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Journal en français facile 22/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Hugo Lanoë

22h à Paris à l'écoute d'RFI, 20h en temps universel. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter ce soir avec Alexis Guilleux, bonsoir Alexis !

Alexis Guilleux

Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL

Au sommaire de cette édition :

- Pas de vacances pour les députés français, toujours en débat ce soir à l'assemblée nationale sur le projet de loi asile-immigration. Les discussions sont houleuses, agitées, troublées et pour cause : les avis s'opposent.

AG

- Nous parlerons ensuite de l'avertissement lancé par l'Iran aux Etats-Unis. Si Donald Trump annule l'accord sur le nucléaire iranien, alors la république islamique reprendra son programme atomique.

HL

- Et puis comme tous les week-ends on se quittera avec Yvan Amar et son expression de la semaine. Aujourd'hui "guerre de tranchée"

AG

Ils devaient partir en vacances vendredi soir. Les parlementaires français vont-ils encore passer la nuit dans l'hémicycle ?

HL

La question se pose Alexis puisqu'ils n'ont toujours pas fini l'examen de la loi Asile et immigration. Actuellement les débats s'enlisent, s'embourbent, c'est-à-dire échouent.Le vote final pourrait avoir lieu cette nuit si et seulement si les députés terminent d'examiner, d’étudier les 42 articles de ce texte. Une chose est sûre : ce projet de loi est très critiqué : la droite et l'extrême droite le juge trop laxiste, trop tolérant ; la gauche le trouve trop répressif, trop autoritaire, Marine de La Moissonnière.

Depuis lundi, on assiste à une guerre des tranchées... chaque camp défendant ses positions, sans rien lâcher... Les députés Les Républicains sont particulièrement combattifs... à tel point que les Marcheurs les accusent de faire de l'obstruction parlementaire... "Nous ne faisons que notre travail"... leur répond Christian Jacob, le président du groupe LR... Une droite qui a durci ses positions... Expulsion de tous les étrangers qui constituent une menace pour l'ordre public... ou bien encore suppression de l'aide médicale aux sans-papiers... Voilà quelques-uns des amendements portés par la droite... et votés par le FN... Les débats ont, donc, pris beaucoup de retard... le vote ne devrait intervenir que cette nuit... en catimini... alors qu'un vote solennel aurait pu avoir lieu au retour des vacances... La majorité a refusé... Ça lui permet d'éviter d'étaler au grand jour ses dissensions internes... C'est en tout cas ce que dénoncent la droite et la gauche... Une quinzaine de députés de la majorité sont opposés à ce texte... Ils le font savoir dans l'hémicycle... tout en restant prudents... leur chef, Richard Ferrand, les a rappelés à l'ordre... Il les a même menacés d'exclusion s'ils votent contre le texte... Du coup, ces frondeurs... - à l'exception de l'un d'entre eux - devraient s'abstenir cette nuit...

AG

Marine De La Moissonnière. "Il faut tout faire pour éviter une guerre des communautés" déclaration aujourd'hui de la ministre française de la justice.

HL

Réaction de Nicolle Belloubet après la publication ce matin, dans les colonnes du quotidien Le Parisien, d'un texte "contre le nouvel antisémitisme". 300 personnalités, parmi lesquelles des artistes, des hommes et femmes politiques mais aussi des représentants religieux, dénoncent de manière provoquante, agressive - je cite - "une épuration ethnique et antisémite alimentée par la radicalisation islamiste dans certains quartiers".

AG

C'est une puissance étrangère considérée comme anti-Israël et parfois antisémite : l'Iran menace de reprendre son programme nucléaire.

HL

Un avertissement lancé par Téhéran. La République Islamique pourrait passer de la théorie à la pratique, c'est à dire des mots à l'action si les Etats-Unis décidaient de rompre, d'abandonner l'accord sur le nucléaire conclu en 2015, jugé trop laxiste par le président Trump. Le chef de la diplomatie iranienne Mohamed Javad Zarif, s’est exprimé alors qu’il se trouvait aux Etats Unis. Sami Boukhélifa

Le ton est ferme et déterminé. A New York Mohamed Javad Zarif réaffirme la position de son pays: l’Iran ne souhaite pas se doter de la bombe atomique mais si les Américains se retirent de l’accord historique sur le nucléaire, et bien la production d’uranium enrichi reprendra. L’uranium enrichi est un élément clé pour la fabrication de l’arme atomique. A l’approche de l’ultimatum du 12 mai la tension est grandissante.   Cette date est fixée par le président américain. Donald Trump, exige de ses partenaires européens de s’entendre avec l’Iran avant cette échéance afin de durcir l’accord sur le nucléaire. A défaut les Américains rétabliront les sanctions contre l’Iran.  Pour la Maison Blanche le texte signé en 2015 entre la République Islamique et les grandes puissances, sous la présidence Obama, comporte plusieurs lacunes. Elle souhaiterait notamment accentuer les inspections.  Refus catégorique de Téhéran pour qui cet accord est déjà bien assez intrusif. Le sort de l'accord considéré aussi comme une victoire de la diplomatie européenne sera un des points clé de la visite du président français Emmanuel Macron aux Etats-Unis à partir de lundi, suivie quelques jours plus tard de la chancelière allemande Angela Merkel.

HL

Sami Boukhelifa. Et à la veille de sa visite d'Etat à Washington, Emmanuel Macron appelle son homologue, son semblable américain à rester dans le cadre de l'accord sur le programme nucléaire, et ce dans une interview à Fox News diffusée ce  dimanche. D'autres dossiers sont évoqués dans cet entretien : La Syrie notamment. Pour le président français, les Etats-Unis, la France et leurs alliés doivent rester engagés en Syrie même après la défaite du groupe Etat Islamique.

AG

Au moins 57 personnes tuées et 119 autres blessées lors d'un attentat-suicide en Afghanistan.

HL

L'organisation Etat islamique a revendiqué la responsabilité de cette attaque, survenue à Kaboul devant un bâtiment où des Afghans s'inscrivaient sur les listes électorales pour les scrutins législatifs et locaux d'octobre prochain. Un quartier de la capitale afghane où vivent des membres de la minorité chiite Hazara.

AG

Vous écoutez RFI, il est minuit et 5 minutes à Erevan. L'Arménie où la crise s'aggrave.

HL

Depuis une dizaine de jour, des milliers de personnes manifestent, protestent pour réclamer la démission du Premier ministre Serge Sarkissian, l’ancien président accusé d’avoir manigancé, comploter pour se maintenir au pouvoir. Une tentative de dialogue entre Serge Sarkissian et son principal opposant Nikol Pachanian s'est rapidement terminée ce matin, les deux responsables politiques campent sur leurs positions. Un peu plus tard, Nikol Pachanian et deux autres députés ont été arrêtés par la police. Au total, plus de 200 manifestants ont aujourd’hui été interpelés.

AG

C'est une actrice connue pour avoir joué la meilleure amie de Superman dans la télé américaine "Smallville", Allison Mack est soupçonné par la justice américaine de trafic sexuel.

HL

L'actrice de 35 ans est soupçonnée par la justice américaine d'être le bras droit du gourou présumée d'une secte. Allison Mack a été arrêtée vendredi aux Etats-Unis. Elle est accusée d'avoir recruté des esclaves sexuelles pour ce gourou. À San Francisco pour RFI, Eric de Salve

À l'écran...elle était l'actrice principale de SmallVille ... une série qui raconte la vie du jeune Clark Kent...avant qu'il ne devienne SuperMan. Vendredi...Allison Mack 35 ans...a été arrêtée par la police...accusée d'avoir recruté des esclaves sexuelles pour Keith Raniere ... gourou présumé de sa secte exclusivement féminine ... fondée dans l'état de New York en 2003. Pour éviter les défections... l'homme menaçait de diffuser des photos compromettantes de ses victimes. Mais plusieurs ont réussi à fuir et ont raconté leur histoire au New York Times. Elles détaillent les relations sexuelles qu'il leur imposait. Mais aussi les séances de marquage filmées. Pendant que d'autres femmes les maintenaient les initiales du gourou appelé « Grand Maitre » leur étaient tatouées sur le corps. En mars Keith Raniere a été arrêté au Mexique où il avait fui. Extradé vers les Etats Unis il est depuis poursuivi pour trafic sexuel. Selon l'acte d'accusation du ministère public il prétendait depuis une vingtaine d'années...avoir inventé un programme de développement personnel que sa société vendait 5000 euros pour 5 jours d'ateliers. Allison Mack est accusée d'avoir fondé l'un de ces programmes pour recruter des femmes. Selon le procureur de New York dans la hiérarchie de la secte l'actrice était juste en dessous du Gourou. Eric de Salve SF RFI

HL

22hX à Paris l'écoute d'RFI. Comme chaque dimanche on retrouve Yvan Amar pour l'expression de la semaine. Aujourd'hui "guerre de tranchée"

Guerre de tranchées à l’Assemblée Nationale française. Les informations sur RFI présentent ainsi l’opposition entre divers groupes à propos de la loi Asile et Immigration. Et jusqu’au vote de la loi, malgré l’adoption de certains amendements, chaque camp continue de faire valoir ses arguments. Et la bataille est assez rude : personne ne veut céder, et on examine chaque point. Si on doit abandonner un détail, on s’accroche au suivant. C’est bien cela qui explique l’expression « guerre de tranchées » : on tient à sa position, on essaie de grappiller, de prendre quelques mètres sur l’ennemi pour avancer. Et cela peut durer très longtemps. L’image nous vient de la guerre de 14 où l’on a inauguré ce genre d’opposition : les troupes sont enterrées dans des tranchées creusées dans le sol. Donc elles sont plus ou moins à couvert. L’idée est de faire une sortie pour s’emparer de la tranchée adverse, lors d’un assaut. Cela donne donc une guerre extrêmement meurtrière et qui n’en finit pas. Et l’image qu’on utilise aujourd’hui au figuré utilise deux caractères de cette guerre : la proximité des combattants et leur intransigeance, leur ardeur à faire triompher leur idées, et à empêcher celles des autres d’avoir le dessus.  Et si l’on ne gagne pas, du moins on ne veut pas perdre : on ne cède pas, on se retranche sur ses positions. Cette expression « se retrancher sur ses positions », c’est-à-dire se replier, se crisper sur ce qu’on veut et sur ce qu’on veut éviter, est assez fréquente. C’est probablement cela qui assure le succès de cette autre expression, « guerre des tranchées ».

AG

C'était l'expression de la semaine, merci Yvan Amar

HL

Et merci à vous Alexis Guilleux, c'est la fin de votre journal en français facile. Fabrice Violet à la réalisation. Je vous rappelle que vous pouvez lire et réécouter cette édition sur notre site savoirs (au pluriel).rfi.fr

Très bonne soirée à tous



Voir le flux - 22/04/2018 20:30:13

Journal en français facile 21/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Hugo Lanoë

22h à Paris à l'écoute d'RFI, 20h en temps universel

Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal en français facile que j'ai le plaisir de présenter ce soir avec vous Alexis Guilleux, bonsoir Alexis

Alexis Guilleux

Bonsoir Hugo, bonsoir à tous !

HL

Au sommaire de cette édition :

- Il était temps : les experts de l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques ont accédé aujourd'hui aux lieux de l'attaque chimique présumée à Douma... c'était il y a deux semaines dans la banlieue de Damas. Des échantillons ont été prélevés. Les précisions dans un instant.

AG

- Nous irons ensuite en Corée du Nord. Le régime communiste arrête ses activités nucléaires. Pyongyang veut désormais se concentrer sur son économie.

HL

- et puis comme tous les samedis, on retrouve Yvan Amar à la fin de ce journal pour le mot de la semaine. Focus aujourd'hui sur l’eSwatini, le nouveau nom du Swaziland.

AG

Direction donc la Syrie. Les experts, les inspecteurs de l'OIAC, l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques, ont enfin pu se rendre aujourd'hui à Douma, dans la Ghouta Orientale.

HL

C'est ici qu'a eu lieu une attaque chimique présumée le 7 avril. Plusieurs dizaines de personnes auraient été tuées. Une attaque qui a conduit, qui poussé les forces françaises, américaines et britanniques à bombarder le régime de Bachar-Al-Assad le week end dernier.

Sami Boukhelifa, la Russie et Damas, ont donc enfin levé le blocage.

Après une semaine passée en Syrie, les inspecteurs de l’OIAC, obtiennent enfin le feu vert de Moscou et des autorités syriennes pour se rendre dans la ville de Douma théâtre d’une attaque chimique présumée.  Officiellement la Russie, empêchait tout accès dans la Ghouta Orientale pour des raisons de sécurité.  Moscou, évoque des tirs rebelles alors même que la Ghouta, est censée avoir été reprise entièrement par les forces de Bachar Al Assad, et les insurgés avoir été évacués vers le nord de la Syrie. Les inspecteurs de l’OIAC, n’ont pas de mandat pour désigner un coupable. Leur objectif : se rendre sur les lieux de l’attaque chimique présumée, effectuer des prélèvements et enfin dire si effectivement des gaz toxiques ont été utilisés, ou non. Cette mission spéciale de l’OIAC, débute donc son travail avec une semaine de retard. Paris et Washington, soupçonnent la Russie et le régime de Bachar Al Assad, d’avoir voulu entraver l’enquête et doutent désormais qu’il subsiste encore des preuves sur le terrain.

AG

Précisions signées Sami Boukhelifa. Autre conflit qui secoue le moyen orient : le Yémen où un employé libanais de la Croix Rouge Internationale a été tué aujourd'hui.

HL

Le directeur de la Croix Rouge internationale se dit choqué, révolté et attristé par le meurtre de son collègue et ami. Le jeune humanitaire a été tué de plusieurs balles par des assaillants non-identifiés. Il se dirigeait vers une prison située à Taëz au sud-ouest du pays.

AG

C'est une annonce spectaculaire Hugo, saluée par de nombreuses puissances occidentales : Le leader nord-coréen a annoncé ce matin suspendre, geler, ses activités nucléaires.

HL

Oui Alexis, Kim Jong-Un a même décidé de fermer son site d'essais atomiques. C'est une main tendue, c'est-à-dire un geste de bonne volonté à l'égard de la communauté internationale qui pourrait ainsi arrêter de sanctionner, punir la Corée du Nord. Et ça tombe bien puisque Pyongyang veut développer une nouvelle politique et consolider, renforcer son économie, Francine Quentin

La Corée du nord dépend à 90% de la Chine pour ses relations commerciales et son activité économique repose largement sur l'industrie de l'armement, les activités minières et la production électrique. Mais depuis 2012, et l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, des réformes ont été adoptées afin de permettre un début d'économie de marché. Dans le secteur agricole avec les unités de production familiales. Et dans l'industrie les entreprises d'état ont reçu le droit d'embaucher, de licencier, de fixer les salaires et de choisir leurs fournisseurs. Par ailleurs un secteur privé a vu le jour et il représente désormais de 30 à 50% du PIB. Il est vrai que dans ce pays, l'un des moins ouverts au monde, il n'y a pas de statistiques officielles et ces évaluations sont habituellement fournies par la Corée du sud. Mais la Corée du nord, en fonction des fluctuations de ses relations internationales, poursuit ses efforts de créations de zones économiques spéciales à travers tout le pays afin d'attirer les investisseurs étrangers, dont les russes, nouveaux venus dans le secteur.

HL

Francine Quentin. En Bref, le bilan s'est alourdi à Madagascar après des affrontements avec la police en marge d'une manifestation de l'opposition à Antananarivo. Il s'élève désormais à trois morts dont deux enfants et une vingtaine de blessés. Ce matin, plusieurs députés avaient appelé à un rassemblement pour protester contre le vote de nouvelles lois électorales très controversées, le 4 avril dernier... la mobilisation avait été interdite par les autorités.

AG

Mobilisation également en Hongrie. Dix mille personnes ont manifesté sur les bords du Danube, devant le parlement, pour protester contre le contrôle des médias exercé par le FIDEZ, le parti du premier ministre Victor Orban.

HL

Et puis en Arménie, le président Armen Sarkissian est allé à la rencontre des leaders de la contestation dans la capitale à Erevan. Depuis 9 jours, les arméniens manifestent contre le nomination de Serge Sarkissian (sans lien de parenté avec le président) au poste de premier ministre.

AG

23h05 à Moscou à l'écoute d'RFI. Inquiétude en Russie. Une célèbre danseuse du théâtre Bolchoï a raté un gala à New York parce qu'elle s'est vu refuser un visa américain.

HL

Oui Alexis et aujourd'hui ce sont les pilotes d'Aeroflot qui s'inquiètent. La compagnie aérienne russe affirme avoir de grandes difficultés à obtenir des visas pour son personnel navigant. Les autorités russes estiment qu'il s'agit là d'un acte délibéré, voulu par les Américains Anastasia Becchio.

La Russie et les Etats-Unis pourraient bien rester sans liaison aérienne, prévient le ministère russe des Affaires étrangères, qui juge la situation « pénible ». Aeroflot est la seule compagnie à effectuer des vols entre La Russie et les Etats Unis, après le retrait du marché de l’américain Delta. Elle avait prévu, à partir du mois prochain d’augmenter le nombre de vols vers Miami et New York et d’affecter des avions de plus grande capacité aux liaisons avec Los Angeles.  Le journal Kommersant a fait les comptes : 4 vols quotidiens aller-retour entre Moscou et New York, nécessitent une 100aine de membres d’équipage. En décembre, le ministère russe des Affaires étrangères avait déjà attiré l’attention sur le fait que les pilotes d’Aeroflot rencontraient des difficultés pour obtenir des visas sur fond de réduction du personnel diplomatique. La situation s’est encore dégradée en mars, lorsque Moscou a fermé le consulat général américain de Saint Pétersbourg et a renvoyé 60 diplomates américains en représailles à la fermeture du consulat russe de Seattle et au renvoi de 60 diplomates russes. L’ambassade américaine à Moscou juge les réclamations d’Aeroflot non fondées et affirme que les pilotes russes disposent toujours de créneaux au consulat pour faire leurs demandes. Des arguments que rejette le porte-parole du Kremlin. Pour Dmitri Peskov, les récents renvois de diplomates n’ont pas affecté l’activité consulaire : si les Etats unis retardent la délivrance de visas, ils le font de manière préméditée.

AG

Anastasia Becchio. En France, les députés ont voté et adopté aujourd'hui l'allongement à 90 jours de la durée de rétention pour les étrangers en situation irrégulière.

HL

Et oui Alexis, avant ce temps de rétention, d'arrestation était de 45 jours. Cette mesure, une des plus contestées du projet de loi asile et immigration porté par le ministre de l'intérieur Gérard Collomb, a donc été adopté malgré les critiques, les reproches formulées par la gauche française qui a voté contre tout comme 9 députés de la République En Marche.

HL

22h07 à Paris l'écoute d'RFI. Comme chaque samedi on retrouve Yvan Amar pour le mot de la semaine. Aujourd'hui eSwatini, nouveau nom du pays africain Swaziland.

 

Adieu Swaziland, bonjour eSwatini. En effet, suite à la décision du roi, ce pays d’Afrique change de nom. Pourquoi ? Apparemment, c’est pour abandonner la référence à la colonisation, pour avoir un nom plus africain. Et pourtant ce nom n’est pas tellement plus africain que le précédent : il signifie en swati, le pays des Swazi. Et le nom précédent alors ? Swaziland ? Là aussi c’est le pays des Swazi ! Il est vrai que land, pour signifier pays, est d’origine anglo-saxonne. Donc, si on se débarrasse du mot, on peut avoir l’impression d’éloigner le colonisateur britannique. Et ce n’est pas le premier pays africain à changer de nom depuis les indépendances. Mais la plupart du temps un nom africain remplace un autre nom africain. Le Bénin a remplacé le Dahomey. Le mot de Bénin a été forgé par des Portugais, il est vrai, à la fin du XVème siècle, mais à partir d’un nom d’ethnie africaine, les Bini. Et il a été repris en 1975 pour remplacer un nom africain mais qui avait été en usage pendant la colonisation française. Et le Burkina-Faso alors ? Le nom est africain, mais au départ pas géographique puisqu’il signifie en moré le pays des hommes intègres. Et c’est sous l’impulsion de Thomas Sankara que la Haute-Volta prend ce nom. La Haute-Volta un nom colonial alors ? Un peu ! C’était le nom d’une des colonies françaises de l’AOF. Mais le nom de Volta pour désigner le fleuve qui traverse le pays s’est popularisé en Afrique. Et pourtant il est d’origine européenne, et de nouveau portugaise : On entend l’origine, volte, la courbe, le tournant, le tour. Probablement à cause de la forme du cours d’eau à son embouchure, quand il va se jeter dans l’océan.

HL

Merci Yvan Amar et merci à vous Alexis Guilleux, c'est la fin de votre journal en français facile. Fabrice Violet à la réalisation. Je vous rappelle que vous pouvez lire et réécouter cette édition sur notre site savoirs (au pluriel).rfi.fr

Très bonne soirée à tous



Voir le flux - 21/04/2018 20:45:03

Cuba, un vent de changement ? (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Après 60 ans de castrisme, où en est Cuba ? Réaliser un quiz sur son pays (A2), présenter des changements aux bilans contrastés (B1), présenter les impacts d’un changement (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale), Français des relations internationales (Diplomates, journalistes...)

Voir le flux - 20/04/2018 13:00:00

Magique, la forêt ? (niveaux A2 élémentaire, B1 intermédiaire, B2 avancé)

Quels sont les bienfaits du contact avec les arbres ? Participer à un forum sur Internet et témoigner (A2), informer, donner son opinion sur une thérapie (B1), présenter une thérapie originale (B2).
7 jours sur la planète (Actualité mondiale)

Voir le flux - 20/04/2018 13:00:00

Bio

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le Parlement européen travaille actuellement sur de nouvelles dispositions destinées à crédibiliser le marché du bio, comme l’annonce RFI. Si l’on doit crédibiliser ce marché, c’est précisément parce qu’on insiste pour que ce label « bio » soit mieux défini, plus strictement. Ce qui nous amène à penser qu’il est un peu trop souple, parfois flou, ou qu’en tout cas on peut essayer d’utiliser son écho très positif pour habiller une agriculture qui n’est peut-être pas aussi fiable qu’elle le paraît.

Mais une chose est sûre : cette appellation « bio » a le vent en poupe, elle évoque la qualité et le naturel : il est tentant de s’en servir pour la détourner. Alors qu’est-ce que l’agriculture bio, les produits bio ? Justement la définition n’en est pas toujours stricte. Mais le mot évoque d’abord une manière naturelle de faire pousser des aliments ou d’élever des animaux. Évidemment ce mot de naturel il est flou également : à partir du moment où on délimite le champ où on sèmera, où l’on retourne la terre, où on enlève les mauvaises herbes, on impose plus ou moins sa volonté à cette nature. Mais il est vrai qu’il y a des limites. Et lorsqu’on parle d’agriculture bio, on entend en gros qu’on n’a pas utilisé la chimie de synthèse pour améliorer la productivité, pour produire plus. Donc pas d’engrais chimiques, de pesticides violents, des animaux qui soient nourris conformément aux habitudes de l’espèce. Il s’agit donc d’une agriculture respectueuse de l’environnement. Et le succès de ces pratiques entraîne le succès des mots qui les disent : bio est vraiment exemplaire à cet égard. Le mot sert d’adjectif, des carottes bio, comme d’adverbe : moi je mange bio !

En tout cas c’est un mot, même s’il est relativement récent une trentaine d’années ou à peine plus, et même si au départ c’est une abréviation.

Bio- est au départ un élément qui vient du grec « bios », qui signifie la vie. Et ce préfixe a servi a formé bien des termes : biographie par exemple, qui désigne un livre qui raconte une vie. Et la biologie apparaît assez tardivement, au 19e siècle. C’est la science du vivant. À partir de là on crée l’adjectif : biologique, dont le premier sens est lié à cette discipline. Mais le sens de ce terme s’est incroyablement transformé. On a commencé par parler de médicament biologique, qui n’est pas fabriqué à partir d’une synthèse chimique. Et cet effet de sens s’est généralisé : le biologique s’opposait alors au chimique. Et le mot s’applique volontiers maintenant chaque fois qu’on insiste sur le fait que l’homme ne force pas violemment la nature et les processus de vie organique. On a donc toute une série de mots composés à partir du préfixe, et qui portent a priori une charge positive : biodégradable, biocarburant, biorythme. À partir de là, on a utilisé l’élément tout seul, mais dont le sens se réduit essentiellement à l’agriculture et à une certaine agronomie : on parle couramment du label bio, officiellement issu de l’agriculture biologique.

 

 

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 20/04/2018 07:45:03

Journal en français facile 19/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20 h en temps universel, 22 h à Paris. Soyez les bienvenus pour cette édition du Journal en français facile. Avec moi en studio pour le présenter, Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une de ce journal, les défis qui attendent le nouveau président cubain. Miguel Diaz Canel a été officiellement investi par les députés. Il devra entre autres s’attaquer au problème du racisme, une question que les Cubains commencent tout juste à évoquer.

AG : Une réunion au Canada entre le gouvernement fédéral et les autorités locales du Québec autour des problèmes migratoires.

NV : Ne l’appelez plus Swaziland, le pays va changer de nom et redevenir le eSwatini.

AG : Emmanuel Macron et Angela Merkel affichent leur unité à Berlin, mais les sujets de désaccord ne manquent pas entre la France et l’Allemagne.

NV : Enfin nouvelle journée de manifestation en France, exemple à Marseille en fin de journal.

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AG : Sans surprise les députés cubains ont confirmé la nomination de Miguel Diaz Canel à la présidence...

NV : Le numéro deux de l’État succède à Raul Castro. De nombreux défis l’attendent, la situation économique de l’île bien sûr, mais aussi la question du racisme. Le sujet est tabou à Cuba, ce qui n’empêche pas, au contraire, le problème de prendre de l’ampleur. Écoutez à ce propos Manuel Cuesta Morua, il est l’un des principaux opposants au régime communiste cubain, et il est spécialiste de la question.

« Il y a toujours eu à Cuba ce que j’appelle du “racisme cordial”. Cela signifie par exemple que vous pouvez avoir comme meilleur ami un Afro-Cubain, mais vous ne le voulez pas dans votre famille. Si votre sœur tombe amoureuse de ce meilleur ami, ce meilleur ami devient un ennemi. C’est une sorte de racisme cordial qui a toujours été présent à Cuba. Si quelqu’un regarde la structure du pouvoir, il remarquera qu’il y a une sorte de “blanchiment” de la structure du pouvoir qui ne reflète pas la diversité raciale du pays. Les villes les plus peuplées de Cuba sont peuplées principalement par des Afro-Cubains. Tout ça a toujours été caché derrière le discours mythique de l’égalité. Si vous faites attention aux gens qui louent des maisons, vous remarquerez qu’il y a très peu d’Afro-Cubains, parce que très peu d’entre eux ont les moyens pour le faire. Cuba est en train de se “latino américaniser” sur le plan social. Les grandes divisions sociales qui existent toujours aujourd’hui en Amérique latine, au Brésil ou au Venezuela commencent à être visibles à Cuba. »

NV : L’opposant cubain Manuel Cuesta Morua interrogé par notre envoyé spécial à la Havane Romain Lemaresquier.

AG : Une vingtaine d’entreprises brésiliennes seront interdites d’exportation au sein de l’Union européenne.

NV : Conséquence du scandale de la viande avariée il y a un peu plus d’un an. Des inspecteurs des services d’hygiène avaient été corrompus, on leur avait donné de l’argent pour qu’ils approuvent comme commestible de la viande impropre à la consommation. Après un audit, les États membres de l’UE ont donc radié les entreprises concernées de la liste des établissements autorisés à exporter dans la l’Union.

AG : Lors de son discours devant l’Assemblée nationale française il y a quelques jours, le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait défendu l’immigration.

NV : Mais tout le monde dans son pays ne partage pas son enthousiasme... C’est le cas dans la province francophone du Québec où sont arrivés la moitié des migrants irréguliers du pays l’an dernier. Une situation qui provoque des tensions avec Ottawa la capitale fédérale. Alors pour tenter de calmer le jeu, une réunion était organisée hier soir. Les explications de Marie Laure Josselin.

Le Québec avait lancé cet avertissement en début de semaine au gouvernement canadien : « À partir du 24, la province va limiter voire refuser l’accueil de nouveaux demandeurs d’asile », car elle est à la limite de ses capacités d’accueil et demande au gouvernement fédéral de prendre en charge le surplus. Pas question, pour Québec, de revivre l’été 2017. L’an dernier, 25 000 migrants irréguliers ont traversé la frontière pour le Québec contre 3500 de manière générale. Cela représente la moitié de tous ceux qui sont entrés au Canada. Québec a aussi demandé une aide financière au gouvernement canadien pour leur prise en charge. Sans réponse. La province a donc haussé le ton et menacé de limiter l’accueil des réfugiés, Ottawa a répondu que Québec pouvait en faire plus. Une réponse jugée inacceptable par le gouvernement du Québec qui estime que le fédéral a une méconnaissance complète des réalités du terrain : rien que l’accueil et l’éducation offerte aux enfants arrivés depuis l’été dernier, c’est comme si on ouvrait 5 nouvelles écoles primaires. Ottawa a finalement été sensible aux arguments et a reconnu que Québec avait eu beaucoup sur ses épaules ces derniers mois. Marie-Laure Josselin, Montréal, RFI.

AG : Le Swaziland va changer de nom.

NV : Le petit État d’Afrique australe, voisin de l’Afrique du Sud et du Mozambique va retrouver son nom d’avant la colonisation et redevenir le royaume d’eSwatini. Décision du roi Mswati III à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance.
eSwatini en langue locale ça veut dire « le pays des Swazis ». Le roi Mswati III, dernier monarque absolu d’Afrique est à la tête du pays depuis 1986.

AG : Le couple franco-allemand enfin réuni. Angela Merkel et Emmanuel Macron se sont rencontrés aujourd’hui à Berlin.

NV : La chancelière allemande occupée à former un gouvernement n’avait pas eu beaucoup de temps ces derniers mois à consacrer au président français. Deux jours après le discours d’Emmanuel Macron devant les eurodéputés, les deux dirigeants ont évidemment parlé d’Europe.
Mais Angela Merkel est moins enthousiaste que prévu pour les projets de réforme de la zone euro du président français. Même si pour cacher leurs divergences, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont promis de faire bientôt des propositions communes sur le sujet. Correspondance Pascal Thibault.

Responsabilité et solidarité. Les deux mots ont utilisé par Emmanuel Macron et Angela Merkel lors de leur conférence de presse. Responsabilité des États membres de la zone euro pour rester compétitif et bien gérer leurs économies. Solidarité entre les pays de cette même zone pour développer son unité. Mais on a bien senti que les deux responsables mettaient plus en avant l’un ou l’autre de ces termes. Pour la chancelière allemande et les députés conservateurs qui craignent de devoir payer pour des pays trop dépensiers, les mauvais élèves doivent d’abord faire des efforts. Berlin est réticent face aux propositions de Paris sur une autonomie budgétaire ou un ministre des Finances de la zone euro. « Nous sommes d’accord pour affirmer que l’Europe implique une solidarité entre les États membres. Mais la compétitivité de ces mêmes États est aussi un facteur important. La France et l’Allemagne ont des points de vue qui ne sont pas toujours identiques, mais je crois que la somme de nos différentes propositions peut permettre d’arriver à un résultat positif. » Emmanuel Macron a plaidé lui pour plus de solidarité financière entre pays de la zone euro pour éviter de nouvelles crises. « Nous devons mieux réarticulier responsabilité et solidarité. Et il importe de préserver ce socle qui consiste à avoir une responsabilité des États membres en termes de réforme, mais il y a aussi des éléments de solidarité indispensables dans une union monétaire. » Le président français a placé la refonte de la zone euro au cœur de ses projets. Angela Merkel a mentionné d’abord la politique migratoire ou extérieure illustrant des priorités différentes. Malgré tout, Angela Merkel et Emmanuel Macron restent optimistes et veulent présenter des propositions communes pour l’Europe d’ici le mois de juin.

AG : En France ce jeudi matin les habitants de la Zone à défendre de Notre Dame des Landes ont recouvert le parvis de la préfecture de Nantes avec les restes de centaines de grenades lacrymogènes.

NV : Les opposants au projet d’aéroport depuis abandonné ont réalisé un tas impressionnant. Avec cette opération ils voulaient démontrer l’ampleur du déploiement policier et dénoncer les violences des forces de l’ordre.

AG : Pendant ce temps-là l’hexagone est à nouveau secoué par un vaste mouvement social.

NV : Plusieurs dizaines de manifestants sont descendues dans la rue, à Paris d’après le comptage de plusieurs médias il étaient plus de 15 000, plus de 300 000 dans toute la France selon la CGT. Comme toujours difficile de savoir exactement combien il y avait de personnes dans les rues, mais cette journée de manifestation est une première tentative de fédérer les mécontentements et l’opposition aux réformes du gouvernement. Stéphane Burgatt.

La guerre des chiffres, encore et toujours... Ils étaient 65 000 manifestants de source syndicale, autour de 10 000 selon un officier de police sur place. Enfin un cabinet de comptage indépendant avec un système de caméra scanner et d’observateurs placés en hauteur chiffre un cortège composé de 5700 personnes. Outre ces divergences, on retient un défilé animé avec fumigènes et pétards pour accompagner les chants et banderoles. Des slogans particulièrement hostiles à l’encontre du président Macron et de sa politique sociale. Dans la foule des anonymes avec le secteur public largement représenté : infirmières, cheminots, postiers et enseignants. À leurs côtés des employés du privé comme des retraités pour des revendications de baisse du pouvoir d’achat comme de précarisation de l’emploi. De nombreuses organisations syndicales également. La CGT en tête de cortège, mais aussi solidaires/fsu, CNT et quelques militants de force ouvrière. Quelques personnalités politiques de gauche également comme le député La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon qui a reproché à Emmanuel Macron de faire « le mariole » comprenez de jouer au plus malin dans sa stratégie de réformes.

NV : C’est la fin de ce Journal en français facile, merci Alexis Guilleux d’avoir été avec nous.

AG : Merci Nathanaël.

NV : Merci à vous chers auditeurs, très bonne soirée à l’écoute de RFI et à demain.



Voir le flux - 19/04/2018 20:45:03

Les rues de ma peine, interprété par Amir (niveaux A2 élémentaire, B2 avancé)

Partons à la découverte du monde avec Amir. Présenter sa ville (A2), s’exprimer sur les difficultés d’une relation (B2).
Paroles de clips (Chansons francophones)

Voir le flux - 19/04/2018 13:00:00

Les étudiants français en grève

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 19/04/2018 10:01:00

Intimidation

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

L’armée chinoise en opération intimidation ! RFI qualifie ainsi la démonstration de force de l’armée chinoise qui « montre ses muscles » pour réagir au rapprochement de Taiwan et des États-Unis. Pourquoi ce mot d’intimidation ? Pour désigner le souhait de Pékin de réagir à ces signes d’alliance entre Washington et cette île revendiquée par la puissance chinoise, mais qui échappe à son contrôle. Est-ce que ça signifie que la Chine pourrait aller plus loin, et se servir de la puissance militaire déployée ? Non justement ! On en reste là, mais on montre de quoi on est capable, de quoi on serait capable si les choses allaient plus loin. C’est bien pour cela qu’on trouve cette expression un peu clichée, « montrer ses muscles », les gonfler et en fait faire un peu peur. L’intimidation tient donc de la menace, mais c’est une menace encore voilée : on montre, mais on ne dit rien. Et bien souvent quand on emploie ce mot, c’est pour évoquer que la menace restera virtuelle. Souvent on l’emploie lorsqu’on pense que celui qui intimide n’ira pas plus loin, n’osera pas aller plus loin. Est-ce que c’est du bluff ? Presque ! Ce mot de bluff appartient à la langue des cartes, notamment du poker. Un mot américain qui désigne cette stratégie de l’audace qui consiste à mentir ou presque : faire croire qu’on a du jeu, qu’on est très puissant pour que les autres n’osent pas riposter, qu’ils se soumettent sans risquer la confrontation, et qu’ils abandonnent sans combat, alors même qu’ils auraient peut-être pu gagner. Revenons à notre intimidation : on utilise le verbe intimider à la négative pour dire que justement on n’a pas peur : « Tu crois m’intimider ! »

Mais il s’agit bien sûr d’un sens dérivé de ce mot. Au sens littéral, l’intimidation est bien plus psychologique : on est intimidé quand on est impressionné par quelqu’un au point que ça vous inhibe, que ça vous empêche d’avoir une attitude naturelle : on perd sa confiance en soi, on n’ose pas parler, argumenter, contredire ou simplement discuter avec quelqu’un qui vous intimide : on ne se sent pas de taille, on est infériorisé, on est gagné par l’ombre d’une paralysie. On peut donc dire de quelqu’un qu’il est intimidant par sa force, plus souvent encore par son intelligence ou son talent qui vous renvoie à une opinion très modeste de vous-même, ou par sa beauté qui vous empêche de vous sentir très sûr de vous.

Et l’adjectif intimidant peut aussi s’employer de façon plus abstraite : une situation est intimidante quand elle paraît difficile à surmonter ou à affronter : un concours difficile, ou une tâche devant laquelle bien d’autres ont échoué.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

Logo CANOPE

Coproduction du réseau CANOPÉ.
www.reseau-canope.fr 



Voir le flux - 19/04/2018 08:45:03

Journal en français facile 18/04/2018 20h00 GMT

Transcription

Nathanaël Vittrant : RFI il est 20 h en temps universel, 22 h à Paris. Soyez les bienvenus pour cette édition du Journal en français facile. Avec moi en studio pour le présenter, Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir Nathanaël, bonsoir à tous.

NV : À la Une de ce journal, les Cubains se préparent à tourner la page de l’ère Castro. Le nouveau chef de l’État sera nommé en fin de semaine, mais on connaît déjà son nom : Miguel Diaz Canel.

AG : Un centre électoral en Afghanistan attaqué par des hommes armés.

NV : Nous reviendrons aussi sur la situation en Syrie où les inspecteurs internationaux n’ont toujours pas pu accéder à la ville de Douma.

AG : Le président turc annonce que les élections législatives et présidentielles auront lieu avec un an et demi d’avance.

NV : En France les discussions autour de l’avenir de Notre Dame des Landes n’ont rien donné aujourd’hui et puis Sciences Po Paris rejoint le mouvement de contestation universitaire.

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AG : À Cuba il y avait eu Fidel Castro à partir de 1959, puis Raul Castro jusqu’à aujourd’hui et pour la première fois ce n’est pas un Castro qui va diriger l’île...

NV : Non, le successeur de Raul Castro s’appelle Miguel Diaz Canel. Il n’a pas encore été officiellement élu par les députés, mais il a été désigné par les instances communistes comme le seul candidat. Il n’y aura donc pas beaucoup de suspens. À La Havane, le récit de notre envoyé spécial Romain Lemaresquier.

Cette annonce confirme ce que tout le monde pensait depuis des mois voire des années. Il faut dire que cette candidature est logique si l’on s’en tient à la constitution cubaine : Miguel Diaz Canel était jusqu’à présent vice-président du conseil des ministres et du Conseil d’État, il devrait logiquement être désigné président de la République de Cuba pour les cinq prochaines années. Outre la présidence, d’autres désignations étaient prévues ce mercredi : le poste de président de l’Assemblée a ainsi été attribué à Esteban Lazo Hernández, un Afro-Cubain, et c’est une femme qui a été élue au poste de vice-présidente de cette assemblée. Les deux ont été élus avec 100 % des voix, des choix qui ne sont pas anodins ici à Cuba. Par ailleurs il faut souligner tout de même une chose, ce processus d’élection et de désignation ne passionne pas les Cubains, qui ne s’attendent pas vraiment à des changements en tout cas à court terme. Le retrait de la vie publique de Raul Castro a tout de même son importance : cela marque la fin de la génération historique de la révolution cubaine à la tête de l’État, désormais comme disent les Cubains « place à la jeunesse », mais cette jeunesse est toute relative, car celui qui est pressenti pour être président fêtera tout de même ses 58 ans vendredi prochain. Un futur président qui devra se plier comme de coutume aux directives du parti communiste, un parti qui restera dirigé par Raul Castro, et ce jusqu’en 2021.

AG : La justice brésilienne rejette l’appel de l’ex-président Lula.

NV : Luiz Ignacio Lula a été condamné à 12 ans de prison pour corruption il y a quelques semaines. Il nie les faits, mais il s’est finalement rendu à la justice, depuis il dort en prison. Pour la troisième fois, ses avocats ont fait appel et pour la troisième fois le tribunal a rejeté cet appel. Lula est toujours officiellement candidat à la prochaine présidentielle au Brésil. Dans les sondages il est même favori.

AG : En Afghanistan, un centre électoral a été attaqué hier par des hommes armés...

NV : L’attaque a eu lieu dans une région isolée du centre du pays, 4 jours seulement après le lancement des inscriptions sur les listes électorales en vue des élections législatives d’octobre prochain. D’après les autorités afghanes, au moins 5 personnes ont été enlevées. À Kaboul, Sonia Ghezali.

C’est le début d’après-midi. Des hommes et des femmes font leurs démarches pour s’inscrire sur les listes électorales dans le centre dédié dans le district d’Aliyar dans la province de Ghor. Des hommes armés font irruption et mettent le feu aux locaux racontent des témoins sur place. Ils enlèvent trois employés de la commission indépendante électorale ainsi que deux policiers avant de prendre la fuite. La police accuse les talibans, nombreux dans cette province du centre de l’Afghanistan où sévissent également de nombreux groupes criminels. Cette attaque dirigée contre un centre électoral est la première depuis que les inscriptions sur les listes électorales ont été lancées samedi dernier. 50 000 personnes se sont déjà inscrites. L’attaque survenue hier confirme les craintes formulées il a plusieurs semaines déjà par des membres de la commission indépendante électorale concernant la sécurité des centres électoraux. Les autorités afghanes ne contrôlent que 40 % du territoire. Le reste est disputé ou directement contrôlé par les talibans, le groupe Etat Islamique, et d’autres groupes criminels. Difficile voire impossible de garantir dans ces territoires la sécurité des centres électoraux.

AG : Les enquêteurs de l’OIAC chargés d’enquêter sur la possible attaque chimique du mois d’avril à Douma n’ont toujours pas pu se rendre sur les lieux.

NV : L’OIAC c’est l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques, une organisation internationale indépendante. Ce sont ses inspecteurs qui sont censés dire s’il y a eu oui ou non l’utilisation de chlore et/ou de gaz sarin à Douma. Mais le chef de l’OIAC ne sait toujours pas quand ses hommes pourront accéder à la ville. Trop dangereux pour l’instant.

AG : Les prochaines élections en Turquie auront finalement lieu le 24 juin prochain.

NV : Oui, plus d’un an et demi avant la date prévue. C’est le président turc Recep Tayyip Erdo?an qui l’a annoncé lui-même. Après ces élections, la nouvelle constitution voulue par Recep Tayyip Erdo?an entrera en vigueur. Ce texte donne plus de pouvoirs au président turc. Et pour le chef de l’État, il n’est plus possible d’attendre pour des raisons économiques et politiques. Béatrice Leveillé.

Une annonce qui prend tout le monde de court. Recep Tayyip Erdo?an, qui avait décrété ces dernières semaines que la date prévue du 3 novembre 2019 ne bougerait pas, évoque l’accélération des développements en Syrie et la nécessité de prendre rapidement des décisions importantes sur l’économie pour justifier le nouveau calendrier électoral. La situation économique en Turquie se dégrade et le double scrutin présidentiel et législatif marquera l’entrée en vigueur de mesures qui renforceront les prérogatives du chef de l’État. Une révision constitutionnelle qui permet à Recep Tayyip Erdo?an au pouvoir depuis 2003 de briguer deux nouveaux mandats présidentiels de 5 ans. Le président turc ne se lance pas seul dans cette nouvelle bataille politique, il a désormais le soutien du parti d’action nationaliste le MHP qui avait appelé à des élections anticipées. Celui qui était l’un des principaux opposants à Recep Tayyip Erdo?an est désormais son allié concluant avec lui un accord électoral en vue des prochains scrutins.

AG : En France, pas d’avancée à Notre Dame des Landes entre une délégation de « zadistes » et le gouvernement.

NV : Les « zadistes » ce sont ces militants écologistes qui pendant des années ont combattu le projet d’aéroport qui devait se construire dans cette zone humide. Le gouvernement a renoncé à l’aéroport, mais tente depuis près de 10 jours d’expulser les contestataires. Beaucoup ont créé collectivement des fermes alternatives. Aujourd’hui une réunion avait donc lieu entre le ministre de l’Écologie Nicolas Hulot et des représentants de la ZAD. Mais les deux parties n’ont pas réussi à se mettre d’accord.

AG : Toujours en France le mouvement de contestation se poursuit aussi dans les universités.

NV : Il y avait Montpellier, la Sorbonne, Tolbiac. Il faut désormais y ajouter Science Po. L’école n’est pourtant pas concernée par la réforme de l’université qui fait polémique. D’abord parce que Science Po ne dépend pas d’une université. Ensuite parce que les bloqueurs contestent le principe d’une sélection à l’entrée des Facs alors qu’il faut passer un concours pour entrer à Science Po. Mais le blocage est symbolique puisque Emmanuel Macron a étudié dans cette école. Reportage d’Alexandre de Moussac.

« Macron ton école est bloquée » ou encore « une de plus dans la lutte » : voilà ce que l’on peut lire sur la façade du bâtiment principal. Des messages que ne comprennent pas certains étudiants qui se demandent pourquoi Sciences Po s’est à son tour tournée vers le blocage. « Tolbiac je comprends je veux dire la sélection des universités c’est pour eux. Mais là c’est des élèves qui ont été sélectionnés, qui ont accepté de rentrer dans cette école, et qui après la critiquent et veulent la supprimer. Je ne comprends pas le concept. Dans ce cas-là s’ils sont contre ils sont en dehors et ils se battent en dehors. C’est hyper hypocrite. En fin de compte dans 10 ans ils seront fonctionnaires et ils ne râleront pas sur leurs conditions. » Du côté des bloqueurs un seul but : montrer que Sciences Po a sa place dans le combat contre la sélection. « Pour l » instant on bloque, mais je pense que l’action majoritaire c’est surtout une occupation. C’est dit beaucoup sur les réseaux sociaux qu’on n’a aucune légitimité à faire ça et à bloquer parce qu’on est nous-mêmes des élites, mais justement c’est parce qu’on est au cœur du système qu’on sait très bien à quel point c’est la merde. » Reste à convaincre les indécis et ils sont nombreux à se demander si oui ou non il faut bloquer. « Je suis assez d’accord avec leurs revendications sur le fait d’être contre la sélection dans les universités, etc. L’idée c’est aussi d’occuper les bâtiments pour pas qu’il y ait cours et mobiliser les élèves pour aller à la manifestation interprofessionnelle, c’était la première idée qu’il y avait eu en AG, après si ça va durer longtemps ça je peux pas le dire... » Ce sera donc un premier test pour les grévistes de Sciences Po, lors de la manifestation sociale organisée ce jeudi à Paris.

NV : C’est la fin de ce Journal en Français facile, merci Alexis Guilleux d’avoir été avec nous.

AG : Merci Nathanaël Vittrant.

NV : Merci à vous, chers auditeurs, très bonne soirée à l’écoute de RFI et à demain.



Voir le flux - 18/04/2018 20:45:03