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Journal en français facile 24/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : RFI, 21h à Paris, 20h en temps universel, avec Zéphyrin Koudaio pour vous présenter le Journal en français facile. Bonsoir Zéphyrin.

ZK : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : À la une de cette édition. Nous irons en Thaïlande dès le début du journal où se joue l’élection des députés thaïlandais. Au Mali au lendemain du massacre de 134 Peuls dans le centre du pays. Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a décidé d’exclure de l’armée deux généraux. Emmanuel Macron est en ce moment avec le président chinois dans le sud de la France. Le président français dîne avec Xi Jinping avant de passer aux choses sérieuses demain.

------

ZK : Élections législatives en Thaïlande aujourd’hui : Junte militaire contre partis pro-démocratie. Le scrutin a pris fin à la mi-journée.

AD : La Commission électorale promet de livrer les premiers chiffres officiels dans les 24 heures. Mais nous savons déjà que le match a été plus serré que prévu et que les responsables du premier parti d’opposition sont inquiets du résultat. Compte-rendu Vincent Souriau à Bangkok.

On ne va pas se prononcer alors que le dépouillement continue. Juste avant minuit, les responsables du Pheu Thai décident d’annuler leur conférence de presse. Il n’y a pas encore de chiffres précis, mais une tendance assez claire, le premier parti d’opposition réalise un score inférieur aux projections. Le Pheu Thai peut-il encore sauver l’élection en s’alliant avec certains de ses rivaux ? Impossible à dire sans un décompte précis, mais un peu plus tôt dans l’après-midi, la cheffe de file du parti, Sudarat Keyuraphan, avait lancé cet avertissement : en aucun cas, il n’y aura de compromission avec Prayuth Chan-O-Cha, le chef de la junte militaire. Nous sommes prêts à travailler avec n’importe quel parti, à une condition : qu’il ne soit lié, de près ou de loin, ni au coup d’État ni à Prayuth. Maigre consolation pour le camp pro-démocratie, la performance du Parti du nouvel avenir. Soutenue par la jeunesse thaïlandaise, cette formation créée l’an dernier se place dans le peloton de tête. Vincent Souriau, Bangkok, RFI.

AD : Une élection cette fois-ci pour élire un président. Au large de la côte est de l’Afrique, les Comores où l’opposition accuse le chef de l’état sortant, Azali Assoumani, de fraudes massives lors du premier tour du scrutin présidentiel qui s’est retenu aujourd’hui. Les douze adversaires d’Azali Assoumani appellent les Comoriens à « résister » à ce qu’ils appellent un « coup d’État » électoral. Les premiers résultats ne sont toujours pas connus à l’heure actuelle.

ZK : Réunion de crise au Mali à la suite des massacres de civils peuls au centre du Mali. 

AD : Le Président malien Ibrahim Boubacar Kéita a présidé le conseil extraordinaire des ministres aujourd’hui et à la fin de la réunion : 2 décisions ! Le limogeage, le licenciement de haut gradé de l’armée et la dissolution d’une milice Dogons, elle n’est plus reconnue par l’état. Serge Daniel nous appelle de Bamako.

C’est le Premier ministre malien qui a pris la parole devant la presse après le Conseil extraordinaire. Il a annoncé la dissolution de l’association Dan Nan Ambassagou, groupe armé dogon basé dans le centre du Mali qui, officiellement, affirme défendre les civils de la communauté. Cependant, pour plusieurs associations, il s’agit d’une milice, véritable bête noire des civils peuls. Plusieurs sources s’interrogent d’ailleurs sur une possible implication de cette milice dans les événements survenus à Ogossagou, près de la ville de Bankass. Dans son intervention, le Premier ministre malien a voulu également lancer un message de clarification de fermeté. « Des milices qui ne déposeront pas les armes seront désarmées », a-t-il affirmé. Le Conseil extraordinaire a également décidé le limogeage du chef d’état-major des armées, de celui de l’armée de Terre et enfin du patron de l’armée de l’Air. « Ce réajustement était nécessaire pour donner un nouveau souffle à nos acquis », a précisé Soumeylou Boubeye Maïga. Selon des témoins, c’est la désolation dans le village d’Ogossagou. Les habitants creusent ce dimanche une fosse commune pour enterrer une quarantaine de civils, qui n’ont pas pu être inhumés la veille, le jour du drame. « Nous n’avons pas le moral, les gens sont tous traumatisés », témoigne par téléphone un élu. Un autre décrit les restes de cases brûlées, les animaux calcinés, les affaires personnelles réduites en cendres, témoignages silencieux de l’horreur.

ZK : Hier, ces images impressionnantes de Londres noire de monde !

AD : Environ 1 million de manifestants étaient réunis pour protester contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Au lendemain de ce rassemblent géant, la presse britannique s’est davantage intéressée à l’avenir de Theresa May.

ZK : À Londres correspondance de Marina Daras.

Ce matin, les journaux s’agitent plutôt sur la position devenue incroyablement fragile de la Première ministre. Les mots « coup d’État » apparaissent dans plusieurs journaux, dont le Sunday Times, le Daily Mail et le Sunday Telegraph. Le Times est le plus complet à ce sujet et rapporte qu’il y a eu hier soir « une série » d’appels téléphoniques privés au cours desquels les ministres auraient convenu que la Première ministre devrait se retirer si le gouvernement voulait faire passer l’accord négocié avec l’UE. Le journal dit qu’il s’est entretenu avec 11 membres du cabinet qui ont décrit Theresa May comme une figure « erratique au jugement détraqué ». Le Sunday Times indique même que Theresa May sera confrontée à une sorte de rébellion lors de la prochaine réunion du cabinet, où au moins six ministres devraient apporter leur soutien au vice-premier ministre actuel, David Lidington, pour reprendre le leadership du pays et mener le Brexit à son terme. Sa démission deviendrait alors la réponse politique au blocage dans les négociations, mais aussi à la fronde populaire qui a manifesté en masse hier dans les rues de Londres. 

ZK : Après l’Italie, Monaco cet après-midi, puis Nice ce soir. Le Président chinois Xi Jinping poursuit sa visite européenne dans une petite ville française.

AD : La visite de 3 jours en France a commence par un dîner privé avec son homologue, Emmanuel Macron, dans une superbe villa de Beaulieu-sur-Mer avec vue sur la mer méditerranée. Connaît-on le menu des discussions ? Anthony Lattier.

Le lieu est idyllique, la villa Kérylos est un hommage à la Grèce antique : une superbe demeure blanche qui s’avance dans la mer Méditerranée. C’est là que se retrouvent les présidents chinois et français. Un tête à tête, puis un dîner avec les épouses, le repas est concocté par le chef de l’Élysée. Une mise en bouche en douceur sur la Côte d’Azur, avant d’attaquer les choses sérieuses lundi à Paris. Cette rencontre intervient au lendemain de la signature à Rome d’un partenariat inédit entre l’Italie et la Chine, un partenariat qui embarrasse le Président français. Rome a en effet rejoint les nouvelles routes de la soie, le colossal projet d’infrastructures de Xi-Jinping alors qu’Emmanuel Macron ne cesse d’alerter en Europe sur les dangers des ambitions hégémoniques de la Chine. Dépendance financière, perte de souveraineté des États. Une mise en garde qu’il multiplie aussi lors de ces déplacements, que ce soit en Australie, en Inde ou dans la Corne de l’Afrique. Mais Emmanuel Macron entend aussi jouer la carte de la séduction avec Xi-Jinping. Ce sera le cas ce soir à Beaulieu sur Mer, car la Chine reste un partenaire incontournable pour la France. De nombreux contrats commerciaux vont être signés demain à Paris.

AD : Le couple présidentiel chinois passera la nuit au grand hôtel Negresco de Nice.

ZK : Place à l’expression de la semaine qui a inspiré Yvan Amar. L’expression coup d’État.

Le coup d’État qui menace Theresa May à la Une de la presse. C’est un titre de RFI qui date d’aujourd’hui. Quand on l’entend, est-ce qu’on sent une intention dans la prononciation de l’expression « coup d’État » ? Peut-être pas. Mais quand on le lit sur le site de la radio, on s’aperçoit qu’il est entre guillemets. Pourquoi ? Parce qu’on ne parle pas d’un vrai coup d’État… mais d’une situation particulière qu’on imagine, et qu’on compare à un coup d’État. Qu’appelle-t-on coup d’État, au sens propre ? Un coup de force qui consiste à prendre le pouvoir sans passer par les moyens légaux. On renverse le pouvoir en place (souvent d’ailleurs quand il n’est pas très solide un peu vacillant, fragile…) et on s’en empare. Pas d’élection, pas de succession légitime. Et souvent un peu de violence puisqu’il faut prendre le contrôle des instruments du pouvoir : les instruments symboliques comme le palais présidentiel ; les instruments pratiques, comme les médias, la radio et la télévision nationale. Souvent d’ailleurs on parle de coup d’État militaire, quand l’armée ou une partie de l’armée se chargent de ces actions et que des officiers se retrouvent au pouvoir. Rien de tout cela n’est à l’ordre du jour chez les Britanniques : il n’y a pas d’insurrection en vue, c’est-à-dire pas de soulèvement armé, physique. Mais on envisage que celle qui est au pouvoir actuellement soit écartée, et même par son entourage, par ceux qui appartiennent au même parti qu’elle, mais sont en désaccord avec sa façon de gérer le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Alors cette manœuvre peut se faire en force, accompagnée par la pression des manifestations de rue qui montre le mécontentement de beaucoup de citoyens. Mais cet épisode s’il avait lieu, se ferait entre Theresa May et certains membres de son gouvernement actuel qui la conduiraient à abandonner ses fonctions : un genre de coup d’État, une sorte de coup d’État. Mais bien sûr c’est une image, et pas un coup d’État au sens propre.

ZK : Et un dernier mot de football africain.

AD : en vue de la CAN 2019, le Bénin a battu le Togo 2-1. Les écureuils qualifiés pour la phase finale.



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Journal en français facile 24/03/2019 20h00 GMT

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Adrien Delgrange : RFI, 21h à Paris, 20h en temps universel, avec Zéphyrin Koudaio pour vous présenter le Journal en français facile. Bonsoir Zéphyrin.

ZK : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : À la une de cette édition. Nous irons en Thaïlande dès le début du journal où se joue l’élection des députés thaïlandais. Au Mali au lendemain du massacre de 134 Peuls dans le centre du pays. Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a décidé d’exclure de l’armée deux généraux. Emmanuel Macron est en ce moment avec le président chinois dans le sud de la France. Le président français dîne avec Xi Jinping avant de passer aux choses sérieuses demain.

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ZK : Élections législatives en Thaïlande aujourd’hui : Junte militaire contre partis pro-démocratie. Le scrutin a pris fin à la mi-journée.

AD : La Commission électorale promet de livrer les premiers chiffres officiels dans les 24 heures. Mais nous savons déjà que le match a été plus serré que prévu et que les responsables du premier parti d’opposition sont inquiets du résultat. Compte-rendu Vincent Souriau à Bangkok.

On ne va pas se prononcer alors que le dépouillement continue. Juste avant minuit, les responsables du Pheu Thai décident d’annuler leur conférence de presse. Il n’y a pas encore de chiffres précis, mais une tendance assez claire, le premier parti d’opposition réalise un score inférieur aux projections. Le Pheu Thai peut-il encore sauver l’élection en s’alliant avec certains de ses rivaux ? Impossible à dire sans un décompte précis, mais un peu plus tôt dans l’après-midi, la cheffe de file du parti, Sudarat Keyuraphan, avait lancé cet avertissement : en aucun cas, il n’y aura de compromission avec Prayuth Chan-O-Cha, le chef de la junte militaire. Nous sommes prêts à travailler avec n’importe quel parti, à une condition : qu’il ne soit lié, de près ou de loin, ni au coup d’État ni à Prayuth. Maigre consolation pour le camp pro-démocratie, la performance du Parti du nouvel avenir. Soutenue par la jeunesse thaïlandaise, cette formation créée l’an dernier se place dans le peloton de tête. Vincent Souriau, Bangkok, RFI.

AD : Une élection cette fois-ci pour élire un président. Au large de la côte est de l’Afrique, les Comores où l’opposition accuse le chef de l’état sortant, Azali Assoumani, de fraudes massives lors du premier tour du scrutin présidentiel qui s’est retenu aujourd’hui. Les douze adversaires d’Azali Assoumani appellent les Comoriens à « résister » à ce qu’ils appellent un « coup d’État » électoral. Les premiers résultats ne sont toujours pas connus à l’heure actuelle.

ZK : Réunion de crise au Mali à la suite des massacres de civils peuls au centre du Mali. 

AD : Le Président malien Ibrahim Boubacar Kéita a présidé le conseil extraordinaire des ministres aujourd’hui et à la fin de la réunion : 2 décisions ! Le limogeage, le licenciement de haut gradé de l’armée et la dissolution d’une milice Dogons, elle n’est plus reconnue par l’état. Serge Daniel nous appelle de Bamako.

C’est le Premier ministre malien qui a pris la parole devant la presse après le Conseil extraordinaire. Il a annoncé la dissolution de l’association Dan Nan Ambassagou, groupe armé dogon basé dans le centre du Mali qui, officiellement, affirme défendre les civils de la communauté. Cependant, pour plusieurs associations, il s’agit d’une milice, véritable bête noire des civils peuls. Plusieurs sources s’interrogent d’ailleurs sur une possible implication de cette milice dans les événements survenus à Ogossagou, près de la ville de Bankass. Dans son intervention, le Premier ministre malien a voulu également lancer un message de clarification de fermeté. « Des milices qui ne déposeront pas les armes seront désarmées », a-t-il affirmé. Le Conseil extraordinaire a également décidé le limogeage du chef d’état-major des armées, de celui de l’armée de Terre et enfin du patron de l’armée de l’Air. « Ce réajustement était nécessaire pour donner un nouveau souffle à nos acquis », a précisé Soumeylou Boubeye Maïga. Selon des témoins, c’est la désolation dans le village d’Ogossagou. Les habitants creusent ce dimanche une fosse commune pour enterrer une quarantaine de civils, qui n’ont pas pu être inhumés la veille, le jour du drame. « Nous n’avons pas le moral, les gens sont tous traumatisés », témoigne par téléphone un élu. Un autre décrit les restes de cases brûlées, les animaux calcinés, les affaires personnelles réduites en cendres, témoignages silencieux de l’horreur.

ZK : Hier, ces images impressionnantes de Londres noire de monde !

AD : Environ 1 million de manifestants étaient réunis pour protester contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Au lendemain de ce rassemblent géant, la presse britannique s’est davantage intéressée à l’avenir de Theresa May.

ZK : À Londres correspondance de Marina Daras.

Ce matin, les journaux s’agitent plutôt sur la position devenue incroyablement fragile de la Première ministre. Les mots « coup d’État » apparaissent dans plusieurs journaux, dont le Sunday Times, le Daily Mail et le Sunday Telegraph. Le Times est le plus complet à ce sujet et rapporte qu’il y a eu hier soir « une série » d’appels téléphoniques privés au cours desquels les ministres auraient convenu que la Première ministre devrait se retirer si le gouvernement voulait faire passer l’accord négocié avec l’UE. Le journal dit qu’il s’est entretenu avec 11 membres du cabinet qui ont décrit Theresa May comme une figure « erratique au jugement détraqué ». Le Sunday Times indique même que Theresa May sera confrontée à une sorte de rébellion lors de la prochaine réunion du cabinet, où au moins six ministres devraient apporter leur soutien au vice-premier ministre actuel, David Lidington, pour reprendre le leadership du pays et mener le Brexit à son terme. Sa démission deviendrait alors la réponse politique au blocage dans les négociations, mais aussi à la fronde populaire qui a manifesté en masse hier dans les rues de Londres. 

ZK : Après l’Italie, Monaco cet après-midi, puis Nice ce soir. Le Président chinois Xi Jinping poursuit sa visite européenne dans une petite ville française.

AD : La visite de 3 jours en France a commence par un dîner privé avec son homologue, Emmanuel Macron, dans une superbe villa de Beaulieu-sur-Mer avec vue sur la mer méditerranée. Connaît-on le menu des discussions ? Anthony Lattier.

Le lieu est idyllique, la villa Kérylos est un hommage à la Grèce antique : une superbe demeure blanche qui s’avance dans la mer Méditerranée. C’est là que se retrouvent les présidents chinois et français. Un tête à tête, puis un dîner avec les épouses, le repas est concocté par le chef de l’Élysée. Une mise en bouche en douceur sur la Côte d’Azur, avant d’attaquer les choses sérieuses lundi à Paris. Cette rencontre intervient au lendemain de la signature à Rome d’un partenariat inédit entre l’Italie et la Chine, un partenariat qui embarrasse le Président français. Rome a en effet rejoint les nouvelles routes de la soie, le colossal projet d’infrastructures de Xi-Jinping alors qu’Emmanuel Macron ne cesse d’alerter en Europe sur les dangers des ambitions hégémoniques de la Chine. Dépendance financière, perte de souveraineté des États. Une mise en garde qu’il multiplie aussi lors de ces déplacements, que ce soit en Australie, en Inde ou dans la Corne de l’Afrique. Mais Emmanuel Macron entend aussi jouer la carte de la séduction avec Xi-Jinping. Ce sera le cas ce soir à Beaulieu sur Mer, car la Chine reste un partenaire incontournable pour la France. De nombreux contrats commerciaux vont être signés demain à Paris.

AD : Le couple présidentiel chinois passera la nuit au grand hôtel Negresco de Nice.

ZK : Place à l’expression de la semaine qui a inspiré Yvan Amar. L’expression coup d’État.

Le coup d’État qui menace Theresa May à la Une de la presse. C’est un titre de RFI qui date d’aujourd’hui. Quand on l’entend, est-ce qu’on sent une intention dans la prononciation de l’expression « coup d’État » ? Peut-être pas. Mais quand on le lit sur le site de la radio, on s’aperçoit qu’il est entre guillemets. Pourquoi ? Parce qu’on ne parle pas d’un vrai coup d’État… mais d’une situation particulière qu’on imagine, et qu’on compare à un coup d’État. Qu’appelle-t-on coup d’État, au sens propre ? Un coup de force qui consiste à prendre le pouvoir sans passer par les moyens légaux. On renverse le pouvoir en place (souvent d’ailleurs quand il n’est pas très solide un peu vacillant, fragile…) et on s’en empare. Pas d’élection, pas de succession légitime. Et souvent un peu de violence puisqu’il faut prendre le contrôle des instruments du pouvoir : les instruments symboliques comme le palais présidentiel ; les instruments pratiques, comme les médias, la radio et la télévision nationale. Souvent d’ailleurs on parle de coup d’État militaire, quand l’armée ou une partie de l’armée se chargent de ces actions et que des officiers se retrouvent au pouvoir. Rien de tout cela n’est à l’ordre du jour chez les Britanniques : il n’y a pas d’insurrection en vue, c’est-à-dire pas de soulèvement armé, physique. Mais on envisage que celle qui est au pouvoir actuellement soit écartée, et même par son entourage, par ceux qui appartiennent au même parti qu’elle, mais sont en désaccord avec sa façon de gérer le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Alors cette manœuvre peut se faire en force, accompagnée par la pression des manifestations de rue qui montre le mécontentement de beaucoup de citoyens. Mais cet épisode s’il avait lieu, se ferait entre Theresa May et certains membres de son gouvernement actuel qui la conduiraient à abandonner ses fonctions : un genre de coup d’État, une sorte de coup d’État. Mais bien sûr c’est une image, et pas un coup d’État au sens propre.

ZK : Et un dernier mot de football africain.

AD : en vue de la CAN 2019, le Bénin a battu le Togo 2-1. Les écureuils qualifiés pour la phase finale.



Voir le flux - 24/03/2019 20:45:03

Journal en français facile 23/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : RFI 20h temps universel, 21h à Paris. Place au Journal en franças facile, je suis ce soir avec Zéphyrin Kouadio pour vous le présenter. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Adrien bonsoir à tous.

AD : Au sommaire de cette édition. En Syrie, la chute de Baghouz dernier fief du groupe État islamique, est-ce pour autant la fin de Daesh ? De nombreux dirigeants internationaux restent prudents. De très nombreux mort au Mali. Des individus armés ont tué plus d’une centaine d’Homme et de femmes appartenant à la communauté Peuls. Des déclarations d’amour à l’Union européenne, beaucoup de Britanniques se sont rassemblés à Londres pour dire non au Brexit. En France les Gilets jaunes ! Moins de casses que samedi dernier des affrontements sont à noter à Montpellier- Bordeaux et Nice. Voilà pour les titres, soyez les bienvenues.

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ZK : « Baghouz a été libérée. La victoire militaire sur Daech a été remportée », écrit sur Twitter Mustafa Bali, porte-parole des FDS. 

AD : Le groupe État islamique (EI) a perdu son dernier bastion syrien à Baghouz déclare aujourd’hui les Forces démocratiques syriennes, l’alliance arabo-kurde soutenue par les Occidentaux. La prise de ce dernier bastion de Baghouz était prévisible même s’il a fallu de longues semaines de violents combats, menés par les FDS pour y parvenir. Cette ultime bataille clôt un chapitre : celui de l’ascension, de la progression puis de la chute du groupe État islamique. Nicolas Falez.

Alors que la guerre civile fait rage en Syrie, une organisation jihadiste commence à faire parler d’elle en 2013 : l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL parfois appelé « Daesh », l’acronyme de son nom en arabe) dont les combattants, souvent étrangers, n’hésitent pas à s’en prendre aux groupes rebelles syriens qui luttent contre Bachar El Assad. Hégémonique et ultra-violente, l’EILL prend le contrôle de la ville syrienne de Raqqa, puis réalise une fulgurante percée en Irak en profitant du sentiment d’exclusion de la minorité sunnite irakienne. Juin 2014, les jihadistes hissent leur drapeau noir sur Mossoul, deuxième ville d’Irak, et dans une Mosquée de la ville un homme proclame l’établissement d’un « califat » sur cet immense territoire à cheval sur 2 pays. Le groupe se fait désormais appeler « État islamique » et son prétendu calife se nomme Abu Bakr AL Baghdadi. Dans les régions qu’il contrôle, l’EI fait régner la terreur : exécutions publiques, tortures, prises d’otages et esclavage sexuel (visant notamment la minorité Yezidie d’Irak). Dès 2014, une coalition internationale anti-jihadiste se forme, sous commandement américain, pour appuyer des forces locales au sol. Début 2015 à Kobané, les Kurdes syriens appuyés par la coalition infligent une première défaite au groupe jihadiste, mais il faudra plusieurs années de combat pour faire reculer l’organisation jihadiste dont le territoire sert à planifier et organiser des attentats, comme ceux de Paris en novembre 2015. Mossoul (Irak) et Raqqa (Syrie) les deux « capitales » du califat autoproclamé sont reprises en 2017. Cette année-là, l’Irak annonce la fin de la bataille sur son sol, mais elle se poursuit en Syrie jusqu’à ces dernières heures. Ces années de guerre anti-jihadiste ont coûté des milliers de vies y compris civiles et causé d’immenses destructions en Irak comme en Syrie.

ZK : Plusieurs responsables mondiaux ont salué la chute du groupe État islamique, tout en appelant à maintenir la vigilance face à la menace jihadiste.

AD : Les États-Unis disent « rester vigilants, prudents afin d’éradiquer, d’éliminer l’État islamique partout où il est actif », déclare le président Trump dans un communiqué. Pour Emmanuel Macron, « un danger majeur pour notre pays est éliminé. Mais la menace demeure et la lutte contre les groupes terroristes doit continuer ». Enfin la Première ministre britannique Theresa May déclare « la libération du dernier territoire détenu par Daech est une étape historique ». 

ZK : Dans le centre du Mali, c’est un véritable massacre qui s’est produit ce samedi matin dans un village de la communauté peulh.

AD : Des assaillants habillés en chasseurs traditionnels ont tué plus de cent personnes dans la localité de Ogassagou. Et le bilan pourrait être encore plus lourd. À Bamako le récit de Serge Daniel.

Cheick Harouna Sankaré est le maire d’une commune du centre du Mali. Comme d’autres, bouleversé, il décrit la scène. Tôt ce samedi matin, des hommes armés débarquent dans le village d’Ogossagou, non loin de la ville de Bankass, « massacrant plusieurs dizaines de civils peuls ». Un autre élu donne des détails. Le chef de village, Amadou Belko Bari est « tué devant sa mère » qui sera, à son tour, « exécutée ». Un chef religieux local, Bara Sékou, a également « été tué ». Dans la furie, les assaillants n’épargnent personne… ni les femmes, ni les enfants, ni les jeunes, ni les vieillards, tous de la communauté peule. Et comme s’ils s’étaient bien préparés, alors qu’un groupe tuait sans discernement, un autre groupe d’assaillants habillés en chasseurs traditionnels mettait le feu aux cases. Dans le village d’Ogossagou, il y a également un endroit où étaient cantonnés les jeunes peuls armés, ex-jihadistes ou pas, qui souhaitaient intégrer le Processus désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Certains, parmi eux, ont perdu étagement la vie. Selon des sources concordantes, le dernier bilan fait état de plus de 100 morts.

AD : Noter par ailleurs que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans a revendiqué l’attaque meurtrière de dimanche dernier contre un camp militaire du centre du pays. Elle l’attribue à l’une de ses branches, la katiba du Macina.

ZK : La Russie a-t-elle trafiqué la campagne présidentielle américaine de 2016 ?

AD : L’enquêteur spécial Robert Mueller a remis son rapport final au ministre de la Justice américaine sur les éventuelles ingérences russes et les accusations de collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Donal Trump. À l’heure actuelle, seule l’équipe de Robert Mueller et Bill Barr, le ministre de la Justice, en connaît le contenu.

ZK : Qui est ce Robert Mueller, ce personnage très discret qui, malgré les attaques de Donald Trump, est parvenu à mener à terme sa mission.

AD : Son portrait avec Romain Lemaresquier.

Robert Mueller est tout sauf un inconnu pour les Américains. Cet ancien officier des Marines, médaillé de guerre, a consacré toute sa vie au service de ses concitoyens. Tout l’inverse du président américain Donald Trump. Après avoir été avocat pendant quelques années, Robert Mueller devient procureur fédéral au milieu des années 80. Dès lors il acquiert une réputation de ténacité. Après une courte pause dans le domaine privé il revient au service de l’État en devenant numéro deux du ministère de la Justice sous la présidence de George Bush père. S’en suivra la direction du FBI, pendant 12 années. Robert Mueller, qui est inscrit en tant qu’électeur républicain, a servi des présidents de tout bord politique. En 2011 par exemple, alors que son mandat allait expirer, Barack Obama lui avait demandé de poursuivre sa mission encore deux ans, ce qui avait été approuvé par l’ensemble des sénateurs. Louée par la classe politique américaine pour son austérité, sa discrétion, sa droiture et sa ténacité, sa nomination pour diriger l’enquête sur les ingérences russes avait été saluée à l’époque par le camp démocrate. Il représente l’exact opposé de Donald Trump comme aiment à le rappeler ses proches. Mais ce n’est pas pour autant qu’il aura mené une enquête à charge, comme l’a démontré la carrière sans accroc qu’il a su mener jusqu’à présent.

ZK : En France, le nouveau dispositif des forces de l’ordre à l’épreuve des Gilets jaunes.

AD : Difficile encore cette heure-ci de faire un bilan. Il y a eu des affrontements entre manifestants et force de l’ordre à Nice, Lyon, Montpellier et Nice. Dans tout le pays le ministère de l’Intérieur parle de 40 000 manifestants et pour ce 19e samedi consécutif la force sentinelle, autrement dit l’armée a été mobilisée.

ZK : Place au mot de l’actu et c’est le mot « Sentinelle » que vous avez retenu Yvan Amar.

La force Sentinelle a été requise aujourd’hui pour appuyer le dispositif de maintien de l’ordre assuré par les forces de police. Et ce qu’on appelle la force Sentinelle est constitué par les militaires chargés de l’opération du même nom. Cela date donc de janvier 2015, plusieurs attentats terroristes en France. Et cette opération Sentinelle venait renforcer un dispositif déjà existant, Vigipirate. Ce ne sont pas vraiment des noms de code : ils sont aussi destinés à rassurer le public. Et sentinelle et vigie revoient à peu près à la même idée, et à une figure de guetteur : celui qui prévient le danger, qui l’aperçoit avant qu’il soit trop tard, et qui permet qu’on le maîtrise. La vigie, sur un bateau, ou sur une côte, elle veille, elle surveille. Les mots sont de la même famille. Et la sentinelle, elle aussi, elle fait le guet. C’est ainsi qu’on appelle par exemple les soldats qui sont en faction, c’est-à-dire qui sont postés à l’entrée des bâtiments officiels, ou des endroits sensibles. Pour vérifier qui entre, pour préserver la sécurité, pour alerter s’il y a du danger. Des mots donc assez intelligemment choisis, puisqu’il n’évoque pas une répression, ni même une hostilité, mais une possibilité de réagir avant une attaque ou une agression. Et on a là les deux sens du verbe prévenir : avertir, informer de quelque chose qui s’est passé, ou même souvent qui va se passer, qui set sur le point de se passer. Mais aussi empêcher que quelque chose se passe parce que justement on s’aperçoit à temps de ce qui va arriver et qu’on stoppe cette évolution. Et c’est bien ce qui a conduit les pouvoirs publics à nommer ainsi les forces d’intervention qui étaient jusqu’à maintenant spécialisées dans la lutte contre le terrorisme.



Voir le flux - 23/03/2019 20:45:03

Journal en français facile 22/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : À l'écoute de RFi, il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Et c'est l’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : Au sommaire : le groupe État islamique vaincu à 100 % en Syrie. C’est le constat de Donald Trump, pas celui fait sur place, par les Forces démocratiques syriennes pour qui les combats se poursuivent dans la ville de Baghouz.

ZK : En France, un nouveau samedi de manifestations sous haute surveillance pour les gilets jaunes. Les militaires de l’opération sentinelle seront notamment mobilisés, ce qui fait polémique, vous l’entendrez. 

LB : Et puis il y a du football également ce soir. L’équipe de France se déplace en Moldavie pour les qualifications de l’Euro 2020. Nous serons en direct de Chisinau dans ce journal.

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ZK : Tout d’abord, cette déclaration de Donald Trump concernant la situation en Syrie.

LB : Plus précisément celle du groupe EI. Les jihadistes sont vaincus à 100 % en Syrie, c’est ce qu’affirme le Président américain. Éric de Salves, vous êtes notre correspondant aux États-Unis.

[Transcription manquante]

LB : Par ailleurs, toujours concernant Donald Trump, le président américain pourrait signer la semaine prochaine un texte officialisant la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Ce qui coïnciderait avec la visite aux États-Unis du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

ZK : À la une également : Le Brexit. Au lendemain de cette annonce du Conseil européen à Bruxelles, les 27 proposent 2 options à Theresa May.

LB : Ou bien un départ le 22 mai si le Parlement britannique approuve finalement l’accord de la Première ministre, un nouveau vote est organisé la semaine prochaine, ou bien une sortie sans accord, le 12 avril au plus tard. Et là, il faudra aussi régler la question d’une éventuelle participation aux élections européennes. Ce qu’il faut retenir, c’est que l’ancienne date butoir du 29 mars est repoussée de 3 semaines et que les Européens ont encore accentué la pression sur Theresa May. Anissa el Jabri.

« Tout reste possible », déclaration du président du conseil européen Donald Tusk. Tout y comprit une annulation du divorce si c’est le choix du Royaume-Uni. Les Européens ne voulaient pas se retrouver dans le rôle d’arbitre de la crise britannique. Ils ont réussi à renvoyer la balle à Londres, leur unité pendant quelques heures un peu troublées est restée solide, capitale pour les Européens, et pas seulement pour leurs intérêts commerciaux ou stratégiques. Ils sont nombreux les dirigeants à ne pas vouloir donner prise aux populistes lors de cette campagne européenne qui s’ouvre. Pas question de passer pour ceux qui brideraient ; la volonté du peuple britannique « on ne fait pas l’Europe sans les peuples » a dit Emmanuel Macron, le président pour qui le Brexit n’est pas une négociation technique, mais une leçon politique. Je cite : « Proposer le rejet de l’Europe sans projet mène à l’impasse, mais ignorer les peurs et les colères ne peut mener qu’au désastre. » Le clivage progressiste contre populistes c est bien terminé. Emmanuel Macron pour cette campagne européenne cherche désormais un autre chemin. Anissa el Jabri, Bruxelles, RFI.

ZK : En bref, en Algérie, nouvelles manifestations aujourd’hui. Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans le centre d’Alger pour réclamer la démission d’Abdelaziz Bouteflika. 

LB : Le président algérien a certes renoncé à briguer un 5e mandat, mais il reste la tête du pays alors que son mandat expire théoriquement le 28 avril. Des manifestations étaient aussi organisées dans plusieurs grandes villes algériennes.

ZK : L’appel d’Antonio Guterres après le passage du cyclone Idai qui a tué environ 400 personnes au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe la semaine dernière.

LB : Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres appelle la communauté internationale à multiplier les dons pour les milliers de rescapés du cyclone, le plus puissant depuis une vingtaine d’années en Afrique Australe. « Il faut désormais des fonds pour répondre au désastre dans les jours, semaines et mois à venir » explique-t-il, rappelant que l’ONU avait dégagé 20 millions de dollars en première aide d’urgence.

ZK : Retour en France à la veille d’un nouveau samedi de manifestations des gilets jaunes. Journée sous haute tension après les violences de la semaine dernière.

LB : Avec notamment ces images de saccages sur les Champs-Élysées, des scènes qui ne doivent pas se reproduire demain, pour l’exécutif qui a prononcé pour la première fois depuis le début du mouvement des interdictions de manifester sur de nombreux sites à Paris, mais aussi Nice, Bordeaux ou Toulouse. Autre nouveauté : l’armée sera présente en renfort des policiers et gendarmes.

ZK : Une mesure largement commentée notamment après la déclaration de Bruno Leray.

LB : Le gouverneur militaire de Paris expliquait ce matin chez nos confrères de France Info que les militaires pourraient « aller jusqu’à l’ouverture du feu. Si leur vie est menacée ou celle des personnes qu’ils défendent ». Des propos qui ont déclenché les critiques de l’opposition. « Faux débat », répond de son côté Emmanuel Macron, en déplacement à Bruxelles. L’armée ne sera « en aucun cas en charge du maintien de l’ordre et de l’ordre public ». C’est aussi ce qu’affirme le député La République en marche, Guillaume Chiche, interrogé par Marine de La Moissonnière.

[Transcription manquante]

ZK : L’actualité de ce vendredi c’est aussi le football avec le début des qualifications pour l’Euro 2020.

LB : Et notamment France-Moldavie. On rejoint notre envoyé spécial au stade de Chisinau. Bonsoir Antoine Grognet. La rencontre a commencé depuis une vingtaine de minutes.

[Transcription manquante]



Voir le flux - 22/03/2019 20:45:03

Colloque sur les francophonies dans la mondialisation

En lien direct avec le numéro 64 de « Recherches & Applications » (Enseigner la Francophonie, enseigner les francophonies), un colloque se tient en Sorbonne les 28 et 29 mars 2019 : « Les francophonies dans la mondialisation : entre transmission et recherche ». Télécharger le programme du colloque Dans le cadre du pôle HALL-USPC, des chercheurs en sciences... Lire la suite

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Voir le flux - 22/03/2019 11:44:41

Les villes les plus chères

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 22/03/2019 10:08:45

Réveiller

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

L’Europe enfin réveillée face à la Chine. Titre des informations de RFI facile à comprendre : Les Européens, certains d’entre eux en tout cas prennent conscience des dangers que représentent pour l’Europe les appétits commerciaux des Chinois. La Chine peut être un partenaire commercial très positif, mais on peut craindre aussi parfois ses volontés d’hégémonie, de prise de contrôle, d’achats systématiques d’entreprises ou de terrains. Est-ce que l’Europe ouvre les yeux ? Est-ce que les Européens prennent conscience que la Chine peut attiser les rivalités d’un pays européen à un autre, et fragiliser une unité économique européenne ? C’est à tout cela qu’on pense quand on dit que l’Europe se réveille… Mais le mot ne peut être employé en rapport avec la Chine sans qu’on se rappelle son passé, même si c’est de façon un peu vague.

En 1973, il y a bientôt cinquante ans, parait un livre au succès considérable : quand la Chine s’éveillera, d’Alain Peyrefitte. Peyrefitte est un essayiste et homme politique français, qui a été l’un des premiers à s’intéresser au potentiel de ce pays immense et très peuplé, mais qui à l’époque est économiquement peu tourné vers l’occident. Compte tenu de la population et de la grandeur du pays, Peyrefitte comprend qu’il sera un acteur économique majeur et peut-être inquiétant quelques dizaines d’années plus tard. Quand ? Nul ne le sait trop à l’époque. Le titre est au futur, mais un futur flou. Quand la Chine s’éveillera… Mais ce titre est constitué par le début d’une phrase. Stratégie intelligente, car elle pousse à la lecture. La curiosité est mise l’épreuve. Et on se rend compte très vite en feuilletant le livre que la phrase a une suite : quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera.

Est-ce une citation ? Apparemment oui, même si elle apocryphe, si on n’est pas sûr qu’elle ait été prononcée de cette manière-là. Mais on l’attribue à un autre visionnaire, mort depuis longtemps : Napoléon, qui aurait dit « Laissez donc la Chine dormir, car quand elle s’éveillera, le monde tremblera ! » Quant à Alain Peyrefitte, presque vingt-cinq ans après son livre vedette, il en a publié une suite, à la fois content de voir ses anticipations à peu près vérifiées, et désireux de poursuivre son étude : La Chine s’est éveillée, en 1996.

Alors de quel éveil s’agit-il ? À quoi ce mot nous fait-il penser ? C’est un point de vue très européen, et très ethnocentré : la Chine ne dormait pas spécialement en 1973. Mais on pouvait envisager qu’elle s’éveillerait au monde, c’est-à-dire qu’elle se préoccuperait des autres pays, et en particulier des nations occidentales.

Cela dit, cette image de l’éveil ou du sommeil est très active pour parler d’essor économique. Encore aujourd’hui, on parle de certaines villes comme de belles endormies : celle dont les activités industrielles ou commerciales ne sont pas en expansion, qui se tiennent à l’écart des voies de communication modernes par exemple. On a beaucoup dit ça au début du vingtième siècle des villes françaises qui n’ont pas été desservies par les principales lignes de chemin de fer. On l’a redit, plus tard, avec le tracé du TGV ou des autoroutes.

Mais si ces images ont ce succès, c’est aussi parce que derrière, rôde celle de la Belle au bois dormant, celle qui s’éveille d’un long sommeil, grâce évidemment au baiser du prince charmant. Alors la Belle, elle s’éveille au monde et à l’amour en même temps. Il n’est pas question de profit. Ni de montrer les dents, comme la Chine, économiquement agressive. Mais l’image est présente quand même !

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

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En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 22/03/2019 09:45:03

Journal en français facile 21/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de votre rendez-vous quotidien avec le Journal en français facile. Journal coprésenté ce soir par Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : Donald Trump favorable à la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan. Une décision qui tranche avec la position américaine habituelle nous dira notre correspondant aux États-Unis.

ZK : Le feuilleton du Brexit de nouveau au cœur d’une réunion à Bruxelles. Les Vingt-Sept doivent se prononcer sur la demande de report de la date de sortie du Royaume-Uni.

LB : Et puis en France, nouveau coup de tonnerre dans l’affaire Alexandre Benalla. Le Sénat saisit la justice non seulement du cas de l’ancien collaborateur de l’Élysée pour faux témoignage, mais aussi de ceux de trois hauts responsables de la présidence mis en cause dans le rapport de sa commission d’enquête.

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ZK : L’annonce a été immédiatement saluée par Benjamin Netanyahu comme un acte de courage. Donald Trump se prononce en faveur de la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur la partie du Golan.

LB : Et ce plus de 50 ans après la guerre des 6 jours qui signait le début de l’occupation de la zone par l’armée israélienne. Le Président américain parle d’une décision importante pour la stabilité de la région. Il n’empêche : ce nouveau tweet du locataire de la Maison-Blanche est en rupture avec la position américaine depuis des décennies sur ce dossier sensible. Eric de Salves, vous êtes l’ESP de RFI sur la côte ouest des États-Unis.

[Transcription manquante] 

ZK : L’autre grand titre de l’actualité, c’est le Brexit et ces nouvelles discussions au conseil européen aujourd’hui à Bruxelles.

LB : les 27 doivent répondre à la demande de Theresa May, la Première ministre britannique, qui souhaite repousser de 3 mois la sortie du Royaume-Uni de l’UE, fixée à l’origine au 29 mars, soit dans 8 jours. Pour le moment, les dirigeants européens n’ont pas fait de communiqué officiel. Pendant ce temps à Londres, patronat et syndicat britannique ont joint leurs efforts aujourd’hui pour demander à Theresa May de changer son approche sur le Brexit. Pour eux, le pays est en situation d’« urgence nationale ». RFI Londres, Muriel Delcroix.

« Les différentes entreprises et communautés à travers le pays ne sont pas prêtes à faire face à une sortie brutale sans accord. Le choc sur l’économie se ferait sentir pendant plusieurs générations. » Le ton est grave et la supplique faite à deux voix : celle de Frances O’Grady, secrétaire générale de la confédération syndicale TUC et celle de Carolyn Fairbairn, directrice générale de l’organisation patronale CBI. Dans cette lettre très courte, mais très directe, elles sonnent l’alarme et souhaitent être reçues au plus vite par Theresa May. La CBI et le TUC exigent un « Plan B » pour éviter de choisir entre l’accord rejeté par deux fois par les députés et un Brexit sans accord. Les deux organisations évoquent le besoin d’une « nouvelle approche » soit à travers la tenue de votes indicatifs au Parlement ou un autre mécanisme de compromis. Syndicats et patronat soulignent que l’heure désormais doit être à l’union des forces pour trouver une solution et non pas à rejeter la faute sur les autres. Une allusion claire aux déclarations particulièrement virulentes la veille de Theresa May qui a rendu les députés responsables de l’impasse actuelle et qui depuis a été sévèrement critiquée d’avoir eu recours à un ton et une tactique incendiaires dans un climat volatile.

ZK : Dans le reste de l’actualité. La visite du président chinois en Europe. Xi Jinping vient pour promouvoir son projet de nouvelles routes de la soie.

LB : Un ensemble d’investissements géants dans les infrastructures pour mieux relier son pays au reste du monde et étendre son influence. Son déplacement commence par l’Italie aujourd’hui, avant Paris demain. Xi Jinping s’entretiendra avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et Emmanuel Macron, notamment du climat et du commerce, fait savoir ce soir l’Élysée.

ZK : L’arrestation au Venezuela de Roberto Marrero, le chef de cabinet du président autoproclamé par intérim Juan Guaido.

LB : Il a été interpellé la nuit dernière à son domicile par des agents du renseignement. Réaction de Juan Guaido : « Je ne me laisserai pas intimider. Ils ne pourront nous dévier de la route que nous sommes en train de tracer ».

ZK : L’actu de ce jeudi, c’est aussi le Mozambique et ce bilan revu à la hausse après le passage d’Idai.

LB : Le plus puissant cyclone à avoir frappé l’Afrique Australe depuis 2000 a fait au moins 242 morts. Selon les derniers chiffres officiels, les autorités craignent qu’ils ne gonflent encore au Mozambique, mais aussi au Malawi et au Zimbabwe qui déplorent respectivement 56 et 139 décès.

ZK : À la une en France, ce nouvel épisode dans le feuilleton Alexandre Benalla. Le Sénat a décidé de transmettre à la justice les cas de l’ancien collaborateur de l’Élysée, de Vincent Crase et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, pour suspicion de faux témoignage.

LB : Trois autres proches collaborateurs d’Emmanuel Macron soupçonnés d’avoir menti sous serment sont également concernés. Les explications de Franck Alexandre.

La saisine du parquet concernant les deux principaux protagonistes de l’affaire, à savoir Alexandre Benalla et Vincent Crase, ce gendarme réserviste proche du parti présidentiel semble avoir fait l’unanimité lors de ce vote du bureau du Sénat, vote à huis clos et à main levée. Les sénateurs considérant que l’ancien chargé de mission, Alexandre Benalla avait notamment menti sur les motifs de sa demande de permis de port d’arme et sur la restitution de ses passeports diplomatiques. Mais en revanche la mise en cause d’Alexis Kholer, secrétaire général de l’Élysée, de Patrick Strzoda directeur de cabinet et de Lionel Lavergne chef du groupe de sécurité de la présidence, revêt un caractère plus politique. Ce sont les plus proches collaborateurs du Président Emmanuel Macron qui sont ainsi visés... Le bureau du Sénat a visiblement suivi la position de la commission d’enquête sénatoriale qui estimait qu’il y avait une distorsion entre les déclarations lors des auditions de ces trois hauts fonctionnaires et la réalité. C’est désormais au parquet de Paris de dire si ces considérations sont fondées en droit. Si c’est le cas, le délit de faux témoignage est passible de cinq ans de prison et 75 ° 000 euros d’amende. Dans le cas contraire, le bureau le Sénat essuierait alors un véritable camouflet. La réaction de Matignon ne s’est pas fait attendre, le Premier ministre ne s’est pas rendu ce jeudi après-midi, à la traditionnelle séance de questions d’actualité au Sénat. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a pour sa part décidé de ne pas assister à une conférence commune prévue avec son homologue LR du Sénat.

ZK : On parle francophonie pour refermer cette édition avec l’écrivaine haïtienne Yanick Lahens.

LB : Elle donnait ce soir sa leçon inaugurale pour la chaire « Mondes francophones » du Collège de France à Paris. Une chaire récemment crée par la prestigieuse institution dans le but de favoriser la réflexion autour de la Francophonie. Yanick Lahens qui habite à Port-au-Prince sera la première titulaire de cette chaire. Achim Lippold lui a demandé ce que cela représente pour elle.

[Transcription manquante]

LB : Yannick Lahens que vous pourrez entendre demain dans De vive(s) voix qui diffusera justement sa Leçon inaugurale. Émission spéciale d’une heure trente à cette occasion. Rendez-vous à 14h30 heure de Paris.



Voir le flux - 21/03/2019 20:45:03

Journal en français facile 21/03/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 20h en temps universel. L’heure de votre rendez-vous quotidien avec le Journal en français facile. Journal coprésenté ce soir par Zéphyrin Kouadio. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : Donald Trump favorable à la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan. Une décision qui tranche avec la position américaine habituelle nous dira notre correspondant aux États-Unis.

ZK : Le feuilleton du Brexit de nouveau au cœur d’une réunion à Bruxelles. Les Vingt-Sept doivent se prononcer sur la demande de report de la date de sortie du Royaume-Uni.

LB : Et puis en France, nouveau coup de tonnerre dans l’affaire Alexandre Benalla. Le Sénat saisit la justice non seulement du cas de l’ancien collaborateur de l’Élysée pour faux témoignage, mais aussi de ceux de trois hauts responsables de la présidence mis en cause dans le rapport de sa commission d’enquête.

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ZK : L’annonce a été immédiatement saluée par Benjamin Netanyahu comme un acte de courage. Donald Trump se prononce en faveur de la reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur la partie du Golan.

LB : Et ce plus de 50 ans après la guerre des 6 jours qui signait le début de l’occupation de la zone par l’armée israélienne. Le Président américain parle d’une décision importante pour la stabilité de la région. Il n’empêche : ce nouveau tweet du locataire de la Maison-Blanche est en rupture avec la position américaine depuis des décennies sur ce dossier sensible. Eric de Salves, vous êtes l’ESP de RFI sur la côte ouest des États-Unis.

[Transcription manquante] 

ZK : L’autre grand titre de l’actualité, c’est le Brexit et ces nouvelles discussions au conseil européen aujourd’hui à Bruxelles.

LB : les 27 doivent répondre à la demande de Theresa May, la Première ministre britannique, qui souhaite repousser de 3 mois la sortie du Royaume-Uni de l’UE, fixée à l’origine au 29 mars, soit dans 8 jours. Pour le moment, les dirigeants européens n’ont pas fait de communiqué officiel. Pendant ce temps à Londres, patronat et syndicat britannique ont joint leurs efforts aujourd’hui pour demander à Theresa May de changer son approche sur le Brexit. Pour eux, le pays est en situation d’« urgence nationale ». RFI Londres, Muriel Delcroix.

« Les différentes entreprises et communautés à travers le pays ne sont pas prêtes à faire face à une sortie brutale sans accord. Le choc sur l’économie se ferait sentir pendant plusieurs générations. » Le ton est grave et la supplique faite à deux voix : celle de Frances O’Grady, secrétaire générale de la confédération syndicale TUC et celle de Carolyn Fairbairn, directrice générale de l’organisation patronale CBI. Dans cette lettre très courte, mais très directe, elles sonnent l’alarme et souhaitent être reçues au plus vite par Theresa May. La CBI et le TUC exigent un « Plan B » pour éviter de choisir entre l’accord rejeté par deux fois par les députés et un Brexit sans accord. Les deux organisations évoquent le besoin d’une « nouvelle approche » soit à travers la tenue de votes indicatifs au Parlement ou un autre mécanisme de compromis. Syndicats et patronat soulignent que l’heure désormais doit être à l’union des forces pour trouver une solution et non pas à rejeter la faute sur les autres. Une allusion claire aux déclarations particulièrement virulentes la veille de Theresa May qui a rendu les députés responsables de l’impasse actuelle et qui depuis a été sévèrement critiquée d’avoir eu recours à un ton et une tactique incendiaires dans un climat volatile.

ZK : Dans le reste de l’actualité. La visite du président chinois en Europe. Xi Jinping vient pour promouvoir son projet de nouvelles routes de la soie.

LB : Un ensemble d’investissements géants dans les infrastructures pour mieux relier son pays au reste du monde et étendre son influence. Son déplacement commence par l’Italie aujourd’hui, avant Paris demain. Xi Jinping s’entretiendra avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et Emmanuel Macron, notamment du climat et du commerce, fait savoir ce soir l’Élysée.

ZK : L’arrestation au Venezuela de Roberto Marrero, le chef de cabinet du président autoproclamé par intérim Juan Guaido.

LB : Il a été interpellé la nuit dernière à son domicile par des agents du renseignement. Réaction de Juan Guaido : « Je ne me laisserai pas intimider. Ils ne pourront nous dévier de la route que nous sommes en train de tracer ».

ZK : L’actu de ce jeudi, c’est aussi le Mozambique et ce bilan revu à la hausse après le passage d’Idai.

LB : Le plus puissant cyclone à avoir frappé l’Afrique Australe depuis 2000 a fait au moins 242 morts. Selon les derniers chiffres officiels, les autorités craignent qu’ils ne gonflent encore au Mozambique, mais aussi au Malawi et au Zimbabwe qui déplorent respectivement 56 et 139 décès.

ZK : À la une en France, ce nouvel épisode dans le feuilleton Alexandre Benalla. Le Sénat a décidé de transmettre à la justice les cas de l’ancien collaborateur de l’Élysée, de Vincent Crase et Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, pour suspicion de faux témoignage.

LB : Trois autres proches collaborateurs d’Emmanuel Macron soupçonnés d’avoir menti sous serment sont également concernés. Les explications de Franck Alexandre.

La saisine du parquet concernant les deux principaux protagonistes de l’affaire, à savoir Alexandre Benalla et Vincent Crase, ce gendarme réserviste proche du parti présidentiel semble avoir fait l’unanimité lors de ce vote du bureau du Sénat, vote à huis clos et à main levée. Les sénateurs considérant que l’ancien chargé de mission, Alexandre Benalla avait notamment menti sur les motifs de sa demande de permis de port d’arme et sur la restitution de ses passeports diplomatiques. Mais en revanche la mise en cause d’Alexis Kholer, secrétaire général de l’Élysée, de Patrick Strzoda directeur de cabinet et de Lionel Lavergne chef du groupe de sécurité de la présidence, revêt un caractère plus politique. Ce sont les plus proches collaborateurs du Président Emmanuel Macron qui sont ainsi visés... Le bureau du Sénat a visiblement suivi la position de la commission d’enquête sénatoriale qui estimait qu’il y avait une distorsion entre les déclarations lors des auditions de ces trois hauts fonctionnaires et la réalité. C’est désormais au parquet de Paris de dire si ces considérations sont fondées en droit. Si c’est le cas, le délit de faux témoignage est passible de cinq ans de prison et 75 ° 000 euros d’amende. Dans le cas contraire, le bureau le Sénat essuierait alors un véritable camouflet. La réaction de Matignon ne s’est pas fait attendre, le Premier ministre ne s’est pas rendu ce jeudi après-midi, à la traditionnelle séance de questions d’actualité au Sénat. Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a pour sa part décidé de ne pas assister à une conférence commune prévue avec son homologue LR du Sénat.

ZK : On parle francophonie pour refermer cette édition avec l’écrivaine haïtienne Yanick Lahens.

LB : Elle donnait ce soir sa leçon inaugurale pour la chaire « Mondes francophones » du Collège de France à Paris. Une chaire récemment crée par la prestigieuse institution dans le but de favoriser la réflexion autour de la Francophonie. Yanick Lahens qui habite à Port-au-Prince sera la première titulaire de cette chaire. Achim Lippold lui a demandé ce que cela représente pour elle.

[Transcription manquante]

LB : Yannick Lahens que vous pourrez entendre demain dans De vive(s) voix qui diffusera justement sa Leçon inaugurale. Émission spéciale d’une heure trente à cette occasion. Rendez-vous à 14h30 heure de Paris.



Voir le flux - 21/03/2019 20:45:03

« Montrer que la francophonie est partout »

Depuis 6 ans, Destination Francophonie braque les projecteurs sur des projets foisonnants et des personnalités qui prouvent toute la vitalité du français dans le monde. Dans le cadre de notre rubrique « Étonnant francophone » en partenariat avec Destination Francophonie, nous livrons cette fois le témoignage du créateur et présentateur de l’émission, le « détonnant francophone » Ivan Kabacoff. Un témoignage à retrouver dans le numéro 423 (mars-avril 2019) du Français dans... Lire la suite

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