Tout le fil

Paramètres de recherche

Niveau

A1 A2 B1 B2 C1 C2

Support

Audio Vidéo Texte Iconographie

Compétence

CO EO CE EE
1-10 sur 4231 résultats.

Synonyme

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Synonymes. Voilà un mot qui surprend quand on le rencontre comme titre de film. Ce qui n’est pas mauvais : ça force l’attention. Et c’est le nom du film qui a remporté la plus haute récompense du festival de Berlin, l’Ours d’or. Alors il n’est pas si fréquent que le mot de l’actualité soit un mot de linguiste. Et c’est le cas avec ces synonymes. Des synonymes sont des mots qui ont le même sens, ou à peu près le même sens. Bateau et navire, chaussure et soulier, voiture et automobile, tricot et chandail. Alors on a bien dit « à peu près ». En effet deux mots différents ne sont jamais totalement interchangeables. Ils n’ont pas la même histoire, le même niveau de langue, la même apparence sonore. Donc ils sont différents et évoquent des sens différents, même s’ils sont parfois très proches. Mais voiture et automobile, ce n’est pas le même mot, et ça ne renvoie pas aux mêmes significations. Et d’ailleurs il y a beaucoup de voitures qui ne sont pas automobiles… Malgré tout on peut les considérer comme synonymes. Le mot est savant, il vient du grec, avec ces deux « y » qui en témoignent, mais qui s’est longuement arrêté dans la langue latine, et même la langue latine parlée et écrite en France par les lettrés. Peu d’utilisation figurée, mais on en trouve quand même, et en général pour désigner l’effet systématique d’une cause : les cours du Professeur Chose ? Synonyme d’ennui. C’est-à-dire que dès qu’on entre dans la salle où ce célèbre professeur fait son cours, on bâille, c’est inévitable.

Attention, on a parfois tendance à confondre ce mot de synonyme avec d’autres qui lui ressemblent, ou en tout cas ont la même terminaison savante. Homonyme par exemple. Et bien synonyme et homonyme ne sont pas synonymes. Deux mots homonymes se prononcent exactement de la même façon alors qu’il s’agit de deux mots différents. Non pas d’un mot qui peut avoir deux sens, mais bien de deux mots. Cerf par exemple. Quand le mot commence par un « c » et finit par un « f », on pense à un grand animal avec des bois sur le front. Si on l’écrit « serre » on pensera à un endroit couvert, chaud et humide, propice à certaines cultures. Et si on l’écrit « sert » on pensera au verbe servir et à la pile Wonder qui ne s’use que si l’on s’en sert.

Attention de nouveau : les homonymes sont des homophones, des mots qui ont la même prononciation. Mais par toujours des homographes. Les homographes sont donc des mots différents, mais qui s’écrivent de la même façon, qui ont la même orthographe. Pas nécessairement le même genre : le moule et la moule par exemple, deux mots très différents. Ou le mousse et la mousse. Mais si l’on passe de la mousse à la bière, on trouve deux homographes parfaits et féminins tous les deux : la bière qu’on boit (avec ou sans mousse) et la bière dans laquelle on dépose le corps de quelqu’un qui vient de mourir.

Dernière curiosité les homographes qui ne se prononcent pas de la même façon. Cela existe également et il y en a plus qu’on ne croit en français. Les poules du couvent couvent a-t-on coutume de dire. Les deux mots couvent et couvent ont la même graphie, mais un sens et une prononciation toute différente. De même, si j’apostrophe mon adversaire aux cartes par ces mots peu aimables : « Tu es à l’est ! Tu as l’as et tu voudrais couper… ! » Est et est, as et as sont des homographes, mais pas des homophones.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 18/02/2019 09:20:32

Journal en français facile 17/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : l’appel de Donald Trump concernant la Syrie. Le Président américain demande aux pays européens de rapatrier leurs ressortissants qui sont emprisonnés en Syrie. Sinon il prévient que ces derniers pourraient être libérés.

SB : Un autre appel celui de l’opposant au Venezuela Juan Guaido. Appel pour mobiliser un million de volontaires d’ici samedi prochain. Objectif acheminer auprès de la population l’aide humanitaire qui est bloquée dans les pays voisins.

RA : Et puis à la fin de cette édition, nous retrouverons Yvan Amar qui nous présentera l’expression de la semaine. Il s’agit de l’expression « pris de court ».

-----

SB : En Syrie la résistance des derniers combattants du groupe État islamique.

RA : Ils ne défendent plus qu’un minuscule territoire, moins d’un demi-kilomètre carré, loin des vastes zones qu’ils avaient conquises en 2014. Les Forces démocratiques syriennes qui combattent les djihadistes affirment que la victoire sera annoncée dans les prochains jours. Cela intervient alors que les troupes américaines vont bientôt se retirer de Syrie. Et d’ailleurs dans cette optique, Donald Trump a appelé ce dimanche les pays européens à rapatrier leurs ressortissants qui sont emprisonnés en Syrie, c’est-à-dire que les djihadistes détenus rentrent dans leur pays d’origine. Sinon, prévient le Président américain, nous serons obligés de les libérer. Les explications de Murielle Paradon.

Le message provient du compte twitter de Donald Trump. La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne (et d’autres alliés européens) sont priés de rapatrier plus de 800 combattants de l’État islamique, capturés en Syrie, et de les traduire en justice. » Le califat est sur le point de tomber", écrit le président américain et il n’y a pas d’alternative, car nous serions forcés de les relâcher... Ces étrangers partis faire le djihad en Syrie ont été capturés par les forces kurdes qui combattent le groupe État islamique, avec l’aide d’une coalition internationale dirigée par les États-Unis. Mais ces prisonniers s’avèrent bien encombrants. Les Kurdes ont prévenu qu’ils ne pourraient pas les garder éternellement. La France a récemment déclaré qu’elle pourrait rapatrier ses ressortissants, alors que jusqu’ici la ligne était plutôt de les laisser-sur-place. Le risque est de voir ces djihadistes s’évanouir dans la nature, après le retrait des forces américaines de Syrie. Donald Trump a en effet annoncé en décembre le départ imminent de ses militaires. Cette décision a suscité la colère de ses alliés européens, mais aussi l’inquiétude des Kurdes qui se retrouvent isolés.

RA : Et à noter ce soir les déclarations du Président syrien Bachar al-Assad. Il met en garde les groupes qui « parient » sur les États-Unis, autrement dit qui espèrent le soutien américain malgré le retrait : « les Américains ne vous mettront pas dans leur cœur ou dans leur bras » affirme le Président syrien dans une déclaration retransmise à la télévision publique.

SB : Le début d’une tournée en Asie pour le prince héritier d’Arabie saoudite.

RA : Mohammed ben Salmane, MBS comme il est appelé, est arrivé ce dimanche au Pakistan. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Premier ministre Imran Khan. Les deux hommes ont ensuite assisté à la signature de plusieurs textes économiques entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, pour un montant évalué à 20 milliards de dollars. L’économie qui sera un enjeu important de cette visite pour MBS qui se rendra ensuite en Inde et en Chine. L’objectif est de montrer qu’il demeure un acteur très important sur la scène diplomatique, malgré l’affaire Khashoggi dans laquelle il est mis en cause.

SB : Au Venezuela, des volontaires appelés pour acheminer l’aide humanitaire.

RA : Cette aide dont la population a tant besoin dans ce pays en crise. Mais cette aide qui est bloquée dans les pays voisins, car le Président Nicolas Maduro refuse qu’elle soit acheminée, c’est-à-dire transportée jusqu’aux habitants. Car cette aide a été envoyée par les États-Unis, soutiens de l’opposant Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays. Et Juan Guaido qui en appelle aux volontaires, un million de volontaires qui devront être mobilisés a dit l’opposant. Au risque d’un bras de fer avec les autorités. Explications Anissa el-Jabri.

Tee-shirts blancs et foulards vert clair. Ils étaient samedi plusieurs milliers à écouter Juan Guaido à Los Cortijos, dans le nord-est de Caracas… L’opposant reconnu président par une cinquantaine de pays était venu haranguer ses partisans, les inciter à s’inscrire sur des listes de volontaires pour acheminer l’aide humanitaire. Juan Guaido : « Cette grande mobilisation des volontaires ne sera pas seulement le long de la frontière, mais dans tout le pays, dans toutes les villes il y aura des regroupements le 23 février prochain pour réussir à acheminer l’aide humanitaire ». Juan Guaido, qui promet que l’aide humanitaire entrera le 23 février « quoi qu’il arrive »… Nicolas Maduro a lui demandé à l’armée de préparer un plan spécial de déploiement pour une frontière inviolable. Nicolas Maduro qui bénéficie toujours de l’appui de la hiérarchie militaire.

RA : Nicolas Maduro nie toute « urgence humanitaire » et assure que son gouvernement distribue de l’aide alimentaire à 6 millions de familles. Et quand on lui parle de pénuries, il dit que c’est la faute des États-Unis.

SB : Et puis au Brésil, dans l’un des pays voisins du Venezuela : des évacuations préventives.

RA : 200 personnes qui ont dû quitter leur logement dans le sud-est du pays. La raison : leur habitation se trouve non loin d’un barrage de la compagnie minière Vale. Cette compagnie au cœur d’un drame le mois dernier, quand l’effondrement d’un barrage a provoqué la mort de 165 personnes. Il y a toujours 160 disparus. Depuis les évacuations se multiplient dans la crainte de nouveaux drames, Pauline Gleize.

Le site de Vale près duquel vivaient ces 200 riverains n’est plus en activité... mais les rapports d’analyse de consultants spécialisés ont convaincu le numéro un mondial du minerai de fer d’en évacuer les abords avec l’aide de la défense civile et des autorités locales. Des habitants d’ailleurs accueillis dans un premier temps dans une salle municipale... Pour la suite Vale s’est engagé à les héberger dans des hôtels. Il y a une dizaine de jours déjà, 500 personnes ont été contraintes de quitter leur logement près de deux autres mines : l’une appartenant à Vale... l’autre à son concurrent Arcelor-Mittal. Vale mise donc désormais sur la prévention après la rupture d’un de ses barrages fin janvier. Un torrent de boue avait alors tout emporté sur une dizaine de kilomètres laissant sur son passage 313 morts et disparus. La justice enquête désormais sur les éventuelles responsabilités de la firme. Vendredi, 8 de ses employés ont été placés en détention provisoire. Le nom du géant minier apparaît dans un autre drame récent... Vale est copropriétaire du site de Mariana... où en 2015 un autre barrage minier avait cédé..Bilan : 19 morts et la pire catastrophe environnementale de l’histoire du Brésil.

SB : Enfin en football actuellement la dernière rencontre de la 25e journée de Ligue 1.

RA : Et c’est le premier au classement qui est sur le terrain. Le Paris Saint-Germain en déplacement à Saint Étienne. Un peu plus tôt dans la journée Lille, deuxième au classement a fait match nul contre Montpellier 0-0. Victoire de Bordeaux 2-0 contre Toulouse.

RA : RFI 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar. Comme chaque dimanche c’est l’expression de la semaine. Ce soir « pris de court ».

Le report des élections au Nigéria prend les électeurs par surprise. Il les prend de court. J’ai entendu les deux formules, dont le sens est proche évidemment, mais qui n’ont pourtant pas exactement la même signification. Pris par surprise ? Aucun problème ! Cela veut dire qu’on est surpris, et notamment qu’on est surpris pas la soudaineté, la rapidité d’un événement. Mais il y a bien souvent une nuance qui nous amène à l’autre expression, prise de court. C’est qu’on est un peu désarmé : on ne s’attendait pas à ça et donc on ne sait comment répondre, comment agir. Pris de court, c’est-à-dire pris à la gorge ? Non, il ne faut pas exagérer, le sens de la formule n’est pas si fort. Mais l’image est un peu la même : le temps est trop court entre ce qui nous arrive et l’instant où l’on devrait réagir. On est pris à l’improviste, ou même on est pris au dépourvu. C’est qu’on n’a rien prévu, rien prémédité. Ce n’est pas comme si on avait pu réfléchir à l’avance à cette possibilité et élaborer des réponses qui conviennent. Là, rien n’est prêt : c’est bien ce que veut dire « pris au dépourvu » ! Et cette impréparation peut susciter, faire naître un sentiment de malaise ou d’affolement. D’où vient l’image qui dit « pris de court » ? On ne sait pas trop : elle peut avoir une origine temporelle, c’est ce qu’on vient d’évoquer. Comme si le temps était trop court pour qu’on puisse avoir la réaction qu’il faudrait. Mais aussi bien, on pourra penser à une origine plus militaire, stratégique. Comme si l’ennemi vous avait contourné pour vous attaquer sur un flan, sur un côté mal défendu. Et l’espace est trop court, trop resserré pour qu’on puisse faire face, retourner les troupes contre les assaillants.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 17/02/2019 20:30:07

Journal en français facile 17/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : l’appel de Donald Trump concernant la Syrie. Le Président américain demande aux pays européens de rapatrier leurs ressortissants qui sont emprisonnés en Syrie. Sinon il prévient que ces derniers pourraient être libérés.

SB : Un autre appel celui de l’opposant au Venezuela Juan Guaido. Appel pour mobiliser un million de volontaires d’ici samedi prochain. Objectif acheminer auprès de la population l’aide humanitaire qui est bloquée dans les pays voisins.

RA : Et puis à la fin de cette édition, nous retrouverons Yvan Amar qui nous présentera l’expression de la semaine. Il s’agit de l’expression « pris de court ».

-----

SB : En Syrie la résistance des derniers combattants du groupe État islamique.

RA : Ils ne défendent plus qu’un minuscule territoire, moins d’un demi-kilomètre carré, loin des vastes zones qu’ils avaient conquises en 2014. Les Forces démocratiques syriennes qui combattent les djihadistes affirment que la victoire sera annoncée dans les prochains jours. Cela intervient alors que les troupes américaines vont bientôt se retirer de Syrie. Et d’ailleurs dans cette optique, Donald Trump a appelé ce dimanche les pays européens à rapatrier leurs ressortissants qui sont emprisonnés en Syrie, c’est-à-dire que les djihadistes détenus rentrent dans leur pays d’origine. Sinon, prévient le Président américain, nous serons obligés de les libérer. Les explications de Murielle Paradon.

Le message provient du compte twitter de Donald Trump. La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne (et d’autres alliés européens) sont priés de rapatrier plus de 800 combattants de l’État islamique, capturés en Syrie, et de les traduire en justice. » Le califat est sur le point de tomber", écrit le président américain et il n’y a pas d’alternative, car nous serions forcés de les relâcher... Ces étrangers partis faire le djihad en Syrie ont été capturés par les forces kurdes qui combattent le groupe État islamique, avec l’aide d’une coalition internationale dirigée par les États-Unis. Mais ces prisonniers s’avèrent bien encombrants. Les Kurdes ont prévenu qu’ils ne pourraient pas les garder éternellement. La France a récemment déclaré qu’elle pourrait rapatrier ses ressortissants, alors que jusqu’ici la ligne était plutôt de les laisser-sur-place. Le risque est de voir ces djihadistes s’évanouir dans la nature, après le retrait des forces américaines de Syrie. Donald Trump a en effet annoncé en décembre le départ imminent de ses militaires. Cette décision a suscité la colère de ses alliés européens, mais aussi l’inquiétude des Kurdes qui se retrouvent isolés.

RA : Et à noter ce soir les déclarations du Président syrien Bachar al-Assad. Il met en garde les groupes qui « parient » sur les États-Unis, autrement dit qui espèrent le soutien américain malgré le retrait : « les Américains ne vous mettront pas dans leur cœur ou dans leur bras » affirme le Président syrien dans une déclaration retransmise à la télévision publique.

SB : Le début d’une tournée en Asie pour le prince héritier d’Arabie saoudite.

RA : Mohammed ben Salmane, MBS comme il est appelé, est arrivé ce dimanche au Pakistan. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Premier ministre Imran Khan. Les deux hommes ont ensuite assisté à la signature de plusieurs textes économiques entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, pour un montant évalué à 20 milliards de dollars. L’économie qui sera un enjeu important de cette visite pour MBS qui se rendra ensuite en Inde et en Chine. L’objectif est de montrer qu’il demeure un acteur très important sur la scène diplomatique, malgré l’affaire Khashoggi dans laquelle il est mis en cause.

SB : Au Venezuela, des volontaires appelés pour acheminer l’aide humanitaire.

RA : Cette aide dont la population a tant besoin dans ce pays en crise. Mais cette aide qui est bloquée dans les pays voisins, car le Président Nicolas Maduro refuse qu’elle soit acheminée, c’est-à-dire transportée jusqu’aux habitants. Car cette aide a été envoyée par les États-Unis, soutiens de l’opposant Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays. Et Juan Guaido qui en appelle aux volontaires, un million de volontaires qui devront être mobilisés a dit l’opposant. Au risque d’un bras de fer avec les autorités. Explications Anissa el-Jabri.

Tee-shirts blancs et foulards vert clair. Ils étaient samedi plusieurs milliers à écouter Juan Guaido à Los Cortijos, dans le nord-est de Caracas… L’opposant reconnu président par une cinquantaine de pays était venu haranguer ses partisans, les inciter à s’inscrire sur des listes de volontaires pour acheminer l’aide humanitaire. Juan Guaido : « Cette grande mobilisation des volontaires ne sera pas seulement le long de la frontière, mais dans tout le pays, dans toutes les villes il y aura des regroupements le 23 février prochain pour réussir à acheminer l’aide humanitaire ». Juan Guaido, qui promet que l’aide humanitaire entrera le 23 février « quoi qu’il arrive »… Nicolas Maduro a lui demandé à l’armée de préparer un plan spécial de déploiement pour une frontière inviolable. Nicolas Maduro qui bénéficie toujours de l’appui de la hiérarchie militaire.

RA : Nicolas Maduro nie toute « urgence humanitaire » et assure que son gouvernement distribue de l’aide alimentaire à 6 millions de familles. Et quand on lui parle de pénuries, il dit que c’est la faute des États-Unis.

SB : Et puis au Brésil, dans l’un des pays voisins du Venezuela : des évacuations préventives.

RA : 200 personnes qui ont dû quitter leur logement dans le sud-est du pays. La raison : leur habitation se trouve non loin d’un barrage de la compagnie minière Vale. Cette compagnie au cœur d’un drame le mois dernier, quand l’effondrement d’un barrage a provoqué la mort de 165 personnes. Il y a toujours 160 disparus. Depuis les évacuations se multiplient dans la crainte de nouveaux drames, Pauline Gleize.

Le site de Vale près duquel vivaient ces 200 riverains n’est plus en activité... mais les rapports d’analyse de consultants spécialisés ont convaincu le numéro un mondial du minerai de fer d’en évacuer les abords avec l’aide de la défense civile et des autorités locales. Des habitants d’ailleurs accueillis dans un premier temps dans une salle municipale... Pour la suite Vale s’est engagé à les héberger dans des hôtels. Il y a une dizaine de jours déjà, 500 personnes ont été contraintes de quitter leur logement près de deux autres mines : l’une appartenant à Vale... l’autre à son concurrent Arcelor-Mittal. Vale mise donc désormais sur la prévention après la rupture d’un de ses barrages fin janvier. Un torrent de boue avait alors tout emporté sur une dizaine de kilomètres laissant sur son passage 313 morts et disparus. La justice enquête désormais sur les éventuelles responsabilités de la firme. Vendredi, 8 de ses employés ont été placés en détention provisoire. Le nom du géant minier apparaît dans un autre drame récent... Vale est copropriétaire du site de Mariana... où en 2015 un autre barrage minier avait cédé..Bilan : 19 morts et la pire catastrophe environnementale de l’histoire du Brésil.

SB : Enfin en football actuellement la dernière rencontre de la 25e journée de Ligue 1.

RA : Et c’est le premier au classement qui est sur le terrain. Le Paris Saint-Germain en déplacement à Saint Étienne. Un peu plus tôt dans la journée Lille, deuxième au classement a fait match nul contre Montpellier 0-0. Victoire de Bordeaux 2-0 contre Toulouse.

RA : RFI 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar. Comme chaque dimanche c’est l’expression de la semaine. Ce soir « pris de court ».

Le report des élections au Nigéria prend les électeurs par surprise. Il les prend de court. J’ai entendu les deux formules, dont le sens est proche évidemment, mais qui n’ont pourtant pas exactement la même signification. Pris par surprise ? Aucun problème ! Cela veut dire qu’on est surpris, et notamment qu’on est surpris pas la soudaineté, la rapidité d’un événement. Mais il y a bien souvent une nuance qui nous amène à l’autre expression, prise de court. C’est qu’on est un peu désarmé : on ne s’attendait pas à ça et donc on ne sait comment répondre, comment agir. Pris de court, c’est-à-dire pris à la gorge ? Non, il ne faut pas exagérer, le sens de la formule n’est pas si fort. Mais l’image est un peu la même : le temps est trop court entre ce qui nous arrive et l’instant où l’on devrait réagir. On est pris à l’improviste, ou même on est pris au dépourvu. C’est qu’on n’a rien prévu, rien prémédité. Ce n’est pas comme si on avait pu réfléchir à l’avance à cette possibilité et élaborer des réponses qui conviennent. Là, rien n’est prêt : c’est bien ce que veut dire « pris au dépourvu » ! Et cette impréparation peut susciter, faire naître un sentiment de malaise ou d’affolement. D’où vient l’image qui dit « pris de court » ? On ne sait pas trop : elle peut avoir une origine temporelle, c’est ce qu’on vient d’évoquer. Comme si le temps était trop court pour qu’on puisse avoir la réaction qu’il faudrait. Mais aussi bien, on pourra penser à une origine plus militaire, stratégique. Comme si l’ennemi vous avait contourné pour vous attaquer sur un flan, sur un côté mal défendu. Et l’espace est trop court, trop resserré pour qu’on puisse faire face, retourner les troupes contre les assaillants.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 17/02/2019 20:30:07

Journal en français facile 16/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : en Syrie les derniers djihadistes du groupe État islamique sont désormais assiégés. Cela veut dire qu’ils sont encerclés par les Forces démocratiques syriennes qui les combattent. Ces dernières qui affirment que la victoire totale sera annoncée dans les prochains jours.

SB : C’est une première dans l’histoire de l’Eglise catholique : un ancien cardinal américain aujourd’hui âgé de 88 ans a été défroqué. Cela veut dire qu’il devient un laïc. Les faits qui lui sont reprochés datent de près de 50 ans.

RA : Et puis à la fin de cette édition Yvan Amar, nous rejoindre pour le mot de la semaine. Un mot qui lié à l’actualité en Syrie.

------

SB : La dernière bataille contre le groupe État islamique est donc en cours.

RA : Et cette bataille se déroulerait dans le village de Baghouz, en Syrie, non loin de la frontière avec l’Irak. C’est dans ce village que se trouvent les deniers combattants djihadistes. C’est en tout cas ce qu’affirment les Forces démocratiques syriennes, qui promettent que la victoire contre l’organisation sera annoncée dans les prochains jours. Alors que se déroule cette dernière bataille, Américains et Européens sont réunis ce week-end à Munich en Allemagne pour la conférence annuelle sur la sécurité. Et il est question de la Syrie. Précisément le retrait américain de Syrie inquiète les Européens, qui n’ont pas manqué de le dire. À Munich pour RFI Pascal Thibault.

Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian avait parlé vendredi à Munich d’un « mystère » entourant l’intention des États-Unis de se retirer de Syrie une fois l’organisation État islamique défaite. Un tel retrait pouvant favoriser l’influence de l’Iran dans la région alors que Washington critique Téhéran. Samedi matin, le vice-président américain Mike Pence a pressé les Européens à se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien. À son tour, Angela Merkel a critiqué le retrait de Washington de Syrie. « Est-ce que c’est une bonne idée de la part des États-Unis quitter immédiatement et aussi vite que possible la Syrie ou bien est-ce qu’un tel retrait ne permet pas à la Russie et à l’Iran d’augmenter leur influence sur place ? » Le départ des 2 000 soldats américains de Syrie devrait intervenir dans les prochaines semaines, alors que le groupe État islamique est sur le point d’être vaincu dans son dernier réduit en Syrie. Le vice-président américain Mike Pence s’est efforcé à Munich de rassurer ses alliés. « Les États-Unis conserveront une présence importante dans la région et continuerons à se battre avec leurs alliés pour lutter partout et à tout moment contre toute activité de l’organisation État islamique. » Mais cela ne suffira sans doute pas à rassurer les alliés des États-Unis irrités par l’annonce d’un retrait rapide de Washington de Syrie. Les Américains leur demandent de constituer une « force d’observateurs » dans le nord-est du pays pour garantir la sécurité des alliés kurdes syriens, menacés par Ankara. Une proposition qui a reçu une fin de non-recevoir. Pascal Thibaut, Munich, RFI.

SB : On prend la direction maintenant de l’Inde, deux jours après l’une des attaques les plus meurtrières au Cachemire.

RA : Le Cachemire, cette région au cœur des tensions entre l’Inde et le Pakistan. Jeudi 49 paramilitaires ont été tués dans une attaque à la voiture piégée. Attentat revendiqué par un groupe islamiste basé au Pakistan. Deux jours après c’est l’union sacrée au sein de la classe politique indienne. Union sacrée cela veut dire que les différents partis politiques mettent de côté leurs désaccords pour condamner d’une même voix ce qui s’est passé au Cachemire. La correspondance de Sébastien Farcis.

C’est une image rare, surtout en pleine campagne pour les élections législatives : les principaux dirigeants des partis politiques indiens, de l’extrême droite hindouiste aux communistes en passant par le parti du Congrès, se sont assis ensemble ce samedi, et ont publié un communiqué commun avec le gouvernement qui condamne le terrorisme importé de l’étranger, sans nommer le Pakistan. Et affirme, surtout, parler d’une seule voix face à ces tentatives de division du pays. Mais cette posture est bien sûr politique : à trois mois des élections, les partis d’opposition veulent montrer à leur électorat qu’ils réagissent fortement au terrorisme et ne veulent pas laisser au gouvernement sortant le monopole de l’action. Et cette union sacrée ne devrait pas durer : déjà, l’une des opposantes les plus virulentes, Mamata Banerjee, a estimé que cette attaque est le résultat d’une défaillance des services de renseignements, et donc du gouvernement. Sébastien Farcis, New Delhi RFI.

SB : Et puis cette décision, qui est une première dans l’histoire de l’Église catholique.

RA : Le pape François a défroqué un ancien cardinal américain accusé d’abus sexuels. Cela veut dire que cet homme aujourd’hui âgé de 88 ans est réduit à l’état laïc, il ne pourra plus dire la messe. Les faits qui lui sont reprochés datent de près d’un demi-siècle. Theodore McCarrick, très influent dans l’Église, avait fait l’objet d’une enquête après des révélations de la presse américaine. L’été dernier il avait perdu son titre de cardinal, et le voilà donc défroqué depuis ce samedi : jamais dans l’histoire de l’Église catholique un cardinal n’avait subi cette sanction pour des motifs d’abus sexuels. Murielle Paradon.

Défroqué... c’est le châtiment le plus grave pour un ecclésiastique, il se retrouve privé de ses prérogatives de prêtre comme celui de dire la messe. Theodore McCarrick, qui était encore il y a peu un cardinal très influent, est donc sanctionné après des révélations d’abus sexuels et alors qu’une série de scandales entache l’Église catholique depuis l’an dernier. Le porte-parole du Vatican Alessandro Gisotti revient sur ces affaires devant la presse « A cette occasion je voudrais redire ce qui a été dit par le bureau de presse du Saint-Siège le 6 octobre 2018. Les abus et ceux qui les couvrent ne peuvent plus être tolérés. Et le traitement différent qu’on pourrait accorder aux évêques qui ont commis des abus ou qui les ont couverts représente une forme de cléricalisme qui n’est plus acceptable ». La décision du Pape de défroquer un ex-cardinal tombe quelques jours avant une réunion cruciale. La semaine prochaine, les présidents des conférences épiscopales du monde entier se retrouveront au Vatican. Ils évoqueront notamment la responsabilité des prélats ayant gardé sous silence des agressions sexuelles sur mineurs commises par des membres du clergé.

RA : Et la réaction ce samedi du président de la conférence des évêques américains : il évoque un signal fort envoyé par le pape François sur le fait que les abus sexuels ne seront plus tolérés au sein de l’Église catholique.

SB : Et puis en France, nouvelle mobilisation des gilets jaune.

RA : Comme chaque samedi depuis le mois de novembre ils sont descendus dans la rue. Au total partout en France il y avait 41 500 manifestants selon les autorités, des chiffres en baisse par rapport à samedi dernier. Mais des chiffres contestés par les gilets jaunes. Pas d’incident majeur recensé à Paris, en revanche quelques tensions à Bordeaux et à Toulouse dans le sud-ouest du pays. En football actuellement la 25e journée de Ligue 1. La bonne opération pour Marseille qui a battu Amiens 2-0, c’est la troisième victoire consécutive de l’OM. Actuellement Monaco contre Nantes et Angers face à Nice. 21h08 ici à Paris, l’heure de retrouver Yvan Amar. Comme chaque samedi le mot de la semaine. Ce soir « bastion ».

Le dernier bastion de l’État islamique en Syrie, dans l’est du pays, est-il passé sous le contrôle de l’armée syrienne ? C’est en tout cas ce qu’annoncent les médias occidentaux, notamment RFI, qui justement utilise cette expression de dernier bastion à propos de ce territoire. Dernier bastion, c’est-à-dire dernière enclave, dernière superficie contrôlée par l’EI. Cette formule est fréquente pour désigner une dernière poche de résistance, ce qui tient encore, quand tout le reste est passé sous le contrôle des adversaires, ce qui combat encore, et bien souvent quand tout espoir de victoire est perdu. On voit qu’au départ l’expression est souvent positive, et exalte, magnifie, félicite ces combattants. Mais pas toujours : ce n’est pas le cas ici. Et au départ le mot bastion est d’origine militaire. Quand on fortifie une place ou une ville, on peut construire un genre de muraille tout autour. Et à chaque angle bâtir une petite construction qui est presque en surplomb, c’est-à-dire qui déborde de l’enceinte. C’est ça le bastion, qui reste très vif en français avec deux sens figurés possibles et presque opposés : ou bien un avant-poste, un bastion avancé : on y exerce son influence en dehors de son périmètre de contrôle ordinaire. Là aussi on va un peu plus loin que la zone qui nous appartient. Ou alors c’est le dernier point où l’on résiste encore, le dernier carré à ne pas se rendre.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 16/02/2019 20:45:03

Journal en français facile 15/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 21h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : Donald Trump annonce qu’il déclare l’urgence nationale. C’est une procédure qui permet au Président américain de financer le projet d’un mur à la frontière avec le Mexique, sans avoir l’accord du Congrès. Colère des démocrates qui annoncent qu’ils utiliseront tous les recours possibles.

SB : En Espagne, des élections législatives anticipées auront lieu le 28 avril prochain. Anticipées c’est-à-dire avant la date prévue. Décision ce vendredi du chef du gouvernement Pedro Sanchez, deux jours après le rejet de son projet de budget.

RA : En Israël une vidéo diffusée par les services du Premier ministre, puis retirée. On y voit des dirigeants arabes parler de leur inquiétude vis-à-vis de l’Iran. Une position qui laisse penser que le conflit israélo-palestinien n’est plus la priorité.

SB : Et puis à la fin de ce journal, nous vous emmènerons là où les professionnels du textile se retrouvent deux fois par an. Un salon près de Paris où les vêtements du futur sont présentés.

------

SB : Donald Trump a donc signé cet après-midi une déclaration d’urgence nationale.

RA : Cela s’est passé dans les jardins de la Maison-Blanche, lors d’une conférence de presse. Cette procédure exceptionnelle permet au Président américain d’obtenir les fonds nécessaires pour financer son projet d’un mur à la frontière mexicaine. En décrétant l’urgence nationale, il évite de passer par le Congrès, où les démocrates s’opposent au projet de Donald Trump. Il va prélever ces fonds notamment sur le budget de la défense. Il compte ainsi débloquer près de 7 milliards d’euros. Le mur à la frontière mexicaine, c’est une promesse de Donald Trump et c’est devenu un enjeu de sa réélection en 2020. Cet après-midi donc il n’a pas hésité à parler d’invasion pour justifier une telle décision. Les précisions à Washington d’Anne Corpet.

« La drogue et les criminels envahissent notre pays », a martelé Donald Trump au cours d’une longue conférence de presse parfois décousue. Le président sait que sa décision d’invoquer une urgence nationale sera contestée devant la justice, mais il s’est déclaré confiant sur l’issue de la bataille qui s’annonce devant les tribunaux « la Cour suprême nous donnera raison » a-t-il affirmé. Interrogé sur les statistiques qui montrent que le taux de criminalité des clandestins est en réalité inférieur à celui des Américains de souche, Donald Trump s’est agacé, a dénoncé une question biaisée, et a assuré que ces statistiques étaient fausses. Elles proviennent pourtant de sa propre administration. Les démocrates ont aussitôt réagi et annoncé qu’ils utiliseront tous les recours possibles. Les chefs de l’opposition au congrès Chuck Schumer et Nancy Pelosi parlent d’un abus de pouvoir, de « vol » des fonds du budget de la défense. « Les actions du Président violent clairement le pouvoir exclusif du Congrès en matière de dépenses », écrivent-ils. En attendant que la justice tranche, les fonds convoités par le président ne seront pas débloqués. Les travaux pour la construction du mur à la frontière ne sont donc pas prêts de commencer. Anne Corpet Washington RFI.

RA : Et déjà ce soir l’État de New York annonce son intention de se battre en justice contre la déclaration d’urgence de Donald Trump. Et puis à retenir également de la conférence de presse du Président américain, la guerre commerciale avec la Chine. Sur ce sujet Donald Trump s’est montré optimiste quant à la possibilité de parvenir à un traité de paix commerciale avec Pékin. Il a dit qu’il pourrait prolonger la trêve négociée avec son homologue chinois Xi Jinping et qui est censée se terminer le 1er mars. Ce sont des déclarations qui interviennent alors que vient de s’achever un nouveau cycle de discussions entre les deux pays.

SB : En Espagne pour la troisième fois en moins de quatre ans, il y va y avoir des élections législatives.

RA : Elles auront lieu le 28 avril prochain, c’est le chef du gouvernement Pedro Sanchez qui l’a annoncé ce vendredi, dans une telle situation on parle d’élections anticipées. Pedro Sanchez qui avait difficilement le choix puisqu’il y a deux jours son projet de budget a été rejeté par le Parlement. Je vous propose d’écouter l’annonce de Pedro Sanchez, c’était donc ce matin après un conseil des ministres extraordinaire.

« L’Espagne doit continuer à aller de l’avant, elle doit continuer à progresser dans la tolérance et le respect de chacun, en agissant avec modération et bon sens, et en rejetant la politique de la confrontation. Nous devons poursuivre la croissance, poursuivre la création d’emploi, la redistribution des richesses et nous devons consolider et élargir les droits et les libertés acquis au cours de ces 40 dernières années. Nous devons renforcer la cohésion sociale et la cohésion territoriale qui sont les seuls garants de l’unité de l’Espagne, qu’il nous faut préserver. C’est pour cette raison que je vous annonce que dans l’exercice de mon mandat de président du gouvernement d’Espagne, et après délibération avec le conseil des ministres, j’ai proposé la dissolution du parlement et la convocation d’élections législatives le 28 avril. »

RA : L’annonce du chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez ce vendredi. Annonce qui intervient alors que déroule depuis trois jours le procès des dirigeants indépendantistes catalans qui sont jugés pour leur rôle dans la tentative de sécession d’octobre 2017. La sécession c’est le fait de vouloir se séparer officiellement d’une région ou d’un pays.

SB : Et puis au Proche-Orient une vidéo qui fâche.

RA : Vidéo où l’on voit des dirigeants arabes évoquer leur inquiétude face à l’Iran. C’était lors de la conférence de Varsovie sur le Moyen-Orient qui se tenait ces deux derniers jours en Pologne. Vidéo embarrassante pour Israël, les services du Premier ministre l’ont diffusé avant de la retirer. Correspondance à Jérusalem de Guilhem Delteil.

Benyamin Netanyahu le répète régulièrement : dans des réunions à huis clos, des pays arabes confessent volontiers que leur priorité n’est plus le conflit israélo-palestinien, mais l’Iran. La vidéo diffusée par les services du Premier ministre apporte la preuve de ses propos. Sur ces images diffusées sur la chaîne YouTube du chef du gouvernement israélien, le ministre d’État saoudien aux Affaires étrangères accuse l’Iran de soutenir le terrorisme. Et son homologue bahreïnien fait du pays son ennemi numéro un. « Nous avons grandi en entendant dire que la dispute entre la Palestine et Israël est le problème le plus important. Mais ensuite, nous avons vu une menace plus grande, plus toxique ; la plus toxique de l’histoire moderne. Elle vient de la République islamique d’Iran. » La vidéo dure 25 minutes et semble avoir été tournée au téléphone portable. Ces propos n’avaient pas vocation à être diffusés. Mais ils servent les intérêts du chef du gouvernement israélien en pleine campagne électorale. Benyamin Netanyahu veut se présenter comme un dirigeant capable de défendre les intérêts sécuritaires d’Israël et de tisser des liens avec les pays arabes. La vidéo n’a été retirée qu’une fois reprise par les médias israéliens. Guilhem Delteil, Jérusalem, RFI.

RA : Et puis également concernant Israël, cette polémique avec la Pologne. Polémique née de déclarations de Benyamin Netanyahu citées par la presse : le Premier ministre israélien aurait évoqué une collaboration des Polonais avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Le chef du gouvernement qui a tenté d’apaiser la situation, la presse a déformé ces propos affirme les services de Benyamin Netanyahu.

SB : Et puis on parle de vêtements révolutionnaires maintenant dans le Journal en français facile.

RA : Imaginez donc des vêtements capables de recharger son téléphone portable par exemple, ou de permettre une meilleure circulation sanguine ? Tout cela sera peut-être possible dans le futur. Ces derniers jours se tenaient à Villepinte près de Paris, le Salon Première Vision, qui est le grand rendez-vous des professionnels du textile venus du monde entier. Notre reporter Corentin Nicolas s’est rendu sur place.

60 000 visiteurs se pressent pour découvrir les nouvelles fibres et matières... qui garniront les collections Printemps-Eté 2020... L’accent est mis sur l’innovation. Et la start-up française « In duo » espère faire recette avec son tissu intachable... Pauline Guesnet est co-fondatrice de cette jeune marque. « La technologie est de plus en plus présente dans la mode. Je pense que les gens n’ont pas encore complètement adopté cela. C’est vrai que parfois, on nous a déjà dit, “je ne vois pas l’intérêt de ne pas faire des taches sur ma chemise”. Je leur dis qu’il y a aussi le fait d’évacuer votre transpiration, d’être plus propre d’avoir peut-être moins besoin de la laver. Je pense que ce sont avec des technologies comme cela qui changent le quotidien des gens que l’on va réussir à convertir. » En termes d’innovations, cinq pays seulement pour représenter la Fashion-Tech à l’africaine. David Bardin, de l’entreprise marocaine Evlox dresse le bilan du marché sur le continent. « Dans notre domaine, il y a peu de tisseurs qui soient implantés en Afrique. Les principaux concurrents sont soient européens, soit asiatiques. Effectivement en Afrique, il y a des investissements qui peuvent se réaliser, mais cela reste encore des cas rares par rapport à ce que l’on peut rencontrer sur d’autres pays ou d’autres continents. » En septembre prochain, Première Vision s’intéressera, à l’éco-responsabilité. Un pas supplémentaire vers une industrie textile toujours plus à la pointe et toujours plus verte.

RA : Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 15/02/2019 20:30:08

Les insectes disparaissent

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 15/02/2019 10:22:27

Journal en français facile 14/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel.
Bienvenue dans votre journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À suivre dans ce journal :

Un attentat, dans le Cachemire indien aujourd'hui. Une explosion a frappé un convoi militaire. Le bilan est pour le moment de 33 morts. 
La fin de la conférence sur le Moyen-Orient à Varsovie. Deux jours durant lesquels Washington a particulièrement attisé les tensions avec l'Iran. 
L'Iran qui était en Russie avec les dirigeants russes et turcs. C'est la Syrie qui était au cœur des discussions. 
La fin du géant A380 annoncée aujourd'hui par Airbus.
Et puis Theresa May de nouveau mise en difficulté au parlement britannique, moins de six semaines maintenant avant le Brexit.

-----

ZK : En Pologne, la conférence sur le Moyen-Orient s'est achevée ce soir. 

AM : Depuis deux jours, une soixantaine de représentants étaient réunis, à Varsovie. L'objectif c'était de parler paix et sécurité au Moyen-Orient. Étaient présents notamment Israël et des dirigeants arabes. Mais c'est surtout de l'Iran dont il a été question. Les États Unis ont par exemple pressé les européens à se retirer du traité sur le nucléaire, un texte qu’ils ont quitté depuis plus d'un an. Et si le vice-président américain Mike Pence a félicité l'Arabie-Saoudite ou encore les Émirats Arabes Unis pour leur application des sanctions américaines sur l'Iran. Il a critiqué le refus de certains européens de faire la même chose. On écoute Mike Pence.

« Certains de nos principaux partenaires européens n’ont pas été coopératifs. Ils ont été les instigateurs de la création d’un mécanisme qui va à l’encontre de nos sanctions. Il y a seulement deux semaines la France, l’Allemagne et le Royaume Uni ont annoncé la création d’un mécanisme de financement spécial qui permettrait de remplacer des  paiements internationaux soumis à des sanctions. Ils appellent cela un outil à but spécifique, nous appelons ça un effort pour casser les sanctions américaines contre le régime révolutionnaire et meurtrier iranien.  C’est un mauvais pas qui ne fera que renforcer l’Iran, affaiblir l’Union Européenne et créer encore davantage de distance entre l’UE et les États-Unis. L'heure est venue  pour nos partenaires européens de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien et de se joindre à nous pour faire peser des pressions diplomatiques et économiques afin d'offrir la paix et la sécurité que mérite le peuple iranien, la région et le monde entier. »

ZK : Des propos recueillis par notre envoyée spéciale à Varsovie, Oriane Verdier.

AM : Hassan Rohani, de la Russie où il se trouvait aujourd'hui, a commenté la tenue de cette conférence à Varsovie. Le président iranien a dit qu'elle était vide, et sans résultat.

ZK : Vous en parliez Andréane, aujourd'hui le président iranien était dans le sud de la Russie. 

AM : Et il n'était pas seul, avec lui les présidents russes et turcs. Réunis, à Sotchi, pour discuter de l'avenir de la Syrie. Les dirigeants ont promis de renforcer leur coopération pour mettre fin au conflit qui dure dans le pays depuis 8 ans maintenant, et qui a fait plus de 360 000 morts. Tous trois se sont également mis d'accord pour qualifier de positif le retrait prochain des troupes américaines de Syrie.

ZK : Dans l’actualité également, le Cachemire indien touché par un attentat ce jeudi. 

AM : Le bilan est pour le moment d'au moins 33 morts selon les autorités. Une attaque à la bombe menée contre un groupe des forces paramilitaires indiennes. C'est l'un des épisodes les plus meurtriers survenus dans la région depuis plusieurs années. Vincent Souriau.

« L'attaque s'est produite sur l'autoroute qui relie les deux principales villes du Cachemire : 300 kilos d'explosifs chargés dans une voiture piégée. Le kamikaze a foncé sur un convoi de bus. Au moins deux de ces véhicules ont été touchés par l'explosion. Ils transportaient des troupes de retour de permission. La revendication est arrviée très vite : signée de l'Armée de Mahomet, un groupe terroriste pakistanais placé sur liste noire par plusieurs pays occidentaux, qui a diffusé une vidéo posthume mettant en scène l'auteur présumé de l'attentat : un homme d'une trentaine d'années, présenté comme l'un des cadres de cette organisation. Dans la classe politique indienne, une avalanche de réactions dont celle du Premier ministre indien. Narendra Modi parle d'une attaque lâche et méprisable. Il assure que ces soldats ne seront pas morts en vain et que la nation toute entière se tient au côté de leurs familles. L'enquête commence, elle devra déterminer comment l'assaillant a pu se procurer sa charge explosive et échapper aux contrôles de sécurité dans cette province ultra-surveillée. »

AM : Vous entendiez la réaction de Narendra Modi, Jean-Yves Le Drian également a réagi. Le ministre français des affaires étrangères a condamné une attaque ignoble.

ZK : Vous écoutez RFI, il est 20 heures et 5 minutes à Londres, où se trouve le parlement britannique. Aujourd'hui, les députés ont rejeté une motion de Theresa May concernant le Brexit. 

AM : Une nouvelle défaite pour la première ministre britannique, à six semaines maintenant de la sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Les députés ont rejeté, par 303 voix contre 258, le texte dans lequel le gouvernement britannique exposait sa volonté de renégociation de l'accord de Brexit avec l'Union Européenne. Un nouveau signe de faiblesse de Theresa May, à un peu  plus d'un mois de l'échéance alors que l'incertitude et l'inquiétude sont reines dans le pays. À Belfast notamment, la capitale de l'Irlande du Nord. Sa frontière avec l'Irlande, et l'un des points qui pose problème. Reportage, Béatrice Leveillé.

« Les nord irlandais n’ont pas choisi de quitter l’union européenne, ils ont voté à 56% contre le Brexit, comme le compagnon de Sandra une française qui vit depuis 20 ans à Belfast. [transcription manquante] Une inquiétude largement partagée au sein de l’université, Will MacGary  enseignant à la Queens université : « Une large partie du personnel ici à la queens university comme dans toutes les universités britanniques vient de l’union européenne et le brexit a créé une incertitude pour des gens qui vivent ici et qui ont fondé des familles. Pire,  ils ne se savent plus s’ils sont les bienvenus. Et en Irlande du nord nous avons un problème en plus : la menace d’une frontière dure avec la république d’Irlande que fait peser le Brexit, c’est une menace qui pèse sur nous tous en Irlande du nord ». Dans cette région encore déchirée  il y a 20 ans par un conflit sanglant entre catholiques et protestants, le Brexit ravive les tensions. Béatrice leveillé, Belfast, RFI. »

ZK : La fin programmée d'un avion emblématique a été annoncée aujourd'hui. L'européen Airbus a fait savoir que la production de l'A380 allait être stoppée. 

AM : Il n'y aura plus de livraison à partir de 2021. L'A380, géant du ciel, entré en service en 2007, fruit de la collaboration entre 4 pays : France, Allemagne, Royaume-Uni et Espagne. Il était le plus gros avion civil jamais construit, mais il était aussi un échec commercial. Airbus a donc décidé de dire stop. Précisions, Dominique Baillard.

« Cela fait plusieurs mois que le sort de l'A380 est sur la sellette. Depuis que son principal client, Emirates, a fait comprendre qu'il voulait revoir sa commande à la baisse. Au lieu de 53 appareils la compagnie du Golfe n'en achètera finalement plus que 14, c'est officiel depuis ce matin. Et aucun gros acheteur n'est prêt à prendre le relais. L'A380 est une réussite technologique, mais il est trop cher, trop gourmand en carburant, et donc plus vraiment adapté aux besoins actuels du marché aérien. Airbus en tire les conséquences. Ses chaines d'assemblage s'arrêteront d'ici deux ans. Les 3000 employés concernés seront redéployés sur la production d'autres modèles commercialement plus performants. Cet arrêt socialement indolore est en revanche un gros coup porté à la réputation du groupe. L'appareil conçu pour tuer le Boeing 747 a échoué. Il va rejoindre le cimetière des éléphants blancs du constructeur européen où reposent le concorde ou la caravelle. Mais tout n'est pas perdu pour les actionnaires: l'arrêt de ce programme devenu un boulet devrait rendre la compagnie plus rentable. »

AM : Dans l'actualité économique également, le chômage est en baisse en France. C'est ce qu'on retient des chiffres publié par l'INSEE ce jeudi. Le chômage recule de 0,3 points au 4e trimestre de 2018. Il passe ainsi sous la barre des 9%. C'est ainsi que se termine ce journal en français facile, merci de l'avoir suivi. N'oubliez pas qu'il est à réécouter sur le site RFI savoirs avec un S. 



Voir le flux - 14/02/2019 20:45:03

Journal en français facile 14/02/2019 20h00 GMT

Transcription

Andréane Meslard : Vous écoutez RFI, il est 21 heures à Paris, 20 heures en temps universel.
Bienvenue dans votre journal en français facile. Avec moi pour vous le présenter Zéphyrin Kouadio, bonsoir Zéphyrin !

Zéphyrin Kouadio : Bonsoir Andréane, bonsoir à tous.

AM : À suivre dans ce journal :

Un attentat, dans le Cachemire indien aujourd'hui. Une explosion a frappé un convoi militaire. Le bilan est pour le moment de 33 morts. 
La fin de la conférence sur le Moyen-Orient à Varsovie. Deux jours durant lesquels Washington a particulièrement attisé les tensions avec l'Iran. 
L'Iran qui était en Russie avec les dirigeants russes et turcs. C'est la Syrie qui était au cœur des discussions. 
La fin du géant A380 annoncée aujourd'hui par Airbus.
Et puis Theresa May de nouveau mise en difficulté au parlement britannique, moins de six semaines maintenant avant le Brexit.

-----

ZK : En Pologne, la conférence sur le Moyen-Orient s'est achevée ce soir. 

AM : Depuis deux jours, une soixantaine de représentants étaient réunis, à Varsovie. L'objectif c'était de parler paix et sécurité au Moyen-Orient. Étaient présents notamment Israël et des dirigeants arabes. Mais c'est surtout de l'Iran dont il a été question. Les États Unis ont par exemple pressé les européens à se retirer du traité sur le nucléaire, un texte qu’ils ont quitté depuis plus d'un an. Et si le vice-président américain Mike Pence a félicité l'Arabie-Saoudite ou encore les Émirats Arabes Unis pour leur application des sanctions américaines sur l'Iran. Il a critiqué le refus de certains européens de faire la même chose. On écoute Mike Pence.

« Certains de nos principaux partenaires européens n’ont pas été coopératifs. Ils ont été les instigateurs de la création d’un mécanisme qui va à l’encontre de nos sanctions. Il y a seulement deux semaines la France, l’Allemagne et le Royaume Uni ont annoncé la création d’un mécanisme de financement spécial qui permettrait de remplacer des  paiements internationaux soumis à des sanctions. Ils appellent cela un outil à but spécifique, nous appelons ça un effort pour casser les sanctions américaines contre le régime révolutionnaire et meurtrier iranien.  C’est un mauvais pas qui ne fera que renforcer l’Iran, affaiblir l’Union Européenne et créer encore davantage de distance entre l’UE et les États-Unis. L'heure est venue  pour nos partenaires européens de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien et de se joindre à nous pour faire peser des pressions diplomatiques et économiques afin d'offrir la paix et la sécurité que mérite le peuple iranien, la région et le monde entier. »

ZK : Des propos recueillis par notre envoyée spéciale à Varsovie, Oriane Verdier.

AM : Hassan Rohani, de la Russie où il se trouvait aujourd'hui, a commenté la tenue de cette conférence à Varsovie. Le président iranien a dit qu'elle était vide, et sans résultat.

ZK : Vous en parliez Andréane, aujourd'hui le président iranien était dans le sud de la Russie. 

AM : Et il n'était pas seul, avec lui les présidents russes et turcs. Réunis, à Sotchi, pour discuter de l'avenir de la Syrie. Les dirigeants ont promis de renforcer leur coopération pour mettre fin au conflit qui dure dans le pays depuis 8 ans maintenant, et qui a fait plus de 360 000 morts. Tous trois se sont également mis d'accord pour qualifier de positif le retrait prochain des troupes américaines de Syrie.

ZK : Dans l’actualité également, le Cachemire indien touché par un attentat ce jeudi. 

AM : Le bilan est pour le moment d'au moins 33 morts selon les autorités. Une attaque à la bombe menée contre un groupe des forces paramilitaires indiennes. C'est l'un des épisodes les plus meurtriers survenus dans la région depuis plusieurs années. Vincent Souriau.

« L'attaque s'est produite sur l'autoroute qui relie les deux principales villes du Cachemire : 300 kilos d'explosifs chargés dans une voiture piégée. Le kamikaze a foncé sur un convoi de bus. Au moins deux de ces véhicules ont été touchés par l'explosion. Ils transportaient des troupes de retour de permission. La revendication est arrviée très vite : signée de l'Armée de Mahomet, un groupe terroriste pakistanais placé sur liste noire par plusieurs pays occidentaux, qui a diffusé une vidéo posthume mettant en scène l'auteur présumé de l'attentat : un homme d'une trentaine d'années, présenté comme l'un des cadres de cette organisation. Dans la classe politique indienne, une avalanche de réactions dont celle du Premier ministre indien. Narendra Modi parle d'une attaque lâche et méprisable. Il assure que ces soldats ne seront pas morts en vain et que la nation toute entière se tient au côté de leurs familles. L'enquête commence, elle devra déterminer comment l'assaillant a pu se procurer sa charge explosive et échapper aux contrôles de sécurité dans cette province ultra-surveillée. »

AM : Vous entendiez la réaction de Narendra Modi, Jean-Yves Le Drian également a réagi. Le ministre français des affaires étrangères a condamné une attaque ignoble.

ZK : Vous écoutez RFI, il est 20 heures et 5 minutes à Londres, où se trouve le parlement britannique. Aujourd'hui, les députés ont rejeté une motion de Theresa May concernant le Brexit. 

AM : Une nouvelle défaite pour la première ministre britannique, à six semaines maintenant de la sortie programmée du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Les députés ont rejeté, par 303 voix contre 258, le texte dans lequel le gouvernement britannique exposait sa volonté de renégociation de l'accord de Brexit avec l'Union Européenne. Un nouveau signe de faiblesse de Theresa May, à un peu  plus d'un mois de l'échéance alors que l'incertitude et l'inquiétude sont reines dans le pays. À Belfast notamment, la capitale de l'Irlande du Nord. Sa frontière avec l'Irlande, et l'un des points qui pose problème. Reportage, Béatrice Leveillé.

« Les nord irlandais n’ont pas choisi de quitter l’union européenne, ils ont voté à 56% contre le Brexit, comme le compagnon de Sandra une française qui vit depuis 20 ans à Belfast. [transcription manquante] Une inquiétude largement partagée au sein de l’université, Will MacGary  enseignant à la Queens université : « Une large partie du personnel ici à la queens university comme dans toutes les universités britanniques vient de l’union européenne et le brexit a créé une incertitude pour des gens qui vivent ici et qui ont fondé des familles. Pire,  ils ne se savent plus s’ils sont les bienvenus. Et en Irlande du nord nous avons un problème en plus : la menace d’une frontière dure avec la république d’Irlande que fait peser le Brexit, c’est une menace qui pèse sur nous tous en Irlande du nord ». Dans cette région encore déchirée  il y a 20 ans par un conflit sanglant entre catholiques et protestants, le Brexit ravive les tensions. Béatrice leveillé, Belfast, RFI. »

ZK : La fin programmée d'un avion emblématique a été annoncée aujourd'hui. L'européen Airbus a fait savoir que la production de l'A380 allait être stoppée. 

AM : Il n'y aura plus de livraison à partir de 2021. L'A380, géant du ciel, entré en service en 2007, fruit de la collaboration entre 4 pays : France, Allemagne, Royaume-Uni et Espagne. Il était le plus gros avion civil jamais construit, mais il était aussi un échec commercial. Airbus a donc décidé de dire stop. Précisions, Dominique Baillard.

« Cela fait plusieurs mois que le sort de l'A380 est sur la sellette. Depuis que son principal client, Emirates, a fait comprendre qu'il voulait revoir sa commande à la baisse. Au lieu de 53 appareils la compagnie du Golfe n'en achètera finalement plus que 14, c'est officiel depuis ce matin. Et aucun gros acheteur n'est prêt à prendre le relais. L'A380 est une réussite technologique, mais il est trop cher, trop gourmand en carburant, et donc plus vraiment adapté aux besoins actuels du marché aérien. Airbus en tire les conséquences. Ses chaines d'assemblage s'arrêteront d'ici deux ans. Les 3000 employés concernés seront redéployés sur la production d'autres modèles commercialement plus performants. Cet arrêt socialement indolore est en revanche un gros coup porté à la réputation du groupe. L'appareil conçu pour tuer le Boeing 747 a échoué. Il va rejoindre le cimetière des éléphants blancs du constructeur européen où reposent le concorde ou la caravelle. Mais tout n'est pas perdu pour les actionnaires: l'arrêt de ce programme devenu un boulet devrait rendre la compagnie plus rentable. »

AM : Dans l'actualité économique également, le chômage est en baisse en France. C'est ce qu'on retient des chiffres publié par l'INSEE ce jeudi. Le chômage recule de 0,3 points au 4e trimestre de 2018. Il passe ainsi sous la barre des 9%. C'est ainsi que se termine ce journal en français facile, merci de l'avoir suivi. N'oubliez pas qu'il est à réécouter sur le site RFI savoirs avec un S. 



Voir le flux - 14/02/2019 20:45:03

Mohla Sahara e Aparang Botala Hape

Mamela moea ona, ke Sahara ha e bokolla. E emetse monna ea mosa, ea lokileng, ea tla e apesa botala hape.

Mamela moea ona, ke Sahara ha e bokolla. E batla ho apara botala hape.

Sahara ha ea tloha e le lehoatata : e n’e le naha e ntle e talana.

Baahi ba teng ba ne ba hlompha tlholeho, ‘me ba phela ka thabo.

Ba ne ba phela ka ho tsoma, ho ruoa liphoofole le temo.

Ba ne ba rata naha ea bona, ‘me le eona e ba rata.

Bomalimabe bo kene ho fihleng hoa banna ba meharo.

Banna bana ba ne ba sa batle thabo; ba ne ba ipatlela leruo.

Ho ne ho se se ba khotsofatsang; ba ne ba labalabela leruo ho ea ho ile.

Letšolong ba ne ba bolaea liphoofolo ho bontša boqhetseke ba bona, eseng ho li ja.

Ba ne ba rema meru ho ikahela matlo a borena, eseng ho itšireletsa pula kapa letsatsi.

Mekhoa ea banna bana ba meharo e n’e il’a lematsa Sahara, ‘me e ile ea fihlela qeto ea ho fetoha lehoatata.

Leha ho le joalo, baahi ba bang ba ile ba tsoelapele ho phela Sahara hoba ba ne ba e rata.

Sahara e ile ea hauha. E le ho leboha lerato la bona, e ile ea ba fa mehloli e seng mekae ‘moho le mabopo a n?ka e kholo ea Niger.

Esale e hlora ho tloha mohla monene.

Mamela moea ona, ke Sahara ha e bokolla. E batla ho apara botala hape.

Ka le leng, e ile ea botsa nkhekhe hore na kutloano ea mehleng ea boholo-holo e ka khutlisoa joang.

Nkhekhe ea re: “E-ea batla batho ba mosa, ba lokileng, ba hlomphang tlholeho, ‘me u phele le bona.”

Ea eketsa ea re: “ Ka le leng ho tla fihla monna. O tla tsosolosa joang le lifate tse kileng tsa mela hona mona khale-khale. O mosa o lokile. O telletse limela bophelo ba hae. Empa ho boela a tsosolosa parateisi e ileng o tla tlameha ho hl?la banna ba meharo.

Hoo ho tla ba boima haholo. Ka lehlohonolo mosebeletsi ea tšepahalang o tla mo thusa ho hlola litšita le ho fenya lira tsa hae. Monna enoa o tšoere lipeo tse tla u apesa botala hape.”

Mamela moea ona, ke Sahara ha e bokolla. E emetse monna ea mosa, ea lokileng, ea tla e apesa botala hape.

Ha batho ba eketsa ho hlompha tlholeho le ho e rata, lehoatata le tla akofa, le apare botala hape.



Voir le flux - 14/02/2019 11:50:39

Fil du rasoir

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Pedro Sanchez sur le fil… C’est ce qu’indiquent les informations de Rfi à propos du chef du gouvernement espagnol, qui doit défendre le budget qu’il présente devant l’Assemblée nationale, et qui est dans une position fort délicate. Il doit faire voter sa loi de finances ou abandonner son poste. Il est donc comme on dit sur le fil… Il faut comprendre sur le fil du rasoir. Souvent cette expression est abrégée, et on laisse tomber cette référence au rasoir… Il faut bien avouer qu’elle n’est pas très claire et qu’elle n’aide pas à comprendre.

Sur le fil. ? On peut imaginer la position du funambule, du danseur de corde : il marche sur un fil tendu et risque la chute à chaque instant. Mais du moins son fil ne lui coupe pas les pieds. Alors que si l’on reprend l’expression complète, tout change : le fil du rasoir évoque le tranchant du rasoir, le bord effilé de la lame qui coupe. De même parle-t-on du fil de l’épée, locution ancienne, qu’on conserve dans une disposition particulière : on passe au fil de l’épée ceux qu’on exécute, qu’on tue à l’aide de l’épée. Le fil de l’épée est donc la menace de cette arme, son aspect dangereux. Est-ce que tout ça nous permet de comprendre l’expression « être sur le fil du rasoir » ? Difficile. À moins d’imaginer qu’on marche sur un rasoir, en essayant d’avoir le pied si léger qu’on n’en subira pas les conséquences. On est donc sur la pointe des pieds. Et même la pointe de la pointe… Mais le moindre faux pas, le plus petit geste peut être fatal. On imagine donc celui qui est dans une position extrêmement délicate, au point qu’il en est presque paralysé, et qu’il n’ose plus bouger.

Le rasoir, on le trouve dans quelques autres expressions françaises, certaines plus transparentes, d’autres tout aussi mystérieuses.

Mais la plus facile à comprendre est bien coupant comme un rasoir. Un simple intensif : un rasoir doit bien couper, donc ce qui est coupant comme un rasoir est très effilé, très affûté. Et la comparaison s’emploie d’abord à propos du vent, froid, incisif, qui attaque la peau. Et bien vite l’image quitte ce terrain de l’évidence concrète pour s’appliquer à l’esprit ou à l’intelligence. Un esprit affûté comme un rasoir évoque une façon de réfléchir et surtout de réagir rapide, cinglante : un esprit aiguisé dit-on aussi. Et l’évocation du rasoir cède facilement sa place à sa celle de l’épée.

L’instrument reste terrifiant quand il devient national : le rasoir national était l’un des nombreux surnoms de la guillotine pendant la Révolution. Cette guillotine qu’on affublait de noms divers, parce qu’on en avait peur, qu’on pensait ainsi l’amadouer, ou parfois parce qu’on se félicitait de son fonctionnement intensif.

Et puis l’adjectif rasoir, dans un français familier, retrouve les sens figurés de la barbe : c’est barbant, c’est ennuyeux. C’est rasoir, c’est pareil.

Avertissement ! 
Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

 

Logo DGLFLF Ministère de la Culture

En partenariat avec la Délégation Générale à la Langue française et aux Langues de France (DGLFLF)



Voir le flux - 14/02/2019 08:45:05