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Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La transcription de cette édition des Mots de l’actualité n’est pas disponible.



Voir le flux - 21/01/2019 09:30:12

Journal en français facile 20/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. 

RA : À la une de l’actualité ce soir : des tensions entre Israël et la Syrie. Des frappes israéliennes ont visé une région du sud de la Syrie. Damas aurait tenté de répliquer par une roquette qui a été interceptée.

SB : Aux États-Unis toujours pas d’accord pour mettre fin au shutdown, le blocage budgétaire. Et ce matin sur Twitter le Président américain Donald Trump s’en est pris à la chef de l’opposition démocrate à la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi.

RA : Une vingtaine de blessés après une manifestation à Athènes la capitale grecque. Les protestataires dénoncent l’accord sur le nouveau nom de la Macédoine.

SB : Et puis comme chaque dimanche nous rejoindrons Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Rendez-vous à la fin de cette édition.

------

SB : Israël a donc mené un nouveau raid aérien en Syrie.

RA : Un raid aérien c’est un bombardement mené par des avions de guerre. Israël est inquiet de voir son voisin syrien être soutenu par l’Iran, voilà pourquoi le pays mène régulièrement des raids. Et cela a provoqué la riposte de Damas puisque l’armée israélienne affirme avoir intercepté une roquette tirée de Syrie. Retour sur le déroulement de cette journée avec la correspondance de Paul Khalifeh.

Une source militaire syrienne citée par l’agence officielle Sana a déclaré que les raids israéliens ont visé la « Région sud » du pays/Sana a souligné que la défense anti-aérienne a « efficacement » riposté à l’attaque. Le ministère russe de la Défense a pour sa part indiqué que les raids ont visé l’aéroport international de Damas et n’ont provoqué ni pertes humaines ni dégâts matériels. L’agence Sputnik a précisé que tous les missiles tirés par les avions israéliens ont été abattus. Une heure plus tard, l’armée israélienne a annoncé qu’une roquette tirée à partir de la Syrie a été interceptée dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël. Des sources militaires ici à Beyrouth affirment qu’il s’agit probablement d’un missile anti-aérien tiré par la DCA syrienne qui a poursuivi sa course après avoir raté sa cible. C’est la deuxième fois depuis le début de cette année que des avions israéliens attaquent la Syrie. Le 11 janvier, des missiles tirés par des appareils israéliens avaient été abattus par la DCA syrienne. D’autres avaient atteint leur cible près de Damas. Le 25 décembre, trois militaires syriens avaient été blessés dans des raids contre des dépôts d’armes et de munitions près de l’aéroport de Damas. Paul Khalifeh-Beyrouth, RFI.

RA : Également en Syrie, deux attentats ont eu lieu ce dimanche. Le premier à Damas, il n’a pas fait de victime, mais il n’y avait plus eu d’attaque dans la capitale syrienne depuis plus d’un an. La seconde attaque s’est produite un peu plus tard à Afrine, dans le nord du pays, une ville contrôlée par les forces pro-turques. Bilan trois civils tués selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

SB : Aux États-Unis les relations toujours plus tendues entre Donald Trump et l’opposition démocrate.

RA : Depuis les élections de mi-mandat, la Chambre des représentants est dominée par les démocrates, ce qui modifie l’équilibre des forces. Et cela contrarie fortement le Président américain qui a beaucoup moins les mains libres pour gouverner, comme l’illustre le shutdown, le blocage budgétaire, qui paralyse une partie de l’administration américaine depuis près d’un mois. Hier soir la chef des démocrates à la Chambre des représentants a rejeté une proposition de Donald Trump pour mettre fin au shutdown, ce qui a entraîné la réaction virulente du Président américain sur tweeter. « Nancy Pelosi s’est comportée de façon si irrationnelle qu’elle est désormais officiellement une démocrate radicale », écrit Donald Trump. L’analyse de ce rapport de forces par Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis.

[Transcription manquante] 

RA : Les difficultés de Donald Trump, c’était Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis. Joint au téléphone par Christophe Paget.

SB : En Grèce une manifestation contre le nouveau nom de la Macédoine.

RA : Plus de 60mille personnes réunies dans les rues d’Athènes pour dire non à l’accord sur la Macédoine. Accord signé en juin que le parlement grec doit prochainement ratifier, c’est-à-dire valider. Il prévoit que désormais la Macédoine s’appelle République de Macédoine du Nord. Le problème c’est que ce nom est déjà celui de la province de Macédoine située dans le nord de la Grèce. D’où la manifestation qui s’est déroulée ce dimanche et que nous raconte notre correspondance Charlotte Stievenard.

La police a compté plus de 300 bus venus du nord et de l’ouest de la Grèce. De nombreux manifestants sont descendus de la région grecque de Macédoine. Ils s’opposent à ce que le pays limitrophe porte le même nom pour des raisons historiques et territoriales. Une opinion partagée par de nombreux Grecs comme en témoigne le sondage de l’Institut MRB publié dans la presse grecque. Selon lui, 70 pour cent des personnes interrogées ont déclaré être contre l’accord de Prespes. L’Église orthodoxe n’est pas en reste. Dans la foule, de nombreuses robes noires accompagnaient les manifestants. Des prêtres orthodoxes descendus à Athènes avec toute leur paroisse. Parmi eux, de nombreuses personnes âgées et des enfants. La manifestation s’est déroulée dans le calme, jusqu’à ce qu’à un affrontement entre la police et une vingtaine de casseurs disperse la foule à cause des gaz lacrymogènes. Charlotte Stievenard, Athènes, RFI.

RA : Et les incidents lors de cette manifestation ont fait une vingtaine de blessés indiquent ce soir les autorités grecques.

SB : En sport, actuellement le dernier match de la 21e journée de Ligue 1.

RA : C’est un derby, c’est-à-dire un match entre deux équipes d’une même région. Lyon se déplace sur le terrain de Saint-Étienne, deux villes distantes de 60 km. Un peu plus tôt dans la journée l’Olympique de Marseille a mis fin à une série de neuf matchs sans victoire en battant Caen 1-0. Et puis un mot de tennis, l’élimination de Roger Federer en 1/8e de finale de l’Open d’Australie. Battu par le Grec Stefanos Tsitsipas.

RA : RFI 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Ce soir « les bonnets roses ».

Qui sont les « bonnets roses » ? C’est sous ce nom que se sont retrouvés des milliers de femmes qui ont défilé, marché, pour soutenir le droit des femmes, dans plusieurs grandes villes des États-Unis hier. Alors bien sûr, c’est dans une traduction française qu’on les appelle les bonnets roses. En anglais, on dit plutôt pink hats – chapeaux roses. Mais pourquoi roses ? C’est une façon de retourner une caractéristique qu’on trouve insultante contre celui qui vous insulte : ah on dit que les petites filles doivent porter du rose ? Et bien les femmes qui protestent vont se mettre en rose ! Vous voulez du rose ? Vous allez en avoir. C’est un peu une réappropriation, une reprise de ce qui vous rabaisse : on s’en sert comme arme, comme si on pouvait la retourner contre l’agresseur. Alors pourquoi des bonnets roses ? Parce que quand on manifeste, on aime bien se faire voir, être repérée. Et en français on a traduit chapeau par bonnet, d’abord parce que les femmes qui manifestaient avaient souvent des bonnets. Et ensuite parce qu’en français, ce mot de bonnet désigne une coiffure plutôt populaire, souvent associée à une colère populaire : on a eu les bonnets rouges en France il y a quelques années, qui manifestaient contre des impôts. Et puis « mettre un bonnet rouge » ça fait bien penser à élan vers la liberté, contre la tyrannie : c’est Victor Hugo qui disait « J’ai mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire », pour expliquer qu’il voulait écrire comme il le souhaitait, et non pas uniquement d’après les règles de l’Académie. Alors, bien sûr mettre un bonnet rose, ça reprend cette idée, mais en faisant un léger pas de côté. Comme si le bonnet rouge était très lié à des luttes masculines, et que le bonnet rose marquait sa différence.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



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Journal en français facile 20/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. 

RA : À la une de l’actualité ce soir : des tensions entre Israël et la Syrie. Des frappes israéliennes ont visé une région du sud de la Syrie. Damas aurait tenté de répliquer par une roquette qui a été interceptée.

SB : Aux États-Unis toujours pas d’accord pour mettre fin au shutdown, le blocage budgétaire. Et ce matin sur Twitter le Président américain Donald Trump s’en est pris à la chef de l’opposition démocrate à la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi.

RA : Une vingtaine de blessés après une manifestation à Athènes la capitale grecque. Les protestataires dénoncent l’accord sur le nouveau nom de la Macédoine.

SB : Et puis comme chaque dimanche nous rejoindrons Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Rendez-vous à la fin de cette édition.

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SB : Israël a donc mené un nouveau raid aérien en Syrie.

RA : Un raid aérien c’est un bombardement mené par des avions de guerre. Israël est inquiet de voir son voisin syrien être soutenu par l’Iran, voilà pourquoi le pays mène régulièrement des raids. Et cela a provoqué la riposte de Damas puisque l’armée israélienne affirme avoir intercepté une roquette tirée de Syrie. Retour sur le déroulement de cette journée avec la correspondance de Paul Khalifeh.

Une source militaire syrienne citée par l’agence officielle Sana a déclaré que les raids israéliens ont visé la « Région sud » du pays/Sana a souligné que la défense anti-aérienne a « efficacement » riposté à l’attaque. Le ministère russe de la Défense a pour sa part indiqué que les raids ont visé l’aéroport international de Damas et n’ont provoqué ni pertes humaines ni dégâts matériels. L’agence Sputnik a précisé que tous les missiles tirés par les avions israéliens ont été abattus. Une heure plus tard, l’armée israélienne a annoncé qu’une roquette tirée à partir de la Syrie a été interceptée dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël. Des sources militaires ici à Beyrouth affirment qu’il s’agit probablement d’un missile anti-aérien tiré par la DCA syrienne qui a poursuivi sa course après avoir raté sa cible. C’est la deuxième fois depuis le début de cette année que des avions israéliens attaquent la Syrie. Le 11 janvier, des missiles tirés par des appareils israéliens avaient été abattus par la DCA syrienne. D’autres avaient atteint leur cible près de Damas. Le 25 décembre, trois militaires syriens avaient été blessés dans des raids contre des dépôts d’armes et de munitions près de l’aéroport de Damas. Paul Khalifeh-Beyrouth, RFI.

RA : Également en Syrie, deux attentats ont eu lieu ce dimanche. Le premier à Damas, il n’a pas fait de victime, mais il n’y avait plus eu d’attaque dans la capitale syrienne depuis plus d’un an. La seconde attaque s’est produite un peu plus tard à Afrine, dans le nord du pays, une ville contrôlée par les forces pro-turques. Bilan trois civils tués selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

SB : Aux États-Unis les relations toujours plus tendues entre Donald Trump et l’opposition démocrate.

RA : Depuis les élections de mi-mandat, la Chambre des représentants est dominée par les démocrates, ce qui modifie l’équilibre des forces. Et cela contrarie fortement le Président américain qui a beaucoup moins les mains libres pour gouverner, comme l’illustre le shutdown, le blocage budgétaire, qui paralyse une partie de l’administration américaine depuis près d’un mois. Hier soir la chef des démocrates à la Chambre des représentants a rejeté une proposition de Donald Trump pour mettre fin au shutdown, ce qui a entraîné la réaction virulente du Président américain sur tweeter. « Nancy Pelosi s’est comportée de façon si irrationnelle qu’elle est désormais officiellement une démocrate radicale », écrit Donald Trump. L’analyse de ce rapport de forces par Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis.

[Transcription manquante] 

RA : Les difficultés de Donald Trump, c’était Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis. Joint au téléphone par Christophe Paget.

SB : En Grèce une manifestation contre le nouveau nom de la Macédoine.

RA : Plus de 60mille personnes réunies dans les rues d’Athènes pour dire non à l’accord sur la Macédoine. Accord signé en juin que le parlement grec doit prochainement ratifier, c’est-à-dire valider. Il prévoit que désormais la Macédoine s’appelle République de Macédoine du Nord. Le problème c’est que ce nom est déjà celui de la province de Macédoine située dans le nord de la Grèce. D’où la manifestation qui s’est déroulée ce dimanche et que nous raconte notre correspondance Charlotte Stievenard.

La police a compté plus de 300 bus venus du nord et de l’ouest de la Grèce. De nombreux manifestants sont descendus de la région grecque de Macédoine. Ils s’opposent à ce que le pays limitrophe porte le même nom pour des raisons historiques et territoriales. Une opinion partagée par de nombreux Grecs comme en témoigne le sondage de l’Institut MRB publié dans la presse grecque. Selon lui, 70 pour cent des personnes interrogées ont déclaré être contre l’accord de Prespes. L’Église orthodoxe n’est pas en reste. Dans la foule, de nombreuses robes noires accompagnaient les manifestants. Des prêtres orthodoxes descendus à Athènes avec toute leur paroisse. Parmi eux, de nombreuses personnes âgées et des enfants. La manifestation s’est déroulée dans le calme, jusqu’à ce qu’à un affrontement entre la police et une vingtaine de casseurs disperse la foule à cause des gaz lacrymogènes. Charlotte Stievenard, Athènes, RFI.

RA : Et les incidents lors de cette manifestation ont fait une vingtaine de blessés indiquent ce soir les autorités grecques.

SB : En sport, actuellement le dernier match de la 21e journée de Ligue 1.

RA : C’est un derby, c’est-à-dire un match entre deux équipes d’une même région. Lyon se déplace sur le terrain de Saint-Étienne, deux villes distantes de 60 km. Un peu plus tôt dans la journée l’Olympique de Marseille a mis fin à une série de neuf matchs sans victoire en battant Caen 1-0. Et puis un mot de tennis, l’élimination de Roger Federer en 1/8e de finale de l’Open d’Australie. Battu par le Grec Stefanos Tsitsipas.

RA : RFI 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Ce soir « les bonnets roses ».

Qui sont les « bonnets roses » ? C’est sous ce nom que se sont retrouvés des milliers de femmes qui ont défilé, marché, pour soutenir le droit des femmes, dans plusieurs grandes villes des États-Unis hier. Alors bien sûr, c’est dans une traduction française qu’on les appelle les bonnets roses. En anglais, on dit plutôt pink hats – chapeaux roses. Mais pourquoi roses ? C’est une façon de retourner une caractéristique qu’on trouve insultante contre celui qui vous insulte : ah on dit que les petites filles doivent porter du rose ? Et bien les femmes qui protestent vont se mettre en rose ! Vous voulez du rose ? Vous allez en avoir. C’est un peu une réappropriation, une reprise de ce qui vous rabaisse : on s’en sert comme arme, comme si on pouvait la retourner contre l’agresseur. Alors pourquoi des bonnets roses ? Parce que quand on manifeste, on aime bien se faire voir, être repérée. Et en français on a traduit chapeau par bonnet, d’abord parce que les femmes qui manifestaient avaient souvent des bonnets. Et ensuite parce qu’en français, ce mot de bonnet désigne une coiffure plutôt populaire, souvent associée à une colère populaire : on a eu les bonnets rouges en France il y a quelques années, qui manifestaient contre des impôts. Et puis « mettre un bonnet rouge » ça fait bien penser à élan vers la liberté, contre la tyrannie : c’est Victor Hugo qui disait « J’ai mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire », pour expliquer qu’il voulait écrire comme il le souhaitait, et non pas uniquement d’après les règles de l’Académie. Alors, bien sûr mettre un bonnet rose, ça reprend cette idée, mais en faisant un léger pas de côté. Comme si le bonnet rouge était très lié à des luttes masculines, et que le bonnet rose marquait sa différence.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 20/01/2019 20:45:03

Journal en français facile 20/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous. 

RA : À la une de l’actualité ce soir : des tensions entre Israël et la Syrie. Des frappes israéliennes ont visé une région du sud de la Syrie. Damas aurait tenté de répliquer par une roquette qui a été interceptée.

SB : Aux États-Unis toujours pas d’accord pour mettre fin au shutdown, le blocage budgétaire. Et ce matin sur Twitter le Président américain Donald Trump s’en est pris à la chef de l’opposition démocrate à la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi.

RA : Une vingtaine de blessés après une manifestation à Athènes la capitale grecque. Les protestataires dénoncent l’accord sur le nouveau nom de la Macédoine.

SB : Et puis comme chaque dimanche nous rejoindrons Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Rendez-vous à la fin de cette édition.

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SB : Israël a donc mené un nouveau raid aérien en Syrie.

RA : Un raid aérien c’est un bombardement mené par des avions de guerre. Israël est inquiet de voir son voisin syrien être soutenu par l’Iran, voilà pourquoi le pays mène régulièrement des raids. Et cela a provoqué la riposte de Damas puisque l’armée israélienne affirme avoir intercepté une roquette tirée de Syrie. Retour sur le déroulement de cette journée avec la correspondance de Paul Khalifeh.

Une source militaire syrienne citée par l’agence officielle Sana a déclaré que les raids israéliens ont visé la « Région sud » du pays/Sana a souligné que la défense anti-aérienne a « efficacement » riposté à l’attaque. Le ministère russe de la Défense a pour sa part indiqué que les raids ont visé l’aéroport international de Damas et n’ont provoqué ni pertes humaines ni dégâts matériels. L’agence Sputnik a précisé que tous les missiles tirés par les avions israéliens ont été abattus. Une heure plus tard, l’armée israélienne a annoncé qu’une roquette tirée à partir de la Syrie a été interceptée dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël. Des sources militaires ici à Beyrouth affirment qu’il s’agit probablement d’un missile anti-aérien tiré par la DCA syrienne qui a poursuivi sa course après avoir raté sa cible. C’est la deuxième fois depuis le début de cette année que des avions israéliens attaquent la Syrie. Le 11 janvier, des missiles tirés par des appareils israéliens avaient été abattus par la DCA syrienne. D’autres avaient atteint leur cible près de Damas. Le 25 décembre, trois militaires syriens avaient été blessés dans des raids contre des dépôts d’armes et de munitions près de l’aéroport de Damas. Paul Khalifeh-Beyrouth, RFI.

RA : Également en Syrie, deux attentats ont eu lieu ce dimanche. Le premier à Damas, il n’a pas fait de victime, mais il n’y avait plus eu d’attaque dans la capitale syrienne depuis plus d’un an. La seconde attaque s’est produite un peu plus tard à Afrine, dans le nord du pays, une ville contrôlée par les forces pro-turques. Bilan trois civils tués selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

SB : Aux États-Unis les relations toujours plus tendues entre Donald Trump et l’opposition démocrate.

RA : Depuis les élections de mi-mandat, la Chambre des représentants est dominée par les démocrates, ce qui modifie l’équilibre des forces. Et cela contrarie fortement le Président américain qui a beaucoup moins les mains libres pour gouverner, comme l’illustre le shutdown, le blocage budgétaire, qui paralyse une partie de l’administration américaine depuis près d’un mois. Hier soir la chef des démocrates à la Chambre des représentants a rejeté une proposition de Donald Trump pour mettre fin au shutdown, ce qui a entraîné la réaction virulente du Président américain sur tweeter. « Nancy Pelosi s’est comportée de façon si irrationnelle qu’elle est désormais officiellement une démocrate radicale », écrit Donald Trump. L’analyse de ce rapport de forces par Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis.

[Transcription manquante] 

RA : Les difficultés de Donald Trump, c’était Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis. Joint au téléphone par Christophe Paget.

SB : En Grèce une manifestation contre le nouveau nom de la Macédoine.

RA : Plus de 60mille personnes réunies dans les rues d’Athènes pour dire non à l’accord sur la Macédoine. Accord signé en juin que le parlement grec doit prochainement ratifier, c’est-à-dire valider. Il prévoit que désormais la Macédoine s’appelle République de Macédoine du Nord. Le problème c’est que ce nom est déjà celui de la province de Macédoine située dans le nord de la Grèce. D’où la manifestation qui s’est déroulée ce dimanche et que nous raconte notre correspondance Charlotte Stievenard.

La police a compté plus de 300 bus venus du nord et de l’ouest de la Grèce. De nombreux manifestants sont descendus de la région grecque de Macédoine. Ils s’opposent à ce que le pays limitrophe porte le même nom pour des raisons historiques et territoriales. Une opinion partagée par de nombreux Grecs comme en témoigne le sondage de l’Institut MRB publié dans la presse grecque. Selon lui, 70 pour cent des personnes interrogées ont déclaré être contre l’accord de Prespes. L’Église orthodoxe n’est pas en reste. Dans la foule, de nombreuses robes noires accompagnaient les manifestants. Des prêtres orthodoxes descendus à Athènes avec toute leur paroisse. Parmi eux, de nombreuses personnes âgées et des enfants. La manifestation s’est déroulée dans le calme, jusqu’à ce qu’à un affrontement entre la police et une vingtaine de casseurs disperse la foule à cause des gaz lacrymogènes. Charlotte Stievenard, Athènes, RFI.

RA : Et les incidents lors de cette manifestation ont fait une vingtaine de blessés indiquent ce soir les autorités grecques.

SB : En sport, actuellement le dernier match de la 21e journée de Ligue 1.

RA : C’est un derby, c’est-à-dire un match entre deux équipes d’une même région. Lyon se déplace sur le terrain de Saint-Étienne, deux villes distantes de 60 km. Un peu plus tôt dans la journée l’Olympique de Marseille a mis fin à une série de neuf matchs sans victoire en battant Caen 1-0. Et puis un mot de tennis, l’élimination de Roger Federer en 1/8e de finale de l’Open d’Australie. Battu par le Grec Stefanos Tsitsipas.

RA : RFI 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar pour l’expression de la semaine. Ce soir « les bonnets roses ».

Qui sont les « bonnets roses » ? C’est sous ce nom que se sont retrouvés des milliers de femmes qui ont défilé, marché, pour soutenir le droit des femmes, dans plusieurs grandes villes des États-Unis hier. Alors bien sûr, c’est dans une traduction française qu’on les appelle les bonnets roses. En anglais, on dit plutôt pink hats – chapeaux roses. Mais pourquoi roses ? C’est une façon de retourner une caractéristique qu’on trouve insultante contre celui qui vous insulte : ah on dit que les petites filles doivent porter du rose ? Et bien les femmes qui protestent vont se mettre en rose ! Vous voulez du rose ? Vous allez en avoir. C’est un peu une réappropriation, une reprise de ce qui vous rabaisse : on s’en sert comme arme, comme si on pouvait la retourner contre l’agresseur. Alors pourquoi des bonnets roses ? Parce que quand on manifeste, on aime bien se faire voir, être repérée. Et en français on a traduit chapeau par bonnet, d’abord parce que les femmes qui manifestaient avaient souvent des bonnets. Et ensuite parce qu’en français, ce mot de bonnet désigne une coiffure plutôt populaire, souvent associée à une colère populaire : on a eu les bonnets rouges en France il y a quelques années, qui manifestaient contre des impôts. Et puis « mettre un bonnet rouge » ça fait bien penser à élan vers la liberté, contre la tyrannie : c’est Victor Hugo qui disait « J’ai mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire », pour expliquer qu’il voulait écrire comme il le souhaitait, et non pas uniquement d’après les règles de l’Académie. Alors, bien sûr mettre un bonnet rose, ça reprend cette idée, mais en faisant un léger pas de côté. Comme si le bonnet rouge était très lié à des luttes masculines, et que le bonnet rose marquait sa différence.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 20/01/2019 20:45:03

Journal en français facile 19/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, c’est l’heure de votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : les gilets jaunes à nouveau dans la rue en France. Ils étaient 84mille manifestants partout dans le pays, comme samedi dernier précisent les autorités. Mais surtout la journée semble s’être déroulée sans incident majeur.

SB : Au Mexique l’explosion d’un oléoduc a fait au moins 66 morts. Un drame qui intervient alors que le gouvernement mène actuellement une offensive contre le vol de carburant.

RA : En Colombie le gouvernement décide de stopper les négociations avec l’ELN. La dernière guérilla dans le pays, jugée responsable de l’attentat à Bogota qui a fait 20 morts jeudi.

SB : Et puis Yvan Amar nous rejoindra pour le mot de la semaine. Rendez-vous à la fin de cette édition.

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SB : En France le mouvement des gilets jaunes organisait donc ce samedi sa 10e mobilisation.

RA : Dans les médias l’expression « acte 10 » est souvent utilisée. Les gilets jaunes se rassemblent chaque samedi depuis près de trois mois maintenant. Ce qu’il faut retenir de cet acte 10 : la mobilisation a été aussi importante que samedi dernier selon le ministère de l’Intérieur qui a compté 84mille manifestants. Et il y a eu quelques heurts, mais pas d’incident majeur. Le bilan de la journée avec Stanislas Ndayishimiye.

Des grenades de gaz lacrymogène ou des jets d’eau pour repousser ou disperser les manifestants. C’est vers 16h00 que des tensions ont commencé à Paris où 7 000 gilets jaunes ont défilé, selon le ministère de l’Intérieur. Des heurts plus tôt dans la journée à Rennes dans le nord-ouest de la France. La préfecture de la ville y annonce 2 000 gilets jaunes et 2 membres des forces de l’ordre légèrement blessés. Les quelques incidents en fin de journée sont sans commune mesure avec les scènes d’émeutes urbaines lors des précédentes mobilisations. À l’appel de l’un des groupes en région parisienne, les manifestants sont venus avec une fleur ou une bougie, en hommage aux personnes tuées ou blessées depuis le début du mouvement il y a 2 mois. Et comme samedi dernier, environ 80 000 policiers et gendarmes ont été déployés pour encadrer le mouvement, marqué par un léger recul. Les basses températures dans une partie de la France auraient dissuadé certains de battre le pavé, selon le politologue Eddy Fougier, spécialiste des mouvements protestataires. Les revendications affichées dans les cortèges restent les mêmes, comme la démission d’Emmanuel Macron, malgré le grand débat national que le Président français a lancé cette semaine.

SB : L’une des plus importantes explosions d’oléoduc dans le monde s’est produite au Mexique.

RA : Un oléoduc c’est une canalisation où du pétrole transite. Dans le centre du Mexique, des habitants profitaient de la fuite d’un oléoduc pour récupérer de l’essence quand celui-ci a explosé. Il y a eu un gigantesque incendie et au moins 66 personnes ont été tuées.

SB : En Colombie les négociations de paix sont rompues entre le pouvoir et l’ELN.

RA : L’ELN qui est la dernière guérilla encore active dans le pays, et qui selon le gouvernement, est à l’origine de l’attentat qui s’est produit jeudi. Une camionnette a explosé dans les locaux de l’école de la police nationale, faisant 20 morts. Suite à ce drame, le Président colombien Ivan Duque a demandé à La Havane le renvoi de la délégation de guérilleros qui se trouvent dans la capitale cubaine pour les négociations de paix. Les explications de Carlotta Morteo.

Fini les privilèges diplomatiques. Fin de la discussion. Les 10 négociateurs de l’ELN sont désormais visés par un mandat d’arrêt international. Annonce solennelle, hier soir à la télévision, par le président colombien Ivan Duqué. « Nous remercions le gouvernement de Cuba pour la solidarité qu’il a exprimée. Nous lui demandons aujourd’hui de procéder à l’arrestation des terroristes qui se trouvent sur son territoire et de les remettre aux autorités policières colombiennes. » Pas de réponse officielle du gouvernement cubain, mais un Tweet du ministre des Affaires Etangères, Bruno Rodriguez : « Cuba respectera le protocole du dialogue de paix »... Un protocole qui prévoit qu’un pays ami se charge du retour de la délégation en Colombie. Mais les pourparlers entre l’ELN et le gouvernement d’Ivan Duqué étant au point mort depuis 6 mois, il n’est même pas certain que les 10 négociateurs en question soient toujours à Cuba... Le président a donc lancé un avertissement : « Aussi, nous dénoncerons tout état qui protège ou permet la présence de ce groupe sur son territoire. Nous poursuivrons l’ELN avec tous les moyens dont dispose l’état colombien ». Ivan Duqué exige la libération des otages et l’arrêt de toutes ses activités criminelles, si l’ELN souhaite sincèrement la reprise des pourparlers de paix.

SB : En football, le carton du Paris Saint Germain aujourd’hui face à Guingamp.

RA : En sport on parle de carton pour évoquer une victoire très large, c’était donc le cas du PSG qui a battu les Bretons de Guingamp 9-0 dans la 21e journée de Ligue 1. Les matchs se poursuivent actuellement.

SB : Et puis le football féminin, car l’équipe de France dispute actuellement un match de préparation pour la prochaine Coupe du Monde.

RA : Le Mondial qui se jouera en France cet été. On peut dire que les Bleus passent leur premier test ce soir, car elles sont opposées aux États-Unis, championnes du monde en titre. Le match se déroule au Havre dans l’ouest de la France, Eric Chaurin vous êtes sur place et c’est plutôt bien parti pour les Bleues.

[Transcription manquante]

RA : Eric Chaurin en direct du Havre pour la rencontre de football féminin entre la France et les États-Unis.

SB : Et puis en tennis, un Français disputera les 1/8e de finale de l’Open d’Australie.

RA : Il s’agit de Lucas Pouille qui a battu ce matin l’Australien Popyrin en 5 sets. Pierre-Hugues Herbert a été battu par le Canadien Raonic. Autre résultat la nuit dernière la victoire de Novak Djokovic, celle de l’Allemand Alexander Zverev ou encore de la Japonaise Osaka. Et puis à suivre la nuit prochaine, Roger Federer qui affrontera l’espoir grec Tsitsipas et puis Rafael Nadal qui affrontera le Tchèque Thomas Berdych.

RA : 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver le mot de la semaine selon Yvan Amar. Ce soir le mot « détention ».

Malgré son acquittement, Laurent Gbagbo est maintenu en détention. C’est ce qu’on a appris par la presse : le maintien en détention de l’ancien président. Voilà une formule bien officielle. Son sens est pourtant simple : Gbagbo n’a pas été libéré, il est toujours en prison, sa situation n’a pas changé. Et c’est bien ça le sens du mot maintien : on continue à le garder en détention. Et la détention alors ? C’est bien le fait d’être prisonnier, de ne pas avoir de liberté de mouvement, pour aller où on veut. Et quand on est en détention, on est détenu. On peut presque deviner le sens en écoutant le mot : si on est détenu, c’est qu’on est « tenu » par l’autorité. Et le mot détenu a un côté plus administratif que le mot prisonnier. Quand on nom détention, et au verbe détenir, qui set de la même famille, ils ont plusieurs sens et certains n’ont aucun rapport avec l’emprisonnement. Si l’on détient quelque chose, si on l’a en détention (c’est à peu près la même chose), c’est qu’on l’a avec soi. On peut être condamné pour détention de drogue : on en a chez soi, ou dans sa poche. Et la détention n’est pas forcément la propriété : on peut détenir, c’est-à-dire être en détention d’objets volés. Donc la détention n’est pas la propriété.

RA : Merci Yvan Amar, fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 19/01/2019 20:45:03

Journal en français facile 18/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : en Colombie le gouvernement attribue l’attentat qui a eu lieu hier à l’ELN. Cela veut dire qu’il estime que c’est la guérilla de l’ELN qui est coupable de cette attaque qui a fait 20 morts dans les locaux de l’école de la police nationale.

SB : Aux États-Unis l’opposition démocrate dénonce les accusations les plus graves dans le dossier de l’ingérence russe. Selon un site d’information, Donald Trump a demandé à son ancien avocat de mentir devant le Congrès, pour le protéger.

RA : Et puis en France Emmanuel Macron à la rencontre des maires de France pour la deuxième fois depuis le lancement du grand débat national en début de semaine. Le Chef de l’État était dans le sud-ouest du pays où il a à nouveau été interpellé.

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SB : En Colombie premier jour de deuil ce vendredi au lendemain du pire attentat dans la capitale Bogota depuis 16 ans.

RA : Un homme a fait exploser une camionnette dans les locaux de l’école de la police nationale. 20 personnes ont été tuées. Et l’enquête avance vite puisque ce vendredi le ministre de la Défense a désigné un coupable : la guérilla de l’ELN, qui est la dernière guérilla encore active en Colombie. Les détails avec Romain Lemaresquier.

La rumeur ne faisait que s’amplifier depuis hier. Et ce matin, après des opérations de police menées à l’aube par les forces de l’ordre, Guillermo Botero, le ministre colombien de la Défense a officiellement attribué cette attaque à l’ELN, l’armée de libération nationale. Hier, l’auteur matériel de cet attentat avait été identifié, un certain José Aldemar Rojas Rodriguez, un homme de 56 ans amputé du bras droit, originaire du département de l’Arauca, un département où justement l’ELN est très présente. Selon le ministre de la Défense, cet homme ferait partie de l’ELN depuis plus de 25 ans. José Aldemar Rojas Rodriguez, connu sous le nom de guerre de « Mocho Kiko », ce qui signifie le manchot, appartenait au front « Domingo Lain », qui opère justement dans le département de l’Arauca. Par ailleurs, ce matin, un certain Ricardo Carvajal a été arrêté lors d’une des opérations de police lancées dans le sud de la capitale colombienne. Pour l’instant on ne sait pas quels sont les liens entre les deux hommes. Mais Ricardo Carvajal doit être présenté à un juge dans la journée, ce qui devrait permettre d’en savoir plus. Pour rappel la dernière attaque perpétrée contre des policiers remontait à janvier 2018, c’était à Barranquilla. Une attaque revendiquée par l’ELN qui avait coûté la vie à 6 policiers et en avait blessé 40 autres.

RA : Selon les experts cet attentat risque de porter un coup fatal aux négociations entre l’ELN et le pouvoir colombien.

SB : Aux États-Unis des révélations très embarrassantes pour Donald Trump.

RA : Dans le dossier de l’ingérence russe, c’est-à-dire l’intervention soupçonnée de la Russie dans la dernière élection présidentielle américaine. Un site d’information affirme que Donald Trump a demandé à son ancien avocat, Michael Cohen, de mentir devant le Congrès. Cela fait l’effet d’une bombe. Eric de Salves vous êtes en direct de San Francisco, pour l’opposition démocrate ce sont les plus graves accusations dans ce dossier, et elle demande qu’une enquête soit menée.

À Washington l’opposition compte bien utiliser cette polémique. « Ces accusations selon lesquelles le président des États-Unis a poussé son avocat au parjure devant l’une de nos commissions sont parmi les graves à ce jour », tweete ainsi le président démocrate de la commission renseignement de la chambre des représentants. Dans son enquête, Buzzfeed cite deux sources policières selon lesquelles Donald Trump aurait demandé à Michael Cohen de mentir lors de son audition devant le congrès l’été dernier, audition concernant le fameux projet immobilier de Trump tower de 100 étages à Moscou. C’est à ce sujet que Michael Cohen a lui-même reconnu avoir menti sur les dates pour protéger Donald Trump, car l’ex-avocat de Trump déjà condamné à 3 ans de prison coopère désormais avec le procureur spécial. Toute la question est maintenant de savoir s’il a menti de son propre chef ou comme le révèle Buzzfeed a la demande de Trump. Et la réponse pourrait venir de Michael Cohen lui-même puisque l’ex-avocat du président doit de nouveau témoigner sous serment devant le congrès le 7 fevrier prochain. Et si Cohen confirme, certains élus de l’opposition demandent déjà qu’une procédure d’impeachment soit enclenchée contre Donald Trump.

RA : Également dans l’actualité américaine, on reparle d’un deuxième sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un. Ce vendredi le bras droit du leader nord-coréen est à Washington. On parle de bras droit pour qualifier la personnalité la plus proche d’un dirigeant. Le bras droit de Kim Jong Un a donc rencontré Mike Pompeo le Secrétaire d’État américain dans un hôtel de Washington. Avant de se diriger vers la Maison-Blanche où l’attendait Donald Trump. Et ce soir la Maison-Blanche affirme qu’un prochain sommet entre le Président américain et le leader nord-coréen se tiendrait à la fin du mois de février.

SB : Il va y avoir des observateurs allemands et français dans le détroit de Kertch.

RA : Le détroit de Kertch qui se trouve en Crimée, zone sensible entre la Russie et l’Ukraine. La preuve il y a près de deux mois, s’était produit un incident grave entre les deux pays. La Russie avait capturé trois navires militaires ukrainiens avec 24 marins à bord. Depuis, le trafic maritime a repris, mais la situation reste tendue entre les deux pays. Alors pour apaiser ces tensions l’Allemagne avait proposé d’envoyer des observateurs sur place. Ce que la Russie a accepté, de même que la présence de français. Correspondance à Moscou de Daniel Vallot.

Selon le chef de la diplomatie russe, cela fait plus d’un mois que la proposition est sur la table. Sergei Lavrov affirme que c’est Angela Merkel qui a proposé à Vladimir Poutine d’envoyer des observateurs allemands dans la zone du détroit de Kertch. « Vladimir Poutine a immédiatement accepté de même que la présence d’observateurs français », a déclaré ce vendredi le chef de la diplomatie russe à l’issue d’un entretien avec son homologue allemande Heiko Maas, en visite à Moscou. La présence d’observateurs étrangers permettrait sans doute d’apaiser les tensions dans la zone… qui a été le théâtre d’un incident maritime particulièrement grave entre les garde-côtes russes et la marine ukrainienne. Près de deux mois se sont écoulés depuis l’incident, mais les marins ukrainiens qui se trouvaient à bord des navires arraisonnés par la Russie, sont toujours derrière les barreaux. Le ministre allemand des Affaires étrangères a profité de sa visite en Russie pour demander leur libération. Sur ce point, la Russie reste intransigeante : la détention provisoire des 24 hommes a été prolongée cette semaine jusqu’au mois d’avril. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : En France, deuxième étape du débat national ce vendredi pour Emmanuel Macron.

RA : Ce débat qui se veut un lieu d’échanges pour répondre à la crise des gilets jaunes. Il a été lancé mardi lors d’un déplacement du Président français dans le nord-ouest du pays. Ce vendredi Emmanuel Macron était dans le sud-ouest de la France, dans le département du Lot. Et comme mardi il a été interpellé par de nombreux maires qui s’interrogent sur le sens de ce débat. Et la position des maires rejoint celle de nombreux Français. En effet selon un sondage deux personnes sur trois en France doutent de l’utilité du débat. Le détail de cette enquête avec Lucie Bouteloup. L’enquête réalisée en ligne sur un échantillon de la population est implacable :

Seuls 35 % des Français pensent que le débat aboutira à des mesures utiles pour le pays quand 7 sur 10 doutent qu’il soit mené de façon indépendante au pouvoir. Et si la grande majorité des citoyens a désormais entendu parler de cette grande concertation citoyenne, ils ne sont qu’un tiers à vouloir y participer. Pourtant, Sebastien Lecornu, le ministre chargé des collectivités territoriales et Co animateur du grand débat national a indiqué ce matin que 360 débats étaient actuellement référencés sur la plateforme dédiée au débat et que l’ensemble du territoire était couvert. Parmi les thèmes proposés par Emmanuel Macron, celui sur « la fiscalité et les dépenses publiques » arrive largement en tête des attentes des Français. La transition écologique n’occupe elle que la dernière place des préoccupations. De leur côté, les associations de lutte contre la pauvreté déplorent que la concertation élude les questions touchant aux plus précaires. Et elles réfléchissent déjà à comment s’organiser pour recueillir leur parole et tenter de la faire peser dans ce grand débat national.

RA : Et alors que ce grand débat est maintenant lancé, la mobilisation des gilets jaunes continue. Demain samedi est prévu ce que l’on appelle l’acte 10 c’est-à-dire le 10e samedi de mobilisation. Combien de manifestants seront présents ? C’est la grande question, sachant que depuis le début de l’année ils sont chaque samedi plus nombreux.

SB : Enfin en tennis il ne reste plus que deux chances françaises à l’Open d’Australie.

RA : Et toutes deux dans le tableau masculin. Il s’agit de Lucas Pouille qui affrontera l’Australien Popyrin. Et de Pierre-Hugues Herbert qui sera opposé au Canadien Raonic. Ces deux matchs se dérouleront la nuit prochaine. 



Voir le flux - 18/01/2019 20:30:13

Séoul disparaît sous la pollution

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 18/01/2019 11:28:57

L'affaire est dans le sac

« L’affaire est dans le sac » aujourd’hui avec la puce ! Cette fois-ci, c’est le linguiste Daniel Lacotte et la classe de Delphine Pereira Souza de l’école Saint-Ouen à Paris qui déroulent leurs explications pour notre plus grand plaisir.

Une chronique de De vives voix.



Voir le flux - 18/01/2019 10:42:23

Lâcher

Transcription

Le gouvernement français lâche Carlos Ghosn. Voilà l’un des titres récents de RFI, qui interprète ainsi les déclarations du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire qui envisage son remplacement à la tête de l’entreprise Renault. Le gouvernement le lâche, c’est-à-dire qu’il cesse de le soutenir, alors qu’il est emprisonné au Japon et accusé de malversations, de pratiques financières douteuses ou illégales, lui qui dirigeait l’alliance de ces deux gros constructeurs automobiles que sont Renault, français, et Nissan, japonais. Comme si le gouvernement français lui retirait sa confiance, son crédit, même si cela se faisait à distance. Il le lâche ! Voilà un emploi fréquent et figuré de ce verbe qui sous-entend que Carlos Ghosn n’a plus le soutien moral ou politique de la France : désormais, il devra se débrouiller tout seul, face aux accusations qui pèsent sur lui. Le mot est fréquent dans cet usage, lorsque quelqu’un est en difficulté qu’on cesse de l’aider, ou d’essayer de le tirer d’affaire. Souvent on dit qu’on est lâché par sa hiérarchie : le patron, le supérieur de la personne qui est en difficulté cessent de croire officiellement en son innocence ou son honnêteté. Mais on a pu entendre également l’expression lors de prise d’otages à l’étranger : si leur pays les lâche, c’est qu’on arrête de s’entremettre pour eux, d’utiliser son influence pour les faire libérer.

Et ce verbe lâcher est très en usage, souvent de manière un peu familière, dans des situations différentes, mais toujours avec dette idée d’abandon, même si son emploi est plaisant, souriant. Une bande d’amis doit passer une soirée ensemble. Il est question qu’on finisse par aller danser. Mais l’un d’eux est trop fatigué : il quitte le groupe pour rentrer chez lui. « Tu nous lâches donc ? Ah le lâcheur ! » Le reproche n’est pas bien méchant !

Bien sûr, le verbe s’oppose à l’idée de s’accrocher. Et là encore, on trouve des expressions fort à la mode, dans la langue familière : je n’ai pas lâché l’affaire ! C’est presque un tic de langage, en tout cas une formule qui est dans l’air du temps pour dire qu’on ne baisse pas les bras, qu’on s’obstine dans la direction qu’on a choisie, ou l’entreprise dans laquelle on s’est avancé.

Et on retrouve de mot dans des situations de négociations. On en revient à un langage politique : dans tel conflit, la direction de l’entreprise ne lâche rien, ou au contraire, lâche un peu : sur les salaires, les conditions de travail. On entend la même chose lorsqu’il s’agit d’un gouvernement aux prises avec des syndicats, ou une grogne populaire : il peut lâcher sur les retraites.

Dernier sens familier : on trouve ce mot en cas de panne, de défaillance technique : ça y est ! Ma voiture m’a lâché. Il va falloir que je m’en achète une autre !



Voir le flux - 18/01/2019 10:00:07

Journal en français facile 17/01/2019 20h00 GMT

Transcription

Loïc Bussières : 21h à Paris, 1h de moins en temps universel. L’heure de votre Journal en français facile. C’est Zéphyrin Kouadio qui présente avec moi cette édition. Bonsoir Zéphyrin.

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir.

LB : À la une ce soir : l’explosion d’une voiture piégée en Colombie, à Bogota. Au moins 9 personnes sont mortes. Plusieurs dizaines d’autres sont blessées. L’attaque eut lieu devant l’école de la police. Les détails avec notre correspondante Marie-Eve Deteuf.

ZK : Le flou autour du Brexit après le rejet de l’accord de Theresa May par le parlement. Bruxelles se dit prêt à un report du départ britannique. La Première ministre, elle, prépare son plan B.

LB : Enfin, manger mieux pour limiter le réchauffement climatique, c’est le diagnostic de scientifiques. Ils expliquent leur méthode dans une revue médicale britannique.

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ZK : On part en Colombie où l’explosion d’une voiture piégée a tué au moins 9 personnes ce jeudi à Bogota.

LB : Dans le sud de la capitale précisément, devant le siège de l’École de police, on fait le point avec notre correspondante Marie-Eve Deteuf.

Bogota est sous le choc. La ville n’avait pas connu d’attentat depuis juin 2017 et aucun attentat aussi meurtrier depuis plus de quinze ans. Les circonstances de l’explosion restent encore confuses. Le conducteur de la voiture est décédé, déchiqueté par l’explosion, ce qui a alimenté la rumeur d’un attentat suicide. Une pratique complètement inhabituelle en Colombie. Selon une autre version, le véhicule aurait été détecté par les chiens dits anti-explosifs. Le conducteur paniqué aurait redémarré et percuté un édifice, provoquant l’explosion. Le président de la République Ivan Duque a annulé un déplacement prévu en province pour se rendre sur les lieux du drame. Tous les secteurs politiques ont énergiquement condamné le fait, y compris le parti de la FARC, issu de l’ancienne guérilla des FARC démobilisée. Aucune piste pour le moment sur l’auteur de l’attentat, qui n’a pas été revendiqué. Tous les soupçons se portent sur la petite guérilla de l’ELN ou sur une dissidence des Farc, ces guérilleros qui n’ont pas rendu les armes. Marie Eve Detoeuf, Bogota.

LB : Ce soir, le parquet de Bogota affirme fait savoir que l’auteur de l’attentat à la voiture piégée a été identifié sans préciser si l’homme José Aldemar Rojas Rodriguez est ou non lié à un groupe armé.

ZK : Dans l’actualité également, la mort du Canadien enlevé hier sur un site minier du Burkina Faso.

LB : Kirk Woodman a vraisemblablement été assassiné par ses ravisseurs. Le corps du géologue a été retrouvé criblé de balles. Le Gouvernement canadien condamne « un crime odieux » et se dit prêt à apporter son aide aux autorités de Ouagadougou pour « rechercher les responsables ».

ZK : Le flou autour de la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

LB : Dans la foulée de leur acquittement mardi, la CPI s’était prononcée pour la mise en liberté de l’ex-président ivoirien et de l’ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes. Mais les procureurs de la Cour ont fait appel hier de cette décision et demandé leur maintien en détention le temps de recevoir les motivations des juges concernant l’acquittement.

ZK : Le Brexit peut-être reporté. L’Union européenne se dit en tous cas prête à étudier la question 48h après le rejet par les députés britanniques de l’accord porté par Theresa May.

LB : La Première ministre qui planche actuellement sur un plan B sur lequel le parlement se prononcera à la fin du mois. Il s’agit de de trouver un consensus a déclaré Theresa May, comprendre un terrain d’entente. Mais la démarche ne convainc pas l’opposition travailliste qui dénonce un dialogue de façade. Juliette Gheerbrant.

Jeremy Corbyn reproche à la Première ministre de ne pas accepter elle même de faire certaines concessions, comme il l’a expliqué jeudi, en meeting dans le sud-est du pays : « Pour parvenir à un accord qui obtienne la majorité au Parlement Theresa May doit laisser tomber ses lignes rouges et faire des propositions sérieuses pour l’avenir (applaudissements) ». La ligne rouge, c’est l’idée que le Royaume-Uni puisse rester dans l’union douanière, ce qui résout entre autres le problème de la frontière irlandaise. Mais jamais les députés conservateurs partisans d’un brexit dur n’accepteraient une telle option. Pas plus qu’ils n’accepteraient la deuxième condition que Jeremy Corbyn pose à Theresa May pour entamer le dialogue : « Je le dis à la Première ministre, je suis tout à fait prêt à discuter, mais le point de départ de toute négociation sur le brexit doit être que la menace d’une désastreuse sortie sans accord soit exclue. Retirez maintenant cette option de la table, Madame la Première ministre ! » La sortie de l’impasse ne semble pas se rapprocher. Et sous la pression de son parti, Jeremy Corbyn n’écarte plus complètement l’idée d’un nouveau référendum, même s’il continue de lui préférer des législatives anticipées.

LB : On le disait à l’instant. Bruxelles réfléchit à un report du départ britannique au-delà du 29 mars, comme prévu, mais uniquement si Londres apporte de solides garanties, préviennent des diplomates européens. De son côté, la France a déclenché un plan d’urgence pour se préparer à un Brexit sans accord. Une éventualité « de moins en moins improbable » selon Édouard Philippe.

ZK : L’actualité en France justement et les suites de l’affaire Ghosn. Renault confirme travailler sur le remplacement de son PDG toujours emprisonné au Japon.

LB : Pour des soupçons de malversations au sein du groupe Nissan, allié de Renault, le constructeur répond à l’appel de son premier actionnaire l’État français à travers la voix de Bruno le Maire qui demande publiquement qu’un successeur soit trouvé à un Carlos Ghosn « durablement empêché », selon les mots du ministre de l’Économie.

ZK : Le ministère de l’Économie qui répond par ailleurs aujourd’hui dans une note sur la Fiscalité et les dépenses publiques. À cette question essentielle : où vont les impôts ?

LB : Le document est publié sur le site dédié au Grand débat national et censé y contribuer. Objectif pour le gouvernement faire de la pédagogie fiscale auprès des Français. Anieshka Koumor.

Le ministère de l’Économie rappelle que la France possède le niveau de dépense publique le plus élevé des pays développés. Soit 56,5 % du PIB. Pour plus de clarté, les dépenses publiques sont présentées sur un budget de 1000 euros. Ainsi, les retraites constituent le poste le plus lourd, 268 euros. Viennent ensuite : l’assurance-maladie, les allocations familiales, le chômage, l’aide au logement et autres primes. Au total, la protection sociale pèse pour plus de la moitié, soit 575 euros. Le reste est destiné aux dépenses sectorielles comme les crédits d’impôt alloués aux entreprises, mais aussi l’argent destiné aux routes, au transport et aux équipements collectifs. Dans la même case, on retrouve le fonctionnement des musées, la gestion de l’eau et des déchets, ainsi que l’éclairage public. Les services publics régaliens, dont la défense, la sécurité et la justice arrivent en troisième position. L’éducation, la recherche et les administrations publiques se placent en queue de peloton. Le ministère rappelle que malgré le niveau élevé de prélèvements obligatoires, la France est en déficit depuis plus de trente ans. Ce qui signifie que l’administration dépense plus que ce qu’elle perçoit.

ZK : Nouvel épisode dans l’affaire Benalla, l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été placé en garde à vue.

LB : Il doit s’expliquer, entre autres, sur l’utilisation controversée de ses passeports diplomatiques après son limogeage de l’Élysée. Il est visé par une enquête pour abus de confiance, étendue à faux et usage de faux. Alexandre Benalla sera par ailleurs de nouveau entendu par la commission d’enquête du Sénat la semaine prochaine.

ZK : Pour refermer cette édition, on s’intéresse au réchauffement climatique et à cette question : comment faire pour limiter le phénomène au quotidien ?

LB : Les scientifiques le répètent assez souvent, il faut changer nos comportements en matière d’alimentation notamment. C’est en tous cas ce qui ressort d’une étude d’envergure publiée dans la revue médicale britannique The Lancet. Ses auteurs affirment que l’on pourra bien nourrir sainement les 10 milliards d’êtres humains que nous serons en 2050, mais à condition de changer pas mal de choses. Simon Rozé.

Oui, il est possible de nourrir 10 milliards de personnes avec un impact limité pour la planète. Aujourd’hui près de 3 milliards d’humains mangent trop ou trop peu et la production alimentaire actuelle est un cauchemar pour l’environnement, responsable d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre et de la surexploitation des ressources. On pourrait donc faire autrement, sans pour autant se priver et en contentant tout le monde, il n’est par exemple pas question de se priver de viande. Il faudra cependant en manger moins, une à deux fois par semaine maximum et mettre l’accent sur les légumes et les céréales pour obtenir un apport en calories largement suffisant. Un tel menu est par ailleurs adaptable en fonction des traditions locales. Il aurait également le double avantage d’éviter les 11 millions de morts annuelles dues à de mauvais régimes alimentaires et n’exploiterait pas les écosystèmes au dela de leurs limites. Mais il reste cependant beaucoup à faire pour y parvenir, une révolution agricole mondiale comme l’écrivent les chercheurs qui prônent la mise en place d’un réel engagement international pour une alimentation plus saine et la production d’aliments de meilleure qualité.



Voir le flux - 17/01/2019 20:45:03