Contexte de langue arménienne (version française)

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հայերեն

Qu’est-ce qui nous réveille la nuit ?, demande une célèbre chanson française, Qu’est-ce qui nous tente ?, et on répond :

De temps en temps c’est la solitude (1),
Très peu pour moi les habitudes (2).

Dans la réponse, pour les deux cas, le sujet renvoie à une chose au singulier (1) ou au pluriel (2), et la question en français est construite avec le même pronom interrogatif, avec le verbe au singulier.

Mais ce n’est pas le cas de l’arménien, où le pronom interrogatif a deux formes différentes, une pour le singulier – ի՞նչ/ը/ [intʃʰ(ə)] et une le pluriel – ինչե՞ր/ը/ [intʃʰɛɹ(ə)]. Ainsi, Qu’est-ce qui nous réveille la nuit ? peut correspondre aux formes arméniennes suivantes :

Ի՞նչն է մեզ արթնացնում գիշերը : – [intʃʰn ɛ mɛz ɑɹtʰnɑtsʰnum giʃɛɹə].
Ինչե՞րն են մեզ արթնացնում գիշերը [intʃʰɛɹn ɛn mɛz ɑɹtʰnɑtsʰnum giʃɛɹə].

Cela occasionne des difficultés pour les apprenants arméniens, car ils ont tendance à mettre le verbe de la question au pluriel là où le sujet renvoie à un objet au pluriel. Autrement dit, ils sont tentés de reproduire mécaniquement le modèle arménien en mettant le verbe au pluriel :

*Qu’est-ce qui viennent ? – Les autobus.

La même chose se passe avec la question portant sur le sujet renvoyant à une persone. L’arménien connait les formes ո՞վ ([ov]) au singulier et ովքե՞ր [ovkʰɛɹ]) au pluriel, pour le pronom interrogatif qui (qui est-ce qui) du français.

Qui (qui est-ce qui) regarde par la fenêtre ? – Ո՞վ է /ովքե՞ր են/ նայում պատուհանից : – [ov ɛ (ovkʰɛɹ ɛn) nɑjum pɑtuhɑnitsʰ].

 

Zhaklin Minasyan, Hasmik Grigoryan


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Version 1.0 (03/2019) • Commenter ou contribuer
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