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Troisième édition du PIF en Roumanie

Les 10 et 11 mai, se tiendra à l’université « Stefan cel Mare » de Suceava (Roumanie), la troisième édition du Printemps de l’Innovation du Français (PIF). Ce nouveau Printemps aura pour thème « Nouvelles pratiques et enseignement du français ». Outre des ateliers et des tables rondes, la conférence de Gérard Alard, directeur du programme Ouverture aux Langues... Lire la suite

Cet article Troisième édition du PIF en Roumanie est apparu en premier sur FDLM : Le français dans le monde.



Voir le flux - 24/04/2019 12:58:54

L’Ukraine a un nouveau président

Chaque semaine, entraînez-vous avec une série d'exercices autour d'un fait de l'actualité extrait du Journal en français facile.


Voir le flux - 24/04/2019 09:50:57

Admettre

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

La Nouvelle IRA – c’est le nom de l’organisation qui milite pour une indépendance de l’Irlande du Nord et une unification avec la République irlandaise du sud – admet sa responsabilité dans la mort de la journaliste Lyra McKee. Et les mots employés, même dans la traduction française puisque le texte d’origine est en anglais, sont importants : il est question d’admettre quelque chose, pas de le revendiquer. Ce qui se confirme par la suite du communiqué : L’organisation présente de sincères et entières excuses aux proches de la victime. On voit donc bien que cette mort violente est déplorée, regrettée.

Pas question de revendication donc. On emploie ce mot, notamment dans les organisations terroristes, lorsqu’on reconnaît une responsabilité dans une action violente, et qu’on l’assume. C’est-à-dire qu’on déclare que cette action a été délibérée : on voulait la faire, on l’a faite exprès. Et on la signe pour que tout le monde sache qu’on en est responsable, et que donc on a réussi ce projet. La revendication est donc comme une signature a posteriori, qui endosse, et souvent assez fièrement, une responsabilité.

Admettre, c’est bien autre chose : c’est reconnaître, mais souvent du bout des lèvres. Reconnaître presque contre son gré : bien obligé ! C’est par exemple le mot employé lorsqu’on un homme politique déclare qu’il a perdu une élection : il admet son échec, il ne le met pas en doute, il ne le conteste pas, il s’incline devant les résultats.

Dans la plupart des cas le verbe s’emploie lorsqu’on se sent responsable de quelque chose : on admet sa culpabilité, sa faute. Ou alors on admet qu’on a perdu une partie. En tous les cas il s’agit de ne pas nier une réalité négative, souvent humiliante.

C’est pourquoi il est étonnant de voir les autres emplois de ce même mot. Par exemple dans un contexte scolaire. D’une année sur l’autre on peut être admis dans la classe supérieure. Ce qui veut dire simplement qu’on ne redouble pas. Mais on est accepté. Comme si c’était un effet de l’extrême bonté du Conseil de classe, qui, dans sa grande magnanimité, a fermé les yeux sur votre inconduite, vos résultats médiocres, votre paresse et votre mauvais esprit, et a malgré tout bien voulu de vous au niveau suivant. Extrême condescendance dans la formule ; extrême sentiment de supériorité qui se manifeste dans le choix de ce mot, incroyablement provocant. Il y a d’ailleurs des degrés, exprimés par des mots particuliers : dans un concours par exemple, avant d’être admis, on est le plus souvent admissible. C’est-à-dire qu’on a passé avec succès un premier groupe d’épreuves, et qu’on est autorisé à en passer un deuxième.

En revanche l’adjectif inadmissible a un tout autre écho, assez violent : il signifie intolérable, et en général ne souffre pas de réplique.

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Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 24/04/2019 09:00:08

Journal en français facile 23/04/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous

RA : À la une de l’actualité ce soir : le groupe État islamique revendique les attentats de Pâques au Sri Lanka. Ces attaques qui ont fait plus de 320 morts. Journée de deuil national aujourd’hui dans le pays.

SB : En Arabie saoudite, 37 personnes ont été exécutées ce mardi. C’est du jamais vu depuis 2016.

RA : Et puis en France il y aura un procès Fillon. L’ancien Premier ministre et son épouse sont renvoyés devant le tribunal correctionnel. Ils devront s’expliquer sur des soupçons d’emplois fictifs.

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SB : Le groupe État islamique est donc l’auteur des attentats qui se sont produits dimanche au Sri Lanka

RA : Les pires attaques jihadistes en Asie du Sud-est, le bilan a encore été revu à la hausse ce mardi, il s’élève désormais à 321 morts. Et effectivement l’évènement du jour, c’est la revendication du groupe État islamique. Revendication d’abord par l’intermédiaire de l’agence de propagande de l’organisation, c’était à la mi-journée. Puis le groupe jihadiste a publié un communiqué où sont écrits les noms de guerre de 7 personnes impliquées dans les attaques. Et enfin ce soir, une vidéo où l’on voit ces 7 terroristes prêter allégeance au groupe État islamique, c’est-à-dire affirmer leur appartenance à l’organisation.

SB : Pendant ce temps-là sur place l’émotion est toujours aussi vive

RA : Ce mardi était une journée de deuil national au Sri Lanka, à cette occasion des messes ont été organisées dans de nombreuses églises partout dans le pays. Et puis à 8h30 heure locale ce matin, trois minutes de silence ont été respectées, car c’est à 8h30 que dimanche matin qu’a eu lieu la première explosion. Parallèlement à cela les obsèques des victimes se poursuivent, illustration au cimetière de Madampitya à Colombo, où s’est rendu l’envoyé spécial de RFI Antoine Guinard.

Des tombes fraîchement creusées par les employés du cimetière sous la chaleur pesante de ce milieu d’après-midi attendent les cercueils amenés vers 15h par un cortège en provenance d’une église voisine. Dans le cimetière de Madampitiya, des photos de familles, d’enfants sont dispersées sur les tombes marquées d’une croix de bois provisoire. Pendant la lecture de la messe d’enterrement, par un des trois prêtres catholiques présents, plusieurs femmes fondent en larmes, incapables de contenir leur douleur. Parmi elles, Laxmi est venue avec son fils Hasha et plusieurs de ses proches dire un dernier adieu à plusieurs membres de sa famille tues dans l’attentat à la bombe contre l’église Saint-Antoine pendant la messe pascale dimanche. « Ils sont allés à la messe en famille, trois fils avec les parents, pendant les attentats à la bombe. JE ne sais pas quoi dire. Nous sommes malheureux… c’est dégoûtant. C’est notre famille, des enfants, des parents… c’est douloureux. »Pour la communauté chrétienne, c’est l’incompréhension qui règne après ces attentats meurtriers, revendique désormais depuis ce mardi par l’État Islamique. Antoine Guinard Colombo RFI.

RA : Et pour être complet sur l’enquête après ces attaques au Sri Lanka, sachez que 40 personnes ont été arrêtées ce mardi.

SB : En Arabie saoudite maintenant, une exécution de masse a eu lieu ce mardi.

RA : Au total 37 personnes qui ont été tuées, elles avaient été condamnées à mort pour terrorisme. Cela s’est passé dans cinq régions du pays, dont la capitale Riyad. Jamais depuis 2016 il n’y avait eu d’exécutions d’une telle ampleur en Arabie saoudite, et à l’époque cela avait précipité la rupture des relations avec l’Iran. Retour sur ce qui s’est passé aujourd’hui, avec Margot Turgy.

Ahmed, Ali, Khaled, Adbullah... On connaît les noms des 37 citoyens saoudiens exécutés, tous des hommes. On ne connaît pas encore leur confession religieuse, mais plusieurs analystes, dont Amnesty International, remettent en cause le chef d’accusation présenté par le régime pour justifier ces exécutions. Le pouvoir, sunnite, utiliserait le prétexte de la lutte contre le terrorisme pour exécuter ses opposants, en majorité chiites. Cette politique s’inscrirait dans un durcissement du régime, avec l’arrivée du prince héritier Mohamed Ben Salman en 2017. Cette exécution de masse est la première depuis trois ans. À l’époque, 47 personnes avaient été exécutées. Parmi elles, le chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, qui critiquait ouvertement le régime de Riyad. Sa mort avait provoqué des tensions particulièrement vives entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, allant jusqu’à provoquer la rupture des relations diplomatiques entre les géants sunnite et chiite. Ces 37 morts ont probablement été exécutés par décapitation ou crucifixion comme c’est habituellement le cas en Arabie Saoudite. Le royaume est l’un des pays qui pratiquent le plus la peine capitale. Depuis le début de l’année, au total, 104 personnes ont été exécutées en Arabie Saoudite.

SB : Au Mexique l’armée envoyée dans l’État du Veracruz.

RA : C’est un État qui est situé à l’est de Mexico. Cette décision a été prise après des violences qui se sont produites en fin de semaine dernière. Une fusillade qui a éclaté en pleine fête d’anniversaire, faisant 13 morts. Le Président mexicain Lopez Obrador entend ramener le calme dans le pays. Carlotta Morteo.

Une fête de famille, dans un bar, qui vire au cauchemar. Un groupe de 5 hommes entre, et mitraille. Bilan 13 morts donc 5 femmes et un enfant. Les enquêteurs ont pour l’instant du mal à comprendre les raisons de ce massacre, si ce n’est que les assaillants étaient à la recherche du propriétaire du local. Pour Santiago Roel, fondateur de l’organisation Semaforo delictivo, pas de doutes, il s’agit d’un règlement de compte. « Pratiquement tous ces homicides, au moins 80 % d’entre eux, sont des assassinats orchestrés par le marché de la drogue, c’est très concret : c’est une lutte territoriale entre les mafias qui se divisent le narco-traffic, et ils le font de manière violente. » À Veracruz, trois cartels se disputent le contrôle de la zone. Hier, le président Lopez Obrador s’est rendu sur place. « Ce qui est arrivé à Minatitlan et ailleurs me fait beaucoup de peine. J’aimerais vous dire que nous allons garantir la paix au Veracruz... c’est mon engagement en tant que président de la République... » Depuis son arrivée au pouvoir, il y a 4 mois, Lopez Obrador a fait de la lutte contre la violence son cheval de bataille, mais depuis le début de son mandat les homicides n’ont cessé d’augmenter. Le président mexicain compte sur le développement de programmes sociaux, et sur la création d’une Garde nationale de 50 000 hommes. La question est de savoir comment les financer.

SB : En France, il y aura un procès Fillon.

RA : François Fillon, ancien Premier ministre qui a été un temps favori de l’élection présidentielle de 2017. Jusqu’à ce qu’éclate l’affaire Fillon, il est accusé d’avoir fait bénéficier à son épouse d’emplois fictifs. Et donc on a appris aujourd’hui que les juges avaient décidé de renvoyer les deux époux devant le tribunal correctionnel, les explications de Franck Alexandre.

Vendredi dernier, les juges d’instruction ont signé leur ordonnance de renvoi et plus rien ne s’oppose désormais à un procès en correctionnelle. Procès qui pourrait avoir lieu en fin d’année ou début 2020. Un renvoi conforme aux réquisitions du parquet. Les enquêteurs ont évalué à un million d’euros environ les sommes perçues par Penelope Fillon, du début des années 1980 à 2013, pour des emplois supposément occupés à l’Assemblée nationale, mais aussi à La Revue des deux mondes en qualité de « conseillère littéraire ». Durant l’instruction, les époux ont transmis à la justice des pièces censées prouver la réalité du travail fourni. Mais les juges cités par le quotidien le Monde notent que « destinés à faire masse, pour convaincre de la réalité du travail de collaborateur parlementaire de Penelope Fillon, ces documents ne démontraient rien ». La défense des époux a en outre été fragilisée par le choix du propriétaire de La Revue des deux mondes, l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière, de plaider coupable. Ce dernier a été condamné en décembre à huit mois de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende. Sur le banc des prévenus, ils seront donc trois François Fillon aujourd’hui retiré de la vie politique, son épouse et marc Joulaud ancien suppléant du député de la Sarthe.

SB : Et puis également en France des révélations embarrassantes pour celle qui représentera le parti présidentiel aux élections européennes

RA : On a appris en effet par le site Médiapart que Nathalie Loiseau avait dans sa jeunesse figurée sur une liste d’extrême droite. Nathalie Loiseau qui a fait de sa campagne un combat contre l’extrême droite. La nouvelle a donc provoqué de nombreuses réactions. Le patron du Parti les Républicains Laurent Wauquiez dénonce un double discours de la part de Nathalie Loiseau. Cette dernière qui s’est expliquée. Et qui reconnaît une erreur de jeunesse. Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 23/04/2019 20:15:04

Expurger

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Le rapport Mueller expurgé ! C’est ce qu’on apprend aujourd’hui ! En effet il semble bien que ce rapport ne sera pas publié dans son intégralité ? Pourquoi ? Difficile à dire. Il innocente Trump d’une collusion avec la Russie, mais pourrait mettre en évidence des tentatives d’étouffer l’affaire. Et si on l’expurge, c’est qu’on enlève des passages délicats : on le censure donc, on le caviarde. Et on peut même utiliser ce dernier mot un peu familier, qui fait référence à la censure du début du 20e siècle : on caviardait les journaux quand on noircissait les articles qui déplaisaient à l’autorité. Les textes n’étaient pas purement supprimés, et l’espace qu’ils occupaient était encore visible sur la page. Simplement, on les noircissait pour les rendre illisibles, ce qui montrait bien l’espace qu’ils avaient occupé, même si on ne pouvait plus en prendre connaissance. C’était donc comme si on les recouvrait de caviar, de noir. Et ce dernier mot s’explique d’autant plus que cette pratique a d’abord concerné la censure russe.

Expurgé a donc un peu le même sens, mais pas tout à fait les mêmes emplois. La plupart du temps le mot s’emploie à propos d’une censure pudique. On parle de version expurgée quand on a retiré les passages trop lestes, les contenus érotiques, notamment pour des ouvrages qu’on fait lire à des enfants. Mais l’usage du mot, on le voit, a pu s’étendre. 

Dans le même esprit, on parle des livres ad usum delphini, c’est-à-dire à l’usage du Dauphin. Le Dauphin dont il s’agit est Louis, fils de Louis XIV, un temps héritier présomptif de son père, qui devait donc logiquement accéder au trône de France. Ça n’a pas été le cas puisqu’il est mort trop jeune, avant son père, et que le successeur de Louis XIV a en fait été son arrière-petit-fils. Mais le Dauphin Louis avait d’abord été élevé comme un futur roi de France, par les précepteurs qui convenaient. Ce sont donc des personnes érudites, le Duc de Montausier et Bossuet lui-même qui se chargèrent d’alléger ou de modifier un certain nombre de textes qu’on mettait sous les yeux du Prince. Des éditions faites donc à l’usage du Dauphin. Et cette expression, encore en latin, est en usage de nos jours – plus beaucoup d’ailleurs, mais on peut l’entendre ou la lire – pour renvoyer à des ouvrages, ou des textes, ou même des peintures censurés. 

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Ce texte est le document préparatoire à la chronique Les Mots de l’Actualité. Les contraintes de l’antenne et la durée précise de la chronique rendent indispensable un aménagement qui explique les différences entre les versions écrite et orale.

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Voir le flux - 23/04/2019 10:00:09

Passion

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

On célèbre Pâques un peu partout dans le monde chrétien, et même ailleurs, mais de façon différente : la fête de Pâques juive ne commémore pas la même chose et n’a pas la même signification. La Pâque chrétienne se rappelle la Passion du Christ. C’est ainsi qu’en français on nomme le sacrifice et la souffrance volontaire de Jésus qui permet ainsi que l’Humanité se sauve. La Passion, c’est-à-dire la souffrance. C’est dans ce sens que le mot doit être compris, en tout cas par rapport à cet usage. Un sens qui dérive directement de sa signification latine et qui intègre donc des éléments assez différents : la douleur, mais aussi son acceptation et l’absence non seulement d’esquive, mais aussi de contre-attaque. L’utilisation du mot est dont très singulière puisqu’elle est réservée à cette situation qui est comme l’aboutissement et le point culminant du Nouveau Testament. Et jamais on ne l’utilise dans le cas d’un autre supplice : on ne parle pas de la Passion d’un condamné à mort. En revanche le mot se retrouve dans toutes les façons de raconter les scènes successives de la mort du Christ. En peinture donc ? Non, car cette forme de représentation distingue des moments différents : la montée au Calvaire, la crucifixion, la descente de Croix, etc. Mais par contre en musique, dans les pièces, notamment les oratorios dont l’intrigue reprend le déroulement du drame, on parle de Passion : Passion selon Saint Matthieu, Passion selon Saint-Jean par exemple chez Bach avec ces deux chefs-d’œuvre qui sont probablement les plus connus sur le sujet.

Mais est-ce que ce mot ne cantonne à des usages religieux ? Pas du tout ! C’est bien ça qui en fait l’originalité. Il est fréquent dans un sens fort, mais malgré tout très affaibli par rapport à l’éclat tragique qu’il a dans les Évangiles. Une passion, c’est un sentiment très fort, dont on ne peut se déprendre. Mais tout d’abord un sentiment amoureux. Pas un amour sage qui s’inscrit dans la norme sociale, mais plutôt un déferlement qui peut déranger, inquiéter, bouleverser les habitudes, heurter les mentalités. Et surtout on pense à une vie affective incontrôlée, déferlante, qui révolutionne toute une vie. Pas extension, on trouvera le mot en lien avec d’autres attirances, qui sont souvent comme des addictions : on parle de la passion du jeu quand il y a une dépendance insurmontable. Mais pas de passion pour la drogue par exemple : là, il ne s’agit pas d’une attraction excessive du sujet drogué, mais plutôt d’un piège dont le mécanisme est dans le produit lui-même.

Et par la suite évidemment, on a encore de nombreux emplois bien plus légers : on peut avoir une passion pour son métier, pour les trains électriques ou pour les gâteaux à la pâte d’amande, sans que ça vous entraîne trop loin !

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Voir le flux - 23/04/2019 09:15:04

Caution

Les mots de l'actualité : une chronique pétillante qui éclaire en deux minutes un mot ou une expression entendue dans l'actualité.

Carlos Ghosn aimerait être libéré sous caution, c’est-à-dire moyennant une certaine somme, laissée en dépôt en lieu sûr. Ce dépôt servirait en fait à être sûr qu’il ne s’enfuie pas avant son procès. S’il s’échappe, il perd l’argent. Sinon, il le récupérera à l’issue de sa comparution.

Une caution est donc une garantie, c’est le sens principal du mot qu’on retrouve dans des circonstances différentes : on vous demande une caution lorsque vous louez un appartement. La somme n’appartient pas au propriétaire, mais vous n’en disposez plus non plus : elle est bloquée, gelée, jusqu’à ce que vous libériez les lieux. À ce moment, vous la récupérerez, après un état des lieux, si vous les laissez dans l’état où vous les avez trouvés. Dans le cas contraire, la somme servira à couvrir les travaux de remise en état. Mais on peut vous demander aussi si vous avez une caution, avant de vous louer un local. C’est-à-dire si quelqu’un est prêt à se porter garant de votre solvabilité. Si oui, cela signifie qu’il s’engage à payer les loyers si vous ne le faites pas.

Attention, la caution n’est pas la précaution. Et pourtant, on voit bien que les deux mots sont de la même famille. Pré- est un préfixe qui indique qu’on se place en avance. Il s’agit donc d’une caution envisagée à l’avance : un dispositif mis en place pour empêcher qu’un événement négatif, qu’on veut éviter, se produise. Et on parle notamment du principe de précaution, depuis quelques années, mises en place par les pouvoirs publics en général pour prévenir une situation qu’on redoute : on en parle en particulier lorsqu’il y a un risque d’épidémie, et cela désigne toutes les mesures prises pour contrecarrer la venue de cette catastrophe.

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Voir le flux - 23/04/2019 08:30:13

Journal en français facile 22/04/2019 20h00 GMT

Transcription

Romain Auzouy : Vous écoutez RFI il est 22h à Paris, 20h en temps universel. Bonsoir à tous, bienvenue dans votre Journal en français facile. Présenté ce soir en compagnie de Sylvie Berruet, bonsoir Sylvie.

Sylvie Berruet : Bonsoir Romain, bonsoir à tous.

RA : À la une de l’actualité ce soir : le Sri Lanka à la recherche des auteurs des attaques d’hier. Les attentats ont fait 290 morts dans des hôtels et des églises. Toujours aucune revendication. Les autorités accusent un groupe extrémiste peu connu.

SB : Les États-Unis décident de mettre une « pression maximale » sur l’Iran. Washington annonce de nouvelles sanctions qui vont toucher le pétrole de Téhéran.

RA : Et puis la Russie espère de nouvelles relations avec l’Ukraine. Moscou réagit à l’élection du comédien Volodymyr Zelensky à l’élection présidentielle en Ukraine. Rappelons que les deux pays sont en conflit.

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SB : L’émotion au Sri Lanka au lendemain des pires attaques dans le pays depuis 10 ans

RA : Le bilan est de 290 morts et 500 blessés. On va rappeler ce qui s’est passé hier : des attaques à la bombe coordonnées c’est-à-dire quasiment en même temps qui se sont produites dans la capitale Colombo. Des hôtels et des églises prises pour cible, alors que se déroulait la messe de Pâques. Et la question de savoir qui est derrière ces attentats ? Ce soir toujours pas de revendication, le gouvernement accuse un petit groupe extrémiste, le NTJ, même s’il reconnaît s’interroger sur sa capacité à mener des attaques d’une telle ampleur. Du côté de l’enquête justement, les autorités sri-lankaises annoncent que 24 personnes ont été interpellées. Et puis des dizaines de détonateurs de bombe ont été découverts dans une gare de bus de Colombo. Dans la capitale où la communauté chrétienne est endeuillée après ces attaques. Notre envoyé spécial s’est rendu devant l’église Saint-Antoine, l’un des sites touchés par les attaques d’hier. Reportage Antoine Guinard.

Au Sri Lanka, la communauté chrétienne a été la plus touches par les attentats de dimanche, qui ont notamment frappé des églises bondées en pleine messe pascale. Aux Portes de l’église emblématique de Saint-Antoine à Colombo, la douleur était palpable pour les nombreuses victimes de ces explosions meurtrières. À deux pas de l’église Saint-Antoine, éventrée par l’explosion de dimanche qui a fait un carnage parmi les fidèles, une famille en pleurs vient dire un dernier adieu à une des victimes de l’attentat. La belle-sœur du défunt, une religieuse catholique vivant à l’étranger, est rentrée en urgence au Sri Lanka dimanche soir, après l’annonce de la tragédie, qui a fait le tour du monde, certaines que de nombreux membres de sa famille se trouvaient dans l’église pour la messe pascale. « J’étais à Rome, en Italie. J’ai réussi à prendre un billet d’avion, le dernier. Je voulais venir pour soutenir ma famille. Ça me fait du bien de voir mon beau-frère. Sinon je me serais toujours demandée comment il était, comment il est mort, et j’aurais été malheureuse ». La communauté chrétienne a été directement visée dans ces attentats meurtriers, inimaginables pour de nombreux Sri Lankais, qui s’était habitué à une paix durable après 26 ans de guerre civile. « Vous voyez comme c’est triste, je ne sais pas ce qui arrive à notre pays. On était en paix pendant neuf ans, je ne sais pas ce qui se passe… » La communauté chrétienne a appelé au calme et a l’unité après ces attentats perpétré par un groupuscule islamiste, consciente, comme une majorité de Sri Lankais du prix d’un retour à la violence intercommunautaire. Antoine Guinard, Colombo, RFI.

RA : Il faut rappeler que le Sri Lanka est un pays multi confessionnel, c’est-à-dire un pays où plusieurs religions sont représentées. Majoritairement bouddhiste. Mais les chrétiens représentent 7 % et les hindous et les musulmans 20 % à eux deux. Enfin, ce soir à minuit l’état d’urgence sera déclaré au Sri Lanka. Et à nouveau le couvre-feu c’est-à-dire l’interdiction de sortir de chez soi, car la tension reste très forte dans le pays.

SB : De nouvelles sanctions américaines contre l’Iran.

RA : Washington décide de mettre une « pression maximale » sur Téhéran et s’en prend donc à l’un des atouts de l’Iran : son pétrole. Les États-Unis annoncent en effet l’objectif zéro exportation de pétrole iranien. Et pour y parvenir, la Maison-Blanche décide de supprimer les exemptions concernant 8 pays dans ce domaine. Ces 8 pays ne pourront donc plus exporter le pétrole de Téhéran. Les explications de Claire Fages.

La presse américaine en faisait déjà part avant que la Maison-Blanche ne le confirme : les États-Unis mettent fin au régime d’exemption de six mois qu’ils avaient accordé à huit pays très dépendants du pétrole iranien. Au cours de cette période de grâce, l’Italie, la Grèce et Taiwan ont mis fin à leurs achats auprès de Téhéran. Le Japon et la Corée du Sud les ont réduits au minimum. Mais la Chine, l’Inde et la Turquie sont restées de très gros clients de l’Iran, ils s’exposent désormais aux sanctions américaines. Un régime de sanction encore plus sévère que celui qui avait été appliqué avant 2015 et l’accord sur le nucléaire avec Téhéran. L’objectif est d’exercer une pression maximale sur l’Iran, mais sans faire bondir inconsidérément les prix de l’essence aux États-Unis. Pour ce faire l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont engagés à remplacer les barils iraniens manquants, ce dont Donald Trump s’est déjà félicité.

RA : Mais la première conséquence qui s’est fait ressentir cet après-midi, c’est une augmentation des cours du pétrole. Enfin la réaction de l’Iran : les sanctions américaines sont « illégales dans leur principe même », peut-on lire dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

SB : En Ukraine de nombreuses questions au lendemain de l’élection présidentielle

RA : Le scrutin a été marqué par la nette victoire de Volodymyr Zelensky avec plus de 73 % des voix. Il s’agit d’un homme de 41 ans sans expérience politique puisque jusque-là il était comédien. Ce qui pose effectivement un certain nombre de questions sur sa capacité à gérer un pays en crise, d’autant plus qu’il va avancer sans majorité parlementaire. Mais cette victoire contre le sortant Pedro Porochenko est plutôt bien perçue à l’étranger. Encore ce lundi l’Union européenne a rappelé son attachement fort à l’Ukraine. Et surtout une réaction qui était très attendue, celle de la Russie. Moscou accueille cette élection avec prudence. La correspondance de Daniel Vallot.

La première réaction officielle est venue ce matin du Premier ministre russe Dmitri Medvedev : « il y a une chance d’amélioration de notre relation avec l’Ukraine » écrit le chef du gouvernement russe sur les réseaux sociaux. Dmitri Medevedv qui reste prudent cependant et qui affirme ne pas avoir « d’illusions » à propos du nouveau président ukrainien. Réaction prudente de Moscou, il faut dire que les autorités russes ne savent pas vraiment à quoi s’attendre avec Volodymyr Zelensky, le Kremlin espérait une défaite de Petro Porochenko, le président sortant, qui était considérée à Moscou comme un président va-t’en guerre et foncièrement hostile à la Russie. Mais le flou entretenu par Zelensky sur son programme, et son absence d’expérience politique et son profil atypique, sont autant de points d’interrogation pour les autorités russes. Le Kremlin qui souhaitait la défaite de Porochenko peut également s’inquiéter de l’image renvoyée par ce jeune président, élu à l’issue d’une campagne électorale haletante – un profil bien différent de celui de Vladimir Poutine- et un climat politique aux antipodes de celui qui règne actuellement en Russie. Daniel Vallot Moscou RFI.

SB : Et puis le Pérou qui bat un record.

RA : Un record national celui de la démocratie, c’est-à-dire un pays qui avance avec des élections, sans aucun coup d’État. Jamais depuis la création du Pérou au 19e siècle la démocratie n’avait duré aussi longtemps dans le pays. Depuis hier dimanche en effet elle est en place depuis 6724 jours. Cela représente un peu plus de 18 ans. Les explications avec notre correspondant dans la région Eric Samson.

Le précédent record datait du 19e siècle… Entre l’arrivée au pouvoir de Nicolas de Piérola le 8 septembre 1895 et le coup d’État d’Oscar Benavides le 4 février 1914, le Pérou a élu six présidents et vécu 6723 jours en démocratie, soit 18 ans, 4 mois et 25 jours… Ce fut l’époque de la république aristocratique… Que le pays ait dû attendre plus d’un siècle pour battre ce record est une bonne illustration de l’instabilité politique chronique dans cette région du monde. Après plusieurs gouvernements militaires, l’élection de Fernando Belaunde en 1980 a marqué le retour du Pérou à la démocratie jusqu’à l’auto coup d’État d’Alberto Fujimori en avril 1992 qui remettra les compteurs à 0. La dernière phase démocratique a débuté le 22 novembre 2000, avec l’arrivée au pouvoir du président provisionnel Valentin Paniagua qui a organisé l’élection d’Alejandro Toledo, suivi d’Alan Garcia, Ollanta Humala, Pedro Pablo Kuczynski et aujourd’hui Martin Vizcarra. Si elle a été longue, du moins sur l’échelle péruvienne, cette dernière période démocratique n’est pas vraiment exemplaire avec un ex-président en fuite, un en prison, deux accusés de corruption et un qui vient de se suicider, mais c’est une autre histoire. Eric Samson, Quito, RFI.

SB : Et puis un maillot du Paris Saint Germain qui s’est vendu comme des petits pains.

RA : comme des petits pains, cela veut dire très vite. Il s’agit d’un maillot spécial du club de football sur lequel a été dessinée la cathédrale Notre Dame de Paris, une semaine après l’incendie. 1000 exemplaires ont été mis à la vente et tout est parti en moins de 30 minutes. Le produit de la vente de ces maillots doit être reversé à des associations liées aux pompiers. Fin de ce Journal en français facile.



Voir le flux - 22/04/2019 20:15:03

Journal en français facile 21/04/2019 20h00 GMT

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 23h à Kiev, c’est l’heure de votre journal en français facile. Et pour m’accompagner durant cette édition, Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir.

AD : Il était il y a encore quelques mois un comique à succès : Volodymir Zelensky est désormais président de l’Ukraine. Selon les premières estimations, il a écrasé au second tour de scrutin son adversaire le chef de l’État sortant Petro Porochenko.

AG : Couvre-feu sur le Sri Lanka après des attentats meurtriers visant la communauté catholique du pays et des hôtels de luxe. Au moins 207 personnes ont été tuées dont des Américains et des Britanniques. 8 personnes ont été arrêtées.

AD : Beaucoup de sport également dans ce journal avec en football le sacre sans jouer du Paris Saint-Germain, et la qualification à l’instant de l’équipe de France féminine de tennis pour la finale de la Fed Cup.

AG : Sans oublier Yvan Amar qui tentera dans son expression de la semaine de résoudre une équation impossible : qui est venu en premier, l’œuf ou la poule ?

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AG : L’Ukraine a donc un nouveau président ce soir Aurélien.

AD : Nom : Volodymir Zelensky. Précédente profession : humoriste. Prochaine affectation : chef de l’État ukrainien. Une victoire écrasante, il obtiendrait près de 73 % des voix face au président sortant Petro Porochenko. Anastasia Becchio, vous êtes notre envoyée spéciale à Kiev, le président élu s’est exprimé ce soir.

[Transcription manquante]

AG : C’est journée de cauchemar qu’a donc vécu le Sri Lanka en ce dimanche de Pâques. Huit attaques meurtrières qui ont endeuillé l’île.

AD : Des assauts coordonnés qui ont visé à la fois la minorité catholique du pays en frappant des églises de la capitale Colombo, en pleines célébrations de la messe de Pâques. Mais aussi des cibles internationales avec des attaques kamikazes dans des hôtels de luxe. Le bilan provisoire fait état de 207 morts et plus de 450 blessés dont certains dans un état très grave. C’est la pire attaque dans le pays après la fin de la guerre civile il y a dix ans. Oriane Verdier.

Le Premier ministre sri lankais a appelé ses compatriotes à rester unis. L’armée a été déployée sur l’île. Le Sri Lanka est actuellement sous couvre-feu jusqu’à nouvel ordre. Les réseaux sociaux ont également été coupés. Le but selon le gouvernement est d’empêcher de laisser de fausses informations circuler. Le Sri Lanka est composé d’une mosaïque ethnico-religieuse à l’équilibre fragile. Ces derniers temps Facebook notamment avait été utilisé par des groupes intégristes bouddhistes pour organiser des émeutes contre la minorité musulmane. Les premières explosions ont eu lieu presque simultanément ce matin. Elles ont frappé 3 hôtels de luxe et trois églises ce dimanche matin pendant les messes du dimanche de Pâques. Un quatrième hôtel a été visé quelques heures plus tard. Un des deux kamikazes s’est ensuite fait exploser alors que la police se préparait à faire une perquisition. Les familles des victimes sont appelées à venir identifier les corps. Beaucoup de Sri Lankais ignorent encore ou se trouvent leurs proches. 

AD : Et selon le ministère sri lankais de la Défense, 13 suspects ont été interpellés lors des opérations de police qui ont suivi les attaques. 35 étrangers auraient été tués, dont des Américains, des Britanniques, mais aussi des Chinois et des Indiens. Toujours pas de revendication même si les autorités soupçonnent un groupe islamiste radical.

AG : Et depuis ce matin les réactions se sont multipliées sur la planète Aurélien.

AD : Le Pape François a exprimé sa tristesse à l’occasion de sa bénédiction de Pâques. Donald Trump a condamné les attaques alors qu’Emmanuel Macron a dénoncé des actes odieux. Condamnations également des 1ers ministres indiens et pakistanais.

AG : Cette nouvelle attaque jihadiste au Mali.

AD : Au moins 12 soldats ont été tués lors de l’assaut mené contre un poste de l’armée malienne à Guiré près de la frontière mauritanienne. Samedi, un Casque bleu égyptien avait péri dans l’explosion d’une mine au passage de son véhicule.

AG : Le bras de fer se poursuit au Soudan entre les leaders de la contestation sociale et politique et les nouveaux dirigeants militaires du pays.

AD : Les négociations sont suspendues et les responsables de la contestation ont appelé à une intensification de la mobilisation : ils réclament le départ du pouvoir du conseil militaire de transition qui a renversé le président Omar el Béchir. Le nouvel homme fort du pays, le général al Burhan, a toutefois affirmé ce dimanche que le conseil s’engageait à transférer le pouvoir au peuple.

AG : L’actualité sportive à présent Aurélien et l’on connaît le nouveau champion de France de football.

AD : Alors nouveau pas vraiment puisque ce sont les joueurs du PSG qui ont été sacré pour la 7e fois en 8 ans et depuis leur canapé, profitant du match nul de Lille à Toulouse. Olivier Pron, vous êtes au Parc des Princes où les Parisiens sont donc arrivés en champions ce soir et sont en train de le prouver face à Monaco.

[Transcription manquante]

AD : Olivier Pron en direct du Parc des Princes à Paris. Plus à l’ouest, à Rouen, c’est l’équipe de France féminine de tennis qui jouait sa qualification pour la finale de la Fed Cup. Et l’on rejoint tout de suite notre envoyé spécial sur place Eric Mamruth. Les Françaises sont qualifiées.

[Transcription manquante]

AD : Eric Mamruth en direct de la KindArena de Rouen. Place maintenant à l’expression de la semaine signée Yvan Amar.

Le dimanche de Pâques, traditionnellement, c’est le jour des œufs, en tout cas en Occident, et chez les catholiques : on s’offre des œufs et on en cache pour organiser des jeux pour les enfants qui doivent les chercher pour les manger : ils sont souvent en chocolat. Quel rapport entre l’œuf et Pâques ? C’est bien sûr un symbole de fécondité, de naissance. Pâques est bien sûr une fête religieuse, et pas uniquement chez les chrétiens. Mais c’est évidemment une fête liée au cycle de l’année. Succédant à Noël, fête du solstice, où les jours commencent à rallonger, Pâques est la fête du printemps, du renouveau de la renaissance. Ce qui est au cœur de la légende du Christ. Et pourtant on peut se poser des questions : qui est venu le premier, de l’œuf ou de la poule ? Est-ce un premier œuf qui éclot pour donner naissance à la première poule ? Est-ce une première poule qui va pondre et donner naissance au premier œuf ? La question n’a pas de réponse définitive, mais la formule est fréquente et plutôt bien trouvée lorsqu’on se pose une question sur l’origine de quelque chose : j’ai une tente parce que je vais camper où je vais camper parce que j’ai une tente ? Je suis riche parce que je fais de bonnes affaires ? Ou je fais de bonnes affaires parce que je suis riche ? C’est le problème de l’œuf et de la poule.

AD : Il est bientôt 21h10 à Liverpool, Blackpool et Hartlepool, 22h10 à Paris, merci à vous Alexis Guilleux de m’avoir accompagné. Excellente soirée à l’écoute de RFI.



Voir le flux - 21/04/2019 20:15:03

Journal en français facile 20/04/2019 20h00 GMT

Transcription

Aurélien Devernoix : Bonsoir à toutes et à tous, il est 22h à Paris, 20h en temps universel, l’heure de votre Journal en français facile. Et à mes côtés pour vous présenter cette édition, Alexis Guilleux, bonsoir Alexis.

Alexis Guilleux : Bonsoir.

AD : Kaboul visée par une attaque ce samedi. Un commando a notamment pris d’assaut le ministère de la Communication. Précisions dans ce journal avec notre correspondante dans la région.

AG : Le Mexique sous le choc après l’assassinat de 13 personnes lors d’une fête donnée dans un restaurant de l’État de Veracruz, confronté à la violence des gangs de narcotrafiquants.

AD : Le fabricant d’appareils photo Leica dans la tourmente en Chine après avoir reconstitué pour une publicité la célèbre photo de l’homme faisant face à un tank place Tiananmen.

AG : Enfin Yvan Amar nous présentera son mot de la semaine.

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AG : Cela faisait plusieurs mois qu’un calme relatif régnait à Kaboul... un calme qui a volé en éclats ce samedi avec une attaque menée au cœur de la capitale afghane.

AD : Un commando d’au moins 4 combattants a lancé l’assaut sur un complexe abritant notamment le ministère des Communications et de l’Information. Le bilan provisoire fait état d’au moins 7 morts, civils et membres des forces de sécurité. Les précisions de Sonia Ghezali.

Les tirs ont retenti toute l’après-midi dans le centre de Kaboul. Il aura fallu près de 6 heures à la cru 222, l’équivalent afghan du raid français, appuyés par les commandos de la police pour mettre fin à l’attaque menée par au moins 4 hommes lourdement armés qui ont réussi à pénétrer dans les locaux du ministère des Communications en fin de matinée après que l’un d’eux s’est fait exploser a l’entrée de la bâtisse de 18 étages. À l’intérieur, plus de 2000 employés. Certains expliquent avoir trouvé refuge dans les salles sécurisées, des bunkers, alors que d’autres, fuient dans les étages, se réfugient sur le toit. Dans les étages inférieurs, plusieurs s’échappent en sautant par les fenêtres. Les forces de sécurité parviendront à évacuer la majorité du personnel tout en affrontant les assaillants qui ouvrent le feu. La capitale afghane vivait dans un calme relatif ces dernières semaines alors que plusieurs provinces sont le théâtre de combats intenses entre les talibans et les forces de sécurité. Les insurgés nient toute implication dans l’attaque perpétrée aujourd’hui à Kaboul. Il y a quelques jours, ils ont lancé leur offensive de printemps qui marque chaque année l’intensification des combats. Une annonce très critiquée par la communauté internationale et l’ONU qui ont pointé du doigt l’irresponsabilité des talibans alors qu’ils sont impliqués dans des pourparlers de paix avec les Américains. Mais sur le terrain, une autre menace pèse également sur la sécurité. Celle que représente le groupe EI, présent en Afghanistan depuis fin 2014. 

AD : À noter que le Kosovo a annoncé ce matin avoir rapatrié 110 de ses ressortissants jusque-là détenus en Syrie. Il s’agit essentiellement de femmes et d’enfants de djihadistes partis combattre dans les rangs du Groupe État islamique.

AG : Et puis cette conférence régionale inédite qui s’est tenue à Bagdad ce samedi.

AD : Des représentants de la Syrie, du Koweït, de la Turquie, de la Jordanie, mais aussi de l’Iran et de l’Arabie Saoudite ont évoqué des questions de sécurité, de diplomatie et d’économie. Le gouvernement irakien tente de s’ériger en médiateur entre Téhéran et Riyad, engagés dans un bras de fer régional, notamment au Yémen.

AG : Ces nouveaux combats en Libye...

AD : Les forces loyales au Gouvernement d’Union Nationale ont annoncé avoir lancé une contre-attaque dans la banlieue sud de Tripoli pour repousser les troupes de l’Armée nationale libyenne fidèle au Maréchal Haftar. Depuis le début des combats le 3 avril dernier, 220 personnes ont été tuées et un millier d’autres blessés selon l’Organisation mondiale de la santé. Au Mali, un Casque bleu a été tué et 4 autres blessés par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule. L’attentat a eu lieu sur la route reliant Douentza à Boni dans le centre du pays.

AG : Il est 15h04 à Mexico. Le Mexique où 13 personnes ont été tuées par balles hier dans l’État de Veracruz.

AD : Un groupe armé a ouvert le feu dans un restaurant de Minatitlan où une fête était organisée. Une nouvelle illustration de la violence quotidienne à laquelle font face les habitants de cet État rongé par le crime organisé Oriane Verdier.

Il était neuf heures du soir. Dans le restaurant La Potra, familles et amis partageaient une soirée privée. Des hommes ont soudain fait irruption. Ils étaient venus pour enlever un des invités. Selon la presse locale, la foule a alors tenté de s’opposer à cette séquestration. Le groupe armé a ouvert le feu. Cinq femmes, sept hommes et un enfant ont été tués. Quatre personnes sont gravement blessées. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de Mexicains expriment leur colère et leur désarroi après ce nouveau drame. L’État de Veracruz riche en pétrole est un territoire clef des trafics en tout genre. Ils accusent le nouveau président de perdre son temps à critiquer l’ancien gouvernement au lieu d’agir contre le crime organisé. En arrivant au pouvoir en décembre 2018, Manuel Lopez Obrador avait fait la promesse de diminuer en deux ans le niveau de violence. Il a notamment reconnu les 5000 disparus de l’État de Veracruz. Au total au moins 600 fosses clandestines ont été identifiées. Nombre de familles cherchent encore désespérément leurs proches dans un climat de méfiance permanent notamment envers les autorités locales.

AG : C’est une campagne publicitaire qui fait polémique en Chine, celle du fabricant d’appareils photo Leica.

AD : Dans un spot mettant à l’honneur les photojournalistes, la marque allemande a reconstitué le célèbre cliché du « Tank man » pris sur la place Tiananmen à Pékin en juin 1989. Or le massacre de Tiananmen est toujours tabou en Chine et la publicité n’a évidemment pas plu aux autorités. À Shanghai, Angélique Forget.

La scène se déroule dans l’atmosphère sombre d’une chambre d’hôtel. Un photographe occidental échappe à des militaires chinois et dissimulé derrière un rideau, s’apprête à réaliser un cliché historique. Dans le reflet de son objectif : un homme seul, ses sacs de course à la main défie une rangée de tanks. Nous sommes à Pékin en juin 1989. C’est cette scène rejouée dans un spot publicitaire pour Leica qui a irrité les autorités chinoises à quelques semaines du 30e anniversaire du massacre de la place Tiananmen. Dans le pays c’est un sujet tabou. Conséquence : les autorités ont fait retirer la vidéo de la toile chinoise et le nom de la marque allemande est censuré des réseaux sociaux. Leica pour qui le marché chinois est primordial s’est désolidarisé de la publicité et assure qu’il ne s’agit pas d’une commande officielle. Ce n’est pas la première fois qu’une marque occidentale fait marche arrière pour ne pas offusquer Pékin. L’année dernière, le constructeur Mercedes avait dû présenter ses excuses après avoir publié sur un réseau social une citation du Dalaï-Lama, considéré comme un séparatiste par les autorités chinoises. 

AG : En France, l’acte 23 des Gilets Jaunes s’est déroulé ce samedi un peu partout en France.

AD : Un peu moins de 28 000 personnes auraient défilé selon le ministère de l’Intérieur, plus de 100 000 selon les contestataires. La principale manifestation s’est tenue à Paris, très fortement encadrée par les forces de l’ordre. Place à présent au mot de la semaine signé Yvan Amar qui évoque une institution qu’Emmanuel Macron s’apprête à supprimer pour, espère-t-il, satisfaire les Gilets Jaunes.

Est-ce qu’on produit en ce moment les derniers énarques ? Pas impossible puisqu’il est question de supprimer l’école qui les fabrique, l’ENA. Mais nous n’en sommes pas là, et il est encore temps de se demander ce que c’est que tout ça. L’ENA c’est l’École Nationale d’Administration, une grande école fondée en 1945, et qui forme ce qu’on appelle parfois l’élite de la nation, les hauts fonctionnaires de l’administration. Il y a un concours pour y entrer, et un classement pour en sortir, si bien que, selon son rang de sortie, on intègre le Conseil d’État, la Cour des comptes, l’inspection des finances, les corps consulaires, etc.  On fait fonctionner l’état. Et ceux qui sortent de l’ENA, on les appelle des énarques : le mot a été formé très simplement sur ENA, avec un vague jeu de mots : énarque se termine par la syllabe –arque qui évoque le pouvoir et le commandement. Monarchie donne monarque (le pouvoir d’un seul – monos). Oligarchie donne oligarque (le pouvoir de quelques-uns), ENA donne donc énarque, qui se glisse dans la même série. Ce qui permet d’ailleurs de mieux comprendre son sens : il ne s’agit pas comme on pourrait le penser des étudiants qui appartiennent à cette école, mais de ceux qui en sont sortis, et qui exerçant le pouvoir, sont ainsi qualifiés. Ainsi ne dira-t-on pas : Emmanuel Macron est un ancien énarque : c’est encore un énarque, il l’est toujours ! Alors les énarques n’ont pas toujours bonne réputation : on les considère souvent comme des intellectuels, des théoriciens en tout cas. Ils ont de la méthode, mais ils travaillent sur dossier, et n’ont pas l’expérience du terrain, des réalités concrètes et matérielles. Celui-ci dirige une compagnie d’aviation sans trop savoir ce qu’est un avion, un pilote ; celle-là une compagnie de transports publics sans prendre le métro. Et on se moque facilement de leur arrogance supposée et leur manque de pratique.

AD : C’est la fin de votre Journal en français facile, merci à vous Alexis Guilleux et excellente soirée à l’écoute de RFI.



Voir le flux - 20/04/2019 20:30:12