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Journal en français facile 21/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : un nouveau plan pour le Brexit. La Première ministre Theresa May propose notamment de soumettre aux députés l’idée d’un second référendum. Mais les premiers échos politiques sont plutôt négatifs.

SB : Les mots de Mike Pompeo. Le secrétaire d’État américain estime qu’il est « probable que l’Iran soit derrière les actes de sabotages » qui ont eu lieu en début de semaine dernière, et qui ont touché des bateaux au large des Émirats arabes unis.

RA : Et puis Cristina Kirchner sur le banc des accusés. L’ancienne Présidente argentine est accusée de détournement de fonds dans l’attribution de marchés publics. Son procès s’est ouvert cet après-midi.

------

SB : Encore un rebondissement dans le dossier du Brexit.

RA : L’accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a été rejeté deux fois par les députés britanniques. Theresa May la Première ministre tente donc un troisième accord. Lors d’un discours aujourd’hui à Westminster elle a dit qu’elle était prête à faire des compromis, c’est-à-dire accepter certains points qu’elle refusait jusque-là. C’est le cas de la possibilité d’organiser un second référendum. Les députés devront dire s’ils sont pour ou contre cette idée. C’est la proposition principale, il y en a une autre, quelle est-elle et surtout quelles sont les premières réactions politiques ? Correspondance à Londres de Muriel Delcroix.

Theresa May affirme avoir fait deux concessions majeures dans ce qu’elle qualifie de « nouvel accord de Brexit » : d’abord le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière « temporaire » avec l’Union européenne et surtout la possibilité pour les députés de voter sur un second référendum, mais si et seulement s’ils approuvent le projet de loi. Le problème c’est que ces compromis apparaissent insuffisants et arrivent surtout trop tard. Avant même qu’elle termine son discours, de nombreuses réactions extrêmement négatives pleuvaient d’ailleurs déjà sur les réseaux sociaux. À la fois de la part de députés conservateurs qui maintenant que Theresa May propose un référendum de confirmation disent ne plus pouvoir soutenir un accord qui trahirait la promesse faite après 2016 de mener à bien le Brexit. Pour les conservateurs brexiters durs, cette offre est même pire qu’avant et ils promettent de voter à nouveau contre. Même chose pour le Labour dont le dirigeant Jeremy Corbyn a estimé que cette proposition n’était que « du réchauffé ». Enfin les libéraux-démocrates, fervents partisans d’un second référendum ont fustigé une annonce qui porte à confusion puisque ce sont les députés qui voteraient sur ce référendum alors qu’il n’existe pas de majorité au parlement à ce sujet. Et les lib-dems appellent plutôt les électeurs à voter jeudi lors des élections européennes pour les partis pro-européens. Muriel Delcroix, Londres, RFI.

RA : Et le projet de loi sera présenté aux députés britanniques au début du mois de juin.

SB : En Ukraine il y aura des élections législatives anticipées le 21 juillet.

RA : Des élections anticipées ce sont des élections qui auront lieu avant la date prévue. Et c’est le chef de l’État qui peut prendre ce type de décision. Aujourd’hui donc Volodymyr Zelensky le nouveau Président ukrainien a publié un décret qui annonce l’organisation de législatives le 21 juillet prochain. Voilà ce qui est écrit dans ce décret : l’objectif est de « mettre un terme au pouvoir d’un Parlement » hostile au nouveau chef de l’État.

SB : Le bras de fer se poursuit entre les États-Unis et l’Iran.

RA : Ces derniers jours la tension a été très forte. Aujourd’hui le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a évoqué les actes de sabotages qui ont eu lieu en début de semaine dernière dans le Golfe. Et il a parlé de la responsabilité de l’Iran, c’est une première de la part d’un membre de l’administration Trump. Le détail avec Vincent Souriau.

Il reste prudent Mike Pompeo, « nous ne sommes pas parvenus à une conclusion définitive, dit-il, mais à la lumière de tous les conflits régionaux de la dernière décennie et de la forme de ces attaques, il semble assez probable que l’Iran soit derrière ces actes de sabotage. » Voilà ses mots exacts après ces incidents survenus dans le Golfe persique. Ils ont eu lieu au large des Émirats arabes unis, 4 navires, dont deux tankers saoudiens, victimes de malveillances délibérées. Ces actes n’ont pas été revendiqués et, jusqu’ici, personne ne s’était risqué à désigner un coupable. Mike Pompeo vient de franchir le pas. On attend désormais que les États-Unis justifient ces allégations avec des éléments tangibles. Le chef de la diplomatie américaine, le patron de l’état-major et le ministre américain de la Défense sont attendus à Washington aujourd’hui, pour une audition à huis clos devant le Congrès où ils présenteront aux parlementaires les premières conclusions des agences de renseignement.

SB : En Argentine le premier procès Cristina Kirchner s’est ouvert aujourd’hui.

RA : On parle de premier procès, car l’ancienne Présidente est poursuivie dans une dizaine d’affaires de corruption et elle devrait à l’avenir être confrontée à la justice à plusieurs reprises. Depuis ce mardi il est question de soupçons de détournement de plusieurs millions de dollars dans l’attribution de marchés publics en Patagonie. Retour sur l’ouverture de l’audience avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet.

Vêtue d’un tailleur bleu marine, l’ancienne présidente a quitté son domicile, dans le quartier chic de Recoleta, en fin de matinée. Après avoir salué les militants qui l’attendaient dans le froid au pied de l’immeuble, elle s’est engouffrée en compagnie d’un de ses avocats dans une berline aux vitres teintées. Encadré par deux voitures banalisées de la police, le véhicule a ensuite pris la direction des tribunaux, où Cristina Kirchner a fait son arrivée une demi-heure avant le début du procès comme prévu. Un autre groupe de militants, pour une fois silencieux, ainsi que de nombreux anciens collaborateurs l’y attendaient. On l’a vue souriante, et même détendue. Dans la salle d’audience la plus vaste du Palais de justice, archicomble, elle a pris place au dernier rang des bancs réservés aux accusés, toujours en compagnie de son avocat. Pendant qu’elle parlait avec ce dernier en attendant l’ouverture du procès, elle a souvent porté une main à ses cheveux en un signe apparent de nervosité. Derrière elle, dans le public, sa garde rapprochée. Devant, les quatre juges. La lecture de l’acte d’accusation a commencé avec seulement quelques minutes de retard. Jean-Louis Buchet, Buenos Aires, RFI.

RA : Et le procès devrait durer un an, au rythme d’une audience par semaine.

SB : Et puis c’est une fraude qui pourrait s’élever à 40 millions d’euros.

RA : Elle concerne des Suisses qui travaillent en Suisse, mais qui habitent en France. Ils sont nombreux à ne pas déclarer cette situation au fisc. On les appelle les faux résidents secondaires, et c’est un sujet de tension. Des élus ont décidé de les sensibiliser. Reportage à la douane de Saint-Julien-en-Genevois, près de Genève, Jérémie Lanche.

7h30 du matin. L’heure de pointe à la douane de Saint-Julien. L’échange entre le maire de la ville Antoine Vieilliard et cette automobiliste suisse est cordial, mais plutôt tendu. On sent que le sujet des faux-résidents secondaires est un peu sensible. En fait beaucoup de Suisses habitent le genevois français. Souvent pour des questions de budget. La vie reste très chère dans la région, mais toujours moins qu’à Genève. Le souci, c’est que les travailleurs frontaliers sont imposés sur leur revenu à la source. La Suisse reverse ensuite une partie de cet argent aux communes françaises. Un Suisse qui habite en France, mais qui ne l’a pas déclaré prive donc sa commune d’une part importante de son budget. La campagne de sensibilisation lancée ces dernières années porte quand même ses fruits. En 5 ans, le nombre de Suisses qui se sont enregistrés à Saint-Julien a doublé. Ils seraient encore 400 dans l’illégalité. Soit 400 000 euros en moins dans les caisses de la ville selon le calcul de son maire. Jérémie Lanche, Genève, RFI.

SB : En football, la sélection française pour les trois prochains matchs a été annoncée ce mardi par Didier Deschamps.

RA : Voilà ce qu’il faut retenir : Steve Mandanda n’a pas été retenu. Le sélectionneur fait appel pour la première fois à trois jeunes : les défenseurs Clément Lenglet, Léo Dubois et le gardien Mike Maignan. Ils sont donc convoqués pour les trois prochaines rencontres des Bleus : d’abord un match amical contre la Bolivie le 2 juin, puis des déplacements en Turquie le 8 juin et en Andorre le 11 juin, comptant pour les qualifications pour l’Euro 2020.

SB : Enfin du très beau monde à Cannes ce soir.

RA : C’est la 7e journée du Festival de cinéma. Et ce soir les acteurs américains Brad Pitt et Leonardo Di Caprio ont défilé sur le célèbre tapis rouge qui mène au Palais des festivals où sont projetés les films. Les deux hommes sont à l’affiche du dernier film de Quentin Tarrantino dont le titre est « Once upon a time », que l’on peut traduire par « ll était une fois ».



Voir le flux - 21/05/2019 21:30:12

Les titres du journal (17 mai 2019)

Niveaux débutants : entraînez-vous à comprendre le Journal en français facile.


Voir le flux - 21/05/2019 10:29:25

Paradoxe

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

« Paradoxe des 28 » titre RFI ! Les désaccords politiques augmentent. D’un côté les populistes anti-européens, de l’autre les « Europhiles » favorables à une Europe politique et moins crispés sur les nationalismes. Et ces deux groupes défendent des positions de plus en plus irréconciliables et opposées. Mais d’un autre côté, d’un point de vue économique, on nous dit que les 28 états ont tendance à se rapprocher. La situation est donc qualifiée de paradoxale !

Paradoxale ? Cela signifie bien qu’elle étonne : elle est vraie et paraît fausse ou tout au moins contradictoire. Nous voici face à deux vérités, deux réalités tout à fait opposées, qui semblent au premier abord incompatibles. Elles suscitent donc notre attention ou notre intelligence : comment faire pour comprendre ça !

Le mot est relativement fréquent en français, et évoque le plus souvent quelque chose de surprenant, à quoi on ne s’attendait pas, qui semble bizarre : depuis qu’il est en vacances il n’a jamais eu autant de travail. On pourrait imaginer le contraire : lorsqu’on est en vacances, on arrête de travailler, on se repose. Mais parfois, on est rattrapé par une foule de choses qu’on aurait dû faire avant, mais qu’on a laissées de côté. Et comme le quotidien du travail ne vous assaille plus, il reste à éponger tous ces retards : on n’a jamais autant travaillé.

Et pourtant il ne s’agit pas exactement du sens d’origine : au départ un paradoxe est une opinion qui ne correspond pas à ce qu’on pourrait imaginer, quelque chose qui semble s’opposer au bon sens. Le mot semble dériver du grec, même s’il arrive en français par l’intermédiaire du latin, qui lui-même l’avait déjà emprunté. Et ce cheminement est assez fréquent pour des mots théoriques, scientifiques, qui ne sont pas d’usage courant.

Décomposer le terme nous aide à comprendre le premier sens. Doxa signifie en grec opinion. Et même opinion commune, largement partagée. Le mot d’ailleurs est repris tel quel en français, bien qu’il ne fasse pas partie de la langue la plus ordinaire. La doxa c’est l’opinion commune, et plus encore aujourd’hui, ce qu’il faut penser, ce qu’il est de bon ton de penser. Le préfixe para- a plus d’un sens, mais il signifie entre autres choses « à côté » et par extension, « contraire ». La paradoxa est donc l’opinion contraire… À quoi ? À celle qui est le plus communément admise. C’est en fait une vérité qui ne tombe pas sous le sens.

Et le mot est également employé en logique, pour désigner une affirmation qui semble impossible, contradictoire dans les termes :

Quand je parle, je mens toujours ! Comment comprendre la phrase ? Si je mens toujours, je viens de mentir ; en disant que je mentais ; donc j’ai dit la vérité, donc je ne mens pas toujours…

Ou bien cela peut désigner ce qu’on appelle les injonctions paradoxales : Il est interdit d’interdire. Ou le célèbre « Désobéissez, c’est un ordre ! »

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 21/05/2019 08:00:09

Journal en français facile 20/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : RFI, 20h en temps universel, 22h à Paris. Avec Sylvie Berruet, l’heure de retrouver votre journal en français facile. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Au sommaire ce soir : en Autriche tous les ministres du FPO - le parti d’extrême droite-  démissionnent, conséquence du scandale qui a déjà emporté il y a deux jours le vice-chancelier.

SB : Un acte de plus dans la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis avec comme arme les télécommunications. Les futurs téléphones chinois vendus par Huawei n’auront pas accès aux services de l’américain Google.

AD : Dans l’actualité française, Marche blanche ce soir à Paris pour demander la grâce présidentielle pour Vincent Lambert, les soins qui maintenaient en vie ce jeune homme depuis 10 ans ont été stoppé ce matin sur décision médicale.

------

AD : C’est une vidéo qui est l’origine d’un scandale en Autriche.

SB : On y voit le vice-chancelier autrichien être prêt à toucher de l’argent sale en provenance de Russie contre des marchés publics depuis cet homme - Heinz-Christian Strache - a démissionné. C’était il y a 2 jours.

AD : Mais aujourd’hui le ministre de l’Intérieur a lui été limogé, licencié. Colère de tous les autres ministres du FPO qui en signe de solidarité ont démissionné. Pendant ce temps-là, la Russie dit ne « rien à voir » avec le scandale politique qui a abouti à la chute de la coalition au pouvoir en Autriche. C’est la première réaction officielle des autorités russes depuis que le scandale a éclaté à Vienne. À Moscou, la correspondance de Daniel Vallot.

Pour le Kremlin, la Russie n’a évidemment aucun lien avec la vidéo qui a fait chuter en moins de 48 heures, le numéro deux du gouvernement autrichien. « Cette histoire n’a rien à voir avec la Russie, ni avec le Président, ni avec le gouvernement » déclare le porte-parole du Kremlin qui ajoute « nous ne savons pas qui est cette femme, ni même si elle est de nationalité ou d’origine russe ». Autre démenti celui de l’oligarque dont il est question dans la vidéo – la jeune femme à l’origine de toute l’affaire étant présentée comme la nièce d’Igor Makarov – celui-ci s’est empressé de rappeler à l’agence Interfax qu’étant fils unique, il ne pouvait avoir de nièce. À Moscou, l’affaire est donc balayée d’un revers de la main par les autorités. Le Kremlin avait pourtant vu d’un très bon œil le retour au pouvoir, en Autriche, d’un parti qui ne cachait pas ses sympathies pour la Russie de Vladimir Poutine. Dans la presse russe, les journaux proches du Kremlin qualifient d’ailleurs cette affaire de « provocation » destinée à faire chuter l’extrême-droite autrichienne, juste avant les élections européennes. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : L’Investiture ce matin à Kiev du président de l’Ukraine : Volodymyr Zelenskiy. 

AD : Dans son discours au parlement, il a été très offensif, pour tenir sa promesse de renouvellement de la classe politique. Volodymyr Zelenskiy a annoncé des élections anticipées. À Kiev, Sébastien Gobert.

C’est sous les vivas de la foule que Volodymyr Zelenskiy entre dans le parlement, pour y débuter le rôle de sa vie. Dans l’hémicycle, où il ne dispose d’aucun soutien, il prête serment et entame son discours. « Mes chers Ukrainiens. Chacun d’entre nous est président. Chacun d’entre nous a prêté serment sur la constitution, chacun d’entre nous assume la responsabilité pour notre Ukraine. » C’est un discours très volontariste. Il réaffirme le choix pro-européen de l’Ukraine et pour cela veut rétablir l’État de droit et mettre fin à la guerre dans l’est. Arrêter les combats est la première de ses priorités. Pour cela, il veut aussi réformer l’Ukraine, et la rendre attractive aux Ukrainiens de la zone de conflit, comme aux millions d’émigrés à travers le monde. Depuis la tribune, le président n’hésite pas à dénoncer les députés corrompus et incompétents qu’il a en face de lui. Et leur disent de faire leurs bagages. « Je dissous la huitième convocation du parlement. » C’est donc un discours de campagne. Volodymyr Zelenskiy doit obtenir une majorité pour tenir ses engagements. « Toute ma vie, j’ai fait en sorte que de vous faire rire, vous mes chers Ukrainiens. Les cinq années à venir, je vais tout faire pour ne pas vous faire pleurer. » Volodymyr Zelenskiy promet un changement d’époque. L’ambition peut paraître démesurée, ou naïve. Mais son style a d’ores et déjà transformé la politique ukrainienne. Sébastien Gobert, Kiev, RFI.

SB : En France, une question qui interroge jusqu’au sommet de l’État : la fin de vie.

AD : À travers le cas de Vincent Lambert, Emmanuel Macron estime qu’il ne lui « appartient pas de suspendre » l’arrêt des traitements. L’arrêt des soins de Vincent Lambert a commencé il y a quelques heures, malgré les nombreux recours déposés par ses parents depuis 10 ans. Plusieurs centaines de personnes ont défilé ce soir à Paris du ministère de la Santé vers l’Élysée pour réclamer une « grâce présidentielle » afin de sauver Vincent Lambert. Un deuxième français dans le couloir de la mort en Indonésie, Félix Dorfin, 35 ans, rejoint un autre Français Serge Atlaoui, tous les deux condamnés à mort pour trafic de drogue et pour l’instant toujours incarcérés. Félix Dorfin avait été interpellé fin septembre à l’aéroport de Lombok - avec en sa possession quelque trois kilos d’ecstasy, d’amphétamines et de kétamine cachés dans une valise à double fond. Il a toujours affirmé qu’il ne savait pas ce qu’il transportait.

SB : L’américain Google suspend ses relations avec le chinois Huawei. 

AD : Pour Google, l’équipementier chinois fait partie de ces entreprises jugées « à risque » par Washington. Au total, 203 millions de smartphones de la marque Huawei ont été vendus en 2018 dans le monde. Anieshka Koumor.

La décision américaine est donc un nouveau coup dur pour le fabricant chinois : Google indique qu’il ne fournira plus de logiciels, de matériel informatique, ni de service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source, c’est-à-dire libres de droits. En détail, les utilisateurs actuels de téléphones fabriqués par Huawei ne pourront plus mettre à jour le logiciel d’exploitation Android. Ils pourront en revanche toujours utiliser et mettre à jour les applications mobiles fournies par Google. Des applications phares, comme Gmail, YouTube ou le navigateur Chrome qui ne seront toutefois plus installés sur les futurs modèles de smartphones Huawei. C’est un nouveau coup dur pour le fabricant chinois, bête noire de Washington. En pleine guerre commerciale avec Pékin, Donald Trump a interdit la demaine dernière aux groupes américains de commercer dans les télécommunications auprès d’entreprises étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale. Selon les spécialistes, la décision de Google ne devrait pas avoir d’effet en Chine, car la plupart de ses applications y sont interdites. Le deuxième marché de Huawei, l’Europe, risque en revanche d’être davantage affecté.

SB : Ford décide de réduire ses effectifs !

AD : Le constructeur automobile américain a annoncé la suppression d’ici fin août de 7 000 emplois à travers le monde, soit 10 % de ses effectifs et ce d’après la direction pour faire des économies et s’adapter au déclin des ventes de berlines et de citadines aux États-Unis notamment.

SB : Un journaliste du New York Times a dû quitter la Colombie. 

AD : En cause, avance-t-il dans un message envoyé à la presse : de « fausses accusations » du parti au pouvoir à Bogota. Samedi, le quotidien américain avait publié un article controversé sur l’armée colombienne. Marie Normand.

« Les nouveaux ordres d’exécution de l’armée colombienne inquiètent les troupes et mettent les civils en danger ». Voilà ce qui ressort de l’article du chef de bureau du NYT dans la région andine, Nicholas Casey, et qui lui attire depuis samedi les foudres de Bogota. Sur base de documents officiels, de témoignages d’officiers de haut rang, il soutient donc que l’armée colombienne exige de ses troupes qu’elles doublent leurs captures ainsi que leurs exécutions de criminels, sans exiger ni « perfection » ni « totale précision », lors du lancement d’une opération. Des pratiques comparées par le NYT à celle dite des « faux positifs », sous la présidence d’Alvaro Uribe : des civils exécutés et présentés comme des guérilleros des FARC, pour gonfler les chiffres au début des années 2000. Immédiatement, l’article est décrit comme « plein d’incohérences » par le ministre colombien de la Défense. Contre-offensive aussi sur Twitter : une sénatrice pro gouvernementale publie plusieurs photos du journaliste et l’accuse d’avoir été payé par les FARC. Suite à ce tweet devenu viral, partagé, d’autres hommes politiques, Nicholas Casey et le photographe Federico Rios ont préféré quitter la Colombie. Un précédent décrit comme dangereux par l’Association de la presse internationale de Colombie : pour les deux employés du NYT comme pour l’ensemble des journalistes du pays.

SB : Être derrière les barreaux n’empêche pas d’être amoureux.

AD : Au Brésil, Lula incarcéré pour corruption depuis avril 2018 veut sortir de prison pour pouvoir se marier ! L’ex-président brésilien dit qu’il est « amoureux » d’une jeune femme. Pour cela Lula demande un régime de semi-liberté, il doit notamment purger sa peine jusqu’en 2028.



Voir le flux - 20/05/2019 20:30:09

Journal en français facile 20/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Adrien Delgrange : RFI, 20h en temps universel, 22h à Paris. Avec Sylvie Berruet, l’heure de retrouver votre journal en français facile. Bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Adrien, bonsoir à tous.

AD : Au sommaire ce soir : en Autriche tous les ministres du FPO - le parti d’extrême droite-  démissionnent, conséquence du scandale qui a déjà emporté il y a deux jours le vice-chancelier.

SB : Un acte de plus dans la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis avec comme arme les télécommunications. Les futurs téléphones chinois vendus par Huawei n’auront pas accès aux services de l’américain Google.

AD : Dans l’actualité française, Marche blanche ce soir à Paris pour demander la grâce présidentielle pour Vincent Lambert, les soins qui maintenaient en vie ce jeune homme depuis 10 ans ont été stoppé ce matin sur décision médicale.

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AD : C’est une vidéo qui est l’origine d’un scandale en Autriche.

SB : On y voit le vice-chancelier autrichien être prêt à toucher de l’argent sale en provenance de Russie contre des marchés publics depuis cet homme - Heinz-Christian Strache - a démissionné. C’était il y a 2 jours.

AD : Mais aujourd’hui le ministre de l’Intérieur a lui été limogé, licencié. Colère de tous les autres ministres du FPO qui en signe de solidarité ont démissionné. Pendant ce temps-là, la Russie dit ne « rien à voir » avec le scandale politique qui a abouti à la chute de la coalition au pouvoir en Autriche. C’est la première réaction officielle des autorités russes depuis que le scandale a éclaté à Vienne. À Moscou, la correspondance de Daniel Vallot.

Pour le Kremlin, la Russie n’a évidemment aucun lien avec la vidéo qui a fait chuter en moins de 48 heures, le numéro deux du gouvernement autrichien. « Cette histoire n’a rien à voir avec la Russie, ni avec le Président, ni avec le gouvernement » déclare le porte-parole du Kremlin qui ajoute « nous ne savons pas qui est cette femme, ni même si elle est de nationalité ou d’origine russe ». Autre démenti celui de l’oligarque dont il est question dans la vidéo – la jeune femme à l’origine de toute l’affaire étant présentée comme la nièce d’Igor Makarov – celui-ci s’est empressé de rappeler à l’agence Interfax qu’étant fils unique, il ne pouvait avoir de nièce. À Moscou, l’affaire est donc balayée d’un revers de la main par les autorités. Le Kremlin avait pourtant vu d’un très bon œil le retour au pouvoir, en Autriche, d’un parti qui ne cachait pas ses sympathies pour la Russie de Vladimir Poutine. Dans la presse russe, les journaux proches du Kremlin qualifient d’ailleurs cette affaire de « provocation » destinée à faire chuter l’extrême-droite autrichienne, juste avant les élections européennes. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : L’Investiture ce matin à Kiev du président de l’Ukraine : Volodymyr Zelenskiy. 

AD : Dans son discours au parlement, il a été très offensif, pour tenir sa promesse de renouvellement de la classe politique. Volodymyr Zelenskiy a annoncé des élections anticipées. À Kiev, Sébastien Gobert.

C’est sous les vivas de la foule que Volodymyr Zelenskiy entre dans le parlement, pour y débuter le rôle de sa vie. Dans l’hémicycle, où il ne dispose d’aucun soutien, il prête serment et entame son discours. « Mes chers Ukrainiens. Chacun d’entre nous est président. Chacun d’entre nous a prêté serment sur la constitution, chacun d’entre nous assume la responsabilité pour notre Ukraine. » C’est un discours très volontariste. Il réaffirme le choix pro-européen de l’Ukraine et pour cela veut rétablir l’État de droit et mettre fin à la guerre dans l’est. Arrêter les combats est la première de ses priorités. Pour cela, il veut aussi réformer l’Ukraine, et la rendre attractive aux Ukrainiens de la zone de conflit, comme aux millions d’émigrés à travers le monde. Depuis la tribune, le président n’hésite pas à dénoncer les députés corrompus et incompétents qu’il a en face de lui. Et leur disent de faire leurs bagages. « Je dissous la huitième convocation du parlement. » C’est donc un discours de campagne. Volodymyr Zelenskiy doit obtenir une majorité pour tenir ses engagements. « Toute ma vie, j’ai fait en sorte que de vous faire rire, vous mes chers Ukrainiens. Les cinq années à venir, je vais tout faire pour ne pas vous faire pleurer. » Volodymyr Zelenskiy promet un changement d’époque. L’ambition peut paraître démesurée, ou naïve. Mais son style a d’ores et déjà transformé la politique ukrainienne. Sébastien Gobert, Kiev, RFI.

SB : En France, une question qui interroge jusqu’au sommet de l’État : la fin de vie.

AD : À travers le cas de Vincent Lambert, Emmanuel Macron estime qu’il ne lui « appartient pas de suspendre » l’arrêt des traitements. L’arrêt des soins de Vincent Lambert a commencé il y a quelques heures, malgré les nombreux recours déposés par ses parents depuis 10 ans. Plusieurs centaines de personnes ont défilé ce soir à Paris du ministère de la Santé vers l’Élysée pour réclamer une « grâce présidentielle » afin de sauver Vincent Lambert. Un deuxième français dans le couloir de la mort en Indonésie, Félix Dorfin, 35 ans, rejoint un autre Français Serge Atlaoui, tous les deux condamnés à mort pour trafic de drogue et pour l’instant toujours incarcérés. Félix Dorfin avait été interpellé fin septembre à l’aéroport de Lombok - avec en sa possession quelque trois kilos d’ecstasy, d’amphétamines et de kétamine cachés dans une valise à double fond. Il a toujours affirmé qu’il ne savait pas ce qu’il transportait.

SB : L’américain Google suspend ses relations avec le chinois Huawei. 

AD : Pour Google, l’équipementier chinois fait partie de ces entreprises jugées « à risque » par Washington. Au total, 203 millions de smartphones de la marque Huawei ont été vendus en 2018 dans le monde. Anieshka Koumor.

La décision américaine est donc un nouveau coup dur pour le fabricant chinois : Google indique qu’il ne fournira plus de logiciels, de matériel informatique, ni de service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source, c’est-à-dire libres de droits. En détail, les utilisateurs actuels de téléphones fabriqués par Huawei ne pourront plus mettre à jour le logiciel d’exploitation Android. Ils pourront en revanche toujours utiliser et mettre à jour les applications mobiles fournies par Google. Des applications phares, comme Gmail, YouTube ou le navigateur Chrome qui ne seront toutefois plus installés sur les futurs modèles de smartphones Huawei. C’est un nouveau coup dur pour le fabricant chinois, bête noire de Washington. En pleine guerre commerciale avec Pékin, Donald Trump a interdit la demaine dernière aux groupes américains de commercer dans les télécommunications auprès d’entreprises étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale. Selon les spécialistes, la décision de Google ne devrait pas avoir d’effet en Chine, car la plupart de ses applications y sont interdites. Le deuxième marché de Huawei, l’Europe, risque en revanche d’être davantage affecté.

SB : Ford décide de réduire ses effectifs !

AD : Le constructeur automobile américain a annoncé la suppression d’ici fin août de 7 000 emplois à travers le monde, soit 10 % de ses effectifs et ce d’après la direction pour faire des économies et s’adapter au déclin des ventes de berlines et de citadines aux États-Unis notamment.

SB : Un journaliste du New York Times a dû quitter la Colombie. 

AD : En cause, avance-t-il dans un message envoyé à la presse : de « fausses accusations » du parti au pouvoir à Bogota. Samedi, le quotidien américain avait publié un article controversé sur l’armée colombienne. Marie Normand.

« Les nouveaux ordres d’exécution de l’armée colombienne inquiètent les troupes et mettent les civils en danger ». Voilà ce qui ressort de l’article du chef de bureau du NYT dans la région andine, Nicholas Casey, et qui lui attire depuis samedi les foudres de Bogota. Sur base de documents officiels, de témoignages d’officiers de haut rang, il soutient donc que l’armée colombienne exige de ses troupes qu’elles doublent leurs captures ainsi que leurs exécutions de criminels, sans exiger ni « perfection » ni « totale précision », lors du lancement d’une opération. Des pratiques comparées par le NYT à celle dite des « faux positifs », sous la présidence d’Alvaro Uribe : des civils exécutés et présentés comme des guérilleros des FARC, pour gonfler les chiffres au début des années 2000. Immédiatement, l’article est décrit comme « plein d’incohérences » par le ministre colombien de la Défense. Contre-offensive aussi sur Twitter : une sénatrice pro gouvernementale publie plusieurs photos du journaliste et l’accuse d’avoir été payé par les FARC. Suite à ce tweet devenu viral, partagé, d’autres hommes politiques, Nicholas Casey et le photographe Federico Rios ont préféré quitter la Colombie. Un précédent décrit comme dangereux par l’Association de la presse internationale de Colombie : pour les deux employés du NYT comme pour l’ensemble des journalistes du pays.

SB : Être derrière les barreaux n’empêche pas d’être amoureux.

AD : Au Brésil, Lula incarcéré pour corruption depuis avril 2018 veut sortir de prison pour pouvoir se marier ! L’ex-président brésilien dit qu’il est « amoureux » d’une jeune femme. Pour cela Lula demande un régime de semi-liberté, il doit notamment purger sa peine jusqu’en 2028.



Voir le flux - 20/05/2019 20:30:09

Journal en français facile 19/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris 2h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile avec Zéphyrin Kouadio à la co-présentation. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : la fin de six semaines de législatives en Inde, dernier dimanche de vote. Le parti du Premier ministre est donné gagnant avant les résultats officiels.

ZK : L’Autriche elle va retourner aux urnes en septembre après la rupture de la coalition entre conservateurs et extrême droite.

LB : Et puis nous irons à Pékin également dans ce journal. La Chine où il faut désormais choisir entre boire, manger ou prendre les transports en commun.

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ZK : Tout d’abord la fin de très longues élections en Inde où les législatives auront duré plus d’un mois.

LB : On votait pour la dernière fois ce dimanche. C’était la septième et dernière phase du scrutin, l’explication tient au nombre d’électeurs -ils sont en effet 900 millions. Les résultats officiels sont attendus jeudi, mais les sondages sortis des urnes donnent la formation du Premier ministre sortant gagnante. Muriel Paradon.

Autour de 300 sièges sur les 543 que compte la chambre basse du Parlement. La formation conduite par Narendra Modi, le Premier ministre sortant, obtiendrait la majorité absolue, selon plusieurs sondages sortis des urnes. Des sondages qu’il faut prendre avec précaution, car ils ne sont en général pas très fiables en Inde. Narendra Modi, le leader populiste du BJP, le parti nationaliste hindou espère en tous cas décrocher un nouveau mandat de Premier ministre. Il a mené une campagne électorale offensive, marquée par des échanges belliqueux avec son principal adversaire, Rahul Gandhi, le dirigeant du parti du Congrès. Très charismatique, Modi a aussi ses détracteurs. On lui reproche son ultra-personnalisation du pouvoir. Son bilan en matière économique et sociale est aussi critiqué. Il est vrai qu’il a beaucoup misé sur les questions sécuritaires, dans un contexte de tensions entre l’Inde et le Pakistan. Sa stratégie sera-t-elle payante ? Il faudra attendre jeudi pour avoir les résultats officiels.

ZK : En Autriche, les législatives devraient se tenir au mois de septembre.

LB : C’est en tous cas le souhait du président Alexander Van der Bellen au lendemain de l’annonce de législatives anticipées. Conséquence directe de la démission du vice-chancelier et chef de file de l’extrême droite, Heinz-Christian Strache, mis en cause dans une vidéo tournée en caméra cachée il y a deux ans où on le voit promettre l‘attribution de marchés publics à ressortissante russe en l’échange d’un soutien financier de son parti.

ZK : Et puis en Égypte, 17 blessés suite à une explosion près des célèbres pyramides de Gizeh.

LB : Une attaque à la bombe contre un autocar de touristes sud-africains, 4 Égyptiens qui se trouvaient dans une voiture non loin de là ont également été blessés par des bris de verre.

ZK : Et l’on en vient à ces permis distribués par les autorités argentines, permis de rechercher du pétrole à l’ouest des Malouines.

LB : Alors que la récession touche durement le pays, l’Argentine cherche à tirer profit de ses ressources pétrolières et gazières. Le gouvernement qui souhaiterait voir se développer le secteur énergétique vient d’attribuer des permis de prospections dans 18 zones « offshore » situées dans l’Atlantique Sud. Olivier Fourt.

Après avoir misé sur le développement du gaz de Schiste en Patagonie, Buenos Aires regarde de nouveau vers la mer. Compte tenu de la chute des prix des hydrocarbures, extraire le gaz de schiste argentin n’est plus une bonne affaire depuis plusieurs années déjà, mais à condition que les nappes ne soient pas trop profondes, l’exploitation en mer reste prometteuse. 18 % du gaz argentin provient de la production off shore et les investisseurs étrangers ne s’y trompent pas, le Français Total, présent depuis 1978 en Argentine, l’américain Exxon Mobil, l’anglo-néerlandais Shell ont répondu présents. Les enchères pour l’exploration de ces 18 zones pétrolières du nord au sud de l’Argentine ont atteint 724 millions de dollars selon le gouvernement. Certains permis ont été accordés dans un bassin situés à l’ouest des Îles malouines sous contrôle du gouvernement britannique, mais revendiqué par l’Argentine. 37 ans après le conflit qui a opposé les 2 pays, la question du pétrole des Malvinas ou des Falklands reste sensible, mais cela l’a pas empêché la société britannique BP d’obtenir elle aussi des autorisations d’exploration au large de l’Argentine pour une durée maximale de 13 ans.

ZK : On se rend en Chine pour refermer ce journal. La Chine où il faut désormais choisir entre boire, manger ou prendre les transports en commun.

LB : La mesure entrée en vigueur cette semaine, elle concerne également l’usage irrespectueux des téléphones portables. Et gare aux contrevenants ! Les usagers du métro se verront retirés des points de crédit social en cas de non-respect du règlement. À Pékin, Stéphane Lagarde.

Cette nouvelle « charte des passagers » du métro le plus fréquenté du monde vise à réprimer les « comportements non civilisés » indique le règlement diffusé par la commission des transports de Pékin. Interdiction de terminer son beignet frit ou son pain farci entre deux stations ? Ce jeune ingénieur pressé se dit étonné d’une telle mesure. « Moi personnellement je m’en fiche, mais de toute façon je vois rarement des gens mangés dans le métro. Alors je ne sais pas… Et pour les points de crédit social, je trouve ça franchement exagéré ». Exagérés si les usagers n’obtempèrent pas aux injonctions des personnels du métro, ces derniers pourront appeler la police pour retirer des points dits de crédit social attribué à chaque individu. C’est peut être bien pour les passagers qui partagent bruyamment leur vidéo en streaming sur leur portable à leurs voisins de transports qui n’ont pourtant rien demandé, mais pour le reste cette employée d’hôtel, café à la main, se montre tout aussi dubitative. « Vous voyez comment on est serré le matin, on se bouscule, c’est difficile de prendre son petit déjeuner. Je ne vois vraiment pas comment on peut manger dans le métro aux heures de pointe, et puis si quelqu’un le fait et que ça sent fort on lui fait remarquer et généralement il s’arrête. » Un étonnement partagé qui témoigne peut être d’une certaine inquiétude face à la mise en place de ce système national de réputation des citoyens d’ici à 2020. Le comité des transports de Pékin indique que les contrevenants pourront se rattraper et racheter des points avec des comportements vertueux, tels que céder sa place aux personnes âgées ou aider les mères de famille avec leur poussette à franchir les escaliers. Selon le centre national d’information sur le crédit social, en 2018 23 millions de discrédités n’ont pas eu le droit de prendre l’avion ou le train en Chine.

LB : un mot enfin de cette Palme d’Or d’honneur remise ce soir à Cannes à Alain Delon. Sept fois en compétition au festival du film, mais jamais récompensée. Une pétition d’associations féministes lui reprochant d’être « raciste, homophobe et misogyne » s’est opposée, sans succès, à cette remise de prix.

LB : Fin de cette édition. L’heure de retrouver Yvan Amar pour l’expression de la semaine.

Un député républicain monte au créneau contre Trump ! Voilà du neuf puisque jusqu’à maintenant des élus américains qui appartiennent à ce parti sont plutôt fidèles au président, même s’ils s’en méfient. Mais là Justin Amash monte au créneau et souligne que l’enquête sur le rapport Mueller a été entravée, gênée par l’attitude de Trump. Il monte au créneau c’est-à-dire qu’il sort de sa réserve, qu’il s’expose, qu’il passe à l’attaque sans se cacher et prend des risques. Drôles d’expression quand même dont le sens moderne est presque en contradiction avec l’image de départ. En effet un créneau est une ouverture, une sorte de creux au sommet d’une fortification, en particulier en haut d’une tour ou d’un château. C’est une architecture militaire, et défensive, qui permet qu’on résiste à l’ennemi qui veut escalader l’édifice. Par le créneau on peut tirer, à l’arc ou à l’arbalète : ce genre de construction est ancien, ça date d’avant les armes à feu. Mais si l’on monte au créneau pour se défendre, c’est aussi parce qu’une fois le coup tiré, on peut se mettre à couvert, se cacher derrière la partie pleine : on est plus ou moins à couvert. Alors que dans l’expression d’aujourd’hui on insiste non seulement sur le geste d’attaque : on cesse d’être immobile, d’attendre, mais aussi sur le fait de monter à l’assaut, de quitter une position protégée et tranquille pour se montrer à tous.



Voir le flux - 19/05/2019 20:30:13

Journal en français facile 18/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile avec Zéphyrin Kouadio à la co-présentation. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : des législatives anticipées en Autriche après la démission de Heinz Christian Strache, l’ex-vice Premier ministre mis en cause dans une vidéo compromettante. Nous irons à Vienne dans ce journal.

ZK : La victoire miraculeuse des conservateurs aux législatives australiennes. Les sondages voyaient l’opposition l’emporter.

LB : Et puis du football avec l’avant-dernière journée de Ligue 1 et le titre de Lyon en Ligue des Champions féminines.

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ZK : On part pour l’Autriche pour débuter ce journal. L’Autriche où des élections législatives anticipées vont être organisées.

LB : C’est ce qu’annonce ce soir le chancelier Sebastian Kurz et c’est la conséquence de la démission un peu plus tôt du vice-chancelier Heinz-Christian Strache qui codirigeait le pays avec les conservateurs. Heinz-Christian Strache piégé dans une vidéo visiblement tournée en caméra cachée il y a 2 ans et dans laquelle on le voit proposer à une prétendue nièce d’oligarque russe l’attribution de marchés publics en l’échange d’un soutien notamment financier du FPÖ. Les précisions à Vienne de notre correspondante, Isaure Hiace.

Au terme d’une longue journée, riche en rebondissements, le chancelier conservateur Sebastian Kurz a finalement annoncé la convocation prochaine d’élections législatives anticipées, moins de deux ans donc après celles qui avaient porté au pouvoir cette coalition entre conservateurs et extrême droite. L’annonce était très attendue après qu’Heinz-Christian Strache a officialisé sa démission du poste de vice-chancelier. En cause, une vidéo où on le voit, entre autres, promettre à une prétendue nièce d’oligarque russe l’attribution de marchés publics en échange de son soutien au parti, notamment financier. Les Autrichiens devraient donc bientôt retourner aux urnes. Une annonce qui devrait satisfaire l’opposition qui réclamait de nouvelles élections législatives. Des milliers d’Autrichiens sont d’ailleurs descendus dans la rue pour manifester devant la chancellerie cet après-midi, car les cartes sont aujourd’hui redistribuées en Autriche. Ce qui est sûr c’est que le FPÖ ressort affaibli de ce scandale, à seulement une semaine des élections européennes. Heinz-Christian Strache s’est d’ailleurs défendu en dénonçant une attaque préméditée qui avait pour but, selon lui, de faire « exploser le gouvernement » juste avant les élections européennes. IH, Vienne, RFI.

ZK : L’actualité internationale ce sont aussi les élections législatives en Australie remportées à la surprise générale par le Gouvernement sortant.

LB : Les urnes qui font mentir les sondages en Australie où l’on annonçait la victoire de l’opposition aux élections législatives. C’est finalement la coalition libérale nationale au pouvoir depuis 2013 qui l’emporte, contre toute attente. Le Premier ministre Scott Morrison parle lui-même de « miracle ».

ZK : En France, nouveau samedi de manifestation des gilets jaunes, 6 mois pratiquement jour pour jour après le début du mouvement.

LB : C’était le 17 novembre dernier, 6 mois après, vous le disiez. Le nombre de manifestants s’effrite de semaine en semaine. Le ministère de l’Intérieur a compté 15 500 participants dans toute la France, dont 1.600 à Paris. À noter également ces autres rassemblements dans plusieurs villes françaises dont à Paris pour dénoncer les activités de Bayer-Monsanto et autres géants de l’agrochimie.

ZK : Alors que se referment ce samedi les Journées européennes de l’Obésité, on s’intéresse à cette enquête qui concerne Coca-Cola.

LB : La marque a distribué ces dix dernières années en France des millions d’euros aux professionnels de santé et aux chercheurs. Objectif : faire oublier les risques liés à la consommation des boissons sucrées, dont la multinationale est leader mondial. Retour sur l’enquête menée par le journal « Le Monde ». Anieshka Koumor. 

Tout est parti d’un article publié en 2015 dans le « New York Times ». Le quotidien américain dévoilant l’implication de la multinationale dans le financement d’un réseau mondial sur la balance énergétique. Selon l’article, Coca-Cola aurait financé des scientifiques qui propageaient une solution facile à l’obésité : faire plus de sport. Le discours passait sous silence le rôle de l’alimentation, et donc des sodas, responsables de la propagation de l’obésité et du diabète. Dans un souci de transparence, le groupe Coca-Cola a publié la liste des experts sollicités par lui dans des projets de recherche et de partenariats. Une liste que « Le Monde » a passée au crible. Le quotidien révèle que des diététiciens, des nutritionnistes ou des médecins du sport qui y figurent, ainsi que des psychologues ont été payés entre 700 et 4 000 euros pour prouver qu’il n’existe pas de rapport entre la consommation de boissons sucrées et le poids. S’y ajoutent des conférences ou des projets de recherche sponsorisés par Coca-Cola. Au total, depuis 2010, 8 milliards d’euros auraient été octroyés par la multinationale. Des financements relevant plus de la communication que d’un authentique travail scientifique.

ZK : On passe au football et à l’avant-dernière journée de Ligue 1. 10 rencontres se jouent en ce moment dont PSG - Dijon.

LB : Un match anecdotique sur le plan du résultat pour les Parisiens déjà assurés d’être sacrés champions de France depuis quelques semaines. Des Parisiens qui restent toutefois mobilisés et qui mènent au score 3-0. Hugo Moissonnier, vous êtes en direct du parc des Princes.

[Transcription manquante]

LB : Le football encore avec le 6e titre européen de Lyon en ligue des Champions féminine. L’OL s’impose 4-1 face à Barcelone. Le football encore avec le 7e titre consécutif de Munich en Bundesliga. Le Bayern qui s’impose contre Francfort, 5-1, dont un but de Ribery qui jouait son dernier match avec le club allemand. 

LB : Et puis c’est également une compétition, le concours Euro vision de la chanson, 64e du nom, c’est en ce moment à Tel-Aviv. Le vainqueur sera désigné parmi les 26 finalistes selon un score combinant les votes d’un jury de professionnels et des téléspectateurs. C’est Bilal Hassani qui défend les couleurs de la France. Fin de ce journal, l’heure de retrouver Yvan Amar et son mot de la semaine. Ce soir, on parle « pesticide ».

Contre le round-up, le nom d’un produit, contre le glyphosate, le nom d’une substance présente dans ce produit, on a manifesté aujourd’hui à Paris et dans de nombreuses autres grandes villes, contre l’usage des pesticides dans l’agriculture. Que sont les pesticides ? De nombreux produits qui servent à éliminer des insectes ou d’autres animaux, des rongeurs par exemple, qui s’en prennent aux cultures, qui abîment les cultures. Si on tue tous ces animaux, l’agriculture sera plus rentable, mais les produits de cette agriculture seront peut-être moins naturels garderont des traces de ces produits dangereux et toxiques. Et de plus l’usage de ces produits peut être préjudiciable, mauvais, pour la nature, tuer la diversité des espèces. Et même être à l’origine de maladie chez les humains qui travaillent la terre. Alors voilà ce que sont les pesticides ! On comprend comment le mot est composé : -cide évoque le fait de tuer, comme dans homicide, qui veut dire meurtre. Mais faut-il tuer la peste ? Pas du tout ! Le mot nous vient de l’anglais, et dans cette langue, pest désigne un petit insecte nuisible.



Voir le flux - 18/05/2019 20:30:08

Journal en français facile 18/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile avec Zéphyrin Kouadio à la co-présentation. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : des législatives anticipées en Autriche après la démission de Heinz Christian Strache, l’ex-vice Premier ministre mis en cause dans une vidéo compromettante. Nous irons à Vienne dans ce journal.

ZK : La victoire miraculeuse des conservateurs aux législatives australiennes. Les sondages voyaient l’opposition l’emporter.

LB : Et puis du football avec l’avant-dernière journée de Ligue 1 et le titre de Lyon en Ligue des Champions féminines.

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ZK : On part pour l’Autriche pour débuter ce journal. L’Autriche où des élections législatives anticipées vont être organisées.

LB : C’est ce qu’annonce ce soir le chancelier Sebastian Kurz et c’est la conséquence de la démission un peu plus tôt du vice-chancelier Heinz-Christian Strache qui codirigeait le pays avec les conservateurs. Heinz-Christian Strache piégé dans une vidéo visiblement tournée en caméra cachée il y a 2 ans et dans laquelle on le voit proposer à une prétendue nièce d’oligarque russe l’attribution de marchés publics en l’échange d’un soutien notamment financier du FPÖ. Les précisions à Vienne de notre correspondante, Isaure Hiace.

Au terme d’une longue journée, riche en rebondissements, le chancelier conservateur Sebastian Kurz a finalement annoncé la convocation prochaine d’élections législatives anticipées, moins de deux ans donc après celles qui avaient porté au pouvoir cette coalition entre conservateurs et extrême droite. L’annonce était très attendue après qu’Heinz-Christian Strache a officialisé sa démission du poste de vice-chancelier. En cause, une vidéo où on le voit, entre autres, promettre à une prétendue nièce d’oligarque russe l’attribution de marchés publics en échange de son soutien au parti, notamment financier. Les Autrichiens devraient donc bientôt retourner aux urnes. Une annonce qui devrait satisfaire l’opposition qui réclamait de nouvelles élections législatives. Des milliers d’Autrichiens sont d’ailleurs descendus dans la rue pour manifester devant la chancellerie cet après-midi, car les cartes sont aujourd’hui redistribuées en Autriche. Ce qui est sûr c’est que le FPÖ ressort affaibli de ce scandale, à seulement une semaine des élections européennes. Heinz-Christian Strache s’est d’ailleurs défendu en dénonçant une attaque préméditée qui avait pour but, selon lui, de faire « exploser le gouvernement » juste avant les élections européennes. IH, Vienne, RFI.

ZK : L’actualité internationale ce sont aussi les élections législatives en Australie remportées à la surprise générale par le Gouvernement sortant.

LB : Les urnes qui font mentir les sondages en Australie où l’on annonçait la victoire de l’opposition aux élections législatives. C’est finalement la coalition libérale nationale au pouvoir depuis 2013 qui l’emporte, contre toute attente. Le Premier ministre Scott Morrison parle lui-même de « miracle ».

ZK : En France, nouveau samedi de manifestation des gilets jaunes, 6 mois pratiquement jour pour jour après le début du mouvement.

LB : C’était le 17 novembre dernier, 6 mois après, vous le disiez. Le nombre de manifestants s’effrite de semaine en semaine. Le ministère de l’Intérieur a compté 15 500 participants dans toute la France, dont 1.600 à Paris. À noter également ces autres rassemblements dans plusieurs villes françaises dont à Paris pour dénoncer les activités de Bayer-Monsanto et autres géants de l’agrochimie.

ZK : Alors que se referment ce samedi les Journées européennes de l’Obésité, on s’intéresse à cette enquête qui concerne Coca-Cola.

LB : La marque a distribué ces dix dernières années en France des millions d’euros aux professionnels de santé et aux chercheurs. Objectif : faire oublier les risques liés à la consommation des boissons sucrées, dont la multinationale est leader mondial. Retour sur l’enquête menée par le journal « Le Monde ». Anieshka Koumor. 

Tout est parti d’un article publié en 2015 dans le « New York Times ». Le quotidien américain dévoilant l’implication de la multinationale dans le financement d’un réseau mondial sur la balance énergétique. Selon l’article, Coca-Cola aurait financé des scientifiques qui propageaient une solution facile à l’obésité : faire plus de sport. Le discours passait sous silence le rôle de l’alimentation, et donc des sodas, responsables de la propagation de l’obésité et du diabète. Dans un souci de transparence, le groupe Coca-Cola a publié la liste des experts sollicités par lui dans des projets de recherche et de partenariats. Une liste que « Le Monde » a passée au crible. Le quotidien révèle que des diététiciens, des nutritionnistes ou des médecins du sport qui y figurent, ainsi que des psychologues ont été payés entre 700 et 4 000 euros pour prouver qu’il n’existe pas de rapport entre la consommation de boissons sucrées et le poids. S’y ajoutent des conférences ou des projets de recherche sponsorisés par Coca-Cola. Au total, depuis 2010, 8 milliards d’euros auraient été octroyés par la multinationale. Des financements relevant plus de la communication que d’un authentique travail scientifique.

ZK : On passe au football et à l’avant-dernière journée de Ligue 1. 10 rencontres se jouent en ce moment dont PSG - Dijon.

LB : Un match anecdotique sur le plan du résultat pour les Parisiens déjà assurés d’être sacrés champions de France depuis quelques semaines. Des Parisiens qui restent toutefois mobilisés et qui mènent au score 3-0. Hugo Moissonnier, vous êtes en direct du parc des Princes.

[Transcription manquante]

LB : Le football encore avec le 6e titre européen de Lyon en ligue des Champions féminine. L’OL s’impose 4-1 face à Barcelone. Le football encore avec le 7e titre consécutif de Munich en Bundesliga. Le Bayern qui s’impose contre Francfort, 5-1, dont un but de Ribery qui jouait son dernier match avec le club allemand. 

LB : Et puis c’est également une compétition, le concours Euro vision de la chanson, 64e du nom, c’est en ce moment à Tel-Aviv. Le vainqueur sera désigné parmi les 26 finalistes selon un score combinant les votes d’un jury de professionnels et des téléspectateurs. C’est Bilal Hassani qui défend les couleurs de la France. Fin de ce journal, l’heure de retrouver Yvan Amar et son mot de la semaine. Ce soir, on parle « pesticide ».

Contre le round-up, le nom d’un produit, contre le glyphosate, le nom d’une substance présente dans ce produit, on a manifesté aujourd’hui à Paris et dans de nombreuses autres grandes villes, contre l’usage des pesticides dans l’agriculture. Que sont les pesticides ? De nombreux produits qui servent à éliminer des insectes ou d’autres animaux, des rongeurs par exemple, qui s’en prennent aux cultures, qui abîment les cultures. Si on tue tous ces animaux, l’agriculture sera plus rentable, mais les produits de cette agriculture seront peut-être moins naturels garderont des traces de ces produits dangereux et toxiques. Et de plus l’usage de ces produits peut être préjudiciable, mauvais, pour la nature, tuer la diversité des espèces. Et même être à l’origine de maladie chez les humains qui travaillent la terre. Alors voilà ce que sont les pesticides ! On comprend comment le mot est composé : -cide évoque le fait de tuer, comme dans homicide, qui veut dire meurtre. Mais faut-il tuer la peste ? Pas du tout ! Le mot nous vient de l’anglais, et dans cette langue, pest désigne un petit insecte nuisible.



Voir le flux - 18/05/2019 20:30:08

Journal en français facile 17/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. Zéphyrin Kouadio est à mes côtés au micro pour présenter cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : un délai pour Bruxelles et Tokyo. Donald Trump leur donne 6 mois pour négocier un accord commercial pour le secteur automobile, faute de quoi, il imposera des droits de douane supplémentaires.

ZK : Le mariage homosexuel désormais autorisé à Taïwan, les députés ont voté pour sa légalisation. Une première en Asie.

LB : Nous reviendrons aussi sur la mort à l’âge de 102 ans de l’architecte sino-américain Ioh Ming Pei. On lui doit notamment la pyramide du Louvre à Paris.

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ZK : Un répit de six mois accordés aux constructeurs automobiles européens et japonais. Le président américain a annoncé qu’il retardait sa décision d’imposer des taxes de 25 % sur les voitures et les pièces détachées en provenance de ces pays.

LB : Donald Trump avait jusqu’à demain samedi pour se prononcer sur cette mesure. Dans son communiqué, la Maison-Blanche explique qu’elle accorde ce délai pour permettre aux négociations d’aboutir. RFI Washington Anne Corpet.

Oui le président donne 180 jours à son secrétaire au commerce pour avancer dans les discussions commerciales avec l’Europe et le Japon et lui remettre un rapport. Il tranchera selon ses conclusions. Mais Donald Trump reste ferme : il souligne que les importations de voitures étrangères aux États-Unis sont une menace pour la sécurité nationale. Il évoque un rapport selon lequel je cite « la défense des États-Unis dépend du secteur de l’automobile, pour le développement de technologies essentielles au maintien de notre supériorité militaire américaine ». L’idée d’augmenter les taxes sur les voitures européennes et japonaises est contestée aux États-Unis : seul le syndicat des ouvriers du secteur automobile la soutient, dans l’espoir qu’elles permettent de maintenir les emplois. Mais les industriels eux y sont opposés : ils estiment que la mesure risquerait notamment d’augmenter le prix des voitures américaines. Au congrès, y compris au sein du camp républicain, beaucoup d’élus y sont également hostiles. Ce délai de six mois avant l’imposition de ces droits de douane ne suffira pas forcément pour conclure de nouveaux accords commerciaux avec l’Union européenne et le Japon, mais il évite au moins aux États unis, déjà empêtrés dans de difficiles discussions avec la Chine, de se lancer dans une nouvelle guerre commerciale, qui plus est avec des alliés.

LB : Par ailleurs, le gouvernement américain indique ce soir avoir conclu un accord avec le Canada et le Mexique permettant l’échange de biens sans droits de douane. C’est pour le Premier ministre canadien Justin Trudeau un « grand pas » vers la mise en œuvre « dans les prochaines semaines » du nouvel accord de libre-échange nord-américain.

ZK : À la une également, ce vote historique à Taïwan où le Parlement légalise le mariage homosexuel.

LB : C’est une première en Asie et ce malgré des divisions profondes sur le sujet. « Nous avons fait un grand pas vers une véritable égalité, et fait de Taïwan un pays meilleur “déclare la présidente Tsai Ing -wen dont la légalisation du mariage gay était une promesse de campagne. Vincent Souriau.

Victoire pour les associations de défense des droits de l’homme après une campagne de plusieurs années. C’est la consécration, on s’y attendait depuis un arrêt décisif de la Cour Suprême. La plus haute juridiction taïwanaise avait pris les devants en mai 2017, jugeant inconstitutionnel d’interdire l’union des couples de même sexe. Elle avait donné deux ans au Parlement pour rectifier sa législation. L’ultimatum était fixé au 24 mai, dans une semaine. Les parlementaires ont donc voté ce texte ce matin. Il instaure une union permanente pour la membre de la communauté LGBT et une inscription de ces unions au registre des mariages civils. On ne parle pas encore d’égalité totale avec les hétérosexuels. Les processus d’adoption restent compliqués. Il n’est pas non plus question de légaliser la gestation pour autrui, mais ce n’était pas la priorité des militants LGBT à Taiwan. L’objectif, c’était que le mot ‘mariage’ figure dans la loi et c’est réussi. Oui, Taiwan devient précurseur en Asie. On dit souvent que c’est un État à l’avant-garde des libertés fondamentales dans la région. En l’occurrence, il a fallu une vraie bataille pour obtenir cette avancée sociale, car les Taïwanais, surtout hors des grandes villes, restent très religieux, avec une frange conservatrice importante. Jusqu’au bout, les partis d’opposition se sont battus pour ne pas changer la définition traditionnelle du mariage, un homme et une femme. Ils ont perdu ce combat face à l’émancipation des couples de même sexe.

ZK : L’actualité dans le monde c’est aussi la fin des discussions entre opposition travailliste et conservateurs au Royaume-Uni.

LB : Elles avaient commencé le mois dernier afin de trouver une solution pour mettre en œuvre le Brexit, mais se terminent sur un constat d’échec. C’est ce qu’a dit Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste, dans une lettre adressée à Theresa May. Un courrier dans lequel il prévient aussi que sa formation votera contre l’accord négocié avec les Européens.

ZK : En Algérie, nouveau vendredi de manifestations pour la 13e semaine de suite.

LB : Avec des appels à la mobilisation pour demander le départ du Président de transition et du chef du gouvernement, considérés comme des figures de l’ancien régime. Mobilisation aussi contre l’organisation de la présidentielle prévue le 4 juillet prochain.

ZK : Et puis au Tchad, une attaque de Boko Haram fait 13 victimes.

LB : Treize habitants d’un village de l’ouest du pays tué hier dans un assaut mené par des combattants du groupe jihadiste. Boko Haram qui est de plus en plus présent dans la région affirment les autorités locales.

ZK : On revient à présent sur la situation du Sea Watch 3. Ce navire humanitaire refoulé des eaux territoriales italiennes, avec à son bord 65 migrants secourus au large de la Libye.

LB : Le navire attend depuis deux jours l’autorisation de conduire les migrants dans un port sûr. Plusieurs pays ont refusé de l’accueillir. Le ministre italien de l’Intérieur avait jusqu’ici interdit aux migrants de débarquer sur le sol italien, grâce à son nouveau décret il peut désormais interdire à un navire d’entrer dans les eaux territoriales du pays. Une décision qui relève normalement du ministère des Transports. Juliette Gheerbrant.

Deux nouveau-nés, cinq enfants, et une femme dont les brûlures nécessitent des soins font partie des 65 personnes qui se trouvent à bord du Sea Watch 3. Elles ont été secourues il y a 48 heures dans une zone de sauvetage contrôlée par la Libye. Le navire a ensuite fait route vers l’île de Lampedusa, et il a été stoppé à la limite des eaux territoriales italiennes par deux vedettes de la marine. Depuis il fait du sur place en attendant qu’une solution soit trouvée. C’est donc un nouveau bras de fer européen qui commence. Le Sea Watch qui bat pavillon néerlandais a essuyé un refus de l’Italie, mais aussi de Malte et de La Haye pour l’accueil des 65 migrants. Le HCR dénonce je cite ‘un traitement des sauvetages au cas par cas qui alimente le populisme’, et appelle à l’ouverture des ports. L’interdiction d’entrer dans les eaux territoriales faite au Sea Watch 3 découle du nouveau décret sécurité de Matteo Salvini, qui élargit ses prérogatives. Normalement c’est le ministère des Transports qui contrôle le trafic des eaux territoriales, mais en invoquant je cite ‘une menace pour la sécurité intérieure’ Matteo Salvini peut désormais interdire lui-même aux navires de sauvetage d’approcher des côtes italiennes.

ZK : En bref, en France, Nicolas Sarkozy de plus en plus proche d’un procès en correctionnelle dans l’affaire Bygmalion.

LB : Le Conseil constitutionnel rejette en effet l’un des derniers recours qu’il avait déposés suite à son renvoi devant les tribunaux. L’ancien président est poursuivi pour financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012.

ZK : Mehdi Nemmouche en détention en France.

LB : Après avoir été remis par la Belgique dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen délivré dans l’enquête sur les séquestrations de journalistes français en Syrie en 2013 et 2014. Le jihadiste français avait été condamné en mars dernier en Belgique à la prison à perpétuité pour l’attentat du Musée juif de Bruxelles en 2014.

LB : Vers un assouplissement de la limitation de vitesse sur les routes secondaires. Après l’aval d’Édouard Philippe, hier, les députés ont donné leur feu vert à une modification de la règle des 80 km/h, elle désormais soumise à l’avis du président du conseil départemental qui peut décider de relever la vitesse maximale sur certains tronçons. Les routes nationales, en revanche, ne sont pas concernées.

ZK : On referme ce journal sur une disparition, celle de l’architecte sino-américain Leoh Ming Pei.

LB : A l’âge de 102 ans. Un architecte qui avait l’art de concilier tradition et modernité comme le montre une de ses œuvres les plus célèbres, la pyramide du Louvre. Retour sur son parcours avec Stéphane Lagarde.

Le musée de Suzhou, le siège de la Bank of China et l’hôtel du parc des collines parfumées à Pékin, Ieoh Ming Pei n’aura laissé que trois de ses œuvres à son pays natal. C’est pourtant ici qu’il a puisé son inspiration racontait-il à la fin de sa vie, et notamment dans sa petite enfance à Canton, puis à Shanghai où son père va trouver un emploi dans la finance avant de devenir le directeur de la Bank of China. Le petit Pei a alors dix ans, sur le chemin de l’école il lève la tête vers un grand bâtiment brun en construction : le futur Park Hôtel de Shanghai, dont il ramène les 24 étages et le toit en pyramide à la récréation et dans les conversations à la maison. C’est décidé Pei Lu Ming comme on l’appel en mandarin –Pei Ming Ieoh en cantonnais- sera architecte. Ce sera même le premier architecte d’une vieille famille de Suzhou qui a fait fortune dans la pharmacopée traditionnelle. Toutes ses vacances, Pei Lu Ming les passe alors chez son grand-père dans cette Venise de l’Orient célèbre pour ses jardins de pierres. De cette jeunesse à s’écorcher les genoux dans la rocaille, à franchir les petits ponts sur les canaux, Pei conservera l’image vivace de l’architecture traditionnelle chinoise ajoutée à la modernité de Shanghai. Un héritage qu’il emmènera avec lui dans le bateau pour les États-Unis en 1935, cinq ans après le décès de sa mère flûtiste et calligraphe, et 13 ans avant que son père Pei Puzi le rejoigne aux États-Unis. Pei Lu Ming n’a jamais oublié ses racines chinoises souligne le journal de la Jeunesse de Pékin. À ses trois garçons, il a attribué le caractère ‘Zhong’ de ‘Zhongguo’ -‘Chine’- dans leur prénom relève le quotidien Wenhui à Shanghai. Sous les photos publiées ce vendredi sur le compte weibo du Musée de Suzhou que l’architecte considérait comme sa ‘petite fille’, cette phrase attribuée au génie de la pyramide du Louvre : ‘Je suis resté 100 % du chinois. »



Voir le flux - 17/05/2019 20:30:14

Journal en français facile 17/05/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 22h à Paris, 2h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. Zéphyrin Kouadio est à mes côtés au micro pour présenter cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : un délai pour Bruxelles et Tokyo. Donald Trump leur donne 6 mois pour négocier un accord commercial pour le secteur automobile, faute de quoi, il imposera des droits de douane supplémentaires.

ZK : Le mariage homosexuel désormais autorisé à Taïwan, les députés ont voté pour sa légalisation. Une première en Asie.

LB : Nous reviendrons aussi sur la mort à l’âge de 102 ans de l’architecte sino-américain Ioh Ming Pei. On lui doit notamment la pyramide du Louvre à Paris.

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ZK : Un répit de six mois accordés aux constructeurs automobiles européens et japonais. Le président américain a annoncé qu’il retardait sa décision d’imposer des taxes de 25 % sur les voitures et les pièces détachées en provenance de ces pays.

LB : Donald Trump avait jusqu’à demain samedi pour se prononcer sur cette mesure. Dans son communiqué, la Maison-Blanche explique qu’elle accorde ce délai pour permettre aux négociations d’aboutir. RFI Washington Anne Corpet.

Oui le président donne 180 jours à son secrétaire au commerce pour avancer dans les discussions commerciales avec l’Europe et le Japon et lui remettre un rapport. Il tranchera selon ses conclusions. Mais Donald Trump reste ferme : il souligne que les importations de voitures étrangères aux États-Unis sont une menace pour la sécurité nationale. Il évoque un rapport selon lequel je cite « la défense des États-Unis dépend du secteur de l’automobile, pour le développement de technologies essentielles au maintien de notre supériorité militaire américaine ». L’idée d’augmenter les taxes sur les voitures européennes et japonaises est contestée aux États-Unis : seul le syndicat des ouvriers du secteur automobile la soutient, dans l’espoir qu’elles permettent de maintenir les emplois. Mais les industriels eux y sont opposés : ils estiment que la mesure risquerait notamment d’augmenter le prix des voitures américaines. Au congrès, y compris au sein du camp républicain, beaucoup d’élus y sont également hostiles. Ce délai de six mois avant l’imposition de ces droits de douane ne suffira pas forcément pour conclure de nouveaux accords commerciaux avec l’Union européenne et le Japon, mais il évite au moins aux États unis, déjà empêtrés dans de difficiles discussions avec la Chine, de se lancer dans une nouvelle guerre commerciale, qui plus est avec des alliés.

LB : Par ailleurs, le gouvernement américain indique ce soir avoir conclu un accord avec le Canada et le Mexique permettant l’échange de biens sans droits de douane. C’est pour le Premier ministre canadien Justin Trudeau un « grand pas » vers la mise en œuvre « dans les prochaines semaines » du nouvel accord de libre-échange nord-américain.

ZK : À la une également, ce vote historique à Taïwan où le Parlement légalise le mariage homosexuel.

LB : C’est une première en Asie et ce malgré des divisions profondes sur le sujet. « Nous avons fait un grand pas vers une véritable égalité, et fait de Taïwan un pays meilleur “déclare la présidente Tsai Ing -wen dont la légalisation du mariage gay était une promesse de campagne. Vincent Souriau.

Victoire pour les associations de défense des droits de l’homme après une campagne de plusieurs années. C’est la consécration, on s’y attendait depuis un arrêt décisif de la Cour Suprême. La plus haute juridiction taïwanaise avait pris les devants en mai 2017, jugeant inconstitutionnel d’interdire l’union des couples de même sexe. Elle avait donné deux ans au Parlement pour rectifier sa législation. L’ultimatum était fixé au 24 mai, dans une semaine. Les parlementaires ont donc voté ce texte ce matin. Il instaure une union permanente pour la membre de la communauté LGBT et une inscription de ces unions au registre des mariages civils. On ne parle pas encore d’égalité totale avec les hétérosexuels. Les processus d’adoption restent compliqués. Il n’est pas non plus question de légaliser la gestation pour autrui, mais ce n’était pas la priorité des militants LGBT à Taiwan. L’objectif, c’était que le mot ‘mariage’ figure dans la loi et c’est réussi. Oui, Taiwan devient précurseur en Asie. On dit souvent que c’est un État à l’avant-garde des libertés fondamentales dans la région. En l’occurrence, il a fallu une vraie bataille pour obtenir cette avancée sociale, car les Taïwanais, surtout hors des grandes villes, restent très religieux, avec une frange conservatrice importante. Jusqu’au bout, les partis d’opposition se sont battus pour ne pas changer la définition traditionnelle du mariage, un homme et une femme. Ils ont perdu ce combat face à l’émancipation des couples de même sexe.

ZK : L’actualité dans le monde c’est aussi la fin des discussions entre opposition travailliste et conservateurs au Royaume-Uni.

LB : Elles avaient commencé le mois dernier afin de trouver une solution pour mettre en œuvre le Brexit, mais se terminent sur un constat d’échec. C’est ce qu’a dit Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste, dans une lettre adressée à Theresa May. Un courrier dans lequel il prévient aussi que sa formation votera contre l’accord négocié avec les Européens.

ZK : En Algérie, nouveau vendredi de manifestations pour la 13e semaine de suite.

LB : Avec des appels à la mobilisation pour demander le départ du Président de transition et du chef du gouvernement, considérés comme des figures de l’ancien régime. Mobilisation aussi contre l’organisation de la présidentielle prévue le 4 juillet prochain.

ZK : Et puis au Tchad, une attaque de Boko Haram fait 13 victimes.

LB : Treize habitants d’un village de l’ouest du pays tué hier dans un assaut mené par des combattants du groupe jihadiste. Boko Haram qui est de plus en plus présent dans la région affirment les autorités locales.

ZK : On revient à présent sur la situation du Sea Watch 3. Ce navire humanitaire refoulé des eaux territoriales italiennes, avec à son bord 65 migrants secourus au large de la Libye.

LB : Le navire attend depuis deux jours l’autorisation de conduire les migrants dans un port sûr. Plusieurs pays ont refusé de l’accueillir. Le ministre italien de l’Intérieur avait jusqu’ici interdit aux migrants de débarquer sur le sol italien, grâce à son nouveau décret il peut désormais interdire à un navire d’entrer dans les eaux territoriales du pays. Une décision qui relève normalement du ministère des Transports. Juliette Gheerbrant.

Deux nouveau-nés, cinq enfants, et une femme dont les brûlures nécessitent des soins font partie des 65 personnes qui se trouvent à bord du Sea Watch 3. Elles ont été secourues il y a 48 heures dans une zone de sauvetage contrôlée par la Libye. Le navire a ensuite fait route vers l’île de Lampedusa, et il a été stoppé à la limite des eaux territoriales italiennes par deux vedettes de la marine. Depuis il fait du sur place en attendant qu’une solution soit trouvée. C’est donc un nouveau bras de fer européen qui commence. Le Sea Watch qui bat pavillon néerlandais a essuyé un refus de l’Italie, mais aussi de Malte et de La Haye pour l’accueil des 65 migrants. Le HCR dénonce je cite ‘un traitement des sauvetages au cas par cas qui alimente le populisme’, et appelle à l’ouverture des ports. L’interdiction d’entrer dans les eaux territoriales faite au Sea Watch 3 découle du nouveau décret sécurité de Matteo Salvini, qui élargit ses prérogatives. Normalement c’est le ministère des Transports qui contrôle le trafic des eaux territoriales, mais en invoquant je cite ‘une menace pour la sécurité intérieure’ Matteo Salvini peut désormais interdire lui-même aux navires de sauvetage d’approcher des côtes italiennes.

ZK : En bref, en France, Nicolas Sarkozy de plus en plus proche d’un procès en correctionnelle dans l’affaire Bygmalion.

LB : Le Conseil constitutionnel rejette en effet l’un des derniers recours qu’il avait déposés suite à son renvoi devant les tribunaux. L’ancien président est poursuivi pour financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012.

ZK : Mehdi Nemmouche en détention en France.

LB : Après avoir été remis par la Belgique dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen délivré dans l’enquête sur les séquestrations de journalistes français en Syrie en 2013 et 2014. Le jihadiste français avait été condamné en mars dernier en Belgique à la prison à perpétuité pour l’attentat du Musée juif de Bruxelles en 2014.

LB : Vers un assouplissement de la limitation de vitesse sur les routes secondaires. Après l’aval d’Édouard Philippe, hier, les députés ont donné leur feu vert à une modification de la règle des 80 km/h, elle désormais soumise à l’avis du président du conseil départemental qui peut décider de relever la vitesse maximale sur certains tronçons. Les routes nationales, en revanche, ne sont pas concernées.

ZK : On referme ce journal sur une disparition, celle de l’architecte sino-américain Leoh Ming Pei.

LB : A l’âge de 102 ans. Un architecte qui avait l’art de concilier tradition et modernité comme le montre une de ses œuvres les plus célèbres, la pyramide du Louvre. Retour sur son parcours avec Stéphane Lagarde.

Le musée de Suzhou, le siège de la Bank of China et l’hôtel du parc des collines parfumées à Pékin, Ieoh Ming Pei n’aura laissé que trois de ses œuvres à son pays natal. C’est pourtant ici qu’il a puisé son inspiration racontait-il à la fin de sa vie, et notamment dans sa petite enfance à Canton, puis à Shanghai où son père va trouver un emploi dans la finance avant de devenir le directeur de la Bank of China. Le petit Pei a alors dix ans, sur le chemin de l’école il lève la tête vers un grand bâtiment brun en construction : le futur Park Hôtel de Shanghai, dont il ramène les 24 étages et le toit en pyramide à la récréation et dans les conversations à la maison. C’est décidé Pei Lu Ming comme on l’appel en mandarin –Pei Ming Ieoh en cantonnais- sera architecte. Ce sera même le premier architecte d’une vieille famille de Suzhou qui a fait fortune dans la pharmacopée traditionnelle. Toutes ses vacances, Pei Lu Ming les passe alors chez son grand-père dans cette Venise de l’Orient célèbre pour ses jardins de pierres. De cette jeunesse à s’écorcher les genoux dans la rocaille, à franchir les petits ponts sur les canaux, Pei conservera l’image vivace de l’architecture traditionnelle chinoise ajoutée à la modernité de Shanghai. Un héritage qu’il emmènera avec lui dans le bateau pour les États-Unis en 1935, cinq ans après le décès de sa mère flûtiste et calligraphe, et 13 ans avant que son père Pei Puzi le rejoigne aux États-Unis. Pei Lu Ming n’a jamais oublié ses racines chinoises souligne le journal de la Jeunesse de Pékin. À ses trois garçons, il a attribué le caractère ‘Zhong’ de ‘Zhongguo’ -‘Chine’- dans leur prénom relève le quotidien Wenhui à Shanghai. Sous les photos publiées ce vendredi sur le compte weibo du Musée de Suzhou que l’architecte considérait comme sa ‘petite fille’, cette phrase attribuée au génie de la pyramide du Louvre : ‘Je suis resté 100 % du chinois. »



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