui a des équipes sur place, craint une crise humanitaire. Ecoutons Robert Onus, coordinateur d’urgence de MSF, joint sur place par Christophe Paget :

« Certains ont traversé la jungle pendant des semaines, survivant avec le peu de choses qu'ils avaient pu récupérer chez eux. Et là, ils arrivent au Bangladesh dans des conditions météorologiques difficiles : il y a parfois des pluies torrentielles, parfois le soleil est écrasant... Ils tentent alors de se construire des abris et de reconstruire un semblant de vie, en s’appuyant sur le peu qu’ils ont pu amener avec eux et ce qu’ils ont pu récupérer auprès de la population locale.Il y a parmi eux une grande proportion de femmes et d’enfants : c’est un signal d’alerte pour nous parce que c’est une population encore plus vulnérable, surtout les jeunes enfants, qui à ce stade de leur vie sont plus prompts à attraper des maladies, surtout lorsqu’ils vivent dans des conditions aussi spartiates.Nos équipes médicales sont positionnées sur les divers points où arrivent les gens, et nous essayons de les trier, et de différencier entre celles qui sont malades et celles qui sont très malades. Certaines souffrent de maladies, d’autres de blessures qui leur ont été infligées en Birmanie. »

GM : Robert Onus de MSF  joint au Bengladesh.

CP : Le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien aura bien lieu ce dimanche. Le président de cette région autonome,  Massoud Barzani,  l’a redit lors de son dernier meeting de campagne, à Erbil.

GM : Les pressions internationales sont considérables pour empêcher la tenue du référendum. Les autorités kurdes admettent qu'une victoire du oui n'entraînera pas automatiquement l'annonce de l'indépendance,  mais constituera un moyen de pression pour arracher des concessions au pouvoir central de Bagdad.

CP : En France, Emmanuel Macron a signé les ordonnances réformant le Code du travail. C’était l'un de ses grands engagements de campagne.

GM : La communication avait été soignée ce matin au Palais de l'Elysée. La signature présidentielle a eu lieu sous le regard des appareils photo et des caméras.

Anthony Lattier :

«  Une mise en scène à l'américaine : Emmanuel Macron, dans un bureau de l'Elysée, entouré de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, paraphant devant les caméras les 5 ordonnances.  Il s'agit d’une « réforme en profondeur, inédite, du marché du travail", assure le Président sous le crépitement des photographes.  "Jamais une réforme n'a été mise en œuvre en aussi peu de temps" se félicite Emmanuel Macron. Cette scénarisation, déjà utilisée la semaine dernière lors la promulgation de la loi sur la moralisation de la vie publique, est une manière de montrer que le chef de l'Etat applique son programme, 4 mois après son élection. Le gouvernement garde le cap malgré les manifestations et à la veille d'une marche à Paris organisé par Jean-Luc Mélenchon. Le chef de la France Insoumise et plusieurs syndicats espèrent encore pouvoir faire reculer Emmanuel Macron, qui lui veut tourner la page au plus vite et passer aux réformes suivantes. Les ordonnances – qui notamment facilitent les licenciements - entreront en vigueur en principe en début de semaine prochaine, après leur publication au Journal Officiel. »

CP : L’écart s’est encore creusé dans les sondages, à deux jours des législatives allemandes.

GM : Les conservateurs emmenés par Angela Merkel sont crédités de 36 % des intentions de vote, contre 22 % pour les sociaux-démocrates du SPD qui reculent d'un point. Quant au parti xénophobe AfD, avec 11 % il conforte son rang de troisième force politique dans les intentions de vote.

CP : A l'heure de la fin de campagne, Angela Merkel et Martin Schulz (le candidat du SPD) ont appelé les Allemands à se rendre massivement aux urnes dimanche. Leur crainte est que l'absence de suspense débouche sur une apathie dont profiterait l'AfD.

GM : Scène rare ce matin en plein Paris. Des agriculteurs ont bloqué les Champs Elysées à l'aide de bottes de paille. Les manifestants protestaient contre le projet du gouvernement d'interdire le glyphosate, le plus connu des herbicides,  un produit largement utilisé dans l'agriculture.

CP : Penchons-nous maintenant sur un autre problème de santé publique. Le journal le Parisien a rendu public un rapport sur la présence d’aluminium dans les vaccins.

GM : Les conclusions de ce rapport datent d'il y a plusieurs mois, conclusions inquiétantes, quand on sait que 8 vaccins supplémentaires doivent devenir obligatoires dès l'année prochaine.

Explications de Michèle Diaz :    

« Alors que le débat sur l’obligation de vacciner les très jeunes enfants contre 11 maladies continue de diviser, ce dernier rapport relance celui sur les adjuvants. Il s’agit principalement de sel d’aluminium ajouté aux substances actives du vaccin afin de favoriser le développement des anticorps. Déjà en 2012, l’Assemblée nationale avait remis des recommandations face à la défiance croissante à l’égard des vaccins et préconisait un moratoire sur les adjuvants aluminiques. A l’époque, certains chercheurs proposaient une version sans aluminium pour chaque vaccin obligatoire au nombre de trois Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite, tandis que d’autres rejetaient l’idée du moratoire et souhaitaient l’interdiction pure et simple. Aujourd’hui, parmi les 8 vaccins qui vont être obligatoires à partir de janvier prochain, ceux contre la coqueluche, l’hépatite B, les pneumocoques et le méningocoque ainsi que le papillomavirus humain encore facultatif contiennent de l’aluminium. Le ministère de la Santé précise qu’il n’existe aucun argument scientifique qui remet en cause l’innocuité des vaccins, ni même un danger mais admet qu’il faut poursuivre les études, tandis que des experts insistent sur la toxicité de ces adjuvants aluminiques même à faibles doses. »

GM : Michèle Diaz, du service Sciences de RFI.

Football, le Paris St Germain se déplace demain à Montpellier pour le compte de la Ligue 1. Il devra se passer de sa star brésilienne Neymar, touché au pied droit.

C’est la fin de votre journal en français facile. Bonsoir à tous, bonsoir Céline !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Voir le flux - 22/09/2017 20:45:03

Fin des interdits sur le mariage en Tunisie (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Avec sa nouvelle loi concernant le mariage des femmes, la Tunisie apparaît sur le devant de la scène du monde arabe. Écrire un petit article (A2), réaliser une interview (B1), participer à un débat (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale), Français des relations internationales (Diplomates, journalistes...)

Voir le flux - 22/09/2017 13:00:00

Une maison en 33 heures ! (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Bâtir une maison en 33 heures : tel est le défi de l’imprimante 3D, nouveau procédé en matière de construction. Imaginer et jouer une interview (A2), participer à un forum (B1), débattre sur l’habitat du futur (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale)

Voir le flux - 22/09/2017 13:00:00

Automne

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Jour d’équinoxe aujourd’hui. Et jour de changement de saison : on entre dans l’automne. Pourquoi équinoxe ? Parce que c’est l’un de deux jours de l’année où l’on a une durée de jour égale à celle de la nuit. On a donc ça lorsqu’on passe de l’été à l’automne, comme aujourd’hui, ou de l’hiver au printemps, vers le 21 ou le 22 mars. Puisqu’on le sait, on ne change pas de saison systématiquement le même jour, d’une année sur l’autre. De toute façon le sens du mot équinoxe se devine facilement de sa construction: équi évoque l’équivalence, l’égalité. Et nox la nuit. La nuit est donc égale… à quoi ? Au jour bien entendu!

Quant à l’automne, tout le monde sait ce que c’est. On peut noter quand même ce drôle de rapport entre l’orthographe et la prononciation : il possède un « m » qui ne se prononce pas ! Et ce nom porte avec lui des représentations diverses, et changeantes avec le temps !

Depuis le dix-neuvième siècle, notre automne est devenu synonyme d’été finissant, de beaux jours qui s’éloignent. Le voilà prélude à l’hiver, signe avant-coureur de la mort, ou tout au moins de la morte-saison. Et l’automne devient vieillesse, et même métaphore de la vieillesse humaine : c’est le soir de la vie, le déclin. Les images qui vont alors prévaloir, sont celles de la chute des feuilles, de la nostalgie, du souvenir de l’ardeur estivale, et des amours mortes.

Et pourtant, cette imagerie est relativement récente, différente et même opposée à ce que représentait l’automne auparavant. À l’époque de la langue latine, on prêtait au mot automnus une fausse étymologie, qui lui donnait un relief particulier : on l’imaginait (à tort, semble-t-il) dérivant du verbe augere, qui signifie augmenter. Pourquoi ? Parce que dans les sociétés occidentales rurales, l’automne était la saison où l’on engrangeait les bénéfices agricoles : les gros travaux de l’été sont finis, les récoltes et les vendanges en cours ; le paysan accroît sa richesse, augmente son avoir. Moment donc, où le repos à venir se profile, saison de joie, de ripailles éventuellement. À tel point qu’au moyen âge, le mot le plus courant en français pour désigner cette saison, n’était pas automne, mais gain.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensables un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Canopé

Coproduction du réseau CANOPÉ.
http://www.reseau-canope.fr/



Voir le flux - 22/09/2017 09:30:04

Expression à deviner n° 206

Indice : Pas de querelles ! Réponse n° 205 : Marcher sur des œufs. ?A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


Voir le flux - 22/09/2017 06:43:19

Expression à deviner n° 206

Indice : Pas de querelles ! Réponse n° 205 : Marcher sur des œufs. ?A demain ou sur https://expressionillustree.blogspot.fr


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